Archives de janvier 2009

Par la propagande et par les armes les mouvements islamistes à la conquête du pouvoir total dans le monde musulman

janvier 25, 2009

L’année 2009 commencée par l’affrontement militaire entre l’armée israélienne et le mouvement islamiste Hamas, va se poursuivre par la tentative de négociation entre les Etats Unis de Barack Obama et l’Iran, dont l’enjeu sera la guerre ou la paix dans la région et peut être dans une grande partie du monde.

Comprendre la signification de l’apparition sur la scène politique mondiale de ces nouveaux acteurs que sont les mouvements islamistes, dans les pays musulmans ou dans les populations musulmanes des pays non musulmans est essentiel pour ne pas se tromper dans l’évaluation des dangers  et dans l’élaboration des stratégies pour les contenir ou pour les vaincre.

Ceci nécessite d’éclaircir les liens qui existent entre les idéologies qui ont entraîné les masses derrière ces mouvements et les masses elles-mêmes. Or, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la force d’entraînement des idéologies n’est pas due à leur apparence plus ou moins véridique, même si chacune se flatte d’être l’incarnation d’une vérité. C’est la satisfaction des désirs humains , des besoins insatisfaits et des passions qu’elles promettent, et qu’elles réalisent dans la lutte pour la suprématie qui est leur visée.

Ainsi, ce qui a fait le succès de  l’idéologie nazie, auprès du peuple allemand, c’était non pas la cohérence des théories raciales, inexistante, mais le désir de revanche après la défaite de 1918, l’envie de se sentir supérieur aux peuples voisins, la mégalomanie flattée dans tous les domaines, la possibilité de jeter aux orties toutes les contraintes de la morale, le rêve d’une domination sans frein sur les autres.

De même, l’idéologie communiste a entraîné l’adhésion de masses immenses par la promesse d’un renversement des places sociales, dans lequel ouvriers et paysans devenaient les figures les plus valables dans l’échelle sociale, entrepreneurs et intellectuels étant réduits à des statuts  inférieurs, quand ce n’était pas de victimes expiatoires.

En ce qui concerne les masses musulmanes de notre époque, le sentiment de plus en plus répandu actuellement semble être le ressentiment tourné contre le reste du monde, le monde occidental en particulier. Ce ressentiment est lié à la conscience d’un fossé qui va en s’élargissant entre le bien être (relatif) des sociétés démocratiques et la conscience, rendue plus aigüe par la mondialisation médiatique, de la stagnation désespérante des pays musulmans, de la paralysie sociale de ces états quand ce n’est pas leur enfoncement progressif dans la misère. Partout, les mêmes images de misère, de chômage, d’exil perçu comme la seule issue, de corruption, de dictatures.  L’Algérie, 45 ans après son accession à l’indépendance, est contrôlée par un parti unique qui n’est que le masque de la corruption , des trafics, des malversations et des incompétences, d’un système pourri jusqu’à la moelle et qui n’ a pas su produire le développement rendu possible par les immenses ressources naturelles du pays. L’Egypte, pays d’une civilisation splendide vieille de 5000 ans, est la victime d’émeutes de la faim qui montrent son état de délabrement social et économique. Le Pakistan étouffe sous la masse des miséreux, etc..

Partout, dans ces pays, le sentiment d’être les descendants d’une culture brillante, les héritiers d’empires puissants qui ont dominé une partie du monde, à une époque reculée il est vrai, s’accompagne d’un vécu d’humiliation, proportionnel à l’exacerbation d’ un orgueil collectif réactionnel,  lié à cette origine glorieuse, et aboutit à une rancoeur qui vire de plus en plus  au désir de revanche et à la haine. Les régimes politiques qui portent la responsabilité (avec les peuples qui les maintiennent au pouvoir) de cet échec à  s’ajuster au monde tel qu’il est , encouragent cette déviation  de l’insatisfaction des peuples sur des boucs émissaires, l’Occident globalement, les USA et Israël en particulier.

Comme du côté Occidental  une partie de la population, embourbée dans les vestiges de culpabilité liés à l’époque du colonialisme, fait chorus avec ces thèses victimaires et renforce ce discours projectif,et comme les intellectuels indépendants sont quasi inexistants dans le monde musulman, le discours se développe et s’auto confirme sans trouver d’obstacles sérieux à sa rhétorique.

L’échec des espoirs liés au socialisme et au nationalisme, qui n’ont résolu aucun des problèmes de ces peuples, quand il ne les ont pas aggravés, aboutit au repli communautaire sur le patrimoine commun de ces peuples, la religion, qui fait d’eux un ensemble de plus d’un milliard d’individus, donnant le sentiment d’une force collective . Celle-ci compense les constats d’échec à prétendre à tous les titres de gloire de l’époque actuelle: importance militaire, économique, scientifique, culturelle, ou le retard se creuse continuellement.

