Archive pour octobre 2015

Les islamistes tentent de noyauter et de détourner les clubs de sport amateur en France

octobre 18, 2015

d’après l’article de Christophe Cornevin du Figaro du16 octobre 2015

L’ article de Cornevin  est un cri d’alarme qui s’appuie sur une note confidentielle du Service Central de Renseignement territorial intitulée: »le sport, vecteur de communautarisme, voire de radicalisme ». Daté du 27 juillet dernier, le document  rappelle en  préambule que « la pratique du sport, que ce soit dans les clubs, en salle ou lors de compétitions prohibe par définition toute forme de discrimination et tout port de signes ostentatoires , au nom du principe de laïcité. . « D’après le rapport, le recrutement de certains clubs ou équipes se ferait presque exclusivement au sein de la communauté musulmane.. Ainsi dans la banlieue de Troyes, les policiers ont  constaté que les joueurs d’un club de football amateur, financé par des commerces halal et reversant ses profits à un comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens, organisent manifestement leurs matches en fonction des horaires de prières. Certains joueurs ont été observés en train de pratiquer sur la pelouse, d’autres ont diffusé des messages faisant la promotion du salaf.isme. Comme le subodorent les auteurs du rapport, ce communautarisme quasi assumé ne favorise pas la venue de candidats de pratiquant pas la religion musulmane.’Association Sportive de Strasbourg qui contraint les filles à porter le voile islamique et les garçons à prier à la mi-temps, clubs de football mosellans ou le repli communautaire se traduit par l’interdiction de l’accès du « club house » aux femmes, pugilat sur un terrain de Cambrai parce que les joueurs de l’équipe adverse n’avaient pas obtenu le report du match en raison de la fête de Aïd el Kébir: les policiers égrenent les exemples au point de dresser un sombre tableau. »

« L’inédit engouement que provoquent les sports de combat chez les salafistes préoccupe aussi les policiers. Dans le même temps, les policiers ont remarqué qu’un certain nombre de salafistes se sont constitués en groupe dans la région de Marseille pour faire des  footings dans les sous bois, fréquenter des salles de musculation ou de « free fight » en faisant des pauses pour les prières rituelles ou prenant des douches tout habillés. Depuis 2014 un groupuscule repéré dans le Doubs est suspecté de pratiquer des entraînements paramilitaires. Se posant volontiers en victimes du racisme et d’islamophobe aux moindres observations des arbitres et responsables fédéraux soucieux de défendre les valeurs de la laïcité, les artisans de ces dérives communautaires inquiètent d’autant plus les services spécialisés qu’ils exercent leur emprise sur des adolescents et des jeunes adultes. C’est à dire ceux là mêmes que ciblent les sergents recruteurs de l’Islam radical. »

C’est vrai que  cette stratégie des mouvements islamiques  radicaux est extrêmement inquiétantee pour plusieurs raisons: d’abord parce qu’elle attaque la laïcité qui est la base même de notre société, et de la tolérance qui y est la règle, de façon insidieuse, permanente, en jouant sur tous les ressorts, juridique, administratif, politique, et en se présentant toujours derrière le masque de la victime. Ainsi les clubs sportifs qui attirent et structurent les valeurs morales des jeunes sont détournés de leur fonction ludique  pour devenir des centres d’endoctrinement religieux et de lutte contre les valeurs de la société ou ils vivent.Après, les écoles, les crèches, les universités, les hôpitaux, les unes après les autres, ce sont toutes les institutions  qui fondent la liberté des français qui sont l’objet d’une tentative  de détournement et qui sont transformées en champ de bataille par les Fous de Dieu. D’abord par les marges, en s’appuyant sur les  franges de la population les plus vulnérables à leur logomachie, c’est toute la société qui est peu à peu  atteinte par cette épidémie. La contre société dont ils rêvent, première marche dans leur esprit pour l’imposition de leur loi à la population toute entière se développe  par un travail de sape multidirectionnel et qui n’arrête jamais.

