POURQUOI L’ISLAMISME S’ETEND-IL TELLEMENT ?

Publié octobre 7, 2014 par gb
Catégories : actualité au proche orient, crise d'identité et islamisme, guerre au proche orient, identités collectives, islamisme, Les ennemis de l'Occident, questions d'identité

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Que veulent vraiment les islamistes?

La réponse paraît simple à une question aussi directe Ils veulent instaurer une théocratie, c’est à dire un système politique ou le pouvoir politique est constitué par les instances religieuses, même si quelques coquilles creuses sont laissées pour garder les formes apparentes de la démocratie. Ce système politique souhaite faire table rase de toute forme de démocratie, considérée comme une insulte à la toute puissance divine, et remplacer les lois inspirées par le désir de liberté et de justice par les interprétations données par les autorités religieuses de textes attribués à l’inspiration divine du prophète. Toute manifestation de la pensée doit se justifier non par les arguments qui la fondent, mais par la preuve de sa ,conformité avec des textes écrits il y a 15 siècles et parmi lesquels ces autorités auront sélectionné ceux qui vont dans le sens de leur radicalité extrémiste Ainsi, face à l’échec d’une culture à intégrer la modernité qui a libéré la pensée de ses carcans moyen-âgeux, les islamistes ont choisi la fuite en arrière : restaurer l’Inquisition, rétablir la peine de mort pour le blasphème et l’apostasie, les mutilations comme punitions, réinstaller la suprématie des hommes sur les femmes dans la vie quotidienne, faire régner la terreur par les mariages forcés, les viols et la pratique de l’esclavage

Tenter de faire revenir la civilisation à l’époque du moyen âge est d’abord apparu comme un projet tellement fou que l’on a pensé que très peu de gens seraient tentés de les suivre. Mais la réalité oblige à reconsidérer cette opinion.

Une minorité certes, mais une minorité non négligeable de la population musulmane adhère plus ou moins à ces conceptions, et tente de réparer une identité dévaluée par ses échecs économiques et politiques( dictatures grotesques, masses violentes et haineuses, situations de misère malgré la manne pétrolière, absence de la scène scientifique, et artistique depuis des siècles, sauvagerie des modes politiques, terrorisme, guerres civiles féroces, etc…

Ce qui est sidérant, c’est justement de voir le phénomène ne pas rester limité à quelques esprits faibles, mais au contraire prendre sans cesse plus d’ampleur. L’entrée dans le système de pensée islamiste se fait par au moins trois voies de pensée :

L’entrée par l’activation de la religion qui devient le centre de gravité de l’individu et qui règle une part de plus en plus grande de son comportement. Le désir d’unité intérieure se place sous le signe de l’adhésion intérieure de plus en plus étendue et de la mise au poste de commandement de la religion, ce qui veut dire des commandements indiscutables et qu’il n’y a qu’à appliquer à la lettre pour avoir un guide dans toutes les circonstances. Comme dans beaucoup de conversions, à une période d’errance dans le domaine des idées auxquelles arrimer ses choix succède une période ou l’impétrant a le sentiment que tout s’éclaire, que tout se met en ordre Les adolescents cherchant sous quelle bannière se ranger pour mettre de l’ordre dans leur vie sont évidemment des personnes toutes désignées pour cet embrigadement religieux. Les petits délinquants entrés dans la carrière délinquante par les petits trafics de l’économie parallèle trouvent aussi dans ce passage au militantisme religieux le moyen de se refaire une virginité morale et de se rehausser à leurs propres yeux.

A partir de ce passage au militantisme religieux, la voie est ouverte pour l’influence des « prêcheurs de haine », qui expliquent au candidat au perfectionnement religieux que la conséquence de son engagement doit être l’entrée en guerre contre les ennemis de l’Islam et la propagation par tous les moyens de sa religion. L’essentiel de la mutation est opéré, il ne reste plus qu’à fignoler la haine de l’Occident pour parfaire le parcours. C’est le travail des « imams » radicaux qui peaufinent la haine de la société occidentale, par discussions personnelles ou prêches pré enregistrés.

La deuxième voie d’entrée est la révolte contre les dictatures sanglantes qui parsèment le monde arabe et les répressions abominables dont sont coutumiers ces régimes. Le catalogue des horreurs dont sont victimes ces peuples dépasse ce qui est humainement soutenable ( en Syrie, la férocité du régime de terreur instauré par le régime rejoint celle de l’ex régime de Sadam Hussein ( tortures abominables de membres de familles devant leurs proches, affamement de villes entières, bombardements aveugles et utilisation des gaz contre les civils, etc…

La révolte est légitime, simplement les Islamistes oublient de mentionner les exactions de leurs propres groupes (attentats aveugles contre les populations civiles, assassinats, mutilations, viols, vente en esclavage,  terreur religieuse.

Ces nouvelles « Brigades Internationales » suscitent le désir de s’enrôler, chez les jeunes désireux d’action qui y voient un sacrifice noble susceptible de redonner une valeur et une dignité à une vie qui à leurs yeux en est dépourvue. Là encore, la face qui leur est cachée, c’est la mainmise réussie par les mouvements extrémistes religieux sur ces combattants, la transformation de la volonté idéaliste de combat contre les régimes de terreur en chair à canon et à attentats au service de groupes fanatiques visant à instaurer d’autres dictatures au moins aussi horribles que celles qu’ils combattent. Certains s’en rendent compte une fois sur place, d’autres meurent avant de comprendre, et certains sont convertis à cette violence extrême. En tout cas, les volontaires affluent.

La troisième voie d’entrée dans le djihadisme c’est le ressentiment contre la société d’accueil. Le décalage dès l’entrée à l’école, suivi pour beaucoup par une trajectoire d’échecs scolaires, puis de chômage et de difficultés à trouver une place dans la société malgré parfois des diplômes obtenus par beaucoup d’efforts et de sacrifices ,vécus comme des signes de rejet de cette société à leur égard, entraînent une conviction grandissante que l’égalité des chances que cette société fait miroiter n’est qu’un leurre et qu’ils sont l’objet d’une ségrégation humiliante. Quand ils commencent à lire la société avec cette grille victimaire, la pente augmente rapidement, les contre exemples sont balayés, et une trame persécutrice et haineuse se constitue qui fait le lit d’une haine de l’Occident qui établit vite un lien avec les autres ennemis de l’Occident, promoteurs d’une « supériorité » des musulmans qui leur réchauffe le cœur.

Ainsi, ce que l’on décrypte dans cette situation va très au-delà de pathologies individuelles, évoquées au départ du phénomène.

C’est la « désidentification » des masses musulmanes , confrontées à l’incapacité de leurs structures sociales et politiques à rentrer dans la modernité, à quelques exceptions près, qui crée leur repli sur la religion et même sur une forme de société purement rétrograde. Faute de pouvoir social, les hommes s’accrochent à leurs privilèges, avec- c’est un comble- des réflexes de « petits blancs » vis à vis des femmes. Par rage et par impuissance, ils accentuent leur retrait de la modernité et revendiquent leur anachronisme.

