Du nazisme à l’islamisme, la paranoia et l’hystérie ont fait le lit des dictatures folles des dernières décennies.

Publié mars 17, 2014 par gb
Catégories : antisémitisme, islamisme, Israël et sionisme

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Le débat sur la folie de Hitler et du peuple allemand qui l’a suivi comme celui  sur la  pathologie mentale des Kamikazes islamistes  tourne souvent au débat de spécialistes qui s’empoignent sur les termes  faute de trouver un langage commun dans leur spécialité.

La mise en oeuvre dans les nouvelles classifications internationales de psychiatrie de la notion de "troubles de la personnalité" ( personnalité paranoïaque, obsessionnelle, phobique, antisociale, etc.) a abouti à  résoudre la contradiction entre "caractère paranoïaque "et "psychose délirante paranoïaque". Il existe donc des personnalité pathologiques, dans leur vision du monde, leur fonctionnement mental, sans pour autant qu’elles rentrent dans le cadre des psychoses, qui signifient  la perte  du sens de la réalité et de la capacité à vivre en société. Ces personnalités peuvent, pour ce qui concerne la paranoïa, rester en deçà du délire qui transforme toute la réalité, ou parfois franchir la ligne de démarcation et s’enfoncer dans le monde irréel du délire.

Ce qui est interessant dans les situations historique du développement du nazisme ou de l’islamismes, c’est justement de constater comment des peuples peuvent ne pas voir  la monstruosité des conséquences des axiomes développés par les leaders charismatiques,  et se trouver entraînés,par leur propre choix,  à donner corps , de tout leur coeur pourrait on dire , aux conséquences épouvantables  qu’elles entraînent.

Les Allemands, ennivrés de désir de revanche, et imbus du sentiment de leur supériorité, désireux d’être le peuple dominant de l’Europe, se sont saoulés de l’image de puissance et d’héroïsme  qui leur a étérenvoyée par le leader charismatique qu’était Hitler.

L’esprit de groupe, ou de meute qui a été systématiquement  développé par la propagande sans contrepoids du régime, a encouragé la satisfaction des pulsions les plus primaires (faire souffrir, puis éliminer l’adversaire, au terme d’une savante déshumanisation,être craint et tenir l’autre à sa merci, le prototype du modèle étant le gardien de camp de concentration.)Surtout, après l’élimination des intellectuels ou des religieux qui pouvaient faire entendre  des voix discordantes et un rappel des règles humaines de base, réduire le monde à un affrontement mythique binaire entre  le Bien et le Mal, supposés être représentés par les deux "races" qui constituaient le mythe intérieur de Hitler et de ses acolytes, créait les bases d’une police de la pensée ravageuse.

L’interprétation générale du monde  par ce "credo"  était acceptée par une certaine partie du peuple allemand chez qui l’antisémitisme faisait partie de la culture politique depuis le siècle précédent. ce qui exclut  qu’on puisse l’appeler délire, qui  se caractérise par le fait que personne sauf le sujet délirant ne peut croire à sa réalité.

La caractéristique de ce système de pensée était son jusqu’au-boutisme, la surenchère de haine qui se développait à chaque période. C’est cette potentialité de surenchère qui constitue le possible danger, et parfois la porte d’entrée du délire chez le paranoïaque.

C’est ce clivage absolu entre le Soi victime et le monde extérieur supposé agresseur qui est à la base de la Paranoïa, sous sa forme de trouble de la personnalité ou sous sa forme délirante. Les 4 caractéristiques  cardinales de la Paranoïa: surestimation de soi, agressivité,susceptibilité extrême et fausseté du jugement se retrouvent  au coeur de la personnalité de Hitler, mais ce qui est frappant, c’est la manière dont les Allemands ont été enthousiasmés par cette vision biaisée  du monde et fascinés par  la force de conviction del’image qu’il donnait et à laquelle ils aspiraient à ressembler.

La vision du monde de la Paranoïa est fondamentalement binaire, structurée sur le mode de l’opposition bon/mauvais et agresseur/victime. Or le monde de la politique est aussi en grande partie divisé sur ce mode, ce qui fait que les sujets paranoïaques s’y sentent naturellement à l’aise et en parlent souvent facilement le langage. Tous les systèmes dictatoriaux, qui ont abouti à des dictatures personnelles ont utilisé ces dialectiques de diabolisation de l’ennemi ( Staline et et les "vipères lubriques" trotskistes, PolPot et les ennemis de la nation Khmère, les Islamistes et "l’entité sioniste".

Le paranoïaque pour qui l’alternative bien/mal se ramène à l’opposition complot persécuteur/ victime innocente  propose une solution simple au conflit de conscience: le Mal, c’est l’Autre.

La conscience de la complexité du problème a conduit beaucoup de gens à simplifier la question en déléguant l’option à un directeur de conscience: le prêtre, mais parfois aussi le Parti ou même l’Etat.

C’est ce dont rêvent les Islamistes ( ils l’ont fait en Iran, avec  arbitraire, tortures et exécutions sommaires):Toute autorité est réservée à Dieu ( et par défaut à ses représentants). Toutes les religions regardent d’ailleurs d’un mauvais oeil la prétention des humains à exercer leur libre arbitre, cet orgueil humain est souvent puni dans les textes sacrés (Prométhée chez les Grecs, Adam et Eve au Paradis, le Déluge, etc.

Mais la religion islamique est sans doute plus intransigeante que les autres quant à la soumission absolue des humains  au règne divin.

La dévotion sans partage exigée par les nazis à la personne de Hitler, et celle des islamistes aux décisions des "Guides suprêmes" autorise tous les crimes commis en leur nom. meurtres d’innocents, trafics, tortures, viols, tout est justifié si c’est pour"la bonne cause", celle de Dieu.

Le subtil marché qui est passé entre les fanatiques binaires au pouvoir et les foules grisées de leur suiveurs, c’est la flatterie narcissique qui leur est offerte: être du côté du manche (qui cogne), avoir le sentiment dêtre un"juste" même dans le déchaînement des plus bas instincts,  se penser supérieur vis à vis de ceux dont on a senti (ou imaginé)le mépris de classe ou de caste. C’est la revanche des imbéciles , des brutes ou des incultes sur l’intelligence et la culture. La force est glorifiée, l’esprit piétiné avec rage. L’anti intellectualisme est  mis en avant, les intellectuels persécutés (au Cambodge de PolPot, porter des lunettes signe un arrêt de mort, les intellectuels indépendants n’existent pratiquement pas dans le monde arabe.

Dans le nazisme,à la paranoïa des meneurs répond l’hystérie des suiveurs: emportés par l’ivresse du sentiment de toute puissance produit par la décharge des haines contenues et la libération de l’inhibition morale antérieure, jouissant de la transgression autorisée de tous les tabous sociaux, s’identifiant aux images de force brutale et de sauvagerie sans retenue, soutenus par l’effet de groupe qui court circuite la réflexion au profit des impulsions immédiates.  La fusion dans le groupe devient la drogue distribuée par les élites,qui satisfait  la masse désireuse d’échapper à l’étroitesse de sa vie  intime: se perdre dans le grand tout  et s’identifier à celui ci devient le boulevard offert à la mégalomanie latente et à l’orgueil contrarié des foules hystériques. La masse jouit de sa soumission à un maître dont elle pense que une part de la puissance rejaillit sur elle: elle "participe" au prestige du leader en contribuant à la réalisation de sa vision.