C’est ce désir de puissance frustré, ce sentiment d’être les oubliés de la planète à l’heure ou les anciens pays du tiers monde de l’Asie et d’Amérique Latine montrent comment on peut se sortir du sous développement par le travail et l’intelligence, que les islamistes  exploitent à fond.Ils  exaltent la religion comme identité positive face  à la dévalorisation des identités nationales, flattent la haine latente de ces masses et l’exacerbent, soutenant la seule chose positive que voient en se regardant ces masses déshéritées: leur soumission à un ordre transcendant, qui , lui au moins, est grand. D’où la violence inouïe qui surgit lorsqu’elles se croient attaquées ( ou quand on leur dit qu’elles sont attaquées), dans la dernière chose qui leur reste: la religion, qui est en même temps leur point d’attache à la civilisation, et la seule chose grande dont elles peuvent se revendiquer.

Les islamistes, qui ont peu à peu pris la mesure du levier extraordinaire dont ils disposaient pour activer tous les ressorts émotionnels principaux de ces peuples, en ont tiré les conséquences: ils ont décidé de jouer à fond la carte du ressentiment des masses arabes, pour s’emparer du pouvoir partout ou ils le peuvent, avec une idée très claire dans leur esprit: là où ils s’empareront du pouvoir, ils ne le relâcheront plus. Peu importe les voies, électorales (tout à fait envisageables à certains endroits: en Algérie avec le FIS, à Gaza avec le Hamas, etc.) ou par la force (à Gaza également avec le coup de force militaire du Hamas,etc), une fois au pouvoir, tous les moyens les plus sanglants seront utilisés sans vergogne pour le conserver.

Le discours « intégriste » des islamistes prend ainsi la place d’un discours nationaliste et en est l’équivalent. Partout, il joue la carte de la haine contre « l’étranger » (La terre arabe devient « une terre sainte » que la présence des étrangers » profane », comme on l’a vu pour la présence des troupes américaines en Arabie », et il va de soi que les Juifs aussi profanent la terre palestinienne. Les étrangers sont la cible préférentielle des meurtres d’ Al Khaida, ou des extrémistes pakistanais venus faire un massacre à Bombay.

Tout ce qui est non musulman est suspect, et il y a un projet clairement établi de faire « une chasse gardée » des territoires de religion musulmane, d’éradiquer tout ce qui est autre, les chrétiens, même arabes, en font l’amère expérience à Gaza ou ils sont sous la terreur islamiste, comme en Irak ou même en Turquie.

Les mouvements nationalistes dans les pays musulmans sont de plus en plus coiffés par les islamistes (en Tchétchénie par exemple), plus déterminés, plus extrémistes, et soutenus par les Etats islamistes ou leurs alliés, financièrement et militairement. L’exemple de la Palestine, ou le Fatah perd du terrain, avec le recul de ses composantes marxisantes, face au prestige combattant des islamistes, est inquiétant.

A partir de là, il n’existe pratiquement plus de  voie alternative dans beaucoup de pays musulmans à l’islamisme, pour mobiliser les foules de déshérités. Parallèlement, une partie de la classe moyenne ( petits cadres, diplômés au chômage ,etc.) voit une possibilité d’accéder au pouvoir dans les wagons de l’islamisme, en même temps qu’une idéologie qui lui redonne une importance, comme  en Allemagne, une partie de la bureaucratie s’est ralliée au régime, pour avoir des miettes de pouvoir.

Les religieux, eux, poursuivent un but double.

Le principal est d’encadrer la population et de la conquérir à l’idée de mettre la religion au poste de commandement, en prenant la tête des luttes nationales et sociales, comme les communistes le faisaient avec leurs « courroies de transmission » (syndicats, organisations de masse, mouvements pacifistes). Mais la lutte nationaliste est pour eux un moyen plutôt qu’une fin en soi, même si ils adhèrent parfaitement à ses buts. Une fois au pouvoir, l’expansion de leur puissance (militaire, diplomatique, d’influence) étatique se confond avec le renforcement intérieur de leur emprise sur le pays et là encore, le nationalisme, et la haine de l’autre restent les ressorts qui leurs permettent d’être en phase avec les sentiments de la masse.

On comprend dans ces conditions la politique de l’Iran. Acquérir la bombe leur permettrait de sanctuariser leur Etat religieux, qui tout en régnant par la terreur sur le pays, n’a pas réussi à éradiquer le philo -américanisme d’une partie de la population, ni une sourde opposition aux côtés les plus rétrogrades de l’idéologie du régime. La faiblesse du régime, c’est justement le côté avancé de ce pays, l’existence d’une bourgeoisie émancipée, d’une classe instruite et désireuse de modernité qui courbe la tête sous la répression, mais n’est pas anéantie et sans laquelle, le pays ne peut pas survivre. D’où le désir de conclure éventuellement un pacte avec les Etats Unis pérennisant la situation, qui n’est toujours pas acquise définitivement pour le régime, qui cherche également, en prenant la tête d’une croisade pour la destruction d’Israël, à acquérir un prestige qui le mettrait à l’abri de toute contestation.

La religion est ainsi devenue le vecteur d’un « nationalisme sans nation » avide de revanche, haineux et pousse au crime, tout en prétendant défendre des valeurs humaines.  Comment rétablir une relation de raison avec le monde musulman et le séparer de cet enfoncement dans une paranoia  vers laquelle le poussent  les manipulateurs de l’Islam, comment ne pas le confondre avec cette psychose, ce qui l’y engagerait encore davantage, sans pour autant valider son discours persécuté? C’est toute la question de l’époque actuelle.

