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Comment on développe la sauvagerie chez un peuple qui est prêt à cela

septembre 3, 2017

Il y a quelques années, l’horreur nous saisissait en lisant le sort de soldats israéliens qui avaient été dépecés par des palestiniens, qui montraient fièrement leurs bras dégoulinants du sang de leurs victimes.,brandissant les organes ou les morceaux des soldats morts Difficile de dire qu’est-ce qui était le pire: la profanation par les palestiniens du corps de leurs ennemis, qui témoignait d’une haine folle, déniant le droit à une sépulture humaine à leurs ennemis, attaquant les morts comme si la mort n’était pas une vengeance suffisante, ou bien la fierté démente qu’ils tiraient de ces actes de barbarie.

c’était peut être ne pas voir comment ces actes n’étaient que le couronnement d’une éducation de la haine, poursuivie avec méthode depuis l’enfance, en s’appuyant sur les stéréotypes antisémites martelés par les professeurs, les voisins, les amis, en fait , une culture antisémite infusée dans la culture arabe depuis des siècles. dès la petite école, une éducation de la haine comme il y en a eu une dans l’éducation catholique  avec la qualification de « peuple déicide » à laquelle l’église n’a renoncé que tout récemment, après avoir profité durant des siècles de la possibilité de rançonner les communautés juives. La concurrence aigüe qui liait ces deux religions, et la volonté de contester leur filiation commune pour affirmer l’originalité totale du catholicisme a sous tendu la haine et le mépris développés par celui ci, joint au mépris de l’argent, et à la valorisation des valeurs guerrières de l’ordre féodal. Les pogromes perpétrés pendant les Croisades,au coeur de l’exaltation religieuse, entre autres lors de la prise de Jerusalem ont montré comment cette exaltation était propice à l’action meurtrière et à la libération des pulsions barbares. L’autorisation et même la bénédiction données par les autorités (religieuses,)  qui souvent étaient au premier rang des massacreurs montre comment l’exemple donné par les autorités est une cause fondamentale du déchaînement quand  celui ci se produit.

Mais ce qui est valable pour les autorités religieuses, parfois seul rempart contre la violence à peine réfrénée des masses incultes, est aussi  valable pour les autorités politiques qui font jouer la cascade des relais administratifs qui permettent le façonnage de l’opinion.

Un exemple tragique peut être fourni par le génocide des Tutsis par les Hutus  au Rwanda. Des années entières passées à remâcher la rancoeur des Hutus, d’abord dominés politiquement, puis après le renversement du pouvoir, faisant venir au pouvoir un mouvement extrémiste,  développant des thèses génocidaires. Les Hutus, plus petits et moins beaux physiquement que les Tutsis, cantonés à une agriculture misérable lorsque les Tutsis pratiquaient l’élevage des vaches, plus rémunérateur, et que sur le plan matrimonial, l’élégance de leur morphologie leur donnait un avantage incontestable sur le plan amoureux, tout cela a infusé et mature malgré la cohabitation anciennes  des deux ethnies et les nombreux mariages inter -ethniques;Les mêmes qui jouaient dans la même équipe de football se sont livrés à une extermination sans exception pour leur copain de classe, de sport,quant ce n’était pas pour le membre de leur famille.Les églises ou les Tutsis se réfugiaient ne leur ont procuré aucune protection et  n’ont fait que permettre aux Hutus de les massacrer par milliers d’un seul coup, sans avoir à les traquer individuellement.

Le prétexte à la campagne de massacre, la destruction en vol de l’avion du président Hutu n’a pratiquement pas joué. Il a simplement donné le signal de départ de la campagne de meurtre qui avait été soigneusement et habilement préparée par le parti au pouvoir Hutu.Les signes précurseurs étaient seulement des « plaisanteries » des Hutus sur le fait qu’on allait se débarrasser des Tutsis, plaisanteries que les Tutsis supportaient sans vraiment y attacher d’importance.

L’habileté des propagandistes de la mort a été de ne pas exiger de « normes » de meurtre pour les Hutus, de seulement exiger qu’ils participent à leur gré, aux massacres. Le reste s’est déroulé tout seul. Certains ont voulu parader avec leur chiffres de meurtres, d’autres en ont fait le moins possible,  mais tout le monde devait avoir tué compte tenu de la pression du groupe devant qui il ne fallait pas « se dégonfler ». A part la vengeance du groupe (il n’y avait pas, dans la plupart des groupe de liens personnels avec les victimes.

Par contre, le pillage était autorisé et c’était une des motivations principales:les meurtriers étaient fiers de leur butin (parfois des simples tôles pour renforcer leurs maisons et étaient soumis à la pression des femmes si ils n’en ramenaient pas assez . Ils encaissaient alors leurs reproches.
L’impression générale était celle d’une formidable curée, ou il était permis de tuer pour s’emparer des biens d’autrui, et ou il fallait supprimer tous ceux qui seraient susceptibles de se plaindre ou de se venger. Le plus frappant  dans cette orgie de meurtres, c’était l’absence totale de sentiment de culpabilité quand ils tuaient: les femmes (souvent après les avoir violées), les enfants, les  professeurs, sans manifester la moindre émotion. Le fait que les meurtres aient été effectués pour la plupart avec des machettes ajoute à l’horreur, les assassins tuant à bout portant et  souvent mutilant affreusement  leurs victimes avant de les achever, parfois lentement pour les punir de ne pas avoir livré leurs « trésors » comme dans le cas du « gang des barbares » enFrance , persuadés débilement que leur victime étant juive, elle devait avoir de l’argent caché
On voit ainsi l’enchaînement: constitution d’un ressentiment à l’égard d’un groupe ethnique, organisation d’une campagne de  propagande systématique de déshumanisation de cette ethnie,( qualifiée dans les émissions de propagande de « la radio des mille collines « de « cancrelats »,  encadrement de la population  par des milices armées soutenue par le gouvernement, promesse d’enrichissement par le vol généralisé de toutes les propriétés de ce groupe ethnique.

