L’Etat Islamique justifie par le Coran le viol et la vente en esclavage des femmes capturées après ses offensives

Publié novembre 17, 2014 par gb
Catégories : actualité au proche orient, guerre au proche orient, islamisme, Les ennemis de l'Occident

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Le cynisme et la sauvagerie de  ce pseudo état religioso-mafieux n’ ont pas de bornes: il vient de reconnaître publiquement que c’est une politique officielle de l’EI de donner une part du « butin » en femmes (celles qui  ont été capturées, avec leur famille, quand les hommes ont été tués  après la conquête d’un territoire ou d’une agglomération,a ses soldats, qui peuvent se partager ces femmes entre ceux qui ont participé à une offensive, avec cette limite que l’Etat se réserve pour lui même un certain pourcentages de femmes.

L’Etat Islamique réalise ainsi une opération fructueuse pour lui sur plusieurs plans à la fois: il tire d’abord un bénéfice financier de cette pratique qui s’apparente à une prostitution forcée dont il serait le souteneur ,obligeant les femmes à un esclavage sexuel impitoyable,vivant de la torture qui leur est imposée par la force et la terreur, endossant le rôle  le plus méprisable au sein même du gangstérisme ,parce que il ne nécessite ni intelligence, ni audace, ni risque: il n’est que le produit de la terreur causée par l’usage sans limite de la cruauté sur des êtres physiquement en état de faiblesse, et désarmés face à des gens surarmés et protégés par la « loi » cruelle de ce rassemblement criminel.

Ensuite,il s’assure un recrutement non négligeable parmi des gens dont la  sexualité ne peut se satisfaire  au sein de relations normales avec l’autre sexe. L’idée d’avoir une esclave sexuelle à sa disposition et même jusque à trois autorisées, est une pensée qui doit stimuler plus d’un candidat au jihad, d’autant qu’il ne s’agit pas d’attendre d’être au paradis pour jouir des attentions particulières de « soixante dix » vierges ( garantie de non comparaison avec un autre homme et de formation conforme à ses désirs) attribuées automatiquement comme récompense ( pas besoin de se fatiguer à essayer d’en séduire ne serait ce qu’une: la vie de maître entouré d’esclaves dont il n’y a pas à se préoccuper des pensées ou des désirs représente très bien l’idéal prédateur et paresseux humainement sous-tendu par cette image de société parfaite. Les femmes ne sont là que pour servir de moyens de plaisir aux hommes.Personne ne parle d’un paradis pour les femmes, et celui là est plutôt un enfer absolu.Donc l’Etat Islamique promet  » le paradis maintenant », en tout cas, c’est ainsi qu’il peut présenter l’immonde bordel qu’il organise et gère comme les professionnels du trafic de chair humaine des réseaux mafieux internationaux.( ou plutôt  comme un trafic de bestiaux: le prix des esclaves varie sur leurs étiquettes de prix de façon inversement proportionnelle à leur âge et les fillettes  sont une marchandise qui n’ a pas le plus bas prix).

De ce point de vue, le Coran ne va pas dans le sens du christianisme qui fonde l’idée d’élévation morale sur la répression de la pulsion sexuelle et le projet de s’identifier à la souffrance et au malheur de l’autre. On a plutôt l’impression de se trouver plongé dans un roman de Sade ou l’autre n’existe que pour servir de source de plaisirs à son tortionnaire et où le fait d’imposer sa volonté à l’autre  et de le faire souffrir est une source de plaisir  essentielle pour le tortionnaire.

Les nazis rêvaient d’un univers soumis totalement à la volonté des  Allemands, et où ils étaient entourés d’esclaves travaillant à leur bien être, l’Etat islamique rêve d’un monde ou les femmes sont esclaves des hommes musulmans et de leurs désirs. La même inhumanité et la même sauvagerie irrigue ces rêves monstrueux, et ne pose aucun problème de conscience à ces assassins à la conscience tranquille.

Le troisième plan sur lequel l’Etat Islamique est gagnant, c’est celui de la terreur qu’il répand par ses exactions, et entre autres, par ses exactions sexuelles. Car le viol systématique  et massif des non-musulmanes (yazidies par exemple) est une forme de destruction de la société qui attaque le respect de soi et de l’autre en tant que bases -mêmes de cette société. Et cela encore plus quand des téléphones  sont distribués au victimes afin  qu’ils  doivent raconter à leurs familles ce qu’elles subissent pour que la honte et la terreur se répandent.

Là encore, on trouve une volonté d’ôter aux victimes  la notion même de leur humanité, comme les Allemands le faisaient en réduisant au statut de bêtes les Juifs qui tombaient en leur pouvoir.

Mais l’Etat Islamique n’est pas un innovateur en matière de violence sexuelle contre les femmes: les GIA en Algérie avaient déjà inauguré ces pratiques au cours de leurs raids contre les villages qui ne se soumettaient pas à leurs règles, emmenant à chaque fois des esclaves sexuelles dont ils ne faisaient pas  toujours commerce comme l’EI,mais dont les populations connaissaient le destin tragique. C’est bien l’Islamisme extrémiste qui est le terrain commun partagé  par ces violeurs esclavagistes qu’on retrouve aussi égorgeurs à leurs moments perdus. La crapulerie la plus infâme se drape toujours dans le manteau de la religion , qui elle même ne développe pas de grands efforts pour se démarquer de cette forme de criminalité.