Dans l’islamisme, le leader suprême est tout simplement devenu Dieu lui-même. Ce n’est pas un humain déifié par le culte de sa personnalité, mais Dieu lui-même embrigadé par ses représentants.Ce n’est évidemment pas son apparence qui lui donne son aura, mais son statut divin, par définition au dessus de tous les humains, et sa place de fondateur-créateur de l’humanité, doté de l’autorité absolue.

Comme personne ne peut avoir accès à lui directement, la foi s’organise autour du Parti de ses "représentants", qui  s’appuie sur l’interprétation des textes sacrés qui leur convient, et sur qui rejaillit l’autorité suprême venue du "père fondateur de l’humanité". De tout temps, les Eglises ont constitué des corps intermédiaires entre les Dieux et les masses, porteuses de la culture religieuse et dotées de l’aura de la culture qu’elles transmettent et dont elles sont censées incarner les valeurs. Leur pouvoir d’influences est resté lié au maillage de la société qu’elles ont réalisé et à la cohérence de l’architecture mentale qu’elles ont apporté aux populations.

Les fondés de pouvoir de ce Dieu, qui ont bien saisi que tout pouvoir donné à Dieu revient entre leurs mains , ont conçu le système d’une dictature de Dieu qui gouverne tous les aspects de la vie quotidienne comme de la vie politique. Là encore, le monde est divisé en deux blocs, celui du Bien et celui du Mal,,et est le siège d’une guerre totale entre croyants et "mécréants" qui justifie l’emploi de tous les moyens ( y compris le meurtre des innocents et l’usage de la violence contre les "dissidents"). Là encore se manifeste le clivage entre les masses, humiliées et frustrées  par la dégradation de leur prestige depuis les temps glorieux du rayonnement de leur culture,  et à qui les patrons de ce système politico-religieux  serinent qu’ils sont le sel de la terre et des opprimés à qui la revanche viendra, et les leaders qui ont poussé à la limite les développements de cette paranoïa qui aboutit au rêve d’un pouvoir universel.

Comme dans le nazisme; les masses frustrées, atteintes par une image dégradée que leur renvoie la civilisation moderne, se jettent dans l’idéologie qui leur promet la rehabilitation et la revanche. La religion fournit le matériau de  la communauté de pensée et l’appareil religieux  les cadres et un certain support logistique à l’appareil politico-religieux qui se développe. Le communisme en avait établi un modèle, apte à susciter le dévouement et le sacrifice de millons de personnes; en promettant la revanche aux "damnés de la terre". Ce sont eux  qui ont subi la damnation des camps, de la terreur, et du pouvoir absolu des maîtres du système.

La vision du monde manichéenne et victimaire des meneurs rencontre le désir de revanche et la haine rentrée  des masses qui exultent quand on leur fournit les mythes qui leur permettent de contredire leur sentiment de non-valeur.Elles peuvent ainsi , par une conversion intellectuelle, se rallier au régime "révolutionnaire", en imaginant réécrire leur histoire et effacer la honte ou la culpabilité antérieures ( pour les délinquants par exemple, qui dans l’islamisme comme dans le nazisme, voient leur stigmatisation renversée en  héroïsation de leurs actes.).

La "désintégration" pour reprendre le titre jouant sur les mots d’un film racontant la trajectoire de  rejet de l’intégration d’un jeune beur qui finit,manipulé par un jihadiste, comme candidat  kamikaze, menace  les masses musulmanes souffrantes de leurs difficultés sociales et identitaires. La paranoïa des dirigeants islamistes propose une échine dorsale et un "reset" aux  jeunes  gens déboussolés par les contradictions entre  culture  de leurs pères et culture du pays d’accueil.

Les apôtres de la révolte contre  la civilisation ont des beaux jours devant eux. Le peuple des victimisés attend les chefs qui donneront voix  à leur ressentiment.

GB

SHIMON PERES sur l’Iran:"nous nous approchons de la ligne rouge".

Publié mars 15, 2013 par gb
Catégories : actualité au proche orient, guerre au proche orient, nucléaire iranien, pacifistes en Israël

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Dans un entretien accordé au "Monde" du 13 mars 2013, le président israélien,  avant le discours qu’il doit prononcer devant le parlement européen à Strasbourg ou il a l’intention de demander la fin de la mansuétude dont bénéficie le Hezbollah et son inscription sur la liste des organisations terroristes, évoque l’échec actuel des sanctions à stopper l’enrichissement de l’uranium par l’Iran, chose que chacun constate. Régulièrement, à chaque échec des "négociations" avec les Occidentaux, les Iraniens franchissent un pas dans l’escalade des menaces et des provocations et annoncent la mise en service de centrifugeuses supplémentaires .

Benyamin Netanyahou avait fixé des lignes rouges en septembre 2012 à l’Assemblée générale de l’ONU. A la question de l’interviewer de savoir si "on" s’en approchait, Pérès répond "oui, nous nous en approchons", mais c’est pour diluer immédiatement la menace en ajoutant " il n’y a pas une seule estimation en la matière: est ce une question de mois, d’années ou de plus…"

On ne peut qu’être sidéré par une telle réponse: Qu’est ce qu’une question "d’années ou plus": une question de décennies, ou de siècles? Le président Obama vient lui même de chiffrer à un peu plus  d’un an le délai pour que l’Iran possède la bombe, et le président d’Israël l’évalue à "des années ou plus"! Cela frise la désinformation. Derrière la "prudence" des propos, on voit poindre le parti pris pacifiste qui tente de noyer les faits dans un brouillard de mots.

Que un président de l’Etat d’Israël soit tenu à la prudence diplomatique,et qu’il ne s’enferme pas dans des gesticulations sans autre effet que de pousser des alliés  à prendre leurs distances pour ne pas se laisser entraîner sans raisons impérieuses dans un conflit  dont les conséquences peuvent  être gravissimes , cela va de soi.

Mais dire "que l’on s’approche de la ligne rouge" en disant dans la même phrase que il faudra que tous les alliés tombent d’accord sur la définition de la ligne rouge (on devine que certains pays seront particulièrement difficiles à convaincre, voire impossible, et que le temps de  les persuader donnera largement le temps aux dirigeants iraniens de construire plusieurs bombes, ce qui modifiera totalement les données du problème, en placant les protagonistes devant le risque d’une attaque nucléaire sur leurs ressortissants. Quand on voit les pays plier et négocier pour une demi douzaine d’otages, et leur agenouillement devant les opinions publiques, que ce passera-t-il devant la menace de centaines de milliers de morts. Quels dirigeants politiques prendront le risque d’affronter les démagogues qui surferont sur la vague de la peur quand les Iraniens auront pour de bon la Bombe?