Là encore, l’impression dominante était qu’un vernis de civilisation avait fondu en quelques jours pour laisser la place à un comportement de bêtes sauvages, qui tuaient avec le plaisir d’avoir à leur merci une population entière, sans l’ombre d’un doute ou d’un questionnement. Des paysans misérables et incultes, mais parfois aussi des petits commerçants et même des membres de l’administration qui avaient ruminé leur haine et leur envie envers ceux qui avaient à peine plus qu’eux, se lâchaient et communiaient avant de se lancer dans des chasses à l’homme dans la forêt ou dans les marais, dans des orgies de viande pour utiliser les bêtes qui n’avaient plus personne pour les garder.

Certains penseront peut être qu’il s’agit de peuplades arriérées, vivant dans la jungle, et dont la civilisation était toute récente. Mais que penser alors du génocide des Arméniens par les Turcs ou ce sont les mêmes éléments qui ont été mis en jeu:stigmatisation d’une communauté par les représentants de l’Etat, accusation de trahison et de pacte avec l’ennemi, haine des chrétiens, volonté de réaliser une nation unifiée par l’élimination des personnes représentant une culture différente, et une fois le processus lancé, une entreprise de pillage généralisé de la communauté mise au ban de la société, avec la complicité de la police et des forces armées pour finir par des viols quasi systématiques et la  marche forcée dans le désert avec l’obligation d’abandonner tous ses biens, jusqu’à à l’épuisement total et la mort. Là encore , les vols ont été une puissante motivation  à la spoliation et au massacre sans scrupules des voisins.Tout cela conduit avec un cynisme total par les autorités politiques et les dénégations les plus éhontées face aux accusations de génocide. L’horreur, c’est que un siècle plus tard, la direction politique du pays continue de nier cette réalité énorme, ajoutant le mensonge  à l’affirmation de leur tranquille bonne conscience face aux descendants des victimes et criminalisant ceux qui veulent clamer la vérité.

Le dictateur Erdogan, lancé dans des purges effrayantes et ayant choisi les Kurdes comme boucs émissaires ,continue dans l’ignoble en profitant  du vent favorable au regain de l’islamisme et développe peu à peu la haine de l’Occident dans son pays Il démontre, cent ans après, que les mêmes méthodes de gouvernement fonctionnent dans un pays incapable de se regarder en face.

Ainsi, on voit que les mêmes facteurs produisent les mêmes ravages civilisationnels: quand les autorités politiques ou religieuses prennent le parti de développer la haine contre une communauté, si il n’y a pas d’autorité contraire,  les masses se sentent validées dans leurs espoirs de progression sociale ou d’enrichissement par le pillage et si l’appareil d’état , aidé le cas échéant par des troupes militantes ou des milices, constitue le détonateur d’un processus qui peut aller jusqu’au massacre de la communauté visée.
L’exemple du nazisme a été le plus flagrant, l’Etat donnant l’exemple progressivement croissant des exactions concrètes et des discriminations juridiques, les violences  étant conduites par l’appareil d’état marchant la main dans la main avec les milices privées.

Là, c’est l’Etat qui a développé une idéologie isolant les quelques consciences qui résistaient et proclamant la validité de la sauvagerie pour elle-même, dans une inversion complète des valeurs dont il donnait l’exemple.

Les dictateurs existent toujours, prêts à déchaîner les forces de la sauvagerie si cela peut les aider à s’emparer du pouvoir ou à s’y maintenir.De Kim Il  Jong à Erdogan, le contrôle des médias peut donner les moyens de façonner l’opinion publique à un dictateur cumulant ce moyen de contrôle avec la possession de l’appareil répressif d’Etat (police, justice, armée), c’est à dire les « services de force ». Que les démocraties sont fragiles!

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La disparition de Joseph Mengele, un livre de Olivier Guez, chez Grasset

août 28, 2017

Le roman de la traque de Joseph Mengele, »médecin d’Auschwitz »,  est un livre basé sur les faits réels sur lesquels l’auteur a enquêté et qu’il a complété par la reconstruction du caractère et des pensées de ce criminel de masse, emblème de la férocité autant que de la bassesse des nazis.

Le suspense est magistralement soutenu jusqu’à la fin, et réalise comment une vengeance s’est réalisée  dans la transformation en enfer minable de la fin de la  vie de ce criminel, contraint de se cacher et de s’enfuir perpétuellement, gouverné par une seule terreur: celle d’être reconnu par un survivant d’Auschwitz et d »être abattu par un commando de « vengeurs » ou capturé par le Mossad, comme son alter ego  Eichmann, etemmené en Israel pour y finir pendu.

La trouille, il n’y a pas d’autre mot , a envahi toute l’existence et les pensées de cet ancien bourreau qui a régné sur la vie et la mort de centaines de milliers de juifs passés par le camp de la mort. L’une des surprises  produites par ce roman, c’est de découvrir l’absence totale de remord, et au contraire la variété des discours de justification qu’il peut produire.  Comme le dit l’auteur, il y’a eu une rencontre entre l’ambition énorme , une absence de scrupules totale,  et une idéologie venimeuse qui lui a fourni un alibi total  pour son projet de notoriété dans le domaine scientifique pour laquelle il n’avait pas l’ombre d’une qualification. Les expériences démentes auxquelles il s’est livré à travers des crimes atroces montrent le niveau de nullité scientifique et de bêtise criminelle auquel il se trouvait. IL voulait être un savant reconnu et n’est arrivé qu’à être un monstre stupide, encouragé certes par les autres idiots qui l’entouraient et étaient promus aux plus hauts postes scientifiques et universitaires par le triomphe d’une idéologie qui faisait la synthèse de toutes les idées fausses et malsaines de l’époque (eugénisme,  sociologie darwinienne,  etc. )Les maîtres du régime étaient eux mêmes à la recherche d’une validation scientifique de leurs propres divagations, et prêts à flatter n’ importe quel gourou qui défendrait leurs fumeuses et criminelles idées.