Mais ce qui est encore plus inquiétant, c’est le virage pris en direction de la militarisation des groupes qu’ilc contrôlent.Le fait qu’ils développent les sports de combat signifie que , par cercles de plus en plus larges, ils se préparent à des actions de force, que ce soit en France ou à l’étranger. On a l’impression d’assister à la répétition de la technique utilisée par les nazis pour capter la jeunesse et la militariser  par les organisations de jeunesse qui l’encadraient de plus en plus étroitement et la dressaient pour promouvoir les valeurs  d’obeissance et de sacrifice auxquelles la jeunesse se rallie volontiers, aimant l’action, le risque, et les idéaux donnant une direction à sa vie. Au minimum, les jeunes entraînés au combat seront une force dans les manifestations ou on les enverra, casser du laïque ou du juif, au pire, ils seront de la chair à canon  pour les prochains combats qui vont se livrer au moyen Orient ou pire encore en Europe dans les pays qui les accueillent si naïvement.Mais la politique de force sera de plus en plus une tentation quand ils disposeront de troupes pour cela. Il leur reste encore du chemin à parcourir pour arriver à contrôler d’autres institutions: les syndicats et les partis: l’échec du parti Musulman démocrate a montré que les temps ne sont pas encore mûrs, même si certaines têtes de pont  établies avec l’extrême gauche sont déjà bien avancées. La gauche continue à brouiller les pistes en validant le concept d’islamophobie, qui est le plus grand paravent existant pour toutes ces  attaques contre laïcité , démocratie et droit des femmes. Une milice est en train d’être créée, qui pourra éventuellement faire régner la peur par la menace de la violence, comme c’est déjà le cas dans les territoires abandonnés par la République. Il suffit de voir comment fonctionne la  terreur organisée par le Hamas ou les Gardiens de la révolution en Iran, comme elle l’a été par le GIA en Algérie, et avant lui par le FLN pour savoir ce qui se prépare.

La détermination des chefs de cette Armée du Mal est au moins égale à celle des nazis en Allemagne, leur fanatisme et leur haine équivalente à celle  des hitlériens, leur  désir de conquérir le monde et d’y occuper des places de pouvoir  aussi forte . Il faut mobiliser toutes les forces de la démocratie  et de la liberté pour leur barrer la route, sinon la vie qu’ils nous laisseront peut être ne vaudra pas la peine d(être vécue.

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2084, une fable très ironique et magnifiquement écrite de Boualem Sansal sur une société imaginaire entièrement contrôlée par un big brother totalitariste islamiste

octobre 10, 2015

Comme il le dit  dans la présentation du livre, ce monde n’existe pas, tout est parfaitement faux et le reste est sous contrôle: ça promet déjà! Tout est en effet parfaitement sous contrôle, dans ce qui est un mélange de Corée du Nord et d’Iran. L’Abistan,pays imaginaire dont le nom est dérivé de Abi, « délégué » de Yollah et non Allah, et est une contractionde Arabistan,