En fait, c’est tout le passé travailliste de Shimon Pérès qui ressort au détour de cette phrase, son rejet instinctif de la guerre, et son espoir de l’éviter par la négociation, même quand tous les signes de la réalité contredisent cette espérance. Les dirigeants iraniens n’ont pas d’autre stratégie pour maintenir le pouvoir dont ils se sont emparés que de le sanctuariser par le chantage nucléaire, ils n’ont pas d’autre tactique que de gagner du temps, du temps et encore du temps. Leur dire que la limite à ne pas dépasser sera , "peutêtre ", placée dans quelques années ou plus revient à leur envoyer un signal  d’hésitation et de crainte qui ne peut que les renforcer dans la certitude que leurs adversairesz bluffent et n’oseront pas.

La dictature religieuse qui s’est emparée du pouvoir en Iran ne pense qu’à une chose:pérenniser son contrôle total de la population iranienne, étendre son influence sur les masses musulmanes de la région, prendre la tête du mouvement de haine et de rejet de l’influence de la culture occidentale  dans un choc des civilisations qu’elle veut exacerber par tous les moyens. Son mépris de la démocratie, des droits humains et de la pensée libre n’a eu d’égal que celui des grands systèmes totalitaires: communisme et fascisme hitlérien, qui ont produit des crimes par dizaines de millions, et créé, comme cette dictature, terreur politique, crimes systématiques, sauvagerie froide camouflée derrière des idéaux.

Le délire nazi et la paranoïa stalinienne n’ont pu être  vaincus que par une force supérieure, comme toutes les dictatures qui jamais ne renoncent de leur plein gré, la Syrie en est le dernier exemples, et jamais le massacre de son propre peuple n’ a posé de problèmes à un dictateur , encore moins celui de peuples voisins.

La solution du problème palestinien est peut-être la réalisation de deux états, mais qui peut nier, voyant comme la restitution aux Palestiniens du territoire de Gaza a conduit à la naissance d’un état  terroriste, gouverné par un groupe fanatique religieux et qui sert de  base de lancement pour des centaines de missiles  contre Israël, que aucune confiance ne peut exister quant aux  intentions pacifiques des Palestiniens si ils obtiennent cet état à côté de l’Etat israélien.C’est cette évidence qui a anéanti le succès d’une organisation pacifiste comme "La Paix Maintenant", qui est apparue aux yeux des Israéliens  comme une organisation niant la réalité de la menace pesant sur Israël et passée entre les mains d’un noyau sectaire qui n’écoute qu’un seul son de cloche: celui des critiques d’Israël, et est sourd à toute remise en cause du camp palestinien.

Shimon Peres , tout en disant que il y a eu un progrès majeur dans les négociations par le fait que la droite et la gauche, en Israël, ont toutes deux admis l’idée de la solution à deux  états, reconnaît  que le précédent de Gaza a rendu les Isréliens méfiants, et que "nous devrons tirer les leçons des étapes précédentes."

Là encore, le flou artistique de la formule permet d’envisager tout et son contraire. Car s’il est vrai que il n’existe pas vraiment d’alternative à la solution des deux états, celle ci paraît bien totalement impraticable actuellement, et les isréliens ne sont pas prêts, dans cette période de danger mortel pour leur état, à donner un "tiens" sur la sécurité en échange pour un "tu l’auras" pour la paix, très peu crédible en ces temps d’islamisme meurtrier qui s’étend comme une gangrène dans les pays musulmans.

Finalement,on peut voir  à travers les déclarations de Shimon Pérès, le malaise d’une gauche israélienne, héririère des idéaux du sionisme initial,mais décalée par rapport au pays profond qui lui a retiré sa confiance , et qui   tente de résister à la poussée extremiste appuyée sur le mouvement des colons et des extrêmistes religieux. Les formules emberlificotées de Pérès montrent comment cette gauche ne trouve plus les objectifs cohérents à la fois avec ses principes et avec la réalité, qui lui feraient retrouver la confiance de la population.

L’irresponsabilité des médias fait le jeu de l’islamisme terroriste.

Publié novembre 20, 2012 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit de gaza, guerre au proche orient, Les ennemis de l'Occident

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La montée du conflit entre Israël et le Hamas à Gaza apporte la vague habituelle  d’images choc et de commentaires "humanitaires"  stigmatisant la "cruauté" des bombardements israéliens et passant très rapidement sur la qustion du déclenchement de l’escalade et de la nature des enjeux dans cet épisode.

La compétition entre les médias pour capter l’audience du public, pour des raisons de réussite économique (audience = importance des rentrées publicitaires= moyens de survie  pour les médias ) les pousse constamment à rechercher le spectaculaire, le choc émotionnel, les images symboliques qui "frappen l’imagination". Cela se produit, dans les journaux télévisés par exemple, par une priorité accordée au pouvoir de  l’image sur l’analyse politique , qui reste reléguée à de très brefs moments, sauf dans les émissions spécialisées qui peuvent laisser développer les argumentations des spécialistes ou des politiques, mais ont un public très restreint par rapport aux journaux télévisés. On voit le retentissement de ces considérations de flatterie des goûts  simplistes du public jusque dans un journal d’analyse comme "Le Monde" qui avait tenté des "coups "journalistiques avec la mort de la princesse  Diana à l’époque de sa direction par   Edwy Plenel  , occasionnant d’ailleurs une crise de la rédaction autour de ces choix.

Les médias deviennent ainsi des caisses de résonance pour les discours victimaires des terroristes, dont les actions sont souvent calibrées en fonction de leur possible prise en compte par ces médias. Il se développe, depuis les guerre d’indépendance coloniales de la seconde moitié du 20 ème siècle, une stratégie de  conquête des opinions  " par la bande", appuyées sur la mise en exergue de quelques évènements générateurs d’émotion et fonctionnant comme écran de dissimulation des activités barbares de mouvements terroristes.

Les membres du mouvement terroriste du Hamas, régnant par la force et la terreur sur l’enclave de Gaza, peuvent ainsi hurler leur colère quand leur chef militaire est tué par une frappe militaire (un missile lancé par un drone), comme si il existait une impunité naturelle des militaires et  entre autres de ceux qui organisent des attentats meurtriers contre les civils en Israël. Cela peut leur donner un prétexte pour lancer des centaines de roquettes en quelques jours obligeant  les habitants du Sud d’Israël à  se réfugier dans les abris, menaçant les deux capitales de l’ Etat israélien. Imagine -t-on la France ne ripostant pas si les population civiles de Paris et de Lyon étaient attaquées par une pluie de missiles?  Et la riposte, qui vise les infrastructures et les arsenaux du Hamas, et non la population civile comme le fait le Hamas, ne peut éviter de faire des victimes civiles, puisque les postes de tir du Hamas sont dissimulés au milieu des zones civiles très habitées, volontairement constituées en boucliers humains, chargées d’être les futures moyens de propagande des islamistes. On peut donc voir des gazaouites crier au meurtre , promener des photos de familles ou d’enfants tués par les explosions des bombes israéliennes, en taisant le fait que le Hamas a placé, très volontairement et très sciemment ses installations dans des zones à forte densité civile, quand ce n’est pas dans des écoles ou des hôpitaux.

