Archives de février 2009

Amnesty International pris sur le fait d’une manipulation anti israélienne

février 24, 2009

Amnesty International vient de fournir une preuve  manifeste de sa partialité anti israélienne en annoncant sa décision de demander un embargo de toutes les armes  à destination d’Israël … et de Gaza.

L’hypocrisie de  cette annonce pseudo équilibrée, qui met sur le même plan un mouvement terroriste, et un état entouré de pays  ou de groupes armés qui crient sur tous les toits leur volonté de le détruire (Iran , Syrie, Hezbollah, etc.), montre le jeu  de cette organisation, noyautée par  des éléments gauchistes et propalestiniens, qui agissent sous le masque de la défense des Droits de l’Homme.

L’apparence rhétorique d’une « équité » de traitement entre Hamas et Israêl ( préparée par le fait que pour la première fois de son existence, Amnesty condamne les bombardements par le Hamas de civils israéliens et la terreur exercée par le Hamas (assassinats, tortures, menaces) sur les civils de Gaza,  cache perversement le fait que tenter de priver Israël de ses moyens de s’armer revient à le livrer désarmé entre les mains des états haineux qui n’ont jamais accepté son existence , qui rêvent depuis des decennies de le détruire, et qui eux  continuent à recevoir un flot continu d’armes, que ce soit de l’Iran ou de la Russie.

Une campagne pour désarmer Israël s’inscrit tout à fait dans les méthodes  utilisées par l’ex Union Soviétique à l’époque de la guerre froide, où l’ URSS et les partis communistes d’Europe Occidentale instrumentalisaient les mouvements pacifistes pour démembrer la défense occidentale (les fusées Pershing installées pour faire pièce aux fusées russes d’Europe de l’Est)

De la même façon, jouant encore sur les mots, Amnesty accuse Israël  d’avoir « attaqué les populations civiles » de Gaza, faisant semblant de ne pas voir la différence qu’il y a entre causer des pertes civiles en visant des terroristes, et viser les populations civiles elles-mêmes.Amnesty n’avait d’ailleurs pas protesté quand les Américains, employant toutes la puissance de leur armée, avaient rasé des secteurs entiers de Falloudja ( alors quasi contrôlée par les milices anti américaines) ou de Sadr City à Bagdad dans leur offensive qui avait éradiqué « l ‘armée du Mahdi » des quartiers qu’elle contrôlait.

De la même façon encore, Amnesty reprend  sans les discuter ni les vérifier les chiffres palestiniens sur les pertes civiles à Gaza, alors que la propagande du Hamas et des Palestiniens n’ a jamais montré de souci de la vérité ni même souvent de la vraisemblance. Le caractère fantasmagorique de leurs chiffres est plutôt la règle que l’exception.C’est un peu comme si on laissait Al Khaida fournir les informations sur les combats en Afghanistan. Il est vrai que l’armée israélienne a prêté le flanc à ces manipulations médiatiques en empêchant les journalistes d’accéder aux lieux de la bataille, mais elle a publié des chiffres basés sur sa propre enquête et  affirma avoir identifié plus de 600 membres du Hamas parmi les victimes.Elle prétend ne trouver trace  de décès que pour 1200 personnes et non plus de 1300, chiffre palestinien.Les chiffres donnés par le Hamas (une cinquantaine de pertes seulement), donnent une idée de l’échelle  du mensonge qui est utilisée par les islamistes.

La structure très verticale de l’organisation de Amnesty International (état major central dictant dans les moindres détails les mots d’ordre , les arguments des campagnes)permet aux militants pacifistes, écologistes, « anti-impérialistes », contrôlant cette association d’utiliser le renom  de défense des droits de l’homme de cette association comme caisse de résonnance  pour des manipulations médiatiques . Celles-ci sont le reflet des options idéologiques de ces militants  devenus maîtres dans la guerre des idées qui se livre sous le couvert de motivations purement « humanitaires ».

Israel: la barre à droite, toute?

février 22, 2009

La logique des chiffres s’est imposée implacablement: Perès a chargé Netanyahou de former un gouvernement, parce que il était évident que Livni,malgré le fait qu’elle avait remporté les élections en ayant obtenu le plus grand nombre de sièges, était dans l’incapacité de  trouver une majorité pour soutenir son gouvernement.

