Gaza:Les dégats humains de l’offensive occultent en partie la légitime défense israélienne

Au treizième jour de l’offensive israélienne contre le Hamas, la pression diplomatique et médiatique contre Israël s’est considérablement accrue. Les images de victimes civiles, le nombre d’enfants touchés par les bombardements, font que les opinions publiques commencent , sous l’effet du martelage médiatique, à évoluer et  à  pencher du côté des partisans des Palestiniens, qui habilement, laissent le relais aux organisations humanitaires. La mort  d’un conducteur d’un véhicule de l’UNRWA (organisme de l’ONU qui gère les camps de réfugiés depuis 1948 et dont le personnel est complètement  gagné à la cause palestinienne) permet à cet organisme de cesser le travail humanitaire pour accentuer la détresse des réfugiés de façon à  en faire des victimes encore plus touchantes, utllisant les méthodes de pression des mouvements palestiniens. En même temps, des organismes moins suspects de partialité comme la Croix Rouge, dénoncent aussi la faiblesse des moyens mis en oeuvre pour aider les populations et l’absence de sécurité pour les services médicaux ou humanitaires. Dans son obsession à traquer les militants islamistes, Israêl oublie qu’il porte une responsabilité dans le maintien d’un minimum de sauvegarde de la population de Gaza,même si elle se solidarise avec le Hamas, tant que elle n’est pas elle-même engahée dans le combat militaire

Cette campagne était prévisible, car, dans l’environnement citadin et avec la manière  dont le Hamas camoufle ses installations à proximité de centres populeux, quand ce n’est pas carrément dans des écoles ou des édifices religieux, l’existence de victimes civiles était inévitable. C’est leur nombre et leur proportion qui choquent l’opinion.Cela a été un élément fondamental de la stratégie du Hamas de provoquer  par les victimes civiles entraînés par les combats le maximum de réactions d’indignation dans les opinions publiques

De plus on ne peut que être inquiet en songeant que les combats directs avec le Hamas semblent encore avoir été limités. La phase suivante de l’ offensive risque d’être encore plus meurtrière.

L’autre cause d’inquiétudes concernant cette situation, c’est la confirmation de divergences au sein de la direcrion israélienne. D’après la presse quotidienne, il semble que il n’y ait pas d’accord de fond entre les trois principaux responsables israéliens: Olmert, Livni, et Barak. Livni étant paraît-il pour une trève et une négociation, Olmert étant partisan d’aller jusqu’à une attrition lourde du Hamas.

D’autre part, même si pour le moment,un des points positifs est le fait que les pertes israéliennes sont très modérées, le contrecoup de cela est que d’une part , pour le moment le Hamas n’a pas subi de pertes essentielles lui même, ce qui est un avantage pour lui à  qui il suffit de survivre à l’offensive pour en être considéré comme vainqueur, et d’autre part , cela s’accompagne d’une progression très lente des troupes israéliennes qui disposent de très peu de temps avant que la réaction internationale devienne plus contraignante.

En particulier, la prise de fonctions par Barack Obama va constituer un tournant décisif. Or, les considérations des Américains ne sont pas inspirées que par le souci d’Israël, bien entendu, mais par une vision prospective de tous les enjeux diplomatiques,économiques et stratégiques des 20 ans à venir;

ON a déja vu des premiers signes d’évolution dans la position des USA sur les motions votées à l’Onu  sur l’exigence d’arrêt des combats, ou Condoleeza Rice a commencé par voter la motion soutenue par les autres membres du Conseil de Sécurité, avant de revenir sur sa décision pour seulement s’abstenir.

Face à cette accentuation de la pression internationale, le temps devient un facteur clef. Le flou des objectifs stratégiques israéliens ne facilite pas les choses.

Le paradoxe, c’est que il n’est pas impossible que les initiatives de paix  engagées par la France, et  Nicolas Sarkozy personnellement, et l’Egypte , aboutissent à des solutions viables de la crise. Pour le moment, Israël semble les voir avec un regard favorable, alors que le  Hamas, du moins sa direction installée en Syrie, s’y oppose totalement, refusant l’idée d’un contrôle de la frontière égyptienne qui lui permet de se réapprovisionner en armes, et l’arrêt des lancements de missiles, même si le blocus économique de Gaza est levé. Cette position es logique, car si le Hamas ne peut pas apparaître comme l’adversaire le plus agressif et le plus sanglant d’Israël, sa raison d’être disparaît, et son prestige,lié à son pouvoir  d’attaquer Israêl s’effondre.Le refus par le Hamas d’un accord raisonnable ( qui lui laisserait son influence sur Gaza, mais lui interdirait les moyens de l’agression contre Israël), pourrait changer l’attitude de l’opinion internationale vis à vis de ce conflit… à condition toutefois que souffrances de la population civile ne continuent pas à  augmenter.

Un tel accord serait une préfiguration d’accords plus larges dans la région, écartant l’idée d’un « anéantissement » de l’adversaire, et aboutissant à des conditions de vie convenables et sécures de part et d’autre.

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