Ce qui est intéressant dans ce livre , c’est la façon dont Mengele s’autopersuade de l’importance de sa  « mission » ( =prouver les théories insanes racistes du nazisme) et dont il peut parer les actes les plus ignobles de qualificatifs nobles en rapport avec une tâche scientifique.. Le point de départ paraît clairement le désir narcissique du personnage qui a adopté sans réserve  une théorie qui le qualifie de « soldat » alors qu’il n’est  que du niveau d’un laborantin qui développe des élucubrations et qu’en fait de soldat, c’est un lâche trouillard qui transpire  sang et eau à la pensée d’une vengeance de ses victimes.

La minimisation de ses crimes quand il est sommé de répondre aux questions de son fils qui voudrait l’entendre exprimer des regrets, n’est qu’un camouflage. La théorie nazie a bien rempli son rôle de déshumanisation complète des Juifs pour lesAllemands, aux yeux de qui il ne sont que des insectes à écraser .La correspondance est parfaite entre l’homme pour qui  seul son intérêt compte et donc pour qui l’autre n’existe pas et une théorie qui défend les droits du plus fort et stigmatise la pitié comme une faiblesse indigne.

C’est de l’écart entre ce désir d’être admiré et les capacités réduites du personnage que naît le projet démentiel qui efface toute notion d’humanité, ne laissant que l’orgueil sans bornes qui nécessite de fermer sa conscience à toute pensée qui le contredit ou le réduit.
On arrive là aux frontières de la paranoïa, avec ses caractéristiques: surévaluation  de soi, susceptibilité, agressivité, fausseté du raisonnement.

Un autre intérêt du livre est sa description de la colonie nazie dans plusieurs pays d’Amérique Latine , en particulier l’Argentine ou il décrit impitoyablement le rôle de Peron et sa sympathie active pour les nazis, son rêve jusqu’à la défaite de 1945 d’une alliance avec l’Allemagne nazie contre les Etats Unis. Les réseaux nazis, riches et puissants en influence, organisent la défense des nazis ayant fui l’Europe, et tissent un réseau efficace de complicités qui freinent ou sabotent les recherches lancées contre les « pointures » nazies. Ensuite ce sera la lutte contre les guérillas et les partis de gauche, menées par les dictatures militaires, qui recrutera ses auxiliaires dans ces réseaux nazis. Puis, petit à petit, les nazis vieilliront,  constateront que le monde et l’Allemagne change, et leur espoir d’un « 4ème Reich  » s’effacera, ils mourront les uns après les autres, les dictatures disparaîtront et la solidarité nazie s’estompera.

Restera la description de la fuite de Mengele, toujours plus isolé, mais en partie par sa faute à cause du mépris qu’il témoigne à presque tous, qui ne sont pourtant pas pires que lui. IL finit auto enfermé dans une ferme perdue dans la forêt, puis, chassé par ses hôtes qui ne l’ont accepté que à cause de l’argent donné par sa famille et ne le supportent plus, vieillard cacochyme, au corps déglingué par la panique, à la limite de la démence, sans avoir pu établir de lien avec son fils qui ne l’a presque jamais vu. Un cancrelat, qui n’a jamais pu prendre le moindre recul par rapport à ses rêves de toute puissance que le régime nazi  a flatté à une certaine époque avant que sa médiocrité n’occupe le devant de la scène.

GB

 

« Vaincre le totalitarisme islamique », un livre de François Fillon

novembre 30, 2016

Dernier livre de François Fillon, sorti au mois d’octobre 2016, c’est à dire  juste avant le début de la campagne électorale des  primaires, et donc témoin de l’importance à ses yeux du problème et aussi avant la percée fulgurante de celui-ci, le choix de ce mot indique la conception de Fillon devant le phénomène du terrorisme islamique, c’est à dire  sa qualification comme un mouvement idéologique  Ni comme un phénomène de déséquilibre individuel, ni comme un phénomène uniquement local, mais comme un phénomène idéologique, lié à l’histoire de l’Islam, et porteur d’un danger aussi grand que l’hitlérisme l’a été à l’époque de la deuxième guerre mondiale.

« La France que nous aimons est aujourd’hui menacée.Pas seulement dan son intégrité. Elle est menacée dans son mode de vie,dans sa liberté d’expression, dans ce qui constitue le coeur de sa civilisation, et bien sûr les ressorts de son histoire.

« Et c’est précisément en mémoire des victimes,déjà trop nombreuses, tombées au champ d’horreur de ce totalitarisme primitif et en soutien à celles et ceux qui ont survécu et à leurs proches que nous ne pouvons nous ranger à l’idée que le fatalisme  est la seule et unique réponse au fanatisme..

Combien de morts, combien d’assassinats ignobles faudra t il encore que nous subissions avant de comprendre que il ne s’agit plus de terrorisme, mais que nous sommes en guerre et que la guerre ne se fait pas à moitié,qu’elle n’est pas un jeu de rôle ni une scène pour cabotiner?Nous sommes en guerre contre un adversaire qui ne connaît ni faiblesse ni trêve. Il ne nous oubliera pas, tout simplement parce qu’il s’est engagé- ce qui peut nous sembler délirant mais qui est- dans un conflit total au son des trompettes de l’Apocalypse, persuadé qu’il est de vivre la bataille de la fin des temps.. SI certains ne savent pas ce qu’est l’identité française, nos assassins, eux, le savent:la liberté d’opinion,l’égalité des sexes, la fraternité entre tous,le droit de croire ou de ne pas croire,le droit de rire,de s’aimer, de voter.. »…

….Encore après l’attentat de Nice n’a t on pas évoqué un individu fraîchement radicalisé comme si l’on était avide de conclure qu’il s’agissait non pas d’un islamiste, mais d’un malade mental sous prétexte qu’il n’avait pas l’érudition nécessaire? En procédant ainsi, on a délibérément minimisé la menace, on a désarmé psychologiquement,idéologiquement, intellectuellement les Français afin de leur faire oublier que ces agressions islamistes étaient voulues, pensées, organisées…Non, il ne s’agissait pas d’actes isolés. Oui, il y avait une volonté, une idéologie, des objectifs et la création d’une nouvelle Internationale du totalitarisme »

pendant ce temps les clercs continuaient à clamer que « l’important était de  ne pas créer d’amalgame » pendant que ce développait le plus pervers amalgame celui qui faisait de toute critique de l’islam un acte « d’islamophobie »

Le totalitarisme islamique, voilà l’ennemi.