L’Islamisme est la synthèse de ces frustrations et de cette vision persécutée de l’histoire. Malheureusement, il est en phase avec les sentiments profonds d’une part importante de la population musulmane, et le vivier ou il recrute ses adhérents potentiels est immense.

De plus, l’Islam, religion aux prescriptions simples, devient de plus en plus une religion de déshérités, et prend maintenant une allure de religion porte drapeau pour les ennemis de la civilisation Occidentale.

Le communisme a tenté de dresser les classes ouvrières de tous les pays contre la société « capitaliste ». Il a échoué dans sa tentative de guerre civile internationale, la « conscience de classe » s’est dissoute dans les divisions entre les choix divers de ses membres. Le rêve des islamistes est de bâtir une nouvelle division du monde entre croyants (dans l’Islam) et « mécréants ». C’est un rêve fou et désespéré :l’Islam est la religion d’un milliard d’êtres humains, mais la population de la Terre est 7 fois plus élevée et il n’y a aucune chance qu’ils arrivent à étendre leur religion à la terre entière.

Mais en attendant, ils peuvent accentuer leur emprise sur les masses musulmanes, dépourvues d’intellectuels capables de résister à cette vague rétrograde. Et s’ils parviennent à la puissance nucléaire, tout peut être envisagé avec ces fanatiques.

L’affaiblissement de l’influence de l’Occident

Publié octobre 3, 2014 par gb
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L’évolution de la dernière décennie est marquée par le recul indiscutable de la primauté de la civilisation occidentale :

  • son incapacité à triompher de l’anarchie du Moyen Orient, la reconnaissance par Obama de la limitation de se moyens face à la barbarie de l’Etat Islamique, la démonstration de la limitation des moyens de la France qui ne dispose que de quelques milliers d’homme pour contrôler des territoire immenses en Afrique, les échecs répétés des interventions des Etats Unis (Afghanistan, Irak, Syrie,)
  • Son impuissance devant la politique expansionniste , hyper-nationaliste, et annexionniste de la Russie.
  • Sa timidité face aux prétentions hégémoniques de la Chine, adossée à une économie qui est en train de dépasser l’économie américaine , et à sa démographie de 1,3 milliards d’habitants.
  • La crise économique qui réduit sa puissance financière et industrielle.
  • La montée en puissance des idéologies contestant la valeur de la démocratie et prônant la légitimité des dictatures et leur efficacité par l’évitement des débats et de l’influence de l’opinion publique.

En fait, deux grands blocs se sont constitués pour contrer l’idée de démocratie et les libertés défendues par l’Occident :

Un bloc réalisé par les 2 grandes puissances de l’ex bloc socialiste, la Russie et la Chine qui ont instauré des dictatures traquant toute critique du régime qui conduisent les opposants soit à la mort sous les balles de tueurs aux ordres des services secrets, soit à de très longues peines de camp ou de prison. Ces régimes contrôlent tous les moyens d’information et trouvent un appui dans les grandes masses qui bénéficient de l’élan économique de la Chine et des retombées de la manne gazière et pétrolière pour la Russie. Ils s’appuient également sur le nationalisme et le désir de revanche de leurs population face à ce qui a été ressenti comme l’arrogance des pays occidentaux. L’un et l’autre tentent d’ancrer ce nationalisme dans une culture traditionnelle par la puissance mobilisatrice de la religion ( christianisme orthodoxe pour la Russie, bouddhisme pour la Chine.)

Tous les deux gardent du communisme son mépris pour la démocratie et ses habitudes de régime policier et de diatribes anti occidentales.

L’autre bloc est celui constitué par une partie des pays islamiques, et les différents mouvements fondamentalistes islamistes pour qui la démocratie est une insulte à Dieu et à sa toute puissance. Là c’est l’échec de ces cultures à fonder d’autres économies que des économies de rente, l’analphabétisme de masse, et la structure tribale de la société qui empêchent le développement d’un Etat compétent et au service de toute la population, plutôt que à celui d ’un clan.

Ce groupe est moins puissant économiquement et militairement que le groupe de l’ex camp socialiste, mais sa haine est absolue, sous-tendue par une foi religieuse détournée et instrumentalisée , tendue toute entière vers la destruction du monde occidental, a qui il a déclaré une guerre à mort.

Face à ces menaces, les Etats Unis hésitent à reprendre le rôle de gendarme du monde, ne veulent plus risquer la vie de leurs troupes, après l’avoir fait au prix de 50000 morts au Vietnam. L’Europe, quant à elle, paralysée par la crise dont elle n’arrive pas à se relever, minée par un doute grandissant sur sa pertinence, divisée à l’extrême devant les choix à faire, minée de l’intérieur par le flot d’une immigration qui s’amplifie et qui commence à peser sur ses choix, menacée par les séparatismes qui fleurissent de tous les côtés, voit son influence s’amenuiser comme sa part du commerce mondial.

Le risque existe d’une alliance entre les ennemis de la démocratie selon le bon vieux principe : les ennemis de mes ennemis sont mes amis.

En même temps, il existe des facteurs qui contredisent ces raisons d’être pessimistes :

Les Russes sont conscients d’une menace qui les vise aussi avec les pays de culture islamique de l’ancien empire soviétique, les Chinois également avec leurs minorités turcophones (Ouigours). La Chine fait preuve d’une volonté de puissance qui effraye, mais son gouvernement dictatorial reste rationnel, ce qui n’est pas le cas des fanatiques « fous de Dieu », qui sont autant capables de faire sauter la planète que eux-mêmes. Même Poutine, malgré la tentation de pousser ses avantages, reste un froid calculateur qui ne souhaite pas l’apocalypse finale.

L’ennemi principal de la sécurité du monde et de sa liberté reste donc l’islamisme, et la folie de son projet de soumettre le monde entier à sa règle démente et au règne de mollahs débiles qui ne connaissent de la vie que leur catéchisme de mort et de soumission totale.

Pourtant, dans le monde entier, l’aspiration à la liberté reste une flamme inextinguible, et les succès relatifs de l’obscurantisme peuvent n’être que une phase momentanée. Il y a 20 ans, certains pronostiquaient la victoire totale et définitive de la démocratie ( et même la fin de l’Histoire !). Cette époque paraît lointaine, mais…la roue tourne. Qui sait où nous en serons dans 10 ans ?

Que peut faire l’Occident devant ces dangers qui le menacent :

D’abord être lucide sur ces menaces, au premier rang desquelles l’Islamisme, qui nous annonce des attentats visant les Français (« méchants et sales ») ou qu’ils se trouvent. L’Islamisme doit être combattu sous toutes ses formes, et en particulier ses formes insidieuses : revendications communautaires, tentatives de jouer sur des imprécisions de la Loi, présentation victimaire jouant sur la mauvaise conscience, tentations électoralistes, grignotage de la laïcité, déclarations ambigües sur les actes

terroristes..
Ensuite, l’Europe doit tenter de retrouver une visibilité internationale en ayant une politique générale nette, et qui ne soit pas que l’expression de bons sentiments. Elle doit défendre les valeurs de liberté, même si cela doit déplaire à quelques potentats, mais aussi reconnaître que l’on ne peut imposer ses valeurs a des peuples qui en choisissent d’autres

Elle doit affirmer sa solidarité avec ses alliés américains, qui ont en charge le plus lourd fardeau sur le plan militaire.

