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SHIMON PERES sur l’Iran:"nous nous approchons de la ligne rouge".

mars 15, 2013

Dans un entretien accordé au "Monde" du 13 mars 2013, le président israélien,  avant le discours qu’il doit prononcer devant le parlement européen à Strasbourg ou il a l’intention de demander la fin de la mansuétude dont bénéficie le Hezbollah et son inscription sur la liste des organisations terroristes, évoque l’échec actuel des sanctions à stopper l’enrichissement de l’uranium par l’Iran, chose que chacun constate. Régulièrement, à chaque échec des "négociations" avec les Occidentaux, les Iraniens franchissent un pas dans l’escalade des menaces et des provocations et annoncent la mise en service de centrifugeuses supplémentaires .

Benyamin Netanyahou avait fixé des lignes rouges en septembre 2012 à l’Assemblée générale de l’ONU. A la question de l’interviewer de savoir si "on" s’en approchait, Pérès répond "oui, nous nous en approchons", mais c’est pour diluer immédiatement la menace en ajoutant " il n’y a pas une seule estimation en la matière: est ce une question de mois, d’années ou de plus…"

On ne peut qu’être sidéré par une telle réponse: Qu’est ce qu’une question "d’années ou plus": une question de décennies, ou de siècles? Le président Obama vient lui même de chiffrer à un peu plus  d’un an le délai pour que l’Iran possède la bombe, et le président d’Israël l’évalue à "des années ou plus"! Cela frise la désinformation. Derrière la "prudence" des propos, on voit poindre le parti pris pacifiste qui tente de noyer les faits dans un brouillard de mots.

Que un président de l’Etat d’Israël soit tenu à la prudence diplomatique,et qu’il ne s’enferme pas dans des gesticulations sans autre effet que de pousser des alliés  à prendre leurs distances pour ne pas se laisser entraîner sans raisons impérieuses dans un conflit  dont les conséquences peuvent  être gravissimes , cela va de soi.

Mais dire "que l’on s’approche de la ligne rouge" en disant dans la même phrase que il faudra que tous les alliés tombent d’accord sur la définition de la ligne rouge (on devine que certains pays seront particulièrement difficiles à convaincre, voire impossible, et que le temps de  les persuader donnera largement le temps aux dirigeants iraniens de construire plusieurs bombes, ce qui modifiera totalement les données du problème, en placant les protagonistes devant le risque d’une attaque nucléaire sur leurs ressortissants. Quand on voit les pays plier et négocier pour une demi douzaine d’otages, et leur agenouillement devant les opinions publiques, que ce passera-t-il devant la menace de centaines de milliers de morts. Quels dirigeants politiques prendront le risque d’affronter les démagogues qui surferont sur la vague de la peur quand les Iraniens auront pour de bon la Bombe?

En fait, c’est tout le passé travailliste de Shimon Pérès qui ressort au détour de cette phrase, son rejet instinctif de la guerre, et son espoir de l’éviter par la négociation, même quand tous les signes de la réalité contredisent cette espérance. Les dirigeants iraniens n’ont pas d’autre stratégie pour maintenir le pouvoir dont ils se sont emparés que de le sanctuariser par le chantage nucléaire, ils n’ont pas d’autre tactique que de gagner du temps, du temps et encore du temps. Leur dire que la limite à ne pas dépasser sera , "peutêtre ", placée dans quelques années ou plus revient à leur envoyer un signal  d’hésitation et de crainte qui ne peut que les renforcer dans la certitude que leurs adversairesz bluffent et n’oseront pas.

La dictature religieuse qui s’est emparée du pouvoir en Iran ne pense qu’à une chose:pérenniser son contrôle total de la population iranienne, étendre son influence sur les masses musulmanes de la région, prendre la tête du mouvement de haine et de rejet de l’influence de la culture occidentale  dans un choc des civilisations qu’elle veut exacerber par tous les moyens. Son mépris de la démocratie, des droits humains et de la pensée libre n’a eu d’égal que celui des grands systèmes totalitaires: communisme et fascisme hitlérien, qui ont produit des crimes par dizaines de millions, et créé, comme cette dictature, terreur politique, crimes systématiques, sauvagerie froide camouflée derrière des idéaux.

Le délire nazi et la paranoïa stalinienne n’ont pu être  vaincus que par une force supérieure, comme toutes les dictatures qui jamais ne renoncent de leur plein gré, la Syrie en est le dernier exemples, et jamais le massacre de son propre peuple n’ a posé de problèmes à un dictateur , encore moins celui de peuples voisins.

La solution du problème palestinien est peut-être la réalisation de deux états, mais qui peut nier, voyant comme la restitution aux Palestiniens du territoire de Gaza a conduit à la naissance d’un état  terroriste, gouverné par un groupe fanatique religieux et qui sert de  base de lancement pour des centaines de missiles  contre Israël, que aucune confiance ne peut exister quant aux  intentions pacifiques des Palestiniens si ils obtiennent cet état à côté de l’Etat israélien.C’est cette évidence qui a anéanti le succès d’une organisation pacifiste comme "La Paix Maintenant", qui est apparue aux yeux des Israéliens  comme une organisation niant la réalité de la menace pesant sur Israël et passée entre les mains d’un noyau sectaire qui n’écoute qu’un seul son de cloche: celui des critiques d’Israël, et est sourd à toute remise en cause du camp palestinien.

Shimon Peres , tout en disant que il y a eu un progrès majeur dans les négociations par le fait que la droite et la gauche, en Israël, ont toutes deux admis l’idée de la solution à deux  états, reconnaît  que le précédent de Gaza a rendu les Isréliens méfiants, et que "nous devrons tirer les leçons des étapes précédentes."

Là encore, le flou artistique de la formule permet d’envisager tout et son contraire. Car s’il est vrai que il n’existe pas vraiment d’alternative à la solution des deux états, celle ci paraît bien totalement impraticable actuellement, et les isréliens ne sont pas prêts, dans cette période de danger mortel pour leur état, à donner un "tiens" sur la sécurité en échange pour un "tu l’auras" pour la paix, très peu crédible en ces temps d’islamisme meurtrier qui s’étend comme une gangrène dans les pays musulmans.

Finalement,on peut voir  à travers les déclarations de Shimon Pérès, le malaise d’une gauche israélienne, héririère des idéaux du sionisme initial,mais décalée par rapport au pays profond qui lui a retiré sa confiance , et qui   tente de résister à la poussée extremiste appuyée sur le mouvement des colons et des extrêmistes religieux. Les formules emberlificotées de Pérès montrent comment cette gauche ne trouve plus les objectifs cohérents à la fois avec ses principes et avec la réalité, qui lui feraient retrouver la confiance de la population.

L’irresponsabilité des médias fait le jeu de l’islamisme terroriste.

novembre 20, 2012

La montée du conflit entre Israël et le Hamas à Gaza apporte la vague habituelle  d’images choc et de commentaires "humanitaires"  stigmatisant la "cruauté" des bombardements israéliens et passant très rapidement sur la qustion du déclenchement de l’escalade et de la nature des enjeux dans cet épisode.

La compétition entre les médias pour capter l’audience du public, pour des raisons de réussite économique (audience = importance des rentrées publicitaires= moyens de survie  pour les médias ) les pousse constamment à rechercher le spectaculaire, le choc émotionnel, les images symboliques qui "frappen l’imagination". Cela se produit, dans les journaux télévisés par exemple, par une priorité accordée au pouvoir de  l’image sur l’analyse politique , qui reste reléguée à de très brefs moments, sauf dans les émissions spécialisées qui peuvent laisser développer les argumentations des spécialistes ou des politiques, mais ont un public très restreint par rapport aux journaux télévisés. On voit le retentissement de ces considérations de flatterie des goûts  simplistes du public jusque dans un journal d’analyse comme "Le Monde" qui avait tenté des "coups "journalistiques avec la mort de la princesse  Diana à l’époque de sa direction par   Edwy Plenel  , occasionnant d’ailleurs une crise de la rédaction autour de ces choix.

Les médias deviennent ainsi des caisses de résonance pour les discours victimaires des terroristes, dont les actions sont souvent calibrées en fonction de leur possible prise en compte par ces médias. Il se développe, depuis les guerre d’indépendance coloniales de la seconde moitié du 20 ème siècle, une stratégie de  conquête des opinions  " par la bande", appuyées sur la mise en exergue de quelques évènements générateurs d’émotion et fonctionnant comme écran de dissimulation des activités barbares de mouvements terroristes.

Les membres du mouvement terroriste du Hamas, régnant par la force et la terreur sur l’enclave de Gaza, peuvent ainsi hurler leur colère quand leur chef militaire est tué par une frappe militaire (un missile lancé par un drone), comme si il existait une impunité naturelle des militaires et  entre autres de ceux qui organisent des attentats meurtriers contre les civils en Israël. Cela peut leur donner un prétexte pour lancer des centaines de roquettes en quelques jours obligeant  les habitants du Sud d’Israël à  se réfugier dans les abris, menaçant les deux capitales de l’ Etat israélien. Imagine -t-on la France ne ripostant pas si les population civiles de Paris et de Lyon étaient attaquées par une pluie de missiles?  Et la riposte, qui vise les infrastructures et les arsenaux du Hamas, et non la population civile comme le fait le Hamas, ne peut éviter de faire des victimes civiles, puisque les postes de tir du Hamas sont dissimulés au milieu des zones civiles très habitées, volontairement constituées en boucliers humains, chargées d’être les futures moyens de propagande des islamistes. On peut donc voir des gazaouites crier au meurtre , promener des photos de familles ou d’enfants tués par les explosions des bombes israéliennes, en taisant le fait que le Hamas a placé, très volontairement et très sciemment ses installations dans des zones à forte densité civile, quand ce n’est pas dans des écoles ou des hôpitaux.

Cela permet ensuite au gouvernement islamiste turc de déchaîner sa campagne de haine anti -isrélienne et d’inverser grossièrement la réalité en traitant le gouvernement israélien de "terroriste". Ce gouvernement hypocrite qui tente  de défaire par petits pas l’ orientation laïque de  son pays retrouve les méthodes traditionnelles  de manipulation moyen orientales pour tenter de  séduire "la rue musulmane" et  se hausser au rang de puissance régionale. Les médias arabes, qui sont sans scrupules quant à  la vérité ,lancés dans une campagne militante ininterrompue  de diabolisation d’Israël et dans un soutien sans vergogne à ceux qui luttent pour sa destruction, entretiennent  l’excitation et la haine des masses arabes envers Israël. Ils utilisent les méthodes les plus grossières de la propagande (martelage des présentations tronquées des faits, répétition en boucle des images choisies pour provoquer la haine,etc.)

Pour les médias français, le fonctionnement est différent. La désapprobation d’Israël est latente dans les commentaires, dans le déséquilibre entre les mots -soi disant équitablement  répartis entre les deux camps, et les image qui penchent toujours  dans le sens de la commisération envers les "victimes" palestiniens. Les Israéliens, isolés sur le plan international,  juste soutenus par les Etats -Unis,agressés par les mouvements terroristes palestiniens qui sont manipulés par l’Iran et la Syrie désireux de faire diversion de leur crise intérieure, menacés par l’apparition de la vague de gouvernements islamistes qui s’est développée avec le "printemps arabe", entourés par l’océan de haine de  la rue arabe ,défendent leur existence en tant que Etat. La vague humanitariste qui , dans le contexte de dislocation des grandes idéologies politiques en Occident, devient le politiquement correct  qui substitue le sentimentalisme à la réflexion politique,touche les journalistes (particulièrement à la télévision) qui reflètent dans leur discours les lieux communs de la pensée préfabriquée des classes moyennes.

Parfois inconscients de ce biais dans leur présentation des faits, parfois au contraires portés par leur orientation personnelle "de gauche", majoritaire à 80% dans les médias, les journalistes contribuent à donner des aliments à la délégitimation d’Israël poursuivie avec acharnement par les ennemis de celui-ci. Ainsi, le journal télévisé de A2 prétendant donner des éclaircissements sur les responsabilités de chaque camp dans l’escalade, renverra dos à dos  les deux camps, pour ne heurter aucun public, mais finira par un graphique mettant en parallèle les 3 morts israéliens et les 80 morts palestiniens, comme si c’était , en dernier recours, l’élément qui permettait, sans paroles de juger. Bien sur , nous ne sommes pas en Corée du Nord ou les réfugiés qui ont fui le régime ubuesque , quand ils sont ramenés par le chantage sur les familles , doivent faire des autocritiques et expliquer dans les médias comment à l’Ouest les gens vivent dans la misère,  mais la dictature de l’image et des bons sentiments aveuglants biaise les jugements des masses. La diversité de la presse écrite, ou les gens peuvent choisir les points de vue qui correspondent aux leurs n’ a pas d’équivalent dans l’audiovisuel qui façonne beaucoup plus largement les opinions publiques.  Le pouvoir des médias est immense dans le modelage  des consciences par les résonances de pensées inconscientes crées par l’ effet de l’image. La machine à influencer existe et elle fonctionne même parfois sans que l’on ait besoin de lui donner des ordres.

GB

Obama, Sarkozy, Israël et l’effort pour stopper la course à la bombe iranienne

janvier 23, 2012

d’après l’article du Monde 20/1/2012 de Natalie Nougayréde.

Dans le post précédent ,l"L’Iran commence à avoir peur" qui évoquait le fait que , pour la première fois depuis le début de la crise  créée par l’ambition de l’Iran de se doter de la bombenatomique, l’Iran montrait qu’il craignait vraiment les mesures radicales envisagées par l’Occident , nous nous interrogions sur la raison qui pouvait bien avoir fait attendre si longtemps pour mettre en place des sanctions radicales, alors que il était évident que les mesures antérieures étaient dénuées de tout impact sur les Iraniens.

L’article de Natalie Nougayréde dans le Monde apporte des lumières très convaincantes sur ce qui s’est joué entre les Etats Unis et la France  pendant toute la fin de l’année 2011  autour de cette question.

Derrière la facadede bonne entente affichée par les deux pays , des tensions sont apparues nous dit N.N. les responsables français reprochant à l’administration Obama d’avoir été hésitante pour la mise en oeuvre de sanctions radicales contre l(Iran, alors que selon eux un compte à rebours est engagé.

"Obama s’est fait imposer par le Congrès américain les mesures qu’il a signées le 31 décembre"portant sur un étouffement progressif des transactions internationales avec la Banque centrale iranienne,relève-t-on à Paris."Il l’a fait à son corps défendant" souligne un officiel,rappelant que le Sénat américain avait voté par "100 voix contre zéro" pour imposer une politique plus stricte vis à vis de l’Iran, alors que la Maison Blanche voulait diluer ou retarder certaines mesures.

"Un diplomate français de haut rang", dit elle, souligne que il a été difficilepour monsieur Obama d’envisager des mesures contre le pétrole iranien car le président américain serait prisonnier de considérations électorales: une flambée des cours du brut rejaillirait négativement sur sa campagne de rééletion;

"Placé sous la pression du parti Républicain, dont tous les candidats ne cessent d’agiter le danger iranien,Barack Obama aurait par ailleurs du mal à reconnaître  ce qui est perçu à Paris comme "l’échec de sa politique de la main tendue" à Téhéran."

"Encore aujourd’tui, certains officiels  français se méfient d’une propension de l’administration américaine à rechercher un compromis "bancal" avec Téhéran..C’est pourquoi Paris insiste au sein du groupe des grandes puissances traitant cette crise pour que l’exigence de la suspension de l’enrichissement d’uranium inscrite dans les résolutions de l’ONU depuis 2006 soit constamment rappelée."

Alors que Washington hésitait à frapper le secteur des exportations iraniennes de pétrole, l’Elysée avait rendu publique le 21 Novembre 2011 une lettre de M. Sarkosy aux autres dirigeants occidentaux, appelant à des mesures plus décisives: interruption des achats de brut iranien et gel des avoirs de la Banque centrale. Ce sont ces mesures- en particulier l’embargo pétrolier- que la France estime avoir réussi à imposer au niveau de l’Union européenne, qui devrait annoncer des mesures en ce sens le 23 janvier.

"La France, par son activisme en faveur de sanctions d’un registre nouveau, veut s’inscrire dansun triangle diplomatique avec Israëlet Washington , dans l’espoir d’occupper un rôle central. Les responsables français ont ainsi relayé lemessage israelien au sein de l’Europe et auprès de l’équipeObama pour la mise en place d’un embargo pétrolier. Non sans d’ailleurs s’appuyer sur des contacts au sein du Congrès américain manifestement conçu à Paris comme un allié, ainsi qu’il l’est par le premier ministre israelien Benyamin Netanyahou."

Mais la France n’endosse pas pour autant la ligne des faucons du Likoud, insiste -t-on à Paris, car elle continue de faire l’analyse que le scénario militaire contre l’Iran serait une "catastrophe" , comme l’avait dit M. Sarkosy dès aout 2007.

Des frappes aériennes auraient pour effet de "souder les Iraniens derrière  Khamenei,souder tous les chiites derrière l’Iran, et elles ne feraient que retarder le programme nucléaire iranien sans lui porter un coup d’arrêt définitif" dit un officiel catégorique. et "c’est précisément pour chercher une alternative à ce qui serait une grosse bêtise israélienne" que la France déploie tant d’efforts en faveur des sanctions.

"Celles ci visent à convaincre l’Iran qu’il vaut mieux arrêter avant qu’il ne soit trop tard son programme nucléaire plutôt que d’encourir des mesures susceptibles d e provoquer un effondrement économique du pays et donc de mettre en péril le r"gime.Il y a urgence à faire aboutir cette stratégie car l’année 2012 est  "cruciale"."Nous sommes convaincus qu’il reste à peu près un an avant la bombe "iranienne, et que les Israeliens n’attendront pas un essai nucléaire iranien pour régler le problème" commente un responsable français."

"Selon un diplomate français de haut rang,, si les Israéliens veulent "taper" avant qu’un stade irréversible soit atteint, le meilleur moment , c’est avant l’élection présidentielle américaine". Car en pleine campagne électorale,Barack Obama" serait soumis à une pression politique irrésistible pour ne pas laisser Israël seul face à la tentation de frapper militairement". "Si Israël frappe, souligne cette source, ce sera avantle 6 novembre." En précisant :"Le moment de tous les dangers, c’est l’été 2012."

Que peut on penser de cette situation et de ses implications?

La première chose , c’est  la surprise de découvrir l’attitude timorée de Barack Obama , dont on pensait qu’il avait plus d’audace et de clairvoyance , et que en particulier , il mesurait l’étendue du danger pour le monde  si l’Iran accédait à la bombe et pouvait à l’abri de celle ci poursuivre son programme nucléaire , menaçant de plus en plus de pays dans la région  , et pas seulement Israël. Le rique de prolifération  créé par le désir de ne pas laisser à l’Iran un avantage aussi énorme , ne peut que se concrétiser par l’entrée dans la course nucléaire des autres puissances régionales concurrentes: Arabie Séoudite, Egypte, Turquie , régimes éminemment instables , menacés de prise de contrôle par les islamistes , quand ce n’est pas déjà fait.

L’explication par les préoccupations électorales , face à un renchérissement du brut , à quelque chose de dérisoire et d’inquiétant. Que une crise vitale pour le monde soit suspendue à un enjeu si limité est effrayant.

Surtout , elle  montre que l’Etat Israélien ne peut pas confier son destin aveuglément à son ami et protecteur américain, qui a ses intérêts propres qui entrent parfois en contradiction avec ceux de son protégé.Les attaques contre Obama le présentant comme promusuman étaient viles et mensongères , mais ceux qui ont vu la possibilité d’un positionnement américain s’écartant de la défense vitale d’Israël n’ont pas eu complètement tort.

Israël , dépendanr économiquement et militairement de l’aide américaine est obligé de trouver une stratégie qui ne soit ni complètement subordonnée , ni complètement indépendante de celle des USA.

Un autre point intéressant est de voir la qualité de la détermination sarkozienne , l’obstination avec laquelle la diplomatie française trouve une voie propre dans l’imbroglio moyen oriental ,et la capacité à prendre des riques et à  assumer son rang, à côté du profil bas des autres pays européens , et cela , pour changer , sans posture déclamatoire et sans opposition systématique à la politique américaine.

Cependant des inconnues restent encore:

Les quelques mois qui séparent l’entrée en vigueur des sanctions de la date  d’obtention potentielle de la bombe par les Iraniens suffiront -ils à faire plier l’Iran , ou bien manquera-t-il quelques mois pour que le régime soit vraiment pris à la gorge et tiendra-t-il  désespérément jusqu’à l’obtention de la bombe?

L’Iran va-t-il tenter d’amener son féal libanais , le Hezbollah, à déclencher une offensive généralisée contre Israël, pour contraindre celui-ci à des représailles sanglantes au Liban, qui permettraient de créer un climat de haine d’Israêl qui lui permettrait de mobiliser la "rue arabe" et de pousser à un embrasement régional dans lequel ses intérêts seraient confondus avec ceux des palestiniens. Une vague de haine antioccidentale , attisée par les médias  excitateurs des chaînes islamistes ,dans le climat d’irrationnalité de ces pays pourrait menacer l’équilibre politique de ces régions. Cependant ,sur le plan purement israelien , il est évident, que ceuxci préfèrent subir une volée de missiles conventionnels plutôt que d’être sous la menace d’une seule bombe atomique qui pourrait anéantir la moitié de sa population.

Le régime iranien choisira-t-il la fuite en avant et l’escalade ou préfèrera-t-il limiter les dégâts , et jouer d’autres cartes que celle du nucléaire? Cèdera-t-il à ses  tendances au défi suicidaire ou essaiera-t-il de préserver quelques acquis. L’échec du bluff et de la provocation comme politique et comme base de sa propagande pourra-t-il être pris en considération par ses dirigeants? L’Histoire apparaît bien comme devant intégrer des éléments d’imprévisible , de calculs erronnés ou délirants, de mouvements irrationnels dont les conséquences sont imparables.

L’année 2012 sera celle de tous les dangers

GB

L’Iran commence à avoir peur

janvier 4, 2012

Le déferlement des menaces iraniennes dans les dernières semaines montre de façon indiscutable que , pour la première fois depuis que les sanctions ont été mises en place pour le contraindre à cesser sa stratégie de construction  d’un appareil militaire nucléaire , l’Iran à peur que les nouvelles sanctions envisagées soient mises en application.

Autant les sanctions antérieures lui paraissaient dérisoires par rapport à l’importance pour lui de posséder l’arme nucléaire , instrument de sanctuarisation du régime , d’accès au rang de puissance incontournable et dominante dans la région et d’obtention de la parité stratégique avec Israël, autant les deux mesures envisagées pat les USA et la France: gel des avoirs de la Banque Centrale iranienne,et interdiction des achats du pétrole iranien menacent l’économie iranienne d’effondrement total et mettent le régime aux abois.

Pour la première fois, les pays occidentaux,entraînés par la France et les USA,trouvent le moyen -enfin!- de contourner l’obstacle jusque là infranchissables des veto russe et chinois qui protégeaient le régime iranien.. Il est évident qu’il s’agit des dernières possibilités d’action en dehors de l’action militaire directe avant la date fatidique , proche de quelques mois ,où les iraniens disposeront de leur propre bombe nucléaire et commenceront à utiliser à  fond le chantage nucléaire, y compris pour protéger leur propre système de production d’autres bombes, d’autres missiles avec des portées de plus en plus grandes ,menaçant directement de plus en plus de pays.

Ces deux menaces ,porteuses d’un potentiel dévastateur pour l’économie iranienne , expliquent la réaction de menace de blocage du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz. En même temps , les dirigeant iraniens savent très bien que porter atteinte à l’économie mondiale (renchérissement du cours du pétrole ,raréfaction des sources, troubles politiques liés a l’augmentation des difficultés économiques de nombreux états) serait d’abord une violation de tous les traités internationaux sur la liberté de circulation maritime, ce qui est un casus belli caractérisé, qui entraînerait automatiquement l’intervention au minimum des USA et éventuellement d’autres pays pour restaurer un droit de passage dont le non respect serait une atteinte de leurs intérêts vitaux.

Le chantage à la paralysie économique du monde occidental s’est renversé en un chantage ( pour la bonne cause de contraindre l’Iran à la négociation pour l’arrêt de  sa fabrication d’armes nucléaires)à la paralysie économique de l’Iran que manifestement les Iraniens n’avaient pas prévu , pensant être protégés par les veto russe et chinois.

Les Iraniens ne savent plus comment se sortir de cette impasse , et ils voient l’échec de leur chantage qui se retourne contre eux.

Ils voient également que les pays occidentaux ne sont pas  effrayés par leurs menaces, alors que ces menaces risquent même de se retourner contre eux. Bloquer le détroit d’Ormuz est aussi s’empêcher d’exporter leur propre pétrole , en particulier vers l’Inde et la Chine qui ne prendront pas vraiment bien cette atteinte à leurs propres intérêts vitaux. Mécontenter la Chine ,  seule alliée de poids de l’Iran avec la Russie revient à se tirer une balle dans le pied.

Les dirigeants iraniens , qui ont essayé d’acheter avec la rente pétrolière le soutien de quelques fractions de la population se trouveront vite confrontés à une crise sociale et politique d’envergure qui leur fait très peur.

C’est pourquoi les menaces quasi délirantes adressées à la Marine américaine , affirmant que l’Iran ne tolèrerait pas la rentrée du porte avions américain dans le golfe Persique , comme si ces eaux n’étaient pas internationales , mais la propriété privée de l’Iran , montrent que les Iraniens ne savent plus quoi faire pour freiner le processus qui s’engage.