Cela permet ensuite au gouvernement islamiste turc de déchaîner sa campagne de haine anti -isrélienne et d’inverser grossièrement la réalité en traitant le gouvernement israélien de "terroriste". Ce gouvernement hypocrite qui tente  de défaire par petits pas l’ orientation laïque de  son pays retrouve les méthodes traditionnelles  de manipulation moyen orientales pour tenter de  séduire "la rue musulmane" et  se hausser au rang de puissance régionale. Les médias arabes, qui sont sans scrupules quant à  la vérité ,lancés dans une campagne militante ininterrompue  de diabolisation d’Israël et dans un soutien sans vergogne à ceux qui luttent pour sa destruction, entretiennent  l’excitation et la haine des masses arabes envers Israël. Ils utilisent les méthodes les plus grossières de la propagande (martelage des présentations tronquées des faits, répétition en boucle des images choisies pour provoquer la haine,etc.)

Pour les médias français, le fonctionnement est différent. La désapprobation d’Israël est latente dans les commentaires, dans le déséquilibre entre les mots -soi disant équitablement  répartis entre les deux camps, et les image qui penchent toujours  dans le sens de la commisération envers les "victimes" palestiniens. Les Israéliens, isolés sur le plan international,  juste soutenus par les Etats -Unis,agressés par les mouvements terroristes palestiniens qui sont manipulés par l’Iran et la Syrie désireux de faire diversion de leur crise intérieure, menacés par l’apparition de la vague de gouvernements islamistes qui s’est développée avec le "printemps arabe", entourés par l’océan de haine de  la rue arabe ,défendent leur existence en tant que Etat. La vague humanitariste qui , dans le contexte de dislocation des grandes idéologies politiques en Occident, devient le politiquement correct  qui substitue le sentimentalisme à la réflexion politique,touche les journalistes (particulièrement à la télévision) qui reflètent dans leur discours les lieux communs de la pensée préfabriquée des classes moyennes.

Parfois inconscients de ce biais dans leur présentation des faits, parfois au contraires portés par leur orientation personnelle "de gauche", majoritaire à 80% dans les médias, les journalistes contribuent à donner des aliments à la délégitimation d’Israël poursuivie avec acharnement par les ennemis de celui-ci. Ainsi, le journal télévisé de A2 prétendant donner des éclaircissements sur les responsabilités de chaque camp dans l’escalade, renverra dos à dos  les deux camps, pour ne heurter aucun public, mais finira par un graphique mettant en parallèle les 3 morts israéliens et les 80 morts palestiniens, comme si c’était , en dernier recours, l’élément qui permettait, sans paroles de juger. Bien sur , nous ne sommes pas en Corée du Nord ou les réfugiés qui ont fui le régime ubuesque , quand ils sont ramenés par le chantage sur les familles , doivent faire des autocritiques et expliquer dans les médias comment à l’Ouest les gens vivent dans la misère,  mais la dictature de l’image et des bons sentiments aveuglants biaise les jugements des masses. La diversité de la presse écrite, ou les gens peuvent choisir les points de vue qui correspondent aux leurs n’ a pas d’équivalent dans l’audiovisuel qui façonne beaucoup plus largement les opinions publiques.  Le pouvoir des médias est immense dans le modelage  des consciences par les résonances de pensées inconscientes crées par l’ effet de l’image. La machine à influencer existe et elle fonctionne même parfois sans que l’on ait besoin de lui donner des ordres.

GB

l’islamo gangstérisme et sa traînée de barbarie

Publié octobre 23, 2012 par gb
Catégories : actualité au proche orient, crise d'identité et islamisme, islamisme, Les ennemis de l'Occident, Uncategorized

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L’éditorial du Monde du 22 octobre était consacré à ce sujet et reprenait la liste des exactions commises par les islamistes du nord Mali: viols des femmes et esclavage sexuel imposé à celles ci, trafic d’êtres humains, mutilations, trafic de drogue, on retrouve la litanie de crimes barbares que l’on a déjà rencontré dans les exactions  du GIA en Algérie, mais aussi  dans les horreurs provoquées par les bandes armées qui ravagent certains pays d’Afrique Noire et qui pratiquent la même sauvagerie  (viols, esclavage sexuel , rapt d’enfants enrôlés de force et contrôlés par la dépendance à la drogue, trafics divers.

Le traitement barbare infligé aux femmes et aux enfants, la constitution de revenus par les trafics divers, de drogue en premier lieu, montrent l’intrication grandissante entre les milieux maffieux et les mouvements de guérilla ou de terrorisme, qui faute de l’appui financier de  nations, ne peuvent survivre que par des trafics occultes, dans lesquels ils rentrent en contact avec les groupes maffieux qui partagent leur culture de la clandestinité , de la violence, et du mépris des valeurs humaines. La particularité des islamo- gangsters, c’est l’hypocrisie de leur discours, qui met en avant la soi disant amoralité des Occidentaux ( règne de l’argent, sexualité libérée) pour glorifier leur soi disant moralité: ils ne boivent pas d’alcool, mais violent, mutilent par leurs "châtiments", et mettent les corps d’innocents en charpie par les bombes sans l’ombre d’une hésitation..

On assiste donc à la naissance de cet amalgame monstrueux entre les milieux du crime,fondés  sur l’assassinat, le commerce de produits toxiques, l’exploitation des désirs  contraires à la santé ou au respect de l’autre, et la domination par la force et la peur, et les groupes islamistes prêts à tous les crimes pour nuire à l’Occident, et qui utilisent la religion comme ,moyen d’accéder au coeur identitaire des masses musulmanes, et comme paravent pour enrober dans des discours moralisateurs les pires atteintes à la morale qui puissent exister.

Ce qui est effrayant dans ce processus, c’est la facilité avec laquelle ces systèmes, dont la perversité paraît évidente aux yeux des Occidentaux pénètrent dans l’esprit de très nombreux musulmans, la religion jouant le rôle de "passeur" pour l’idéologie criminelle qui se drape dans la manipulation des textes religieux..

Mais plus profondément, on voit bien combien est efficace l’excitation du sentiment d’ exclusion de la vie normale( accès aux postes de travail, mariage,poids social) qu’il soit fondé ou exagéré pour exaspérer le sentiment d’injustice.

Déjà le communisme, en bâtissant une idéologie fondée  sur la "haine de classe" opposant de façon manichéenne les odieux riches et les  parfaits exploités avait exacerbé sciemment les ressentiments, les envies qui existaient naturellement dans les sociétés, et donné une justification victimaire à la violence contenue par les institutions sociales,disqualifiant le droit  et les piliers de la société présentés comme supports de l'"exploitation. Le succès et l’extension immense de ces thèses, ayant même pénétré les milieux intellectuels, avait montré comment jouer sur les rancoeurs sociales et le désir de détruire les autres si l’on a un prétexte , est un levier qui marche à tous les coups ou presque. Désigner un responsable des malheurs ou des insatisfactions trouve toujours des auditeurs ravis de pouvoir extérioriser la haine des autres qui est en eux, surtout si l’on décrit cette haine comme un sentiment  servant de base à des réformes de la société conduisant vers une société idéale, purifiée des éléments supposés la polluer.