C’est l’Occident tout entier qui doit continuer à croire en la lumière qui l’accompagne, et qui attire encore des masses qui débordent largement les politiques des gouvernements auxquels elle se confronte. L’Occident doit resserrer les rangs face à ses ennemis qui l’attaquent sur deux axes différents.. Surtout il doit chercher à conserver et accentuer sa suprématie scientifique et technologique, base de la suprématie économique. La crise économique et financière actuelle a fait douter les masses de la validité de ses principes économiques. Et quand l’économie va mal, les masses sont prêtes à jeter par dessus bord la liberté si chèrement payée pour être sures d’avoir du pain.

La partie n’est pas jouée, mais les adversaires de l’,Occident n’ont remporté aucun point décisif. Simplement,  ils ont relevé la tête, et le nombre de défis qu’ils lancent à sa domination augmente chaque jour.

LA FRANCE S’ENGAGE DANS LE COMBAT DECISIF CONTRE L’ISLAMISME

Publié septembre 26, 2014 par gb
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La décision du gouvernement français d’attaquer les troupes de l’ Etat Islamique  et la riposte ignoble de celui-ci par la décapitation de l’otage français ont fait changer de nature l’affrontement entre les deux camps.

Du côté français, le côté crucial de ce combat a été formulé sans ambiguité, et sans retenue par crainte des représailles. Le conflit a été clairement caractérisé comme ce qu’il est : un conflit pour la défense des valeurs fondamentales de l’Occident et de la République: démocratie, liberté de pensée, égalité hommes femmes, respect des droits humains, face à une poussée mondiale d’un obscurantisme moyenâgeux,   d’un développement du crime abject sous couvert  d’une parodie de religion.

Une armée de tueurs s’est levée dans un coin désert du monde,  a annulé les frontières entre des états, et annonce sans hésitation sa volonté de soumettre le monde entier à sa règle démente, massacrant tous ceux qui refusent de plier à son joug.

La France est au premier rang de la riposte parce qu’elle sait qu’elle est au premier rang des objectifs de ce groupe,parce que elle refuse de plier, mais surtout parce que elle est vulnerable sur son propre sol, du fait de la présence d’une importante communauté musulmane qui est un vivier de recrutement pour la sanglante secte, même si l’immense majorité  de cette communauté ne se reconnaît pas dans l’interprétation meurtrière du Coran mise en avant par les Islamistes.

Du côté islamiste, ce qui frappe, c’est l’élargissement rapide du recrutement dans tous les pays ou existe une masse musulmane, qu’elle soit majoritaire ou minoritaire, et le changement d’échelle des opérations. C’est  à l’échelle d’armées entières que se passent les affrontements, Al Khaida est renvoyée à ses joujoux, avec quelques attentats très limités depuis le coup de tonnerre du 11 septembre . En France on est passé en deux ans de cinquante candidats au Jihad à 1000 cette année.L’union des déshérités, des fêlés et des bandits offre une base immense au regroupement de tous ceux qui haïssent la société, française et occidentale. A 20 agents des services de surveillance par individu à surveiller avant qu’il actionne une bombe, ces services seront rapidement débordés, sans parler des couacs qui émaillent leurs activités.

Ce qui apparaît fondamental sur le plan politique  dans cette nouvelle guerre mondiale qui se développe, c’est de séparer la masse des croyants musulmans, pacifiques pour leur très grande majorité, de cette version tronquée de l’Islam qui retrouve l’esprit conquérant  et dominateur d’il y a près de 15 siècles et qui fascine les désemparés et les esprits faibles.

Il faudra donc éviter l’assimilation des masses musulmanes avec la frange islamiste,criminelle, fanatique, et perverse pour laquelle l’Islam ( tordu)est à la fois article de foi totale et cheval de Troie dans l’esprit de ceux qu’il faut embrigader.
La multiplication des états faillis en Afrique offre un champ d’action énorme à ceux qui profitent de toutes les failles du système politique et créent une internationale du crime bien plus redoutable que la Mafia.

La France de son côté reste fidèle à son image de défenseur des droits de l’homme et de la femme et à la défense des libertés fondamentales. Elle sait que elle va payer le prix de cette décision par des attentats meurtriers, avec leur lot  de corps mutilés, de morts innocents, d’horreur et d’insécurité.Mais il n’est pas possible de se fermer les yeux, de laisser le risque aux autres et de se cacher derrière les Américains. Pour la première fois, le gouvernement prend une position digne du rang de  la France. La France ne peut pas accepter d’être la Suisse de l’Europe, et renoncer à toute obligation collective pour préserver le bien-être de ses habitants. L’unanimité des politiques ( à l’exception évidemment du PC, toujours opposé par réflexe à toute défense des valeurs occidentales et dans la tentative d’échapper à sa lente disparition en s’appuyant sur les immigrés musulmans et en s’alignant sur leurs positions) qui déplaît évidemment à ceux qui tentent d’exaspérer les clivages, est un signe de la perception du danger par tous.

Peu à peu, cette coalition va s’élargir, les Britanniques s’apprêtent eux aussi à frapper l’EI, les uns après les autres, les Européens se lancent dans la bataille. Seule la Turquie continue son double jeu qui ne trompe plus personne: laisser passer les djihadistes, prêter des tanks a l’EI contre les Kurdes, refuser l’utilisation des bases de l’Otan contre l’EI.La Turquie rompt les uns après les autres les liens avec le monde occidental pendant que son premier ministre continue son travail de sape islamiste des institutions laïques du pays. Elle perd chaque jour un peu plus son statut de puissance « islamique modérée » en étant plus islamique et moins modérée. C’est une progression pour l’islamisme qui neutralise une force militaire importante et une régression pour le pays qui devra un jour ou l’autre en payer le prix.

La France fait honneur à son rôle international, même si elle est à la limite de ses forces militaires engagées sur 3 champs de bataille à la fois. Mais elle s’appuie sur l’énorme force militaire des Etats Unis, ce qui fait enrager certains qui détestent encore plus les Américains que les Islamistes (l’extrême droite et l’extrême gauche) et sont toujours prêts à traiter ceux qui s’allient avec cette puissance abhorrée de « laquais des Américains » sans voir qu’ils sont prêts à être les esclaves des Islamistes.

Winston Churchill avait promis aux Anglais « de la sueur, du sang et des larmes » face aux nazis triomphants à cette époque. Il disait même que « ayant pris une balle et s’étouffant dans son sang », il ne céderait jamais et continuerait la lutte.