Ainsi se trouvent concentrés dans les bases religieuses de l’Islam le déni des droits humains de la femme et sa considération comme un être inférieur à qui l’on peut tout faire subir: l’inégalité juridique,le déni du droit à l’instruction, le refus de sa liberté sexuelle au profit des comportements bestiaux des hommes. Pour les fanatiques de l’Etat Islamique, ces prescriptions sont écrites dans la « charia »:les femmes des infidèles doivent être données comme esclave  aux soldats de l’Islam, c’est écrit, et quiconque s’y oppose ou s’en moque commet un acte de blasphème. très dangereux pour celui qui s’expose à cet épithète.

Le problème n’est pas seulement celui du refus de la démocratie et de la liberté chez les islamistes:il est celui de comportements qui sont la honte de l’humanité et dont, par une perversion de la pensée et de la sensibilité , les misérables qui les perpétuent tirent fierté.

La victoire de la crèche Baby Loup

Publié novembre 7, 2014 par gb
Catégories : communautarisme, islamisme, laïcité, Uncategorized

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La décision du Conseil général d’accorder une subvention de plus de 200 000 euros, à laquelle s’ajoute 50 000 euros, don du Grand Orient de France , assure la survie de la crèche Baby Loup, qui était menacée de faillite, après sa décision de déménager et de quitter  la commune de Chanteloup les Vignes dont le maire avait décidé de réduire fortement la subvention qu’il accordait à cette crèche, sous prétexte d’économies budgétaires.

La crèche  de Baby Loup était une expérience extrêmement originale de crèche ouverte pour les familles dont les parents avaient des horaires de travail qui ne leur permettaient pas de déposer et de venir rechercher leurs enfants dans les horaires classiques (8H/18H en général).

Elle était devenue l’enjeu symbolique d’une lutte  déterminée entre la conception laïque de cette crèche assurant un service public et les islamistes décidés  à passer en force en profitant de l’imprécision de la juridiction officielle.
Le conflit était parti du licenciement d’une employée de la crèche pour cause de refus d’ôter son voile pendant ses heures de travail. Pendant plusieurs années, d’appel en appel, la décision avait été plusieurs fois contestée puis validée, puis recontestée  jusquà la dernière décision judiciaire qui a tranché définitivement la question en validant le licenciement.
L’enjeu était la lecture que l’on faisait de la loi qui interdit le port du voile dans les organismes publics. Baby Loup était une institution privée subventionnée par des institutions publiques et rendant une mission de service public.
L’ enjeu était fondamental pour les islamistes, comme le droit pour les mères voilées d’accompagner ou non  les sorties scolaires organisées par l’école avec les classes de l’école.

Tous les intellectuels et les hommes politiques conscients de l’enjeu de cette bataille judiciaire pour l’avenir de la laïcité face à la montée du fondamentalisme musulman et a la volonté islamiste de grignoter partout ou cela était possible les barrières juridiques protégeant la laïcité se sont mobilisés pour défendre la crèche et sa directrice.
C’est donc une victoire de la résistance à l’extension de l’islamisme et surtout une défaite de la confusion qui habille avec les habits des libertés fondamentales les manoeuvres des ennemis de la liberté qui ne rêvent que d’un régime ou elle serait supprimée et qui jouissent perversement de retourner contre la liberté de pensée l’action des gens qui pensent la défendre. C’est aussi une preuve de la capacité de mobilisation des partisans de la laïcité, quand on s’approche de points stratégiques.

Mais le succès  pour les islamistes constitué par les déclarations  de la ministre socialiste de l’Education Nationale en faveur de la participation des mères voilées aux sorties scolaires fait que la victoire des pro-laïcité de Baby Loup est compensée par ces déclaration de la ministre pro-signes d’appartenance:Le voile est interdit d’un côté et autorisé d’un autre, et c’est ce qui est inquiétant: les islamistes arrivent à faire jeu égal dans la lutte constante pour l’occupation de l’espace public en France, les décisions de justice sont partagées,le parti socialiste et la gauche sont partagés eux aussi , l’extrême gauche s’accroche aux billevesées multi-culturalistes et applique une grille de lecture « post-coloniale » imprégnée de culpabilisation à la lutte mondiale contre l’expansionnisme islamiste.

Le combat des islamistes vise à les faire apparaître comme les représentants de l’ensemble de la communauté musulmane, alors qu’ils n’en représentent, pour le moment ,qu’une toute petite frange, mais celle  qui crie le plus fort et qui essaie d’être la plus visible, pour donner l’image d’une communauté identifiée à leurs conceptions extrémistes de l’Islam. C’est l’un des plus préoccupants problèmes que quasiment aucune voix ne s’élève dans les rangs musulmans pour se démarquer de ces dérives, ni pour les condamner. Il devient difficile de ne pas penser que une large partie de cette communauté ressent une certaine solidarité avec les exigences religieuses  des fondamentalistes, et estime en tout cas impossible de s’en démarquer.C’est en tout cas le piège dans lequel les Islamistes tentent d’attirer la communauté musulmane: celui d’un conflit entre la religion et la société dans lequel le seul choix qui existe soit celui de la solidarité ou de la désolidarisation avec son groupe de culture d’origine.

 

La ministre socialiste de l’éducation nationale ouvre une brèche dans la laïcité à l’école

Publié octobre 31, 2014 par gb
Catégories : communautarisme, crise d'identité et islamisme, identités collectives, islamisme, laïcité, questions d'identité, Uncategorized

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Dans la suite des mesures témoignant de la perte de tous les repères par l’équipe au pouvoir depuis deux ans et demi, un nouveau pas vient d’être franchi par la ministre de l’EN.

