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La grève contre le projet de retraites du gouvernement s’éteint lentement

janvier 14, 2020

Au lendemain du compromis ouvert par la possibilité envisagée par le gouvernement de renoncer  à l' »âge pivot »en échange de plusieurs autres mesures permettant d’accéder à l’équilibre financier des retraites, le taux de grévistes diminue massivement, malgré la surenchère de la CGT de Martinez, épauléepar Mélenchon et ses troupes, qui réclament la retraite à 60 ans, alors que elle est à 62 ans dans les faits. Cette surenchère est un signe de désespoir: ils n’y croient plus ni l’un ni l’autre, mais ils essayent de maintenir une image de jusqu’au-boutistes qui défendent les revendications même les plus indéfendables, à l’opposé des syndicats dits « réformistes » qui font la différence entre des réformes discutables et  une simple fuite en avant  dans la réclamation sans fin.

S’appuyant sur les revendications purement corporatistes des conducteurs RATP et SNCF, qui bénéficient d’un pouvoir de nuisance très élevé, et qui peuvent prendre en otages de leur mouvement des millions d’utilisateurs, pour maintenir des avantages exorbitants, et qui en plus veulent une revanche sur Macron qui les a battu à plate couture dans le conflit sur la suppression de leur statut, Martinez et Mélenchon  font tout ce qui est possible pour empêcher la solution du conflit.

Martinez, membre d’un parti communiste exsangue , et qui n’a plus de ligne politique sauf une position d’opposition maximaliste, et Mélenchon,qui a viré du socialisme au populisme en jetant aux orties la défense de la démocratie et qui s’allie aux communautaristes et même, récemment, aux antisémites montrent la dérive politique qui emporte les débris de la gauche, même si la droite ne va pas beaucoup mieux.

Car c’est dans toute l’Europe que les mouvements populistes récupèrent des sympathisants de l’ex-gauche, les  mixent avec les sympathisants de l’extrême droite et constituent ainsi une redoutable masse de manoeuvre. C’est la tactique de tous les mouvements communistes et gauchistes de s’emparer de tous les mécontentements pour si possible en prendre la tête en se présentant comme les défenseurs acharnés des demandes du peuple

.Il s’agit pour eux de discréditer le pouvoir en place en le présentant comme l’expression des intérêts de la seule classe bourgeoise en martelant les critiques sur tous les plans. et en taisant bien entendu la réalité de ce qui se passe dans les pays  où leurs amis ont pris le pouvoir( exemple le Vénézuela de Madeiro, ou le régime a conduit le pays à la misère, à la faim ,  à l’exil, et à la faillite. Le comble de l’impudence de ce régime est atteint quand il ose accuser la France d’excès dans la répression, alors que il a sur la conscience le meurtre de dizaines de manifestants réclamant la démocratie bafouée par  le truquage des élections.

Cette sortie  ubuesque est le soutien en retour à la défense du régime par Mélenchon, qui est pétri d’admiration devant le caudillo au petit pied qui est le modèle castriste des dictatures sud américaines et qui maintient son régime par la violence des milices et de l’armée à sa botte.

Communistes et gauchistes, la main dans la main, ne cessent en France de jeter de l’huile sur le feu. La CGT,oubliant les intérêts des travailleurs dans son combat pour faire plier le gouvernement et son exigence délirante de retrait pur et simple du plan de retraites  du gouvernement, ne voit pas que elle ne peut que perdre ce combat dans lequel elle lance toutes les forces de son appareil.Elle a beau multiplier par 7 les chiffres des manifestants et mettre beaucoup de drapeaux rouges dans les cortèges, son recul se poursuit inexorablement.Les Français ne sont plus dupes du discours communiste, et ce n’est pas un hasard si ceux-ci se retrouvent avec  2% des voix et si la CGT perd la première place des syndicats.

