La vague de bons sentiments soutenue par le PS abaisse les défenses nationales devant l’immigration massive comme devant la crise économique

La politique reculant devant l’émotion, le pathos se substituant à la réflexion, l’incohérence mêlant le rejet des migrants avec l’ouverture massive des frontières,l’appel à compenser les déficits de la natalité de  l’Allemagne jouant à contresens du chômage de masse en France,les prises de position du Pape appelant à l’amour et à la fraternité universels, tout cela crée une cacophonie qui ne profite en fin de compte que à deux ennemis de la  démocratie: l’extrême droite qui jubile en engrangeant les adhésions, car les électeurs sont de plus en plus sceptiques devant  le semi gauchisme du PS comme devant les promesses non tenues de la droite; les terroristes islamistes qui voient s’ouvrir devant eux un boulevard pour l’infiltration et la prise de contrôle de vastes masses non intégrées,prêtes à ouvrir des oreilles complaisantes aux discours apocalyptiques de Daech. Le PS n’est pas le seul en Europe à surfer sur la vague de sentimentalisme qui a remplacé la conscience politique par la bonne conscience:Angela Merkel elle même succombé aux sirènes du sentiment de culpabilité des riches devant les démunis. Le Parti  Travailliste anglais vient de nommer à sa tête un ultra gauchiste  partisan du retrait de la grande Bretagne de l’Otan , hostile aux frappes anglaises en Syrie souhaitées  par Cameron, un vieil ami de l’OLP et du Hezbollah,pacifiste à tout crin.Les deux forces du gauchisme et de l’ extrême droite progressent rapidement en Europe, se disputant les dépouilles des partis traditionnels qui n’ont pas trouvé de solution, face à la crise mondiale et à la mutation économique et sociale  de la mondialisation. La  rétraction numérique et idéologique de la classe ouvrière, passée de porteuse de « l’avenir glorieux de la révolution » à un groupe qui voit tomber l’une après l’autre ses citadelles industrielles et se sent menacé dans son statut social, et que le PS a décidé de laisser tomber pour se resserrer autour de son électorat fonctionnaire et bientôt, de sa clientèle immigrée des banlieues, comme l’a fait le PC. L’Europe est désarmée juridiquement devant  la concurrence économique des pays de l’Est comme  devant celle des prolétariats d’Asie et d’Afrique

Il y a une cohérence profonde derrière l’incohérence apparente de la politique de Hollande et sa politique zigzagante: dans l’incapacité de trancher entre son aile gauchiste qui pousse des cris d’orfraie à chaque mesure d’allure libérale, et qui rêve de chausser les bottes de Syriza pour faire une bonne politique  à la Tsipras: emprunter sans rembourser, dépenser sans compter et se constituer un électorat client intéressé à la poursuite de la gabegie dont il profite, et son aile sociale démocrate qui est tentée par le libéralisme, mais n’ose pas affronter les anathèmes de l’aile gauche qui la met face à son vide théorique;Qu’il choisisse une aile ou une autre,il risque de se retrouver avec un PS réduit de moitié,et donc condamné à l’échec électoral et à la perte de ses mandats électoraux, l’horreur!! c’est pourquoi il distribue les bonbons, tantôt à gauche, tantôt à droite

C’est pourquoi aussi  le soutien aux immigrés est un terrain rêvé pour montrer qu’il a toujours un coeur,et qui penche vers des mesures encore plus généreuses,là, il n’y a pas d’intérêt national qui tienne quand il s’agit de sauver l’honneur du socialisme. Seuls ont voix au chapitre l’anathème et la surenchère

Evidemment, il a été assez désorienté quand Merkel a proposé d’accueillir 250000 réfugiés en Allemagne, créant un mouvement de masse des migrants qui ont afflué par trains entiers pour profiter de l’aubaine .

les conséquences de cette décision irréfléchie n’ont pas tardé;Devant l’afflux énorme suscité par cet appelL’Allemagne a du fermer certaines de ses frontières, créant ainsi la première entorse aux accords de Schengen, alors qu’elle apparaissait jusque là comme le meilleure élève de la construction européenne . Les uns après les autres, les états d’Europe envisagent de fermer leurs frontières devant la vague énorme d’immigration qui se prépare et qui dépasse de très loin tout ce qui avait déjà suscité l’inquiétude auparavant. Les gouvernements apparaissent sidérés et dépassés devant un phénomène qui apparaissait seulement comme une menace à long terme et qui s’avère à effet immédiat.C’es toute la construction européenne qui est menacée de se détricoter extrêmement rapidement. La politique européenne qui était déjà prisonnière des divergences d’intérêts nées des orientations économiques fondamentales de chaque pays se doublent des équilibres politiques différents et de l’apparition de forces qui ne jouent pas le jeu du compromis comme les principaux partis d' »avant ».

Pour le vieux fond universaliste du PS ,  les frontières sont un concept dépassé et il faut aller vers un état mondial en  élargissantl’Union au maximum (il existait une tendance au PS qui rêvait d’intégrer la Russie à l’UE sans réfléchir à l’opposition de fond de la Russie aux valeurs occidentales et au poids qu’aurait représenté plus de 100 millions de russes dans l’Europe,ne parlons pas   de ll’importance des minorités musulmanes tentées par l’islamisme. Dans le même esprit, un forte minorité souhaitait l’intégration de la Turquie, 80 millions d’habitants,presque tous musulmans et de moins en moins laïques. Comme quoi toutes les folies ont été envisagées et l’impression domine  que si le PS avait été plus uni, ces folies auraient bien pu s’imposer, car au niveau européen, elle ne manquaient pas de partisans, aveuglés par leur idéologie ou calculant les bénéfices électoraux qu’ils auraient pu tirer de ces modifications

La volonté de gommer les particularismes, présentés comme des archaïsmes, montre l’attirance pour l’uniformité, qui ressemble, vue de l’extérieur,à l’égalité.Le débat est ancien, depuis la Révolution Française, entre Jacobins partisans de la lutte contre les pouvoirs et les identités régionales, et les Montagnards, défenseurs des identités locales et des contre pouvoirs face à l’Etat  tous puissant qui veut supprimer les pouvoirs intermédiaires entre un citoyen abstrait et lui-même.

Le PS garde des attirances pour ce genre de philosophie,si on peut parler de philosophie là ou il s’agit plutôt de réflexes.

Mais la confusion reste fréquente au PS, entre souci de l’identité nationale et nationalisme, mot chargé  pour les socialistes de connotations honteuses(agressivité et mépris envers les autres peuples, exclusion,militarisme). La notion d’identité nationale, si matière à discussion qu’elle soit, est vécue par les socialistes comme un terrain miné, sur lequel ils n’ont rien à dire et ou l’on veut les attirer pour montrer leur incapacité à penser cette question . Ce n’est pas faux, mais à qui la faute s’il y a un tel impensé chez eux?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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