Le nazisme avait désigné les Juifs comme l’élément négatif qu’il fallait éliminer de la société, affirmant aux Allemands que ils étaient l’aristocratie de l’humanité  et leur murmurant à l’oreille que ils avaient le droit d’écraser le reste du monde et de se servir à volonté  de toutes  ses richesses.Enivrés de ce discours , ils suivirent Hitler jusque dans les derniers instants du système. La rivalité et la comparaison avec l’autre ,  sources d’envie de le détruire ou  de lui nuire pour ce qu’il provoque d’insatisfaction ou d’angoisse, sont combattues par les institutions et les codes sociaux, qui  remplacent la lutte de tous contre tous par  le "faire société" qui fixe un ordre vivable. Malheureusement, si la société institue des groupes sociaux entre les individus avec leurs codes de conduite et d’obligations, elle n’efface pas  la rivalité et la haine des groupes sociaux les uns pour les autres. La haine individuelle se transfère sur les groupes , et les idéologies qui visent à conquérir les esprits fournissent des argumentaires pour la détestation de l'"autre groupe" , défini  comme néfaste et justifiant son écrasement social ou même physique par un trait "démonisé".

Le fond d’agressivité et de lutte pour la suprématie qui existe chez tous les humains , et qui est circonscrit par les codes sociaux ,est au contraire excité par les démagogues et les pervers de tout poil, qui élaborent des systèmes donnant une apparence de cohérence et de rationalité à  ce qui est en fait une ouverture donnée aux instincts les plus bas, aux pulsions  de domination et de prédation qui n’attendent qu’un autorisation  et une justification extérieure pour se donner libre cours.

Partout dans le monde et même en Europe, des démagogues rabâchent aux défavorisés que c’est la faute de certains groupes indifférents à leurs difficultés ou à leurs souffrances si ils souffrent et que eux sauront les débarrasser de ces parasites et leur apporter la joie dont ils se sentent privés. Dans un autre monde (les promesses qui engagent le moins), ou dans celui ci, si on leur confie les rênes du pouvoir, qu’ils n’ont aucune intention de lâcher ,si  leurs partisans changent d’avis.

L’islamo gangstérisme, tout en mettant en oeuvre les moyens les  plus amoraux et barbares ,  tente de se construire une clientèle sur le mode maffieux, rendant des services sociaux  à une population qui est ensuite mise sous sa "protection" au sens des racketters qui vendent leur services de protection contre une soumission à leurs volontés.

De la religion n’est retenu que le message de mort adressé aux sceptiques ou aux croyants en d’autres religions, le message ethnocentriste faisant des non- musulmans des être humains dénués de toute valeur, et des musulmans le sel de la terre auto proclamé.

Le recul de la religion chrétienne, universaliste et fondée sur l’exemplarité (?) morale de ses propagandiste  a laissé la place à des  idéologies particularistes,défendant  le remplacement des valeurs universelles par des valeurs partisanes, justifiant l’emploi de tous les moyens puisque pour elle toutes les fins justifient tous les moyens, surtout le crime. Il  se crée ainsi une sorte d’internationale du crime, à laquelle s’agrègent mouvements terroristes, dictatures régnant par la terreur,mafias criminelles et finances véreuses , et qui tente de renforcer  la puissance de ses composants par la synergie de ses réseaux et de ses moyens financiers. Les religions sont capables du meilleur et du pire.L’islamisme a choisi sans hésiter le pire et continue à s’étendre en prêchant la haine et la mort et en s’alliant avec le pire des humains

TERRORISME, DELINQUANCE, ET POUVOIR DES MEDIAS

Publié octobre 8, 2012 par gb
Catégories : actualité au proche orient, crise d'identité et islamisme, islamisme, Les ennemis de l'Occident

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Le démantèlement il y a quelques jours d’un groupe terroriste islamiste en France qui se préparait à passer à l’action  sur des objectifs déjà établis  a remis à l’ordre du jour la réflexion sur les mécanismes  de fabrication de ces terroristes. La fusillade au cours de laquelle le chef du groupe a visiblement choisi de mourir plutôt que d’être capturé et la saisie des "testaments" de membres du groupe a  démontré que ces hommes avaient envisagé sous un angle suicidaire leurs actions à venir. Les autres caractéristiques de ce groupe qui ont été mises en avant par les commentateurs ont été la rapidité de la radicalisation des membres du groupe (quelques mois plutôt que quelques années pour les groupes précédents), le fait que il s’agissait de gens nés en France, souvent convertis récents, et le passage par la petite délinquance et parfois la prison comme étape décisive dans la carrière terroriste.

Le passage par la petite délinquance est un élément intéressant à plusieurs points de vue.

D’une part parce que cette petite délinquance est endémique dans les groupes sociaux défavorisés  et mal intégrés socialement  (les banlieues qui constituent des espaces de sentiment de rejet social et d’exclusion, avec  la constitution d’espaces "hors- la -loi" d’économie  et de société parallèles, ou la violence est ressentie comme la règle de l’existence et la riposte à une violence sociale non parlée). Elle constitue un apprentissage de la régulation par la violence et l’intimidation des rapports humains, de la haine contre la société et ses représentants, de la transgression comme mode de vie  et critère de valorisation et de prestige.

L’entrée dans le monde délinquant est déjà une première rupture avec  les normes et une première forme de renversement des valeurs (la force plutôt que le droit, la ruse et la dissimulation plutôt que la droiture, etc.). Le passage par la prison est souvent  le passage à un niveau supérieur:  La contre société des prisonniers est plus  liée par la solidarité du groupe ostracisé, détaché par les murs du monde extérieur,concentré dans la lutte contre les gardiens, resserré sur  son code de défense, inversé par rapport à celui  de l’ordre qui les punit. Cette promiscuité favorise la pénétration des discours de dénonciation de la société par les prêcheurs de haine islamistes. La haine est le ressort le plus puissant sur lequel ils s’appuient, ainsi que sur l’espoir de réhabilitation qui est l’autre face de leur discours.

A ces gens qui s’estiment socialement humiliés et ethniquement stigmatisés, on offre un discours de rédemption et d’ échappement aux valeurs de la société qui les entoure  en les remplaçant par les valeurs musulmanes orgueilleusement mises au dessus de toutes les autres. L’affirmation de soi passe par la négation de toute valeur à l’autre, par l’entrée dans un système binaire et manichéen, bien plus accessible que la complexité des jugements nuancés.

Il faut ajouter que l’univers délinquant est un univers qui  cohabite avec le risque, y compris celui de la mort, dans la confrontation avec les rivaux en délinquance comme avec la police. Il y a donc une familiarisation avec le danger, la mort de l’autre ou la sienne comme des possibles rencontrables. Tuer ou être tué est une des éventualités de ce mode de vie, et fait partie du paysage, d’où la facilitation de la bascule dans le meurtre suicidaire.

Un certain parallèle peut être établi avec le personnage de Mesrine, bandit médiatique, qui semble avoir pensé sa fin comme inéluctable et avoir fait le choix d’une vie menée avec "éclat", même si elle aboutissait à une mort précoce, si elle satisfaisait son désir de toute puissance et de gloire. L’épisode ou il a enlevé et torturé un journaliste qui avait porté atteinte à sa "réputation" montre le souci de l’image dans cette construction du personnage , tout autant que la virulence de la capacité haineuse, et le rôle de support de la mégalomanie occupé par les médias , qui ont fabriqué le rôle fascinant et effrayant de "l’ennemi public numéro 1" qu’il a endossé avec jouissance.