Martinez, qui croyait disposer de l’arme absolue avec la paralysie des transports pour laquelle il pensait que l’accord de la majorité des conducteurs suffisait à mettre le pays à genoux , découvre avec rage que c’est très loin de suffire.Les discours triomphants sonnent creux, les gens mettent en place des solutions de secours les grévistes, devant la durée de la grève, se mettent en recul et reprennent le travail de plus en plus nombreux.La grève périclite et  devient l’oeuvre d’une toute petite minorité, y compris dans le monde particulier de la SNCF. L’échec vers lequel se dirige la CGT ne fera que consacrer le recul de son influence, alors que la fermeté de la CFDT,et les avancées que elle aura obtenu seront portées à son crédit.

De :même que le mouvement des GJ s’est éteint devant sa prise en main par les radicaux extrémistes,de même la poursuite de la grève au moment  ou un dialogue s’ébauche entre syndicats « modérés » et gouvernement va produire un effet de lassitude devant l’extrémisme contestataire et la volonté d’abattre le gouvernement qui passe devant la défense des intérêts de la population.

Quant à Mélenchon, comme prévu, en dehors des attaques non stop contre le gouvernement, il continue à creuser son sillon antisémite avec les nouvelles déclarations de  Garrido à la tv qui a déclaré que si le ministre interdisait la kippa pour les accompagnateurs de sortie scolaire, il perdrait immédiatement son poste, ce qui est une manière directe d’évoquer une supposée puissance des « réseaux juifs ». Comme prévu, il ne s’est pas agi d’une « boutade » quand il a expliqué la défaite de Corbyn par l’action des « réseaux juifs », mais bien  d’une  vision complotiste antisémite étendue à tous les secteurs de la vie politique et qui va être l’occasion de petites phrases distillées de plus en plus souvent.

 Ce qu’il va gagner comme votes musulmans par ces signes d’antisémitisme islamogauchiste, il va le perdre avec le dégoût qui va s’emparer de ceux qui refusent ce virage nauséabond  de plus en plus clairement manifeste, comme Laurent Joffrin dans Libération.

La mutation du paysage politique français continue et elle ne se fait pas dans une bonne direction

La France Insoumise devient le premier parti antisémite en France.

décembre 23, 2019

On n’arrive pas à y croire, et pourtant c’est vrai: il y a en France un parti qui défend ouvertement des thèses ,antisémites, et ce parti se réclame de l’extrême gauche. Ce qui avait disparu de la scène politique française depuis 1945, il vient de le réintroduire cyniquement, en commençant par un commentaire de la situation politique en Angleterre. On sentait les éléments de mauvais augure s’accumuler, avec la présence d’ « indigénistes « racistes dans son équipe dirigeante, et avec le discours de plus en plus infiltré d’injures s’approchant du vocabulaire haineux de l’extrême droite des années 1930. Mélenchon ne peut pas résister au plaisir de manipuler la langue et de jouir de l’impossibilité pour ses interlocuteurs de se situer sur le même plan de langage, alors qu’il veut blesser l’autre, et en fait l’intimider. Comme le faisait Le Pen en son temps, il jouit de sa maîtrise du langage , des plaisanteries grasses et des mots utilisés comme des armes Se présenter comme la victime des Juifs sera la prochaine étape. Il pourra ainsi obtenir le soutien des islamistes, qui ont déjà une longue pratique de la victimisation et de la haine des Juifs( cf la manifestation où ils ont défilé en arborant des étoiles jaunes : tout le monde sait que on les envoie dans des camps d’extermination !).

Les Rouge Bruns sont de retour!

Avec l’antisémite Corbyn, ils pourront jeter les bases d’un nouveau mouvement populiste, qui n’aura plus qu’un lointain rapport avec la gauche, mais qui rassemblera tous les aigris à la recherche de quelqu’un à accuser de ce qui les rend furieux: l’Etat, les riches, l’Europe, les Juifs. La montée de la haine, attisée par les populistes, de plus en plus désinhibés dans l’escalade des actions violentes, enivrés de l’absence de riposte à la hauteur de leurs exactions, et de leurs agressions verbales montre que il peut exister un terrain propice pour le développement de ce discours.

