Archive pour septembre 2014

LA FRANCE S’ENGAGE DANS LE COMBAT DECISIF CONTRE L’ISLAMISME

septembre 26, 2014

La décision du gouvernement français d’attaquer les troupes de l’ Etat Islamique  et la riposte ignoble de celui-ci par la décapitation de l’otage français ont fait changer de nature l’affrontement entre les deux camps.

Du côté français, le côté crucial de ce combat a été formulé sans ambiguité, et sans retenue par crainte des représailles. Le conflit a été clairement caractérisé comme ce qu’il est : un conflit pour la défense des valeurs fondamentales de l’Occident et de la République: démocratie, liberté de pensée, égalité hommes femmes, respect des droits humains, face à une poussée mondiale d’un obscurantisme moyenâgeux,   d’un développement du crime abject sous couvert  d’une parodie de religion.

Une armée de tueurs s’est levée dans un coin désert du monde,  a annulé les frontières entre des états, et annonce sans hésitation sa volonté de soumettre le monde entier à sa règle démente, massacrant tous ceux qui refusent de plier à son joug.

La France est au premier rang de la riposte parce qu’elle sait qu’elle est au premier rang des objectifs de ce groupe,parce que elle refuse de plier, mais surtout parce que elle est vulnerable sur son propre sol, du fait de la présence d’une importante communauté musulmane qui est un vivier de recrutement pour la sanglante secte, même si l’immense majorité  de cette communauté ne se reconnaît pas dans l’interprétation meurtrière du Coran mise en avant par les Islamistes.

Du côté islamiste, ce qui frappe, c’est l’élargissement rapide du recrutement dans tous les pays ou existe une masse musulmane, qu’elle soit majoritaire ou minoritaire, et le changement d’échelle des opérations. C’est  à l’échelle d’armées entières que se passent les affrontements, Al Khaida est renvoyée à ses joujoux, avec quelques attentats très limités depuis le coup de tonnerre du 11 septembre . En France on est passé en deux ans de cinquante candidats au Jihad à 1000 cette année.L’union des déshérités, des fêlés et des bandits offre une base immense au regroupement de tous ceux qui haïssent la société, française et occidentale. A 20 agents des services de surveillance par individu à surveiller avant qu’il actionne une bombe, ces services seront rapidement débordés, sans parler des couacs qui émaillent leurs activités.

Ce qui apparaît fondamental sur le plan politique  dans cette nouvelle guerre mondiale qui se développe, c’est de séparer la masse des croyants musulmans, pacifiques pour leur très grande majorité, de cette version tronquée de l’Islam qui retrouve l’esprit conquérant  et dominateur d’il y a près de 15 siècles et qui fascine les désemparés et les esprits faibles.

Il faudra donc éviter l’assimilation des masses musulmanes avec la frange islamiste,criminelle, fanatique, et perverse pour laquelle l’Islam ( tordu)est à la fois article de foi totale et cheval de Troie dans l’esprit de ceux qu’il faut embrigader.
La multiplication des états faillis en Afrique offre un champ d’action énorme à ceux qui profitent de toutes les failles du système politique et créent une internationale du crime bien plus redoutable que la Mafia.

La France de son côté reste fidèle à son image de défenseur des droits de l’homme et de la femme et à la défense des libertés fondamentales. Elle sait que elle va payer le prix de cette décision par des attentats meurtriers, avec leur lot  de corps mutilés, de morts innocents, d’horreur et d’insécurité.Mais il n’est pas possible de se fermer les yeux, de laisser le risque aux autres et de se cacher derrière les Américains. Pour la première fois, le gouvernement prend une position digne du rang de  la France. La France ne peut pas accepter d’être la Suisse de l’Europe, et renoncer à toute obligation collective pour préserver le bien-être de ses habitants. L’unanimité des politiques ( à l’exception évidemment du PC, toujours opposé par réflexe à toute défense des valeurs occidentales et dans la tentative d’échapper à sa lente disparition en s’appuyant sur les immigrés musulmans et en s’alignant sur leurs positions) qui déplaît évidemment à ceux qui tentent d’exaspérer les clivages, est un signe de la perception du danger par tous.

