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L’irresponsabilité des médias fait le jeu de l’islamisme terroriste.

novembre 20, 2012

La montée du conflit entre Israël et le Hamas à Gaza apporte la vague habituelle  d’images choc et de commentaires « humanitaires »  stigmatisant la « cruauté » des bombardements israéliens et passant très rapidement sur la qustion du déclenchement de l’escalade et de la nature des enjeux dans cet épisode.

La compétition entre les médias pour capter l’audience du public, pour des raisons de réussite économique (audience = importance des rentrées publicitaires= moyens de survie  pour les médias ) les pousse constamment à rechercher le spectaculaire, le choc émotionnel, les images symboliques qui « frappen l’imagination ». Cela se produit, dans les journaux télévisés par exemple, par une priorité accordée au pouvoir de  l’image sur l’analyse politique , qui reste reléguée à de très brefs moments, sauf dans les émissions spécialisées qui peuvent laisser développer les argumentations des spécialistes ou des politiques, mais ont un public très restreint par rapport aux journaux télévisés. On voit le retentissement de ces considérations de flatterie des goûts  simplistes du public jusque dans un journal d’analyse comme « Le Monde » qui avait tenté des « coups « journalistiques avec la mort de la princesse  Diana à l’époque de sa direction par   Edwy Plenel  , occasionnant d’ailleurs une crise de la rédaction autour de ces choix.

Les médias deviennent ainsi des caisses de résonance pour les discours victimaires des terroristes, dont les actions sont souvent calibrées en fonction de leur possible prise en compte par ces médias. Il se développe, depuis les guerre d’indépendance coloniales de la seconde moitié du 20 ème siècle, une stratégie de  conquête des opinions   » par la bande », appuyées sur la mise en exergue de quelques évènements générateurs d’émotion et fonctionnant comme écran de dissimulation des activités barbares de mouvements terroristes.

Les membres du mouvement terroriste du Hamas, régnant par la force et la terreur sur l’enclave de Gaza, peuvent ainsi hurler leur colère quand leur chef militaire est tué par une frappe militaire (un missile lancé par un drone), comme si il existait une impunité naturelle des militaires et  entre autres de ceux qui organisent des attentats meurtriers contre les civils en Israël. Cela peut leur donner un prétexte pour lancer des centaines de roquettes en quelques jours obligeant  les habitants du Sud d’Israël à  se réfugier dans les abris, menaçant les deux capitales de l’ Etat israélien. Imagine -t-on la France ne ripostant pas si les population civiles de Paris et de Lyon étaient attaquées par une pluie de missiles?  Et la riposte, qui vise les infrastructures et les arsenaux du Hamas, et non la population civile comme le fait le Hamas, ne peut éviter de faire des victimes civiles, puisque les postes de tir du Hamas sont dissimulés au milieu des zones civiles très habitées, volontairement constituées en boucliers humains, chargées d’être les futures moyens de propagande des islamistes. On peut donc voir des gazaouites crier au meurtre , promener des photos de familles ou d’enfants tués par les explosions des bombes israéliennes, en taisant le fait que le Hamas a placé, très volontairement et très sciemment ses installations dans des zones à forte densité civile, quand ce n’est pas dans des écoles ou des hôpitaux.

Cela permet ensuite au gouvernement islamiste turc de déchaîner sa campagne de haine anti -isrélienne et d’inverser grossièrement la réalité en traitant le gouvernement israélien de « terroriste ». Ce gouvernement hypocrite qui tente  de défaire par petits pas l’ orientation laïque de  son pays retrouve les méthodes traditionnelles  de manipulation moyen orientales pour tenter de  séduire « la rue musulmane » et  se hausser au rang de puissance régionale. Les médias arabes, qui sont sans scrupules quant à  la vérité ,lancés dans une campagne militante ininterrompue  de diabolisation d’Israël et dans un soutien sans vergogne à ceux qui luttent pour sa destruction, entretiennent  l’excitation et la haine des masses arabes envers Israël. Ils utilisent les méthodes les plus grossières de la propagande (martelage des présentations tronquées des faits, répétition en boucle des images choisies pour provoquer la haine,etc.)

Pour les médias français, le fonctionnement est différent. La désapprobation d’Israël est latente dans les commentaires, dans le déséquilibre entre les mots -soi disant équitablement  répartis entre les deux camps, et les image qui penchent toujours  dans le sens de la commisération envers les « victimes » palestiniens. Les Israéliens, isolés sur le plan international,  juste soutenus par les Etats -Unis,agressés par les mouvements terroristes palestiniens qui sont manipulés par l’Iran et la Syrie désireux de faire diversion de leur crise intérieure, menacés par l’apparition de la vague de gouvernements islamistes qui s’est développée avec le « printemps arabe », entourés par l’océan de haine de  la rue arabe ,défendent leur existence en tant que Etat. La vague humanitariste qui , dans le contexte de dislocation des grandes idéologies politiques en Occident, devient le politiquement correct  qui substitue le sentimentalisme à la réflexion politique,touche les journalistes (particulièrement à la télévision) qui reflètent dans leur discours les lieux communs de la pensée préfabriquée des classes moyennes.

Parfois inconscients de ce biais dans leur présentation des faits, parfois au contraires portés par leur orientation personnelle « de gauche », majoritaire à 80% dans les médias, les journalistes contribuent à donner des aliments à la délégitimation d’Israël poursuivie avec acharnement par les ennemis de celui-ci. Ainsi, le journal télévisé de A2 prétendant donner des éclaircissements sur les responsabilités de chaque camp dans l’escalade, renverra dos à dos  les deux camps, pour ne heurter aucun public, mais finira par un graphique mettant en parallèle les 3 morts israéliens et les 80 morts palestiniens, comme si c’était , en dernier recours, l’élément qui permettait, sans paroles de juger. Bien sur , nous ne sommes pas en Corée du Nord ou les réfugiés qui ont fui le régime ubuesque , quand ils sont ramenés par le chantage sur les familles , doivent faire des autocritiques et expliquer dans les médias comment à l’Ouest les gens vivent dans la misère,  mais la dictature de l’image et des bons sentiments aveuglants biaise les jugements des masses. La diversité de la presse écrite, ou les gens peuvent choisir les points de vue qui correspondent aux leurs n’ a pas d’équivalent dans l’audiovisuel qui façonne beaucoup plus largement les opinions publiques.  Le pouvoir des médias est immense dans le modelage  des consciences par les résonances de pensées inconscientes crées par l’ effet de l’image. La machine à influencer existe et elle fonctionne même parfois sans que l’on ait besoin de lui donner des ordres.

GB