Najat Vallaud Belkacem, auditionnée par l’Observatoire de la Laïcité, a en effet déclaré que l’acceptation de la présence des mères voilées dans les sorties scolaires devait être la règle et le refus l’exception.
Elle tourne ainsi le dos à la politique intransigeante de refus de pénétration des signes « ostensibles » d’appartenance religieuse dans les établissements scolaires à laquellle s’étaient tenus les ministres précédents, Vincent Peillon comme Luc Chatel. Elle réintroduit l’ambigüité dans ce qui était clair, puisque devra dans chaque cas être discuté si il y a ou non tentative de prosélytisme religieux. La loi deviendra objet d’interprétation dans chaque situation, mais la ministre indique clairement que elle est favorable à ce que l’on ne tienne pas compte du voile, sauf exception.

Les associations de mères voilées ne s’y sont pas trompées qui se sont félicitées de cette ouverture. Quant à la ministre elle pourra se prévaloir de son ouverture d’esprit auprès des associations de défense des immigrés, quitte a briser un outil fondamental de préservation des valeurs de la société française et de la laïcité qui en est une base fondamentale.

Alors que la fermeté avait réussi à désamorcer complètement l’offensive islamiste qui poussait en avant les jeunes filles qui réclamaient le droit de porter le voile pendant les cours , en le ramenant à un nombre insignifiant, elle permet à ceux qui rêvent de faire pression à l’intérieur même du bastion des valeurs de la démocratie française de rentrer par la fenêtre après avoir été chassés par la porte et de pousser dans le sens de la contagion des modes de vie confessionnalisés. La façon dont l’habitude de »faire Ramadan » s’est répandue dans les jeunes générations musulmanes comme une traînée de poudre, et comment ne pas le faire est de plus en plus stigmatisé montre comment le danger est réel d’une pression psychologique majeure sur le mode des pressions communautaires. Face au désordre identitaire, les marqueurs identitaires que sont le voile, le régime alimentaire, et accessoirement l’identification aux Palestiniens et même l’antisémitisme sont un moyen d’affirmer une communauté de destin avec les autres musulmans et de proclamer son refus d’accepter les valeurs de la société d’accueil. La contagion des modes vestimentaires, l’imitation fréquente des individus à la personnalité plus marquée, fréquents chez les adolescents, sont une voie privilégiée d’expansion de ces modèles. Donner davantage de visibilité à ces croyances est favoriser leur prosélytisme, même si il est nié vigoureusement.
C’est la société laïque qui est refusée au nom des croyances de certains qui rêvent d’imposer leurs croyances à leur communauté pour commencer, et au reste du monde après si cela est possible.

Une mutation fondamentale s’est produite dans les populations immigrées ou descendantes d’immigrés. Ceux qui dans les années 50/60 venaient chercher du travail et rêvaient de retourner dans leur pays à la retraite, et qui se considéraient comme « en transit » en France, et donc ne se mêlaient pas de la politique de la France se considèrent désormais chez eux et veulent donc influer sur le devenir du pays,  mais dans le sens de leur culture d’origine, qui n’a rien à voir avec la culture de démocratie et d’égalité des sexes du pays d’accueil. Là ou la France demande à ses nouveaux habitants d’adopter ses valeurs ou au moins de les accepter, ils renversent la proposition et attendent que la France s’aligne sur leur culture

De plus ces populations sont travaillées au corps par les prêcheurs de l’islamisme qui accèdent à eux par le cheval de Troie de la religion, se présentant comme des aides au « perfectionnement » religieux.

Derrière ces « détails vestimentaires » se joue donc une bataille sourde, mais fondamentale : celle des fondements mêmes de la société dans la laquelle nous voulons vivre : celle de la liberté de conscience et des droits de l’homme et de la femme, ou celle de la terreur, de la pensée unique et des droits inégaux dont rêvent les islamistes qui étendent leur ombre par la ruse ou la violence, suivant les cas.

L’incohérence des socialistes, divisés sur tout, qui appliquent tantôt une ligne laïque, tantôt une ligne communautariste, suivant la personne du ministre et ses allégeances doctrinales, brouillent le message de l’Etat qui zigzague entre fermeté et laxisme, mais surtout montre qu’il n’y a personne à la barre du bateau, qu’il n’y a qu’un jeu perpétuel des tendances à l’intérieur de la gauche Il es temps que l’Ecole reprenne sa mission qui n’est pas que de transmettre des apprentissages, mais aussi d’être le creuset où se transmettent les valeurs fondatrices de la société française : le respect de l’autre, de ses pensées et de sa liberté. Les socialistes, perdus entre leur aile gauchiste et leur aile quasi libérale, ne savent plus à quel saint se vouer et n’ont plus d’autre ligne directrice que de gagner du temps avant leur effondrement total, en espérant qu’un miracle les sauvera d’une rencontre mortelle avec la vérité. En attendant, ils naviguent à vue et ouvrent des avenues aux ennemis de la République qui se lèchent les babines en attendant la prochaine opportunité qui se présentera d’enfoncer un coin dans le dispositif de protection des valeurs essentielles de la société française.

 

POURQUOI L’ISLAMISME S’ETEND-IL TELLEMENT ?

Publié octobre 7, 2014 par gb
Catégories : actualité au proche orient, crise d'identité et islamisme, guerre au proche orient, identités collectives, islamisme, Les ennemis de l'Occident, questions d'identité

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Que veulent vraiment les islamistes?