Peu à peu, cette coalition va s’élargir, les Britanniques s’apprêtent eux aussi à frapper l’EI, les uns après les autres, les Européens se lancent dans la bataille. Seule la Turquie continue son double jeu qui ne trompe plus personne: laisser passer les djihadistes, prêter des tanks a l’EI contre les Kurdes, refuser l’utilisation des bases de l’Otan contre l’EI.La Turquie rompt les uns après les autres les liens avec le monde occidental pendant que son premier ministre continue son travail de sape islamiste des institutions laïques du pays. Elle perd chaque jour un peu plus son statut de puissance « islamique modérée » en étant plus islamique et moins modérée. C’est une progression pour l’islamisme qui neutralise une force militaire importante et une régression pour le pays qui devra un jour ou l’autre en payer le prix.

La France fait honneur à son rôle international, même si elle est à la limite de ses forces militaires engagées sur 3 champs de bataille à la fois. Mais elle s’appuie sur l’énorme force militaire des Etats Unis, ce qui fait enrager certains qui détestent encore plus les Américains que les Islamistes (l’extrême droite et l’extrême gauche) et sont toujours prêts à traiter ceux qui s’allient avec cette puissance abhorrée de « laquais des Américains » sans voir qu’ils sont prêts à être les esclaves des Islamistes.

Winston Churchill avait promis aux Anglais « de la sueur, du sang et des larmes » face aux nazis triomphants à cette époque. Il disait même que « ayant pris une balle et s’étouffant dans son sang », il ne céderait jamais et continuerait la lutte.

Nous n’en sommes pas là,mais la réalité est bien là: une sombre nuée s’est levée au Proche Orient, décidée à balayer toute trace de liberté dans le monde,et défiant le monde entier à qui elle proclame sa haine et sa détermination à le détruire.

Seule la force et l’intelligence peuvent lui répondre et l’écraser, et il faudra que cela soit aussi impitoyable que l’écrasement du nazisme.

 

ELIE BARNAVI : DIX THESES SUR LA GUERRE: l’incoercible utopie d’un israélien « de gauche ».

septembre 23, 2014

« Le regard d’un historien doublé de celui d’un citoyen-soldat », justifie en quatrième de couverture la publication de ces textes de réflexion d’un auteur spécialiste des guerres de religion au 16 ème siècle

Très rapidement, on voit les contradictions vécues par un intellectuel, membre militant à l’époque de la guerre du Liban d’une fraction de gauche du parti travailliste  (la gauche de la gauche), qui ne peut concevoir la guerre que comme effet et productrice d’une manipulation de masse par les organes dirigeants de l’armée et du gouvernement: la preuve lui en paraît dans l’appellation » Paix en Galilée  » de l’offensive israélienne ,qui n’ avait pas selon lui d’objectifs défensifs, selon son nom, mais un objectif politique:chasser les Palestiniens du Liban, aider les chrétiens du Liban à conquérir le pouvoir. Il est obligé d’admettre que l’immense majorité des israéliens y croyaient,alors que lui se présente comme viscéralement opposé à cette guerre qu’il s’est pourtant obligé à faire ( plutôt que l’objection de conscience.). Il oublie la situation politique du Liban ou les Palestiniens étaient une force militaire conséquente qui utilisait le pays comme base de départ , contre la volonté des chrétiens, et ou leur objectif étaient de faire basculer le pays dans  la coalition arabe anti israélienne. Il oublie que Sharon  a manipulé Begin, en ayant des objectifs plus larges que ceux qu’il avait officiellement posés au départ.

Constatant que la guerre générale entre Israéliens et Palestiniens vire du conflit national vers le conflit de religions et l’opposition entre deux camps internes à chaque côté: les religieux et les laïques, il en tire deux conclusions:

La première : le problème selon lui n’est plus la conclusion d’un accord entre Palestiniens et Israéliens, mais le rapport de forces et la négociation entre les deux parties de chaque camp ( ce qui justifie l’attitude de la gauche israélienne qui réserve ses critiques et ses coups au gouvernement israélien et ne se préoccupe pas des critiques à faire aux Palestiniens.

La seconde:il ny a pas de compromis possible pour les fous de Dieu de chaque camp, et donc la seule solution raisonnable ne peut être que imposée (de l’extérieur). On voit le biais du raisonnement: il est assez facile pour les Etats Unis d’imposer des choix à Israël vu la dépendance économique et militaire d’Israël, mais qui imposera quelque chose aux Fous de Dieu iraniens, irakiens,etc. Les Occidentaux ne sont pas parvenus à abattre le dictateur syrien qui massacre allègrement son peuple, avec le soutien de la Chine et de la Russie, ils ne sont pas arrivés à stopper la montée vers le seuil nucléaire de l’Iran, qui stoppera le monde musulman dans sa tentative folle de nettoyage ethnique du minuscule état Israélien?