« Depuis l’irruption sur la scène internationale,j’ai souvent évoqué la seconde guerre mondiale.Cette référence peut paraître à certains excessive,et cependant, nous nous trouvons devant un adversaire qui mène contre nous une lutte totale et qui n’a pas en tête nôtre asservissement, mais notre anéantissement. »

« Qu’on en juge: sur les six premiers mois de 2016 cinq cent cinquante attentats ont été recensés soit plus de 4000 mort soit 3 attentats par jour. que faut il de plus pour considérer que nous devons lutter contre une menace globale et non régionale et encore moins locale? Alors oui, nous sommes bien en présence d’un conflit mondial par le nombre des pays concernés et l’ampleur des coups portés.Oui, on tue en France, et à 5 heures d’avion de Paris, on viole, on torture, on vend des femmes sur les marchés, on détruit des églises, on dynamite des mausolées séculaires. Oui cette guerre a déjà fait des milliers de morts et contraint des millions de personnes à prendre le chemin de l’exode parce que elles étaient jugées étrangères dans leur propre pays.Oui , cette guerre est un conflit asymétrique  parce que l’adversaire vise moins nos forces armées que notre population civile. Il est difficile de nier que nous sommes tous confrontés à une tendance lourde de l’Histoire?qui est celle de la montée d’un islamisme rigoriste, peu importe qu’on l’appelle islamisme,salafisme ou fondamentalisme, qui est à l’oeuvre partout dans le monde , à commencer par le monde musulman; il s’agit d’un totalitarisme né de la conjonction de l’interprétation littérale du Coran, de la soumission du politique au religieux et de la promotion d’un islam conquérant.. Le djihadisme contemporain est le produit idéologique, cultuel et culturel de cette tendance lourde et non un sous produit, comme on veut parfois l’accréditer, de cette  « crise métaphysique de l’Occident » ou « la faillite de l’individualisme contemporain , et autres calembredaines. »

« Mon intime conviction est que l’on peut et que l(on doit parler de totalitarisme islamique. Tout d’abord parce que islamisme et totalitarisme propagent le culte d’une violence meurtrière qui exalte la mort et la destruction. »Viva la muerte  » criaient les franquistes. Ensuite par ce que l’une et l’autre ont développé une révolution conservatrice, c’est à dire une haine de la modernité servie par l’instrumentalisation des techniques de propagande les plus modernes( comme les Nazis,NDLR). Aussi parce que les uns et les autres cultivent l’antisémitisme. Ajoutons encore qu’ils partagent le même culte du chef

, même si la société qu’ils instaurent n’est pas assise sur une organisation pyramidale, mais construite sur une organisation horizontale ou règne le contrôle de tous sur tous ce qui est le propre des régimes totalitaires. »

Reconquérir les territoires perdus de la République.

 » C’est la règle des règles et générale loi des lois, que chacun observe celle du lieu ou il est » ( citation de Montaigne par François Fillon.)

Se référant au livre dirigé par Georges Bensoussan sur les territoires perdus de la République, F.Fillon évoque les exemples fournis dans ce livre des insultes, des menaces physiques, des discriminations quotidiennes, bref l’enfer vécu par des élèves agressées parce que juives. C’est ce que Pierre André Taguieff avait désigné sous le terme de  » nouvelle judéophobie: l’émergence a côté du  vieil antisémitisme d’extrême droite d’une haine anti juive enracinée et virulente née  des monstrueuses épousailles entre l’islamisme et l’antisionisme d’extrême gauche.

« Après 2004, il devient plus clair que cette violence scolaire perpétrée par des caïds ivres de leur toute puissance, cette propagande islamiste qui n’intervient plus seulement en histoire, mais aussi en biologie et ce développement des théories du complot ne sont en rien des phénomènes épisodiques. Pire, cette bouillie idéologique est ingurgitée avec gourmandise par des élèves qui donnent parfois l’impression d’attendre cette becquée si peu ragoutante. Des fiches de présentation des élèves, communiquées par une enseignante révèlent un antisémitisme totalement décomplexé, cyniquement bien dans sa peau, dans une atmosphère bienveillante. Il est devenu normal de dire sa détestation des juifs et d’accueillir les réactions des profs comme le signe d’allégeance ou d’appartenance au groupe haï. »…

« Beaucoup de Français se sont émus à juste titre de réactions dans les classes après les crimes de 2012 commis par Mohamed Merah ou après les attentats de janvier2015 Ces minutes de silence  non respectées, ces railleries, ces hommages bafoués, cette éruption de haine comme si l’école était un réseau social au même titre que Twitter, cette même toile empoisonnée dans laquelle le totalitarisme islamique veut nous engluer. Combien de ces jeunes nourrissent les messages insensés racistes, sexistes, antisémites, homophobes qui pullulent sur les réseaux dits sociaux? Il faut entendre ces appels à la barbarie de ces Français musulmans ou convertis à l’Islam pour mesurer l’ampleur du  défi qui est face à nous »

. Ce totalitarisme exerce une pression sur toutes les sociétés où il peut s’implanter et se développer pour imposer les principes et le mode de vie que sous tend son fondamentalisme: revendications communautaires, affirmation du rôle central de la religion et développement du voile un peu partout.

La laïcité, rien que la laïcité, mais toute la laïcité.