Les menaces d’attaque contre un navire de la flotte américaine  sont insensées, car une telle attaque , équivalente à un Pearl Harbour Moyen Oriental , ne pourrait que déclencher l’entrée en guerre , en état de légitime défense , de l’Amérique , qui pour le moment souhaite encore éviter si possible cette extrêmité. Or , si un navire américain était attaqué par l’Iran , et éventuellement détruit avec des pertes lourdes , le gouvernement américain n’aurait pas  d’autre choix que de riposter avec les moyens gigantesques qui sont les siens.

Menacer les Etats Unis d’une sorte de nouveau 11 Septembre est stupide politiquement et suicidaire miltairement. Les bombinettes iraniennes ne sont rien par rapport à la puissance de feu américaine . D’ailleurs les Américains ont immédiatement répondu qu’il n’était pas question pour eux  de prendre en considération les menaces iraniennes et que leur flotte continuerait à se déplacer comme auparavant dans le Golfe Persique.

Si les Américains maintiennent leur position  de sanctions très dures vis à vis de l’Iran  (et on ne voit pas pourquoi ils ne le feraient pas), on va se diriger immanquablement vers une épreuve de force militaire. L’Iran ne pourra pas supporter le blocus américain et réagira dans le Golfe , ce qui entraînera immanquablement une riposte américaine.

La seule alternative est maintenant une reculade de l’Iran , qui essaiera de manoeuvrer pour gagner du temps, en faisant semblant d’accepter les exigences occidentales .Mais tout le monde sait maintenant que l’Iran est tout proche d’avoir une bombe , qu’il a menti pour gagner du temps depuis des années , et que il n’y a plus de temps à perdre en faux semblants. Les lignes rouges ont été tracées , et il n’y aura plus de tricheries moyen -orientales acceptées.

Le langage rempli de suffisance et d’arrogance des chefs militaires iraniens  s’adressant à la Marine américaine et disant qu" l’avertissement ne sera pas répété" est à la fois dérisoire  (le moustique qui menace l’éléphant) et inquiétant parce que il rend manifeste la perte du sens des réalités chez ces militaires ( les erreurs de jugement et d’appréciation commises par les militaires peuvent conduire  à des massacres et la plupart des guerres sont déclenchées par des militaires qui se sont trompés dans leurs évaluations de la situation).

Peut être les Iraniens comptent -ils sur l’aide du Mahdi caché pour gagner face aux Occidentaux , mais dans ce cas, ils ne devraient pas oublier que Dieu est plus fréquemment du côté des gros bataillons.

Un Iran nucléaire mettrait la bombe à la disposition des terroristes d’Etat qui le contrôlent.

novembre 19, 2011

Les écologistes qui ferraillent contre le nucléaire civil ne voient pas que le danger le plus extrême du nucléaire vient de ce que un régime dirigé par un groupe qui pratique le terrorisme d’état depuis des décennies ( attentat contre une institution juive en Argentine, soutien aux mouvements terroristes partout dans le monde , soutien  et organisation d’attentats en France ,prise d’otages  dans l’ambassade américaine , etc.) s’apprête a entrer en possession de l’arme la plus terrifiante qui existe dans le monde.

L’absolu cynisme du groupe dirigeant iranien qui se pense investi , de façon folle , d’une mission divine  d’expansion de l’Islam dans le monde entier, son utilisation constante de la torture et de l’assassinat comme moyen politique , sa haine obsessionnelle du monde occidental et par dessus tout , son intention déclarée de détruire l’Etat Israélien montrent que la possession de l’arme atomique par la mafia religieuse  qui a pris possession de l’Etat Iranien ouvrira une période de chantage et d’agressions qui risque de déboucher rapidement sur une catastrophe atomique.

De la même façon que l’Europe , en laissant l’Allemagne nazie réarmer à outrance  dans les années 30, a créé les conditions de possibilité des agressions allemandes , pourtant annoncées, qui ont conduit  à des dizaines de millions de morts dans la 2ème guerre mondiale , laisser entre les mains de terroristes, maîtres d’un Etat,  un engin d’une telle capacité de tuer mènera le monde au bord du gouffre, avec des  gens qui manient le suicide meurtrier  comme un outil quotidien.

Car un Etat qui  a obtenu des concessions de la plus grande puissance mondiale rien que en menaçant la vie de quelques centaines de diplomates, ne reculera  jamais devant l’utilisation d’une menace de tuer des millions de gens par l’utilisation d’une bombe , quel que soit le prix à payer par sa population.

La théorie de la dissuasion du faible au fort fonctionnera au bénéfice des Iraniens face au monde Occidental , soucieux de chaque vie humaine , alors que les Iraniens, qui n’ont pas hésité à envoyer leurs enfants dans les champs de mines pendant la guerre Iran-Irak , ne reculeront devant aucune perte , puisque c’est le Paradis et Dieu qui sont en cause pour eux.

En fait , le chantage a déjà commencé puisque c’est avec la menace de mettre le feu au Proche Orient par le biais de ses affidés  (Hezbollah au Liban , groupes chiites en Irak , minorités chiites dans les Emirats) et  de couper la route du pétrole qui passe par le golfe Persique  que l’Iran menace l’Occident d’une crise économique majeure et d’un conflit militaire qui s’ajouterait à l’Irak et à l’Afghanistan. En même temps , une attaque contre les sites nucléaires iraniens risquerait de resouder le peuple iranien avec un gouvernement qu’il conteste de plus en plus largement ,même si la contestation est étouffée par la terreur.

De plus l’attitude cynique  et opportuniste de la Chine et de la Russie , qui essaient de tirer profit du conflit entre l’Occident et l’Iran pour gagner du terrain dans la lutte d’influence et de contrôle des sources de matières premières du demisiècle qui commence, empêche tout consensus international et toute condamnation efficace du régime iranien.

Ce qui est certain , c’est que les" sanctions" contre l’Iran n’ont eu aucun effet d’arrêt sur la progression de l’Iran vers son but : la possession de l’arme atomique , sans commune mesure avec les broutilles perdues du fait de ces sanctions.On peut même penser que l’idée que les Occidentaux pensent les arrêter avec des obstacles  aussi minces doit les faire rire , car elle leur permet de gagner du temps , pendant que leurs adversaires se perdent en palabres inutiles qui buttent sur les mêmes limites, les mêmes obstacles insurmontables.

L’irresponsabilité de la Chine et de la Russie est effrayante , quand on pense qu’ils mesurent le danger d’une bombe dans de telles mains ,  mais qu’ils ne veulent pas renoncer aux avantages stratégiques à court terme qu’ils peuvent tirer de cette complaisance , et même cmplicité avec le régime fou et criminel de l’Iran.

L’Occident se trouve ainsi pris au piège et placé face à un dilemne inextricable : soit se précipiter dans une crise économique gravissime , qui pourrait prendre les proportions d’une crise égale à celle du krach des années 30 aux USA , et qui pourrait même s’étendre à une crise politique  avec montée au pouvoir des mouvements extrêmistes  devant l’extension de la misère , pour un résultat qui ne serait que un gain de temps.

Soit choisir une attitude attentiste , et donc laisser l’Iran construire la bombe et se constituer un arsenal de plus en plus important, la menace augmentant avec le nombre de bombes et surtout, le développement de vecteurs  capables d’atteindre les grands pays occidentaux, ce qui n’est pas encore le cas,  en espérant que le régime va s’écrouler un jour de l’intérieur. Sauf que le régime imprime une telle terreur que , à la différence de la Tunisie et de l’Egypte qui étaient certes des dictatures , mais plutôt des régimes de pouvoir personnel et corrompus que des régimes totalitaires, il ne laissera pas se développer de mouvement d’opposition et noiera dans le sang , sans la moindre hésitation , toute vélléité de le renverser. Il dispose de troupes puissantes et de relais dans une partie de la population qui lui permettent d’avoir une base qui empêche un mouvement généralisé de la population comme dans les pays arabes; L’islamisme est une idéologie qui a profondément pénétré les masses iraniennes et constitue un solide ancrage du régime à la différence des régimes renversés par le "printemps arabe" , très isolés de la population.Le cas de Khadafi est différent puisque il a fallu l’intervention armée de l’Occident pour écraser militairement le régime qui sans cela était prêt à massacrer tout son peuple pour se maintenir.

Attendre du régime qu’il s’effondre de l’intérieur est donc un voeu pieux , d’autant que il est assez probable que si il se sent menacé , il déclenchera de lui même un conflit régional , pour solidariser sa population avec lui. On se retrouverait donc devant le premier cas de figure , celui d’une guerre , économique et militaire avec l’Iran.

Les peuples d’Occident ne sont plus prêts , à l’exception peut être des Américains , à entrer dans des guerres coûteuses en vie humaine. Les échecs au Vietnam , en Somalie , en Afghanistan ont augmenté l’influence des mouvements pacifistes et l’état d’esprit des populations est  devenu  individualiste et jouisseur, reserré sur la recherche d’avantages immédiats , de sécurité et de tranquillité. La sympathie pour Israël s’est au fil du temps renversée en une relative indifférence  quand ce n’est pas une prise de parti pour les palestiniens présentés comme des victimes éternelles. L’enjeu local est devenu peu important aux yeux des peuples Occidentaux ,plus préoccuppés d’écologie et de niveau de vie que d’équilibre mondial et de paix dans d’autres régions. Les gouvernements et les élites politiques , conscients des dangers , ne veulent pas prendre le risque d’être désavoués par les peuples et préfèrent attendre.

Cependant , ces facteurs qui jouent dans le sens de l’attentisme, peuvent être neutralisés par plusieurs autres.

D’abord,le facteur israélien. Les Israéliens  ne peuvent pas accepter la menace mortelle suspendue au dessus de leur tête par les fous d’Allah qui ont juré leur perte et qui le réannoncent régulièrement. En dernier recours , et le dos au mur , ils attaqueront ,même si cela suscite la colère de leurs alliés , parce que c’est lalutte pour la survie , et que leur histoire ne leur permet pas d’attendre passivement la destruction. De plus , personne n’est dupe des protestations pacifistes des Iraniens , qui défient le monde entier dans leur course à l’atome, et mentent comme des arracheurs de dents. Personne n’accorde plus de crédit à leurs cris d’innocence qu’ à ceux de Khadafi quand il protestait contre l’intervention militaire en Lybie.

D’autre part , les Occidentaux savent que ils seront les cibles suivantes si ils laissent la puissance militaire iranienne devenir capable de les menacer. Ils sont donc obligés de penser à leur auto-défense et préparent eux mêmes des scénarions d’attaque préventive contre les sites nucléaires iraniens, ce qui montre la conscience de plus en plus nette du danger , et une compréhension des raisons qui pourraient entraînet les Isréliens à agir.

Ils ont d’ailleurs fait la démonstration , en Yougoslavie et en Lybie , de leur capacité à vaincre des armées bien équipées , sans intervention terrestre et sans pertes humaines , grace à leur très grande supériorité technique . Plusieurs candidats républicains ont annoncé -ce qui ne coûte rien évidemment-, leur intention de frapper l’Iran s’ ils viennent au pouvoir.

D’autre part , il est difficile d’évaluer la part de bluff dans l’annonce de la volonté iranienne de bloquer le trafic pétrolier du golfe persique , pour plusieurs raisons

D’abord ,plusieurs grands pays occidentaux disposent d’une certaine autonomie par rapport aux sources du Moyen Orient: Les Etats unis sont encore -plus pour longtemps- presque autosuffisants sur le plan pétrolier , la Grande Bretagne aussi avec le pétrole de mer du Nord , la France dispose de son parc nucléaire qui couvre 75 % de ses besoins énergétiques et des contrats avec les pays d’Afrique, etc.

D’autre part ,fermer le golfe entraînerait aussi la cessation des approvisionnements pour l’Inde et surtout la Chine , qui menacée dans ses apports vitaux , ne resterait pas longtemps amie de l’Iran à ce prix.

De plus , L’Iran se priverait lui-même de  sa principale source de devises et rentrerait dans une crise très grande , se trouvant dans la situation de l’Irak au moment de l’embargo pétroier lui interdisant de vendre son pétrole.

Enfin il n’est pas certain que l’Iran , avec son armée encore très rudimentaire malgré ses progrès en missiles et dans le domaine nucléaire , pourrait maintenir un blocus efficace du golfe  face aux moyens  technologiques hypersophistiqués des occidentaux.

De tout celà ressort une idée: la montée en puissance de l’arme atomique iranienne va d’elle-même produire la détermination d’un nombre grandissant de pays à la mettre en échec . La survie d’un monde libre est en jeu ,même si les Iraniens font monter les enchères très haut. Les sanctions , très légères à supporter pour le régime actuellement , ne pourraient avoir d’efficacité que si elles prenaient une forme extrême , conduisant à l’effondrement complet de l’économie du pays , et cela n’en prend pas le chemin, avec les vetos russes et chinois.

Dans ce contexte , on s’achemine vers des frappes et une guerre , quel qu’en soit le prix ,parce que ne rien faire , ou ne faire que des choses inefficaces , ne peut mener que  à une catastrophe mondiale. Qu’ elle le veuille ou non , l’humanité se rapproche d’une épreuve dramatique, que le fait de se mettre la tête dans le sable ne pourra en rien éviter. Munich , attention, souvenirs!

 

La "réconciliation" Hamas Olp prépare l’OPA islamiste sur le futur état palestinien

mai 7, 2011

Avec la réconciliation Hamas OLP , les Palestiniens et les Israéliens se rapprochent petit à petit d’un affrontement mortel avec , ce qui est un comble ,l’aide active de l’Onu ,pourtant chargé de défendre la paix mondiale , à travers le projet de reconnaissance d’un Etat Palestinien sans  accord  négocié préalable

Une reconnaissance d’un état palestinien dans les frontières de 1967 , sans négociation, figerait définitivement le conflit au lieu d’aboutir à un compromis , auquel il est vrai que les Israéliens n’ont pas donné beaucoup de chances dans la dernière période.

Elle donnerait légitimité à l’Etat palestinien sans la moindre obligation de sa part de reconnaissance  de l’Etat israélien , constituant le premier comme une base de départ  pour la reconquête de l’espace israélien.

Elle n’exigerait aucune concession sur le problème des réfugiés , dont le maintien de la revendication de retour en Israël équivaut clairement à une destruction de celui-ci , noyé dans la supériorité  démographique de la multiplication de la population arabe.

En fixant les revendications  des deux états dans l’ incompatibilité  absolue où elles se trouvent actuellement , elle ne laisserait qu’une seule issue à la contradiction: la guerre ,et il est évident que le monde arabe tout entier se rangerait derrière les Palestiniens , dans le rêve d’une éradication de l’ennemi abhorré ,et dans la conjonction des intérêts les plus glauques , des dictatures désireuses de faire diversion jusqu’au islamistes soucieux  d’éliminer  toute dissonance dans le concert de l’idéologie unique de l’Islam.

A cette hypothèse inquiétante s’ajoute  maintenant le coup de maître du Hamas qui , en acceptant de participer à un gouvernement d’union avec l’OLP ,vient de mettre le pied dans la place , sans céder un iota de ses positions extrêmistes, progressant ainsi vers une reconnaissance de fait par la communauté internationale , alors qu’il maintient ses objectifs de destruction de l’ Etat  Israélien.

Peu importe alors que ce ne soient que des "techniciens" qui participent à  ce gouvernement: de cette place il pourra accéder  aux forces de sécurité palestiniennes, y intégrer leurs propres forces militaires dont on à vu à Gaza  l’absolue supériorité sur celles de l’OLP ,les noyauter et paralyser leur coopération anti- terroriste avec Israël. Il pourra reprendre à son compte la stratégie du Hezbollah au Liban , demander progressivement des ministères clefs, et préparer des élections ou il profitera des éventuelles concessions raisonnables faites par l’OLP  pour apparaître comme le plus efficace défenseur du peuple palestinien. Une fois installé , il appellera ,en tant que gouvernement indépendant , l’armée iranienne à lui fournir matériels ,cadres, et éventuellement "volontaires" pour "se défendre face à l’ennemi sioniste". La région se trouvera simplement dans la situation de l’Europe en 1939 au moment ou tout le monde voyait la guerre arriver sans rien pouvoir faire pour l’empêcher. L’Iran y trouvera un moyen  de  tenter de prendre la tête d’une croisade anti israélienne qui redorerait son blason terni par la montée des mouvements pro démocratie dans le monde arabe et même sur son territoire. Les islamistes palestiniens pourront prendre  , avec délectation , la tête d’un djihad anti- israélien . La guerre qui aura lieu  sera féroce à cause de la haine anti israélienne qui sévit dans le monde arabe , et du fait que l’Etat israélien , le dos au mur , se battra avec l’énergie du désespoir.

Il existe encore quelques esprits libres , en Europe et aux Etats Unis pour voir clair dans la manipulation diplomatique qui est en train de s’amorcer. Angela Merkel et Barack Obama ont exprimé leur désaccord avec cette hypothèse d’une reconnaissance inconditionnée., et leur inquiétude pour la paix dans un tel cas. La France affiche une attitude ambigüe , annonçant  "réfléchir" à cette éventualité , manifestement dans le but de pousser Israël à des concessions . Mais  si elle finissait par se ranger aux côtés des partisans de la reconnaissance de l’Etat Palestinien en septembre , ce serait un vrai renversement d’alliance  , et , au nom de la soi-disant "politique arabe" de la France , une trahison et un abandon  de l’Etat ami israélien , dont la gravité équivaudrait à la lâcheté de Munich, où les puissances occidentales avaient accepté le démembrement de leur ami tchécoslovaque et l’avaient livré sans moyen de défense au loup hitlérien. Nicholas Sarkozy  y perdrait l’honneur gagné dans les décisions courageuses  d’intervention en Lybie et en Côte d’Ivoire , contre les figures hideuses de la dictature ,de la xénophobie meurtrière , et du mensonge éhonté.

En attendant Palestiniens et Israéliens, bloqués dans leurs intransigeances, continuent leur course à l’abîme, que ni  le fanatisme religieux ni l’angélisme pacifiste ne sont prêts de stopper.

Ben Laden mort , le Hamas condamne l’action américaine qui a permis son élimination

mai 3, 2011

"Justice est faite ", comme l’ a dit sobrement Obama , en annonçant   sa mort, après une traque qui a duré 10 ans.  La bête criminelle  qui se terrait  au Pakistan a été débusquée et abattue , ce qui ne vaut pas pour autant un gage de mise hors de combat de  son organisation toujours à la recherche de moyens de meurtre de masse plus efficaces. Mais le prestige du djihadisme international , fondé sur sa capacité à tuer les innocents en masse et à en exploiter les retombées médiatiques , a pris un coup important.

Mais le relais est en passe d’être pris par d’autres fanatiques religieux : l’islamisme qui avait deux fers au feu : le djihadisme er l’islamisme des frères musulmans passe la main aux seconds , qui se renforcent avec le développement des révoltes arabes et qui se préparent à sortir de l’ombre. En Egypte , ils sont la principale force organisée et les élections vont leur permettre  d’augmenter encore leur conquête des positions clefs dans l’appareil politique , juridique  et diplomatique de l’Egypte.  A Gaza , le Hamas , émanation directe des Frères Musulmans , a entrepris ,par l’accord réalisé avec l’autorité Palestinienne,  sur le même mode que le Hezbollah l’a fait au Liban , la conquête d’une position , d’abord de veto sur tout ce qu’il contestera , puis de constitution de la force militaire dominante dans l’équilibre interne aux forces palestiniennes , en attendant de ne garder que des potiches en façade quand il dirigera vraiment le pays si ce pays est reconnu internationalement.

L’hypothèse qui se profile actuellement d’une reconnaissance par l’ONU à l’automne d’un état Palestinien dans les frontières de 1967 sans négociations , annonce la réalité tragique qui va suivre: la domination du Hamas face à l’Autorité Palestinienne disqualifiée  qui aura servi de fourrier à  la prise de contrôle du pays par un Hamas, qui ne reconnaissant pas Israël, préparera avec le soutien du Hezbollah , maître du Liban ,et de l’Iran et de la Syrie la guerre d’éradication d’Israël de la "terre sacrée arabe".

L’ islamisme "rampant" , stratégie de grignotage des positions clefs d’un pays , commençant par la création d’un réseau d’aide sociale et médicale  se substituant aux systèmes officiels carents , puis la conquête de postes enseignants et religieux  commençant très tôt à modeler les idées des enfants  ou des étudiants avec des  thèmes manichéens et des stéréotypes haineux , et la pression exercée sur les médias et les moyens d’information , se termine par la conquête du pouvoir politique  qui peut préserver l’enveloppe extérieure d’un système démocratique tout en le vidant progressivement de son contenu.

Les deux exemples les plus frappants sont ceux du Liban et de la Turquie , montrant la souplesse d’adaptation des islamistes aux différents contextes.

Au Liban , le Hezbollah a réussi à constituer un état dans l’état , une armée plus puissante que l’armée de l’ Etat , elle même divisée entre pro et anti -Hezbollah de telle façon que elle est réduite à l’impuissance et que de toute façon , on hésite à trop bien l’équiper de peur que ces armes tombent directement dans les mains du Hezbollah.Parallèlement à sa lutte "légale" par laquelle il a  réussi à faire admettre son droit de veto de fait par la paralysie du gouvernement qu’il a créée pendant plusieurs mois , le Hezbollah n’a pas hésité , en synergie avec le pouvoir du parrain syrien , à faire assassiner le chef de l’Etat , Hariri, et à faire un chantage au coup de force pour obtenir que le propre fils du chef de l’état assassiné désavoue les travaux de la commission internationale dont tout le monde sait que elle va incriminer non seulement la Syrie , mais aussi le Hezbollah lui même, ce qui lui fait très peur.

On voit ainsi  , dans un des rares états arabes ou existe une sorte d’état de droit , celui ci  se faire annuler sous la menace d’un coup d’état, et l’organisation qui dirige cette opération imposer son candidat à la présidence de la République . Face à cela , on voit les forces d’opposition se coucher devant la force , des partis chrétiens faire alliance avec le Hezbollah , les Druzes de Joumblat faire aussi allégeance aux vainqueurs et la constellation politique libanaise se déplacer lentement vers une mainmise totale des islamistes sur le pays.

En Turquie ,les islamistes "modérés" de l’AKP , ont commencé à jeter le masque eux aussi. Elus démocratiquement après la déroute des partis classiques , corrompus et inefficaces , ils ont organisé le retour progressif des éléments islamiques que l’ Armée , garante de la laïcité avait interdit , et  sous prétexte de démocratie , tentent de désarticuler les institutions donnant à l’armée un pouvoir d’intervention pour défendre la laïcité.  Pendant l’affaire de la flottille de Gaza , ils ont soutenus les provocations islamistes et tenu un discours haineux anti-israélien, et surtout , ils ont développé une politique de rapprochement avec l’Iran , refusant de condamner la politique  d’armement nucléaire de celui-ci , sous prétexte que "ils n’étaient pas convaincus" , et multiplié les déclarations d’amitié avec la Syrie et sa dictature sanguinaire.

La stratégie "d’entrisme" des islamistes sous prétexte de "démocratie" est similaire à la stratégie communiste en Tchécoslovaquie après la guerre de 1945 : le pouvoir par les élections et  ensuite une dictature policière impitoyable  qui supprime tous les éléments de la démocratie  ou à celle de Hitler en 1933 :une nomination légale à la chancellerie qui donne tous les pouvoirs pour supprimer la démocratie  dans la phase suivante.

Le Hamas , comme les Frères musulmans après lui , ont dénoncé "l’assassinat"  de Ben Laden par les Américains , montrant par là , que au delà des divergences stratégiques , ce "combattant sacré", ce "saint guerrier", était bien un membre de la Famille , que le but poursuivi était le même  , les valeurs les mêmes et les ennemis les mêmes.

La solidarité des mafias fanatiques est respectée et les plus dangereux d’entre eux sont les plus hypocrites.

C’est probablement la prochaine opération de "blanchiment" à laquelle nous allons assister: celle du passage de la déconnexion entre Islam et terrorisme  à la déconnexion entre Islamisme et terrorisme. Or les mouvements armés islamistes (talibans au Pakistan , Hamas à Gaza , Hezbollah au Liban ) restent des organisations basées sur la violence , le meurtre , la domination par la peur , et l’idée d’imposer  une religion par la force ainsi que des moeurs barbares.

En Lybie, la France prend l’initiative de sauver la rebellion au bord de l’écrasement.

mars 20, 2011

A l’heure actuelle , les puissance occidentales , accompagnées de quelques pays arabes, et s’appuyant sur la résolution de l’ONU  obtenue par le forcing diplomatique de la France, interviennent par des bombardements des forces de Khadafi , qui ont permis de sauver in extremis la rebellion, au bord de la débandade, et menacée d’un écrasement total.

Cette action prônée par Nicholas Sarkozy  contre l’attentisme de tous les autres gouvernements sauf celui de la Grande Bretagne  constitue  un succès majeur de la diplomatie française qui efface les atermoiements des moments et des gouvernements antérieurs.

En prenant le risque de provoquer la colère et la vengeance du Néron lybien ,la France  retrouve l’honneur de défendre  les libertés dont elle est encore dans l’esprit des peuples le héraut symbolique.

Elle rompt avec la politique dite "realpolitik" qui n’était que la défense des intérêts à court terme et l’absence de perspectives plus larges. Elle rompt avec la lâcheté de ceux qui ne veulent jamais prendre aucun risque , de Munich à la non intervention en Espagne.

Elle le fait sans les effets de manche de la déclaration de Villepin à l’ONU contre l’intervention en Irak , dans l’alliance avec ses amis fondamentaux, retrouvant les vieilles solidarités du monde libre.

Car une nouvelle ligne de démarcation apparaît avec les "puissances émergentes " qui se font tirer l’oreille pour accepter une intervention la plus minimaliste possible et qui la critiquent dès que elle commence ( Russie et Chine) , Turquie et Brésil refusant toute intervention toujours au nom eu principe de non ingérence qui leur permet de défendre leurs partenariats économiques avec les dictatures  , ou d’éviter la critique  de leur propre régime.