L’amalgame est aussi dangereux que la complaisance et la naïveté.

Gaza: le prix à payer pour les ambiguités dans la conduite de la guerre risque d’être lourd

janvier 23, 2009

Au moment ou la trève perdure et où, comme c’était prévisible , le Hamas plastronne en se vantant de ne pas avoir été détruit, et donc d’avoir résisté à l’armée israélienne, le pays s’interoge sur la stratégie qui a été suivie, et doute de la réalité des affirmations de Olmert qui prétend que la guerre a permis d’atteindre tous les objectifs.

Le Hamas a beau réoccupper le terrain, faire la démonstration qu’il contrôle toujours la population, multiplier les provocations verbales, le point essentiel reste: les tirs sur Israël seront ils te rminés oui ou non.

Si ce n’est pas le cas,  cette guerre aura causé des destructions et des morts inutiles, aura gaspillé le prestige de Tsahal en lui fixant des objectifs imprécis (« affaiblir » le Hamas, ce qui ne veut pas dire grand chose).

Si c’est le cas, Le Hamas pourra faire toutes les déclarations qu’il veut, chacun saura que Israël a gagné la guerre, quelque soit le nombre de combattants du hamas  tués.

Si les accords internationaux  empêchent réellement le Hamas de se réapprovisionner, Israël a gagné. S’il s’agit simplement d’accords formels et de faux semblants, ce sera le Hamas le vainqueur.

Actuellement, les tunnels ont repris leur activité, même si une majorité d’entre eux ont été détruits. Le réapprovisionnement du Hamas peut donc se poursuivre. Une partie de l »armement iranien fourni au Hamas était acheminé par mer, par des containers spéciaux largués pardes bateaux iraniens, qui restaient sous l’eau jusqu’à la proximité du rivage ou ils étaient recueillis par les Palestiniens. Manifestement, la marine israélienne était impuissante à tarir cette source de réarmement. Les américains ont ils donné des moyens techniques aux israéliens permettant de résoudre ce problème?

Pour le moment, le succès de Israël n’est pas démontré.Le résultat le plus immédiat a été le bond en avant électoral du Likoud, qui, d »après les sondages, aurait de nouveau creusé l’écart avec Kadima (30 sièges contre 26 ou 24), de même que le parti d’extrême droite Israël Beitenou, de Avigdor Lieberman. La population israélienne perçoit un écart entre les déclarations ronflantes du gouvernement et ce que chacun voit: pas de signes actuellement d’une garantie queconque que les tirs ne vont pas reprendre quand le Hamas le voudra, peut être insensiblement pour commencer, puis plus massivement. Alors , Israël n’aura d’autre choix que de relancer une autre offensive, qui déclenchera encore les mêmes cris de haine, et le seul gain aura été un sursis de quelques mois en attendant une  deuxième guerre, plus dure, plus coûteuse, plus meurtrière;

En même temps, le risque d’un succès electoral de ce qui est maintenant une extrême droite, menace directement le processus de paix, déja bien mal en point. Si les futurs dirigeants d’Israël sont déterminés à torpiller ce processus, ils isoleront Israël  de tous ses alliés démocratiques (les seuls qui lui restent, d’ailleurs) et en particulier ils le couperont de son plusfidèle allié, le seul profondément acquis à son existence et à sa légitimité: les Etats Unis, sans l’appui militaire et diplomatique duquel ils se retrouveront le dos au mur, face  à  la meute ivre de haine des islamistes  et du monde musulman.

Cela finira d’isoler chez les Palestiniens les partisans d’une coexistence entre deux états, et la vague d’extrêmisme, coagulée autour des islamistes ,finira par être la seule voix parlant au nom des Palestiniens, ce qui est le but poursuivi par le Hamas et ses maîtres iranien et syrien .

Livni risque  d’avoir gaspillé l’estime que lui procurait son honnêteté et la conjoncture favorable produite par le glissement à l’extrême droite du Likoud, effrayant pour beaucoup d’électeurs. Le coût risque d’être immense, livrant le pays à la violence des discours extrêmistes, disqualifiant les leaders politiques qui n’avaient vraiment pas besoin de cela,le divisant au moment ou il a plus que jamais besoin d’unité, favorisant les surenchères démagogiques chez les ennemis comme chez les amis,poussant vers la radicalisation la droite comme l’extrême gauche.

Peut être quelque chose sortira-t-il des négociations en cours actuellement. Plus vraisemblablement, seul le grand face à face irano américain qui va se mettre en place avec l’arrivée de Obama  va t il influer sur un Moyen Orient qui s’enfonce lentement dans la spirale de la haine et de la guerre à mort. L »accumulation des armes, l’exacerbation calculée de la haine anti israélienne, l’instrumentalisation de la religion  comme moyen de conquête oou de conservation du pouvoir, la paranoia qui envahit le champ de la politique font planer la menace d’une catastrophe ou le terme de holocauste ne correspondra pas à l’abus de langage dont sont coutumiers les adversaires d’Israël, mais à une effrayante réalité. Les voeux d’anéantissement répétés à l’égard d’Israël donnent la mesure de la folie meurtrière qui rode  dans cette région. Les Fous de Dieu manient avec froideur  ou avec excitation la terreur , le mensonge et la Mort et regardent avec ironie ces Occidentaux qui croient pouvoir opposer la Raison aux passions humaines que sont la haine, la volonté de domination,et la destruction de l’autre.