La solution en trompe l’oeil de la pression extérieure minimise  le fait que les Fous de Dieu sont très minoritaires du côté israélien et majoritaires du côté arabe: ils massacrent déjà à tour de bras chez eux, avec quelle joie ne le feront-ils pas chez les Israéliens. Comme le disait Mitterand: » les Pacifistes sont à l’Ouest, mais les fusées sont à l’Est », de même, au Proche Orient, la volonté d’Eradication est autour d’Israël, les Pacifistes qui n’ont pour ennemi principal que leur gouvernement sont en Israël.

A la fin de la première thèse, EB note que les guerres asymétriques actuelles sont de plus en plus des guerres idéologiques, ou les systèmes de représentation globaux s’affrontent. Comme il le dit, même s’il y a intrication de facteurs, au fond, Hitler était avant tout vraiment  nazi, Staline vraiment communiste et De Gaulle avait vraiment foi dans la France.

Dans sa deuxième thèse, il s’attarde longuement sur les procédés de constitution de l’esprit de corps ( en particulier dans les corps d’élite) reprenant l’histoire d’un corps allemand de massacreurs ou les hommes sont laissés libres de leur choix: 10% de refus,10% de massacreurs nazis acharnés, et le reste qui fait ce qu’on lui dit, par esprit de corps. C’est la proportion normale de sadiques, d’hommes de conscience et de conformistes. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les méthodes de formation visent à embrigader ceux-ci. Mais là encore il tente de démontrer que l’Armée est une institution de dépersonnalisation, l’ennemie de la pensée indépendante et de la liberté,et donc , implicitement, une ennemie à combattre.

Analysant davantage les guerres de religion, il en relève trois modèles: celui qui oppose deux religions entre elles( et qui prend souvent un caractère ethnique ou national( musulmans/chrétiens, musulmans/animistes, musulmans/ hindouistes, musulmans/juifs,etc.), celui qui oppose une orthodoxie contre un pouvoir jugé mécréant et corrompu (fondamentalistes chrétiens, indous, juifs, musulmans.) et enfin l’affrontement planétaire entre un Islam « purifié »,revenu à son élan conquérant et l’Occident, »corrompu et corrupteur ». Ceux là aspirent à un choc des civilisations et font ce qu’ils peuvent pour l’enflammer. « Ce à quoi ils aspirent, c’est à une guerre civile à l’échelle de la planète ».

Dans sa septième thèse, il règle  son compte au pacifisme qu’il définit comme la doctrine du rejet de la distinction entre guerre juste et injuste,et, partant, de toute forme de violence. Il prend l’exemple d’un petit peuple pacifiste de Nouvelle Zélande, les Morioris, qui vivèrent en paix trois siècles, jusqu’à ce que les Maoris débarquent, les massacrent.. et les ingèrent. Mais il maintient la distinction entre « La Paix Maintenant » et un mouvement pacifiste: c’est selon lui seulement « un mouvement en faveur de la Paix, très subtil  et peu convaincant distinguo. Parallèlement à sa condamnation du pacifisme comme idéologie, il constate le rejet grandissant par les populations européennes, après les deux immenses massacres des guerres mondiales de l’idée de faire la guerre.Enfin, il ne peut s’empêcher, à la fin de l’essai de défendre sa foi en une humanité débarrassée de la guerre, qui « devrait être déclarée « hors la loi.Utopie demande-t-il? » Peut-être, répond il, mais pour une fois, utopie à notre portée. »

Incorrigible!

QUEL AVENIR POUR ISRAEL DANS UN MOYEN ORIENT ENVAHI PAR LA PESTE ISLAMISTE,

septembre 9, 2014

Quel avenir pour Israël dans le Proche Orient envahi par la peste Islamiste ?

 

Le vingt et unième siècle , commencé par les attentats du 11 septembre s’est continué par la multiplication des prises de pouvoir par les islamistes, le développement de zones d’états impuissants ou déliquescents qui constituent des bases de repli ou de départ. Les Occidentaux courent d’un pays à l’autre pour stopper ou contenir l’incendie qui s’étend. Les masses musulmanes, d’abord peu touchées, s’islamisent de plus en plus, et l’islam devient le creuset de toutes les insatisfactions et de tous les désirs de revanche. Comme le christianisme a joué ce rôle de refuge des populations humiliées, c’est l’Islam qui devient le drapeau de la révolte identitaire des masses, promettant à la fois la bagarre, la revanche et le paradis à ceux qui s’engagent ou qui soutiennent.Les dictatures diverses qui fleurissent dans les pays attardés d’Afrique et du Moyen Orient y trouvent un moyen de parler leur langue aux masses, de leur parler d’histoire (évidemment glorieuse) ; de morale (très simple : tout le mal vient de l’autre, tout est permis à ceux qui sont du côté de Dieu), de victimisation (les Occidentaux leur ont imposé la sexualisation, le désordre démocratique et l’égalité avec les femmes, ces êtres inférieurs).

