Archives de décembre 2014

Comment imaginer un état palestinien pacifique à côté d’Israël quand l’Occident est impuissant devant la montée générale de l’Islamisme radical qui affirme sa volonté de détruire Israël

décembre 24, 2014

l’Etat d’Israël ne peut échapper à ce dilemme, constitutif des conditions de sa naissance et de son environnement:

soit il considère que aucun compromis ne sera jamais possible avec les Arabes, et donc il est condamné à les affronter régulièrement dans des conditions ou sa suprématie militaire décroit rapidement ( nucléarisation de l’Iran qui le prive de sa principale supériorité, possession d’armes de plus en plus sophistiquées par ses adversaires: fusées de plus en plus précises et à portée et charge de plus en plus grande,moyens anti aériens sophistiqués fournis par les soviétiques ou même simplement les Iraniens pouvant le priver de sa suprématie aérienne, entraînement  de plus en plus poussé des troupes arabes qui n’ont plus rien à voir avec les masses fuyant dans le désert en abandonnant leurs chaussures de la guerre des 6 jours. Le rapport des forces reste encore favorable à Israël, mais sa marge de supériorité s’amenuise régulièrement, et ses adversaires le savent.Ils sont actuellement freinés par leurs dissensions et et le conflit mortel entre chiites et sunnites, mais ils n’attendent qu’une accalmie pour se retourner contre leur ennemi héréditaire, qu’ils accusent de souiller la terre arabe et qui concentre toutes leurs haines et leurs immenses frustrations.A terme, c’est un milliard d’hommes qui communient dans l’ exécration d’Israël et qui n’attendent qu’une faiblesse pour l’écraser et s’en débarrasser sans espoir de retour.

Soit il considère que un compromis doit d’une manière ou d’une autre être signé avec ces adversaires , qui nécessitera des concessions de part et d’autre. Cela nécessite évidemment de renoncer au rêve du Grand israël, et au fondement intégriste religieux de sa conception, ce qui devient de plus en plus difficile avec le poids croissant des religieux dans la vie politique d’Israël.

Mais quel que soit le compromis qui pourra être trouvé, qui laissera forcément des mécontents des deux côtés,,le problème fondamental est l’absence d-interlocuteur fiable pour les Israéliens. Le pouvoir du Fatah, seul interlocuteur acceptant le  dialogue, mais au prix d’une hausse de ses exigences ( un état palestinien rapidement, sinon le refus de la négociation) est si fragile, son autorité si contestée, sa corruption si évidente que absolument rien ne garantit qu’il résistera à une poussée des fanatiques du Hamas, sur le plan électoral- où il ne s’en sort que en reculant les élections et en les truquant autant que son adversaire,ou même sur le plan d’un coup de force comme à Gaza ou le Fatah a été balayé en quelques jours et ses forces écrasées facilement par les milices armées du Hamas.

La solidarité des habitants de Gaza, bouillon de culture pour toutes les factions extrémistes,  avec le Hamas dans sa lutte armée par tous les moyens contre Israël,malgré les lourdes pertes humaines  et les destructions   énormes entraînées par la dernière guerre clairement déclenchée par les tirs de roquettes du Hamas montre que quel que soit le prix en difficultés de vie et en pertes humaines,les Palestiniens privilégient le combat contre les Israéliens devant toutes les autres considérations, même si ils sont réticents devant la pression religieuse exercée par les fanatiques du Hamas.

Donc absolument rien ne peut garantir aux israéliens que toute concession faite aux dirigeants du Fatah entraînera des concessions parallèles du Hamas et  elles seront  certainement immédiatement annulés par le Hamas quand son tour de pouvoir viendra.