De nouveau apparaît la division du monde entre les amis de la démocratie et ceux qui y sont totalement indifférents et à vrai dire sourdement hostiles.

Laissons de côté la normale solidarité des dictateurs entre eux , chacun criant plus fort que l’autre à l’"agression" par le monde occidental, avec une mention spéciale pour Hugo Chavez dont la solidarité avec Khadafi est un très bon indicateur de la vraie nature de son régime.

Prendre le risque de la guerre avec un dictateur  aussi prêt à utiliser tous les moyens que ne l’était Saddam Hussein, qui n’a pas hésité à faire exploser un avion civil pour se venger et qui est mitoyen de la France par la Mer Méditerrannée est un acte dont le courage égale celui de Thatcher  refusant de céder les Malouines, une petite île située à plus de 10000 km de la métropole , convoitée par des dictateurs menacés d’être privés de leur pouvoir et qui avaient espéré  détourner sur l’ennemi étranger la colère de leurs concitoyens.

La pertinence de l’analyse politique qui a mené à ce choix redonne du lustre  à la diplomatie française et  à sa place particulière dans le concert mondial ,autrement que selon les classifications basées seulement sur l’importance de la population ou  le PIB..

Elle fait sens dans l’histoire nationale , fait que l’on reconnaît la France à sa place particulière et nous procure le plaisir de voir  des populations agiter notre drapeau pour nous remercier de rester  (ou  redevenir) nous mêmes.

David Grossman suggère à Israël de négocier avec le Hamas : confusion et déni de réalité dans le monde pacifiste

juillet 27, 2010

Dans un article publié dans le Monde du 19 juillet 2010 , l’écrivain pacifiste David Grossman propose que l’Etat israélien négocie globalement avec le Hamas un accord qui "imposerait un cessez lz feu total ,  mettrait un terme aux activités terroristes de Gaza et lèverait le siège de Gaza".

On ne peut que rester sidéré devant la façon dont le désir de trouver  une solution par la négociation plutôt que  dans le combat finit par faire litière de toute réalité , et de toute analyse objective des faits. L’obsession de trouver un accord avec l’adversaire finit par conduire au déni de toutes les évidences sur son fonctionnement , ses buts fondamentaux , son idéologie , ses méthodes , sa stratégie.

A cela se substitue un écheveau de conjectures  et d’hypothèses de plus en plus hasardeuses qui expriment  des voeux et  non des analyses froides de la situation et des paramètres en présence.

Ainsi , Grossman s’interroge dans l’article : "Qui nous dit que le Hamas n’est pas assez mur et même souhaite un geste pour sortir de la camisole qu’il a nouée autour de lui-et de son attitude butée de refus? " .La réalité est que le Hamas , qui tire son prestige du refus de tout compromis avec les israéliens , qui a l’impression que son isolement renforce sa mainmise sur la population gazaouie , et  que son intransigeance lui fait gagner du terrain sur l’autorité palestinienne , n’a aucun intérêt et aucune envie de négocier.

Le paradoxe , c’est que par désir de trouver à tout prix un "arrangement" avec l’adversaire , le pacifisme de Grosmam le conduit à donner  des armes aux ennemis des Palestiniens qui veulent vraiment négocier avec les Israéliens , c’est à dire aux partisans du refus total -le Hamas- contre l’Autorité Palestinienne. Cela a un nom : l’inconséquence.

L’hypothèse dont part Grossman est que Israêl s’est toujours raidi dans un refus de reconnaître l’ adversaire et de négocier qui l’a conduit à lâcher davantage quand il a fallu reculer. Les exemples qu’il prend sont ceux du refus de reconnaître l’OLP , du retrait du Liban et du retrait du Goush Katif en 2005 , et de l’affaire de la flottille  de Gaza qui l’ a obligé à desserer le blocus de Gaza.

On voit très facilement le côté spécieux de cet argumentation:

Le refus de reconnaître l’OLP a duré tant que l’OLP a maintenu un refus de reconnaître l’état israélien. C’est ce refus  de lâcher prise  face au maximalisme palestinien qui a justement fini par porter ses fruits et obligé l’organisation nationaliste palestinienne  à changer sa position et à admettre l’existence de l’Etat israélien. Il y a  chez Grossman , et chez les pacifistes et dans la gauche israélienne en général une telle culpabilité du fait d’avoir "imposé" par la force l’existence d’Israël et de ne pas avoir obtenu l’assentiment des arabes à la naissance de cet état , que ils ne peuvent s’empêcher de courir après cet assentiment , soixante ans après la création de cet Etat. Il y a pour eux un péché originel dans l’existence même d’Israêl et leur désir de se désolidariser de cet acte inaugural les conduit  à multiplier les concessions  pour se faire pardonner ;Chez certains cela touche à l’expiation , et ils sont prêts à offrir leur gorge au couteau sacrificateur  pour  effacer  cette tache sur leur conscience .

Plus généralement , ils sont prisonniers  de l’idée que l’identité juive est liée à une mission : celle d’incarner les valeurs morales qui feraient du peuple juif un peuple "plus" moral que les autres. Cette version transposée du "peuple élu" , qui ne fait que déplacer dans le langage  profane l’idée de mission divine exprime un désir de supériorité sur les autres , commune à tous les nationalismes , dont ils ne sont la plupart du temps même pas conscients.

Car les peuples n’ont aucune mission.Il peut arriver que leurs Etats assument à certaines époques critiques , la responsabilité de la défense de certaines valeurs ( les Etats Unis face au nazisme ou au communisme par exemple) , et que les peuples se sentent en accord avec ces positions , mais ils n’ont pas de "mission" sinon dans leur imaginaire.

Cette représentation de l’identité juive  comme étant liée à la prévalence de l’éthique sur la politique est l une retombée historique du destin diasporique ,dans lequel à aucun moment les Juifs n’ont assumé des responsabilités étatiques, ni eu à utiliser la force puisqu’ils en étaient dépourvus et avaient accepté ce statut de citoyens  livrés aux forces des autres.

C’est en tout cas une représentation extrêmement répandue dans le monde juif , en particulier pour ceux qui ne voient d’identité juive maintenable que dans  l’inspiration des conduites juives par la religion, quitte  à "moderniser" celle ci  en en gardant le contenu prescriptif ,et en changeant l’ enveloppe  formelle.

C’est un peu comme si les Français , par volonté de continuation de l’esprit du catholicisme qui a joué un rôle immense dans la formation des mentalités du peuple français , considéraient que ce qui doit déterminer la politique de l’Etat français , pour préserver  l’identité française , était l’amour du prochain, et les "vertus" chrétiennes.

Revenons  à l’apparente avalanche de reculs énumérés par Grossman:

La sortie du Liban , ou les Israéliens étaient entrés pour détruire le "Fatahland" , base de bombardement de leur territoire et de raids terroristes, ainsi que dans l’espoir d’aider les milices chrétiennes n’ a pas été négociée parce que rien n’était négociable pour l’état libanais; la division des forces chrétiennes et l’intervention de la Syrie, attachée  à créer la situation la pire possible dans la région, jointes à la domination démographique  de la fraction chiite qui a permis la montée en puissance du Hezbollah, état dans l’état, et bras armé de l’Iran. Le comble est que c’est la pression des pacifistes , avec son impact sur l’opinion publique , qui a conduit  Israël   à se retirer  sans contrepartie. Mais dans l’esprit des pacifistes , la représentation d’un Israël  jusqu’auboutiste arcbouté dans un refus de tout compromis face à des arabes désireux de paix et de négociation se superpose à toutes les réalités.

La réalité actuelle est que le peuple israélien , de plus en plus anxieux , est de plus en plus désireux de négocier (pas  le gouvernement de Netanyaou)   et les arabes ,  considérant que le rapport de forces évolue en leur faveur et  de plus en plus séduits par le discours  ultraradical islamiste , de moins en moins intéressés par le compromis , étant persuadés qu’ils approchent d’une victoire totale.

Le discours pacifiste continue à poursuivre le rêve d’une réconciliation hors de propos , celle ci ne pouvant se concevoir -si jamais elle est possible- que après que le temps aura joué et fait admettre  , mais des deux côtés , la  solution la moins mauvaise , celle de la coexistence des deux états.

La surenchère iranienne, et maintenant celle de la Turquie , montrent que l’on ne peut considérer le conflit israélo -palestinien indépendamment des facteurs extérieurs, c’est à dire  des Etats voisins ,lancés dans une escalade motivée par leurs ambitions de domination régionale ajoutée à leurs idéologies islamistes ,et prêts à utiliser cyniquement ce conflit comme moyen d’étendre  leur  contrôle sur les masses musulmanes.

L’angélisme pacifiste (Si on met de la bonne volonté dans la discussion , on doit arriver à un accord), se manifeste encore dans l’affaire de la flottille de Gaza,  ou ils font comme si  un accord avait pu se négocier avec le Hamas. L’impossibilité d’arriver à un accord avec ce mouvement , contrôlé par la Syrie et l’Iran , et aux ordres de ces ennemis mortels d’Israël, a été vérifiée après l’offensive israélienne sur Gaza en 2009, nécessitée par les tirs de roquettes contre sa population. Aucun accord n’avait pu être négocié , ni avant ,ni après l’offensive israélienne  Seul l’équilibre du rapport de force a joué , le Hamas renonçant à envoyer des missiles contre Israël , à quelques exceptions sporadiques près, et Israël laissant la mainmise totale du Hamas sur la population de Gaza , chacun trouvant son compte au gain obtenu. C’est toute la différence entre  une stabilisation quand des forces s’équilibrent , et une négociation , qui nécessite que les deux parties souhaitent un accord et soient prêts à des concessions dans ce but . l

Là encore , c’est la nature de l’adversaire  qui est l’ objet d’un déni de réalité : oubliée  la dépendance du Hamas aux puissances qui soufflent sur le brasier , oubliés le fanatisme religieux et l’indifférence profonde du Hamas au problème purement palestinien à côté du projet théocratique qui est le fond de son idéologie. Avec des nationalistes , le nationalisme israélien peut chercher un compromis , c’est le sens  des négociations qui devront s’ouvrir avec l’Autorité Palestinienne. Avec les fous de Dieu ,il n’y aura pas d’autre rapport que le rapport de force.

Les Européens ont fait l’expérience , avec la "paix" de Munich  en 1938 , de ce que coûtent les illusions face à une idéologie  de crime et de violence. Il y aura toujours des naïfs pour rêver d’un pacte avec le diable et oublier que tôt ou tard , le diable vient réclamer ce qu’il considère comme lui revenant.

L’attaque de la flottille de gaza: le piège islamiste a fonctionné

juin 2, 2010

… et au delà de tout ce qu’ils auraient pu rêver!

Le bilan en terme d’image s’avère catastrophique pour les Israéliens. L’isolement diplomatique s’accroît , les liens avec les Etats Unis se distendent encore un peu, la crédibilité de leur armée diminue , les extrêmistes palestiniens sortent renforcés et leur prestige augmenté  , la stature morale se ternit davantage , la Turquie trouve un prétexte pour en finir avec l’alliance stratégique et prendre une posture menaçante …

L’habileté perverse des islamistes est d’abord dans le camouflage des associations  politiques pro-palestiniennes en associations humanitaires – l’association "humanitaire" turque IHH n’a d’humanitaire que la forme: c’est une association islamiste , dont les réunions s’effectuent en séparant les hommes et les femmes , en présence de cartes  ou le drapeau israélien est remplacé ,sur tout le territoire israélien , par un drapeau palestinien A  des réunions de soutien à cette ONG , des chants à la mémoire des martyrs d’Allah avaient été entonnés ,un responsable du Hamas convié. Dans les années 1990 , cette association avait été soupçonnée de soutien aux mouvements radicaux en Algérie , et d’avoir aidé des combattants du Djihad à rejoindre la Bosnie et la Tchetchénie. Elle est d’autre part connue pour ses liens avec le gouvernement islamiste de l’AKP.

C’est d’ailleurs  à une échelle très large que ce procédé de  camouflage est utilisé: on se rappelle la façon dont les ONG islamistes avaient transformé le forum de Durban en manifestation antisémite , dans un détournement pervers de la neutralité politique des ONG  .

De la même manière, un certain nombre d’organisations militant pour "les Droits d l’Homme" sont devenues , les plate formes d’action et de propagande des éléments gauchistes et tiers mondistes , qui en ont pris le contrôle et fournissent la plus grande part de leurs éléments militants.

On se retrouve devant des organisations qui deviennent  des simples relais de mouvement politiques , comme à l’époque de la guerre froide  les partis communistes avaient mis en place une série d’organisations soi disant indépendantes , comme le  "Mouvement de la Paix" par exemple , qui n’étaient que des officines de la politique internationale des PC et de l’URSS. Actuellement   en France , un mouvement comme le MRAP a changé de nature et est devenu le porte parole des thèses islamistes sur la soi-disant islamophobie  , recrutant de façon privilégiée parmi la clientèle immigrée du PCF.

C’est à l’échelle mondiale que le phénomène s’est développé , donnant un levier multiplicateur à des associations  qui tirent un bénéfice médiatique disproportionné avec leur représentativité de s’envelopper dans les plis de la neutralité purement morale de leur raison sociale mensongère.

La ruse qui leur fait rechercher la statut de martyrs pour gagner la compassion des médias marche toujours , avec la dissimulation dans les populations civiles , la logorrhée grandiloquente et le maquillage des provocations en situations d’agression subie qui sont devenus la marque de fabrique de ces "faux nez" , habiles à trouver  un écho complaisant chez les médias avides de sensationnel et de discours compassionnel plutôt que de réflexion politique.

Sur le plan diplomatique , le changement de stratégie de la Turquie  participe aussi à cette méthode de  camouflage . La Turquie , qui se réislamise rapidement sous l’égide pseudo modérée du parti islamique AKP qui la dirige ( et qui veut une islamisation prudente pour ne pas provoquer une réaction des militaires laïques ) a compris qu’elle ne serait probablement pas admise dans l’Europe , qui ne supporterait pas 80 millions  de musulmans supplémentaires sans voir son identité  changée,. Elle a décidé de se réorienter , en douceur, vers le monde arabo musulman , et essaye d’y occuper une place de grande puissance régionale , en concurrence  et en association avec l’ Iran . Pour gagner cette place auprès des masses musulmanes , elle a décidé , il y a déjà quelque temps , de changer ses alliances stratégiques et de jouer de la carte propalestinienne . Elle saisit tous les prétextes pour rompre  l’alliance avec Israël , en essayant de ne pas se mettre à dos les Occidentaux. L’attaque des bateaux de Gaza lui fournit une occasion en or, à laquelle le gouvernement turc a sûrement  concouru par son soutien appuyé à l’opération et qu’il exploite en adoptant de plus en plus le  discours menaçant et insultant des propalestiniens à l’égard d’Israël.

C’est ce qui fait que ce pays , qui persiste dans le négationnisme du génocide qu’il a commis sur les Arméniens , qui persécute les Kurdes , qui a envahi un pays voisin (Chypre) , pratique la torture dans ses prisons et tolère les assassinats politiques , fait la morale à Israël , parle de "terrorisme d’Etat" quand lui même  couvre le meurtre de un million et demi de civils arméniens innocents.

L’impudence islamiste est bien en marche.

Il n’en reste pas moins que l’on reste atterré du manque de maîtrise et de jugement des Israéliens dans cette affaire. On se trouve à peu près dans une situation qui se serait produite en mai 68 si il y avait eu des morts dans les manifestations de l’époque . Même si on peut imaginer la haine et la violence des islamistes qui ont affronté les commandos israéliens , cela n’explique pas une telle perte de contrôle , ou une telle impréparation. D’autant que la voie est ouverte pour le renouvellement de la situation. Après le début de remise en cause de la possession de l’arme nucléaire israélienne ,celle du blocus de Gaza est en route . Le risque d’un changement "d’approche" de l’administration américaine se précise , le rapport de force global continue à se dégrader pour Israël; si la Turquie se range aux côtés des islamistes, c’est une des plus puissantes armées au monde qui s’ajoute aux forces hostiles à l’état hébreu. Il ne faut pas oublier que le Hamas ne se contentera pas d’une coexistence de deux états et que pour lui , ce n’est qu’une étape vers l’anéantissement d’Israël.

Comme on le prévoyait déjà au moment de la victoire de la droite dure aux élections israéliennes , l’intransigeance de Netanyaou amplifie de plus en plus l’isolement d’Israël ,et le coupe de ses soutiens essentiels , ceux du monde occidental , seuls à même de pouvoir contrebalancer le poids de la haine du monde islamique contre lui. On ne peut que constater cette aggravation et souhaiter que le gouvernement actuel  soit contraint à de nouvelles élections qui donnent une chance aux forces raisonnables du pays de stopper cette évolution. Pour le moment , ce n’est qu’un voeu pieux.

la volonté de domination et la haine, piliers des rêves fous des islamistes

avril 12, 2010

L’énigme posée à l’humanité par la vague de haine meurtrière qui a commencé à grandir dans le monde musulman parallèlement  au reflux des idéologies socialistes et tiers mondistes et à la croissance du fondamentalisme religieux ne peut pas être résolue  en l’ envisageant uniquement comme le produit direct de la religion islamique .

L’islamisme n’est pas la conséquence automatique du corpus  théorique de l’Islam , même s’il existe dans celui-ci des facteurs favorisant cette dérive . Il est plutôt la réponse trouvée par un petit groupe de penseurs politiques  doctrinaires qui , comprenant  que le socialisme n’apportait pas  de solution  au retard  croissant des sociétés musulmanes  et que  la démocratie nécessitait des siècles  avant de pouvoir   apporter ses fruits à la population, ont essayé de renverser la manière de poser les questions  en  substituant  une réponse identitaire à la question politique , économique et sociale posée par le retard des sociétés musulmanes.

Ce renversement complet de la façon d’envisager les problèmes était assez proche de la façon dont les nationalismes  ont pu être utilisés dans le passé pour  déplacer les problèmes politiques et sociaux vers des questions "affectives" de  fierté ou d’humiliations collectives , à cela près que ils ont parfaitement saisi que dans le monde arabo-musulman ,  la communauté religieuse était infiniment plus significative que l’appartenance à tel ou tel pays.

C’est un nouveau paradigme politique qui s’est ouvert à ce moment , de la même façon que dans l’entre deux guerres, la naissance des fascismes européens à complètement bouleversé le système classique des partis politiques , opérant un mixage  de différents éléments qui a complètement désemparé  les mouvements traditionnels , incapables de comprendre cette logique autre et donc de trouver la parade à son succès foudroyant auprès des masses.

Le fondamentalisme religieux qui s’est développé   massivement parallèlement, sans être lié directement à la volonté de prise de pouvoir politique était le produit des mêmes sentiments   d’échec culturel et d’infériorité civilisationnelle  que  ceux sur lesquels s’était bâtie la réaction politique islamiste.

La  défaite soviétique en Afghanistan ,la prise de pouvoir en Iran ,la démonstration de la fragilité des pouvoirs arabes  ( Liban , Algérie,) ont donné le sentiment  aux groupes islamistes que le pouvoir était à leur portée . Le fondamentalisme religieux et l’islamisme politique ont commencé à marcher la main dans la main , s’appuyant l’un et l’autre sur les blessures d’orgueil identitaire répandues dans le monde musulman  de plus en plus confronté  à son infériorité dans de nombreux domaines face à l’Occident .

La religion , facteur d’identité collective forte , comme elle avait pu l’être en Europe dans les siècles précédents , procurait un socle de certitudes partagées qui permettait de masquer les incapacités de ces sociétés  a s’adapter aux nécessités du monde moderne. Au contraire , c’est "le grand bond en arrière" , pour reprendre le mot de Martin Amis , qui était choisi , une forme de déni de la réalité  qui conduisait à s’enfermer dans un monde de plus en plus clos et contraint à de plus en plus de violence pour éviter la confrontation avec  cette réalité .

C’est ce qui apparaît dans les croyances quasi délirantes de  certains islamistes qui n’hésitent pas à annoncer la venue, non pas du Messie , mais d’un nouveau califat en Europe par exemple , dans des propos menaçants et d’une arrogance étrangère à tout sens des réalités.

Mais cette arrogance et cette injonction de se soumettre à eux, font écho au système politique des "dhimmis" , c’est à dire  au statut d’inférieurs réservé aux non musulmans dans les sociétés musulmanes , ou ils sont tolérés mais au prix de certaines mesures vexatoires délibérément établies pour montrer le statut supérieur de n’importe quel musulman sur les non-musulmans et la place de dominés de ceux-ci.

C’est cette division du monde  en dominants et dominés  qui structure toute la vie traditionnelle islamique : l’homme domine le femme , le père domine l’enfant, le dirigeant domine le simple citoyen , le musulman domine le non musulman. Quand il n’y a personne à dominer , on n’est plus rien.

Le modèle anthropologique , c’est le caïd , ou plutôt le despote asiatique.  C’est ce qui fait que le musulman qui a perdu son pouvoir sur  tout le monde devient le "perdant radical" qui peut penser à  un meurtre suicidaire . Il ne peut que rêver d’un retour du temps béni d’avant la rencontre avec le monde occidental moderne qui lui enjoint de cesser de dominer sa femme et ses enfants et de les traiter en égaux , qui lui interdit de se prétendre supérieur aux juifs et aux chrétiens et renverse même ce rapport de supériorité en rapport d’infériorité.

C’est la source de la haine que cultivent les militants islamiques pour les Juifs et les Chrétiens : non seulement ils sont des  tenants d’une foi qui conteste la leur, ce qui justifie leur élimination, mais profondément , ils sont les tenants d’un ordre social qui prive  les musulmans de tout pouvoir de domination ,ce qui équivaut pour ceux ci à subir eux mêmes une domination. Les islamistes ne se privent pas de rappeler  obsessionnellement l’âge d’or des conquêtes musulmanes , celui de la propagation par la force de cette religion. Cette nostalgie d’une restauration  de l’époque ou la domination par la force pure procurait les délices de la toute puissance nourrit les rêves  de compensation à la faiblesse réelle , et  ceux de violence sans limite exercée par le dominant sur le dominé.

Le Juif et le Chrétien ne sont pas seulement  ceux qui tiennent pour   barbare le système  de violence  et d’oppression qui structure la vie traditionnelle musulmane, et qui lui opposent l’égalité et la liberté , au moins théoriques, de leur culture. Ce sont aussi des envahisseurs, puisque le sol musulman est sacré et réservé aux seuls musulmans , et des tentateurs qui essayent par leur liberté sexuelle de pervertir les nobles principes religieux musulmans .

Martin Amis , dans son livre intitulé ; "Le second avion" , recueil de ses réactions après le 11 septembre , raconte de façon extrêmement drôle , la façon dont le fondateur de l’islamisme , Quotb ,  s’est senti agressé , selon son propre récit ,  par la présence d’une Américaine attirante  , et comment , à la façon d’un inhibé effarouché , il s’est sauvé et a conçu un système dénonçant la perversité des femmes occidentales.

Le système religieux de l’Islam, qui peut fournir , comme d’autres systèmes religieux ,un  échafaudage de pensée justifiant la supériorité  de ses partisans  sur le reste du monde  ( les peuples élus ) et donner une caution  au statut infériorisé de la femme ( les hommes ont presque tous les droits , les femmes presque aucun) . est le discours apte à mobiliser  tous les candidats à la domination , tous les privés de prestige et de pouvoir qui enragent à la recherche d’une idéologie leur promettant une revanche radicale , dans ce monde en attendant le suivant.

Car l’attirance des masses musulmanes pour ce discours leur promettant d’être enfin ce dont ils rêvent : de nouveau , les maîtres de l’humanité,  n’est pas seulement  l’effet de la résistance à l’effritement des structures sociales claniques et féodales . C’est aussi la réponse aux voeux profonds de toute puissance et de jouissance dans l’exercice de la domination dont ils voient  le spectacle  réverbéré en permanence dans le miroir de leur société.

Le discours religieux , comme celui de tous les fondamentalismes , devient la carapace secrétée pour faire barrage à la réalité , l’armure de mots et de rites  qui rend  invalides les faits au profit de l’interprétation toute puissante tirée des textes sacrés, et qui protège de la dépression totale ou du délire.

Et le pouvoir des ayatollahs , comme celui des terroristes , est un exemple  de pouvoir exercé sur les autres ( les candidats au suicide , qu’on envoie à la mort en dominant leur esprit , et les victimes impuissantes  qu’on tue ou mutile comme le feraient des archanges de la mort).

L’idéologie religieuse ,  marqueur identitaire et matérialisation de la tradition qui constitue l’ horizon des références à défaut d’un espace pour penser  les complexités de la modernité , est , au delà de l’armature mentale qu’elle donne à leur pensée  , pour les chefs religieux ou politiques , le support de leurs ambitions immédiates ,  le relais auprès des masses en demande  d’illusions cachant la faillite de leurs systèmes politiques et sociaux et la misère de leur destin. Ce sont ces masses qui sont l’arme de  la conquête du pouvoir (parfois au sens concret : des missiles humains) ,  et aussi les premiers sur qui il  s’exerce . Leur présenter comme atteignables leurs rêves conscients ou cachés est toujours un calcul gagnant , pour un temps.

Après , si le pouvoir est conquis , la situation change , et la terreur peut s’exercer sur ceux qui l’ont mise au pouvoir.  L’ utopie , toujours fondée sur l’espoir de la réalisation des rêves , conduit toujours , par oubli des réalités , à de  plus en plus de violence pour empêcher  le retour de ces réalités. L’utopie islamiste , elle , commence , se poursuit et finit par la violence et le meurtre.