Un nouveau modèle d’humain surgit : le martyre assassin, qui fait rêver de plus en plus de désespérés et de désorientés. En un éclair tout est joué. Le salut pour l’éternité, qui nécessitait jusque là une vie d’efforts et de bonne conduite, et encore, sans garantie, est remplacé par un acte suicidaire et meurtrier, dans l’apothéose sanglante duquel est court-circuitée la longue attente du commun des mortels. Pulvérisé en petits morceaux de chair, on ne sent rien, il n’y a aucune chance de se rater ou de souffrir si on appuie sur le bouton, sauf problème de connexion.

Après l’idéal du SS impavide devant la mort d’innocents en masse et celui du commissaire politique qui sacrifie tout à la victoire du Parti, un nouveau modèle héroïque et sinistre est né : le croyant tueur, aussi fanatique que ses prédécesseurs, et aussi roué politiquement.Le succès politique de cette idéologie est spectaculaire : le petit noyau fanatique d’activistes est entouré d’une large couronne de gens qui ont une certaine sympathie pour ces idées, (plus de 50% des musulmans en Angleterre ne condamnent pas les attentats sanglants menés par les terroristes de Londres.) En Europe, on attend avec inquiétude le retour de centaines de djihadistes enrôlés au Proche Orient, et formés aux actions meurtrières.

L’emprise de cette idéologie s’étend comme une sombre nuée sur le monde musulman.Dans les poubelles des états faillis, en Afrique, en Syrie et en Irak, des milices rassemblées sur des galimatias politiques font régner la terreur, multipliant les actes de barbarie, (viols collectifs, vente en esclavage, exécutions horrifiantes, etc.) effaçant peu à peu la limite entre gangs mafieux régnant par la terreur et mouvements politiques.

Mais cette évolution effrayante n’est que la toile de fond sur laquelle se développe la diabolisation de l’Etat d’Israël et la détermination à le détruire. C’est le plus grand dénominateur commun de cette idéologie. Entre musulmans, on peut toujours, ou presque, s’entendre sur cette base. Le leitmotiv, explicite ou implicite, qui sous tend cette idéologie, c’est : « l’an prochain (ou dans 10 ans,) à Jérusalem. »Face à cette détermination à l’effacer de la carte comme de l’Histoire, de plus en plus d’Israéliens comprennent que la guerre reprendra et jusqu’à ce que cette idéologie soit défaite. Si cela a pris 70 ans avec le communisme , combien de temps cela prendra-t-il pour que cela se produise avec l’Islamisme en pleine phase d’expansion ?Tant que l’Etat Israélien était le seul de la région à avoir l’arme nucléaire, cette supériorité le protégeait des folies religieuses, nationalistes et éradicatrices qui pullulent dans la région.La marche inexorable de l’Iran vers la bombe remet en question tout l’équilibre du Moyen Orient. Le peu que l’on sait sur les négociations entre l’Iran et les Etats Unis rend extrêmement pessimiste : les Occidentaux semblent résignés à ce que l’Iran approche jusqu’à la limite du seuil nucléaire, de telle façon qu’il puisse acquérir l’arme en quelques mois. L’Iran a multiplié les centrifugeuses, mais aussi la filière au plutonium, de telle façon qu’une frappe ne pourrait plus que retarder un peu l’accès à la bombe. Parallèlement , il multiplie les travaux sur les vecteurs qui permettraient de transporter la bombe au-dessus d’Israël.

Enfin, il ne faut pas oublier que le Pakistan a déjà la bombe, et qu’il est un état totalement instable, rongé par l’islamisme qui est aux portes du pouvoir, dont les masses sont parmi les plus virulentes du monde islamique et qui a déjà tenté de diffuser les connaissances atomiques parmi les états environnants.Si la supériorité nucléaire d’Israël est remise en jeu, sa supériorité militaire risque d’être beaucoup moins évidente qu’il y a 10 ans. Les pays arabes s’équipent en matériel de pointe, américain ou russe, en attendant que les Chinois arrivent sur le marché, avec des moyens financiers énormes, sans commune mesure avec les possibilités d’un état minuscule comme l’état israélien. Leurs ressources en hommes sont immenses, et la formation militaire de leur troupes est de plus en plus poussée, leurs troupes sont entraînées par leurs propres conflits.

