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LA FIN DE L’ETAT ISLAMIQUE (SUITE)

juillet 18, 2017

La reprise de Mossoul, la mort quasi certaine du chef autoproclamé de Daech, Al Bagdadi, le siège de Rakaa qui ne laisse aucune chance aux djihadistes pris dans la nasse, annoncent la fin du califat, c’est à dire du territoire mythique consacré à la vision extremiste de l’islam qui donnait les moyens d’un  état  à ce fantasme musulman d’une base pour la conquête du monde.

Mais à peine cette nouvelle donne stratégique mondiale vient elle de commencer à être prise en compte que déjà les avertissements fusent de partout:La défaite  militaire de Daech n’est pas  la fin de Daech, qui prépare sa mutation. La capacité de nuisance de Daech est certes beaucoup diminuée, ses moyens financiers réduits massivement, ses menaces sur les états fragiles de la région ont perdu de leur vraisemblance, son recrutement a fléchi, mais….

les sources du recrutement mondial de djihadistes sont toujours présentes et actives. Car le recrutement  de « croisés » de cette croisade armée, symétrique des croisades occidentales au moyen orient autour de l’an mille, est toujours quelque chose de vivant dans le monde islamique ou elle vient combler les désirs d’une jeunesse  qui ne se reconnaît pas dans la culture occidentale qui l’entoure. C’est ce fond  de revendication « identitaire » qui s’est développé pendant toute la première moitié du XX ème siècle à travers les nationalismes des peuples du tiers monde. Ce nationalisme soutenu à travers le communautarisme qui en était la forme « light »  a pris conscience de la  nécessité de  trouver une idéologie mobilisatrice, devant la division et l’impuissance produites par l’idéologie  du nationalisme pan-arabe. C’est à ce moment que le courant mondial de revivification du religieux c’est développé dans le monde entier, apparaissant dans le monde musulman   comme le socle culturel sur lequel devait s’appuyer toute résistance à l’idéologie occidentale. Les djihadistes ont ainsi trouvé le détonateur parfait pour mettre à feu tous les désirs refoulés de domination, toutes les frustrations identitaires, en proposant une épopée rêvée, une conversion à une idéologie unifiante  appuyée sur le formidable moteur émotionnel de la religion.

Seule la religion permet la mobilisation extrême  des individus, jusqu’au fanatisme pour certains. Le fanatisme a  toujours été une des formes de la croyance religieuse dans le monde musulman, que ce soit le temps des »hashishin » (les assassins) du 14 ème siècle, ou le temps du Mahdi au Soudan au19ème siècle. La guerre Sainte a toujours été utilisée  comme moyen de mobilisation contre un ennemi étranger. La conception wahabite commandant une lecture uniquement littérale des textes saints prédispose à l’obéissance aveugle aux soi disant commandements divins , donc, comme tout fondamentalisme, au fanatisme.

C’est pourquoi le soutien aux Saoudiens, qui ont permis le développement mondial, dans l’Islam Sunnite, du wahhabisme, par les moyens matériels énormes qu’ils lui ont fourni, est une stratégie ambiguë, partagée entre la lutte contre ceux qui ont fourni l’armature conceptuelle du terrorisme  et la lutte contre les chiites,leurs ennemis mortels, créateurs du premier état théocratique musulman et ennemis mortels, eux aussi, de la civilisation occidentale.

Or, justement, la fin de Daech  ne signifie nullement, au  contraire, la fin des conflits ethniques, religieux et politiques dans la région L’ Iran, à travers sa filiale du Hezbollah,continue à viser la domination militaire et politique de la region. Devenu l’allié indispensable de Assad dont il commence à contrôler la politique, il est aussi l’allié des Russes qui participent massivement à son équipement militaire qui monte en gamme et à son entraînement.

Le but du Hezbollahet des Iraniens était la réalisation de l’arc Chiite de Bagdad à Beyrouth, ce qui permettait d’amener les armées du Hezbollah et de l’Iran au bord de la frontière israélienne. Israël a d’ailleurs annoncé qu’une telle progression des armées hostiles serait considérée comme un « casus belli » et déclencherait des représailles massives.