On retrouve des relents de l’idéologie mussolinienne ("vivre un jour comme un lion") et l’écho de la civilisation médiatique  illustrée par la célèbre formule de  Andy Warhol: "Tout le monde rêve d’avoir son quart d’heure de célébrité à la télévision.".

Le désespoir identitaire tente de trouver une guérison  dans cette inversion des valeurs qui est déjà une conversion, avec toute la réévaluation de soi et de ses repères que comporte cette mutation en ennemi de la société,  et dont la religion fournit le matériau idéologique.

Le terrorisme constitue ainsi un alliage de haine et de désespoir social qui trouve une armature dans le discours  d’une secte politico-religieuse.

Il faut aussi tenir compte de ce que le terrorisme a à voir avec la médiatisation de la société. Le carnage du 11 septembre ne peut se comprendre comme une volonté de terrifier les Etats Unis, même si il y a eu dans la population des réactions de panique, mais plutôt comme un message de propagande destiné aux masses arabes, une campagne de pub menée avec des images choc pour  insinuer l’idée de la puissance de l’organisation terroriste, et susciter des émules.

A  l’heure ou la mondialisation donne aux gens le sentiment d’une impuissance à agir sur les phénomènes économiques et donc sociaux et politiques, le terrorisme donne  l’impression que quelques individus déterminés peuvent infléchir le cours de l’histoire, faire plier des états parmi les plus grandes puissances mondiales,(c’était la conviction de Merah, qu’il allait faire plier l’Etat Français). Là ou ni le volontarisme de Sarkozy, ni celui de Hollande, n’ont semblé capables  de neutraliser les embardées du système financier et industriel, des anonymes insignifiants rêvent de leur quart d’heure de gloire et de puissance. Déjà, posséder des armes et des moyens explosifs de destruction les place hors du commun des mortels , à qui ce pouvoir est refusé sauf aux soldats et aux policiers.Mais le "permis de tuer" qu’ils s’accordent les place encore un rang au dessus dans l’échelle du pouvoir, et c’est ce dont ils veulent jouir, ne serait-ce que un court instant.

Le terrorisme est inséparable de son  écho médiatique. Il pose comme principe fondamental le meurtre comme moyen légitime de l’action politique, c’est à dire l’élimination physique des adversaires politiques, mais aussi le meurtre aveugle comme  moyen de propagande , visant seulement à fournir une représentation imagée de sa vision du monde. Ainsi, une nationalité, une appartenance culturelle présumée, une religion, une couleur de peau, peuvent suffir à désigner des victimes dont le nombre, le plus grand possible, ne sert que à démontrer l’intensité de la haine qui leur est vouée et la puissance de nuire du groupe terroriste. La logique profonde de ces actions est exterminatrice, et elle joint le geste à la parole, pour bien faire rentrer dans les têtes que pour elle , il ne s’agit pas de vaines paroles. Toute opposition , mais aussi tout discours autre que le sien " mérite" la mort, et ils sont seulement les exécutants (éxécuteurs) de cette volonté qui les dépasse, mais à laquelle ils acquiescent. Pour les terroristes islamistes, les non musulmans n’ont aucune valeur, puique toute valeur est réduite à l’Islam, et ils n’ont d’autre avenir que la conversion ou la mort.

Les terroristes islamistes ont parfaitement saisi la transformation du monde politique induite par le poids immense des médias. Le pouvoir d’influence acquis par ceux ci a mis l’accent sur la simplification et le sensationnalisme qui convient parfaitement au message limité et rudimentaire qu’ils ont à transmettre.Viser le choc émotionnel, en particulier sur les masses peu instruites du monde arabe, est très rentable.

Même Brevik, l’assassin d’extrême droite qui a massacré de sang froid plus de 70 adolescents en Norvège, a prétendu vouloir seulement  envoyer un "message d’alarme" à son pays et son acte n’a de sens que par son retentissement médiatique, même si le résultat n’ a pas été celui escompté.La propagande "traditionnelle" par tracts, petits journaux, meetings est dépassée.5mn d’antenne valent des millions de tracts,et médias et politiques se renvoient  la politesse, chacun tenant l’autre par la barbichette et jouant le jeu car il y voit son intérêt.Les médias  influencebt les masses , qu’elles contribuent à constituer par l’uniformisation de leur pensée, et celles-ci influent les médias par le conformisme et les idées recues que les journalistes finissent par reprendre sans même s’en rendre compte.La violence  dans le langage finit par pénétrer les médias eux-mêmes ("casse toi, riche con " dans Libération, les invectives de Mélenchon ou de Marine Le Pen, la violence des "unes" des hebdos contre Hollande après celle ,déchaînée, contre Sarkozy.).

Le pouvoir d’intimidation des terroristes et le pouvoir d’influence des médias vont dans le même sens: une réduction de la capacité de penser librement et la subtitution de manipulations à l’accès à la vérité et à la liberté critique.

Le printemps arabe débouche partout sur une prise de pouvoir des islamistes

Publié juin 27, 2012 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, crise d'identité et islamisme, islamisme

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Les élections présidentielles en Egypte viennent d’en donner la dernière confirmation: l’élection d’un président membre de la confrérie des Frères Musulmans, après 60 ans de pouvoir militaire, montre l’état catastrophique  de la situation politique dans ces pays:. Les dictatures  qui ont écrasé toutes les oppositions , islamistes comme démocratique , ont vidé ces pays de toute culture démocratique, et n’ont laissé la place que à des choix binaires entre deux sortes de dictature; celle d’un parti au pouvoir , corrompu de façon obscène, policier de façon souvent barbare, et l’autre obscénité: celle du fanatisme, de la régression à des moeurs moyenâgeuses et de la terreur exercée sur tous ceux qui ne partagent pas une foi.

Ce qui se déroule devant  nos yeux: victoire des islamistes en Tunisie ou ils prennent le pouvoir et ou le débat n’est plus que entre factions plus ou moins extremistes islamistes, montée en puissance des islamistes dans l’anarchie lybienne, guerre civile en Syrie ou la sauvagerie du régime  tortureur d’enfants ne permet pas de se faire d’illusion sur ce qui se passera quand les sunnites auront pris le pouvoir à sa place, partout l’islamisme a gangrené la société musulmane, et à réduit à une place marginale le désir de démocratie. L’erreur fondamentale des Occidentaux est d’avoir négligé ce désir d’encadrement idéologique et de repères moraux dont la seule image , dans les sociétés déglinguées de l’Orient musulman, est fournie par l’islamisme.

La démocratie nécessite un long travail de formation politique , une distance par rapport au régime de la force brutale dont la nostalgie existe chez tous les humains , comme l’a montré la formidable régression du nazisme en Allemagne.Réduire la démocratie  au simple remplacement d’une dictature oligarchique par une dictature plus élargie, mais conservant les mêmes mécanismes de violence , de non-respect des opinions différentes, de bourrage de crâne par les médias, est une simplification très coûteuse politiquement.