A partir de cette réalité de fait: la gauche et le centre sont en minorité dans le pays, et sur des positions trop opposées à celles de la droite sur tout ce qui concerne le conflit avec les Palestiniens pour pouvoir mener une politique commune cohérente dans ce domaine crucial, qui rejoint les questions essentielles de la sécurité, de la défense,, et des relations internationales, un gouvernement d’union nationale n’ a pas de sens.

C’est pourtant ce qu’auraient souhaité, d’après les sondages, une large majorité d’Israéliens, qui y voyaient sans doute une façon de contrebalancer le poids inquiétant de l’extrême droite dans un gouvernement ou Netanyahou serait le plus « modéré » de l’équipe mise en place.

C’est aussi ce qu’aurait voulu Netanyahou, qui est parfaitement conscient de sa dépendance à l’égard des extrêmistes et de la fragilité d’un gouvernement à la merci de ces surenchères, ainsi que des contradictions entre religieux et laïques ( le parti de Lieberman), et aussi menacé par le mécontentement des alliés européens et américain.

Le refus de Livni d’être l’alibi de Bibi:

Malgré une phase d’expectative, Livni  a fini par tirer les conclusions de la situation: ne pas assumer de  rentrer dans l’opposition serait à la fois inutile quand  à l’atteinte de ses buts dans le processus de paix, Netanyahou bénéficiant de tous les atouts pour saboter le processus, tout en utilisant l’alibi de la coresponsabilité de Kadima, et suicidaire pour son image  personnelle, basée sur le courage d’éviter les compromis politiciens qui ont déconsidéré toute la classe politique aux yeux des Israéliens.

Kadima a réussi à préserver ses chances d’existence, toujours menacées d’un éclatement, en préservant ses positions malgré les discrédits liés a Olmert.

Mais Kadima devra franchir l’épreuve d’une période d’opposition, qui a déja sélectionné les constants des opportunistes qui ont rejoint le Likoud et les postes qu’il peut distribuer.

Cette phase d’opposition, que Kadima n’a encore jamais connue,le mettra sur la même ligne que le quasi défunt parti travailliste, qui s’est déconsidéré par son incohérence, son alignement sur des positions soit  purement syndicales, soit gauchistes.

Beaucoup de gens sont convaincus que le gouvernement de Netanyahou aura une durée de vie brève (6mois pronostiquent certains, sans doute très optimistes). Cela dit, cette idée de la brièveté de la configuration ultra droitière du gouvernement va peut être infléchir certaines réactions.

Les Etats Unis peuvent faire preuve de patience, ou même provoquer des situations mettent ce gouvernement face à ses contradictions. Ils peuvent faire, jusqu’à un certain point la différence entre l’Etat Israélien et un gouvernement conjoncturel. En même temps, on a vu la difficulté qu’il y avait à différencier les Etats Unis et la politique de GWBush.

D’une façon générale, il va être plus difficile pour les défenseurs d’Israêl de faire entendre leur voix face aux dérapages de l’extrême droite qui vont apporter de l’eau aux moulins des extrêmistes propalestiniens qui tentent par tous les moyens d’isoler l’Etat Israélien. On en a eu déja la démonstration avec les slogans qui ont fleuri partout pendant la guerre de Gaza visant à faire revenir en arrière l’Europe sur ses projets de coopération avec Israël. Un sommet a été atteint avec la décision de la  Suède de faire jouer un match de Coupe Davis avec Israël à huis clos, sous prétexte de manifestations propalestiniennes annoncées, alors qu’une députée socialdémocrate demandait le boycott d’Israêl pour toutes les manifestations sportives sous prétexte que le sport était incompatible avec « une politique belliciste »(sic).

C’est toute la difficulté de maintenir la position équilibrée de Kadima, qui avait trouvé , entre « le camp de la Paix », qui ne voyait que les torts israéliens, et était prêt à toutes les concessions pour arriver à une paix douteuse , et le « camp national » qui ne voyait que la force d’Israêl comme gage de sécurité, sans penser que nier tous les droits des autres mettait le pays en danger permanent, une stratégie éloignée à la fois de l’angélisme et du défaitisme pacifiste et du cynisme à courte vue négligeant tout autre élément que le rapport de force militaire des droitiers.

