Archive pour mars 2011

En Lybie, la France prend l’initiative de sauver la rebellion au bord de l’écrasement.

mars 20, 2011

A l’heure actuelle , les puissance occidentales , accompagnées de quelques pays arabes, et s’appuyant sur la résolution de l’ONU  obtenue par le forcing diplomatique de la France, interviennent par des bombardements des forces de Khadafi , qui ont permis de sauver in extremis la rebellion, au bord de la débandade, et menacée d’un écrasement total.

Cette action prônée par Nicholas Sarkozy  contre l’attentisme de tous les autres gouvernements sauf celui de la Grande Bretagne  constitue  un succès majeur de la diplomatie française qui efface les atermoiements des moments et des gouvernements antérieurs.

En prenant le risque de provoquer la colère et la vengeance du Néron lybien ,la France  retrouve l’honneur de défendre  les libertés dont elle est encore dans l’esprit des peuples le héraut symbolique.

Elle rompt avec la politique dite « realpolitik » qui n’était que la défense des intérêts à court terme et l’absence de perspectives plus larges. Elle rompt avec la lâcheté de ceux qui ne veulent jamais prendre aucun risque , de Munich à la non intervention en Espagne.

Elle le fait sans les effets de manche de la déclaration de Villepin à l’ONU contre l’intervention en Irak , dans l’alliance avec ses amis fondamentaux, retrouvant les vieilles solidarités du monde libre.

Car une nouvelle ligne de démarcation apparaît avec les « puissances émergentes  » qui se font tirer l’oreille pour accepter une intervention la plus minimaliste possible et qui la critiquent dès que elle commence ( Russie et Chine) , Turquie et Brésil refusant toute intervention toujours au nom eu principe de non ingérence qui leur permet de défendre leurs partenariats économiques avec les dictatures  , ou d’éviter la critique  de leur propre régime.

De nouveau apparaît la division du monde entre les amis de la démocratie et ceux qui y sont totalement indifférents et à vrai dire sourdement hostiles.

Laissons de côté la normale solidarité des dictateurs entre eux , chacun criant plus fort que l’autre à l' »agression » par le monde occidental, avec une mention spéciale pour Hugo Chavez dont la solidarité avec Khadafi est un très bon indicateur de la vraie nature de son régime.

Prendre le risque de la guerre avec un dictateur  aussi prêt à utiliser tous les moyens que ne l’était Saddam Hussein, qui n’a pas hésité à faire exploser un avion civil pour se venger et qui est mitoyen de la France par la Mer Méditerrannée est un acte dont le courage égale celui de Thatcher  refusant de céder les Malouines, une petite île située à plus de 10000 km de la métropole , convoitée par des dictateurs menacés d’être privés de leur pouvoir et qui avaient espéré  détourner sur l’ennemi étranger la colère de leurs concitoyens.

La pertinence de l’analyse politique qui a mené à ce choix redonne du lustre  à la diplomatie française et  à sa place particulière dans le concert mondial ,autrement que selon les classifications basées seulement sur l’importance de la population ou  le PIB..

Elle fait sens dans l’histoire nationale , fait que l’on reconnaît la France à sa place particulière et nous procure le plaisir de voir  des populations agiter notre drapeau pour nous remercier de rester  (ou  redevenir) nous mêmes.