La réponse paraît simple à une question aussi directe Ils veulent instaurer une théocratie, c’est à dire un système politique ou le pouvoir politique est constitué par les instances religieuses, même si quelques coquilles creuses sont laissées pour garder les formes apparentes de la démocratie. Ce système politique souhaite faire table rase de toute forme de démocratie, considérée comme une insulte à la toute puissance divine, et remplacer les lois inspirées par le désir de liberté et de justice par les interprétations données par les autorités religieuses de textes attribués à l’inspiration divine du prophète. Toute manifestation de la pensée doit se justifier non par les arguments qui la fondent, mais par la preuve de sa ,conformité avec des textes écrits il y a 15 siècles et parmi lesquels ces autorités auront sélectionné ceux qui vont dans le sens de leur radicalité extrémiste Ainsi, face à l’échec d’une culture à intégrer la modernité qui a libéré la pensée de ses carcans moyen-âgeux, les islamistes ont choisi la fuite en arrière : restaurer l’Inquisition, rétablir la peine de mort pour le blasphème et l’apostasie, les mutilations comme punitions, réinstaller la suprématie des hommes sur les femmes dans la vie quotidienne, faire régner la terreur par les mariages forcés, les viols et la pratique de l’esclavage

Tenter de faire revenir la civilisation à l’époque du moyen âge est d’abord apparu comme un projet tellement fou que l’on a pensé que très peu de gens seraient tentés de les suivre. Mais la réalité oblige à reconsidérer cette opinion.

Une minorité certes, mais une minorité non négligeable de la population musulmane adhère plus ou moins à ces conceptions, et tente de réparer une identité dévaluée par ses échecs économiques et politiques( dictatures grotesques, masses violentes et haineuses, situations de misère malgré la manne pétrolière, absence de la scène scientifique, et artistique depuis des siècles, sauvagerie des modes politiques, terrorisme, guerres civiles féroces, etc…

Ce qui est sidérant, c’est justement de voir le phénomène ne pas rester limité à quelques esprits faibles, mais au contraire prendre sans cesse plus d’ampleur. L’entrée dans le système de pensée islamiste se fait par au moins trois voies de pensée :

L’entrée par l’activation de la religion qui devient le centre de gravité de l’individu et qui règle une part de plus en plus grande de son comportement. Le désir d’unité intérieure se place sous le signe de l’adhésion intérieure de plus en plus étendue et de la mise au poste de commandement de la religion, ce qui veut dire des commandements indiscutables et qu’il n’y a qu’à appliquer à la lettre pour avoir un guide dans toutes les circonstances. Comme dans beaucoup de conversions, à une période d’errance dans le domaine des idées auxquelles arrimer ses choix succède une période ou l’impétrant a le sentiment que tout s’éclaire, que tout se met en ordre Les adolescents cherchant sous quelle bannière se ranger pour mettre de l’ordre dans leur vie sont évidemment des personnes toutes désignées pour cet embrigadement religieux. Les petits délinquants entrés dans la carrière délinquante par les petits trafics de l’économie parallèle trouvent aussi dans ce passage au militantisme religieux le moyen de se refaire une virginité morale et de se rehausser à leurs propres yeux.

A partir de ce passage au militantisme religieux, la voie est ouverte pour l’influence des « prêcheurs de haine », qui expliquent au candidat au perfectionnement religieux que la conséquence de son engagement doit être l’entrée en guerre contre les ennemis de l’Islam et la propagation par tous les moyens de sa religion. L’essentiel de la mutation est opéré, il ne reste plus qu’à fignoler la haine de l’Occident pour parfaire le parcours. C’est le travail des « imams » radicaux qui peaufinent la haine de la société occidentale, par discussions personnelles ou prêches pré enregistrés.

La deuxième voie d’entrée est la révolte contre les dictatures sanglantes qui parsèment le monde arabe et les répressions abominables dont sont coutumiers ces régimes. Le catalogue des horreurs dont sont victimes ces peuples dépasse ce qui est humainement soutenable ( en Syrie, la férocité du régime de terreur instauré par le régime rejoint celle de l’ex régime de Sadam Hussein ( tortures abominables de membres de familles devant leurs proches, affamement de villes entières, bombardements aveugles et utilisation des gaz contre les civils, etc…

La révolte est légitime, simplement les Islamistes oublient de mentionner les exactions de leurs propres groupes (attentats aveugles contre les populations civiles, assassinats, mutilations, viols, vente en esclavage,  terreur religieuse.

Ces nouvelles « Brigades Internationales » suscitent le désir de s’enrôler, chez les jeunes désireux d’action qui y voient un sacrifice noble susceptible de redonner une valeur et une dignité à une vie qui à leurs yeux en est dépourvue. Là encore, la face qui leur est cachée, c’est la mainmise réussie par les mouvements extrémistes religieux sur ces combattants, la transformation de la volonté idéaliste de combat contre les régimes de terreur en chair à canon et à attentats au service de groupes fanatiques visant à instaurer d’autres dictatures au moins aussi horribles que celles qu’ils combattent. Certains s’en rendent compte une fois sur place, d’autres meurent avant de comprendre, et certains sont convertis à cette violence extrême. En tout cas, les volontaires affluent.