Pourtant , il ne faudrait pas que les mélenchonistes se rengorgent trop vite d’une éventuelle percée par le biais de l’antisémitisme. La France n’est pas prête à s’engouffrer dans cette folie, qui reste, pour le moment, l’apanage d’une infime minorité. Elle n’est pas comme certains pays d’Europe, qui n’ont pas éliminé les racines du monstre et où les antisémites défilent en uniforme (le Jobbyk en Hongrie par exemple).

L’absence de réaction à la sortie antisémite des mélenchonistes, autre que celle de plusieurs membres du gouvernement, montre que peu de gens se sentent concernés par ces questions et que en fait, ils n’accordent aucune importance aux éructations de LFI.

C’est la suite qui montrera si LFI tente de développer davantage la veine antijuive de son discours, ce qui est très probable, vu l’absence de réaction massive à ce ballon d’essai. LFI ne sera pas exclusivement antisémite, mais il entrelacera ses critiques du régime de petites phrases, d’insinuations, de plaisanteries douteuses qui susciteront chez les sympathisants une solidarité de proscrits qui les confirmera dans leur posture de victimes.

A suivre…

GB

plus en plus

LFI s’aligne sur l’antisémitisme de son chef

décembre 20, 2019

Les membres de La France Insoumise se répandent dans les médias en défendant les propos obscènes de leur leader. On pouvait croire que l’éruption d’antisémitisme de Mélenchon n’était qu’une manifestation supplémentaire de son incapacité personnelle à analyser objectivement une situation, . Mais c’est une stratégie, la stratégie du plus gros mensonge possible, en pensant comme le disait Goebbels: mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. Lénine disait que l’antisémitisme était le socialisme des imbéciles : LFI vise maintenant l’électorat des imbéciles.

Djà, lors de la manifestation de tous les partis contre l’antisémitisme, Mélenchon avait prétendu qu' »on ne l’avait pas prévenu » pour justifier sa non participation à la mobilisation générale, excuse qui n’avait trompé personne quant à sa mauvaise foi. Ensuite, il avait refusé de se joindre à ceux qui dénonçaient le refus des GJ de condamner les manifestations antisémites qui avaient émaillé leurs cortèges (tags nazis, chants à la Dieudonné, dégradations des portraits de SimoneVeil et il avait donné des arguments aux pronazis en qualifiant ces critiques de « instrumentalisation » de l’antisémitisme, ce que tous les pro- nazis avaient repris en coeur. Quand on voit son visage convulsé de haine et de violence, on a l’impression de se retrouver dans les années1930, quand les antisémites donnaient libre cours à leur haine bestiale.

Passons sur sa participation à la manifestation « contre l’islamophobie »ou on l’a vu marcher avec les islamistes, et accompagner des arabes portant une étoile jaune, dernière provocation qui, elle, ne lui a posé aucun problème.

Dans sa dérive antisémite, qui a suivi sa dérive antirépublicaine, quand il soutenait les ultras gilets jaunes dans leurs attaques violentes contre les institutions et l’ordre républicain, et encourageait la haine contre le régime, il jetait par dessus bord les principes de la démocratie représentative au profit d’un système ouvrant la voie à la dictature de la rue, et au pouvoir des démagogues comme lui.