La volonté de puissance nihiliste , point commun du terrorisme islamiste et de la terreur nazie

mars 28, 2010

Klaus Mann , le fils de Thomas Mann ,  dans un de ses écrits anti -nazis publié sous la forme d’un recueil intitulé "Contre la barbarie" , racontait comment il s’était par hasard  trouvé assis dans une brasserie munichoise à quelques mètres de Hitler et s’interrogeait sur la façon dont le monde avait pu laisser un personnage aussi minable développer son système de crime et de folie . Il faisait déjà preuve d’une immense lucidité, à l’époque ,  en dénonçant sans relâche  les lâchetés et les bassesses des intellectuels qui se ralliaient ou faisaient preuve d’ambigüité vis à vis  du discours mensonger, criminel et ennemi de toutes les valeurs spirituelles et civilisées tenu par les nazis , et en révélant les deux ressorts fondamentaux de Hitler  ( dont il disait , reprenant la critique d’un autre , qu’il n’y avait pas à en faire la caricature tant il était lui-même sa propre caricature):

- un égocentrisme monstrueux, dont il avait lu la présence dans ce regard froid et vide qu’il avait croisé dans cette brasserie

–sa volonté de détruire tout ce qui l’entourait.

Dans sa lucidité prémonitoire, Klaus Mann avait perçu  ce qui était fondamental dans le nazisme , derrière le bazar idéologique raciste et nationaliste : le fait que tout cela pouvait être  toujours abandonné d’un instant à l’autre si la recherche du pouvoir l’exigeait – et malheur à l’idiot qui prenait au mot  ces idées ou ces déclarations. Les seuls nazis intelligents étaient ceux qui comprenaient que tout cela n’était que l’habillage nécessaire à la pure volonté de puissance , qui s’exprimait d’ailleurs  dans le discours  idéologique sur les êtres supérieurs et les êtres inférieurs , et dans le pouvoir absolu de vie et de mort résumé  dans le mot ou le geste -gauche -droite – qui dans les camps décidait de la vie ou de la mort des êtres humains.

La volonté de puissance nue, exprimée  dans le sadisme des rapports à l’intérieur du système lui même , comme dans l’idéologie débile du surhomme ,et dans la réduction  de l’existence aux purs rapports de force , ne pouvait conduire que à l’anéantissement de l’Autre indéfiniment renouvelé.

Klaus Mann l’avait parfaitement compris en disant très tôt après la guerre que même si les nazis avaient gagné la guerre contre les Américains et les Russes , , ils se seraient trouvé d’autres adversaires à combattre ( y compris dans leurs rangs s’il le fallait) par ce que justement la volonté de puissance ne s’éprouvait que dans l’anéantissement de l’autre répété à l’infini.

En même temps , la compréhension fulgurante qu’il avait eu , en un regard , de la minabilité de Hitler  donnait la clef de cette volonté de puissance exacerbée jusqu’au crime de masse: la "banalité du mal"  développée par Hannah Arendt était  l’effet de la médiocrité humaine  fondamentale de ces nazis  et du refus de se reconnaître en elle : La galerie de médiocres grotesques des dirigeants nazis est édifiante : Eichmann , le bureaucrate obséquieux ,Himmler , le "surhomme" grassouillet ,  Goering , l’obèse vaniteux , etc… Tous ces hommes, pour avoir le sentiment d’exister , ont choisi de se surpasser dans le Mal, à défaut d’être capables du Bien. C’est ainsi que se constitue une collection de cas de nihilistes , ivres d’orgueil et de toute puissance , choisissant d’être par le pouvoir de tuer , de détruire , de terroriser,et d’anéantir et jouissant de ce pouvoir.

C’est là que gît la nature perverse du nazisme et du terrorisme : ils sont pur plaisir de dominer , de maîtriser  , de faire souffrir et de détruire l’ Autre , pure jouissance tirée  de la haine déclenchée par le fait que l’ Autre existe malgré eux et mieux qu’eux.

On rejoint par là la thèse de H.M. Enzensberger sur le "perdant radical"  qu’il définit comme celui  qui a l’impression  de n’avoir aucune des raisons de de satisfaction qu’ont les autres ( réussite personnelle , familiale , sociale ) -le raté intégral qu’était Hitler , peintre raté et clochardisé – et qui est envahi par la rage et la haine contre les autres qui ont réussi ou qui ont au moins une part de satisfaction dans la reconnaissance d’un statut valorisant quelconque : machisme de certains groupes , orgueil des "petits blancs" de faire partie d’une "race supérieure" ,etc.

C’est ce qui se passe dans l’univers des terroristes islamistes , ou l’on voit se dessiner une opposition entre les petits soldats que l’on envoie se faire sauter,  qui croient  dans le fatras idéologico- religieux qu’on leur administre , et sont poussés par la rage et l’humiliation de leur sentiment de non existence , et la haine de voir les autres exister tranquillement à côté d’eux, et  les dirigeants , qui vivent une épopée du Mal , jouissent de faire irruption sur la scène de l’Histoire et des médias , prennent la mesure de leur puissance par les difficultés des démocraties à trouver la parade à  leurs techniques de meurtres de plus en plus raffinées ( les dernières trouvailles étaient les explosifs cachés dans l’anus des terroristes et  les explosifs liquides injectés dans la poitrine de femmes -kamikases).

Là encore , on retrouve  dans l’idéologie d’Al Kaïda (à distinguer du simple intégrisme musulman) des similitudes avec l’idéologie nazie : la domination de la religion musulmane  comme but à remplacé la domination de la race germanique , le "complot"  sionisto-américain  a remplacé le complot judéo-ploutocratico américain , la démocratie est méprisée comme il y a 60 ans et ses faiblesses  exploitées cyniquement .

La seule différence est la détermination des puissances occidentales – malgré l’existence d’un courant pacifiste dans les pays européens qui refuse l’idée de se battre contre le danger et préfère se fermer les yeux , à l’image des munichois de 1938 , inconscients des immenses souffrances qu’allaient leur infliger – en plus du déshonneur – leur lâcheté et leur aveuglement.

Comme à l’époque des nazis , il n’existe pas d’alternative. La lutte ne cessera que par la destruction de l’un des protagonistes.

Klaus Mann disait que "Hitler n’était pas un génie du Mal ni un surhomme diabolique.Il était simplement  d’une méchanceté peu commune et un peu cinglé".

On peut ajouter que les hommes  sont souvent prêts à suivre ceux qui flattent leurs pulsions insatisfaites , ce que savent  tous ceux qui veulent le pouvoir , et que Hitler avait compris quelles étaient celles de la masse du peuple allemand, comme les dirigeant terroristes islamistes  comprennent les frustrations  , les humiliations et les souffrances des masses musulmanes. La volonté de puissance est une composante  fondamentale de l’humain. Elle rejoint quand elle devient un but en soi la pulsion de mort imaginée par Freud ,pulsion de haine et de destruction , et de lutte contre l’Esprit.

Le terrorisme islamique de notre époque montre que les masques que peut prendre la recherche perverse de cette jouissance  sont infiniment variés et renouvelables et que tous les peuples peuvent céder à l’appel des sirènes séductrices de la volonté de puissance , même les plus cultivés et les plus éduqués , comme les peuples européens de l’entre -deux- guerres.

Le plan de paix américain au Moyen Orient

janvier 13, 2010

d’après l’article de Adrien Jaulmes du "Figaro" du 13/01/2010.

Les Américains, conscients de l’impasse dans lesquels ils se sont mis avec l’exigence d’arrêt complet de la colonisation que Netanyaou ne pouvait accorder sans faire exploser son gouvernement ( mais dont il n’était pas partisan de toutes façon), ont apparemment décidé de laisser de côté ce qui était devenu un préalable pour les Palestiniens.

Leur objectif , qui serait d’obtenir un accord final dans les deux ans, est de relancer les discussions . L’idée serait de laisser de côté pour le moment les points les plus ardus à résoudre, c’est à dire la question de Jerusalem et celle du retour des réfugiés, et à essayer dans un premier temps, dans un délai de 9 mois d’arriver à un accord sur les frontières des deux Etats.  Les frontières ainsi tracées , avec des corrections mineures et des échanges de territoires, permettraient à l’Etat Israélien de reprendre les constructions dans les parties qui lui seraient reconnues , avant la fin du moratoire de 10 mois annoncé pour la Cisjordanie.

L’élément nouveau apporté dans cet article est l’ information selon laquelle les Américains auraient commencé à évoquer des pressions financières sur l’Etat Israélien, à travers  les garanties fournies par les Américains pour les lignes de crédits.

Parallèlement, les Américains font pression sur Abbas pour qu’il renonce au préalable de gel total de la colonisation avant la reprise des pourparlers.
Les deux interlocuteurs des Américains ont leur fragilités : celle de la coalition de Netanyaou du côté israélien, celle de Abbas , déconsidéré aux yeux des Palestiniens par  l’ absence de contrepartie à ses concessions aux  Israéliens en matière de sécurité et par la corruption de son administration.

Là encore, le parti pris des mouvements pacifistes pour l’arrêt total de la colonisation, si il est justifié du point de vue du sentiment d’injustice des Palestiniens, aboutit à un alignement complet sur le maximalisme palestinien et à une justification de ne pas reprendre les pourparlers qui en définitive est une prime à l’intransigeance et au refus de tout compromis.

Inversement, le maximalisme des colons israéliens , leur refus fanatique de toute concession et la pression qu’ils entretiennent sur le gouvernement israélien risquent de produire l’effet le plus dangereux qui soit: que le s Etats Unis cessent de voir en Israël un allié privilégié et un ami précieux, mais plutôt un petit état obstiné à ne voir que son avantage à court terme et  dont une pression économique est un moyen simple de le faire plier, ce d’autant plus que les Américains ont le sentiment de chercher à faire le bien d’Israël malgré lui, puisque une cohabitation de deux états pour les deux peuples est la seule solution qui  peut éviter, peut être, une guerre à outrance sans répit jusqu’à ce qu’un jour advienne une défaite israélienne.

Ce plan a évidemment le mérite d’exister et de fournir une base aux tentatives d’avancée dans les négociations.

Mais  le fond du problème reste  que le poids du Hamas , l’affaiblissement de l’AP , la possibilité pour l’Iran de maintenir par le canal de ses affidés la menace d’une relance  du terrorisme, la prévisibilité d’un nouveau round militaire ave le Hamas certainement, et avec le Hezbollah si les extemistes de l’Iran de Ahmadinejad le décident,  rendent plus probable un pas de plus vers une nouvelle conflagration que vers la paix. Il n’est pas indispensable d’espérer pour entreprendre , mais le pessimisme reste plus justifié que l’optimisme. Les préparatifs de guerre , au Moyen Orient, ne sont pas en général un moyen  d’obtenir la Paix, et les négociations de paix ne prémunissent en rien contre la guerre.

ANATOMIE D’UN DESASTRE un livre de ENYO (chez Denoël): l’Occident, l’Islam et la guerre au XXI ème siècle

septembre 19, 2009

Enyo, déesse grecque des batailles, est le pseudonyme d’une haute responsable des renseignements de son pays, qui a enseigné plusieurs années à l’université et occupé des postes diplomatiques dans des pays de culture islamique.

Malgré le combat mené par les Etats Unis et l’ Europe  contre le terrorisme depuis le 11 septembre 2001, l’Afghanistan et l’Irak sont loin d’être pacifiés, le radicalisme islamiste s’étend, les valeurs  promues par l’ Occident reculent partout.

Ce livre s’efforce de décrypter la logique interne du projet islamiste et la façon dont les contradictions occidentales face à lui , et avant tout la négation de la réalité du conflit, lui ouvrent la voie  de succès très inquiétants.

La perception de l’Islam dans le monde musulman

Enyo décrit avec clarté la façon dont les facteurs religieux sont à la base même de ce tout qui constitue le monde musulman, réalisant une unité de l’Islam sans équivalent dans le monde chrétien,signifiant à la fois l’espace constitué par la communauté des croyants, l’Oumma, la civilisation qui s’y est développée au cours de l’histoire, et un corpus doctrinal.

"Pour un musulman, l’histoire qui  se déploie dans une dimension pleinement humaine commence avec Mahomet, l’Envoyé , venu annoncer aux hommes leur salut, qui se gagne par conformation à une série de normes à décliner en suivant la voie (charia) qui passe par l’entière soumission au pouvoir infini de Dieu. "Musulman" veut dire en arabe le "soumis" ( se convertir  à l’Islam se dit "aslama", c’est à dire littéralement "reddition".)."

"Le Coran, constitué  des enseignements de l’Envoyé, fruit d’une présence fugitive du divin, qui s’est ouvert à lui, fait de l’entité souveraine islamique la seule puissance mondaine légitime et de la communauté des croyants l’unique dépositaire de la vérité dans un un univers d’humanité inaboutie". (La ressemblance est frappante avec les discours ultra orthodoxes juifs, tenus par le personnage du père dans le film israélien "My father, my lord" qui avançait l’idée que les seuls vrais êtres humains étaient ceux qui respectaient la Torah, les autres n’ayant été créés par Dieu que pour les servir, et n’ayant pas vraiment d’identité propre.)

Ainsi," la révélation de l’Islam au monde est que l’essence de l’humain est d’être musulman, essence accomplie en réglant sa vie sur la "charia". Les musulmans forment "le meilleur des peuples sortis du milieu des hommes". "Tout enfant qui naît jouit  à priori d’une disposition innée à être musulman et , s’il se fourvoie vers d’autres religions, la faute en incombe à sers parents."

"Dès lors pour un  penseur musulman, toute moralité, toute idée juste, toute vérité, toute beauté est intrinsèquement islamique."-

C’est selon Enyo, une des  racines de l’absence de quête du progrès dans le monde islamique au moment où cette quête va exploser dans le monde occidental, créant le retard de plus en plus irrattrapable des pays islamiques. En effet tout changement , dans le monde islamique, apparaît dès lors comme une forme de transgression, toute innovation par rapport à la tradition ("sunna") compilant les faits et les dits ("hadith") de l’Envoyé et faisant autorité, une forme d’hérésie."… Puisque Dieu est tout puissant, tout ce qui est  est le fait de sa volonté, et changer le monde est une présomption humaine qui touche au blasphème.

Modernisme, fondamentalisme, islamisme.

La frustration produite au 19è siècle par la soumission aux pouvoirs étrangers entraîne plusieurs réactions successives:

les mouvements nationalistes ou panarabes obtiennent l’émancipation politique avec le départ des puissances occupantes, mais ne permettent pas de surmonter les retards économiques et sociaux, et les tentatives de "socialisme" ne font qu’ ajouter les retards dus à ces systèmes à ceux qui existaient auparavant.

Les modernistes , "qui souhaitaient réouvrir les portes du jugement personnel (ijtihad) fermées au 10 ème siècle par les docteurs de la loi, au motif que les principales questions ont trouvé leur réponse , pour éviter la multiplication anarchique de règles contradictoires susceptibles de mettre en péril l’unité des croyants", s’appuient sur , en particulier, les pensées de Rachid Rida,qui imprime un fort anti occidentalisme à ce mouvement de pensée qui veut rendre à l’Islam sa force originelle, en le purgeant de la casuistique des docteurs de la loi.

En 1941 Mawdudi crée le parti Islamique, appelant à la création d’un Etat islamique. Son véritable théoricien sera Qotb, théorisant la conquête d’un pouvoir s’il refuse de se soumettre à la charia, notamment par le combat sacré ( djihad) et l’excommunication du déviant.

"Ce que Qotb considère comme l’échec de l’individualisme occidental et du collectivisme soviétique doit ouvrir la 3 ème voie, celle de l’Islam, seul capable désormais de guider l’humanité destinée à la fusion avec l’"oumma"."

La première victoire de l’islamisme,  la prise de pouvoir en Iran par l’ayatollah Khomeini,"ouvre une ère d’espoir pour les islamistes , qui voient pointer la possibilité de l’ "Etat islamique révolutionnaire". Le coup d’état  au Soudan est leur deuxième victoire, mais "semble être la dernière.Les partis islamistes ne rassemblent que des minorités dans le monde musulman,les Etats se défendent brutalement en éliminant physiquement nombre d’islamistes, et choisissent de pratiquer une surenchère qui désamorce les velléités, de contestation. Ils intègrent de plue en plus d’éléments islamiques dans leurs législations et dans leur discours., qui se chargent d’un vocabulaire religieux. La polygamie est réintroduite au Yemen, l’Inde accorde à sa minorité musulmane une législation privant les divorcées de leurs droits à pension, l’Egypte islamise sa constitution, etc.;

"Ces réponses aux demandes des islamistes ou ces anticipations de leurs exigences contribuent à créér un "horizon d’attente".Les Etats montrent qu’ils cèdent;il est donc possible d’exiger plus. Ceux qui ne cèdent pas et promeuvent des législations en contradiction avec la charia deviennent des cibles;le choix de l’islam par les pouvoirs en place sert aussi une politique de puissance, permet à certains pays de fonder leur identité nouvelle, surmontant les divisions ethniques, tribales ou claniques, et purifiant l’Etat importé de toutes les structures de fonctionnement occidentales". L’Islam est instrumentalisé  par les volontés de puissance, mais à son tour, il instrumentalise les sentiments nationalistes par le rejet de l’"étranger" et la flatterie des désirs de puissance.

La nouvelle culture islamiste

Les journaux, la radio et les cassettes assurent la diffusion omniprésente du message coranique et déterminent un regain de religiosité populaire. C’est dans cette"nouvelle culture islamique  créée de toutes pièces par les dirigeants musulmans" qu’apparaît une génération ,frustrée par le piétinement des islamistes  qui voulaient donner le pouvoir politique aux religieux. Cette génération que Enyo caractérise comme  "néofondamentaliste", souhaite , elle, renouer avec l’ambition de la société parfaite , c’est à dire islamique, mais en contournant le problème de la prise du pouvoir politique.

Enyo montre comment l’écroulement des sociétés traditionnelles, sous l’assaut du modernisme occidental, et l’échec des modèles de substitution modernistes, ont créé un vide dans lequel s’engouffre l’activisme, épaulé par l"illettrisme caractéristique de la civilisation islamique.

"Les néofondamentalistes ont fait du retour à l’islam la clef du relèvement, mais contrairement aux islamistes, ils n’attendent pas la victoire du succès par les urnes ou par les armes, mais choisissent l’orthopraxie. Leur renoncement à la conquête directe de l’Etat paraît à Enyo la marque de l’époque , celle de la mondialisation; La conséquence est que les stratégies d’endiguement de l’islamisme, qui lui visait le pouvoir politique, restent  inefficaces contre le néofondamentalisme qui se concentre sur la régulation des moeurs".  Son but est la conquête des esprits, et l’extension  du domaine de l’application de la charia ( par la conviction, la pression ou la force).

"Avancer que cet islam n’est pas l’islam authentique fait penser aux lamentations des militants dénonçant le stalinisme comme un communisme dévoyé. Si les idées sculptent les hommes, les hommes font vivre les idées. De même que les communistes ont eu l’idéologie qu’ils méritaient, de même les musulmans vivent l’Islam qu’ils laissent prospérer en leur sein".

"En conclure que le fanatisme des néofondamentalistes est un dévoiement de l’islam repose sur une conception essentialiste, héritée des orientalistes du 19 ème siècle. L’islam écrit tout simplement une nouvelle page de son histoire après celle des modernistes, des nationalistes et des islamistes.".

Le contournement du politique.

La thèse que défend Enyo est celle d’une forme d’"apolitisme " de  ces mouvances islamiques, dans la mesure où  elles tiennent pour illégitimes tous les régimes au monde, monarchies, oligarchies, et surtout démocraties parlementaires à l’occidentale qui osent revendiquer la souveraineté d’un corps politique en lieu et place de Dieu. "Il n’y a donc jamais d’usurpateur en terre d’islam. La légitimité d’un pouvoir est garantie par sa réussite, puisque Dieu la favorise . La politique devient donc inutile puisque le but collectif est de réunir les conditions d’application de la charia dans sa totalité. La parole de Dieu seule pourvoit à l’organisation sociale, par sa fonction législatrice, et une fois la charia mise en oeuvre, cette organisation peut être considérée comme accomplie".

C’est ce qui rend si important le travail local de maillage de la population musulmane par les prêches, les associations sportives et périscolaires, les associations caritatives, qui n’affrontent pas directement le pouvoir démocratique dans les pays occidentaux, mais instaurent insidieusement une influence, un discours qui systématiquement mine les valeurs du pays accueillant.

Le rapport du religieux au politique est différent dans le judaïsme et le christianisme. "Pour les Juifs la séparation des pouvoirs est quasi constitutionnelle, et c’est le Roi, inspiré par le Sanhédrin, qui assure la vie sociopolitique.. Pour les chrétiens, le royaume du Christ n’étant pas de ce monde et Jésus n’ayant pas l"intention de créer un Etat, l’Eglise ne peut que se faire reconnaître par l’Etat et la distinction doit demeurer, d’où naîtra, au coeur de l’Occident Chrétien, l’idée de laïcité."

Pour un musulman, selon Enyo, le débat sur la légitimité d’un pouvoir n’a pas de sens , le pouvoir légitime n’appartient qu’à Dieu, qui n’en délègue rien aux hommes."L’Islam nie la dualité du politique et du religieux, parce qu’il nie le politique".  La conséquence, pour elle, est que l’histoire  politique islamique est "celle d’une résignation face à la volonté des tyrans,doublée d’un espoir de voir surgir un jour le Sauveur guidé par Dieu (le "Mahdi"), destiné à faire régner enfin la vertu. Le pouvoir politique est injuste par nature, parce que c’est un puvoir humain. Pour un Occidental, la loi fonde le pouvoir du souverain. Pour un musulman, la loi reste du domaine de l’idéal, opposable au souverain qui ne la met jamais intégralement en oeuvre; la solution aux problèmes humains ne saurait être de nature humaine."

"La conséquence en est que l’univers du politique étant un vide juridique, l’établissement de pouvoirs  de fait par la violence n’a jamais rien de choquant pour un musulman. Le pouvoir étant un individu, et non une institution, le système lui-même ouvre la voie à tous les contournements possibles:népotisme, faveurs, spoliation et corruption qui remplacent la compétition, la concurrence et l’émulation au fondement des modèles occidentaux; L’Etat dans les pays islamiques ne fait que renforcer un système arbitraire en mettent à sa disposition une efficacité supérieure, permettant à la violence d’atteindre son apogée au XX ème siècle."

La violence dans la société islamique.

Cette violence, Enyo la constate "à tous les niveaux de l’ordonnancement social, depuis le fonctionnement violent et monolithique de l’appareil éducatif arabo musulman jusqu’à celui du despotisme politique…Dans  les faits, tous soutiennent l’arbitraire de l’homme fort pour légitimer leur place dans la hiérarchie des oppressions. Le dominant est moqué; et le dominé sabote son travail pour prix de son humiliation. La violence  est la manière de recomposer un espace politique privé de règles de fonctionnement."

"Ce  schéma régit tout particulièrement la société islamique arabe: chaque groupe, comme chaque individu, doit pouvoir montrer qu’il est le maître à la fois d’un inférieur et de la situation. La quasi intégralité des relations humaines s’épanouit selon les règles de préservation de l’honneur et d’évitement de la honte, en vue de défendre sa position et celle de son clan. Exploiter les faiblesses de l’autre pour se garantir un statut de domination dans la plus futile des situations est un impératif social. Le politicien ne peut donc être qu’un professionnel du mensonge, de la conspiration, de l’assassinat sans encourir le moindre jugement défavorable."

De tout cela découle l’absurdité aux yeux d’Enyo, d’une notion comme celle d’une "démocratisation de l’Islam", pour autant que la démocratie n’est pas simplement identifiée au règime de la majorité, mais  "à celui de la souveraineté populaire éclairée en raison, agissant en conformité avec un idéal universalisable à défaut d’être  effectivement universel". C’est selon elle, la raison de l’échec des "unilatéralistes" américains du groupe des néoconservateurs qui ont cru en une possibilité de remodeler  le monde islamique, négligeant trois facteurs: l’apolitisme de l’Islam, la préférence de certains Irakiens pour un tyran musulman plutôt que pour une démocratie à l’occidentale, et l’impossibilité de surmonter les clivages  tribaux autrement que par l’unification religieuse.

Parallèlement,elle s’oppose à la conception des mouvements terroristes islamistes ou neofondamentalistes comme des groupes  sectaires ou simplement criminels. "Ni le communisme, ni le nazisme ne sont des sectes. Ils ont embrigadé les esprits par millions. Le millénarisme européen de la fin du Moyen Age garnissait des bataillons de marginaux par dizaines de milliers- paysans sans terre, journaliers, manoeuvres, mendiants et vagabonds Mais, dit elle en citant Jean Delumeau, les vrais responsables des carnages entres chrétiens des 16ème et 17 ème siècle " furent d’obscurs orateurs fanatisés, des militants travaillant en pleine pâte humaine parce qu’ils disposaient d’une chaire, et sur le plan local, organisaient avec d’évidentes intentions agressives, des chants publics de psaumes ou  des processions armées." (ce qui pose le problème de l’interaction entre des leaders disposant de moyens médiatiques puissants, et de la flamme de leur conviction et de leur cohérence extrémiste et des foules rendues disponibles par  leur marginalisation ou leurs frustrations liées à des crises de société, voire des destreucturations profondes: Russie de 1917, Allemagne de l’entre deux guerres,etc.).

La guerre à la culture occidentale

Pour Enyo, Ben Laden et ses émules sont des combattants de l’Islam, certes en rupture avec les communautés islamiques, mais toutes les communautés islamiques ne sont pas en rupture avec eux; Pour de nombreux musulmans, les bombes terroristes sont une vengeance de l’humiliation de la vie ordinaire  et du sentiment d’infériorité ressenti face  aux réussites du reste du monde. Au fond,ce que dit Enyo, c’est que l ‘on refuse  d’entendre le discours des acteurs (terroristes) tel qu’il est: un discours de guerre de civilisation, parce que le discours sur le "choc des civilisations " aboutirait à une sorte de légitimation du combat des islamistes. Or Enyo s’oppose totalement à la conception huntingtonienne, parce que elle aboutit à un relativisme total,remettant en cause l’universalisme de la pensée occidentale (droits de l’homme,laïcité, démocratie).