Alors que les troupes du hezbollah, appuyées par les troupes au sol russes et par l’armée de Assad avaient écrasé et obligé au retrait les troupes  rebelles qui leur faisaient face, réalisant leur rêve d’une position stratégique capitale dans la prochaine guerre avec Israël, un évènement a produit un coup de théâtre dans la région: les observateurs ont vu des avions débarquer dans la ville clef de Deraa des troupes de la police militaire russe, équipés seulement d’armes légères. et les troupes du hezbollah  et d’Assad se retiraient avec leur matériel lourd (chars, canons, camions; on ne sait pas  si ce retrait portait sur 30 ou 50 km. En tout cas, c’est manifestement le résultat des négociations entre Américains et Russes et éventuellement Turcs et Syriens, pour réaliser le projet russe de zones   de désarmement partiel qui ont abouti à ce résultat. Il semble que l’Iran ne soit pas d’accord avec l’établissement de telles zones qui l’empêchent de réaliser son projet de contrôle militaire et politique de la région, mais en tout cas, le Hezbollah s’y et plié.

Cette situation de zone de  limitation des armements ( pas de bombardements) a un côté rassurant, mais à moitié seulement. Bien sur, elle consacré l’influence déterminante de la Russie sur les acteurs de la région: c’est le plan russe qui est la seule avancée actuelle, mais Israel aurait préféré que ce soit un des armées rebelles alliées avec lui  ou les Américains qui contrôlent la bordure de sa frontière, mais les américains auraient été une cible immédiate s’il s’étaient établis dans la région ce à quoi ils ne tiennent pas du tout.
En même temps confier la garde de la bergerie à un loup n’a rien de rassurant: les russes équipant, entraînant et  combattant aux côtés du Hezbollah , ils détiendront le bouton remise à feu du conflit qu’ils pourront utiliser comme moyen de pression sur  Israël et aussi sur les USA, pour des raisons qui peuvent être tout à fait extérieures au conflit du Moyen Orient ( sanctions économiques, conflit ukrainien, etc.

En tout cas , l’heure est à la montée des périls pour Israël, qui a toujours lutté pour ne pas confier à autrui les clefs de sa défense et qui risque de se trouver enfermé dans la valse infernale des intérêts et des ambitions contradictoires des acteurs de la région

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LA DEFAITE DE L’ETAT ISLAMIQUE PRECEDE DES MENACES ENCORE PLUS GRAVES SUR ISRAEL

juillet 10, 2017

A l’heure actuelle, où les derniers combattants de l’Etat Islamique à Mossoul en sont à essayer de vendre leur peau le plus chèrement possible en attendant l’écrasement final  dans leur capitale Rakka, la nouvelle physionomie de la situation stratégique dans la région se dessine de plus en plus clairement et elle n’est pas réjouissante.

Les deux caractéristiques fondamentales de cette  situation sont le recul net de l’influence américaine, en particulier depuis le renoncement des Etats Unis à faire respecter la  ligne rouge que Obama avait lui même fixée: celle de l’utilisation d’armes chimiques par un camp, et le gain massif de pouvoir régional  de l’Iran, en particulier par le biais de la milice du Hezbollah, qui a montré qu’elle est totalement aux ordres de Téhéran.

Cette dérobade américaine a été immédiatement décryptée comme un signe de manque de détermination et a ouvert un boulevard à la Russie qui a profité de cette faille dans la volonté américaine pour  déclencher une intervention massive qui a fait d’elle l’élément déterminant dans la situation militaire et politique.

La Russie a pu réinstaller ses forces aériennes dans la région, bombarder les troupes rebelles à Assad soutenues par les Américains, constituer un front commun sous prétexte de la lutte contre Daech avec le Hezbollah et l’Iran, massacrer les populations civiles révoltées contre la dictature bestiale de Assad. Elle menace maintenant d’abattre tout avion ou drone américain qui survolera la Syrie, qu’elle a doté de moyens antiaériens les plus perfectionnés au monde. Les Russes sont apparus comme d’une détermination totale et d’une absence de préoccupation morale laquelle nous étions habitués depuis longtemps.