Ami de toutes les dictatures gauchistes, qu’il défend au prix de mensonges énormes, il défend aussi les partis gauchistes, quitte à épouser les thèses complotistes les plus invraisemblables, comme la dernière sortie de sa marmite: l’explication donnée à la défaite écrasante subie par Corbyn en Angleterre qu’il attribue à une action des « réseaux juifs »-phraséologie caractéristique des milieux antisémites-, et évidemment pas du tout à la position constamment ambiguë de Corbyn sur le Brexit, personne ne sachant ce qu’il voulait sur ce point à l’opposé de la position très claire de Boris Johnson. Il est vrai que l ‘autre ambiguïté constante de Corbyn, sur la question de l’antisémitisme qui ronge son parti, malgré ses dénégations qui ne convainquent plus personne, ont contribué à son rejet par une partie de l’électorat. Les gauchistes qui se sont emparé de l’appareil du parti, ne peuvent pas admettre une vérité qui conduirait à l’éjection de Corbyn et au recul de leur mainmise sur le Parti. Ils défendent donc ce conte qui les exonère de toute responsabilité dans cette défaite en trouvant un bouc émissaire qui leur permet de se fabriquer une néo-virginité a bon compte.

Cette nouvelle internationale, qui n’a pas encore de nom ni de structure, rassemble tous les gauchistes dans une solidarité qui les fait essayer, à charge de revanche, de soutenir les thèses de leurs amis même si elles ne tiennent pas vraiment la route.
C’est ce qui fait que LFI reprend à son compte la diatribe antisémite de Mélenchon, qui devient la « ligne » du Parti.

Pour sauver le soldat Corbyn, quelques phrases antisémites ne sont apparemment pas cher payé… mais il n’est pas certain que les électeurs partageront cette comptabilité.

Il se pourrait bien que, au contraire, ils rejettent à la fois l’antisémitisme de Corbyn et celui de Mélenchon

 

 

Mélenchon a choisi la politique du pire: miser sur l’antisémitisme larvé populaire. Il le fait froidement, en toute connaissance de cause. Il est possible que cela le déconsidère encore plus que la scène de la perquisition ou il a littéralement « pété les plombs » et contesté l’application de la loi à lui-même. L’extreme gauche sort salie de cette affaire. Le paradoxe, c’est que c’est au moment ou Marine Le Pen s’éloigne des milieux antisémites qui naviguaient autour d’elle que l’extreme gauche prend le relais et développe les propos et les positions ordurières par pur opportunisme.

GB

 

Mélenchon antisémite!

décembre 16, 2019

Mélenchon vient de quitter le masque et dévoile le fond antisémite qu’ il essayait de cacher derrière les ambiguité de ses positions vis à vis de l’islamisme. Cette fois, la charge hyperviolente à laquelle il s’est livré, accusant les juifs d’avoir fait échouer Corbyn aux élections anglaises par une action de lobbying reprend la position complotiste classique des antisémites et leur vocabulaire


Jean Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale a déclaré: « c’est ignoble, il n’y pas d’autres mots. Quand j’ai lu ça, je n’en ai pas cru mes yeux ».

Ces propos sont gravissimes parce qu’ils laissent entendre qu’on pourrait imputer une défaite politique, celle de Jeremy Corbyn a des réseaux juifs a déclaré le secrétaire d’Etat à la jeunesse. Selon lui, » Jean Luc Mélenchon doit s’expliquer « sur ces propos inacceptables » car ils peuvent rappeler les « thèses infamantes de l’antisémitisme des années 1930. »

La modération n’est plus de mise: Mélenchon vient de se révéler comme prêt à utiliser l’appel aux réflexes antisémites pour masquer une défaite politique. On avait déjà vu l’enflure et le cynisme du personnage, décidé à utiliser l’encouragement à la violence, toujours prêt à l’escalade, maniant l’insulte et la menace comme les leaders de l’extreme droite.

Le discours populiste et le recours à la démagogie populiste, étaient déjà visibles dans son livre: » qu’ils partent tous ». (sauf lui bien sur). Mélenchon doit être traité avec le mépris qu’il mérite, comme un traître à la République, un personnage dégoûtant qui s’appuie sciemment sur les instincts les plus bas. Il n’a pas d’illusions à se faire: ceux qu’il a réussi à entraîner vont s’éloigner les uns après les autres , ne voulant pas se salir à son contact.Comme il ne peut pas supporter de ne pas avoir le dernier mot, la polémique va continuer et il finira comme Doriot, isolé et crachant sa haine, dans les poubelles de l’Histoire, avec Dieudonné comme seul ami. Les membres de son parti n’auront plus d’excuse: ils sont informés de la vraie nature de leur chef. On leur souhaite bonne continuation!