La thèse de Enyo est que l’Islam subit une mutation historique interne, liée à la mondialisation, au recul  et au rejet des valeurs occidentales, à l’affirmation des identités   à la perte relative de puissance de l’Occident et à l’affaiblissement du rôle de ses Etats  dans l’espace politique. Cette mutation , se traduit par sa radicalisation et  une   possibilité d’expansion , pour la première fois depuis le 18 ème siècle, qui  lui permet de viser  à nouveau à la domination du monde, inscrite dans son projet initial. C’est la conjonction de l’affaiblissement de la domination occidentale et de la déstructuration des sociétés  traditionnelles musulmanes qui ouvre la possibilité de cette expansion, qui trouve  dès lors naturellement ses militants et ses guerriers.

Enyo analyse le rapport de l’islamisme à la modernité sur la base du constat de ce que , contrairement aux idées préconçues,  la plupart des militants et les cadres terroristes sont passés par l’école et l’université, ont souvent fait des études scientifiques ou techniques, car la science exacte n’est pas un danger pour la foi . Cette science est coupée du moteur intellectuel  du doute  et de la remise en cause de la vérité établie qui permet le progrès, mais s’adapte parfaitement au mode d’enseignement en vigueur dans le monde islamique: la répétition pure et simple en commençant par celle du Coran mécaniquement mémorisé.

Les sciences humaines islamiques ne recherchent donc pas la vérité,qui se trouve dans le Coran, mais le moyen de mettre le monde en conformité avec cette vérité.. Le doute cartésien, la critique kantienne, la psychanalyse sont l’ennemi par excellence des islamistes. Pour Enyo, plus largement, l’ennemi des islamistes n’est pas la modernité, mais  l’occidentalisation , qui est le processus d’avènement de l’universel, la participation à l’histoire des idées philosophiques, scientifiques et techniques. L’occidentalisation implique l’éviction de Dieu comme centre d’intérêt  principal pour  l’humanité et son remplacement par l’homme, en un mot l’humanisme.. Ainsi, alors que, selon Gauchet, le christianisme est "la religion de la sortie de la religion", l’islam est celle du retour vers la religion. C’est pourquoi, Enyo s’inscrit en faux contre l’idée du terrorisme "nihiliste" . L’Islam est , selon elle, pour certains , au contraire, "la dernière aventure" produisant le sentiment de vivre une épopée.

Tradition, modernisme, postmodernisme.

C’est pourquoi  la non défense par l’Occident de  ses fondements philosophiques de doutes,  de critiques, et de liberté politique,  et leur dilution dans les" fadaises du multiculturalisme "ouvre des brèches immenses qu’exploitent les militants de l’islam. Enyo voit une  alliance de fait entre les postmodernistes européens et américains, les multiculturalistes et les relativistes culturels pour abandonner les schémas séculaires du savoir établis par la Renaissance et les Lumières.

Enyo oppose ainsi trois types d’individus dans le monde actuel:

-l’individu traditionnel, "constitué par la norme collective qu’il porte en lui", d’où "une assurance et une solidité", catégorie dans laquelle se range le musulman orthodoxe

-l’individu moderne " sans nier la préséance du groupe, revendique sa liberté de choix en droit, son indépendance individuelle dont le critère réside dans le droit de critique et de proposition à l’ égard des normes en vigueur, celui qui revendique sa citoyenneté et s’affirme responsable, prend du recul par rapport à ses principes, sans les abandonner, conscient qu’à ses droits sont liés des devoirs."

-l’individu post-moderne, qui veut  "ignorer qu’il est en société, "pour lequel il n’y a pas de sens à se placer du point de vue de l’ensemble, pour qui il n’existe pas de raison de sacrifier sa liberté au nom de la religion, de l’histoire ou de la tradition."

En gros, ces trois configurations "relèvent respectivement de l’économie agricole et de l’Etat prémoderne, du développement industriel et de l’Etat moderne, enfin de la production de masse et de l’ère des services. Les Européens sont devenus postmodernes, les Etats Unis n’ont pas encore sauté le pas au début du XXI ème siècle".

Pour Enyo, ce postmodernisme s’intrique avec les "Droits de l’homme", dans la mesure ou ce  juridisme s’accompagne  d’un recul du politique. Contre l’idéologie de l’Etat faible, et la substitution du juridique au politique , elle plaide au contraire pour la raison d’Etat, qui a vaincu les guerres de religion et pacifié l’Europe" et qui est l’arme selon elle capable de bouter l’esprit religieux hors du politique";  l’Ecole, pour elle,  reste "en première ligne" pour la défense des libertés. L’ abandon de l’universalisme des Lumières par une grande partie de la gauche, égarée dans le relativisme et le multiculturalisme,  a contribué, à l’exception peut-être du "républicanisme" à affaiblir la "force civique" dont elle pense qu’elle  est un des facteurs de résistance à l’expansion de l’islam.

Que conclure, que faire?

Que penser donc de cet ouvrage, qui modifie l’angle d’abord  du problème de la lutte contre l’islamisme?

D’abord, il présente un intérêt profond par la mise en perspective du mouvement  intrinsèque de développement  de l’Islam au vingtième  et unième siècle, comme réaction de  rejet, par une culture traditionnelle, au sens du rejet d’une greffe,  de tous les éléments  du monde occidental  représentant  la libération de la pensée et  de la vie politique. C’est l’humanisme, au sens de la responsabilité, de la liberté, de l’autonomie des hommes qui est rejeté par une idéologie cohérente  avec une société largement tribale et coulée dans le moule de la tradition, qui peut satisfaire tous ceux qui n’ont pas suivi le long chemin progressif conduisant à cette liberté,  qui leur échappe, qu’ils haïssent, et qu’ils rêvent de supprimer.

Ensuite il démontre très clairement la façon dont cette idéologie est, par elle même, la source de la guerre déclarée sous différents angles ( terrorisme, "brigades internationales" islamistes, conquête des masses immigrées par le prêche, infiltration et pressions exercées sur les Etats  des peuples musulmans) à tout ce qui est la culture occidentale.La nature totalitaire du système religieux est au delà des versets tolérants ou des versets belliqueux qui coexistent, suivant l’époque ou ils ont été rédigés  et la position dominante ou vulnérable de  Mahomet en Arabie, dans le Coran. Ceci écarte aussi la question des pathologies individuelles, qui trouvent bien sûr un aliment dans ce combat.

Cette guerre est une guerre des idées, des conceptions du monde, des valeurs vitales, de part et d’autre.

Face à cette offensive, Enyo dit nettement que l’Occident ne doit pas se contenter de mesures militaires et policières , bien sûr indispensables. Il  doit réaffirmer ses valeurs, qui sont celles de l’humanisme, de la liberté de pensée, de la liberté politique, de l’universel, les valeurs issues de la Renaissance et des Lumières, contre l’obscurantisme et l’irrationnel qui séduisent les populations prises dans la logique de la religion comme d’autres l’ont été dans celle du communisme ou du nazisme; C’est bien de la survie de notre monde qu’il s’agit.

Or , le désastre dont il s’agit dans le titre, c’est que  l’Occident apparaît divisé par le post modernisme d’une  de ses composantes,  par l’idéologie de l’Etat faible de l’ultralibéralisme,  par le politiquement correct et par la complicité de ceux qui à l’intérieur de la société occidentale souhaitent l’abattre (gauchistes, altermondialistes). Fatigué des grandes guerres qu’il a menées et qui l’ont saigné, il n’ a pas envie  de regarder en face le conflit qui arrive et qui lui paraît anachronique.Surtout, il néglige, aux yeux d’Enyo,  le danger principal, qui est la propagation du néofondamentalisme, c’est à dire du retour au religieux comme cadre  et horizon de la pensée des populations musulmanes,  à l’extérieur comme à l’intérieur du monde occidental, puis comme cadre du mode de vie, dans un rejet de plus en plus radical  du non religieux, disqualifié, puis diabolisé, ce qui apparaît même  maintenant dans les écoles ou des jeunes refusent d’entendre des théories évolutionnistes du monde.

La convergence des intégrismes et des fondamentalismes chrétiens et juif avec ceux de l’Islam diminue la vigueur de la réponse occidentale à la stratégie de la tache d’huile, dans le monde et en Occident même,et  à  la conquête de "territoires" dans les banlieues ou l’ordre républicain n’est plus reconnu, mais ou au contraires les autorités républicaines délèguent une part de la gestion de la population aux religieux. Cette recrudescence des fondamentalismes dans les autres religions pose la question plus largement de la recherche des repères  dans le monde actuel, moderne et postmoderne.  La remise en question de la laïcité (affaire du voile,  des caricatures,demandes de sports séparés, refus de soins des femmes par des hommes)  constitue une des formes  d’une lutte sourde contre la société occidentale, laïque, ouverte,accueillante, menée avec l’idée d’instaurer un rapport de force  obligeant la société d’accueil à admettre l’existence d’enclaves, échappant à la loi commune, et soumises au pouvoir grandissant des religieux.Les Anglais et les Hollandais, dont le multiculturalisme avait laissé se créer  des "Londonistans" hors contrôle se sont réveillés brutalement quand  la violence islamiste, retenue le temps des avantages qu’elle y trouvait, s’est libérée dans des  déchaînements meurtriers qui les ont choqués.

L’état de guerre qui s’est instauré entre l’ambition  de domination du monde de fanatiques religieux et la société occidentale dépasse le cadre du terrorisme.De même que à l’époque de la lutte contre le nazisme ou le communisme, c’est la guerre des idées et des idéaux  qui fait rage et elle ne se limite pas à l’affrontement militaire des blocs, elle est aussi  multiforme que l’était la guerre froide avec le monde communiste: lutte pour la conquête des opinions publique, conquête de positions stratégiques sur le plan diplomatique, pressions économiques, utilisations de masses de manoeuvre à l’intérieur du camp adverse, exploitation des divisions internes de l’adversaire.

Malraux disait que le 21 ème siècle serait religieux ou qu’il ne serait pas. Il faut souhaiter que la prédiction ne se réalisera pas et que le monde ne reculera  pas  de 10 siècles, à l’époque du cri terrible qui générait les massacres:  "Dieu le veut!".

Terreur politique en Iran: est ce le début de la fin?

juin 29, 2009

La férocité de la répression, destinée à terroriser les opposants, qui se développe en Iran, par le biais des meurtres de manifestants, des emprisonnements, tortures et disparitions, indique àla fois le durcissement du régime  et l’incapacité ou il se trouve de maintenir les leurres démocratiques qu’il a essayé de développer pour ne pas affronter directement le peuple iranien.

Mais pour ,la première fois, l’écart entre la visée théocratique du régime,qui vise le contrôle total du politique par le religieux, et l’attente démocratique de la population, qui accepte le statut privilégié de la religion, mais pas son pouvoir exclusif de tout pouvoir populaire s’est manifesté de façon incontestable au cours de l’élection présidentielle.

Pour la première fois depuis la révolution iranienne, les religieux, qui pratiquaient l’ambiguité et le maquillage  de leurs objectifs, ont montré, alors que l’adhésion à la République islamique n’était pas en jeu, que la République était une fiction, et que ils étaient prêts à la jeter par dessus bord pour plonger dans une théocratie à l’état pur, c’est à dire un système ou le fondement de tout le pouvoir  était le clergé, et ou le peuple n’était souverain en rien.

Les menaces tout à fait explicites qu’ils ont adressées aux partis d’opposition (très limitée) ont montré que, au delà du trucage des élections, il n’était tout simplement pas question que la moindre opposition existe, dans le champ  politique, aux représentants  directs de l’autorité religieuse. C’est la loi du silence qui s’impose, par la force brutale de la police politique et de ses auxiliaires miliciens – qui faisaient régner l’ordre dans la rue par le meurtre et l’intimidation, de la même façon que les milices fascistes (SA,Chemises Noires) le faisaient à l’époque de la montée en puissance des fascismes européens. Cette étape évoque en effet l’époque ou les fascismes européens, ayant conquis l’ appareil d’état par les urnes et la défaillance des systèmes démocratiques,décidèrent de passer à la phase suivante de la conquête du pouvoir, celle de l’éradication de toute opposition de façon à écarter la possibilité même d’une alternative à leur régime. Cela s’était fait avec les mêmes modalités: la complicité de l’appareil policier et judiciaire progressivement noyauté par les membres des partis fascistes et leur action conjointe avec la violence extralégale des troupes de choc, appuyées sur la bienveillance policière,  et assurées de l’impunité dans leurs actions de terreur contre l’opposition.

Les parallèles sont nombreux entre l’arrogance folle des nazis et celle des dirigeants iraniens, qui insultent et provoquent le monde entier, et commencent à agiter la menace de reprendre leurs pratiques de chantage aux otages d’il y a 20 ans, en menaçant l’ambassade britannique et en essayant d’obtenir des gages politiques par l’intimidation.

Le fait qu’ils mènent cette politique d’intimidation avec seulement quelques diplomates potentiellement prenables en otages   fait froid dans le dos quand on pense à ce qu’ils pourraient exiger s’ils avaient la bombe.

Ce qui est essentiel dans le tournant qui vient de s’opérer, c’est que l’incertitude qui planait sur la volonté du régime, et à vrai dire, la dualité d’interprétation qui existait quand à  son fondement: politique essentiellement religieuse, ou politique essentiellement nationaliste, cette incertitude commence à se dissiper. Le but et le fondement  du système est avant tout religieux, c’est à dire idéologique.

Le système n’est pas la continuation sous la forme religieuse, de l’ambition de puissance de l’Iran. Son ambition est "au service de Dieu". Il est prêt à utiliser la force des sentiments nationalistes, mais bien que limité à un pays  ( et à ses séides du Hezbollah et  du chiisme irakien), il est transnational.

En cela il se rapproche des talibans, et on peut dire que c’est une version chiite, bien sur, mais localisée, du fondamentalisme terroriste de Al Khaida, même si, pour des raisons religieuses et stratégiques, l’ antagonisme est très fort entre ces deux pôles de l’islamisme extrême.

C’est pourquoi l’air de "respectabilité" donné à ces extrêmistes par la gestion d’un grand état ne doit pas tromper. Il n’ y a pas une énorme différence entre laisser la bombe à l’Iran et la laisser à Al Khaida. L’Iran est plus facile à identifier comme éventuel origine d’une action nucléaire, mais il a par contre le bouclier humain de dizaines de millions d’innocents et les moyens   de nuisance internationale que n’ a pas Al Khaida, ne serait ce que à cause de sa puissance pétrolière et de ses moyens de provoquer une crise mondiale qui serait évidemment encore plus dommageable dans la période de crise générale ectuelle.

La question reste donc toujours ouverte: que faire si l’Iran ne dévie pas de sa route vers la bombe. Quels sont les moyens de le stopper?

Le régime théocratico terroriste iranien a montré son vrai visage

juin 26, 2009

Le trucage électoral massif suivi  de l’entreprise de terrorisation de la population quand elle tente de protester a montré quelle est la réalité du pouvoir iranien actuel: un clan extrêmiste, décidé à employer tous les moyens et principalement la terreur,  a écarté les éléments modérés, qui  croyaient que les 20 % de démocratie tolérés  comme caution démocratique à  côté des 80 % de dictature politique allaient permettre l’ existence d’une contestation de la ligne dure  représentée par Ahmadinejad.

Le pouvoir a dû jeter le masque et le "guide suprême" a été obligé de se montrer au grand jour comme le véritable inspirateur de cette ligne dure,  alors qu’il était camouflé en élément maintenant  un équilibre entre plusieurs tendances dont il pouvait jouer alternativement.

Ahmadinejad  est apparu sans plus aucune ambigüité comme le candidat  du" guide suprême" chargé d’une mission décisive: l’accès de l’Iran à l’arme nucléaire. C’est certes un affaiblissement du régime qui  pouvait, en faisant semblant de laisser un peu d’air aux couches modernistes (bourgeoisie, jeunes, intellectuels) laisser planer le doute sur sa nature profonde et  faire croire en une sorte de légitimité au moins "par défaut" ou par abstention.

Ce dévoilement le révèle tel qu’il est : une dictature terroriste qui a confisqué le pouvoir au profit des forces les plus rétrogrades de la société: garde prétorienne des "Gardiens de la Révolution,milices de nervis des "Bassidj", chargés de terroriser les manifestants par les meurtres de manifestants au couteau, au pistolet, ou à la matraque, police politique pratiquant des rafles débouchant sur emprisonnements, tortures et disparitions, menaces adressées à toutes les forces politiques dissidentes d’avec la ligne de confrontation avec l’Occident.

En même temps, l’espace politique des dirigeants iraniens s’est brusquement rétréci, par la coupure irrémédiable avec le peuple iranien qui a compris que ces gens ne le représentaient pas et voulaient engager leur pays sur une voie qui n’était pas celle de l’intérêt collectif, mais celle de la surenchère nécessaire à la survie politique du petit clan extrêmiste qui en a pris le contrôle.

Le pouvoir garde une assise dans certaines franges de la population (couches deshéritées flattées par le discours de Ahmadinejad,hiérarchie religieuse  intéressée au maintien de son pouvoir et de ses trafics économiques,intégristes religieux et troupes de choc du régime, mais il s’est clairement coupé de la majorité du pays, celle qui s’est sentie volée de son vote, et qui ne croit plus un mot des discours officiels.

En même temps, le régime s’est d’emblée disqualifié aux yeux de tous les Occidentaux, et cette disqualification va jouer un grand rôle dans la négociation qui doit s’engager avec les Etats Unis. Obama va devoir tenir compte de ce que  c’est la ligne extrêmiste  qui est la seule à être son interlocutrice, comme le montrent les rodomontades renouvelées de Ahmadinejad qui demande maintenant aux  Etats Unis de "s’excuser" d’avoir "voulu intervenir dans l’élection présidentielle iranienne". Quel crédit accorder à ce tricheur électoral et à ce sinistre pitre.

C’est un soulagement partiel pour Israël que les Américains soient d’emblée désillusionnés sur leurs interlocuteurs, et qu’ils soient prévenus  quant au danger que représentent pour la paix l’extrêmisme, en rien atténué par le temps, de ceux qu’ils ont en face d’eux.

S’ il apparaît clair que la bombe reste l’objectif  fondamental des Iraniens, les manoeuvres dilatoires qu’ils utiliseront ne tromperont pas les Américains, et l’on se trouvera rapidement ramené à l’équation de départ: comment empêcher ces gens fondamentalement dangereux  pour la paix et la sécurité du monde de nuire. Peut on vraiment  parler avec des fanatiques religieux un autre langage que celui de la force ?

Quels sont les moyens de faire s’écrouler un régime fascisant, qui ne reculera devant aucune violence ni aucune escalade ( y compris un embrasement régional) pour assurer sa survie. Il est tout à fait possible que le clan Ahmadinejad mise sur un affrontement anti occidental pour susciter un réflexe nationaliste qui  solidariserait la population avec un régime qu’elle commence à vomir.

DURBAN2: L’ANTISEMITE NEGATIONNISTE AHMADINEJAD PROVOQUE LE MONDE CIVILISE A LA TRIBUNE DE L’ONU

avril 21, 2009

Comme  on pouvait s"y attendre,  et comme à l’habitude, le président de la République Islamique d’Iran a profité de la tribune que lui offrait l’Onu pour éructer son  discours de haine et d’incitation  à l’agression contre l’Etat d’Israël, avec le soutien des états islamiques et des dictatures les plus grossières du monde.

Le monde de l’ ONU est bien un monde loufoque où la commission des libertés est dirigée par  la Lybie de Khadafi, assistée par le Vénézuela de Chavez et Cuba de Castro, tous  respectueux des libertés comme chacun sait, et où  la Conférence sur le racisme confirme  la puissance des états les plus racistes(racismes anti-femmes, anti juifs, anti homosexuels), et désireux de faire adopter des résolutions empêchant la liberté de pensée (sous prétexte de lois "anti blasphème") permettant de réduire au silence toute  contestation de leur prosélytisme ou de la mainmise des religieux sur leurs états ou leurs communautés.

Ceci confirme l’alliance de fait des dictatures politiques, jusqu"aux plus barbares, isolées face au monde libre, et des régimes  plus ou moins islamiques d’Afrique et du Moyen Orient  qui  refusent les Droits de l’Homme présentés comme , comble du paradoxe, une insupportable marque d’impérialisme de la part des anciennes puissances coloniales, alibi démagogique à tous les obscurantismes, toutes les violences, et toutes les atteintes aux droits élémentaires.

L’ONU  donne ainsi  une représentation de l’état du monde actuel dans lequel les régimes les plus infâmes non seulement ne font plus profil bas, mais au contraire se permettent le luxe de ridiculiser les états libres, devenus numériquement minoritaires, et de développer leurs discours de haine et de barbarie  avec l’aplomb de gangsters narguant les policiers qui ne peuvent pas les attrapper.

Mais le côté le plus inquiétant de tout cela, c’est le sentiment d’impuissance des démocraties face à l’impudence des dictatures, fortes de leur contrôle sur leurs populations et de leurs richesses économiques, et la gangrène des institutions internationales qui s’ensuit, par le détournement de leur esprit et le cynisme de leur utilisation.

On ne peut pas s’empêcher d’établir un parallèle avec l’entre deux guerres, à l’époque où la faiblesse des démocraties avait laissé le champ libre aux fascismes européens qui avaient manifesté le même mépris des libertés,la même arrogance provocatrice convaincue que les démocraties plieraient devant la force brute, la même absence de scrupules meurtrière et la même démagogie effrénée que les régimes islamiques actuels.

Mais surtout, c’est l’Iran qui constitue la source d’inquiétude maximale. Sa volonté inexorable d’établir son hégémonie sur la région en unissant les extrêmismes sunnites et chiites, sa marche déterminée vers la possession de la bombe qui lui permettrait de tenir sous la menace, renforcée par sa progression dans la possession de vecteurs balistiques pour les armes nucléaires, les pays de la région et même les pays  Européens, ses menaces sans cesse réitérées de destruction de l’Etat d’Israêl, en font l’équivalent de l’Allemagne nazie dans les années 30-40. Comme celle -ci s"était appuyée sur le ressentiment des Allemands écrasés par le Pacte de Versailles, l’Iran développe un discours flattant  un désir de revanche propre à mobiliser le monde musulman enfermé dans son refus de la modernité et son sentiment de frustration et d’échec, en lui fournissant le bouc émissaire propre à le déculpabiliser et à libérer toutes les pulsions de haine: Israël. Comme l’Allemagne nazie, l’Iran manipule en sous main les communautés chiites ainsi que les Allemands l’avaient fait avec les communautés germanophones en  Europe,  et exaspère les conflits  pour étendre son influence. De la même manière que Hitler, elle crée  un régime de terreur qui éradique toute opposition au régime et ne laisse de marge de manoeuvre que à l’intérieur du système, développe unsystéme politique ou le pouvoir religieux, comme le Part nazi ou le pouvoir bolchevique,  double et contrôle à tous les étages les instances légales politiques, sous la férule du "Guide Suprême", titre très semblable à celui de "Fuhrer", même si il n’y a pas la part de dévotion fanatique obligatoire à sa personne qui existait dans le nazisme. Mais plus profondément encore, pour justifier le régime auprès de la population, la République Islamique propose à son peuple la promesse de satisfaire son besoin de puissance, dans la démarche propre à de nombreuses dictatures, qui échangent le renoncement du peuple à la liberté contre l’ivresse du sentiment de puissance collective tirée  de l’arrogance internationale et de la politique de force pratiquée sur les peuples adjacents. La logorrhée arrogante et provocatrice de Ahmadinejad répond très profondément à ce désir de puissance frustré du monde arabe, qu’il cherche à séduire, comme à celui du peuple iranien lui-rmême. C’est toujours trop tard que les peuples comprennent le prix qu’ils ont à payer pour cette stratégie de l’arrogance et du mépris. Surtout, ce que l’Histoire a montré, c’est que le plus souvent, ces démagogues, entraînés par leur propres discours et leurs premiers succès, finissent par y croire eux mêmes -comme Hitler_ et entraînent avec eux  dans la catastrophe leurs pays tout entier, après la phase de réussite initiale.

En même temps, comme ils baillonnent tout discours critique, à aucun moment ils ne peuvent entendre quoi que ce soit qui remette en question leurs choix, car toute critique est immédiatement assimilée à une trahison. Au fond, les petites dictatures modestes qui ne gênent personne sauf leur propre peuple, peuvent survivre longtemps,comme les dictatures nord coréenne ou cubaine. Mais dès que elle sont prises de mégalomanie, ce qui est une pente très fréquente, le compte à rebours de leur existence commence.

La différence entre l’Allemagne nazie et l’Iran, c’est que l’Allemagne était une puissance industrielle,technique, économique, et militaire énorme, et que  son erreur a été de vouloir s’attaquer à toutes les puissances mondiales ,y compris au super grand qu’étaient déja les Etats Unis. L’Iran n’est qu’un pays retardé  technologiquement ,en proie à des difficultés économiques majeures malgré ses ressouces énergétiques , militairement archaîque, et dont l’importance est surtout liée à sa capacité de nuisance, plus qu’à une puissance  réelle. Les Iraniens joueront ils à la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf, ou sauront ils s’arrêter à temps? La stratégie de la guerre asymétrique pourra t elle s’appliquer à un Etat et non à une guérilla? La stratégie de la dissuasion du faible au fort, base de la stratégie nucléaire française pourra -t-elle s’appliquer à l’Iran, et les Etats -Unis laisseront ils se développer une telle menace sur leurs intérêts stratégiques. Nous le verront dans le cours de l’année qui vient, car là aussi, le compte à rebours a commencé.