Ils jouent maintenant avec les cartes que les Américains leur ont donné eux mêmes: la politique de Trump est illisible, sa riposte à la nouvelle utilisation des gaz par les troupes de l’Etat Syrien d’envoyer quelques fusées a surpris dans un premier temps, puis a fait rigoler tout le monde devant l’inefficacité évidente de cette réponse, réduite à une simple gesticulation. L’apparence psychopathique et incohérente de la politique américaine: des rodomontades avec la Chine et même la Corée du Nord, les vélléités  isolationnistes et le discours populiste, narcissique et grossier du président américain déconsidèrent sa politique. Alliés avec les Russes contre Daech, ennemis avec eux dans la lutte pour dominer le proche Orient d’où les Russes cherchent à expulser les Américains, ennemis des Iraniens avec qui pourtant ils tentent d’établir un nouveau partage d’influence dans la région. Face à cette politique devant laquelle les Américains eux mêmes sont divisés, les Russes avancent implacablement leurs pions, comme ils ont su le faire en Ukraine et en Géorgie. Poutine installe chez lui son pouvoir méprisant pour la démocratie, terrorise ses opposants, ment avec un cynisme d’ancien officier du KGB, et satisfait les Russes qui rêvent de redevenir une puissance à égalité avec les Américains, et qui n’ont pas, en grand nombre, rompu avec leur idéologie anti occidentale.

De leur côté, les Iraniens, jouant avec une habileté consommée , ont réussi un deal très gagnant pour eux: le renoncement aux sanctions économiques prises contre eux en échange d’une suspension de la fabrication immédiate de leur bombe, mais cela veut dire s’arrêter quelques mois avant la réalisation de la dernière étape, en progressant sur tous les autres plans.

Ils savent donc que dans 10 ans ils auront progressé sur tous les plans préalables à la construction de la bombe et ils pourront donc équilibrer la puissance atomique d’Israël. La puissance démographique de l’Iran, ajoutée à l’étendue de leur pays leur donnera alors une marge d’avantage très grande sur Israël.
En attendant, ils construisent une situation de supériorité théorique sur l’armée d’Israël. D’abord en essayant de constituer un arc chiite continu de Téhéran à Beyrouth en contrôlant dans le sud de la Syrie le carrefour qui permettra cette jonction; cela leur permettrait de fournir une aide matérielle continue aux combattants du Hezbollah ou à leurs troupes de pasdarans si ils sont au front face aux Israéliens (fusées, matériels de pointe que Israel s’efforce continuellement d’empêcher par ses bombardements de convois amenant ces armes de pointe.)

Cela permettrait aux troupes iraniennes d’arriver à la frontière israélienne. Ces troupes constituent depuis des années une force d’intervention extérieure puissante  formée en unités spécialisées de l’armée des défenseurs du régime iranien, les pasdarans, qui encadrent depuis longtemps directement la milice du hezbollah.

Le Hezbollah lui même qui a perdu plusieurs milliers d’hommes dans la guerre contre les djihadistes, a acquis dans cette guerre une expérience militaire et une qualification qui l’ont fait monter du statut de milice à celui d’armée digne de ce nom, et n’est plus une force à négliger.

Parallèlement, les iraniens ont fourni au moins 100000 fusées au Hezbollah, dont un certain nombre de longue portée ce qui constitue une menace très grave de débordement des moyens antifusées des Israéliens. Ils les ont aidés à construire des bunkers à 50 m de profondeur qui ne peuvent être détruits par les bombardements. Ils les ont aidés à construire leurs propres ateliers de constructions d’armes sur place, pour leur éviter les transports ou ils sont vulnérables.

Parallèlement, la Turquie d’Erdogan est en train de virer à l’Islamisme et prépare un renversement d’alliance qui la met dans le camp des alliés de la Russie, tout en maintenant formellement une alliance de plus en plus hostile avec le camp occidental qui critique la politique dictatoriale et répressive de son président. Elle alterne les signes de collaboration avec les campagnes antiisraéliennes d’Etat dignes  des poubelles islamistes.

Enfin les armées arabes se reconstituent (Irak, Syrie,l’armée libanaise plus ou moins contrôlée par le Hezbollah qui agit en maître au Liban). A l’arrière plan, la Russie joue cyniquement toutes les cartes  qui conduisent à un retrait de l’influence américaine, faisant de la Syrie de Assad son obligé, fournissant des matériels ultra modernes a ses amis, combattant à visage masqué derrière les dictatures locales (les américains en faisant à peu près autant avec l’Arabie Saoudite).