GB

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Antisémitisme: L’Angleterre n’est plus l’Angleterre.

décembre 11, 2019

En tout cas, elle n’est plus l’Angleterre que nous aimions, celle de la fidélité aux traditions, du flegme, du courage sans mots ronflants, celle de l’attachement aux libertés, de l’esprit sportif, de l’humour face aux situations désespérées, de la résistance obstinée face à la force brutale.

Une autre Angleterre se dessine qui n’est pas l’alliée amicale de l’après guerre, mais une concurrente qui vit l’alliance comme une source de dépenses superflues, chez qui se développe une xénophobie qui emprunte les expressions les plus vulgaires, et comble de tout, cultive dans sa gauche un antisémitisme inconcevable qui montre bien comment la gauche peut nourrir les idées les plus infâmes tout en se prétendant la lumière morale du monde politique.

Le cas de Corbyn, devenu chef d’un parti travailliste dont les cellules militantes sont noyautées par les groupuscules gauchistes, et qui a profité de la vague anti blairiste pour s’emparer de la direction du mouvement et du coup rendre possible l’effacement de la politique libérale des dix années écoulées.

Ce qui se prépare avec Corbyn, c’est la possibilité d’un formidable retour en arrière, avec cette figure d’un stalinien qui n’a pas évolué d’un pouce, mais surtout d’un vieil antisémite qui essaye de cacher son jeu, en ne formulant pas lui même ses idées antisémites, mais en couvrant ceux qui dans le parti les expriment dans des formes ahurissantes de haine raciste, les couvrant de son indulgence et de ses minimisations. Il n’a pas vu le mal dans une fresque grossièrement antisémite par ses caricatures , refusant de demander son effacement, il a nié avoir été à un hommage à Septembre Noir ou il été photographié déposant une gerbe, etc.. tout cela au point que des dizaines de militants quittent le PT, ne se reconnaissant pas dans ce parti qui cultive l’antisémitisme en son sein. Corbyn sait que cet antisémitisme peut lui coûter un poste de premier ministre, ce pourquoi il fait profil bas jusqu’aux élections. Une commission d’enquête a été nommée pour enquêter sur les centaines d’incidents de cette sorte.
Le grand Rabbin de Londres a fini par publier une lettre ou il dénonce la peur qui commence à se répandre dans la communauté juive anglaise.

Que la peur s’étende en Angleterre dans la communauté Juive était il y a encore très peu de temps une chose inimaginable tant les Anglais paraissaient vaccinés contre toutes les formes de fascisme ( leurs partis fascistes étaient réduits à des groupuscules dénués d’influence).

L’ Angleterre renierait elle son histoire de tolérance et deviendrait elle un nouveau foyer d’intolérance haineuse, comme ils se multiplient dans plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Hongrie, Pologne, etc)?

L’un des derniers refuges possibles , en cas de malheur pour des Juifs d’Europe vient il de dénier son accord possible à cette mission éventuelle de sauvegarde? La haine raciste va t elle salir l’image de ce vieux peuple voisin?Le Brexit leur a t il fait complètement perdre leur sang froid, et la tête avec? L’apparition d’un parti populiste s’emparant de 30 pour cent des voix montre le déboussolement complet de cette population, pour qui la classe politique a montré son incapacité à sortir de ses intérêts partisans et l’impossibilité d’un souci de l’intérêt du pays, ouvrant ainsi la voie à toutes les dérives. La crise du Brexit n’est pas finie, et des menaces d’éclatement du Royaume Uni sont toujours là.

asoyautées

La boîte de pandore de l’antisémitisme est ouverte

février 16, 2019

Ce qu’on pressentait depuis quelque temps s’est réalisé. Les cafards haineux qui remâchaient leur haine en n’osant pas la montrer ont senti une grosse bouffée d’air arriver avec la possibilité de se mêler aux cortèges anti-état qui sillonnent les villes, d’attaquer les forces de l’ordre, traitées d' »éborgneurs » par Mélanchon, jamais en reste d’une insulte et faisant chorus avec les agresseurs de policiers.