Les élections qui vont avoir lieu dans moins de 3 semaines en Israël vont être décisives pour la vie de tous les habitants de cette région pour plusieurs années et peut être même davantage.

Le Hamas fait partie de la galaxie monstrueuse née de l’hybridation du politique et du fondamentalisme islamiste

janvier 19, 2009

Au moment ou l’on apprend par des militants du Fatah que plusieurs dizaines d’entre eux ont été emprisonnés et torturés par le Hamas dans des écoles transformées en centres de torture pendant l’offensive israélienne à Gaza, et que au moins trois d’entre eux se sont fait arracher les yeux, parce que ils étaient accusés d’avoir livré aux israéliens le dirigeant du Hamas tué par un bombardement, la nécessité de réfléchir sur la nature de ce mouvement s’impose. L’apparition d’une nouvelle espèce de mouvements politiques au croisement de la religion, de la dictature politique et de l’emprise idéologique complète sur leurs membres, dont la visibilité est apparue nettement aux yeux du monde avec les attentats de septembre 2001 à New York, même si les prémisses existaient déja depuis bien plus longtemps, trouble depuis longtemps les analystes politiques du monde entier.

La première manifestation éclatante de l’existence de ces nouveaux venus sur la scène politique mondiale a été la prise de pouvoir par l’ayatollah Khomeiny, quand il a renversé le pouvoir du Shah et instauré un système de pouvoir qui mixait à tous les niveaux appareil politique et appareil religieux, chacun se servant de l’autre pour se renforcer et écarter tout opposant éventuel au nouveau système qui se mettait en place.

De ce point de vue,beaucoup de points communs existent avec les deux grands systèmes totalitaires du 20ème siècle, le nazisme et le communisme: en effet, dans ces deux cas existait une sorte de double pouvoir ou d’un côté existaient des organismes officiels de l’Etat (assemblées, élections,législation) et de l’autre, une hiérarchie parallèle, celle du Parti, qui détenait le pouvoir effectif, doublait à tous les niveaux les organes légaux (commissaires politiques dans l’Armée Rouge,SS dans l’armée allemande, services secrets au service du Parti, etc.) et mettait les moyens formidables de l’Etat au service d’un groupe politique,  éradicant toute opposition par la terreur de masse(camps de concentration, goulags, exécutions ).

Dans ces deux systèmes, l’idéologie de ces mouvements proposait non seulement une orientation politique (fondée sur la racisme pour l’un, la lutte de classe pour l’autre), mais un système de valeurs total, dictant un mode d’être, un modèle de type humain auquel chacun était invité à se conformer, sous peine  de danger grave. Les dirigeants de ces mouvements à la fois partageaient cette idéologie, et en même temps pouvaient s’en  dégager avec le plus grand cynisme pour protéger leur pouvoir, et l’utilisaient comme instrument pour justifier celui-ci et comme outil de conquête des masses.

Les dirigeants islamistes , qui dans un premier temps, ne se préoccupaient que de religion, ont compris à un moment (celui de l’échec de l’idéologie socialiste dans le monde musulman) l’immense pouvoir potentiel qu’ils possédaient avec la religion pour atteindre et captiver les masses musulmanes,et capter leur désarroi identitaire face au monde occidental. Les masses peu cultivées, l’absence de perspectives politiques avec la fin du socialisme et du nationalisme arabe, la quasi absence d’intellectuels hors de la sphère  religieuse leur ont ouvert un champ immense, déja préparé par la traditionnelle intrication du politique dans le religieux dans l’Islam.

A partir de ce moment ,l’idée de faire des mouvements religieux la base poitique de groupes visant la prise du pouvoir, par une stratégie soit de réseaux sociaux parallèles à l’Etat défaillant, soit de lutte armée appuyée sur des revendications nationalistes, s’est mise en place.

Deux courants se sont alors développés: le courant djihadiste, avec Al Khaida, qui déclare une guerre ouverte à tout le monde non musulman, rêve de façon délirante d’une domination mondiale exercée par l’Islam, et attire les despérados de l’Islam à qui est proposé une mort au combat ou dans l’éclair d’un attentat,thérapeutique radicale de la désinsertion et du désarroi identitaire qui frappe les musulmans déboussolés et isolés dans le monde moderne. Ce courant a réussi à établir des bases de repli dans les pays dont l’identité  est incertaine et se structure autour de la religion musulmane plus que  sur une histoire nationale ( Pakistan, Somalie,Afghanistan); Le courant chiite, rejoint par les frères musulmans et une série de mouvements d’opposition dans les pays dirigés par des régimes modérés , lui, vise la conquête du pouvoir dans les pays arabes,en alternant le travail de tissage de réseaux sociaux suppléant l’incapacité des états ,et les mouvements armés qui tentent par la force de conquérir le pouvoir (Hezbollah, Hamas, ex GIA) à la pointe du fusil et de la prise de contrôle des populations par la terreur et l’intimidation.

