Gaza:Le Hamas, en position de plus en plus critique, commence à céder dans les discussions.

Les dernières informations en provenance d’Israël indiquent que le Hamas approche du point de rupture sur le plan militaire.Les forces israéliennes  seraient déja dans les quartiers du centre ville, et seraient à même de couper la ville en deux très rapidement. La résistance du Hamas serait très minimale,et seule la crainte des pièges et le souci de limiter les pertes au maximum -et de prendre son temps- serait  à la source de la lenteur de l’avance israélienne.

La détermination israélienne à ne pas cesser l’offensive tant que les deux points fondamentaux: cessation définitive des tirs sur la population civile d’Israël et coupure du réapprovisionnement militaire par les tunnels pour le Hamas ne sont pas assurés ne laisse pas beaucoup de marge au Hamas.

Celui-ci recule point après point dans ses exigences et ses refus. Le préalable aberrant qu’il avait posé d’un retrait des troupes israéliennes avant la négociation a été abandonné. Le refus de la présence d’un contingent étranger à la frontière avec l’Egypte (qui contrôlerait la non recondtruction des tunnels) vient également d’être abandonné, puisque le Hamas accepterait que la Turquie participe au dispositif .Les « propositions » d’une trève pour 6 mois ou un an (c’est à dire le retour à la situation antérieure, ou le Hamas pouvait ne pas reconduire la trève et attaquer Israël, qui ont justement conduit à la guerre actuelle) ne servent que à la propagande dans le monde arabe, mais ne suscitent pas la moindre attention du côté des puissances qui parrainent les tentatives d’accord menant à un arrêt des combats.

Comme toujours, les discours grandiloquents des dirigeants  islamistes tentent, par la manipulation des mots, de donner le change et de faire croire à la mise en échec des Israéliens. La réalité est impitoyable et la pulvérisation progressive de leur dispositif les met progressivement le dos au mur, obligés de céder car les puissances régionales ne sont pas dupes, et savent que  laisser ce groupe terroriste continuer à exercer ses menaces et ses agressions est un obstacle fondamental à la paix régionale.

La guerre qui se déroule actuellement montre que face au double langage des mouvements terroristes: menaces arrogantes et plaintes victimaires, le seul langage efficace est celui de la force qui ne se laisse pas détourner du but initial, qui garde constamment présentes à l’esprit les raisons fondamentales de ce combat: droit à l’existence du pays contre ceux qui veulent sa destruction,protection de la population contre les attaques meurtrères qui la visent,préservation d’un mode de vie démocratique et libre face à des obscurantismes manipulateurs et haineux .

La population israélienne dans son soutien quasi unanime à la guerre, et dans son refus de se laisser manipuler par les discours des pacifistes qui ont à une certaine époque, exercé une forte influence, fait preuve de clairvoyance.

La direction politique du pays a fait preuve de moins de lucidité, puisque les candidats aux éléctions (Livni et Barak) ont voulu stopper l’offensive après ses premiers succès. Il a fallu la chance que Olmert n’ait pas d’objectifs électoraux, et qu’il soit encore le chef du gouvernement en titre, pour que il puisse imposer la poursuite de l’action, au moins jusqu’à maintenant. C’est un constat inquiétant , celui qui montre l’absence de vision stratégique et politique de l’élite dirigeante, et la façon dont l’outil militaire exceptionnel qu’est l’armée israélienne peut être mésusé et gâché pour des motifs politiciens.

Inversement, l’efficacité de l’offensive, alliée à sa préparation et à l’économie de pertes dans ses rangs, est rassurante sur la capacité de Tsahal à corriger ses erreurs (celles de 2006 au Liban) et à s’adapter aux contextes changeants de l’environnement. Car la caractéristique de la situation d’Israël, c’est que il n’ a pas la possibilté de perdre une seule guerre, sous peine de disparaître.

La restauration de la capacité de dissuasion de l’armée israélienne est un élément fondamental  de la paix au Moyen Orient, mais pas le seul. Ses ennemis mortels, l’Iran au premier rang, guettent tout signe de faiblesse, tout défaut de la cuirasse, pour lui sauter à la gorge. Pour cette fois ci, c’est encore raté.

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