« Après la grande  guerre sainte qui avait  fait des centaines de millions de morts, selon l’enseignement officiel la victoire fut « totale, définitive et irrévocable »
« 2084 fut la date choisie en référence à la fondation de la « Juste Fraternité, la congr&gation des quarante dignitaires choisis parmi les croyants les plus sûrs par Abi en personne, après que lui même ait été élu par Dieu pour l’assister dans la tâche colossale de gouverner le peuple des croyants et de l’amener en entier dans l’autre vie, ou chacun se verra interroger par l’Ange de justice sur ses oeuvres ». « C’est au cours de ces cataclysmes qui se succédaient en réplique l’un de l’autre qu’à Dieu on donna un nouveau nom Yollah. Les temps avaient changé, selon la Promesse Primordiale, un autre monde était né, dans une terre purifiée, consacrée à la vérité, sous le regard de Dieu et d’Abi, il fallait tout renommer, tout réécrire, de sorte que la vie nouvelle ne soit d’aucune manière entachée par l’Histoire passée désormais caduque,effacée comme n’ayant jamais existé. L’Histoire a été réécrite et scellée de la main d’Abi.
Ce court extrait donne une idée de la logomachie qui a été imposée à la population.La langue de bois qui règle désormais les pensées et la vie de chaque habitant est proche de celle qui a cours dans les écoles religieuses ou dans celles du Parti. On voit s’y inscrire en palimpseste la réalité qu’elle est chargée de masquer derrière des mots grandiloquents: la Juste Fraternité est composée de clans qui se disputent férocement les morceaux du pouvoir dont ils se sont emparés et qui leur permet de mener une vie luxueuse et abritée des regards des masses misérables qu’elles s’entendent à contrôler complètement à travers une cascade d’organisations de surveillance, et d’encadrement.
Le portrait de Abi trône ainsi sur tous les murs du pays. »On savait bien qu’il était un homme, et des plus humbles, mais il n’était pas un homme comme les autres:il était le Délégué de Yollah, le père des croyants, le chef suprême du monde, enfin il était immortel par la grâce de Dieu et l’amour de l’humanité; et si personne ne l’avait jamais vu, c’était simplement que sa lumière était aveuglante. Non, véritablement il était trop précieux, l’exposer au regard du commun était impensable. Son palais, au centre de la cité interdite, était protégé par des centaines d’ommes surarmés, sélectionnés à la naissance et qu’on avait surnommés « les fous d’Abi ».
L’appareil de surveillance fonctionne de façon parfaite, sachant qu’un défaut de foi mène directement à la mort. Les formules consacrées d’adoration deviennent les lieux de passage obligés de la prise de contact et de l’échange, des appareils ultra efficaces sondent les coeurs et les consciences, à la recherche de la moindre déviation à peine esquissée dont les conséquences sur le plan social sont immédiates. Des groupes de fanatiques fonctionnent, comme les Gardiens de la Révolution ou les membres de la police des moeurs en Iran, comme des supplétifs de la police officielle, quadrillant les quartiers, dénonçant ceux qui laissent paraître des signes d’indépendance de pensée ou même d’habillement, quand ils n’exigent pas la mise à mort publique, occasion de déchaînements de haine organisée pour le plus grand plaisir et la plus grande distraction des foules « conformes ».
L’existence d’un autre monde que celui de l’Abistan est niée, car l’Abistan est tout, mais l’existence d’une frontière amène certains à douter de l’universalité du pays, d’autant que des échanges semblent exister avec cet autre monde.Des mesures sont évidemment prises pour détruire ce début d’hérésie: mutations, arrestations, disparitions, etc.. De toute façon , comme le dit le Gkabul (= le Coran nouveau) « Il n’est pas donné à l’homme de savoir ce qu’est le Mal et ce qu’est le Bien,il a à savoir que Yollah et Abi oeuvrent à son bonheur » et  » Dieu est grand, il a besoin de fidèles parfaitement soumis, il hait le prétentieux et le calculateur »: la menace est claire.
ce qu’on apercoit de plus en plus au fil du livre, c’est l’extraordinaire pouvoir de contrôle sur les esprits que donne la religion quand elle est utilisée froidement dans ce but.L’amour du dirigeant, encensé incessamment,et présenté comme omniscient et presque divin lui même, répond à la glorification incessante du personnage, doté de toutes les qualités ,même celles qui sont contradictoires. Comment ne pas aimer une personnalité aussi généreuse et intelligente. Le pas vers la soumission est franchi très rapidement, d’autant qu’il est très dangereux de laisser transparaître le moindre doute.Le douteur et toute sa famille le payent du plus haut prix. On voit comment la réécriture d’une « Bible » donne des moyens idéologiques énormes à celui qui s’empare de ce pouvoir de rédaction. Toute la pensée d’un peuple et réorientée dans le sens qui permet la désapprobation d’une pensée personnelle et qui justifie le décervelage à grande échelle. « Les esprits sont strictement réglés sur le canon officiel et régulièrement ajustés ».
Sansal va même encore plus loin dans sa critique ravageuse: il affirme, par la voix de son héros, que le système ne cherche pas à promouvoir la Foi, parce que celui qui croit en quelque chose peut un jour croire en autre chose. Il suffit qu’il ne « mécroît pas, c’est à dire que ce qui lui convient le mieux c’est l’hypocrisie: qu’il ne croit en rien, mais ne se permette pas de douter.Pas de croyance, mais l’obéissance. Comme le dit le livre d’Abi,  » la Révélation n’apporte pas plus la foi, l’amour ou la critique. Seulement l’Acceptation et la Soumission. Yollah est tout puissant, il punit sévèrement l’arrogant. »
Sansal réfléchit évidemment sur le rôle de la langue dans la soumission et même la désintégration des esprits.un de ses personnages travaille dans une « école de la langue sacrée ou il voit les effets impressionnants de la langue sur les locuteurs.travaillant avec un groupe d’élèves deshérités il voit les changements rapides induits par la langue sur l’esprit et le corps de ses élèves En un trimestre, ils se muent en croyants ardents, rompus à la dialectique et déjà juges unanimes de la société. Et la couvée, criarde et vindicative, se proclamait prête à prendre les armes et à partir à l’assaut du monde. Et de fait, physiquement aussi, ils n’étaient plus les mêmes, ils ressemblaient déjà à ce qu’ils seraient après deux ou trois terrifiantes Guerres Saintes, trapus, bossus, couturés. Beaucoup estimaient qu’ils en savaient assez et n’avaient pas besoin de plus de leçons. Au dernier jour de l’année scolaire, le pauvre K. rendit son tablier comme s’il craignait pour sa vie parmi ses élèves. Il ne connaissait pas le secret de la langue,ne le connaîtrait jamais, mais il savait son pouvoir immense.
Passons sur les détails de l’organisation de ce monde de mort que démonte minutieusement Sansal, et que son personnage perce progressivement. On y rencontre,à peine grossies, toutes les tares des régimes islamiques, frottés du totalitarisme des dernières dictatures communistes. L’avenir est sombre, même si celui qu’il nous décrit n’est pas automatique. Pour le moment, il n’est pas sous contrôle.

Pour une fois qu’un intellectuel arabe prend position dans le combat contre la violence et la déculturation qui accompagnent l’islamisme meurtrier,il faut soutenir de toutes nos forces ce combat risqué et courageux.