Nous n’en sommes pas là,mais la réalité est bien là: une sombre nuée s’est levée au Proche Orient, décidée à balayer toute trace de liberté dans le monde,et défiant le monde entier à qui elle proclame sa haine et sa détermination à le détruire.

Seule la force et l’intelligence peuvent lui répondre et l’écraser, et il faudra que cela soit aussi impitoyable que l’écrasement du nazisme.

 

ELIE BARNAVI : DIX THESES SUR LA GUERRE: l’incoercible utopie d’un israélien « de gauche ».

Publié septembre 23, 2014 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, guerre au proche orient, identités collectives, laïcité, pacifistes en Israël

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« Le regard d’un historien doublé de celui d’un citoyen-soldat », justifie en quatrième de couverture la publication de ces textes de réflexion d’un auteur spécialiste des guerres de religion au 16 ème siècle

Très rapidement, on voit les contradictions vécues par un intellectuel, membre militant à l’époque de la guerre du Liban d’une fraction de gauche du parti travailliste  (la gauche de la gauche), qui ne peut concevoir la guerre que comme effet et productrice d’une manipulation de masse par les organes dirigeants de l’armée et du gouvernement: la preuve lui en paraît dans l’appellation » Paix en Galilée  » de l’offensive israélienne ,qui n’ avait pas selon lui d’objectifs défensifs, selon son nom, mais un objectif politique:chasser les Palestiniens du Liban, aider les chrétiens du Liban à conquérir le pouvoir. Il est obligé d’admettre que l’immense majorité des israéliens y croyaient,alors que lui se présente comme viscéralement opposé à cette guerre qu’il s’est pourtant obligé à faire ( plutôt que l’objection de conscience.). Il oublie la situation politique du Liban ou les Palestiniens étaient une force militaire conséquente qui utilisait le pays comme base de départ , contre la volonté des chrétiens, et ou leur objectif étaient de faire basculer le pays dans  la coalition arabe anti israélienne. Il oublie que Sharon  a manipulé Begin, en ayant des objectifs plus larges que ceux qu’il avait officiellement posés au départ.

Constatant que la guerre générale entre Israéliens et Palestiniens vire du conflit national vers le conflit de religions et l’opposition entre deux camps internes à chaque côté: les religieux et les laïques, il en tire deux conclusions:

La première : le problème selon lui n’est plus la conclusion d’un accord entre Palestiniens et Israéliens, mais le rapport de forces et la négociation entre les deux parties de chaque camp ( ce qui justifie l’attitude de la gauche israélienne qui réserve ses critiques et ses coups au gouvernement israélien et ne se préoccupe pas des critiques à faire aux Palestiniens.

La seconde:il ny a pas de compromis possible pour les fous de Dieu de chaque camp, et donc la seule solution raisonnable ne peut être que imposée (de l’extérieur). On voit le biais du raisonnement: il est assez facile pour les Etats Unis d’imposer des choix à Israël vu la dépendance économique et militaire d’Israël, mais qui imposera quelque chose aux Fous de Dieu iraniens, irakiens,etc. Les Occidentaux ne sont pas parvenus à abattre le dictateur syrien qui massacre allègrement son peuple, avec le soutien de la Chine et de la Russie, ils ne sont pas arrivés à stopper la montée vers le seuil nucléaire de l’Iran, qui stoppera le monde musulman dans sa tentative folle de nettoyage ethnique du minuscule état Israélien?

La solution en trompe l’oeil de la pression extérieure minimise  le fait que les Fous de Dieu sont très minoritaires du côté israélien et majoritaires du côté arabe: ils massacrent déjà à tour de bras chez eux, avec quelle joie ne le feront-ils pas chez les Israéliens. Comme le disait Mitterand: » les Pacifistes sont à l’Ouest, mais les fusées sont à l’Est », de même, au Proche Orient, la volonté d’Eradication est autour d’Israël, les Pacifistes qui n’ont pour ennemi principal que leur gouvernement sont en Israël.

A la fin de la première thèse, EB note que les guerres asymétriques actuelles sont de plus en plus des guerres idéologiques, ou les systèmes de représentation globaux s’affrontent. Comme il le dit, même s’il y a intrication de facteurs, au fond, Hitler était avant tout vraiment  nazi, Staline vraiment communiste et De Gaulle avait vraiment foi dans la France.

Dans sa deuxième thèse, il s’attarde longuement sur les procédés de constitution de l’esprit de corps ( en particulier dans les corps d’élite) reprenant l’histoire d’un corps allemand de massacreurs ou les hommes sont laissés libres de leur choix: 10% de refus,10% de massacreurs nazis acharnés, et le reste qui fait ce qu’on lui dit, par esprit de corps. C’est la proportion normale de sadiques, d’hommes de conscience et de conformistes. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les méthodes de formation visent à embrigader ceux-ci. Mais là encore il tente de démontrer que l’Armée est une institution de dépersonnalisation, l’ennemie de la pensée indépendante et de la liberté,et donc , implicitement, une ennemie à combattre.

Analysant davantage les guerres de religion, il en relève trois modèles: celui qui oppose deux religions entre elles( et qui prend souvent un caractère ethnique ou national( musulmans/chrétiens, musulmans/animistes, musulmans/ hindouistes, musulmans/juifs,etc.), celui qui oppose une orthodoxie contre un pouvoir jugé mécréant et corrompu (fondamentalistes chrétiens, indous, juifs, musulmans.) et enfin l’affrontement planétaire entre un Islam « purifié »,revenu à son élan conquérant et l’Occident, »corrompu et corrupteur ». Ceux là aspirent à un choc des civilisations et font ce qu’ils peuvent pour l’enflammer. « Ce à quoi ils aspirent, c’est à une guerre civile à l’échelle de la planète ».

Dans sa septième thèse, il règle  son compte au pacifisme qu’il définit comme la doctrine du rejet de la distinction entre guerre juste et injuste,et, partant, de toute forme de violence. Il prend l’exemple d’un petit peuple pacifiste de Nouvelle Zélande, les Morioris, qui vivèrent en paix trois siècles, jusqu’à ce que les Maoris débarquent, les massacrent.. et les ingèrent. Mais il maintient la distinction entre « La Paix Maintenant » et un mouvement pacifiste: c’est selon lui seulement « un mouvement en faveur de la Paix, très subtil  et peu convaincant distinguo. Parallèlement à sa condamnation du pacifisme comme idéologie, il constate le rejet grandissant par les populations européennes, après les deux immenses massacres des guerres mondiales de l’idée de faire la guerre.Enfin, il ne peut s’empêcher, à la fin de l’essai de défendre sa foi en une humanité débarrassée de la guerre, qui « devrait être déclarée « hors la loi.Utopie demande-t-il? » Peut-être, répond il, mais pour une fois, utopie à notre portée. »

Incorrigible!

QUEL AVENIR POUR ISRAEL DANS UN MOYEN ORIENT ENVAHI PAR LA PESTE ISLAMISTE,

Publié septembre 9, 2014 par gb
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Quel avenir pour Israël dans le Proche Orient envahi par la peste Islamiste ?