Le monde civilisé retient son souffle.

LES ISRAELIENS REPLIQUENT AUX ACCUSATIONS SUR LE COMPORTEMENT DE TSAHAL

mars 28, 2009

Face à la campagne médiatique sans précédent menée contre eux après la guerre de Gaza et aux accusations de crimes de guerre,  les Israéliens ont commencé  à développer leur défense, pour parer à l’offensive  venue de plusieurs horizons à la fois  et visant à  développer la haine anti israélienne et à les couper des opinions publiques dans le monde entier.

La première riposte s’est située sur le plan des chiffres des pertes humaines durant l’offensive.Le choix de l’état major ayant été de ne pas autoriser les journalistes à accéder au champ de bataille, la conséquence en a été que les seuls à commenter et à rapporter les évènements en ont été les Palestiniens eux mêmes.

On se trouve à peu près dans une situation équivalente à celle qui se produirait si au cours de la grande journée de protestation sociale et de manifestations en France du mois de marssi  les seuls chiffres de manifestants et de pourcentages de grévistes avaient été fournis par les syndicats. Quand on sait que l’ écart a varié de presque 1 à 3 (1,2 millions de manifestants pour la police, 3millions pour les syndicats) et que il y a une surenchère systématique des syndicats pour des raisons faciles à comprendre :le nombre annoncé est celui qui signifie l’échec ou la réussite du mouvement, et il n’y a pas d’indicateur indiscutable de ces chiffres, sans parler des traditions de propagande  inscrites dans les mentalités militantes depuis des décennies,on comprend que la plupart des gens, sauf les manifestants eux mêmes, ont l’habitude de couper la poire en deux entre les deux estimations.

Toujours est il que les Palestiniens, dont les associations  "non gouvernementales" sont constituées de militants hautement politisés et engagés dans le combat nationaliste contre Israël, considèrent la propagande anti israélienne comme un de leurs devoirs essentiels, et ne se sont pas privés  de gonfler les chiffres globaux des pertes humaines, pendant que le Hamas  rétrécissait jusqu’au grotesque le nombre de ses propres pertes.

Les organisations de "défense des droits de l’homme "palestiniennes sont des organisations de défense des intérêts palestiniens qui ont compris l’avantage médiatique qu’elles trouvent, en Occident, à se parer de ce titre. Elles n’ont jamais condamné la moindre atteinte aux droits de l’ Homme dans les rangs palestiniens (crimes contre l’humanité que sont les attentats contre les civils, tortures exercées par le Hamas et le Fatah l’un contre l’autre,etc..;)

Les chiffres de Tsahal diffèrent donc énormément de ceux des organisations palestiniennes, dont le but est de présenter l’Etat israélien comme un monstre criminel.

Pour les Israéliens, le nombre total de victmes palestiniennes de l’offensive se monte à 1166, dont 709 ont été identifiés comme membres actifs de la branche armée du Hamas.295 civils (dont 49 femmes et 89 mineurs de moins de 16 ans)ont été reconnus comme victimes de l’offensive( c’est à dire approximativement un quart des victimes, contrairement aux chiffres des organisations palestiniennes qui affirment eux  dénombrer 926 civils sur 1417 victimes (et 236 combattants (soit 4 fois plus de civils que de combattants) (Le Hamas n’en "reconnaît" qu’une cinquantaine) auxquels il rajoute 255 policiers du Hamas  (La différence entre la Police du Hamas, qui traque et torture les opposants,  et maintient le pouvoir du Hamas sur Gaza et est en fait une milice armée à son service et la branche militaire qui ne fait pas grand chose à part lancer des roquettes sur la population civile israélienne est assez spécieuse.Ce d’autant plus que la nuance entre "militaires" se camouflant en civils en ôtant leurs uniformes, et policiers en uniforme et en armes comptés comme des "civils", est assez "jésuitique" (si l’on peut dire).

L’énormité de la différtence des chiffres montre bien que la réalité n’a pas été le seul facteur a être pris en compte dans ces "comptages".

Le deuxième axe de défense des Israéliens, après la publication de témoignages de soldats israéliens décrivant des comportements " injustifiables" de militaires israéliens a été de dire que il ne s’était en rien agi de consignes délibérées visant au meurtre de civils, mais souvent d’ordres visant à éviter d’exposer les soldats israéliens, menacés d’attaques de  kamikases ou de tentatives d’enlèvement annoncées par le Hamas.

Surtout, la source de ces témoignages a été un groupe d’élèves soldats, qui n’ont commis aucun acte, mais en ont rapporté, et qui étaient dirigés dans leurs cours par un officier de réserve ultra gauchiste, lui même condamné par l’ armée pour refus de servir en territoire occupé, et qui a publié un livre intitulé "Refuznik", tout un programme.

Le troisième axe de défense israélien est la contestation de l’usage criminel de bombes au phosphore. Celle ci ont bien été utilisées, comme cela est autorisé dans les lois internationales, mais comme bombes éclairantes ou comme "nuages de fumées", et non comme bombes incendiaires , comme cela a été le cas  dans des bombardements de la 2 ème guerre mondiale. L’amalgame a été fait en toute connaissance de cause par des organisations pacifistes, qui ne s’arrêtent pas à de telles manipulations, pour disqualifier l’action israélienne, et au fond, la légitime défense qui a été au point de départ de l’action israélienne.

Les pacifistes et les gauchistes, réduits au silence par le consensus massif de la population israélienne pour soutenir la riposte israélienne aux bombardements des populations civiles par le Hamas, ne se tiennent plus de joie à l’idée de pouvoir apparaître rétrospectivement comme les hérauts  de la morale et de l’humanité, prêts sans hésiter à donner la partie belle à ces autres défenseurs des droits de l’homme et des libertés que sont les terroristes du Hamas repeints en victimes innocentes de ceux qu’ils osent dépeindre en barbares.

JACQUES CHIRAC A L’ATTAQUE DES NEGATIONNISTES

mars 28, 2009

(D’après l’article de Sophie de Ravinel, dans Le Figaro du 28-03-2009)

A l’UNESCO,Jacques Chirac a apporté un soutien appuyé au projet Aladin, initié par la Fondation de la mémoire de la Shoah, projet destiné à lutter contre le négationnisme, en particulier dans les pays arabes, en rendant accessibles en arabe, sur Internet, des informations objectives sur la Shoah et sur les relations judéo-arabes.

"Le drame de la Shoah interdit l’oubli.Il impose la pudeur. Il fait exploser la colère au coeur de chaque homme de bonne volonté, lorsque la Shoah est contestée." a-t-il déclaré.

"Il a insisté sur le fait que’il ne s’agissait pas de "faire porter aux pays musulmans une culpabilité qui n’est pas la leur"… mais qu’il était important "de faire connaître la Shoah, pour la faire sortir du silence que l’on a fabriqué autour d’elle dans beaucoup de pays"

"Evoquer la Shoah risquait de susciter dans ces pays un sentiment de sympathie pour les Juifs et l’existence d’Israël. Alors, on l’a cachée."

Jacques Chirac s’est inquiété du fait que "les conflits incessants du Proche Orient sevent aujourd’hui de prétexte à une nouvelle haine d’Israël. Elle est en train de devenir une nouvelle haine des Juifs. Cette haine se répand. Elle peut être le début d’un nouveau cauchemar. Il n’y aura pas de paix au Proche-Orient tant que il n’y aura pas reconnaissance et acceptation de l’Etat d’Israël.. Mais il n’y aura pas de reconnaissance mutuelle réelle sans assentiment des peuples(…)sans une compréhension plus intime."

Jacques Chirac ne s’est pas adressé que à cette partie du monde, disant que "nul pays, nulle culture ne sont immunisés  contre la tentation du génocide".."Nous ne devons jamais accepter comme démocratiques les partis qui propagent la haine. L’accord trouvé entre libéraux, démocrates chrétiens, socialistes et communistes dans l’après guerre pour rejeter les partis de la haine doit être considéré comme un acquis définitif de la démocratie européenne."

Ces propos étaient une réponse claire  aux nouveaux propos provocants de Le Pen , réitérant son affirmation que les chambres à gaz étaient "un détail " de la seconde guerre mondiale? ce qui a entraîné une  décision des partis européens démocratiques de modifier le règlement de l’assemblée européenne pour empêcher la possibilité que Le Pen puisse en devenir président, au bénéfice de l’äge.

Un pacifiste israélien remet en cause le pacifisme

mars 23, 2009

(d’après le texte de Amir Gutfreund, écrivain israélien, publié par Le Monde du 22mars 2009)

Le texte de Amir Gutfreund est intéressant parce que il constitue la première autocritique du pacifisme en Israël , venue donc de l’intérieur même du pacifisme, publiée en France.

A.G. se définit lui même comme "un homme de gauche, autrement dit quelqu’un qui veut la paix à tout prix et qui est prêt, pour cela à  d’énormes concessions". Il dit d’ailleurs avoir voté travailliste aux élections de février dernier.

Pourtant, devant l’évolution vers la droite du pays, il n’interprète pas le phénomène comme le fait que les Israéliens sont allergiques à la paix, mais comme "une réaction aussi instinctive que salutaire".

Pourquoi?

Parce que, dit -il," les Israéliens demandent une pause; qu’on leur permette d’hésiter encore un peu avant d’en venir à des décisions irrévocables". "Les raisons qui ont poussé l’opinion publique israélienne "à droite", ne lui sont pas étrangères, tout électeur de gauche qu’il soit"; en effet," tout accord de paix, aussi précaire soit -il représente e effet pour Israël la mise en jeu de sa propre existence"

"Au cours des dernières décennies,la paix est apparue à portée de la main, puis tout est parti en vrille, et il se demande si cette paix était vraiment si proche, ou si il s’est agi de rêves et de châteaux en Espagne.

Il n’est pas besoin d’être de droite, dit-il, pour sentir qu’un changement profond s’est récemment opéré dans la réalité qui est celle d’Israël au Proche Orient. Un facteur nouveau, dont les Européens se sont insuffisamment rendu compte est intervenu:la survenue de l’intégrisme islamique.

"Rituellement, quelqu’un vient faire miroiter aux yeux des Palestiniens la promesse de succès supplémentaires, de victoire totale,pourvu qu’ils se retiennent, pourvu qu’ils sachent résister au compromis en cours… Un vent d’extrêmisme islamique souffle.Si naguère le conflit israélo- palestinien a pu apparaître soluble dans le cadre d’un partage des ressources  et de solutions humanitaires, il est sûr que, aujourd’hui, alors que les données du problème n’ont apparemment pas changé, aucun espoir de ce type n’est plus envisageable.

"Des pans entiers de la population palestinienne croient désormais dur comme fer dans les promesses d’un djihad mondialisé. Alors que le conflit est en apparence resté le même,il a changé de bases, et une grande partie des pacifistes, en Israël et ailleurs, n’ont pas pris connaissance du" tour de passe passe auquel s’est livrée l’histoire".

"Il y a dix ans, j’étais convaincu que des concessions israéliennes conduiraient à la paix.Désormais je suis au contraire convaincu que les retraits les plus spectaculaires ne serviront à rien".

Normalement, explique-t-il, ce devrait être les Israéliens qui n’ont pas intérêt au changement étant donné le "confort" de leur société, et les Palestiniens, du fait de leur misère et de leur souffrance,qui désirent celui- ci.

Or, cette situation s’est inversée. Les Israéliens ont l’estomac noué d’angoisse quand la paix ne progresse pas, et les Palestiniens s’enthousiasment pour les opportunités que recèle l’attente: obtenir plus et à de meilleures conditions dans l’avenir."

"Comment arriver à ouvrir les yeux des Européens sur cette mutation, s’interroge-t-il? Cela lui paraît difficile quand on constate la paralysie qui saisit les Européens quand ils doivent affronter le radicalisme musulman, et leur crainte d’apparaître arrogants, racistes et colonialistes..

L’épreuve, dit-il aura lieu, à l’occasion de la "conférence de Durban 2". Il imagine déjà la scène: "Le délégué d’un pays ou les fillettes de8 ans sont mariées de force à des vieillards proclamera son indignation devant la situation des droits de l’homme en Israël". Le délégué d’un pays qui subventionne partout dans le monde le terrorisme portraiturera Israël en état terroriste. L’ambassadeur d’une nation ou un tribunal a prononcé une peine de viol collectif sur une jeune fille dont le frère avait attenté à l’honneur d’une autre femme dissertera sur la politique scandaleuse d’Israël par rapport à ses minorités."

"Durban 2 est un évènement si parodique, si grotesque, qu’on pourrait croire qu’il a été taillé pour dessiller les yeux des incrédules", et pourtant , il n’est pas convaincu du réveil de la conscience européenne.

Au moment ou commenceront les discours délirants sur Israël, y aura-t-il une surprise?

"BEAUFORT" UN SUPERBE ROMAN SUR LES SOLDATS ISRAELIENS AU LIBAN PAR RON LESHEM

mars 6, 2009

Ce roman superbe , inspiré de très près par la réalité rapportée à l’auteur par le chef de l’unité décrite dans le livre, décrit la vie d’une unité d’élite de l’armée israelienne qui garde le château de Beaufort, château médiéval occupé par le Hezbollah jusqu’à l’offensive menée au Liban par l’armée israelienne commandée par Ariel Sharon en 1982 et qui avait abouti, après avoir chassé le Fatah et Arafat de Beyrouth, à l’occupation du Sud Liban jusqu’en 2000, année du retrait volontaire de l’armée israelienne.

Le livre raconte avec une justesse de ton extraordinaire le monde intérieur et les rapports de ces soldats, entraînés à une guerre d’offensive et d’audace, contraints de s’enterrer dans des abris bétonnés et de subir passivement les bombardements et les attaques imprévisibles et meurtrières d’un ennemi qu’ils ne voient jamais.

Il décrit dans une langue exceptionnelle d’intensité et de vérité les sentiments d’amour profond, d’intensité affective qui lient ces jeunes gens, à peine sortis de l’adolescence, et dont la vie est risquée en permanence, à la merci d’une roquette ou d’un missile contre lesquels n’existent pas de parades. Seule la chance décide qui va vivre ou mourir.Le chef de l’unité à peine plus âgé que ses soldats, dévoré de l’envie de se battre, doit en permanence maintenir cette volonté de combattre qui est la fierté de cette unité et qui se heurte aux conditions passives qui leur sont imposées par leur mission de garde, et qui s’amplifient quand la perspective d’un repli pour des raisons politiques se précise de plus en plus.

La coexistence des blagues juvéniles, des préoccupations amoureuses de cet âge, du sentiment d’être une avant garde vitale pour la protection d’Israel,avec l’excitation du combat, la rage contre un ennemi qui frappe en restant hors de portée, la détresse immense quand un copain- un ami plus proche que ne peuvent l’être tous les proches, quelqu’un pour qui on peut donner sa vie, et qui peut donner la sienne pour vous- est tué à quelques mètres de soi, tout cela crée un univers incommunicable au reste des mortels. L’intensité des sentiments , la force des liens créés dans un petit groupe, le langage commun qui les soude, mélange de formules consacrées, de code de complicité, la référence implicite à l’honneur qui impose au risque de l’existence la solidarité absolue ,le refus de l’abandon du blessé ou même du corps de l’ami mort, constituent un monde qui s’oppose à la vulgarité et à l’individualisme de la société banale pour laquelle ils se battent.

La décision politique du retrait du Liban va ébranler cette acceptation du sacrifice possible en en remettant en cause la justification-pourquoi partir maintenant et pas avant-, en rendant impensable d’être le dernier mort de cette guerre que le pays commence à désavouer.La pression médiatique des pacifistes, l’hystérie des mères, le lâche soulagement qui s’étend, ébranlent la conviction intérieure de ces jeunes qui se sentent isolés du pays qu’ils étaient prêts à défendre au prix de leur vie.

La fierté née de ces risques extrêmes survivra à la fin de l’aventure, à la séparation du groupe, au souvenir des amis perdus, et à l’entrée dans la vie adulte et dans le quotidien.

Du livre, en attendant le film qui sortira prochainement, subsistera l’image de ces garçons , de leur courage évitant les phrases grandiloquentes, de leur capacité à se battre pour des valeurs que le pays n’est plus unanime à partager, et pour lequel ils illustrent la formule de Renan:"Une nation est une grande solidarité faite des sacrifices que l’on a faits et de ceux que l’on est disposés à faire".

Amnesty International pris sur le fait d’une manipulation anti israélienne

février 24, 2009

Amnesty International vient de fournir une preuve  manifeste de sa partialité anti israélienne en annoncant sa décision de demander un embargo de toutes les armes  à destination d’Israël … et de Gaza.

L’hypocrisie de  cette annonce pseudo équilibrée, qui met sur le même plan un mouvement terroriste, et un état entouré de pays  ou de groupes armés qui crient sur tous les toits leur volonté de le détruire (Iran , Syrie, Hezbollah, etc.), montre le jeu  de cette organisation, noyautée par  des éléments gauchistes et propalestiniens, qui agissent sous le masque de la défense des Droits de l’Homme.

L’apparence rhétorique d’une "équité" de traitement entre Hamas et Israêl ( préparée par le fait que pour la première fois de son existence, Amnesty condamne les bombardements par le Hamas de civils israéliens et la terreur exercée par le Hamas (assassinats, tortures, menaces) sur les civils de Gaza,  cache perversement le fait que tenter de priver Israël de ses moyens de s’armer revient à le livrer désarmé entre les mains des états haineux qui n’ont jamais accepté son existence , qui rêvent depuis des decennies de le détruire, et qui eux  continuent à recevoir un flot continu d’armes, que ce soit de l’Iran ou de la Russie.

Une campagne pour désarmer Israël s’inscrit tout à fait dans les méthodes  utilisées par l’ex Union Soviétique à l’époque de la guerre froide, où l’ URSS et les partis communistes d’Europe Occidentale instrumentalisaient les mouvements pacifistes pour démembrer la défense occidentale (les fusées Pershing installées pour faire pièce aux fusées russes d’Europe de l’Est)

De la même façon, jouant encore sur les mots, Amnesty accuse Israël  d’avoir "attaqué les populations civiles" de Gaza, faisant semblant de ne pas voir la différence qu’il y a entre causer des pertes civiles en visant des terroristes, et viser les populations civiles elles-mêmes.Amnesty n’avait d’ailleurs pas protesté quand les Américains, employant toutes la puissance de leur armée, avaient rasé des secteurs entiers de Falloudja ( alors quasi contrôlée par les milices anti américaines) ou de Sadr City à Bagdad dans leur offensive qui avait éradiqué "l ‘armée du Mahdi" des quartiers qu’elle contrôlait.

De la même façon encore, Amnesty reprend  sans les discuter ni les vérifier les chiffres palestiniens sur les pertes civiles à Gaza, alors que la propagande du Hamas et des Palestiniens n’ a jamais montré de souci de la vérité ni même souvent de la vraisemblance. Le caractère fantasmagorique de leurs chiffres est plutôt la règle que l’exception.C’est un peu comme si on laissait Al Khaida fournir les informations sur les combats en Afghanistan. Il est vrai que l’armée israélienne a prêté le flanc à ces manipulations médiatiques en empêchant les journalistes d’accéder aux lieux de la bataille, mais elle a publié des chiffres basés sur sa propre enquête et  affirma avoir identifié plus de 600 membres du Hamas parmi les victimes.Elle prétend ne trouver trace  de décès que pour 1200 personnes et non plus de 1300, chiffre palestinien.Les chiffres donnés par le Hamas (une cinquantaine de pertes seulement), donnent une idée de l’échelle  du mensonge qui est utilisée par les islamistes.

La structure très verticale de l’organisation de Amnesty International (état major central dictant dans les moindres détails les mots d’ordre , les arguments des campagnes)permet aux militants pacifistes, écologistes, "anti-impérialistes", contrôlant cette association d’utiliser le renom  de défense des droits de l’homme de cette association comme caisse de résonnance  pour des manipulations médiatiques . Celles-ci sont le reflet des options idéologiques de ces militants  devenus maîtres dans la guerre des idées qui se livre sous le couvert de motivations purement "humanitaires".

Kadima arrive en tête aux élections, mais n’a pas de majorité pour gouverner pour le moment.

février 11, 2009

Le défaut fondamental du système electoral israélien apparaît une fois de plus,lié à l’émiettement de la représentation électorale (33 partis pour 120 députés) avec l’instabilité gouvernementale qui en est la conséquence ( aucun gouvernement récent n’ayant terminé son mandat),  et les petits partis disposant d’un pouvoir exhorbitant de chantage sur les grandes formations, dont ils peuvent faire chuter les majorités pour un oui ou pour un non.

Le scrutin de hier a montré à la fois le glissement à droite de l’électorat (le parti travailliste est en voie de devenir un parti d’appoint dans des majorités conçues par les autres partis, la gauche représente moins de 20 % des voix dans le pays) et la réticence à donner carte blanche à l’extrême droite dont la progression a été  effective, mais limitée

Livni a remporté son pari de vaincre électoralement Netanyahou, malgré les sondages qui prédisaient la victoire de celui-ci, et le pessimisme de ses troupes, faisant preuve d’une belle combativité, et apportant un démenti à ceux qui la dépeignaient comme "pas à la hauteur".

Mais le problème de la formation du gouvernement reste entier, la droite  est majoritaire dans le pays, et n’entend pas faire de cadeau à Livni avec qui les divergences sont fondamentales: sur le non partage de Jerusalem, sur les colonies en Cisjordanie et la restitution du Golan;

On voit mal l’extrême droite s’allier avec Kadima et les partis de gauche. La conclusion terrible qui s’impose, c’est un gouvernement de Netanyahou, ce qui veut dire la fin du processus de paix. Ce que l’on peut dire, c’est que de moins en moins de gens  croient à celui-ci dans le pays, compte tenu  de l’échec d’Oslo, de la 2ème Intifada, et du fait que l’Autorité Palestinienne est de plus en plus coupée de la population palestinienne, et apparaît maintenue en survie par le soutien des Israéliens eux-mêmes.

A partir de là,n’existent plus que deux alternatives: le développement d’une nouvelle intifada, avec actes de terrorisme à l’Irakienne, et un affrontement avec les pays arabes à courte échéance,ou bien un retrait des territoires unilatéral, ce qui est inenvisageable après l’expérience de Gaza: ce serait ouvrir la voie à un état hostile à mort à Israël et contrôlé par le Hamas ou son équivalent.

Des hypothèses qui incluent toutes les deux des guerres sanglantes, rendant la vie insupportable pour beaucoup en Israël.

Les Israéliens ont eu en main les données du choix. Ils  savaient que la paix et la guerre étaient en jeu dans le choix des majorités electorales. Ce qui l’a emporté, c’est une vision méfiante et pessimiste du monde arabe, qui prenait en compte la progression de la haine dans ce camp, qui ne croyait plus à la représentativité des interlocuteurs qui lui restaient, et qui doutait de la détermination du camp de centre gauche à cause de l’incertitude des résultats de la guerre que le gouvernement avait déclenché.

La suite montrera si le choix qui a été fait préservera la sauvegarde d’Israël ou, au contraire,précipitera une catastrophe que de plus en plus de monde appréhende

Suspense en Israël à la veille des élections du 10 février

février 7, 2009

A l’avant veille des élections, le suspense est très grand  quant à l’issue de cette confrontation. La presse est unanime à diagnostiquer une droitisation de la population, et les sondages sont  aussi homogènes à constater que Netanyahou est en tête actuellement, et que le parti d’extrême droite de Avigdor Lieberman va effectuer une percée qui va le faire passer largement devant le parti travailliste.

Cependant, les jeux ne sont pas faits pour plusieurs raisons. D’abord, Tzipi Livni a réduit l’écart qui la sépare de Netanyahou, qui n’est plus, d’après le dernier sondage (6 février) que  de 27 sièges au Likoud contre 25 sièges pour Kadima. De plus, une part importante de l’électorat semble ne pas avoir fait son choix et se déterminera au dernier moment, et les électeurs de Kadima paraissent plus que ceux du Likoud sûrs de leurs choix. Enfin Netanyahou est inquiet de la progression de Israël Beiteinou, le parti de Lieberman, qui se développe au détriment de son propre électorat.

D’autre part , l’insuffisance de la base électorale de chacun des principaux partis les contraint à des alliances électorales pour avoir la majorité. Or, si le bloc des droites,qui trouve sa base dans le refus d’une reconnaissance d’un état palestinien qui disposerait d’une partie de Jerusalem comme capitale, est nettement plus nombreux que celui de l’alliance du centre et des gauches, il y a des contradictions internes dans ce bloc qui peuvent lui poser de sérieux problèmes.

Lieberman pourrait ne pas trouver de poste satisfaisant dans un cabinet dirigé par Netanyahou, et il est très opposé aux  pouvoirs exhorbitants accordés aux religieux, comme une part importante de son électorat russophone.

Netanyahou, qui représente une droite qui craint d’être l’otage des extrêmistes, a annoncé sa volonté de former un cabinet d’union nationale ou Barak aurait vraisemblablement le minstère de la défense.

Livni annonce aussi sa volonté de faire un gouvernement d’union nationale, dont elle dit que il pourrait être plus ouvert (à droite) que ne le serait à gauche celui de Netanyahou.

Il existe donc une marge d’incertitude, qui va dépendre en partie des votes "tactiques" des électeurs qui voudront contraindre les "grands"  partis à certaines alliances.