La droite de Netanyahou sera-t-elle assez intelligente pour ne pas créer l’irréparable, c’est à dire la rupture , ou du moins  un désinvestissement du lien privilégié , avec les Etats Unis,  qui serait le premier pas vers la tombe d’Israêl, plus sûrement que l’acquisition de la bombe par l’Iran?

Existe -t-il une chance de réformer le système électoral , comme le souhaitent Kadima et Lieberman, seule chance d’avoir un gouvernement assez stable pour enclancher un processus de paix?

Les Etats Unis vont -ils utiliser des pressions plus fortes sur Israël  pour résusciter le processus de paix moribond?

Quelles seront les perspectives si les Palestiniens renoncent à la tentative de créer un Etat parallèlement à l’Etat Israélien?

La période qui arrive s’annonce aussi pleine de dangers que d’inconnues.

Kadima arrive en tête aux élections, mais n’a pas de majorité pour gouverner pour le moment.

février 11, 2009

Le défaut fondamental du système electoral israélien apparaît une fois de plus,lié à l’émiettement de la représentation électorale (33 partis pour 120 députés) avec l’instabilité gouvernementale qui en est la conséquence ( aucun gouvernement récent n’ayant terminé son mandat),  et les petits partis disposant d’un pouvoir exhorbitant de chantage sur les grandes formations, dont ils peuvent faire chuter les majorités pour un oui ou pour un non.

Le scrutin de hier a montré à la fois le glissement à droite de l’électorat (le parti travailliste est en voie de devenir un parti d’appoint dans des majorités conçues par les autres partis, la gauche représente moins de 20 % des voix dans le pays) et la réticence à donner carte blanche à l’extrême droite dont la progression a été  effective, mais limitée

Livni a remporté son pari de vaincre électoralement Netanyahou, malgré les sondages qui prédisaient la victoire de celui-ci, et le pessimisme de ses troupes, faisant preuve d’une belle combativité, et apportant un démenti à ceux qui la dépeignaient comme « pas à la hauteur ».

Mais le problème de la formation du gouvernement reste entier, la droite  est majoritaire dans le pays, et n’entend pas faire de cadeau à Livni avec qui les divergences sont fondamentales: sur le non partage de Jerusalem, sur les colonies en Cisjordanie et la restitution du Golan;

On voit mal l’extrême droite s’allier avec Kadima et les partis de gauche. La conclusion terrible qui s’impose, c’est un gouvernement de Netanyahou, ce qui veut dire la fin du processus de paix. Ce que l’on peut dire, c’est que de moins en moins de gens  croient à celui-ci dans le pays, compte tenu  de l’échec d’Oslo, de la 2ème Intifada, et du fait que l’Autorité Palestinienne est de plus en plus coupée de la population palestinienne, et apparaît maintenue en survie par le soutien des Israéliens eux-mêmes.

A partir de là,n’existent plus que deux alternatives: le développement d’une nouvelle intifada, avec actes de terrorisme à l’Irakienne, et un affrontement avec les pays arabes à courte échéance,ou bien un retrait des territoires unilatéral, ce qui est inenvisageable après l’expérience de Gaza: ce serait ouvrir la voie à un état hostile à mort à Israël et contrôlé par le Hamas ou son équivalent.

Des hypothèses qui incluent toutes les deux des guerres sanglantes, rendant la vie insupportable pour beaucoup en Israël.

Les Israéliens ont eu en main les données du choix. Ils  savaient que la paix et la guerre étaient en jeu dans le choix des majorités electorales. Ce qui l’a emporté, c’est une vision méfiante et pessimiste du monde arabe, qui prenait en compte la progression de la haine dans ce camp, qui ne croyait plus à la représentativité des interlocuteurs qui lui restaient, et qui doutait de la détermination du camp de centre gauche à cause de l’incertitude des résultats de la guerre que le gouvernement avait déclenché.

La suite montrera si le choix qui a été fait préservera la sauvegarde d’Israël ou, au contraire,précipitera une catastrophe que de plus en plus de monde appréhende

Suspense en Israël à la veille des élections du 10 février

février 7, 2009

A l’avant veille des élections, le suspense est très grand  quant à l’issue de cette confrontation. La presse est unanime à diagnostiquer une droitisation de la population, et les sondages sont  aussi homogènes à constater que Netanyahou est en tête actuellement, et que le parti d’extrême droite de Avigdor Lieberman va effectuer une percée qui va le faire passer largement devant le parti travailliste.