Ils ont pu parader sur les marches du Sacré Choeur en faisant la « quenelle », salut nazi inversé, mais que tous les antisémites connaissent comme unsymbole codé d’injure antisémite, inventée par l' »humoriste » antisémite professionnel Dieudonné, qui veut créer un part antisémite comme il en existait dans les années trente. Il fait la tournée des salles de spectacle en France, se heurtant d’ailleurs souvent à des refus de louer la salle, qu’il contourne en trouvant des faux noms et en prévenant ses « spectateurs au dernier moment du lieu du « spectacle ».

Il faut dire que ses salles sont bien remplies, par des « monsieur tout le monde » qui ne voient pas( ou au contraire qui voient trop bien) quel mal il y a à se moquer des Juifs « pour rigoler ». En fait ce sont des gens déjà convaincus qui applaudissent aux injures antijuives déversées durant tout le spectacle. Ils apprécient aussi l’habileté perverse avec laquelle l’orateur contourne la loi contre l’incitation à la haine raciale, ce qui est tout le contenu de ces représentations. Dieudonné participe à tous les grands cortèges, entouré de sa garde rapprochée, et aucun GJ n’a prié ce moderne nazi de quitter les cortèges (il y a eu une exception).

Mais le problème est encore plus grave que l’absence de démarquage des GJ d’avec les furieux antisémites, il est dans la proximité idéologique du discours complotiste qui a l’acquiescement de 40% des GJ d’après un sondage récent, avec le vieux fond antisémite qui lie l’argent, le pouvoir des élites et la supposée dépendance à Israël, dans l’idée d’une puissance occulte et malfaisante.

Il existe donc deux sources à cette paranoïa: le vieil antisémitisme qui mijote dans les bas fonds populaires et qui trouve des relais aussi bien dans l’extrême droite que l’extrême gauche (« le socialisme des imbéciles ») et l’antisémitisme musulman, lui aussi issu d’une vieille culture raciste arabe et qui s’exerce en particulier dans les cours des écoles, poussant toutes les familles juives à retirer leurs enfants du milieu scolaire public ou ils ne sont pas protégés des agressions racistes, et parfois même à déménager pour choisir des quartiers ou la domination numérique arabe est moins pesante

La présence de tags nazis(« Juden ») écrits en allemand et de croix gammées défigurant les portaits de Simone Weil, les inscriptions taxant Mbappé d' »enjuivé », la profanation du mémorial de Ilan Halimi ont donné une visibilité à ceux qui se contentaient jusqu’à présent d’inscriptions obscènes dans les WC publics.

C’est ce qui explique la réaction extrêmement ferme du gouvernement, la déclaration du premier ministre dénonçant le danger pour la France toute entière de cette résurgence de l’ignoble.

C’est la raison de l’appel à la manifestation de tout les partis politiques le mardi 19 février à la République.