« Arrêtons de faire semblant. Non, il n’y a pas de problème religieux en France.Oui il y a un problème lié à l’islam. Dire les choses ,c’est reconnaître qu’il y a un communautarisme islamique qui n’a pas sa place sur la terre de France, qui est incompatible avec notre histoire, nos valeurs, ce que nous sommes au plus profond de nous mêmes. Le temps des hypocrisies, le temps des fausses pensées pseudo- intellectuelles, le temps de  la relativité des cultures, le temps de ceux qui se sont toujours  trompé  dans l’histoire, mais qui continuent de donner des leçons, ce temps là est révolu. Pour éviter que l’ Etat Islamique arrive à recruter des Français en perte de repères dans ses filets, nous devons nous montrer intransigeants avec les discours de haine dénigrant les valeurs de la République dans les mosquées ou sur les réseaux sociaux et nous ne devons pas nous résigner à l’existence de zones de non droit ou plus exactement ou s’applique un autre droit sur notre territoire ».

Des députés arabes israeliens apportent leur soutien a des parents de terroristes abattus

février 9, 2016

les Israéliens ont été les spectateurs stupéfaits de cette scène surréaliste: des députés d’un des partis arabes israéliens ont été s’entretenir avec des parents de terroristes abattus après avoir eux mêmes tué des israéliens.Ils leur ont apporté un « soutien moral » dans leur deuil et ont écouté les discours qui vantaient le « courage » de ces héros, comme les appellent les nationalistes et les islamistes qui n’hésitent pas  à multiplier les exemples de cette « novlangue » dans laquelle les assassins d’enfants, de femmes et de badauds sont qualifiés  de « glorieux » et d’exemples pour toute la population.

Le détournement de la langue, et l’emploi de la répétition comme méthode de conditionnement et d’imposition du mensonge est une vieille méthode de conquête des esprits, utilisée à profusion autant par les nazis que par les communistes. Il s’agit d’obtenir, par la répétition une association automatique entre des termes (sioniste et assassins par exemple) qui fait que même si ils s’en défendent, des gens ordinaires,doivent lutter contre une idée subconsciente qui tend à s’imposer à eux et à greffer sur leur pensée les catégories de pensée des propagandistes. Comme le disait Goebbels: »Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ». La victoire sur le plan du langage est stratégique: celui qui contrôle les mots contrôle la pensée.

Toujours est il que la situation est impossible pour Israël qui doit vivre avec en son sein une  partie de sa population qui le déteste, qui soutient en partie les attentats meurtriers qui se multiplient, et qui rêve de détruire ce pays pour en fabriquer un autre à la place . Elle montre comment est difficile la situation d’états partagés par des oppositions de culture et des haines irréductibles, ou il n’y a pas  d’espace de cohabitation pacifique et ou le conflit ne se règle que par l’imposition des valeurs de la majorité.

Que dirions nous en France si des députés venaient apporter leur soutien aux familles des tueurs du 13 Novembre qui ont impitoyablement massacré 130 personnes prises au hasard avant de se faire sauter ou de se faire abattre par la police. Et cela au nom d’une idéologie religieuse qu’ils promettent d’imposer à la population et d’une volonté d’hégémonie sur toute la planète dont ils se vantent ouvertement. Ces délires mégalomaniaques ont déjà fait la preuve de leur folie et de l’adhésion massive des peuples quand ceux ci sont soumis à la fois à la terreur et à la propagande

Pourtant, en Israel, les appels au meurtre se multiplient dans les médias sociaux, les conseils pour utiliser des véhicules comme moyens de tuer des civils dans la rue, le rappel de l’utilisation possible des couteaux comme moyen de tuer. Tuer, tuer, cela devient le mot d’ordre général. Tout juif est une cible bonne à tuer, et la récompense est autant  dans le futur( un droit d’accès privilégié au paradis et  à ses légions de femmes soumises aux désirs de ces valeureux « combattants ») que dans le présent ( l' »honneur » de ces exploits rejaillit sur toute la famille qui bénéficie d’aides matérielles et du respect de toute la communauté arabe.)

Insensiblement, l’inversion des valeurs se développe: ce qui est bien, c’est de tuer le plus de juifs possible, et ce qui est adroit, c’est d’échapper au châtiment qui menace les assassins s’ils se font attraper. La folie de cette démarche suicidaire ou des individus, souvent jeunes, se suicident- peut être juste par impatience de gagner le paradis- et font la preuve de leur propre désintérêt pour leur existence, comme de leur indifférence totale à l’existence d’autrui. Ces bataillons de robots suicido-tueurs font peur par leur inhumanité si rapidement constituée, par leur adhésion sans recul à une idéologie aberrante ou il n’est question que de terreur et de passé idiotement plaqué sur un présent qu’ils refusent. Nager dans le sang de leurs victimes leur procure une ivresse tellement ignoble que l’on ne peut qu’être saisi  par leur transformation en bourreaux volontaires et fiers de leur travail. Malgré la satisfaction  que procure la brièveté de la période de leur nocivité, l’angoisse persiste devant la  malléabilité de l’espèce humaine et les boulevards qui s’ouvrent à la perversité. Des centaines de millions d’hommes ont été convaincus par les mensonges énormes du communisme et l’utopie radicale de son idéologie qui a conduit à des dizaines de millions de morts, et à peine nous relevons nous de cette folie que une autre folie se développe, entraînant ce qui est maintenant des masses de jeunes à s’enrôler sous la bannière noire de l’EI pour ce qu’ils croient être la conquête du monde. Et tous  les dictateurs cyniques se réjouissent de l’occasion qui leur est donnée d’utiliser ces pions pour affaiblir ceux qui résistent à leurs projets: Poutine, Erdogan, les Saoudiens, se lèchent les babines devant le champ de manoeuvres qui s’offre à leurs troupes.

Le monde arabe est tout entier traversé par cette vague de haine, et de libération de la volonté de tuer l’autre. Des millions de despérados  ne voient pas d’avenir meilleur que de tuer quelques juifs, et de se faire euthanasier par les balles de la police,. Face à cela, les Israéliens ne peuvent que compter sur leurs propres forces et sur la force des valeurs morales qui subsistent encore dans ce désastre général. Malheureusement, ce ne sont pas les élites intellectuelles actuelles sur lesquelles ils pourront s’appuyer, étant donné la fascination de ces élites  pour toutes les idéologies utopistes et leur fuite devant les réalités du monde,ce  dont notre gouvernement est un bon exemple. Au contraire, ce que l’on perçoit de plus en plus, c’est le rôle décisif de ces grands ensembles de pensée, les idéologies qui guident les actes des hommes, et la place déterminante qu’occupe dans leur diffusion et leur expansion la classe intellectuelle et son ambition d’influencer et de diriger les masses qui peu à peu sont gagnées par le virus.