La troisième voie d’entrée dans le djihadisme c’est le ressentiment contre la société d’accueil. Le décalage dès l’entrée à l’école, suivi pour beaucoup par une trajectoire d’échecs scolaires, puis de chômage et de difficultés à trouver une place dans la société malgré parfois des diplômes obtenus par beaucoup d’efforts et de sacrifices ,vécus comme des signes de rejet de cette société à leur égard, entraînent une conviction grandissante que l’égalité des chances que cette société fait miroiter n’est qu’un leurre et qu’ils sont l’objet d’une ségrégation humiliante. Quand ils commencent à lire la société avec cette grille victimaire, la pente augmente rapidement, les contre exemples sont balayés, et une trame persécutrice et haineuse se constitue qui fait le lit d’une haine de l’Occident qui établit vite un lien avec les autres ennemis de l’Occident, promoteurs d’une « supériorité » des musulmans qui leur réchauffe le cœur.

Ainsi, ce que l’on décrypte dans cette situation va très au-delà de pathologies individuelles, évoquées au départ du phénomène.

C’est la « désidentification » des masses musulmanes , confrontées à l’incapacité de leurs structures sociales et politiques à rentrer dans la modernité, à quelques exceptions près, qui crée leur repli sur la religion et même sur une forme de société purement rétrograde. Faute de pouvoir social, les hommes s’accrochent à leurs privilèges, avec- c’est un comble- des réflexes de « petits blancs » vis à vis des femmes. Par rage et par impuissance, ils accentuent leur retrait de la modernité et revendiquent leur anachronisme.

L’Islamisme est la synthèse de ces frustrations et de cette vision persécutée de l’histoire. Malheureusement, il est en phase avec les sentiments profonds d’une part importante de la population musulmane, et le vivier ou il recrute ses adhérents potentiels est immense.

De plus, l’Islam, religion aux prescriptions simples, devient de plus en plus une religion de déshérités, et prend maintenant une allure de religion porte drapeau pour les ennemis de la civilisation Occidentale.

Le communisme a tenté de dresser les classes ouvrières de tous les pays contre la société « capitaliste ». Il a échoué dans sa tentative de guerre civile internationale, la « conscience de classe » s’est dissoute dans les divisions entre les choix divers de ses membres. Le rêve des islamistes est de bâtir une nouvelle division du monde entre croyants (dans l’Islam) et « mécréants ». C’est un rêve fou et désespéré :l’Islam est la religion d’un milliard d’êtres humains, mais la population de la Terre est 7 fois plus élevée et il n’y a aucune chance qu’ils arrivent à étendre leur religion à la terre entière.

Mais en attendant, ils peuvent accentuer leur emprise sur les masses musulmanes, dépourvues d’intellectuels capables de résister à cette vague rétrograde. Et s’ils parviennent à la puissance nucléaire, tout peut être envisagé avec ces fanatiques.

L’affaiblissement de l’influence de l’Occident

Publié octobre 3, 2014 par gb
Catégories : actualité au proche orient, guerre au proche orient, identités collectives, islamisme, Les ennemis de l'Occident

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L’évolution de la dernière décennie est marquée par le recul indiscutable de la primauté de la civilisation occidentale :

  • son incapacité à triompher de l’anarchie du Moyen Orient, la reconnaissance par Obama de la limitation de se moyens face à la barbarie de l’Etat Islamique, la démonstration de la limitation des moyens de la France qui ne dispose que de quelques milliers d’homme pour contrôler des territoire immenses en Afrique, les échecs répétés des interventions des Etats Unis (Afghanistan, Irak, Syrie,)
  • Son impuissance devant la politique expansionniste , hyper-nationaliste, et annexionniste de la Russie.
  • Sa timidité face aux prétentions hégémoniques de la Chine, adossée à une économie qui est en train de dépasser l’économie américaine , et à sa démographie de 1,3 milliards d’habitants.
  • La crise économique qui réduit sa puissance financière et industrielle.
  • La montée en puissance des idéologies contestant la valeur de la démocratie et prônant la légitimité des dictatures et leur efficacité par l’évitement des débats et de l’influence de l’opinion publique.

En fait, deux grands blocs se sont constitués pour contrer l’idée de démocratie et les libertés défendues par l’Occident :

Un bloc réalisé par les 2 grandes puissances de l’ex bloc socialiste, la Russie et la Chine qui ont instauré des dictatures traquant toute critique du régime qui conduisent les opposants soit à la mort sous les balles de tueurs aux ordres des services secrets, soit à de très longues peines de camp ou de prison. Ces régimes contrôlent tous les moyens d’information et trouvent un appui dans les grandes masses qui bénéficient de l’élan économique de la Chine et des retombées de la manne gazière et pétrolière pour la Russie. Ils s’appuient également sur le nationalisme et le désir de revanche de leurs population face à ce qui a été ressenti comme l’arrogance des pays occidentaux. L’un et l’autre tentent d’ancrer ce nationalisme dans une culture traditionnelle par la puissance mobilisatrice de la religion ( christianisme orthodoxe pour la Russie, bouddhisme pour la Chine.)

Tous les deux gardent du communisme son mépris pour la démocratie et ses habitudes de régime policier et de diatribes anti occidentales.

L’autre bloc est celui constitué par une partie des pays islamiques, et les différents mouvements fondamentalistes islamistes pour qui la démocratie est une insulte à Dieu et à sa toute puissance. Là c’est l’échec de ces cultures à fonder d’autres économies que des économies de rente, l’analphabétisme de masse, et la structure tribale de la société qui empêchent le développement d’un Etat compétent et au service de toute la population, plutôt que à celui d ’un clan.

Ce groupe est moins puissant économiquement et militairement que le groupe de l’ex camp socialiste, mais sa haine est absolue, sous-tendue par une foi religieuse détournée et instrumentalisée , tendue toute entière vers la destruction du monde occidental, a qui il a déclaré une guerre à mort.