La démocratie nécessite un très long temps de formation, d’institutionnalisation, d’équilibration des pouvoirs après une longue série d’essais et erreurs, aux antipodes  de la seule élection d’une majorité. Pour ne pas rester uniquement dans les exemples dans le monde musulman, on peut voir comment la Yougoslavie , pendant la guerre civile,  a produit des exemples de sauvagerie dont on croyait les Européens incapables après le nazisme: épurations ethniques, terreur contre les populations civiles, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, développement d’une idéologie paranoïaque chez les Serbes par le contrôle des médias , venant après 45 ans de régime communiste qui était une dictature d’un parti unique, utilisation des leviers comme le nationalisme et la haine des identités différentes. Le choc des cultures et la démagogie d’aventuriers politiques ambitieux et sans scrupules ont fait exploser le système politique et conduit, jusqu’à l’intervention occidentale, à la mise sous tutelle du pays parles forces les plus extrémistes qui existaient.

Les évènements de la dernière année montrent l’illusion totale de ceux qui ont glorifié la "révolution arabe" sans voir plus loin que le bout de leur nez  et comprendre que elle n’était que le véhicule d’une nouvelle distribution du pouvoir ,cachant le remplacement d’une dictature par une autre , à la manière des "révolutions mexicaines" ou le peuple était toujours cocu quand un général en remplaçait un autre.

Les nouveaux régimes sont mêmes bien pires que les autres, car ils ajoutent au contrôle total de la vie politique un contrôle des esprits par une propagande omniprésente et un éducation à la haine qui produit des tueurs sans états d’âme. Ils apprennent à leurs population l’acceptation de la pensée imposée et le contrôle de la vie privée , et font régner la peur chez ceux qui sont différents: minorités ethniques, religieuses, philosophiques ou sexuelles.

Sur le plan international, leur agressivité  et leur haine anti-occidentale et surtout anti-israélienne crée de plus en plus les conditions d’une guerre d’anéantissement contre Israël, qui voit le cercle  des nations islamistes  se resserrer autour de lui de façon implacable, en même temps que les tensions avec ses alliés augmentent du fait de l’escalade vers le nucléaire de l’Iran. La Palestine prend chez les islamistes la place des Sudètes dans le discours de propagande des nazis avant le déclenchement de l’agression allemande.Les Nazis aussi protestaient de leurs intentions pacifiques et de la limitation de leurs ambitions. Seule leur démesure les a conduit à l’échec, pas la volonté des masses allemandes, complices dans leur ivresse de pouvoir des exactions et des crimes qui accompagnaient ces paroles doucereuses. Les islamistes manient avec bonne conscience le double langage, en n’ayant que mépris pour les naïfs qui les croient  , et qui n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes quand les conséquences apparaîtront. Le mensonge et la ruse sont à leurs yeux des armes légitimes et une preuve d’intelligence.

Les masses arabes, glorifiées un temps dans la presse occidentale qui a pris pour argent comptant les discours  de "libération" des résistants à une dictature qui faisaient le lit d’une autre dictature, montrent ce à quoi elles aspirent: la liberté de choisir  une autre oppression, le désir de manifester leur haine de l’égalité des sexes et de la culture libérale,l’envie d’extérioriser une violence qui imprègne tous les étages de leur société et qui alliée à l’inculture et à l’excitabilité en font les masses de manoeuvre  des démagogues islamistes , prêts à s’emparer du pouvoir et à ne jamais le rendre.

BHL constitue ainsi le meilleur exemple de cette vision à très courte vue qui prend à la lettre les déclarations des protagonistes, confond action humanitaire et action diplomatique,  se rengorge du pouvoir qu’il croit manifester alors que il est manipulé et écrase sous les déclarations moralisantes ceux qui contestent la lucidité de ces passages à l’acte . Les "idiots utiles" dont parlait Lénine existent toujours: il y a toujours des gens prêts à prêter main forte aux loups déguisés en moutons, quitte à reconnaître leurs erreurs quand le mal est fait… et irrattrapable. Mais il faut bien admettre que il a réussi à pousser à l’engagement les Français et les Anglais, alors que les Americains  restaient prudemment sur la réserve, ce qui montre le pouvoir d’entraînement de ces positions moralisatrices en politique (voir le succès des niaiseries de S.Hessel et de son devoir d’indignation). Pour que un Nicholas Sarkozy fasse de la surenchère sur ce mode, il faut que le pouvoir de pénétration de ces idées soit grand.

Les islamistes vont continuer à pousser leurs pions, avec prudence, en contrôlant de plus en plus les masses arabes, en attendant le moment ou le rapport de force leur sera le plus favorable pour étrangler Israël, quand ils pourront prendre la position de victime (cf les Turcs avec le forçage du blocus israélien de Gaza, la famille de Merah, le tueur de Toulouse, portant plainte contre l’Etat Français pour "assassinat") et ainsi neutraliser l’aide des pays amis de Israël par une action par l’intermédiaire des opinions publique. L’idéologie victimaire a fait un tel bond dans les opinions occidentales, elle fait tellement partie  des lieux communs partagés par les masses mais aussi par les gens des médias que elle est pratiquement spontanément reprise par eux et ainsi renforcée en feed back dans le public.

La haine anti américaine et anti -israélienne va encore franchir quelques crans, en attendant de pouvoir se décharger dans une offensive finale qui réjouira  ceux qui, en majorité dans le monde musulman ,  se sont réjoui du 11 Septembre et rêvent de  faire mille fois mieux la prochaine fois.

GB

Mohamed Merah: la culture de la haine comme facteur essentiel du choix d’un embrigadement

Publié mars 24, 2012 par gb
Catégories : antisémitisme, crise d'identité et islamisme, questions d'identité

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La mort du tueur de militaires français et d’enfants juifs clôt le suspense de la semaine passée et ouvre le temps de la réflexion  sur ces évènements: comment un jeune homme qui n’apparaît pas plus fou que la moyenne des jeunes des banlieues s’enfonce-t-il  dans un système d’idées qui ne débouche que sur le meurtre  suicidaire  de personnes innocentes et non impliquées.

Qu’est ce qui rend possible cette trajectoire mentale , qu’est ce qui  fait que certains peuvent suivre cet itinéraire , et d’autres pas. Certains éléments paraissent jouer un rôle essentiel:

D’abord , l’existence d’un environnement des jeunes beurs des banlieues qui est un véritable chaudron d’idéologies ou s’affrontent et cohabitent  différents systèmes. Les uns prônant l’effort pour s’intégrer , essayer de réussir et adopter les codes de la société environnante, démocratie , laïcité et égalité des femmes , les autres prônant le rejet de la culture environnante, le repli sur la religion et la solidarité communautaire ,et la haine de la Nation  ou ils vivent.

Les choix que font ces jeunes peuvent être liés à leurs expériences de vie : réussite ou échec scolaire avec l’humiliation qui peut en découler,réussite ou échec de l’insertion professionnelle, accès à la culture française et à sa richesse ou rejet et retrait dans la culture communautaire.

Mais à ces âges ou l’on se cherche, et ou l’on n’est pas très modéré le plus souvent ,la tentation peut être forte de choisir les valeurs du ghetto qui les entoure: le prestige du rebelle , du révolté , la culture de la force qui compense le sentiment d’infériorité sociale, la haine de l’ordre établi à travers la Police ou les institutions de l’Etat.