 

Le vingt et unième siècle , commencé par les attentats du 11 septembre s’est continué par la multiplication des prises de pouvoir par les islamistes, le développement de zones d’états impuissants ou déliquescents qui constituent des bases de repli ou de départ. Les Occidentaux courent d’un pays à l’autre pour stopper ou contenir l’incendie qui s’étend. Les masses musulmanes, d’abord peu touchées, s’islamisent de plus en plus, et l’islam devient le creuset de toutes les insatisfactions et de tous les désirs de revanche. Comme le christianisme a joué ce rôle de refuge des populations humiliées, c’est l’Islam qui devient le drapeau de la révolte identitaire des masses, promettant à la fois la bagarre, la revanche et le paradis à ceux qui s’engagent ou qui soutiennent.Les dictatures diverses qui fleurissent dans les pays attardés d’Afrique et du Moyen Orient y trouvent un moyen de parler leur langue aux masses, de leur parler d’histoire (évidemment glorieuse) ; de morale (très simple : tout le mal vient de l’autre, tout est permis à ceux qui sont du côté de Dieu), de victimisation (les Occidentaux leur ont imposé la sexualisation, le désordre démocratique et l’égalité avec les femmes, ces êtres inférieurs).

Un nouveau modèle d’humain surgit : le martyre assassin, qui fait rêver de plus en plus de désespérés et de désorientés. En un éclair tout est joué. Le salut pour l’éternité, qui nécessitait jusque là une vie d’efforts et de bonne conduite, et encore, sans garantie, est remplacé par un acte suicidaire et meurtrier, dans l’apothéose sanglante duquel est court-circuitée la longue attente du commun des mortels. Pulvérisé en petits morceaux de chair, on ne sent rien, il n’y a aucune chance de se rater ou de souffrir si on appuie sur le bouton, sauf problème de connexion.

Après l’idéal du SS impavide devant la mort d’innocents en masse et celui du commissaire politique qui sacrifie tout à la victoire du Parti, un nouveau modèle héroïque et sinistre est né : le croyant tueur, aussi fanatique que ses prédécesseurs, et aussi roué politiquement.Le succès politique de cette idéologie est spectaculaire : le petit noyau fanatique d’activistes est entouré d’une large couronne de gens qui ont une certaine sympathie pour ces idées, (plus de 50% des musulmans en Angleterre ne condamnent pas les attentats sanglants menés par les terroristes de Londres.) En Europe, on attend avec inquiétude le retour de centaines de djihadistes enrôlés au Proche Orient, et formés aux actions meurtrières.

L’emprise de cette idéologie s’étend comme une sombre nuée sur le monde musulman.Dans les poubelles des états faillis, en Afrique, en Syrie et en Irak, des milices rassemblées sur des galimatias politiques font régner la terreur, multipliant les actes de barbarie, (viols collectifs, vente en esclavage, exécutions horrifiantes, etc.) effaçant peu à peu la limite entre gangs mafieux régnant par la terreur et mouvements politiques.

Mais cette évolution effrayante n’est que la toile de fond sur laquelle se développe la diabolisation de l’Etat d’Israël et la détermination à le détruire. C’est le plus grand dénominateur commun de cette idéologie. Entre musulmans, on peut toujours, ou presque, s’entendre sur cette base. Le leitmotiv, explicite ou implicite, qui sous tend cette idéologie, c’est : « l’an prochain (ou dans 10 ans,) à Jérusalem. »Face à cette détermination à l’effacer de la carte comme de l’Histoire, de plus en plus d’Israéliens comprennent que la guerre reprendra et jusqu’à ce que cette idéologie soit défaite. Si cela a pris 70 ans avec le communisme , combien de temps cela prendra-t-il pour que cela se produise avec l’Islamisme en pleine phase d’expansion ?Tant que l’Etat Israélien était le seul de la région à avoir l’arme nucléaire, cette supériorité le protégeait des folies religieuses, nationalistes et éradicatrices qui pullulent dans la région.La marche inexorable de l’Iran vers la bombe remet en question tout l’équilibre du Moyen Orient. Le peu que l’on sait sur les négociations entre l’Iran et les Etats Unis rend extrêmement pessimiste : les Occidentaux semblent résignés à ce que l’Iran approche jusqu’à la limite du seuil nucléaire, de telle façon qu’il puisse acquérir l’arme en quelques mois. L’Iran a multiplié les centrifugeuses, mais aussi la filière au plutonium, de telle façon qu’une frappe ne pourrait plus que retarder un peu l’accès à la bombe. Parallèlement , il multiplie les travaux sur les vecteurs qui permettraient de transporter la bombe au-dessus d’Israël.

Enfin, il ne faut pas oublier que le Pakistan a déjà la bombe, et qu’il est un état totalement instable, rongé par l’islamisme qui est aux portes du pouvoir, dont les masses sont parmi les plus virulentes du monde islamique et qui a déjà tenté de diffuser les connaissances atomiques parmi les états environnants.Si la supériorité nucléaire d’Israël est remise en jeu, sa supériorité militaire risque d’être beaucoup moins évidente qu’il y a 10 ans. Les pays arabes s’équipent en matériel de pointe, américain ou russe, en attendant que les Chinois arrivent sur le marché, avec des moyens financiers énormes, sans commune mesure avec les possibilités d’un état minuscule comme l’état israélien. Leurs ressources en hommes sont immenses, et la formation militaire de leur troupes est de plus en plus poussée, leurs troupes sont entraînées par leurs propres conflits.

A plus long terme, le cynisme politique et économique de la Russie et de la Chine laissent prévoir des choix motivés par le pétrole, les marchés, et les équilibres stratégiques plus que par la justice et la défense du droit (cf déjà leur attitude devant les massacres perpétrés par Assad ou la politique expansionniste de la Russie en Ukraine).

Quand aux Palestiniens eux- mêmes, le risque d’une victoire islamiste, du Hamas ou d’un mouvement qui le supplanterait, est tel que aucune concession ne peut être envisagée face à des adversaires qui proclament la légitimité de la ruse et du mensonge pour arriver à leurs fins, et qui se divisent le travail : les uns reconnaissant Israël, et les autres réclamant la destruction et le disparition de « l’entité sioniste ». Le seul résultat du retrait de Gaza ayant été sa prise de contrôle total par le Hamas et le lancement incessant de roquettes sur la population civile d’Israël, cela donne évidemment à réfléchir.

Les gauchistes israéliens, embourbés dans leur mauvaise conscience qui leur fait défendre sans hésiter les positions palestiniennes, et s’accrocher à la thèse des deux états sans s’occuper des garanties introuvables actuellement, s’alignent sur les ONH elles mêmes contrôlées par les gauchistes, ce qui leur permet de ne pas réfléchir sérieusement à une situation dramatique qui les menace eux aussi.La population israélienne, après avoir été tentée par ces sirènes gauchistes et pacifistes, s’est complètement détournée de ce discours déconnecté de la réalité et qui fait l’apologie de ses ennemis.

