Il y a encore de la place en prison pour les factieux qui sèment la peur et la destruction dans les rues de France.

Macron a franchi le pas cette fois ci et sort enfin des demi mesures ambigues que ses adversaires ont depuis longtemps décrypté. En mettant l’armée en face des émeutiers, il montre la détermination qui manquait cruellement dans les épisodes précédents. Finis les calins et les yeux fermés sur les transgressions ouvertes des lois de la République, les déclarations martiales jamais suivies des actes correspondants, les interdictions de manifester jamais suivies d’effet, les interpellations exceptionnellement suivies de peine de prison, alors que l’arsenal découvert dans les sacs des casseurs montre leurs intentions criminelles.

Au lieu de céder à la pression « humanitaire » de l’Europe et des partis complices des émeutiers qui rêvent qu’on ne leur oppose que des policiers désarmés et à leur merci, les consignes sont d’utiliser les LBD autant que nécessaire et d' »aller au contact ». Miraculeusement, les cortèges qui ont suivi les déclarations de fermeté proférées par l’Exécutif se sont déroulés dans un calme quasi total, il ny a pratiquement pas eu de dégradations comme dans le samedi de folie qui a précédé.

Les émeutiers ont compris que les Français n’accepteraient pas qu’on attaque leurs soldats défendant les bâtiments publics, que ceux qui le feraient seraient considérés comme cherchant la guerre civile et que ils leur retireraient tout soutien.Alors que les casseurs menacaient tout le temps de gravir d’autres marches de l’escalade, c’est le pouvoir qui a (enfin!) décidé de passer à l’escalade de son côté, et les GJ sont restés muets, ne sachant plus que faire ni que dire.

Leur discours de victimisation forcenée n’a abouti que à la caricature de défilé de blessés badigeonnés de mercurochrome, alors que ils attaquaient quotidiennement les forces de police, dans des scènes à la limite du lynchage. Les agitateurs professionnels qui narguaient et insultaientrégulièrement les autorités n’ont convaincu que ceux qui désiraient l’être. Pendant ce temps, les partis extrémistes pensaient retirer les dividendes de cette furie contre l’Etat, et mettent continuellement de l’huile sur le feu en faisant comme si les gilets jaunes étaient vierges de toute culpabilité devant ces violences, auxquelles ils assistent avec ce que dénoncent de plus en plus de témoins, c’est à dire une passivité teintée d’une satisfaction à peine cachée.

Mais la déconsidération fait son chemin et les choses ne vont pas bien se terminer pour les GJ, même si les critiques du régime pour son laxisme ont gagné même le noyau des favorables au début. exaspérés par les tergiversations des autorités.

L’ Armée ne tirera pas sur les manifestants sauf si elle est mise en danger mortel, mais si ceux ci attaquent des soldats dont la consigne est de ne pas utiliser leurs armes mortelles, les agresseurs seront chargés d’une indignité qui ouvrira les portes d’une répression sans pitié.

Le détournement progressif de revendications sociales vers une révolte anarchisante, conduite par des leaders habiles , a fait que l’Etat, trompé par le brouillard des plaintes sociales, a mis du temps à comprendre que une mutation s’était produite dans le mouvement qui lui faisait face, et que l’enjeu était sa propre existence, subtilement mixé avec quelques réclamations sociales cachant le but politique que visaient les leaders factieux.Macron a déjoué avec le grand débat qui répond sur le plan social cet entremêlement qui a désorienté pendant un temps le gouvernement.

Les Français ne veulent plus de la violence qui les a submergé pendant un temps.

Les GJ qui ont pensé un moment qu’il fallait « casser pour être entendus » devraient comprendre que c’est le contraire qui est vrai maintenant: casser er attaquer l’Etat est le meilleur moyen de ne pas être entendu. Les groupuscules qui rêvent du grand soir doivent être écrasés et ramenés à leur vraie dimension: des infimes minorités, qu’on ne peut pas empêcher d’exister, mais qu’on ne doit pas laisser parler à la place des autres.

Quant à la » convergence des luttes », à voir les querelles qui minent les relations des forces de gauche, elle n’est pas pour demain.

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