A plus long terme, le cynisme politique et économique de la Russie et de la Chine laissent prévoir des choix motivés par le pétrole, les marchés, et les équilibres stratégiques plus que par la justice et la défense du droit (cf déjà leur attitude devant les massacres perpétrés par Assad ou la politique expansionniste de la Russie en Ukraine).

Quand aux Palestiniens eux- mêmes, le risque d’une victoire islamiste, du Hamas ou d’un mouvement qui le supplanterait, est tel que aucune concession ne peut être envisagée face à des adversaires qui proclament la légitimité de la ruse et du mensonge pour arriver à leurs fins, et qui se divisent le travail : les uns reconnaissant Israël, et les autres réclamant la destruction et le disparition de « l’entité sioniste ». Le seul résultat du retrait de Gaza ayant été sa prise de contrôle total par le Hamas et le lancement incessant de roquettes sur la population civile d’Israël, cela donne évidemment à réfléchir.

Les gauchistes israéliens, embourbés dans leur mauvaise conscience qui leur fait défendre sans hésiter les positions palestiniennes, et s’accrocher à la thèse des deux états sans s’occuper des garanties introuvables actuellement, s’alignent sur les ONH elles mêmes contrôlées par les gauchistes, ce qui leur permet de ne pas réfléchir sérieusement à une situation dramatique qui les menace eux aussi.La population israélienne, après avoir été tentée par ces sirènes gauchistes et pacifistes, s’est complètement détournée de ce discours déconnecté de la réalité et qui fait l’apologie de ses ennemis.

Y a-t-il au moins quelques facteurs d’optimisme dans cette situation ?

Le premier est déjà l’évolution politique d’Israël : l’unité de la population dans le refus des concessions mortelles auxquelles sont toujours prêts les partis de gauche, pris dans une tradition pacifiste pour qui la guerre est pire que tout, et l’adversaire honorable et respectable sur le plan humain. Face à l’islamisme déterminé à les détruire comme pays et même comme ethnie, seule la lutte à mort est pertinente, comme face au nazisme.L’effondrement de la gauche en Israël, malgré les tensions sociales et le poids de l’histoire ou Israël a été conduit par les grands personnages de la gauche israélienne, signe la fin d’une époque et la lucidité d’un peuple devant les menaces pesant sur son existence.En même temps, existent des dangers liés au poids des mouvements extrémistes et hyper nationalistes qui pèsent sur le gouvernement. Jusque là, Netanyahou a réussi à échapper à leur surenchère, mortellement dangereuse pour le pays.

Le deuxième est la prise de conscience aux Etats Unis des faiblesses de la politique extérieure de Obama. Sans tomber dans la caricature ou sont arrivés certaines critiques le présentant comme un musulman « caché », ennemi juré d’Israël, sa politique vis à vis de l’Iran est apparue comme faible. Il a fallu que la France prenne une position plus ferme pour que soit prise en compte le danger pesant sur la paix mondiale. De même, vis à vis de l’Etat Islamique, tout le monde a bien senti sa réaction a minima dans un premier temps. L’approche de la fin de son dernier mandat, la candidature possible de Hillary Clinton, nettement plus pro israélienne ou encore plus un candidat républicain pourraient modifier la position des USA dans un sens plus favorable. En même temps, la découverte et l’utilisation du gaz de schiste on donné une indépendance énergétique aux USA qui leur donne plus d’autonomie par rapports aux puissances pétrolières musulmanes.De même, l’Europe, directement menacée par le terrorisme islamiste y compris par l’approche indirecte par l’Afrique, comme par le poids démographique grandissant et les exigences communautaires des populations musulmanes pourrait affermir ses positions face à l’islamisme. La France reste de ce côté une exception, le poids des organisations gauchistes et des medias pesant en majorité du côté des Palestiniens vécus comme des victimes innocentes face à la brutalité des Israéliens.

Le troisième facteur jouant dans le sens israélien est la division du monde arabe, certes existante de tous temps, mais qui a pris la forme d’une guerre de religion inexpiable entre sunnites et chiites, conduisant à des massacres et des horreurs. Cependant, il ne faut pas rêver et ce genre de conflit peut aussi se résoudre rapidement, les deux adversaires scellant leur réconciliation par un pacte d’agression commune contre l’ennemi principal, « l’entité sioniste ».