Cependant, les jeux ne sont pas faits pour plusieurs raisons. D’abord, Tzipi Livni a réduit l’écart qui la sépare de Netanyahou, qui n’est plus, d’après le dernier sondage (6 février) que  de 27 sièges au Likoud contre 25 sièges pour Kadima. De plus, une part importante de l’électorat semble ne pas avoir fait son choix et se déterminera au dernier moment, et les électeurs de Kadima paraissent plus que ceux du Likoud sûrs de leurs choix. Enfin Netanyahou est inquiet de la progression de Israël Beiteinou, le parti de Lieberman, qui se développe au détriment de son propre électorat.

D’autre part , l’insuffisance de la base électorale de chacun des principaux partis les contraint à des alliances électorales pour avoir la majorité. Or, si le bloc des droites,qui trouve sa base dans le refus d’une reconnaissance d’un état palestinien qui disposerait d’une partie de Jerusalem comme capitale, est nettement plus nombreux que celui de l’alliance du centre et des gauches, il y a des contradictions internes dans ce bloc qui peuvent lui poser de sérieux problèmes.

Lieberman pourrait ne pas trouver de poste satisfaisant dans un cabinet dirigé par Netanyahou, et il est très opposé aux  pouvoirs exhorbitants accordés aux religieux, comme une part importante de son électorat russophone.

Netanyahou, qui représente une droite qui craint d’être l’otage des extrêmistes, a annoncé sa volonté de former un cabinet d’union nationale ou Barak aurait vraisemblablement le minstère de la défense.

Livni annonce aussi sa volonté de faire un gouvernement d’union nationale, dont elle dit que il pourrait être plus ouvert (à droite) que ne le serait à gauche celui de Netanyahou.

Il existe donc une marge d’incertitude, qui va dépendre en partie des votes « tactiques » des électeurs qui voudront contraindre les « grands »  partis à certaines alliances.

Deux  conséquences fondamentales vont découler de ces choix.La principale sera liée au processus de négociation avec les palestiniens: si la droite passe, le processus sera gelé- quelque soient les  astuces verbales qui seront utilisées pour le masquer, ce qui aura pour conséquence immédiate la disqualification des tentatives palestiniennes pour faire exister un état palestinien côte à côte avec l’ état Israélien, avec pour effet instantané l’effondrement du Fatah, la prise de contrôle de la population palestinienne par le Hamas islamiste, terroriste, et agent direct de l’Iran, l’annulation de la reconnaissance d’Israël par les palestiniens et leur revendication d’un état unique en Palestine. En même temps cela isolera Israël de ses alliés américains et européens , et le rendra encore plus fragile face aux nouveaux soutiens des musulmans que seront les Chinois et les Russes, par intérêt géostratégique.

La seconde conséquence risque d’être, si la droite contraint Kadima à se retrouver dans l’opposition, l’éclatement de cette formation et le retour au bipartisme traditionnel en Israël, avec le manichéisme qui s’ensuit, et le risque de rupture de l’unité du pays.

L’incertitude qui règne encore sur les conclusions de la guerre de Gaza, et en particulier le fait que les bombardements continuent, même si c’est de façon extrêmement réduite, a entamé le crédit des membres du gouvernement. Le sentiment le plus répandu dans la population israélienne, en dehors du soutien presque unanime à cette guerre, est que il y avait une possibilité d’aller beaucoup plus loin dans l’écrasement du Hamas, et que le gouvernement s’est arrêté juste avant de franchir ce pas, par manque de détermination.

C’est  ce sentiment qui fait le lit de l’extrême droite et de sa progression, les considérations de sécurité passant avant toutes les autres dans l’esprit des Israéliens. L’augmentation de la pression iranienne, avec le lancement réussi de leur satellite, et la décision russe de mettre en route le réacteur qu’ils  fournissent à l’Iran avant la fin de l’année, accroît encore l’impact du facteur sécuritaire dans les choix de la population israélienne. L’annonce par Netanyahou « qu’il ne laissera pas l’Iran acquérir la capacité nucléaire « peut être aussi inquiétante que rassurante pour ceux qui voient l’avenir s’assombrir dans la région.

Israël arrive à la croisée des chemins, et les Israéliens, habitués à ausculter tous les signes de danger  dans leur environnement, feront certainement peser ce facteur dans leur décision d’après-demain.