Face à ces menaces, les Etats Unis hésitent à reprendre le rôle de gendarme du monde, ne veulent plus risquer la vie de leurs troupes, après l’avoir fait au prix de 50000 morts au Vietnam. L’Europe, quant à elle, paralysée par la crise dont elle n’arrive pas à se relever, minée par un doute grandissant sur sa pertinence, divisée à l’extrême devant les choix à faire, minée de l’intérieur par le flot d’une immigration qui s’amplifie et qui commence à peser sur ses choix, menacée par les séparatismes qui fleurissent de tous les côtés, voit son influence s’amenuiser comme sa part du commerce mondial.

Le risque existe d’une alliance entre les ennemis de la démocratie selon le bon vieux principe : les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

En même temps, il existe des facteurs qui contredisent ces raisons d’être pessimistes :

Les Russes sont conscients d’une menace qui les vise aussi avec les pays de culture islamique de l’ancien empire soviétique, les Chinois également avec leurs minorités turcophones (Ouigours). La Chine fait preuve d’une volonté de puissance qui effraye, mais son gouvernement dictatorial reste rationnel, ce qui n’est pas le cas des fanatiques « fous de Dieu », qui sont autant capables de faire sauter la planète que eux-mêmes. Même Poutine, malgré la tentation de pousser ses avantages, reste un froid calculateur qui ne souhaite pas l’apocalypse finale.

L’ennemi principal de la sécurité du monde et de sa liberté reste donc l’islamisme, et la folie de son projet de soumettre le monde entier à sa règle démente et au règne de mollahs débiles qui ne connaissent de la vie que leur catéchisme de mort et de soumission totale.

Pourtant, dans le monde entier, l’aspiration à la liberté reste une flamme inextinguible, et les succès relatifs de l’obscurantisme peuvent n’être que une phase momentanée. Il y a 20 ans, certains pronostiquaient la victoire totale et définitive de la démocratie ( et même la fin de l’Histoire !). Cette époque paraît lointaine, mais…la roue tourne. Qui sait où nous en serons dans 10 ans ?

Que peut faire l’Occident devant ces dangers qui le menacent :

D’abord être lucide sur ces menaces, au premier rang desquelles l’Islamisme, qui nous annonce des attentats visant les Français (« méchants et sales ») ou qu’ils se trouvent. L’Islamisme doit être combattu sous toutes ses formes, et en particulier ses formes insidieuses : revendications communautaires, tentatives de jouer sur des imprécisions de la Loi, présentation victimaire jouant sur la mauvaise conscience, tentations électoralistes, grignotage de la laïcité, déclarations ambigües sur les actes

terroristes..
Ensuite, l’Europe doit tenter de retrouver une visibilité internationale en ayant une politique générale nette, et qui ne soit pas que l’expression de bons sentiments. Elle doit défendre les valeurs de liberté, même si cela doit déplaire à quelques potentats, mais aussi reconnaître que l’on ne peut imposer ses valeurs a des peuples qui en choisissent d’autres

Elle doit affirmer sa solidarité avec ses alliés américains, qui ont en charge le plus lourd fardeau sur le plan militaire.

C’est l’Occident tout entier qui doit continuer à croire en la lumière qui l’accompagne, et qui attire encore des masses qui débordent largement les politiques des gouvernements auxquels elle se confronte. L’Occident doit resserrer les rangs face à ses ennemis qui l’attaquent sur deux axes différents.. Surtout il doit chercher à conserver et accentuer sa suprématie scientifique et technologique, base de la suprématie économique. La crise économique et financière actuelle a fait douter les masses de la validité de ses principes économiques. Et quand l’économie va mal, les masses sont prêtes à jeter par dessus bord la liberté si chèrement payée pour être sures d’avoir du pain.

La partie n’est pas jouée, mais les adversaires de l’,Occident n’ont remporté aucun point décisif. Simplement,  ils ont relevé la tête, et le nombre de défis qu’ils lancent à sa domination augmente chaque jour.

LA FRANCE S’ENGAGE DANS LE COMBAT DECISIF CONTRE L’ISLAMISME

Publié septembre 26, 2014 par gb
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La décision du gouvernement français d’attaquer les troupes de l’ Etat Islamique  et la riposte ignoble de celui-ci par la décapitation de l’otage français ont fait changer de nature l’affrontement entre les deux camps.

Du côté français, le côté crucial de ce combat a été formulé sans ambiguité, et sans retenue par crainte des représailles. Le conflit a été clairement caractérisé comme ce qu’il est : un conflit pour la défense des valeurs fondamentales de l’Occident et de la République: démocratie, liberté de pensée, égalité hommes femmes, respect des droits humains, face à une poussée mondiale d’un obscurantisme moyenâgeux,   d’un développement du crime abject sous couvert  d’une parodie de religion.

Une armée de tueurs s’est levée dans un coin désert du monde,  a annulé les frontières entre des états, et annonce sans hésitation sa volonté de soumettre le monde entier à sa règle démente, massacrant tous ceux qui refusent de plier à son joug.

La France est au premier rang de la riposte parce qu’elle sait qu’elle est au premier rang des objectifs de ce groupe,parce que elle refuse de plier, mais surtout parce que elle est vulnerable sur son propre sol, du fait de la présence d’une importante communauté musulmane qui est un vivier de recrutement pour la sanglante secte, même si l’immense majorité  de cette communauté ne se reconnaît pas dans l’interprétation meurtrière du Coran mise en avant par les Islamistes.

