Le Brexit fait voler en éclats l’Europe et laisse pantois Européens et Anglais

Les Anglais ont laissé parler leur dédain pour l’Europe qu’ils ont toujours considéré comme un assemblage de peuples qui les freinaient dans leurs affaires.Leur sentiment de supériorité datant de l’époque ou ils étaient les maîtres du monde a fait résurgence . Depuis longtemps la divergence portait sur la conception de l’Europe, les Anglais n’y souhaitant pas autre chose qu’un vaste espace de libre échange et favorisant donc son extension maximale, au détriment de sa cohérence politique. Le nationalisme assez méprisant qui les caractérise s’est donné libre cours pendant la campagne, soutenu par les thèmes ultra défendus par l’extrême droite. En même temps, une part importante d’entre eux restait attachée aux valeurs modernistes de l’Europe, malgré les défauts criants de son organisation. Mais la faiblesse politique de Cameron qui n’a pas su éviter le piège qu’il s’est tendu à lui même en promet
ant un référendum a ouvert la voie aux populistes et aux nationalistes.
La situation actuelle de confusion ou Hollande tente de saisir la balle au bond, mais part dans la mauvaise direction en tentant de lancer une union des pays méditerranéens, union de tous les canards boiteux de l’Europe,et de tous les pays sous développés qui croulent sous les dettes et ou les gauchistes portés par leurs promesses démagogiques prennent modèle sur la Grèce, refusent l’austérité, et s’appuient sur tous les mécontentements pour occuper le pouvoir en attendant le moment ou mis en face de leur incompétence et des caisses vides, il refileront la patate chaude à la droite.

La Grande Bretagne en moins, cela ampute le budget de l’Europe de 15%. Mais est ce décisif?

On a bien vu quelle erreur cela constituait de chercher l’élargissement  perpétuel de l’Europe,et que tous ceux qui ont demandé leur adhésion n’étaient pas forcément prêts à jouer le jeu, et voyaient d’abord les subventions qu’ils allaient encaisser.

En tout cas,un malaise est nettement perceptible du côté anglais: une pétition de plus de trois millions de signataires réclame que le référendum soit revoté, considérant que les mensonges de toutes sortes ont détourné de nombreux votes.Le mouvement d’extrême droite UKIP avait promis de réattribuer aux dépenses de  santé l’argent consacré aux migrants vient d’avouer que il n’en ferait rien. Les Ecossais qui avaient renoncé à leur voeu d’indépendance pour rester dans  l’ Europe ont l’impression d’avoir été les dindons d’une sinistre farce, puisque rester dans l’union entraînera leur retrait de l’Europe. Les figures des Londoniens, majoritairement partisans du « in » se sont allongées et ils expriment clairement leur mécontentement, quand ce n’ est pas la colère. La menace d’éclatement du royaume Uni qui pèse sur les liens avec l’Ecosse et l’Irlande fait courir à l’UK le plus grave danger qui l’a jamais menacé depuis des siècles, et ce sont les Anglais qui sont la cause de cette prise de risques. En fait personne ne sait ce qui va se passer, et c’est bien ce qui donne son caractère irresponsable à cette décision. L’Angleterre est partagée  entre les nationalistes, plus ou moins nostalgiques de l’époque de la grandeur britannique et les modernistes qui sont attachés au particularisme anglais, mais n’en font pas l’alpha et l’oméga de leur vie quotidienne ni de leurs institutions.

La rencontre au sommet des principaux chefs d’état Européens risque d’être un flop supplémentaire, étant donné l’absence de consensus profond sur ce que doit être l’Europe, la position de Hollande étant la pire, basée sur l’idéologie ancienne de l’Europe fédérale, c’est à dire le déni des identités nationales, notion incompréhensible pour un socialiste. La vision socialiste de l’Europe étant celle poussée par la bureaucratie Bruxelloise, ou les particularismes nationaux doivent être pourchassés pour aboutir à l’uniformité grise d’un fonctionnariat affamé de normes à prescrire.

La seule solution pour l’Europe est de se restreindre à un noyau actif, de ne pas se laisser dévorer par un libéralisme qui laisse des pays extérieurs bénéficier de privilèges économiques, et de déterminer une politique migratoire qui cesse de privilégier les bons sentiments sur la sauvegarde des cultures locales. Sur chacun de ces points, le gouvernement français se trouvera à contrepied de ce qui devrait être fait, et ou bien fera perdre du temps, ou bien partira à contresens de ceux qui essaieront de sauver l’Europe.

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