Ces mouvements sont caractérisés par une intense mise en condition des populations (propagande incessante par les médias arabes, pressions exercées pour obtenir l’ adhésion, puis la soumission aux règles religieuses présentées comme étant l’essence de l’identité communautaire, le grignotage de positions clefs dans l’Etat, les institutions enseignantes, les centres de pouvoir et d’influence locaux, qui placent leurs adversaires en position de plus en plus isolée et défensive.

L’ensemble aboutit à un système qui mélange la violence , le refus de l’autre, une propagande grossière, mais efficace, un contrôle de plus en plus grand de l’information, dans la phase de développement des mouvements, et quand le pouvoir est conquis, une répression féroce de toute déviance ( cf l’Iran avec ses tortures , ses exécutions et ses mutilations .

La caractéristique de ces mouvements, moins suicidaires que les partisans d’Al Khaida,est la manipulation perverse de toutes les frustrations du monde musulman  à qui la religion est opposée comme résolvant tous les problèmes, rétablissant l’unité du monde musulman, sa puissance,son prestige, pour le modeste prix de lui confier le destin politique des pays ou elle triompherait.La rhétorique religieuse se mêle à la rhétorique politique et donne le spectacle effarant de religieux prêchant l’assassinat,la destruction et la haine, imaginant des complots politiques perfides, et rêvant de leur puissance politique future. Le mensonge, le meurtre,le double langage sont les outils de prédilection de militants à qui tout peut être autorisé, puisque c’est pour Dieu qu’ils se  battent.

Le Hamas, qui appuie tantôt sur le côté religieux, tantôt sur le côté politique, suivant les besoins du moment  et suivant l’interlocuteur, . manie tous ces outils avec une perversité qui vaut bien celle du Hezbollah² Cela fait bien longtemps que la vérité n’estpas en odeur de sainteté dans les pays arabes, mais le double langage est parfois porté à la hauteur des beaux arts.Qu’importe quand, suivant le principe de la propagande de Goebbels, ce qui compte, ce n’est pas la vérité d’une proposition, mais sa répétition.Le Hamas pourra dire que il n’a perdu que 48 hommes dans cette guerre.Les Palestiniens ne demandent qu’à croire ce genre de discours, que leurs dirigeant leur assène depuis des dizaines d’années.

Peut être les dirigeants européens sont ils prêts à parler avec le Hamas. Ils ont bien parlé avec Hitler en 1938, à Munich. Cela avait été un franc succès dans l’opinion française de l’époque .

Gaza: Israël a-t-il vraiment atteint tous ses objectifs?

janvier 19, 2009

Au 24 ème jour de la guerre, et au 2 ème jour du cessez le feu parallèle entre Israël et le Hamas, la question se pose avec insistance au moment ou les signes apparaissent d’un début de retrait des forces israéliennes. Quelles garanties peuvent avoir été obtenues que le contrôle des tunnels sers effectif? Quelles certitudes peuvent exister qu’une force d’interposition comme celle de la FINUL au Liban, ce qui semble être envisagé, aura les moyens de mieux contrôler les choses que elle ne le fait au Liban Sud , ou le Hezbollah n’a jamais été désarmé? Qu’est ce qui empêchera le Hamas de reconstruire ses fortifications et d’ici quelque temps de reprendre progressivement, ou au moindre pretexte le lancement de missiles qui d’ici là, auront acquis une portée encore plus grande et menaceront des objectifs vitaux pour Israël?

L’inquiétude existe que un accord en trompe l’oeil, comme celui du Liban, qui a fait cesser les tirs  sur le Nord d’Israël ,mais a fait le lit de la prise de pouvoir rampante du Hezbollah au Liban, pendant qu’il amasse les fusées (40 000, selon les Israéliens) à l’arrière de la zone contrôlée par la Finul, se reproduise avec le Hamas: on y échange un soulagement immédiat contre un danger plus grand à moyen terme. Le doute existe que les dirigeants israéliens, poussés par des objectifs éléctoraux à courte vue, aient sacrifié les gains obtenus sur le terrain par l’armée israélienne à leurs craintes électorales, en cas de pertes plus importantes. Si c’était le cas ,ce serait assez effrayant, d’autant que le calcul serait à la fois inhumain (toutes ces victimes civiles pour cela) et erronné, les électeurs ne pouvant pas comprendre que l’on renonce aux objectifs qui ont été fixés à cette guerre, et qui se ramènent à la fin des attaques par le Hamas. Enfin, on ne doit pas penser que les gens sont aveugles. Si le Hamas arrive à tirer son épingle du jeu par un tour de passe passe,les masses arabes et palestiniennes tireront la conclusion qui s’impose: on peut échapper,par la ruse ou la pression internationale, aux ripostes israéliennes et donc la capacité de dissuasion de celles-ci sera annulée, ce qui poussera à  recommencer d’autres fois, au Nord ou au Sud, des agressions impunies.