Du côté islamiste, ce qui frappe, c’est l’élargissement rapide du recrutement dans tous les pays ou existe une masse musulmane, qu’elle soit majoritaire ou minoritaire, et le changement d’échelle des opérations. C’est  à l’échelle d’armées entières que se passent les affrontements, Al Khaida est renvoyée à ses joujoux, avec quelques attentats très limités depuis le coup de tonnerre du 11 septembre . En France on est passé en deux ans de cinquante candidats au Jihad à 1000 cette année.L’union des déshérités, des fêlés et des bandits offre une base immense au regroupement de tous ceux qui haïssent la société, française et occidentale. A 20 agents des services de surveillance par individu à surveiller avant qu’il actionne une bombe, ces services seront rapidement débordés, sans parler des couacs qui émaillent leurs activités.

Ce qui apparaît fondamental sur le plan politique  dans cette nouvelle guerre mondiale qui se développe, c’est de séparer la masse des croyants musulmans, pacifiques pour leur très grande majorité, de cette version tronquée de l’Islam qui retrouve l’esprit conquérant  et dominateur d’il y a près de 15 siècles et qui fascine les désemparés et les esprits faibles.

Il faudra donc éviter l’assimilation des masses musulmanes avec la frange islamiste,criminelle, fanatique, et perverse pour laquelle l’Islam ( tordu)est à la fois article de foi totale et cheval de Troie dans l’esprit de ceux qu’il faut embrigader.
La multiplication des états faillis en Afrique offre un champ d’action énorme à ceux qui profitent de toutes les failles du système politique et créent une internationale du crime bien plus redoutable que la Mafia.

La France de son côté reste fidèle à son image de défenseur des droits de l’homme et de la femme et à la défense des libertés fondamentales. Elle sait que elle va payer le prix de cette décision par des attentats meurtriers, avec leur lot  de corps mutilés, de morts innocents, d’horreur et d’insécurité.Mais il n’est pas possible de se fermer les yeux, de laisser le risque aux autres et de se cacher derrière les Américains. Pour la première fois, le gouvernement prend une position digne du rang de  la France. La France ne peut pas accepter d’être la Suisse de l’Europe, et renoncer à toute obligation collective pour préserver le bien-être de ses habitants. L’unanimité des politiques ( à l’exception évidemment du PC, toujours opposé par réflexe à toute défense des valeurs occidentales et dans la tentative d’échapper à sa lente disparition en s’appuyant sur les immigrés musulmans et en s’alignant sur leurs positions) qui déplaît évidemment à ceux qui tentent d’exaspérer les clivages, est un signe de la perception du danger par tous.

Peu à peu, cette coalition va s’élargir, les Britanniques s’apprêtent eux aussi à frapper l’EI, les uns après les autres, les Européens se lancent dans la bataille. Seule la Turquie continue son double jeu qui ne trompe plus personne: laisser passer les djihadistes, prêter des tanks a l’EI contre les Kurdes, refuser l’utilisation des bases de l’Otan contre l’EI.La Turquie rompt les uns après les autres les liens avec le monde occidental pendant que son premier ministre continue son travail de sape islamiste des institutions laïques du pays. Elle perd chaque jour un peu plus son statut de puissance « islamique modérée » en étant plus islamique et moins modérée. C’est une progression pour l’islamisme qui neutralise une force militaire importante et une régression pour le pays qui devra un jour ou l’autre en payer le prix.

La France fait honneur à son rôle international, même si elle est à la limite de ses forces militaires engagées sur 3 champs de bataille à la fois. Mais elle s’appuie sur l’énorme force militaire des Etats Unis, ce qui fait enrager certains qui détestent encore plus les Américains que les Islamistes (l’extrême droite et l’extrême gauche) et sont toujours prêts à traiter ceux qui s’allient avec cette puissance abhorrée de « laquais des Américains » sans voir qu’ils sont prêts à être les esclaves des Islamistes.

Winston Churchill avait promis aux Anglais « de la sueur, du sang et des larmes » face aux nazis triomphants à cette époque. Il disait même que « ayant pris une balle et s’étouffant dans son sang », il ne céderait jamais et continuerait la lutte.

Nous n’en sommes pas là,mais la réalité est bien là: une sombre nuée s’est levée au Proche Orient, décidée à balayer toute trace de liberté dans le monde,et défiant le monde entier à qui elle proclame sa haine et sa détermination à le détruire.

Seule la force et l’intelligence peuvent lui répondre et l’écraser, et il faudra que cela soit aussi impitoyable que l’écrasement du nazisme.

 

ELIE BARNAVI : DIX THESES SUR LA GUERRE: l’incoercible utopie d’un israélien « de gauche ».

Publié septembre 23, 2014 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, guerre au proche orient, identités collectives, laïcité, pacifistes en Israël

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« Le regard d’un historien doublé de celui d’un citoyen-soldat », justifie en quatrième de couverture la publication de ces textes de réflexion d’un auteur spécialiste des guerres de religion au 16 ème siècle

Très rapidement, on voit les contradictions vécues par un intellectuel, membre militant à l’époque de la guerre du Liban d’une fraction de gauche du parti travailliste  (la gauche de la gauche), qui ne peut concevoir la guerre que comme effet et productrice d’une manipulation de masse par les organes dirigeants de l’armée et du gouvernement: la preuve lui en paraît dans l’appellation » Paix en Galilée  » de l’offensive israélienne ,qui n’ avait pas selon lui d’objectifs défensifs, selon son nom, mais un objectif politique:chasser les Palestiniens du Liban, aider les chrétiens du Liban à conquérir le pouvoir. Il est obligé d’admettre que l’immense majorité des israéliens y croyaient,alors que lui se présente comme viscéralement opposé à cette guerre qu’il s’est pourtant obligé à faire ( plutôt que l’objection de conscience.). Il oublie la situation politique du Liban ou les Palestiniens étaient une force militaire conséquente qui utilisait le pays comme base de départ , contre la volonté des chrétiens, et ou leur objectif étaient de faire basculer le pays dans  la coalition arabe anti israélienne. Il oublie que Sharon  a manipulé Begin, en ayant des objectifs plus larges que ceux qu’il avait officiellement posés au départ.

