la déchéance de nationalité, transformée en marqueur de gauche ou de droite

 

Le feuilleton du projet de Hollande de déchoir de la nationalité française les terroristes bénéficiant d’une double nationalité continue. Après avoir fait l’annonce de cette décision, nécessitant apparemment une modification de la constitution, dans le paquet de mesures annoncées pour augmenter la force des moyens de lutte contre le terrorisme après le massacre d’innocents du 13 Novembre, le gouvernement a paru hésiter devant la levée de boucliers suscitée à gauche, pour finalement confirmer sa décision.

Tous les protagonistes de cette polémique sont bien d’accord sur une chose: cette mesure ne concernera que très peu de personnes, et elle n’aura évidemment aucun pouvoir dissuasif sur les terroristes qui de toute façon sont prêts à  se transformer en fumée avec joie. Il s’agit donc d’une mesure dont le caractère symbolique est évident. Il s’agit de montrer que bénéficier des avantages de la citoyenneté française comporte des devoirs autant que  des droits, et que l’on ne peut pas exprimer sa haine  de la France par des crimes horribles: assassinats d’innocents,meurtres sauvages d’enfants, volonté exprimée de détruire cette nation et de la remplacer par une autre, et demander à bénéficier de la protection  du bénéfice que l’on conteste soi même aux autres. L’hypocrisie haineuse qui s’exprime à l’égard de la France ne peut  aucunement s’accompagner d’un avantage lié à une naissance par laquelle on ne s’estime en rien lié à ses concitoyens, proclamés ennemis juste bons à tuer par tous les moyens.

Déjà Taubira  tordait le nez en parlant de cette mesure. Mais  au fur et à mesure que l’opposition à cette mesure montait dans le PS, elle pensait que sa position se renforçait, et elle s’est crue autorisée à annoncer que le gouvernement y avait  renoncé.

Mais Hollande a fait son choix, entre l’apaisement  concédé à son aile gauche, qui crie à la trahison des « fondamentaux » du PS,quand les militants ne déchirent pas leur carte avec éclat, et la crainte d’apparaître aux yeux des Français  comme un indécis et une girouette, ce qui dissoudrait immédiatement tout le bénéfice qu’il avait tiré de la séquence post attentats, ou il avait gagné 20% de jugements favorables. La campagne pour les présidentielles étant lancée, officieusement en tout cas, le choix a été vite fait. Il sait que l’électorat qu’il doit gagner se situe au centre, c’est à dire sur sa droite, et il ne le remplacera pas par des électeurs gauchistes.

Mais les gauchistes ne lâchent pas prise et même un certain nombre d’entre eux prennent date car ils ont en tête de recréer un autre parti à la gauche du PS. Ils  abondent donc dans le sens d’une « trahison « du PS, cherchant à démontrer par une logique boiteuse que le PS a abandonné les idéaux de la gauche. C’est pourquoi ils se livrent à des manipulations idéologiques pour prouver que la privation de nationalité d’un binational est une action de droite, et une honte pour un homme de gauche. Pour eux, puisque le FN est favorable à une telle mesure, il faut être contre. Puisque le FN au nom de son nationalisme, est opposé à la binationalité,  et considère avec soupçon tout binational, sanctionner un terroriste ennemi déclaré de la France est une mesure contre la binationalité, qui fait de ces individus des « déchets » dont la France ne veut plus.

Or les dirigeants Français ont bien pris garde d’éviter de créer des apatrides en limitant la déchéance aux binationaux, ce qui oblige à réduire drastiquement le nombre  de cibles potentielles  de cette mesure.
Cette mesure est donc destinée avant tout a signifier l’unité du pays face aux criminels fanatiques ( dont on vient de découvrir qu’ils autorisent les prélèvements d’organes sur leurs prisonniers,manière d’alimenter un autre marché commercial que celui des antiquité volées ou des ventes de femmes comme esclaves.).

Cette décision indique la ferme détermination à ne pas laisser les  assassins de masse bénéficier des protections juridiques qu’ils méprisent et combattent et à dissocier les tueurs du peuple français qui les vomit.

Cette loi, déjà appliquée dans certains cas,n’est nullement l’atteinte aux droits de l’homme que dénoncent avec des cris d’orfraie tous les gauchistes indifférents aux crimes commis par les terroristes, comme d’une façon générale ils préfèrent s’attarder sur les droits abstraits des gens plutôt que tenir compte de la souffrance des victimes.L’excuse n’est pas loin, sous prétexte que les terroristes sont des soi-disant victimes d’une exclusion de la part d’une société blanche et raciste comme ils essayent de  dépeindre notre  pays. . La culture de l’excuse et du soutien donné aux adversaires de la société perdure dans le camp de ceux qui rêvent d’un bouleversement général et pour qui tous les rebelles aux règles de la société ont au fond une juste cause.Leur manière d’atténuer la gravité des crimes commis déborde dans le laxisme judiciaire (« c’est la prison qui développe le crime ») et dans le refus réflexe des mesures répressives( comme le refus des peines dirigées contre les mineurs.)

Christiane Taubira se retrouve ainsi en porte à faux complet et témoin de l’ambivalence du pouvoir qui d’une main durcit les mesures judiciaires  contre les terroristes et de l’autre laisse la ministre de la Justice tenir un discours ultra laxiste et exprimer son hostilité personnelle totale à toutes les mesures répressives décidées par le gouvernement. Ceci  est tout à fait compatible avec le double jeu du gouvernement qui essaye de ne pas rompre avec son aile gauchiste,caution de son positionnement « à gauche » et  en même temps d’apparaître ferme et clair dans sa politique anti-terroriste, celle que souhaite la majorité de la population.

Que Hollande apparaisse capable de tenit tête aux torrents d’attaques qui le visent pour cette décision est surprenant: il ne nous a pas habitué à une telle fermeté, y compris face à une aile gauche qui semble même ne pas être la plus extrême. Mais l’enjeu des présidentielles l’emporte désormais sur tous les autres et donc une stratégie de communication qui cherchera à lui donner une stature « nationale » ou il devra apparaître comme au dessus des cris et hurlements de son propre parti. C’est donc parti  pour une posture de chef au dessus des partis, à l’opposé de celle de chef de la gauche revendiquée jusque là par Hollande.

A suivre.

 

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