Quelle analyse a conduit les dirigeants israéliens à choisir la voie du retrait avant que des accords de garantie internationaux aient été signés, ou que le Hamas ait craqué complètement? Pensent -ils que quelques centaines de miliciens tués sont une véritable dissuasion pour un mouvement qui prône le martyre? Doutent ils que ce mouvement va très vite reconstituer ses forces en hommes et en dirigeants? Une force internationale sera-t-elle une protection contre le Hamas, ou une protection du Hamas contre des interventions israéliennes?

Pour le moment, l’incertitude existe sur l’issue qui va être donnée à cette guerre.Le doute qui apparaissait  sur les buts de celle-ci au début de l’offensive resurgit à la fin: les dirigeants israéliens ont ils vraiment été à la hauteur de leurs responsabilités? Ont ils eu le courage que méritaient les risques pris par leurs soldats et les souffrances de la population civile?

Trève à Gaza: le recul du mouvement islamiste continue:sera-t-il suffisant?

janvier 18, 2009

Quelques heures après avoir annoncé qu’il n’arrêterait pas les combats « tant qu’un seul soldat sioniste resterait sur le sol de Gaza », le Hamas a annoncé qu’il décidait une trêve de 8 jours, délai qu’il « donnait » à Israël pour quitter la bande de Gaza. Tout le monde peut apprécier l’effronterie de ce mouvement qui donne généreusement un délai à celui qui lui laisse à peine un filet d’air pour respirer, comme ceux qui donnent avec magnanimité l’ordre au soleil de se lever, le matin. Olmert  a annoncé que les buts d’Israël avaient été « totalement atteints » , ce qui laisse un peu perplexe: les buts étant l’arrêt des tirs de roquettes et  de l’approvisionnement en armes du Hamas, le résultat n’est pas totalement évident, même si il n’est pas exclu. Il est maintenant clair que d’une façon ou d’une autre, les grandes démocraties (USA, France, Grande Bretagne), ont signé des accords concrets avec Israël selon lesquels ils s’engagent à mettre en oeuvre les moyens d’éviter la reconstruction des tunnels.Il faut d’ailleurs souligner que contrairement à l’Angleterre et à la France, les Etats Unis n’ont pas demandé la fin du blocus ou le départ des troupes israéliennes, ce qui montre que le cessez le feu est pour eux un objectif en lui même, et qu’il y a eu probablement des accords plus larges que sur les tunnels dans la rencontre israélo américaine qui a eu lieu récemment.Même l’Egypte, dont Israël s’est plaint de la duplicité dans cette question, car elle ne faisait rien ,malgré ses discours, pour mettre un terme à leurs construction du côté egyptien , semble prête à jouer son rôle( son inaction étant liée à la pression des opposants islamistes au régime, qui l’accusaient de ne pas contrer le blocus économique des »frères » palestiniens. D’une façon ou d’une autre, il existe maintenant un consensus pour empêcher le réarmement du Hamas par l’Iran et la Syrie, et la situation est très différente de celle du Hezbollah, qui bénéficie de lignes d’approvisionnement directes avec ses maîtres. La victoire d’Israël, même si elle doit attendre les accords finaux avec les grandes puissances pour se matérialiser, ne fait pas beaucoup de doute sur ce plan. Par contre, l’arrêt total des tirs, qui est une exigence profonde de la population israélienne, qui ne comprendrait pas qu’une guerre, si coûteuse en vies civiles,ait été conduite sans arriver à ce résultat et qu’on considère comme un succès ce qui ne serait  qu’une atténuation de l’intensité des tirs est pour le moment moins évident. Il n’existe pour le moment aucune garantie, si ils sont suspendus le temps de la trève que ils ne reprendront pas si celle ci n’est pas reconduite. Leur nombre a baissé progressivement dans les derniers jours de l’offensive , mais l’omniprésence des troupes israéliennes y a certainement beaucoup contribué. Que se passera -t-il quand elles se retireront, Pour le moment, les Israéliens maintiennent la pression, puisque ils ne changent rien sur le blocus, ni sur le retrait des troupes.Riposter aux tirs ne les empêchera pas plus que avant l’offensive. Si leurs objectifs ont été, non pas de détruire totalement le Hamas, mais de le contraindre à arrêter les tirs et de le désarmer, c’est la conclusion des discussions qui montrera si les buts ont été atteints ou pas.En tout cas , les dirigeants israéliens savent que celui qui repartirait sns avoir résolu le problème pourrait dire adieu à tout espoir de réussite électorale  dans trois semaines, aux législatives qui arrivent. Un accord provisoire ne changerait rien à cette donnée, personne ne souhaitant la perspective de devoir recommencer la même guerre, dans quelques mois ou quelques années. Le Hamas, bras armé de l’Iran et de la Syrie en Palestine, souhaite faire de Gaza une base de départ de l’offensive qui dans son esprit doit éliminer  Israël de la région. IL s’appuie sur une vision de type djihadiste, qui analyse la situation dans la région en termes identiques  à celle de l’époque des Croisades. Pour eux, Israël est une excroissance du monde judéo chrétien qui sera éliminée comme les Croisés au 12 ème siècle. Rendre la vie impossible en Israël par la terreur créée par les bombardements ou par d’autres moyens terroristes est un moyen de préparer l’époque ou le Moyen Orient sera « Judenrein »; ils font déja régner la terreur antichrétienne dans le territoire de Gaza (exactions, expulsions, meurtres, intimidations). La haine qui suinte de tous leurs propos n’est même pas liée au conflit palestinien: celuici est instrumentalisé par eux, comme par tous les mouvements islamistes, pour s’emparer de la direction des masses  du Moyen Orient, déstabiliser les régimes modérés, et instaurer des dictatures religieuses terroristes. Leurs discours belliqueux et insultants flattent les masses frustrées et humiliées de cette région, comme les Allemands ont été flattés par l’orgueil délirant des discours nazis qui après l’humiliation de leur défaite en 1918, leurs disaient qu’ils étaient supérieurs au monde entier et faits pour le dominer.C’est pourquoi Israêl ne peut pas se permettre de laisser un tel cancer se développer et s’armer à ses côtés. Sa victoire eventuelle dépendra de sa capacité à donner un coup d’arrêt sans ambiguïté à l’ horreur qui se répand dans le sillage de cette foliede notre époque :le délire de puissance de l’islamisme djihadiste. Pour le moment, l’heure est à l’attente des décisions prises par les puissances qui se concertent , Israêl gardant la possibilité de reprendre la main quand il le souhaitera.