Alors, si cette situation se produisait en France, la déchéance de nationalité serait elle envisagée, face  à une guerre qui est menée par tous les moyens contre leur propre pays, en même temps que pour des raisons tactiques, ces députés arabes israéliens nient leur déloyauté à l’égard de leurs concitoyens et de leur Etat, et prétendent ne faire que défendre leur communauté.

Copenhague après Paris:l’islamo fascisme dévoile son vrai visage

février 17, 2015

Au moment ou le parti des « démocrates musulmans » de France annonce sa création  et sa mise sur les rangs pour toutes les élections françaises, ce qui signifie l’apparition d’un groupe de pression islamiste déterminé à user de toutes les failles des institutions et de la législation française pour promouvoir le communautarisme et lutter contre la  laïcité, tombe la nouvelle des attentats de Copenhague:

une conférence sur la liberté d’expression et une synagogue ont été la cible d’un tueur kamikaze, qui a eu le temps de tuer deux hommes et de blesser 5 policiers avant d’être abattu par la police, reprenant les cibles (Juifs, policiers,) de l’attentat de Paris. Au même instant, nous apprenions que l’Etat Islamique venait d’annoncer la décapitation de 21  Coptes égyptiens, dont le seul tort avait été d’être chrétiens. Puis arrivaient les nouvelle de la profanation de plusieurs centaines de tombes d’un cimetière juif dans le BasRhin, oeuvre de quelques adolescents aux motivations  apparemment confuses, mais ou l’air du temps à l’antisémitisme doit avoir joué son rôle.A peine cette information tombée qu’une autre arrivait: Roland Dumas  faisait une déclaration fracassante dans laquelle il accusait publiquement Manuel Valls « d’être sous influence juive ». La coupe de l’antisémitisme déborde, l’ignominie se répand comme une trainée de poudre. En donnant sa caution à ces abjections, Roland Dumas, qui sait parfaitement le poids des mots, et le poids de sa parole en tant qu’ancien ministre des affaires étrangères et qu’ancien hiérarque du Parti Socialiste, joue un jeu pervers ou il attaque l’un de ses ex confrères du Parti avec des arguments ignobles. De plus, il salit le Parti qu’il a en partie représenté, et confirme sa réputation de pourri et d’avocat de toutes les causes sales à condition qu’elles payent bien.

La conjonction de toutes ces attaques en quelques jours  montre l’accélération du processus de guerre totale déclarée au monde civilisé par les fous meurtriers de Daech, mais aussi  les relais dont ils disposent dans la société européenne. Si Dumas a cru utile pour lui de se joindre à la propagande de l’EI, c’est que le livre de Houellebecq est encore plus prophétique qu’on ne le pensait. Comme il l’avait imaginé  dans sa fiction politique,les lâches qui espèrent toucher des dividendes de leur trahison et de leur soumission existent, et ils ont parfois même des situations importantes.

En tout cas,l’antisémitisme est une arme dont l’EI est décidé à se servir sans bornes, comme le montre le choix de ses victimes lors des attentats européens. Les fascistes meurtriers de Daech, fascistes par l’utilisation de la terreur pour soumettre la population à leur idéologie grotesque, par leur vision purement totalitaire de la politique: une seule vérité et la mort pour ceux qui ne l’adoptent pas,  par l’utilisation de l’antisémitisme comme ressort essentiel de leur propagande, et par la volonté de puissance démesurée qui relie tout cela, commencent à  apparaître pour ce qu’ils sont: des tueurs fanatiques, sans le moindre début d’un respect pour la vie humaine, prêts à utiliser les moyens les plus abjects pour arriver à leurs fins et qui doivent être éliminés impitoyablement si nous ne voulons pas qu’ils détruisent tout ce qui a du prix à nos yeux dans l’existence.

Le problème est donc l’existence de relais pour ces islamo fascistes: d’une part les défenseurs de l’Islam, qui ne se différencient que faiblement de ces crimes et qui ne voient pas clairement en quoi ils s’écartent de leur propre vision de la société et de la religion, même s’ils désapprouvent leurs méthodes. Cette ambiguité,ressemble à celle du Parti Communiste qui à l’époque de l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’URSS et les forces du Pacte de Varsovie,s’était « désolidarisé » de cette action tout en restant parfaitement d’accord avec le régime et en approuvant sa conduite sur le plan international. L’accord restait fondamental sur le fond et la complicité générale.

Les musulmans devront donc choisir leur camp, entre la démocratie et le fascisme, ils ne pourront pas rester muets et complices par leur silence.

Les autres relais sont les tiers mondistes et les multiculturalistes, qui dans leur déni des identités  nationales, en viennentà trouver légitime l ‘expansion de l’Islam, au nom du droit de chacun de développer  ses références culturelles et de l’obligation pour les autres de l’accepter.  Les islamistes de Grande Bretagne et du Canada ont exploité cette indifférence de l’Etat jusquà laisser fonctionner des tribunaux islamiques au Canada et jusquà ce que les terroristes qui avaient bénéficié de cette mansuétude déclenchent les attentats meurtriers de Londres et de Birmingham. S’y ajoutent les différents groupes gauchistes qui voient dans les immigrés les nouveaux » damnés de la terre » dont ils ambitionnent de faire le nouveau prolétariat qui abattra pour eux l' »ancienne société ». Enfin les pacifistes de nombreuses organisations, souvent d’ailleurs noyautées par leurs éléments gauchistes qui haïssent les Américains et leurs alliés, s’efforcent de minimiser l’enjeu de cette bataille et s’obstinent à nier la nécessité des interventions militaires engagées par les pays qui  sont décidés à résister à l’offensive généralisée des islamistes comme ils nient la réalité de la guerre déclenchée contre nous par  ceux-ci.Toute cette nébuleuse qui s’étend à l’extrême gauche et à l’extrême droite communie dans  un antisémitisme larvé, souvent camouflé en « antisionisme » virulent, et qui reprend et diffuse les rumeurs les plus absurdes et les plus haineuses qui accusent les juifs des maux les plus variés.