De toute façon, rien n’empêchera le Hamas, c’est à dire un mouvement terroriste de faire d’un état palestinien la base de départ d’un état terroriste, exactement comme il a utilisé le retrait israélien de Gaza pour en faire une citadelle de son pouvoir sur la population., appuyé sur  le soutien militaire et financier de tous les états arabes impatients de participer à la curée . La guerre suivante sera l’équivalent d’une guerre civile ou les palestiniens auront les moyens militaires d’un état  et ou les pays arabes interviendront en disant vouloir corriger l’injuste supériorité israélienne..

Que conclure de ces plutôt peu enthousiasmantes perspectives.?

Que la seule solution rationnellement crédible ne peut s’envisager que si l’on écarte du problème les jusqu’au-boutistes qui ne veulent envisager que l’écrasement de leurs adversaires, et la victoire de Dieu ou d’Allah. Tant que le problème ne sera envisagé que dans les termes du Coran ou de la Bible, il n’y aura pas d’autre perspective que l’affrontement à mort entre deux camps inconciliables.

Il ne faut pas se faire d’illusions: l’époque est malheureusement favorable à la progression de l’islamisme extremiste, qui a déclaré une guerre à mort à Israël et à tout l’Occident.Cet Islamisme , avec ses actes bestiaux ( esclavage sexuel des femmes, attentats contre les écoles avec meurtres délibéré de centaines d’enfants,etc devra être défait militairement et idéologiquement, avant que des vraies perspectives de négociations suivies d’une période de paix puisse être envisagée;

Le problème est donc mondial, et hors de portée de la seule diplomatie israélienne,ce que doivent admettre ceux qui s’obstinent à faire porter la responsabilité du sur place des négociations aux seuls Israéliens. Il n’y a pas de .création possible d’un état palestinien sans garanties de sécurité et de paix pour les Israéliens, et ces garanties sont introuvables aujourd’hui avec la montée fulgurante du djihadisme. Toute personne sensée peut comprendre que faire reposer un accord sur la bonne volonté d’un « émir » chef d’une bande d’assassins qui proclame sa volonté de changer la face du Moyen-Orient par la force est une plaisanterie.
Israël restera donc pendant de longues années aux avant postes du combat mondial contre la folie islamistes et les négociations avec ses adversaires palestiniens continueront à n’être que une course de sur place, comme les championnats de cyclisme sur piste, parce que les véritables clefs en sont ailleurs.

la France stupéfaite devant les attaques terroristes au couteau et en voitures

décembre 23, 2014

Les tueurs sont parmi nous. Comme en Palestine, n’importe quel »énervé » peut prendre un couteau ou n’importe quelle autre arme « par destination », et frapper aveuglément autour de lui en visant le carnage le plus atroce possible et en criant Allah Akbar pour donner un exutoire à la haine qui l’habite. Il a suffit qu’un chef de bande d’assassins lance un mot d’ordre étendant les appels au meurtre à toute personne nantie de la qualité de Français pour que quelques allumés, sans perdre un jour, passent à l’acte avec ce qu’ils ont sous la main: couteau ou véhicule. Nul besoin de se procurer une kalachnikov, un marteau, un couteau de cuisine,  peut être une bouteille d’acide,  feront l’affaire.

Bien sur,ces tueurs ne sont pas des modèles d’équilibre psychique, ce qui permet au gouvernement de tenter de fermer les yeux sur leur revendication et leurs cris de Allah akhbar, en évoquant une simple concomitance entre des actes psychiatriques sans rapport avec  du terrorisme. Mais leurs actes ont le parfum des tueries perpétrées dans le monde entier par leurs modèles. En Israël, régulièrement un arabe perd les pédales et jette son véhicule sur la foule qui circule tranquillement, et écrase quelques personnes, parfois un bébé, jusqu’à ce qu’il soit abattu. Alors la famille développe tout un argumentaire pour dire que il n’en pouvait plus de l’occupation israélienne et que ce martyre est insupportable.

Plus près de nous, en Angleterre, deux jeunes jihadistes  décapitent en pleine rue un militaire et discutent tranquillement avec les témoins en attendant que la police les cueille.