Deux  conséquences fondamentales vont découler de ces choix.La principale sera liée au processus de négociation avec les palestiniens: si la droite passe, le processus sera gelé- quelque soient les  astuces verbales qui seront utilisées pour le masquer, ce qui aura pour conséquence immédiate la disqualification des tentatives palestiniennes pour faire exister un état palestinien côte à côte avec l’ état Israélien, avec pour effet instantané l’effondrement du Fatah, la prise de contrôle de la population palestinienne par le Hamas islamiste, terroriste, et agent direct de l’Iran, l’annulation de la reconnaissance d’Israël par les palestiniens et leur revendication d’un état unique en Palestine. En même temps cela isolera Israël de ses alliés américains et européens , et le rendra encore plus fragile face aux nouveaux soutiens des musulmans que seront les Chinois et les Russes, par intérêt géostratégique.

La seconde conséquence risque d’être, si la droite contraint Kadima à se retrouver dans l’opposition, l’éclatement de cette formation et le retour au bipartisme traditionnel en Israël, avec le manichéisme qui s’ensuit, et le risque de rupture de l’unité du pays.

L’incertitude qui règne encore sur les conclusions de la guerre de Gaza, et en particulier le fait que les bombardements continuent, même si c’est de façon extrêmement réduite, a entamé le crédit des membres du gouvernement. Le sentiment le plus répandu dans la population israélienne, en dehors du soutien presque unanime à cette guerre, est que il y avait une possibilité d’aller beaucoup plus loin dans l’écrasement du Hamas, et que le gouvernement s’est arrêté juste avant de franchir ce pas, par manque de détermination.

C’est  ce sentiment qui fait le lit de l’extrême droite et de sa progression, les considérations de sécurité passant avant toutes les autres dans l’esprit des Israéliens. L’augmentation de la pression iranienne, avec le lancement réussi de leur satellite, et la décision russe de mettre en route le réacteur qu’ils  fournissent à l’Iran avant la fin de l’année, accroît encore l’impact du facteur sécuritaire dans les choix de la population israélienne. L’annonce par Netanyahou "qu’il ne laissera pas l’Iran acquérir la capacité nucléaire "peut être aussi inquiétante que rassurante pour ceux qui voient l’avenir s’assombrir dans la région.

Israël arrive à la croisée des chemins, et les Israéliens, habitués à ausculter tous les signes de danger  dans leur environnement, feront certainement peser ce facteur dans leur décision d’après-demain.

Par la propagande et par les armes les mouvements islamistes à la conquête du pouvoir total dans le monde musulman

janvier 25, 2009

L’année 2009 commencée par l’affrontement militaire entre l’armée israélienne et le mouvement islamiste Hamas, va se poursuivre par la tentative de négociation entre les Etats Unis de Barack Obama et l’Iran, dont l’enjeu sera la guerre ou la paix dans la région et peut être dans une grande partie du monde.

Comprendre la signification de l’apparition sur la scène politique mondiale de ces nouveaux acteurs que sont les mouvements islamistes, dans les pays musulmans ou dans les populations musulmanes des pays non musulmans est essentiel pour ne pas se tromper dans l’évaluation des dangers  et dans l’élaboration des stratégies pour les contenir ou pour les vaincre.

Ceci nécessite d’éclaircir les liens qui existent entre les idéologies qui ont entraîné les masses derrière ces mouvements et les masses elles-mêmes. Or, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la force d’entraînement des idéologies n’est pas due à leur apparence plus ou moins véridique, même si chacune se flatte d’être l’incarnation d’une vérité. C’est la satisfaction des désirs humains , des besoins insatisfaits et des passions qu’elles promettent, et qu’elles réalisent dans la lutte pour la suprématie qui est leur visée.

Ainsi, ce qui a fait le succès de  l’idéologie nazie, auprès du peuple allemand, c’était non pas la cohérence des théories raciales, inexistante, mais le désir de revanche après la défaite de 1918, l’envie de se sentir supérieur aux peuples voisins, la mégalomanie flattée dans tous les domaines, la possibilité de jeter aux orties toutes les contraintes de la morale, le rêve d’une domination sans frein sur les autres.

De même, l’idéologie communiste a entraîné l’adhésion de masses immenses par la promesse d’un renversement des places sociales, dans lequel ouvriers et paysans devenaient les figures les plus valables dans l’échelle sociale, entrepreneurs et intellectuels étant réduits à des statuts  inférieurs, quand ce n’était pas de victimes expiatoires.

En ce qui concerne les masses musulmanes de notre époque, le sentiment de plus en plus répandu actuellement semble être le ressentiment tourné contre le reste du monde, le monde occidental en particulier. Ce ressentiment est lié à la conscience d’un fossé qui va en s’élargissant entre le bien être (relatif) des sociétés démocratiques et la conscience, rendue plus aigüe par la mondialisation médiatique, de la stagnation désespérante des pays musulmans, de la paralysie sociale de ces états quand ce n’est pas leur enfoncement progressif dans la misère. Partout, les mêmes images de misère, de chômage, d’exil perçu comme la seule issue, de corruption, de dictatures.  L’Algérie, 45 ans après son accession à l’indépendance, est contrôlée par un parti unique qui n’est que le masque de la corruption , des trafics, des malversations et des incompétences, d’un système pourri jusqu’à la moelle et qui n’ a pas su produire le développement rendu possible par les immenses ressources naturelles du pays. L’Egypte, pays d’une civilisation splendide vieille de 5000 ans, est la victime d’émeutes de la faim qui montrent son état de délabrement social et économique. Le Pakistan étouffe sous la masse des miséreux, etc..

Partout, dans ces pays, le sentiment d’être les descendants d’une culture brillante, les héritiers d’empires puissants qui ont dominé une partie du monde, à une époque reculée il est vrai, s’accompagne d’un vécu d’humiliation, proportionnel à l’exacerbation d’ un orgueil collectif réactionnel,  lié à cette origine glorieuse, et aboutit à une rancoeur qui vire de plus en plus  au désir de revanche et à la haine. Les régimes politiques qui portent la responsabilité (avec les peuples qui les maintiennent au pouvoir) de cet échec à  s’ajuster au monde tel qu’il est , encouragent cette déviation  de l’insatisfaction des peuples sur des boucs émissaires, l’Occident globalement, les USA et Israël en particulier.

Comme du côté Occidental  une partie de la population, embourbée dans les vestiges de culpabilité liés à l’époque du colonialisme, fait chorus avec ces thèses victimaires et renforce ce discours projectif,et comme les intellectuels indépendants sont quasi inexistants dans le monde musulman, le discours se développe et s’auto confirme sans trouver d’obstacles sérieux à sa rhétorique.

L’échec des espoirs liés au socialisme et au nationalisme, qui n’ont résolu aucun des problèmes de ces peuples, quand il ne les ont pas aggravés, aboutit au repli communautaire sur le patrimoine commun de ces peuples, la religion, qui fait d’eux un ensemble de plus d’un milliard d’individus, donnant le sentiment d’une force collective . Celle-ci compense les constats d’échec à prétendre à tous les titres de gloire de l’époque actuelle: importance militaire, économique, scientifique, culturelle, ou le retard se creuse continuellement.

C’est ce désir de puissance frustré, ce sentiment d’être les oubliés de la planète à l’heure ou les anciens pays du tiers monde de l’Asie et d’Amérique Latine montrent comment on peut se sortir du sous développement par le travail et l’intelligence, que les islamistes  exploitent à fond.Ils  exaltent la religion comme identité positive face  à la dévalorisation des identités nationales, flattent la haine latente de ces masses et l’exacerbent, soutenant la seule chose positive que voient en se regardant ces masses déshéritées: leur soumission à un ordre transcendant, qui , lui au moins, est grand. D’où la violence inouïe qui surgit lorsqu’elles se croient attaquées ( ou quand on leur dit qu’elles sont attaquées), dans la dernière chose qui leur reste: la religion, qui est en même temps leur point d’attache à la civilisation, et la seule chose grande dont elles peuvent se revendiquer.

Les islamistes, qui ont peu à peu pris la mesure du levier extraordinaire dont ils disposaient pour activer tous les ressorts émotionnels principaux de ces peuples, en ont tiré les conséquences: ils ont décidé de jouer à fond la carte du ressentiment des masses arabes, pour s’emparer du pouvoir partout ou ils le peuvent, avec une idée très claire dans leur esprit: là où ils s’empareront du pouvoir, ils ne le relâcheront plus. Peu importe les voies, électorales (tout à fait envisageables à certains endroits: en Algérie avec le FIS, à Gaza avec le Hamas, etc.) ou par la force (à Gaza également avec le coup de force militaire du Hamas,etc), une fois au pouvoir, tous les moyens les plus sanglants seront utilisés sans vergogne pour le conserver.

Le discours "intégriste" des islamistes prend ainsi la place d’un discours nationaliste et en est l’équivalent. Partout, il joue la carte de la haine contre "l’étranger" (La terre arabe devient "une terre sainte" que la présence des étrangers" profane", comme on l’a vu pour la présence des troupes américaines en Arabie", et il va de soi que les Juifs aussi profanent la terre palestinienne. Les étrangers sont la cible préférentielle des meurtres d’ Al Khaida, ou des extrémistes pakistanais venus faire un massacre à Bombay.

Tout ce qui est non musulman est suspect, et il y a un projet clairement établi de faire "une chasse gardée" des territoires de religion musulmane, d’éradiquer tout ce qui est autre, les chrétiens, même arabes, en font l’amère expérience à Gaza ou ils sont sous la terreur islamiste, comme en Irak ou même en Turquie.

Les mouvements nationalistes dans les pays musulmans sont de plus en plus coiffés par les islamistes (en Tchétchénie par exemple), plus déterminés, plus extrémistes, et soutenus par les Etats islamistes ou leurs alliés, financièrement et militairement. L’exemple de la Palestine, ou le Fatah perd du terrain, avec le recul de ses composantes marxisantes, face au prestige combattant des islamistes, est inquiétant.

A partir de là, il n’existe pratiquement plus de  voie alternative dans beaucoup de pays musulmans à l’islamisme, pour mobiliser les foules de déshérités. Parallèlement, une partie de la classe moyenne ( petits cadres, diplômés au chômage ,etc.) voit une possibilité d’accéder au pouvoir dans les wagons de l’islamisme, en même temps qu’une idéologie qui lui redonne une importance, comme  en Allemagne, une partie de la bureaucratie s’est ralliée au régime, pour avoir des miettes de pouvoir.

Les religieux, eux, poursuivent un but double.

Le principal est d’encadrer la population et de la conquérir à l’idée de mettre la religion au poste de commandement, en prenant la tête des luttes nationales et sociales, comme les communistes le faisaient avec leurs "courroies de transmission" (syndicats, organisations de masse, mouvements pacifistes). Mais la lutte nationaliste est pour eux un moyen plutôt qu’une fin en soi, même si ils adhèrent parfaitement à ses buts. Une fois au pouvoir, l’expansion de leur puissance (militaire, diplomatique, d’influence) étatique se confond avec le renforcement intérieur de leur emprise sur le pays et là encore, le nationalisme, et la haine de l’autre restent les ressorts qui leurs permettent d’être en phase avec les sentiments de la masse.

On comprend dans ces conditions la politique de l’Iran. Acquérir la bombe leur permettrait de sanctuariser leur Etat religieux, qui tout en régnant par la terreur sur le pays, n’a pas réussi à éradiquer le philo -américanisme d’une partie de la population, ni une sourde opposition aux côtés les plus rétrogrades de l’idéologie du régime. La faiblesse du régime, c’est justement le côté avancé de ce pays, l’existence d’une bourgeoisie émancipée, d’une classe instruite et désireuse de modernité qui courbe la tête sous la répression, mais n’est pas anéantie et sans laquelle, le pays ne peut pas survivre. D’où le désir de conclure éventuellement un pacte avec les Etats Unis pérennisant la situation, qui n’est toujours pas acquise définitivement pour le régime, qui cherche également, en prenant la tête d’une croisade pour la destruction d’Israël, à acquérir un prestige qui le mettrait à l’abri de toute contestation.

La religion est ainsi devenue le vecteur d’un "nationalisme sans nation" avide de revanche, haineux et pousse au crime, tout en prétendant défendre des valeurs humaines.  Comment rétablir une relation de raison avec le monde musulman et le séparer de cet enfoncement dans une paranoia  vers laquelle le poussent  les manipulateurs de l’Islam, comment ne pas le confondre avec cette psychose, ce qui l’y engagerait encore davantage, sans pour autant valider son discours persécuté? C’est toute la question de l’époque actuelle.

L’amalgame est aussi dangereux que la complaisance et la naïveté.

Gaza: le prix à payer pour les ambiguités dans la conduite de la guerre risque d’être lourd

janvier 23, 2009

Au moment ou la trève perdure et où, comme c’était prévisible , le Hamas plastronne en se vantant de ne pas avoir été détruit, et donc d’avoir résisté à l’armée israélienne, le pays s’interoge sur la stratégie qui a été suivie, et doute de la réalité des affirmations de Olmert qui prétend que la guerre a permis d’atteindre tous les objectifs.

Le Hamas a beau réoccupper le terrain, faire la démonstration qu’il contrôle toujours la population, multiplier les provocations verbales, le point essentiel reste: les tirs sur Israël seront ils te rminés oui ou non.

Si ce n’est pas le cas,  cette guerre aura causé des destructions et des morts inutiles, aura gaspillé le prestige de Tsahal en lui fixant des objectifs imprécis ("affaiblir" le Hamas, ce qui ne veut pas dire grand chose).

Si c’est le cas, Le Hamas pourra faire toutes les déclarations qu’il veut, chacun saura que Israël a gagné la guerre, quelque soit le nombre de combattants du hamas  tués.

Si les accords internationaux  empêchent réellement le Hamas de se réapprovisionner, Israël a gagné. S’il s’agit simplement d’accords formels et de faux semblants, ce sera le Hamas le vainqueur.

Actuellement, les tunnels ont repris leur activité, même si une majorité d’entre eux ont été détruits. Le réapprovisionnement du Hamas peut donc se poursuivre. Une partie de l"armement iranien fourni au Hamas était acheminé par mer, par des containers spéciaux largués pardes bateaux iraniens, qui restaient sous l’eau jusqu’à la proximité du rivage ou ils étaient recueillis par les Palestiniens. Manifestement, la marine israélienne était impuissante à tarir cette source de réarmement. Les américains ont ils donné des moyens techniques aux israéliens permettant de résoudre ce problème?

Pour le moment, le succès de Israël n’est pas démontré.Le résultat le plus immédiat a été le bond en avant électoral du Likoud, qui, d"après les sondages, aurait de nouveau creusé l’écart avec Kadima (30 sièges contre 26 ou 24), de même que le parti d’extrême droite Israël Beitenou, de Avigdor Lieberman. La population israélienne perçoit un écart entre les déclarations ronflantes du gouvernement et ce que chacun voit: pas de signes actuellement d’une garantie queconque que les tirs ne vont pas reprendre quand le Hamas le voudra, peut être insensiblement pour commencer, puis plus massivement. Alors , Israël n’aura d’autre choix que de relancer une autre offensive, qui déclenchera encore les mêmes cris de haine, et le seul gain aura été un sursis de quelques mois en attendant une  deuxième guerre, plus dure, plus coûteuse, plus meurtrière;

En même temps, le risque d’un succès electoral de ce qui est maintenant une extrême droite, menace directement le processus de paix, déja bien mal en point. Si les futurs dirigeants d’Israël sont déterminés à torpiller ce processus, ils isoleront Israël  de tous ses alliés démocratiques (les seuls qui lui restent, d’ailleurs) et en particulier ils le couperont de son plusfidèle allié, le seul profondément acquis à son existence et à sa légitimité: les Etats Unis, sans l’appui militaire et diplomatique duquel ils se retrouveront le dos au mur, face  à  la meute ivre de haine des islamistes  et du monde musulman.

Cela finira d’isoler chez les Palestiniens les partisans d’une coexistence entre deux états, et la vague d’extrêmisme, coagulée autour des islamistes ,finira par être la seule voix parlant au nom des Palestiniens, ce qui est le but poursuivi par le Hamas et ses maîtres iranien et syrien .

Livni risque  d’avoir gaspillé l’estime que lui procurait son honnêteté et la conjoncture favorable produite par le glissement à l’extrême droite du Likoud, effrayant pour beaucoup d’électeurs. Le coût risque d’être immense, livrant le pays à la violence des discours extrêmistes, disqualifiant les leaders politiques qui n’avaient vraiment pas besoin de cela,le divisant au moment ou il a plus que jamais besoin d’unité, favorisant les surenchères démagogiques chez les ennemis comme chez les amis,poussant vers la radicalisation la droite comme l’extrême gauche.

Peut être quelque chose sortira-t-il des négociations en cours actuellement. Plus vraisemblablement, seul le grand face à face irano américain qui va se mettre en place avec l’arrivée de Obama  va t il influer sur un Moyen Orient qui s’enfonce lentement dans la spirale de la haine et de la guerre à mort. L"accumulation des armes, l’exacerbation calculée de la haine anti israélienne, l’instrumentalisation de la religion  comme moyen de conquête oou de conservation du pouvoir, la paranoia qui envahit le champ de la politique font planer la menace d’une catastrophe ou le terme de holocauste ne correspondra pas à l’abus de langage dont sont coutumiers les adversaires d’Israël, mais à une effrayante réalité. Les voeux d’anéantissement répétés à l’égard d’Israël donnent la mesure de la folie meurtrière qui rode  dans cette région. Les Fous de Dieu manient avec froideur  ou avec excitation la terreur , le mensonge et la Mort et regardent avec ironie ces Occidentaux qui croient pouvoir opposer la Raison aux passions humaines que sont la haine, la volonté de domination,et la destruction de l’autre.

Les élections qui vont avoir lieu dans moins de 3 semaines en Israël vont être décisives pour la vie de tous les habitants de cette région pour plusieurs années et peut être même davantage.

Le Hamas fait partie de la galaxie monstrueuse née de l’hybridation du politique et du fondamentalisme islamiste

janvier 19, 2009

Au moment ou l’on apprend par des militants du Fatah que plusieurs dizaines d’entre eux ont été emprisonnés et torturés par le Hamas dans des écoles transformées en centres de torture pendant l’offensive israélienne à Gaza, et que au moins trois d’entre eux se sont fait arracher les yeux, parce que ils étaient accusés d’avoir livré aux israéliens le dirigeant du Hamas tué par un bombardement, la nécessité de réfléchir sur la nature de ce mouvement s’impose. L’apparition d’une nouvelle espèce de mouvements politiques au croisement de la religion, de la dictature politique et de l’emprise idéologique complète sur leurs membres, dont la visibilité est apparue nettement aux yeux du monde avec les attentats de septembre 2001 à New York, même si les prémisses existaient déja depuis bien plus longtemps, trouble depuis longtemps les analystes politiques du monde entier.

La première manifestation éclatante de l’existence de ces nouveaux venus sur la scène politique mondiale a été la prise de pouvoir par l’ayatollah Khomeiny, quand il a renversé le pouvoir du Shah et instauré un système de pouvoir qui mixait à tous les niveaux appareil politique et appareil religieux, chacun se servant de l’autre pour se renforcer et écarter tout opposant éventuel au nouveau système qui se mettait en place.

De ce point de vue,beaucoup de points communs existent avec les deux grands systèmes totalitaires du 20ème siècle, le nazisme et le communisme: en effet, dans ces deux cas existait une sorte de double pouvoir ou d’un côté existaient des organismes officiels de l’Etat (assemblées, élections,législation) et de l’autre, une hiérarchie parallèle, celle du Parti, qui détenait le pouvoir effectif, doublait à tous les niveaux les organes légaux (commissaires politiques dans l’Armée Rouge,SS dans l’armée allemande, services secrets au service du Parti, etc.) et mettait les moyens formidables de l’Etat au service d’un groupe politique,  éradicant toute opposition par la terreur de masse(camps de concentration, goulags, exécutions ).

Dans ces deux systèmes, l’idéologie de ces mouvements proposait non seulement une orientation politique (fondée sur la racisme pour l’un, la lutte de classe pour l’autre), mais un système de valeurs total, dictant un mode d’être, un modèle de type humain auquel chacun était invité à se conformer, sous peine  de danger grave. Les dirigeants de ces mouvements à la fois partageaient cette idéologie, et en même temps pouvaient s’en  dégager avec le plus grand cynisme pour protéger leur pouvoir, et l’utilisaient comme instrument pour justifier celui-ci et comme outil de conquête des masses.

Les dirigeants islamistes , qui dans un premier temps, ne se préoccupaient que de religion, ont compris à un moment (celui de l’échec de l’idéologie socialiste dans le monde musulman) l’immense pouvoir potentiel qu’ils possédaient avec la religion pour atteindre et captiver les masses musulmanes,et capter leur désarroi identitaire face au monde occidental. Les masses peu cultivées, l’absence de perspectives politiques avec la fin du socialisme et du nationalisme arabe, la quasi absence d’intellectuels hors de la sphère  religieuse leur ont ouvert un champ immense, déja préparé par la traditionnelle intrication du politique dans le religieux dans l’Islam.

A partir de ce moment ,l’idée de faire des mouvements religieux la base poitique de groupes visant la prise du pouvoir, par une stratégie soit de réseaux sociaux parallèles à l’Etat défaillant, soit de lutte armée appuyée sur des revendications nationalistes, s’est mise en place.

Deux courants se sont alors développés: le courant djihadiste, avec Al Khaida, qui déclare une guerre ouverte à tout le monde non musulman, rêve de façon délirante d’une domination mondiale exercée par l’Islam, et attire les despérados de l’Islam à qui est proposé une mort au combat ou dans l’éclair d’un attentat,thérapeutique radicale de la désinsertion et du désarroi identitaire qui frappe les musulmans déboussolés et isolés dans le monde moderne. Ce courant a réussi à établir des bases de repli dans les pays dont l’identité  est incertaine et se structure autour de la religion musulmane plus que  sur une histoire nationale ( Pakistan, Somalie,Afghanistan); Le courant chiite, rejoint par les frères musulmans et une série de mouvements d’opposition dans les pays dirigés par des régimes modérés , lui, vise la conquête du pouvoir dans les pays arabes,en alternant le travail de tissage de réseaux sociaux suppléant l’incapacité des états ,et les mouvements armés qui tentent par la force de conquérir le pouvoir (Hezbollah, Hamas, ex GIA) à la pointe du fusil et de la prise de contrôle des populations par la terreur et l’intimidation.

Ces mouvements sont caractérisés par une intense mise en condition des populations (propagande incessante par les médias arabes, pressions exercées pour obtenir l’ adhésion, puis la soumission aux règles religieuses présentées comme étant l’essence de l’identité communautaire, le grignotage de positions clefs dans l’Etat, les institutions enseignantes, les centres de pouvoir et d’influence locaux, qui placent leurs adversaires en position de plus en plus isolée et défensive.

L’ensemble aboutit à un système qui mélange la violence , le refus de l’autre, une propagande grossière, mais efficace, un contrôle de plus en plus grand de l’information, dans la phase de développement des mouvements, et quand le pouvoir est conquis, une répression féroce de toute déviance ( cf l’Iran avec ses tortures , ses exécutions et ses mutilations .

La caractéristique de ces mouvements, moins suicidaires que les partisans d’Al Khaida,est la manipulation perverse de toutes les frustrations du monde musulman  à qui la religion est opposée comme résolvant tous les problèmes, rétablissant l’unité du monde musulman, sa puissance,son prestige, pour le modeste prix de lui confier le destin politique des pays ou elle triompherait.La rhétorique religieuse se mêle à la rhétorique politique et donne le spectacle effarant de religieux prêchant l’assassinat,la destruction et la haine, imaginant des complots politiques perfides, et rêvant de leur puissance politique future. Le mensonge, le meurtre,le double langage sont les outils de prédilection de militants à qui tout peut être autorisé, puisque c’est pour Dieu qu’ils se  battent.

Le Hamas, qui appuie tantôt sur le côté religieux, tantôt sur le côté politique, suivant les besoins du moment  et suivant l’interlocuteur, . manie tous ces outils avec une perversité qui vaut bien celle du Hezbollah² Cela fait bien longtemps que la vérité n’estpas en odeur de sainteté dans les pays arabes, mais le double langage est parfois porté à la hauteur des beaux arts.Qu’importe quand, suivant le principe de la propagande de Goebbels, ce qui compte, ce n’est pas la vérité d’une proposition, mais sa répétition.Le Hamas pourra dire que il n’a perdu que 48 hommes dans cette guerre.Les Palestiniens ne demandent qu’à croire ce genre de discours, que leurs dirigeant leur assène depuis des dizaines d’années.

Peut être les dirigeants européens sont ils prêts à parler avec le Hamas. Ils ont bien parlé avec Hitler en 1938, à Munich. Cela avait été un franc succès dans l’opinion française de l’époque .

Gaza: Israël a-t-il vraiment atteint tous ses objectifs?

janvier 19, 2009

Au 24 ème jour de la guerre, et au 2 ème jour du cessez le feu parallèle entre Israël et le Hamas, la question se pose avec insistance au moment ou les signes apparaissent d’un début de retrait des forces israéliennes. Quelles garanties peuvent avoir été obtenues que le contrôle des tunnels sers effectif? Quelles certitudes peuvent exister qu’une force d’interposition comme celle de la FINUL au Liban, ce qui semble être envisagé, aura les moyens de mieux contrôler les choses que elle ne le fait au Liban Sud , ou le Hezbollah n’a jamais été désarmé? Qu’est ce qui empêchera le Hamas de reconstruire ses fortifications et d’ici quelque temps de reprendre progressivement, ou au moindre pretexte le lancement de missiles qui d’ici là, auront acquis une portée encore plus grande et menaceront des objectifs vitaux pour Israël?