La guerre ne fait que commencer.

 

Les attentats se multiplient en France ainsi que les horreurs des islamistes à l’étranger .

février 9, 2015

Après l’agression perpétrée à coups de couteau contre  3 militaires protégeant un centre communautaire juif, il apparaît clair que les attentats vont  continuer au fil de l’inspiration des candidats terroristes, avec des cibles déjà éprouvées: les juifs et les militaires ou les policiers. en priorité, mais tout citoyen deviendra une cible potentielle un jour ou l’autre.. Manifestement, le fait de ne pas disposer d’armes à feu ne suffit pas à dissuader les volontaires: après l’attentat à la voiture qui fonce dans la  foule , ou le couteau  avec lequel on attaque une foule de passants, les moyens de tuer le plus possible de Français vont se diversifier.Peu à peu, les méthodes du proche orient vont faire leur apparition en France; colis piégés dans les transports en commun, voitures remplies d’explosifs, toute la panoplie des moyens meurtriers sera utilisée pour faire passer en France le climat de terreur que veulent imprimer ceux qui les ont répandus dans les pays pourris du moyen -orient/ Ils viennent d’ajouter encore deux horreurs à la litanie de  leurs exactions: brûler vif le pilote jordanien qu’ils ont capturé, brûler des milliers de livres dans un autodafé géant reprenant l’exemple nazi, montrant leur haine de la culture et de la pensée. La visée manifeste de cette association maffioso religieuse qu’ est l’EI est  visiblement de bâtir sa renommée sur les sommets de sauvagerie que personne n’imaginait atteignables au XXI ème siècle. Son recrutement apparaît de plus en plus centré  sur le monde délinquant ou pré délinquant des banlieues, surfant sur la haine des policiers et de la France qui fleurit dans ces banlieues ou l’intelligence est considérée comme une tare sauf si elle sert à arnaquer son prochain. Ses méthodes se rapprochent aussi de celles utilisées par les mafias pour terrifier les rivaux ou  ceux qui tentent de les freiner.Déjà, les mafias sud américaines utilisent les décapitations et les mutilations dans cette démonstration de ce que il n’y a pas de limite à leur férocité. Ces mafias, qui sont elles mêmes des mouvements terroristes deviennent elles aussi des mouvements internationaux. Simplement, leur but est seulement l’enrichissement sans limites, et par les moyens inhumains du crime (assujettissement des individus privés de leur libre arbitre, utilisation sexuelle, corruption de fragments entiers des appareils répressifs.) La perméabilité des frontières entre le gangstérisme et les guerillas et les passerelles entre les uns et les autres sont de plus en plus nombreuses, dans le mélange entre trafics des régions frontalières (Sinaï, frontière de la Turquie et de l’Irak, grandes voies transahéliennes), filières de la drogue et des armes, trafic d’esclaves sexuelles, kidnapping conçu comme une industrie locale. En Amérique Latine, ce sont les cartels de la drogue  qui s’allient avec les guérillas qui elles même se financent essentiellement avec ces trafics, justifiant la dénomination de « narcos guérillas ». Partout l’interpénétration des mafias et des guérillas se développe,l’armée du crime devenant une école du crime et du terrorisme. L’apprentissage de la clandestinité, du maniement des armes, de la lutte contre la police commence  en France par les petits délits qui font entrer les délinquants dans une carrière d’affrontement avec l’Etat qui les combat et fournissent les hommes de main aux recruteurs plus intelligents qui les manipulent. L’islamisme fournit la bouillie intellectuelle qui permet de conquérir les esprits faibles qui se laissent embobiner et embarquer  dans des rêves de conquête du monde dont ils s’enivrent.

Les frères Kouachi, Koulibali, Merah, tous sont passé par la case prison et délinquance, avant de structurer leur haine par le discours islamiste et terroriste. Tous ont vécu la dérive qui les conduit vers  la fin suicidaire après quelques assassinats lamentables, dans un affrontement sans espoir avec la police.

Mais l’illusion qui fascine une frange de la jeunesse immigrée en lui faisant miroiter le rêve d’un état islamique augmentant progressivement sa puissance en absorbant les uns après les autres les états faibles de la région, et en disposant de leurs richesses pétrolières et financières va se heurter à la réaction grandissante des puissances du monde entier qui ne peuvent tolérer l’intrusion de fous aussi dangereux que l’EI. Il ne suffit pas pour conquérir des états même faibles de disposer de quelques milliers de militants fanatisés dont une partie ne peut plus servir après usage ( = autodestruction par explosion de la ceinture d’explosifs). Il est vrai que la situation était très favorable en Irak( armée détruite par les Américains et pas sérieusement reconstruite) et en Syrie( conflit avec la dictature sanguinaire de  Assad qui révulsait les masses musulmanes, et pays divisé entre groupes ethniques se préparant à un éclatement de la nation.)Le danger potentiel de cet état-bandit aux portes du réservoir d’énergie de la planète est si énorme que la réaction ne peut que s’amplifier jusqu’à l’écrasement de cette tentative. Mais le problème des masses musulmanes désemparées par les difficultés créées par leur éducation ou leur inéducation pour s’intégrer dans leurs pays d’accueil crée un réservoir de main d’oeuvre pour un terrorisme endémique qui ne peut déboucher que sur un ensauvagement de la vie politique. Le terrorisme reste un conflit de basse intensité, qui ne peut menacer que quelques centaines de victimes potentielles et qui ne détient aucun vrai levier dans les pays civilisés, même si il mobilise toutes ou presque toutes les forces policières d’un état. Mais il n’est pas pensable que comme dans la fable politique de Houellebeque les islamistes prennent le pouvoir dans un pays comme la France. Cependant ils peuvent essayer de grignoter des règles du vivre ensemble pour tendre vers une guerre civile larvée. Tout autre est la situation des états faillis d’Afrique et du Moyen Orient ou il existe des risques de bascule totale des régimes  vers des formes proches de celle de l’Iran. L’Egypte est passée à deux doigts de cette issue et la Turquie penche de plus en plus vers une dictature islamiste camouflée en  Etat « neutre » devant cette question, tandis que le Pakistan reste en état d’équilibre instable, hypocritement camouflé » en « ami des Etats-Unis ».