Au Canada,un homme tente de pénétrer le bâtiment d’une assemblée et se fait abattre après avoir tué un policier.

L’absence  de tout sentiment de culpabilité devant l’atrocité de ces meurtres montre le degré de fanatisation de ces assassins(cf la vidéo d’un membre de l’Etat Islamique en train de rigoler en balançant à bout de bras la tête coupée d’une milicienne kurde , tuée dans les combats près de la frontière kurde.)

Entre la frénésie d’excitation de celui qui se rue dans un commissariat avec un couteau, et la rigolade de celui qui joue avec les restes humains d’une femme, la même inhumanité, la même sauvagerie, et la même débilité.

Certains analystes pensent que ce sont là les prémisses d’une nouvelle génération de terroristes, les « loups solitaires ».Dégagés de toute dépendance à une organisation, auto-radicalisés à grande vitesse parce que une rencontre se produit pour eux entre les appels aux meurtres qui les entourent, et leur propre désir de violence meurtrière, utilisant pour tuer des moyens rudimentaires qui ne nécessitent pas  de recours aux réseaux de trafics d’armes et d’explosifs, ni les moyens financiers repérables de ces réseaux, ils sont l’avant garde d’un terrorisme artisanal, appuyés sur des pathologies individuelles qui n’étaient pas si visibles dans les formes plus organisées du terrorisme naissant.

Ainsi apparaît une forme individualisée du terrorisme,bien plus difficilement repérable avant son passage à l’acte que auparavant, et qui montre le succès de la propagande islamiste, par Internet,ou les vidéos de décapitations s’arrachent comme des petits pains,  dans les prisons ou elle racole les petits délinquants en mal de groupe protecteur, dans les mosquées ou des propagandistes cyniques travaillent sans relâche le rejet de la France et le devoir d’embrigadement.

En même temps, dans le reste du monde, le terrorisme change d’échelle: ce sont des armées qui tiennent tête aux armées régulières, dans des combats où ils s’emparent de pays entiers ou partiels: Syrie, Irak, mais ils visent déjà les pays voisins( Liban, Jordanie), sans parler des pays africains ou les armées officielles sont dans un état de misère et de ridicule tels que une petite poussée suffirait à les faire disparaître (Boko Haram, dans toute l’Afrique Centrale). Ce sont les armées entières de grands états qui mobilisent toutes leurs forces pour faire barrage à cette marée montante (France, Grande Bretagne, Canada et évidemment, au premier rang, les Etats Unis.

Mais derrière ces armées islamistes qui progressent en réduisant les femmes en esclavage sexuel, et en exterminant leurs prisonniers quand ils ne peuvent pas en tirer de rançon se profile l’ombre du  milliard de musulmans  qui ne se démarquent pas de ces horreurs et de la fanatisation de populations entières  (Pakistan, Tchetchénie, etc..)Là, le fond de l’horreur et de l’abjection n’a pas encore été atteint, quoique l’attaque d’une  école  aboutissant  au massacre froidement exécuté de centaines d’enfants soit une forme de sommet dans cette catégorie. Après il ne leur restera plus qu’à s’attaquer aux bébés aveugles par exemple pour atteindre enfin le sommet de l’ignominie, qui leur assurera un succès médiatique  tant attendu. Encore un effort et ils y seront!

Face  à cette énorme vague, qui menace l’humanité entière, et la France en particulier, le gouvernement, comme à l’accoutumée, alterne les positions fermes (intervention au Mali, puis en Irak, et les prises de position alambiquées comme sur les attaques qui se sont succédées en France en quelques jours, craignant des manifestations de xénophobie dont l’effet serait de rapprocher encore les musulmans de France et les mouvements terroristes.

Cette crainte est  peut être justifiée , mais dénier la réalité risque aussi de faire monter l’exaspération et le durcissement alors que il faut essayer de détacher les masses musulmanes de leurs réflexes de solidarité avec les extrémistes.