Y a-t-il au moins quelques facteurs d’optimisme dans cette situation ?

Le premier est déjà l’évolution politique d’Israël : l’unité de la population dans le refus des concessions mortelles auxquelles sont toujours prêts les partis de gauche, pris dans une tradition pacifiste pour qui la guerre est pire que tout, et l’adversaire honorable et respectable sur le plan humain. Face à l’islamisme déterminé à les détruire comme pays et même comme ethnie, seule la lutte à mort est pertinente, comme face au nazisme.L’effondrement de la gauche en Israël, malgré les tensions sociales et le poids de l’histoire ou Israël a été conduit par les grands personnages de la gauche israélienne, signe la fin d’une époque et la lucidité d’un peuple devant les menaces pesant sur son existence.En même temps, existent des dangers liés au poids des mouvements extrémistes et hyper nationalistes qui pèsent sur le gouvernement. Jusque là, Netanyahou a réussi à échapper à leur surenchère, mortellement dangereuse pour le pays.

Le deuxième est la prise de conscience aux Etats Unis des faiblesses de la politique extérieure de Obama. Sans tomber dans la caricature ou sont arrivés certaines critiques le présentant comme un musulman « caché », ennemi juré d’Israël, sa politique vis à vis de l’Iran est apparue comme faible. Il a fallu que la France prenne une position plus ferme pour que soit prise en compte le danger pesant sur la paix mondiale. De même, vis à vis de l’Etat Islamique, tout le monde a bien senti sa réaction a minima dans un premier temps. L’approche de la fin de son dernier mandat, la candidature possible de Hillary Clinton, nettement plus pro israélienne ou encore plus un candidat républicain pourraient modifier la position des USA dans un sens plus favorable. En même temps, la découverte et l’utilisation du gaz de schiste on donné une indépendance énergétique aux USA qui leur donne plus d’autonomie par rapports aux puissances pétrolières musulmanes.De même, l’Europe, directement menacée par le terrorisme islamiste y compris par l’approche indirecte par l’Afrique, comme par le poids démographique grandissant et les exigences communautaires des populations musulmanes pourrait affermir ses positions face à l’islamisme. La France reste de ce côté une exception, le poids des organisations gauchistes et des medias pesant en majorité du côté des Palestiniens vécus comme des victimes innocentes face à la brutalité des Israéliens.

Le troisième facteur jouant dans le sens israélien est la division du monde arabe, certes existante de tous temps, mais qui a pris la forme d’une guerre de religion inexpiable entre sunnites et chiites, conduisant à des massacres et des horreurs. Cependant, il ne faut pas rêver et ce genre de conflit peut aussi se résoudre rapidement, les deux adversaires scellant leur réconciliation par un pacte d’agression commune contre l’ennemi principal, « l’entité sioniste ».

Du nazisme à l’islamisme, la paranoia et l’hystérie ont fait le lit des dictatures folles des dernières décennies.

Publié mars 17, 2014 par gb
Catégories : antisémitisme, islamisme, Israël et sionisme

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Le débat sur la folie de Hitler et du peuple allemand qui l’a suivi comme celui  sur la  pathologie mentale des Kamikazes islamistes  tourne souvent au débat de spécialistes qui s’empoignent sur les termes  faute de trouver un langage commun dans leur spécialité.

La mise en oeuvre dans les nouvelles classifications internationales de psychiatrie de la notion de « troubles de la personnalité » ( personnalité paranoïaque, obsessionnelle, phobique, antisociale, etc.) a abouti à  résoudre la contradiction entre « caractère paranoïaque « et « psychose délirante paranoïaque ». Il existe donc des personnalité pathologiques, dans leur vision du monde, leur fonctionnement mental, sans pour autant qu’elles rentrent dans le cadre des psychoses, qui signifient  la perte  du sens de la réalité et de la capacité à vivre en société. Ces personnalités peuvent, pour ce qui concerne la paranoïa, rester en deçà du délire qui transforme toute la réalité, ou parfois franchir la ligne de démarcation et s’enfoncer dans le monde irréel du délire.

Ce qui est interessant dans les situations historique du développement du nazisme ou de l’islamismes, c’est justement de constater comment des peuples peuvent ne pas voir  la monstruosité des conséquences des axiomes développés par les leaders charismatiques,  et se trouver entraînés,par leur propre choix,  à donner corps , de tout leur coeur pourrait on dire , aux conséquences épouvantables  qu’elles entraînent.

Les Allemands, ennivrés de désir de revanche, et imbus du sentiment de leur supériorité, désireux d’être le peuple dominant de l’Europe, se sont saoulés de l’image de puissance et d’héroïsme  qui leur a étérenvoyée par le leader charismatique qu’était Hitler.

L’esprit de groupe, ou de meute qui a été systématiquement  développé par la propagande sans contrepoids du régime, a encouragé la satisfaction des pulsions les plus primaires (faire souffrir, puis éliminer l’adversaire, au terme d’une savante déshumanisation,être craint et tenir l’autre à sa merci, le prototype du modèle étant le gardien de camp de concentration.)Surtout, après l’élimination des intellectuels ou des religieux qui pouvaient faire entendre  des voix discordantes et un rappel des règles humaines de base, réduire le monde à un affrontement mythique binaire entre  le Bien et le Mal, supposés être représentés par les deux « races » qui constituaient le mythe intérieur de Hitler et de ses acolytes, créait les bases d’une police de la pensée ravageuse.

L’interprétation générale du monde  par ce « credo »  était acceptée par une certaine partie du peuple allemand chez qui l’antisémitisme faisait partie de la culture politique depuis le siècle précédent. ce qui exclut  qu’on puisse l’appeler délire, qui  se caractérise par le fait que personne sauf le sujet délirant ne peut croire à sa réalité.

La caractéristique de ce système de pensée était son jusqu’au-boutisme, la surenchère de haine qui se développait à chaque période. C’est cette potentialité de surenchère qui constitue le possible danger, et parfois la porte d’entrée du délire chez le paranoïaque.

C’est ce clivage absolu entre le Soi victime et le monde extérieur supposé agresseur qui est à la base de la Paranoïa, sous sa forme de trouble de la personnalité ou sous sa forme délirante. Les 4 caractéristiques  cardinales de la Paranoïa: surestimation de soi, agressivité,susceptibilité extrême et fausseté du jugement se retrouvent  au coeur de la personnalité de Hitler, mais ce qui est frappant, c’est la manière dont les Allemands ont été enthousiasmés par cette vision biaisée  du monde et fascinés par  la force de conviction del’image qu’il donnait et à laquelle ils aspiraient à ressembler.