Gaza: vers un cessez le feu unilatéral d’Israël

janvier 17, 2009

Au 22 ème jour de la bataille de Gaza, les évènements semblent prendre une nouvelle tournure avec ce qui perce d’un projet israélien de cessez le feu unilatéral: les combats semblent baisser d’intensité, les chars israéliens se seraient replacés en position d’attente à la périphérie de la ville. Quel est le sens d’une telle décision , si elle se confirme?

Après la surprise produite par les informations convergentes vers cette position du gouvernement israélien, parvenue alors que , militairement, la situation paraît  de plus en plus maîtrisée par l’armée israélienne, ce qui se dessine c’est une stratégie politique fine, qui vise à empêcher le Hamas de renverser sa défaite militaire en succès politique, comme cela s’est souvent passé dans les guerres « asymétriques » ou une victoire militaire pouvait  aboutir paradoxalement à un succès politique des vaincus (victoire politique de l’Egypte , battue militairement, en 1956 dans le conflit de Suez, victoire politique du FLN en Algérie alors que ses troupes étaient réduites et traquées par le plan Challe,etc.).

Cela a été visiblement l’objectif du Hamas dans cette guerre, et que l’Etat Israélien prenne en compte cette dimension, et cherche à priver le Hamas de cette possibilité de crier victoire est fondamental, et marque la capacité israélienne à intégrer la dimension politique dans le combat contre le mouvement terroriste.

Le Hamas , qui présentait des exigences fantaisistes: levée du blocus israélien, retrait des troupes, contre une simple trève de 6mois ou un an,  se retrouve au point de départ, les Israéliens ayant clairement, encore une fois posé le cadre  du cessez le feu: pas de retrait de Gaza pour le moment, pas de levée du blocus, pas de réouverture des points de passage, ou de certains seulement ( ils exigeaient que Rafah soit remis entre les mains du Fatah. Une simple suspension des combats.

Parallèlement, Israël a négocié avec les Etats Unis un accord de contrôle des réapprovisionnements du Hamas ( technologie américaine pour la détection des tunnels, partage des informations satellitaires sur les infiltrations par mer des bateaux qui larguent des containers) qui montre que la confiance entre les alliés et leur accord sur le fond demeure.

Ainsi, le Hamas est privé du gain politique qu’il gagnerait d’un allègement du blocus accompagné d’une trève qui lui donnerait du temps pour respirer.Ses tentatives de contourner les conditions israéliennes pour l’arrêt de la guerre par un « donnant donnant » dont il tirerait reconnaissance implicite échouent . Israël reste maître du jeu politique et laisse les fanfaronnades du Hamas se perdre dans le vide. Comme l’a déclaré Tzipi Livni à Washington, « la fin de la guerre ne dépend pas d’un accord avec le Hamas, mais plutôt d’un arrangement contre le Hamas ». Ceux qui ont espéré arriver à un compromis qui serait une demi-victoire pour le Hamas et donc une demi-défaite pour Israël en sont pour leurs frais.Le Hamas a beau se contorsionner pour essayer de transformer une défaite militaire en succès politique,les Israéliens ne lâchent pas leur prise, continuent à refuser le dialogue avec l’organisation terroriste qui a juré leur perte,et trouvent des solutions qui leurs permettent de conserver la proximité avec leurs alliés, américains et européens, sans se soucier des cris de rage des pays arabes qui soutiennent,ouvertement ou à bas bruit, le mouvement islamo-terroriste.Le Hamas reste isolé, à part le soutien de l’Iran et de la Syrie, états eux-mêmes terroristes, qui n’arrivent pas à entraîner avec eux les autres états arabes, qui savent à quoi s’en tenir sur ce mouvement  plus ou moins téléguidé par les deux états bandits évoqués.