L’inquiétude existe que un accord en trompe l’oeil, comme celui du Liban, qui a fait cesser les tirs  sur le Nord d’Israël ,mais a fait le lit de la prise de pouvoir rampante du Hezbollah au Liban, pendant qu’il amasse les fusées (40 000, selon les Israéliens) à l’arrière de la zone contrôlée par la Finul, se reproduise avec le Hamas: on y échange un soulagement immédiat contre un danger plus grand à moyen terme. Le doute existe que les dirigeants israéliens, poussés par des objectifs éléctoraux à courte vue, aient sacrifié les gains obtenus sur le terrain par l’armée israélienne à leurs craintes électorales, en cas de pertes plus importantes. Si c’était le cas ,ce serait assez effrayant, d’autant que le calcul serait à la fois inhumain (toutes ces victimes civiles pour cela) et erronné, les électeurs ne pouvant pas comprendre que l’on renonce aux objectifs qui ont été fixés à cette guerre, et qui se ramènent à la fin des attaques par le Hamas. Enfin, on ne doit pas penser que les gens sont aveugles. Si le Hamas arrive à tirer son épingle du jeu par un tour de passe passe,les masses arabes et palestiniennes tireront la conclusion qui s’impose: on peut échapper,par la ruse ou la pression internationale, aux ripostes israéliennes et donc la capacité de dissuasion de celles-ci sera annulée, ce qui poussera à  recommencer d’autres fois, au Nord ou au Sud, des agressions impunies.

Quelle analyse a conduit les dirigeants israéliens à choisir la voie du retrait avant que des accords de garantie internationaux aient été signés, ou que le Hamas ait craqué complètement? Pensent -ils que quelques centaines de miliciens tués sont une véritable dissuasion pour un mouvement qui prône le martyre? Doutent ils que ce mouvement va très vite reconstituer ses forces en hommes et en dirigeants? Une force internationale sera-t-elle une protection contre le Hamas, ou une protection du Hamas contre des interventions israéliennes?

Pour le moment, l’incertitude existe sur l’issue qui va être donnée à cette guerre.Le doute qui apparaissait  sur les buts de celle-ci au début de l’offensive resurgit à la fin: les dirigeants israéliens ont ils vraiment été à la hauteur de leurs responsabilités? Ont ils eu le courage que méritaient les risques pris par leurs soldats et les souffrances de la population civile?

Les intellectuels pacifistes israéliens ont fait la preuve de leur incapacité à guider la population avec sagesse

janvier 16, 2009

C’est tout l’ensemble des discours pacifistes tenus par les grands écrivains israéliens: Yehoshua, Oz, Grossmann qui apparaît dévalué par la déconnexion d’avec la réalité, et le dédain pour les dangers qu’ils produisent qui se démasque dans la guerre de Gaza. Tout le déni de la réalité contenu dans  la volonté de gagner les bonnes grâces des Palestiniens, de leur donner des gages de compréhension, d’écarter du champ de la conscience tout ce qui contredit l’image d’une alliance  rêvée et d’une harmonie entre les deux peuples, tout ce qui révèle que ces hommes, maniant les mots avec force et efficacité, sont plus aveugles à un bon sens élémentaire que les gens simples qui sentent ce qu’est la perversité du discours de leurs adversaires islamistes, et la haine incurable qui les anime.

Les oeillères idéologiques,les préjugés fondés sur l’incapacité à assumer la moindre critique  sur le plan moral parce que la seule chose qui les intéresse est d’assurer leur défense face aux reproches qu’ils anticipent  aboutissent à des positions d’une "éthique de principes" totalement imperméable  à toute " éthique de responsabilité", indifférente aux conséquences de leurs discours qui se ramènent toujours à une "posture",celle de gens généreux, ouverts, et pacifiques,prêts à tendre la main à leurs adversaires, et persuadés de leur supériorité morale et que celle ci finira par triompher de toutes les basses stratégies des ennemis comme des amis;

La façon dont ils ont commencé à peser de toutes leurs forces, dès les premiers jours de la bataille pour un arrêt des combats et une "négociation" quand il ne pouvait rien avoir à négocier puisque l’ennemi était persuadé de l’emporter, au moins politiquement, montre l’indifférence aux souffrances de la population qui subissait les roquettes du Hamas,l’inintelligence des rapports de force réels de la région, la sous estimation del’armée israélienne ( On ne pouvait pas vaincre le Hamas, et donc il fallait se résigner à un compromis limité),la non prise en considération de la nature de l’adversaire ( un mouvement islamiste radical, terroriste, animé par une haine totale d’Israël et poussé par un Etat Iranien décidé à apparaître comme la nouvelle puissance régionale en prenant la tête  d’une croisade visant la destruction d’Israël).

La mauvaise conscience qui inspire tous leurs discours aboutit à une inconscience complète de la réalité politique et stratégique du moment,qui laisse seulement filtrer un doute qui s’insinue: et si leur foi en l’"homme" les avait conduits à négliger les côtés sombres de leurs adversaires: le double langage, la manipulation des masses, la soumission aux états étrangers de la région, et surtout le développement d’un fanatisme obscurantiste qui justifie tous les crimes et excite toutes les haines;La montée du fondamentalisme islamique, et l’emprise totalitaire qu’il développe sur les esprits n’est pas liée à telle ou telle attitude d’Israël. Elle est la conséquence du refus du monde musulman de reconnaître son inaptitude à assumer la modernité,et d’essayer de la corriger.Là ou de nombreux pays d’Asie et d’Amérique Latine émergent de leur retard social et économique,et y gagnent une nouvelle fierté et de la confiance en eux, les pays musulmans, pour la plupart, s’enfoncent dans la régression, malgré leurs richesses, et développent une paranoia contre l’Occident,accusé d’être responsable de tout,qui se concentre sur Israël, bouc émissaire utilisé avec un cynisme total par les états et les mouvements politiques de la région.

Les prophètes de la paix sont apparus pour ce qu’ils sont:aveugles au royaume des borgnes et des voyants, confus malgré leurs affirmations péremptoires,donneurs de conseils que personne n’a intérêt à suivre ,joueurs de flûte qui entraînent les peuples dans les précipices quand on les écoute.

Les Israéliens, qui savent que leur guerre est juste et nécessaire, se souviendront de la démonstration.

Gaza:Le Hamas, en position de plus en plus critique, commence à céder dans les discussions.

janvier 16, 2009

Les dernières informations en provenance d’Israël indiquent que le Hamas approche du point de rupture sur le plan militaire.Les forces israéliennes  seraient déja dans les quartiers du centre ville, et seraient à même de couper la ville en deux très rapidement. La résistance du Hamas serait très minimale,et seule la crainte des pièges et le souci de limiter les pertes au maximum -et de prendre son temps- serait  à la source de la lenteur de l’avance israélienne.

La détermination israélienne à ne pas cesser l’offensive tant que les deux points fondamentaux: cessation définitive des tirs sur la population civile d’Israël et coupure du réapprovisionnement militaire par les tunnels pour le Hamas ne sont pas assurés ne laisse pas beaucoup de marge au Hamas.

Celui-ci recule point après point dans ses exigences et ses refus. Le préalable aberrant qu’il avait posé d’un retrait des troupes israéliennes avant la négociation a été abandonné. Le refus de la présence d’un contingent étranger à la frontière avec l’Egypte (qui contrôlerait la non recondtruction des tunnels) vient également d’être abandonné, puisque le Hamas accepterait que la Turquie participe au dispositif .Les "propositions" d’une trève pour 6 mois ou un an (c’est à dire le retour à la situation antérieure, ou le Hamas pouvait ne pas reconduire la trève et attaquer Israël, qui ont justement conduit à la guerre actuelle) ne servent que à la propagande dans le monde arabe, mais ne suscitent pas la moindre attention du côté des puissances qui parrainent les tentatives d’accord menant à un arrêt des combats.

Comme toujours, les discours grandiloquents des dirigeants  islamistes tentent, par la manipulation des mots, de donner le change et de faire croire à la mise en échec des Israéliens. La réalité est impitoyable et la pulvérisation progressive de leur dispositif les met progressivement le dos au mur, obligés de céder car les puissances régionales ne sont pas dupes, et savent que  laisser ce groupe terroriste continuer à exercer ses menaces et ses agressions est un obstacle fondamental à la paix régionale.

La guerre qui se déroule actuellement montre que face au double langage des mouvements terroristes: menaces arrogantes et plaintes victimaires, le seul langage efficace est celui de la force qui ne se laisse pas détourner du but initial, qui garde constamment présentes à l’esprit les raisons fondamentales de ce combat: droit à l’existence du pays contre ceux qui veulent sa destruction,protection de la population contre les attaques meurtrères qui la visent,préservation d’un mode de vie démocratique et libre face à des obscurantismes manipulateurs et haineux .

La population israélienne dans son soutien quasi unanime à la guerre, et dans son refus de se laisser manipuler par les discours des pacifistes qui ont à une certaine époque, exercé une forte influence, fait preuve de clairvoyance.

La direction politique du pays a fait preuve de moins de lucidité, puisque les candidats aux éléctions (Livni et Barak) ont voulu stopper l’offensive après ses premiers succès. Il a fallu la chance que Olmert n’ait pas d’objectifs électoraux, et qu’il soit encore le chef du gouvernement en titre, pour que il puisse imposer la poursuite de l’action, au moins jusqu’à maintenant. C’est un constat inquiétant , celui qui montre l’absence de vision stratégique et politique de l’élite dirigeante, et la façon dont l’outil militaire exceptionnel qu’est l’armée israélienne peut être mésusé et gâché pour des motifs politiciens.

Inversement, l’efficacité de l’offensive, alliée à sa préparation et à l’économie de pertes dans ses rangs, est rassurante sur la capacité de Tsahal à corriger ses erreurs (celles de 2006 au Liban) et à s’adapter aux contextes changeants de l’environnement. Car la caractéristique de la situation d’Israël, c’est que il n’ a pas la possibilté de perdre une seule guerre, sous peine de disparaître.

La restauration de la capacité de dissuasion de l’armée israélienne est un élément fondamental  de la paix au Moyen Orient, mais pas le seul. Ses ennemis mortels, l’Iran au premier rang, guettent tout signe de faiblesse, tout défaut de la cuirasse, pour lui sauter à la gorge. Pour cette fois ci, c’est encore raté.

Gaza: les buts de guerre israéliens se sont éclaircis

janvier 13, 2009

Au 18ème jour de l’offensive israélienne, les buts de guerre israéliens sont peu à peu sortis du flou né des déclarations contradictoires produites par différents responsables israéliens.

Ces buts consistent à obtenir, par l’action miltaire ou par des discussions menées  avec des intermédiaires internationaux,ou par les deux ensemble:

-la cessation de tout tir de roquettes sur l’Etat Israélien .

-La destruction et la surveillance de la non reconstruction des tunnels qui réapprovisionnent le Hamas en ces armes, ou en d’autres.

Olkmert a enfin précisé les choses: l’offensive ne s’arrêtera pas si ces objectifs minimaux ne sont pas atteints, et cela fait partie des droits imprescriptibles d’un état de défendre ses citoyens. Ceci tranche avec les divergences qui filtraient sur les positions de Livni, souhaitant que l’offensive s’arrête  maintenant, quitte à refrapper si les tirs reprenaient (position pas très logique, si c’était la sienne, car on setrouvait ramené aux limites des frappes aériennes non complétées par l’offensive terrestre,et le Hamas n’allait pas céder pour quelques bâtiments  ou quelques projectiles détruits, dont les stocks seraient vite reconstitués), Barak pensant qu’il fallait une trève, quitte à reprendre l’action si  la négociation n’aboutissait pas.  La position de Olmert, chef du gouvernement, apparaît ferme et claire, en accord avec le voeu profond de la population israélienne qui veut en finir avec l’insupportable de ces attaques, sans être extrêmiste ni irréaliste.

Les deux autres dirigeants semblent plus sensibles aux risques de pertes israéliennes, comme si il était possible de gagner une guerre sans subir des pertes dans ses rangs.Les considérations électorales ne sont peut-être pas  indifférentes à ces prudences.Mais Olmert, si contestable par ailleurs, en prenant publiquement position, a fixé la barre au dessous de laquelle les autres ne peuvent pas se risquer à baisser la mise

La façon dont les actions militaires seront combinées avec la négociation reposera beaucoup sur les pressions exercées en coulisses par les  Européens et les autres protagonistes de la région (Iran,Syrie,Egypte) qui savent que se prépare, avec la réentrée en jeu prochaine des Etats Unis une redistribution générale des cartes dans la région qui les concerne au plus haut point.

Sur ce point, il est possible que les inquiétudes nées de la simple abstention des USA au vote du Conseil de Sécurité de l’ONU "exigeant l’arrêt immédiat des combats" ne préjuge pas forcément d’une modification fondamentale de l’attitude des Etats Unis vis à vis d’Israël. Condoleeza Rice a exprimé à Ehud Olmert sa "honte" d’avoir du obéir à l’ordre de Bush sur ce point.

On peut plutôt penser devant l’équipe constituée par Obama, ou cohabitent des soutiens résolus à Israël et des partisansde positions moins unilatérales, que les Américains ne se laisseront pas prendre aux stratégies dilatoires des gouvernements Israéliens dans les discussions sur un Etat palestinien, mais ne laisseront pas leurs amis israéliens sans défénse face au terrorisme du Hamas, et donc ne priveront pas les Israéliens de leur position de force acquise actuellement par rapport à celui-ci.

Lz but n’est pas de détruire l’existence même du Hamas, objectif sans doute inatteignable, et peut être non souhaitable, car générateur d’une anarchie "à la somalienne" qui pourrait être à terme tres coûteuse.

Cet objectif, compréhensible par tous les Etats inspirés par des principes de droit, et base des discussions autour du plan franco-égyptien,peut être accompagné d’une levée du blocus de Gaza, qui laisserait la gestion de l’enclave au Hamas.

Pour le moment ,il s’agit d’un recul que celui-ci ne peut admettre, et seule la force l’y contraindra.

La haine antijuive attisée par certains médias et les islamistes s’étend avec la complicité de l’extrême gauche

janvier 11, 2009

Le Monde du 11/01/09 rapporte une information stupéfiante: à La Haye,la gauche radicale, le Socialistische Partij , "qui compte une forte représentation parlementaire, a participé activement , il y a quelques jours, à un défilé qui clamait :"Hamas,Hamas, les juifs au gaz".

Que les masses arabes, travaillées par les images en boucle de Al Jazeira, montrant des enfants ou des civils victimes de bombardements, laissent déborder de la colère et de la rage impuissante peut se comprendre.

Mais que des organisations de gauche participent à des manifestations dans lesquelles le Hamas essaye de créér des réflexes antisémites pour étendre  sa vision du monde ou les Juifs sont le "Mal", ou des appels au meurtre sont prononcés  et les actions nazies  applaudies et données en exemple, que ils ne se démarquent pas de ces organisations terroristes et de leurs appels au meurtre passe les limites.

Le gouvernement français a manifesté son inquiétude devant le risque d’ "importation" du conflit sur le sol français, et il essaye de prendre des mesures pour l’éviter . Il essaye de lancer des initiatives pour résoudre les  souffrances de la population et arriver à des compromis raisonnables.

Mais une partie de la presse ,ne suit pas cette voie.

Libération avait choisi de fermer son site internet devant le déferlement de haine et d’injures qui le submergeait. Le Monde faisait part de son inquiétude devant le taux extrêmement élevé de  commentaires refusés pour cause d’inacceptabilité (40 % au lieu de 8 à 10 ordinairement).

Mais l’Humanité Dimanche titre sur les "massacres", ce qui lui vaudra bien  quelques dizaines de milliers de lecteurs satisfaits et retardera d’autant son extinction.

Quant au nouveau journal de Siné,créé à la suite de sa mise à la porte de Charlie Hebdo pour cause de propos antisémites, il fait toute sa couverture avec un dessin effrayant de haine: Un drapeau israélien ou les lignes traçant l’étoile de David sont remplacés par des ossements. C’est le même Siné qui déclarait sa haine des juifs il ya quelques années et déclarait  vouloir qu’ils vivent dans la peur, ou qu’ils meurent, sauf les propalestiniens.

Que les médias fassent leur travail et qu’ils informent sur la situation d’urgence vécue par les civils , et leurs souffrances est une chose. Mais qu’ils mettent de l’huile sur le feu, soit par choix partisan, soit dans une surenchère  d’effets émotionnels pour gagner de l’auditoire, est inacceptable.

Quand aux partis de gauche, ils doivent veiller à ne pas cautionner, ne serait ce que par leur présence, les prêcheurs de haine qui manipulent les masses et tentent de constituer des groupes de pression qui pourraient bien un jour se tourner contre eux quand ils trouveront insuffisantes ces tolérances,et que ils demanderont plus.

L’extrême gauche, elle, est fidèle à ses clichés tiers mondistes et anticapitalistes. Ce qu’elle essaye de capitaliser, elle, c’est le ressentiment des populations immigrées,leur impression de ne pas être respectées, ou intégrées, et elle se montre à leurs yeux sensible à leur vision de victimes universelles, au prix de ne pas les contrarier dans leurs dérives haineuses. Il n’est pas sûr que ce soit un bon calcul , mais de toutes façons, ces compromissions doivent être dénoncées.

Gaza:Les dégats humains de l’offensive occultent en partie la légitime défense israélienne

janvier 9, 2009

Au treizième jour de l’offensive israélienne contre le Hamas, la pression diplomatique et médiatique contre Israël s’est considérablement accrue. Les images de victimes civiles, le nombre d’enfants touchés par les bombardements, font que les opinions publiques commencent , sous l’effet du martelage médiatique, à évoluer et  à  pencher du côté des partisans des Palestiniens, qui habilement, laissent le relais aux organisations humanitaires. La mort  d’un conducteur d’un véhicule de l’UNRWA (organisme de l’ONU qui gère les camps de réfugiés depuis 1948 et dont le personnel est complètement  gagné à la cause palestinienne) permet à cet organisme de cesser le travail humanitaire pour accentuer la détresse des réfugiés de façon à  en faire des victimes encore plus touchantes, utllisant les méthodes de pression des mouvements palestiniens. En même temps, des organismes moins suspects de partialité comme la Croix Rouge, dénoncent aussi la faiblesse des moyens mis en oeuvre pour aider les populations et l’absence de sécurité pour les services médicaux ou humanitaires. Dans son obsession à traquer les militants islamistes, Israêl oublie qu’il porte une responsabilité dans le maintien d’un minimum de sauvegarde de la population de Gaza,même si elle se solidarise avec le Hamas, tant que elle n’est pas elle-même engahée dans le combat militaire

Cette campagne était prévisible, car, dans l’environnement citadin et avec la manière  dont le Hamas camoufle ses installations à proximité de centres populeux, quand ce n’est pas carrément dans des écoles ou des édifices religieux, l’existence de victimes civiles était inévitable. C’est leur nombre et leur proportion qui choquent l’opinion.Cela a été un élément fondamental de la stratégie du Hamas de provoquer  par les victimes civiles entraînés par les combats le maximum de réactions d’indignation dans les opinions publiques

De plus on ne peut que être inquiet en songeant que les combats directs avec le Hamas semblent encore avoir été limités. La phase suivante de l’ offensive risque d’être encore plus meurtrière.

L’autre cause d’inquiétudes concernant cette situation, c’est la confirmation de divergences au sein de la direcrion israélienne. D’après la presse quotidienne, il semble que il n’y ait pas d’accord de fond entre les trois principaux responsables israéliens: Olmert, Livni, et Barak. Livni étant paraît-il pour une trève et une négociation, Olmert étant partisan d’aller jusqu’à une attrition lourde du Hamas.

D’autre part, même si pour le moment,un des points positifs est le fait que les pertes israéliennes sont très modérées, le contrecoup de cela est que d’une part , pour le moment le Hamas n’a pas subi de pertes essentielles lui même, ce qui est un avantage pour lui à  qui il suffit de survivre à l’offensive pour en être considéré comme vainqueur, et d’autre part , cela s’accompagne d’une progression très lente des troupes israéliennes qui disposent de très peu de temps avant que la réaction internationale devienne plus contraignante.

En particulier, la prise de fonctions par Barack Obama va constituer un tournant décisif. Or, les considérations des Américains ne sont pas inspirées que par le souci d’Israël, bien entendu, mais par une vision prospective de tous les enjeux diplomatiques,économiques et stratégiques des 20 ans à venir;

ON a déja vu des premiers signes d’évolution dans la position des USA sur les motions votées à l’Onu  sur l’exigence d’arrêt des combats, ou Condoleeza Rice a commencé par voter la motion soutenue par les autres membres du Conseil de Sécurité, avant de revenir sur sa décision pour seulement s’abstenir.

Face à cette accentuation de la pression internationale, le temps devient un facteur clef. Le flou des objectifs stratégiques israéliens ne facilite pas les choses.

Le paradoxe, c’est que il n’est pas impossible que les initiatives de paix  engagées par la France, et  Nicolas Sarkozy personnellement, et l’Egypte , aboutissent à des solutions viables de la crise. Pour le moment, Israël semble les voir avec un regard favorable, alors que le  Hamas, du moins sa direction installée en Syrie, s’y oppose totalement, refusant l’idée d’un contrôle de la frontière égyptienne qui lui permet de se réapprovisionner en armes, et l’arrêt des lancements de missiles, même si le blocus économique de Gaza est levé. Cette position es logique, car si le Hamas ne peut pas apparaître comme l’adversaire le plus agressif et le plus sanglant d’Israël, sa raison d’être disparaît, et son prestige,lié à son pouvoir  d’attaquer Israêl s’effondre.Le refus par le Hamas d’un accord raisonnable ( qui lui laisserait son influence sur Gaza, mais lui interdirait les moyens de l’agression contre Israël), pourrait changer l’attitude de l’opinion internationale vis à vis de ce conflit… à condition toutefois que souffrances de la population civile ne continuent pas à  augmenter.

Un tel accord serait une préfiguration d’accords plus larges dans la région, écartant l’idée d’un "anéantissement" de l’adversaire, et aboutissant à des conditions de vie convenables et sécures de part et d’autre.

GAZA:L’EPREUVE DE FORCE AVEC LE HAMAS EST ENGAGEE

janvier 5, 2009


Au 10ème jour de l’offensive israélienne engagée pour riposter à la rupture de la trève par le Hamas et à ses bombardements insupportables pour la population, nouvelle forme de terrorisme délibérément tourné contre la population civile, les interrogations dominent quand aux issues possibles à cette nouvelle étape du conflit.

Comme pour les épisodes antérieurs, le choeur des voix propalestiniennes entame le cri au massacre , dans le déni du droit à l’autodéfense d’Israël, puisque c’est son droit à l’existence qui est contesté comme point de départ. A partir de là, les agressions contre lui sont justifiées et ce sont ses ripostes qui deviennent des agressions.

Comme d’habitude, les mouvements d’extrême gauche, dans leur position d’identification avec toutes les forces anti-occidentales   dans le monde, défilent avec les islamistes du Hamas et du Hezbollah à Paris et crient avec eux "Mort à Israël" et "Sionistes fascistes, c’est vous les terroristes".D’ailleurs, le "sous commandant Marcos" vient de condamner la "guerre de conquête" de Israël à Gaza. Voila un soutien de taille et les lumières d’un fin analyste politique pour éclairer la situation.

En attendant, l’interrogation demeure sur la stratégie de l’Etat Hébreu: jusqu’à où est il déterminé à aller sur le plan militaire, dans la partie terrestre de l’offensive; a-t-il vraiment les moyens d’éradiquer le Hamas, quelle structure politique peut-être envisagée à Gaza si le pouvoir du Hamas est détruit? Y a-t-il une autre possibilité que celle d’une anarchie et d’un chaos total dans cette enclave?

En tout cas, ce qui apparaît à posteriori, c’est le côté non évident de la décision de Sharon d’évacuer sans négociation le territoire de Gaza, et le danger que représente ce genre de décisions unilatérales. En même temps ,il faut être deux pour pouvoir négocier.

La dysharmonie dans les déclarations publiques des dirigeants israéliens sur leurs objectifs dans cette guerre est troublante, car elle laisse penser que les choses ne sont pas claires, ni pour les uns et les autres, ni entre eux. L’insistance avec laquelle ils répètent que ils ont tiré les leçons des erreurs de la guerre du Liban de 2006 n’empêche pas un sentiment de malaise devant les similitudes , peut être seulement apparentes ,entre les situations.

Quelle alternative existe-t-il à une réoccupation de Gaza, qui ne semble pas envisagée? Existe -t-il des possibilités de médiation internationale qui empêcheraient à la fois une prise de contrôle de l’enclave et de sa population par le Hamas et une reprise des tirs de roquettes contre Israël une fois que ce dernier serait reparti.

L’accord en trompe -l’oeil signé avec le Hezbollah au Liban, qui à certes créé une zone démilitarisée au nord immédiat d’Israël a dans l’immédiat mis ses habitants à l’abri des tirs de roquettes du Hezbollah. Mais tout le monde sait bien que il ne s’agit que d’un répit. Le Hezbollah a amassé des dizaines de milliers de missiles plus au nord , capables d’atteindre Israël tout en en étant protégés par la force internationale de séparation,et il a poursuivi intensivement son travail de préparation militaire en même temps que de conquête de l’état libanais, dans lequel il a obtenu un droit de veto sur les actes du gouvernement.

Un accord du même type avec le Hamas serait une défaite immense, car il ne tromperait personne et il ne ferait qu’encourager les extrémistes  dans leur escalade de provocations et de terreur. Cela apparaîtrait comme une politique efficace et rentable.

Les dirigeants israéliens ne peuvent pas ne pas le savoir, et on ne peut pas penser qu’ils ont été assez irresponsables pour ne pas écarter une telle issue.

Israël n’a pas le choix. Il ne peut tenir ses ennemis mortels en respect que si ils sont convaincus de l’inutilité de leurs efforts pour le vaincre. La défaite est une option qui n’existe pas.


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