L’avenir est sombre, mais pas nécessairement catastrophique si l’Occident se reprend et si en particulier les Etats Unis ne renoncent pas à leur rôle de défenseur du monde libre, face à l’offensive du nouveau totalitarisme qui s’avance en profitant de la cacophonie européenne et de l’indifférence ou de la complicité des ex empires communistes.

 

la terreur religieuse islamiste nous menace d’un recul en arrière de mille ans

janvier 21, 2015

Les nostalgiques de l’an 700 sont passés à l’attaque. Les juifs, les journalistes et les policiers sont les premières cibles de cette secte, mais ils ne sont que des exemples de la terreur dont rêvent les militants de cette nouvelle inquisition , assoiffés de sang et de pouvoir. Ils ont été choisis parce que  représentant les phobies de ces candidats tueurs: un groupe ethnique qui a réussi son intégration dans la société , ce dont ils sont incapables, la liberté d’expression et de pensée qui leur fait horreur, et les défenseurs de l’ordre républicain à qui ils essayent depuis longtemps d’arracher des « territoires de la République ».

Baignant dans un monde fantasmagorique ou ils s’imaginent en hordes de cavaliers combattant les « croisés » à grand renfort de décapitations, ils remettent au goût du jour jour une imagerie avec laquelle ils essayent de recouvrir la réalité sinistre qu’ils constituent: un ramassis de canailles qui tuent à tour de bras et font régner une terreur religieuse par les bombes et les kalachnikov, qui prennent en otages ceux qui leur tombent sous la main,  et visent rien de moins que la domination du monde. Ces fous, qui s’accrochent  au rêve d’un recul du temps et pensent arrêter la mondialisation avec leurs mots d’un autre temps, n’hésiterons pas, si on ne les stoppe pas avant, à déclencher une apocalypse nucléaire si on les laisse approcher de l’arme suprême. Déjà le Pakistan , largement infesté par la haine islamiste, possède la bombe et a essayé d’en faire bénéficier ses amis.

L’Iran bande toutes ses forces pour atteindre le moment ou il aura cette bombe et pourra faire chanter le monde entier avec infiniment plus d’efficacité que la Corée du Nord. La hiérocratie religieuse qui contrôle d’une main de fer le pays attend le moment ou elle pourra faire trembler le monde entier.

Face à ce danger inouï, les démocraties discutaillent,hésitent à s’engager par peur des pertes en vie humaine, sans mesurer que c’est « la » vie humaine qui risque de perdre toute valeur avec le pouvoir de ces assassins.

Limitant les capacités de leur imagination à quelques antécédents historiques ou ils trouvent leur inspiration, ils tentent régulièrement de dépasser les limites de l’horreur, en lorgnant du côté des effets médiatiques qu’ils en  obtiendront. Ainsi, ils exécutent très froidement 150 enfants dans une école pakistanaise, comme si ils essayaient de battre le record de   Brevik, sous prétexte de punir les parents militaires dans l’armée qui les combat . Plus ignoble, on fait difficilement mieux, mais il faut leur faire confiance: ils trouveront. Boko  Haram, une autre de leurs succursales, a fait assez fort, lui aussi.Enlever 200 jeunes filles, les traiter en esclaves et menacer de les vendre comme esclaves fait partie de cette compétition pour aller plus loin dans l’horreur ou l’Afrique dispute la palme au Moyen Orient,. Tuer une jeune femme en train d’accoucher, cela aussi les place bien dans cette course.L’énumération de tous ces crimes est lassante, elle ouvre juste une perspective sur l’abîme de noirceur qui s’ouvre sous les pas de ces  » héros de Dieu » comme ils disent. L’infériorité morale de cette  noire idéologie  n’est dépassée que par celle du nazisme avec qui elle partage le goût de la Mort et de la Terreur, le culte de la violence et du mensonge et surtout celui de la force qui fait plier l’autre et l’usage du crime comme arme politique

L’impression que nous avons de vivre un mauvais rêve ou se télescopent des visions du monde distantes de plus de 1000 ans, ou les autres se croient dans un autre temps et nous embarquent malgré nous dans ce cauchemar , fait que l’on se frotte les yeux. Est ce que tout cela est vrai, n’est ce pas un film de zombies qui continuent inlassablement de se relever quand on les tue? Est ce que l’humanité va se réveiller et les soutiens de ces monstres enfin se détacher d’eux? Il y a vingt ans, la démocratie pensait avoir gagné le monde entier, et voilà que la majorité du monde lui crache dessus et aspire à quelques bonnes vieilles dictatures, de la Chine à la Russie, de l’Arabie Saoudite, épicentre de l’anti démocratie au Nigeria.

Seule l’Italie a su , par la fermeté de sa politique sortir des « années de plomb » et isoler et vaincre ses terroristes , d’extrême gauche et d’extrême droite. Saurons nous en faire autant? Les démocraties vont elles enfin prendre la mesure exacte du danger et prendre des mesures drastiques. Nous sommes comme à la veille de la 2 ème guerre mondiale: une décision ferme aurait stoppé la réoccupation de la Sarre par les troupes allemandes qui tentaient un coup de bluff et n’étaient pas prêtes à la guerre. Au lieu de cela, il y a eu Munich. Aurons nous le courage de faire ce qu’il faut pour stopper cette course à  la mort?Arrêterons nous de nous tirer des balles dans le pied en nous critiquant les uns les autres? L’avenir le dira rapidement.