Les gesticulations du Hamas restent donc sans effet:Les choses vont se décider  en dehors de lui et contre lui :les vrais interlocuteurs seront les Etats Unis, l’Europe, l’Egypte et peut -être la Turquie. Les efforts de ses parrains ne lui épargneront pas la satisfaction des conditions posées par Israêl, dont la population reste soudée dans le sentiment de la légitimité de cette bataille et de ces exigences. On est cette fois très loin du doute qui avait saisi cette population dans la période faste des mouvements pacifistes, dans la campagne pour le retrait du Liban, et dans l’impression d’échec qui avait suivi la guerre de 2006. Cette fois, contre les efforts vains des pacifistes pour détacher la population de l’action de son armée et de son gouvernement, c’est au contraire un sentiment renouvelé de confiance, d’unité et de lien organique avec l’armée qui s’est recréé, et qui a complètement marginalisé ceux qui attaquaient cette articulation vitale pour le pays.

Provisoirement, en attendant l’effet diviseur des législatives, et les conclusions sur le processus de paix que tireront les Israéliens, ainsi que la nouvelle donne de Obama, Israël a retrouvé une unité qui n’était plus visible dans l’éparpillement  de son système politique

Les intellectuels pacifistes israéliens ont fait la preuve de leur incapacité à guider la population avec sagesse

janvier 16, 2009

C’est tout l’ensemble des discours pacifistes tenus par les grands écrivains israéliens: Yehoshua, Oz, Grossmann qui apparaît dévalué par la déconnexion d’avec la réalité, et le dédain pour les dangers qu’ils produisent qui se démasque dans la guerre de Gaza. Tout le déni de la réalité contenu dans  la volonté de gagner les bonnes grâces des Palestiniens, de leur donner des gages de compréhension, d’écarter du champ de la conscience tout ce qui contredit l’image d’une alliance  rêvée et d’une harmonie entre les deux peuples, tout ce qui révèle que ces hommes, maniant les mots avec force et efficacité, sont plus aveugles à un bon sens élémentaire que les gens simples qui sentent ce qu’est la perversité du discours de leurs adversaires islamistes, et la haine incurable qui les anime.

Les oeillères idéologiques,les préjugés fondés sur l’incapacité à assumer la moindre critique  sur le plan moral parce que la seule chose qui les intéresse est d’assurer leur défense face aux reproches qu’ils anticipent  aboutissent à des positions d’une « éthique de principes » totalement imperméable  à toute  » éthique de responsabilité », indifférente aux conséquences de leurs discours qui se ramènent toujours à une « posture »,celle de gens généreux, ouverts, et pacifiques,prêts à tendre la main à leurs adversaires, et persuadés de leur supériorité morale et que celle ci finira par triompher de toutes les basses stratégies des ennemis comme des amis;

La façon dont ils ont commencé à peser de toutes leurs forces, dès les premiers jours de la bataille pour un arrêt des combats et une « négociation » quand il ne pouvait rien avoir à négocier puisque l’ennemi était persuadé de l’emporter, au moins politiquement, montre l’indifférence aux souffrances de la population qui subissait les roquettes du Hamas,l’inintelligence des rapports de force réels de la région, la sous estimation del’armée israélienne ( On ne pouvait pas vaincre le Hamas, et donc il fallait se résigner à un compromis limité),la non prise en considération de la nature de l’adversaire ( un mouvement islamiste radical, terroriste, animé par une haine totale d’Israël et poussé par un Etat Iranien décidé à apparaître comme la nouvelle puissance régionale en prenant la tête  d’une croisade visant la destruction d’Israël).

La mauvaise conscience qui inspire tous leurs discours aboutit à une inconscience complète de la réalité politique et stratégique du moment,qui laisse seulement filtrer un doute qui s’insinue: et si leur foi en l' »homme » les avait conduits à négliger les côtés sombres de leurs adversaires: le double langage, la manipulation des masses, la soumission aux états étrangers de la région, et surtout le développement d’un fanatisme obscurantiste qui justifie tous les crimes et excite toutes les haines;La montée du fondamentalisme islamique, et l’emprise totalitaire qu’il développe sur les esprits n’est pas liée à telle ou telle attitude d’Israël. Elle est la conséquence du refus du monde musulman de reconnaître son inaptitude à assumer la modernité,et d’essayer de la corriger.Là ou de nombreux pays d’Asie et d’Amérique Latine émergent de leur retard social et économique,et y gagnent une nouvelle fierté et de la confiance en eux, les pays musulmans, pour la plupart, s’enfoncent dans la régression, malgré leurs richesses, et développent une paranoia contre l’Occident,accusé d’être responsable de tout,qui se concentre sur Israël, bouc émissaire utilisé avec un cynisme total par les états et les mouvements politiques de la région.

Les prophètes de la paix sont apparus pour ce qu’ils sont:aveugles au royaume des borgnes et des voyants, confus malgré leurs affirmations péremptoires,donneurs de conseils que personne n’a intérêt à suivre ,joueurs de flûte qui entraînent les peuples dans les précipices quand on les écoute.

Les Israéliens, qui savent que leur guerre est juste et nécessaire, se souviendront de la démonstration.