La vision du monde de la Paranoïa est fondamentalement binaire, structurée sur le mode de l’opposition bon/mauvais et agresseur/victime. Or le monde de la politique est aussi en grande partie divisé sur ce mode, ce qui fait que les sujets paranoïaques s’y sentent naturellement à l’aise et en parlent souvent facilement le langage. Tous les systèmes dictatoriaux, qui ont abouti à des dictatures personnelles ont utilisé ces dialectiques de diabolisation de l’ennemi ( Staline et et les « vipères lubriques » trotskistes, PolPot et les ennemis de la nation Khmère, les Islamistes et « l’entité sioniste ».

Le paranoïaque pour qui l’alternative bien/mal se ramène à l’opposition complot persécuteur/ victime innocente  propose une solution simple au conflit de conscience: le Mal, c’est l’Autre.

La conscience de la complexité du problème a conduit beaucoup de gens à simplifier la question en déléguant l’option à un directeur de conscience: le prêtre, mais parfois aussi le Parti ou même l’Etat.

C’est ce dont rêvent les Islamistes ( ils l’ont fait en Iran, avec  arbitraire, tortures et exécutions sommaires):Toute autorité est réservée à Dieu ( et par défaut à ses représentants). Toutes les religions regardent d’ailleurs d’un mauvais oeil la prétention des humains à exercer leur libre arbitre, cet orgueil humain est souvent puni dans les textes sacrés (Prométhée chez les Grecs, Adam et Eve au Paradis, le Déluge, etc.

Mais la religion islamique est sans doute plus intransigeante que les autres quant à la soumission absolue des humains  au règne divin.

La dévotion sans partage exigée par les nazis à la personne de Hitler, et celle des islamistes aux décisions des « Guides suprêmes » autorise tous les crimes commis en leur nom. meurtres d’innocents, trafics, tortures, viols, tout est justifié si c’est pour »la bonne cause », celle de Dieu.

Le subtil marché qui est passé entre les fanatiques binaires au pouvoir et les foules grisées de leur suiveurs, c’est la flatterie narcissique qui leur est offerte: être du côté du manche (qui cogne), avoir le sentiment dêtre un »juste » même dans le déchaînement des plus bas instincts,  se penser supérieur vis à vis de ceux dont on a senti (ou imaginé)le mépris de classe ou de caste. C’est la revanche des imbéciles , des brutes ou des incultes sur l’intelligence et la culture. La force est glorifiée, l’esprit piétiné avec rage. L’anti intellectualisme est  mis en avant, les intellectuels persécutés (au Cambodge de PolPot, porter des lunettes signe un arrêt de mort, les intellectuels indépendants n’existent pratiquement pas dans le monde arabe.

Dans le nazisme,à la paranoïa des meneurs répond l’hystérie des suiveurs: emportés par l’ivresse du sentiment de toute puissance produit par la décharge des haines contenues et la libération de l’inhibition morale antérieure, jouissant de la transgression autorisée de tous les tabous sociaux, s’identifiant aux images de force brutale et de sauvagerie sans retenue, soutenus par l’effet de groupe qui court circuite la réflexion au profit des impulsions immédiates.  La fusion dans le groupe devient la drogue distribuée par les élites,qui satisfait  la masse désireuse d’échapper à l’étroitesse de sa vie  intime: se perdre dans le grand tout  et s’identifier à celui ci devient le boulevard offert à la mégalomanie latente et à l’orgueil contrarié des foules hystériques. La masse jouit de sa soumission à un maître dont elle pense que une part de la puissance rejaillit sur elle: elle « participe » au prestige du leader en contribuant à la réalisation de sa vision.

Dans l’islamisme, le leader suprême est tout simplement devenu Dieu lui-même. Ce n’est pas un humain déifié par le culte de sa personnalité, mais Dieu lui-même embrigadé par ses représentants.Ce n’est évidemment pas son apparence qui lui donne son aura, mais son statut divin, par définition au dessus de tous les humains, et sa place de fondateur-créateur de l’humanité, doté de l’autorité absolue.

Comme personne ne peut avoir accès à lui directement, la foi s’organise autour du Parti de ses « représentants », qui  s’appuie sur l’interprétation des textes sacrés qui leur convient, et sur qui rejaillit l’autorité suprême venue du « père fondateur de l’humanité ». De tout temps, les Eglises ont constitué des corps intermédiaires entre les Dieux et les masses, porteuses de la culture religieuse et dotées de l’aura de la culture qu’elles transmettent et dont elles sont censées incarner les valeurs. Leur pouvoir d’influences est resté lié au maillage de la société qu’elles ont réalisé et à la cohérence de l’architecture mentale qu’elles ont apporté aux populations.

Les fondés de pouvoir de ce Dieu, qui ont bien saisi que tout pouvoir donné à Dieu revient entre leurs mains , ont conçu le système d’une dictature de Dieu qui gouverne tous les aspects de la vie quotidienne comme de la vie politique. Là encore, le monde est divisé en deux blocs, celui du Bien et celui du Mal,,et est le siège d’une guerre totale entre croyants et « mécréants » qui justifie l’emploi de tous les moyens ( y compris le meurtre des innocents et l’usage de la violence contre les « dissidents »). Là encore se manifeste le clivage entre les masses, humiliées et frustrées  par la dégradation de leur prestige depuis les temps glorieux du rayonnement de leur culture,  et à qui les patrons de ce système politico-religieux  serinent qu’ils sont le sel de la terre et des opprimés à qui la revanche viendra, et les leaders qui ont poussé à la limite les développements de cette paranoïa qui aboutit au rêve d’un pouvoir universel.

Comme dans le nazisme; les masses frustrées, atteintes par une image dégradée que leur renvoie la civilisation moderne, se jettent dans l’idéologie qui leur promet la rehabilitation et la revanche. La religion fournit le matériau de  la communauté de pensée et l’appareil religieux  les cadres et un certain support logistique à l’appareil politico-religieux qui se développe. Le communisme en avait établi un modèle, apte à susciter le dévouement et le sacrifice de millons de personnes; en promettant la revanche aux « damnés de la terre ». Ce sont eux  qui ont subi la damnation des camps, de la terreur, et du pouvoir absolu des maîtres du système.

La vision du monde manichéenne et victimaire des meneurs rencontre le désir de revanche et la haine rentrée  des masses qui exultent quand on leur fournit les mythes qui leur permettent de contredire leur sentiment de non-valeur.Elles peuvent ainsi , par une conversion intellectuelle, se rallier au régime « révolutionnaire », en imaginant réécrire leur histoire et effacer la honte ou la culpabilité antérieures ( pour les délinquants par exemple, qui dans l’islamisme comme dans le nazisme, voient leur stigmatisation renversée en  héroïsation de leurs actes.).

La « désintégration » pour reprendre le titre jouant sur les mots d’un film racontant la trajectoire de  rejet de l’intégration d’un jeune beur qui finit,manipulé par un jihadiste, comme candidat  kamikaze, menace  les masses musulmanes souffrantes de leurs difficultés sociales et identitaires. La paranoïa des dirigeants islamistes propose une échine dorsale et un « reset » aux  jeunes  gens déboussolés par les contradictions entre  culture  de leurs pères et culture du pays d’accueil.