A partir du moment ou la balance penche de ce côté , le déséquilibre peut aller en augmentant: le rejet de la société environnante crée ou augmente un vide de normes et de valeurs qui nécessite le surinvestiisement des valeurs communautaires : le monde apparaît scindé entre amis et ennemis , même "frères" et ennemis ; c’est une guerre qui commence , dans un système de plus en plus manichéen: le choix initial , porté par le ressentiment qui l’irrigue , se redouble de la haine que l’on porte à l’ennemi qui est "l’anti-soi".

La religion est alors mise en place de ce qui structure l’appareil de pensée des jeunes paumés: le sentiment de culpabilité lié aux  petites pratiques délinquantes se mue en un sentiment de restauration morale et de réhabilitation qui lui même entraîne un reconnaissance envers la religion qui permet cette revalorisation de soi.

Il s"agit d’une conversion , même si la religion était déjà là, mais pas dans cette place centrale. Désormais , toute le vie , si apparemment dépourvue de sens et de but  jusque là, est rendue cohérente, justifiée, embellie.

A partir de là , comme dans toute conversion,la religion devient l’unité de mesure de toute chose , la vie n’a plus d’autre finalité que de mettre en actes cette religion.

Parallèlement , apparaît la place  pour des guides en religion,des "maîtres" qui guident le néophyte su la voie de la "compréhension" de cette religion.Là ou le cadre familial, plus ou moins désagrégé comme chez  Merah, a fait défaut , le soutien personnel et le cadre de la religion remplacent la structuration par  l’exemple et l’entourage familial.Les agents recruteurs et les manipulateurs ont la voie libre, et vont pouvoir à la fois attiser la haine des candidats croyants envers la société environnante , leur présenter comme un devoir religieux de combattre -sans pitié- des adversaires définis comme ennemis de Dieu , développer l’idéologie du djihad comme une guerre glorieuse , l’aventure possible en ce siècle, la revanche de toutes les humiliations, l’accès à une vision héroïque d’eux mêmes.

Qu’il s’agisse de jeunes à la dérive ,ayant pénétré les mondes de la délinquance ( Merah est passé par la prison, qui est une forme  de stigmatisation , même si elle est méritée ), poussés par le ressentiment et la haine de se ressentir méprisés ou exclus , trouvant une armature pour leur pensée dans la religion ,ou que ce soit des personnes plus éduquées, mais toujours baignant dans la haine de la société, et trouvant  une possibilité de faire carrière dans cette haine , un processus s’engage, ou l’identité se structure autour d’une représentation du monde comme espace d’une guerre à mort , ou l’ennemi ne mérite ni considération , ni compréhension , seulement la destruction.

C’est ce qui constitue la "radicalisation" dont on parle tant: Peu à peu, l’ennemi est deshumanisé , considéré comme quelque chose qui n’ a pas le droit à la considération humaine , c’est l'"AntéChrist", l'"antiDieu", ce qu’étaient les Juifs pour les Nazis; Tous les moyens sont bons pour faire triompher la cause, qui se ramène souvent  à exister médiatiquement. L’ennemi est un Satan, une incarnation du Mal et le monde doit être débarassé de sa présence souillante.

Le point de départ,  la haine ,qu’elle soit liée à des expérience douloureuse ou à une personnalité de type paranoiaque (tempérament agressif , haine profonde , rigidité peronnelle , projection sur l’autre des responsabiblités)qui a sous tendu le choix , entre les différents systèmes d’idées, de celui qui justifiait ce sentiment, aboutit  à un renforcement de celle ci jusqu’au passage à l’acte  quand tous les barrages empêchant le meurtre ont sauté;

La terrorisme est dan son essence un système d’idées qui légitime le meurtre comme moyen d’action politique et tout son appareillage est destiné à convaincre ses adhérents de la valeur morale de ces meurtres.C’est une éducation , ou une rééducation qui prépare à donner la mort.

On est donc là bien loin de la folie individuelle , même si les déséquilibrés -ou les personnes à l’équilibre fragile- constituent des recrues naturelles pour ces mouvements.

Les réseaux islamiques constituent une véritable "école de la haine" ,où l’éducation de la haine est poursuivie systématiquement, martelée  et répétée indéfiniment. Mais il faut bien comprendre que ce sont  les choix du postulant qui sont premiers , inspirés par la haine et le ressentiment initiaux. Comme des étudiants choisissent leur filière d’études et ensuite adoptent les valeurs de leur monde professionnel, les individus qui choisissent d’écouter prédicateurs et instructeurs du djihadisme y trouvent fondamentalement un écho à leurs sentiments les plus profonds : ressentiment contre la société ,volonté d’effacer une part de leur existence considérée comme "nulle"et de la remplacer par un "être nouveau",construire un nouveau récit de leur vie , au prix éventuel de celle ci. Les officines islamistes proposent un produit tout fait , une identité neuve comme un faux passeport, à des gens qui ne veulent plus de leur identité réelle. Des jeunes  violents,déjà en rupture avec la société , peuvent être encouragés à approfondir cette rupture et recevoir des certificats d’héroïsme pour des actes barbares qui leur donnent un (bref)sentiment de toute puissance . La difficulté  de soutenir l’identité mélangée  des immigrés ou des beurs, la nécessité d’une capacité d’élaboration  de cette  situation génère des désirs de simplification, qui trouvent chez certains l’issue d’une réduction identitaire à un seul des termes. Ceci leur procure  le sentiment d’une sortie miraculeuse des contradictions angoissantes antérieures par ce  renversement radical.

Le monde est simplifié par une opposition manichéenne entre le Bien et le Mal. Le sentiment de toute puissance donné par la possession des armes et le "droit" de tuer  produit une exaltation qui efface le sentiment d’être un "perdant radical". Le candidat djihadiste peut se transformer en machine à tuer, jouir de la crainte qu’il suscite , avoir l’illusion de tenir tête à des états puissants, et se perdre dans la rêverie d’un monde purifié par l’éradication de ceux qui ne partagent pas son système d’idées , ennemis directs ou reste de la population considérée comme  complice , enfants compris.

La radicalité est toujours simplification , refus des complexités et des pluralités. Ceux qui choisissent de voir uniquement la face sombre du monde peuvent devenir des monstres, tueurs "fous" qui à un moment, sortent de l’humain qui ne les a pas apprivoisés. Des esprits pervers s’emploient à les y pousser. "Le Monde"  du Weekend  , en faisant sa Une  sur l’interrogation : fait divers ou fait politique ,tente de tordre le cou à la réalité: un attentat terroriste meurtrier, fait au nom de AlKhaida , n’ezst pas un fait divers , c’est un fait politique .Tenter de faire comme si il y avait un doute , comme si le terrorisme islamiste pouvait se ramener à un malaise social , et à une dureté de la société vis à vis des pauvres immigrés fait partie du déni pratiqué par la gauche ,et est un cheval qu’elle aurait bien voulu pouvoir enfourcher dans l’affaire Merah, dans la bataille des présidentielles.Dépitée de ne pas voir se confirmer ses premières hypothèses attribuant les attentats à l’extrême droite, la gauche se réfugie , pour une partie d’entre -elle , dans la mauvaise foi qui attribue à l’inéquité sociale la cause , et l’excuse, du terrorisme. On ne se refait pas

GB


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