Nous attendons les mesures concrètes qui devront suivre

L’ANTISEMITISME ABJECT SE MELE AUX MANIFS DES GJ QUI NE LE DENONCENT PAS

février 12, 2019

Une odeur de fascisme rampant plane de plus en plus sur les cortèges ultra violents   qui envahissent les centre ville des métropoles et détruisent ou brulent tout ce qui leur tombe sous la main. La violence déchainée n’a même plus le prétexte de la colère. Au contraire Il y a  un plaisir de la destruction comme manifestation d’une force qui ne s’arrête devant rien, l’exacerbation d’une haine folle qui s’exprime encore plus dans les injures sans retenue des réseaux sociaux, dépassant tout ce qu’on a vu jusqu’à présent dans le monde politique français. . L’irruption de cette haine sans borne présageait une libération de la parole et l’entrée en jeu de l’antisémitisme comme fédérateur des haines. C’est chose faite. Les GJ, devant le vide de leurs revendications qui se bornent de plus en plus à exiger la soumission des institutions à leurs hurlements, refusant tout dialogue avec l’Etat et ne laissant aucune autre alternative que sa soumission , c’est à dire  la fin de la démocratie ét la dictature de la rue et de ses leaders qui surenchérissent sans cesse.

Le mouvement des GJ apparaît de plus en plus divisé en deux blocs, l’un qui reste accroché a des revendications de mieux vivre, et qui se mêle de moins en moins à l’autre et aux cortèges insurrectionnels de  plus en plus agressifs  et violents, dont on ne peut plus dire que ils  sont « débordés » par les casseurs.Ils sont eux mêmes les casseurs, qui ne se distinguent plus des GJ. Les GJ sont devenus une force d’appoint pour ces rassemblements d’ennemis de la République: : qui se reconnaissent entre eux à la surenchère de haine qu’ils expriment,:gauchistes en attente de révolution, anarchistes rêvant de remplacer l’Etat détesté par une communauté autogérée, blackblocs s’entraînant à casser du flic, préfigurant les troupes de choc de la guerre civile à laquelle ils se préparent,  fascistes  néos  ou archeo, rêvant d’une dictature pour laquelle ils aimeraient être recrutés, et enfin , ,les plus nauséabonds, les antisémites, champions de l’ignoble et ennemis mortels de la démocratie.

L’attaque de l’Assemblée nationale, que ils avaient déjà prise comme cible lors d’un acte précédent n’a plus rien à voir avec des revendications. C’est purement et simplement une tentative de putsch et une tentative d’abattre la République Si ils avaient réussi, on peut imaginer l’étendue de la catastrophe, l’humiliation de la République, chassée de sa maison par une poignée de voyous violents  Après l’attaque  et l’incendie d’un véhicule de l’opération Sentinelle,c’est l’Armée,défenseur de la population contre le terrorisme qui est visée, après les agressions, les menaces et les insultes visant les élus el l’incendie d’une maison du président de l’Assemblée Nationale.

Ceux la ne veulent surtout pas d’un dialogue avec le gouvernement: ils veulent juste le détruire et mettre à sa place le chaos pour imposer leur pouvoir à travers une guerre civile.Les revendications qu’ils mettent en avant sont juste des leurres pour garder la main sur la masse des gilets jaunes qui ne demandent que un peu de mieux -être et de considération.

Les antisémites ont bien senti combien ce terrain leur est favorable. ils arrivent à se rendre visibles avec  ce climat de violence et de haine , appuyé sur les fausses nouvelles et la vision complotiste d’un grand nombre de gilets jaunes. Leurs tags sont montrés jusqu’à plus soif par les médias friands de scandales.

Qu’attend le gouvernement pour mettre en prison ces factieux qui attaquent l’Assemblée Nationale, forcent les portes d’un ministère, jettent des cocktail molotov sur la police, et font régner la peur dans les centre ville.

Il faut  identifier,  les leaders les coincer sur leurs actes et leurs  appels, et les faire passer en jugement le plus rapidement possible .

Il est vrai que en proposant son grand débat aux Français, Macron a réussi à placer un coin entre la poignée d’extrémistes qui entraînent lesGJ et les autres, qui restent attentifs à la possibilité d’une issue raisonnable. C’est pourquoi il ne veut pas mettre de l’huile sur le feu, espérant séparer les chefs ultras de leurs troupes.

La République survivra t elle à cette période ou elle fait le dos rond et joue la montre contre toutes ces provocations?