Les apôtres de la révolte contre  la civilisation ont des beaux jours devant eux. Le peuple des victimisés attend les chefs qui donneront voix  à leur ressentiment.

GB

SHIMON PERES sur l’Iran: »nous nous approchons de la ligne rouge ».

Publié mars 15, 2013 par gb
Catégories : actualité au proche orient, guerre au proche orient, nucléaire iranien, pacifistes en Israël

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Dans un entretien accordé au « Monde » du 13 mars 2013, le président israélien,  avant le discours qu’il doit prononcer devant le parlement européen à Strasbourg ou il a l’intention de demander la fin de la mansuétude dont bénéficie le Hezbollah et son inscription sur la liste des organisations terroristes, évoque l’échec actuel des sanctions à stopper l’enrichissement de l’uranium par l’Iran, chose que chacun constate. Régulièrement, à chaque échec des « négociations » avec les Occidentaux, les Iraniens franchissent un pas dans l’escalade des menaces et des provocations et annoncent la mise en service de centrifugeuses supplémentaires .

Benyamin Netanyahou avait fixé des lignes rouges en septembre 2012 à l’Assemblée générale de l’ONU. A la question de l’interviewer de savoir si « on » s’en approchait, Pérès répond « oui, nous nous en approchons », mais c’est pour diluer immédiatement la menace en ajoutant  » il n’y a pas une seule estimation en la matière: est ce une question de mois, d’années ou de plus… »

On ne peut qu’être sidéré par une telle réponse: Qu’est ce qu’une question « d’années ou plus »: une question de décennies, ou de siècles? Le président Obama vient lui même de chiffrer à un peu plus  d’un an le délai pour que l’Iran possède la bombe, et le président d’Israël l’évalue à « des années ou plus »! Cela frise la désinformation. Derrière la « prudence » des propos, on voit poindre le parti pris pacifiste qui tente de noyer les faits dans un brouillard de mots.

Que un président de l’Etat d’Israël soit tenu à la prudence diplomatique,et qu’il ne s’enferme pas dans des gesticulations sans autre effet que de pousser des alliés  à prendre leurs distances pour ne pas se laisser entraîner sans raisons impérieuses dans un conflit  dont les conséquences peuvent  être gravissimes , cela va de soi.

Mais dire « que l’on s’approche de la ligne rouge » en disant dans la même phrase que il faudra que tous les alliés tombent d’accord sur la définition de la ligne rouge (on devine que certains pays seront particulièrement difficiles à convaincre, voire impossible, et que le temps de  les persuader donnera largement le temps aux dirigeants iraniens de construire plusieurs bombes, ce qui modifiera totalement les données du problème, en placant les protagonistes devant le risque d’une attaque nucléaire sur leurs ressortissants. Quand on voit les pays plier et négocier pour une demi douzaine d’otages, et leur agenouillement devant les opinions publiques, que ce passera-t-il devant la menace de centaines de milliers de morts. Quels dirigeants politiques prendront le risque d’affronter les démagogues qui surferont sur la vague de la peur quand les Iraniens auront pour de bon la Bombe?

En fait, c’est tout le passé travailliste de Shimon Pérès qui ressort au détour de cette phrase, son rejet instinctif de la guerre, et son espoir de l’éviter par la négociation, même quand tous les signes de la réalité contredisent cette espérance. Les dirigeants iraniens n’ont pas d’autre stratégie pour maintenir le pouvoir dont ils se sont emparés que de le sanctuariser par le chantage nucléaire, ils n’ont pas d’autre tactique que de gagner du temps, du temps et encore du temps. Leur dire que la limite à ne pas dépasser sera , « peutêtre « , placée dans quelques années ou plus revient à leur envoyer un signal  d’hésitation et de crainte qui ne peut que les renforcer dans la certitude que leurs adversairesz bluffent et n’oseront pas.

La dictature religieuse qui s’est emparée du pouvoir en Iran ne pense qu’à une chose:pérenniser son contrôle total de la population iranienne, étendre son influence sur les masses musulmanes de la région, prendre la tête du mouvement de haine et de rejet de l’influence de la culture occidentale  dans un choc des civilisations qu’elle veut exacerber par tous les moyens. Son mépris de la démocratie, des droits humains et de la pensée libre n’a eu d’égal que celui des grands systèmes totalitaires: communisme et fascisme hitlérien, qui ont produit des crimes par dizaines de millions, et créé, comme cette dictature, terreur politique, crimes systématiques, sauvagerie froide camouflée derrière des idéaux.

Le délire nazi et la paranoïa stalinienne n’ont pu être  vaincus que par une force supérieure, comme toutes les dictatures qui jamais ne renoncent de leur plein gré, la Syrie en est le dernier exemples, et jamais le massacre de son propre peuple n’ a posé de problèmes à un dictateur , encore moins celui de peuples voisins.

La solution du problème palestinien est peut-être la réalisation de deux états, mais qui peut nier, voyant comme la restitution aux Palestiniens du territoire de Gaza a conduit à la naissance d’un état  terroriste, gouverné par un groupe fanatique religieux et qui sert de  base de lancement pour des centaines de missiles  contre Israël, que aucune confiance ne peut exister quant aux  intentions pacifiques des Palestiniens si ils obtiennent cet état à côté de l’Etat israélien.C’est cette évidence qui a anéanti le succès d’une organisation pacifiste comme « La Paix Maintenant », qui est apparue aux yeux des Israéliens  comme une organisation niant la réalité de la menace pesant sur Israël et passée entre les mains d’un noyau sectaire qui n’écoute qu’un seul son de cloche: celui des critiques d’Israël, et est sourd à toute remise en cause du camp palestinien.

Shimon Peres , tout en disant que il y a eu un progrès majeur dans les négociations par le fait que la droite et la gauche, en Israël, ont toutes deux admis l’idée de la solution à deux  états, reconnaît  que le précédent de Gaza a rendu les Isréliens méfiants, et que « nous devrons tirer les leçons des étapes précédentes. »

Là encore, le flou artistique de la formule permet d’envisager tout et son contraire. Car s’il est vrai que il n’existe pas vraiment d’alternative à la solution des deux états, celle ci paraît bien totalement impraticable actuellement, et les isréliens ne sont pas prêts, dans cette période de danger mortel pour leur état, à donner un « tiens » sur la sécurité en échange pour un « tu l’auras » pour la paix, très peu crédible en ces temps d’islamisme meurtrier qui s’étend comme une gangrène dans les pays musulmans.

Finalement,on peut voir  à travers les déclarations de Shimon Pérès, le malaise d’une gauche israélienne, héririère des idéaux du sionisme initial,mais décalée par rapport au pays profond qui lui a retiré sa confiance , et qui   tente de résister à la poussée extremiste appuyée sur le mouvement des colons et des extrêmistes religieux. Les formules emberlificotées de Pérès montrent comment cette gauche ne trouve plus les objectifs cohérents à la fois avec ses principes et avec la réalité, qui lui feraient retrouver la confiance de la population.


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