Dissémination nucléaire au Moyen Orient: un risque fou

Les dernières nouvelles du Moyen Orient n’inspirent pas davantage d’optimisme que celles de la planète financière. L’impression générale reste celle que l’on préfère débrancher les alarmes plutôt que prendre des mesures.

De nombreux commentateurs occidentaux répètent la même litanie: les grandes puissances n’ont pas les moyens d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire. En même temps, tous insistent sur la nécessité de monter le niveau des sanctions et de négocier en même temps: mais quelles sanctions? La Russie, qui est décidée à faire pièce aux Etats Unis par tous les moyens pour essayer de retrouver un statut de puissance perdu avec la dissolution de l’empire soviétique, et la Chine pour qui il est vital de se  ménager des accès au pétrole qui va devenir un facteur limitant de son économie jouent toutes les deux un double jeu évident,et cherchent à se concilier les bonnes graces de l’Etat bandit iranien. On est dans la situation ou l’on serait quand certaines polices tentent d’arrêter des gangsters pendant que d’autres services négocient des accords d’impunité avec les mêmes. Quant aux négociations, les Iraniens envisagent de négocier après qu’ils auront produit la bombe, quand ils auront un moyen de pression immense. Avant, il ne s’agit que de gagner du temps.

Pendant ce temps, on apprend que la Syrie, instruite par l’expérience de la frappe israélienne qui a détruit la centrale nucléaire en construction, a décidé de poursuivre sa politique de construction d’une capacité nucléaire, mais cette fois en s’inspirant de l’exemple iranien, c’est à dire en dissimulant et en dispersant ses installations sur le modèle des cascades de centrifugeuses utilisé par l’Iran. Qui a fourni ce matériel  ultra sophistiqué à la Syrie, qui est elle même bien incapable de le fabriquer ? Mystère.

On frissonne en tout cas à l’idée que le régime de gangsters, de trafiquants, et de tortionnaires qui existe à Damas, qui manipule les attentats et la terreur politique au Liban, puisse lui aussi escompter bénéficier de la bombe d’ici quelques années.L’ Etat mafieux syrien, constitué de l’équilibre des différents clans criminels représente à peu près ce que serait la Colombie aux mains des cartels de la drogue: un mélange abject de terrorisation de la population, de mise en esclavage des gens pour le bénéfice de quelques tueurs cherchant à satisfaire sans limite leurs appétits grossiers.

La bombe entre les mains des « cartels « serait un scénario d’horreur dont on se rapproche.

L’Iran, si il obtient la bombe, se délectera de transférer cet instrument de terreur à des sous fifres Syriens qui dévieront vers eux les risques de représailles en cas d’utilisation de cette arme.

A défaut de cette solution, le Hezbollah sera sûrement un zélé agent des basses oeuvres iraniennes, comme  sa nature l’y oblige.Dénué d’autonomie par rapport à l’Iran dont il est la créature, on peut s’attendre au pire de la part de cette milice fanatisée qui grignote le pouvoir  au Liban pour le plus grand plaisir de son maître iranien. Or des informations très inquiétantes sont parvenues du Liban faisant état de troubles étranges ayant frappé des dizaines de personnes dans une zone contrôlée par le Hezbollah, pour lesquels des experts iraniens seraient venus spécialement décontaminer la région. De là à penser que le Hezbollah, avec l’aide des militaires iraniens qui l’encadrent, serait en train de manipuler des armes chimiques dans la perspective du prochain conflit avec Israël, il n’y a qu’un pas. Comme quoi, dans la ligne des transgressions des interdits des lois de la guerre, on peut s’attendre au pire, et sans doute vaut-il mieux ne pas s’appuyer sur l’espoir d’une « modération » naturelle des Fous de Dieu.Les régimes de terreur de l’Iran comme de la Syrie ne connaissent que la force et son abus comme ligne de conduite, et la surenchère dans la menace comme tactique générale. L’ internationale des états maffieux se met en place, et elle espère arriver par l’équilibre de la terreur à imposer ses volontés à la communauté des nations libres.

L’entrée de la Syrie dans la course à l’arme nucléaire signifie que l’exemple iranien donne déja des idées à d’autres régimes de la région, puisque les sanctions restent inopérantes. A quand une bombe algérienne, à portée de la France, ou Soudanaise pour permettre au régime criminel qui  dirige  le pays de se débarasser des populations chrétiennes du Sud ?.

Dans un article récent, Maryam Radjavi associait l’attitude des dirigeants occidentaux à celle des souris qui, dans un conte du poète Obeid Zakani,cherchaient à amadouer un chat en le couvrant de présents. Quand comprendra-t-on  qu’un prédateur obéit à sa nature, et pas aux cadeaux qu’on lui fait, même si ceux ci sont parfois bons à prendre, dans un premier temps.

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