Constatant que la guerre générale entre Israéliens et Palestiniens vire du conflit national vers le conflit de religions et l’opposition entre deux camps internes à chaque côté: les religieux et les laïques, il en tire deux conclusions:

La première : le problème selon lui n’est plus la conclusion d’un accord entre Palestiniens et Israéliens, mais le rapport de forces et la négociation entre les deux parties de chaque camp ( ce qui justifie l’attitude de la gauche israélienne qui réserve ses critiques et ses coups au gouvernement israélien et ne se préoccupe pas des critiques à faire aux Palestiniens.

La seconde:il ny a pas de compromis possible pour les fous de Dieu de chaque camp, et donc la seule solution raisonnable ne peut être que imposée (de l’extérieur). On voit le biais du raisonnement: il est assez facile pour les Etats Unis d’imposer des choix à Israël vu la dépendance économique et militaire d’Israël, mais qui imposera quelque chose aux Fous de Dieu iraniens, irakiens,etc. Les Occidentaux ne sont pas parvenus à abattre le dictateur syrien qui massacre allègrement son peuple, avec le soutien de la Chine et de la Russie, ils ne sont pas arrivés à stopper la montée vers le seuil nucléaire de l’Iran, qui stoppera le monde musulman dans sa tentative folle de nettoyage ethnique du minuscule état Israélien?

La solution en trompe l’oeil de la pression extérieure minimise  le fait que les Fous de Dieu sont très minoritaires du côté israélien et majoritaires du côté arabe: ils massacrent déjà à tour de bras chez eux, avec quelle joie ne le feront-ils pas chez les Israéliens. Comme le disait Mitterand: » les Pacifistes sont à l’Ouest, mais les fusées sont à l’Est », de même, au Proche Orient, la volonté d’Eradication est autour d’Israël, les Pacifistes qui n’ont pour ennemi principal que leur gouvernement sont en Israël.

A la fin de la première thèse, EB note que les guerres asymétriques actuelles sont de plus en plus des guerres idéologiques, ou les systèmes de représentation globaux s’affrontent. Comme il le dit, même s’il y a intrication de facteurs, au fond, Hitler était avant tout vraiment  nazi, Staline vraiment communiste et De Gaulle avait vraiment foi dans la France.

Dans sa deuxième thèse, il s’attarde longuement sur les procédés de constitution de l’esprit de corps ( en particulier dans les corps d’élite) reprenant l’histoire d’un corps allemand de massacreurs ou les hommes sont laissés libres de leur choix: 10% de refus,10% de massacreurs nazis acharnés, et le reste qui fait ce qu’on lui dit, par esprit de corps. C’est la proportion normale de sadiques, d’hommes de conscience et de conformistes. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les méthodes de formation visent à embrigader ceux-ci. Mais là encore il tente de démontrer que l’Armée est une institution de dépersonnalisation, l’ennemie de la pensée indépendante et de la liberté,et donc , implicitement, une ennemie à combattre.

Analysant davantage les guerres de religion, il en relève trois modèles: celui qui oppose deux religions entre elles( et qui prend souvent un caractère ethnique ou national( musulmans/chrétiens, musulmans/animistes, musulmans/ hindouistes, musulmans/juifs,etc.), celui qui oppose une orthodoxie contre un pouvoir jugé mécréant et corrompu (fondamentalistes chrétiens, indous, juifs, musulmans.) et enfin l’affrontement planétaire entre un Islam « purifié »,revenu à son élan conquérant et l’Occident, »corrompu et corrupteur ». Ceux là aspirent à un choc des civilisations et font ce qu’ils peuvent pour l’enflammer. « Ce à quoi ils aspirent, c’est à une guerre civile à l’échelle de la planète ».

Dans sa septième thèse, il règle  son compte au pacifisme qu’il définit comme la doctrine du rejet de la distinction entre guerre juste et injuste,et, partant, de toute forme de violence. Il prend l’exemple d’un petit peuple pacifiste de Nouvelle Zélande, les Morioris, qui vivèrent en paix trois siècles, jusqu’à ce que les Maoris débarquent, les massacrent.. et les ingèrent. Mais il maintient la distinction entre « La Paix Maintenant » et un mouvement pacifiste: c’est selon lui seulement « un mouvement en faveur de la Paix, très subtil  et peu convaincant distinguo. Parallèlement à sa condamnation du pacifisme comme idéologie, il constate le rejet grandissant par les populations européennes, après les deux immenses massacres des guerres mondiales de l’idée de faire la guerre.Enfin, il ne peut s’empêcher, à la fin de l’essai de défendre sa foi en une humanité débarrassée de la guerre, qui « devrait être déclarée « hors la loi.Utopie demande-t-il? » Peut-être, répond il, mais pour une fois, utopie à notre portée. »

Incorrigible!


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