La prochaine guerre, qui est inéluctable et qui se prépare dès maintenant sera terrible.

Peut on achever les terroristes blessés?

octobre 8, 2016

Le procès d’un soldat israélien accusé d’avoir achevé d’une balle dans la tête un terroriste blessé après avoir poignardé un  soldat israélien divise la société israélienne, et plus particulièrement , oppose la population  israélienne et le haut état major de l’armée qui a demandé que le soldat soit  jugé pour cet acte qu’il juge contraire aux valeurs défendues par l’armée israélienne. Le ministre de la défense a déclaré: « Même dans des moments de grande colère, nous ne devons pas autoriser de tels comportements » .Pris pour cible par la droite  israélienne ,Moshe Yaalon le ministre en question, a du démissionner quelques semaines plus tard et laisser la place à Avigdor Lieberman, figure de proue de la droite dure.Plus des deux tiers des israéliens pensent que le haut commandement a eu tort de condamner publiquement le soldat. Les paroles du chef d’état major, le général Gadi Eizenkot disant qu' »il ne voulait pas voir ses hommes vider leur chargeur sur une adolescente armée d’une paire de ciseaux »ont déclenché une polémique et montré la profondeur du fossé qui existe entre une gauche violemment opposée à l’usage de la force , toujours considérée comme « disproportionnée » et une droite désireuse d’une riposte impitoyable à la violence meurtrière des terroristes.

Car les paroles de Gadi Eizencot sont inacceptables, dans la mesure ou elles n’acceptent pas le principe de la légitime défense des soldats attaqués dans le but de les tuer, et suggèrent qu’ils devraient évaluer avec beaucoup de précision la force des l’attaque et ne répliquer, après réflexion que à l’exact niveau exigé par l’attaque (peut être avec une paire de ciseaux). C’est au contraire la riposte instantanée  et sans temps perdu en hésitations et entraînant le plus souvent la mort de l’agresseur qui a pu avoir un effet dissuasif et aboutir au reflux constaté des attaques à l’arme blanche, malgré la dimension suicidaire de ces actions dans beaucoup de cas.Au moins cela dissuadera peut être quelques lycéennes exaltées de  se défouler en tuant  un soldat, ne serait ce que avec une aiguille à tricoter. Il est fâcheux qu’un chef militaire perde de vue le contexte de ces évènements et qu’il donne des arguments aux partisans de  ses ennemis. Une adolescente armée et attaquant un soldat pour le tuer ne mérite aucun ménagement,et les islamistes enrôlent des  jeunes  de moecins en moins âgés. C’est malheureusement dans les rangs des officiers que l’on trouve les restes de l’idéologie pacifiste  des sionistes socialistes  de l’ancienne élite israélienne, et certains, manifestement,n’ont  pas .révisé leur désir de complaire aux palestiniens.C’est régulièrement du sein même de l’institution militaire que viennent les déclarations critiques à l’égard  des actions anti terroristes  de Tsahal, Et cela parce que les postes d’officiers ont été longtemps occupés par les éléments gauchistes issus des kibboutz et qui se sont trouvés de plus en plus souvent en opposition avec la base de l’armée, qui ,comme la population en général, a penché de plus en plus à droite..Laisser les soldats hésiter à tirer quand la survie est une question de secondes est criminel.En plus, les arabes n’appliquent pas les mêmes règles .

Mais ne pas achever les blessés est une règle de base des lois de la guerre  et évidemment, les islamistes ne respectent aucune de ces lois. La déclaration de Moshe Yalon est donc justifiée, on ne peut encourager cette façon de faire, même si  on éprouve de la satisfaction à la pensée qu’un assassin est mis hors d’état de nuire.Reste à faire ce qui est possible pour que il n’y ait pas de survivants  aux premiers échanges.

l’initiative de paix française au Moyen Orient biaisée par son parti pris pro palestinien

juin 3, 2016

 

La volonté de la France de retrouver une place d’interlocuteur de poids au proche Orient, place qu’elle a jadis occupé,apparaît comme  tout à fait à contre temps de l’évolution générale de la situation et minée des contradictions internes de l’attitude générale de la France dans ce conflit.

En effet , penser que la France a une chance de réussir là ou les Etats Unis viennent de jeter l’éponge après plusieurs années de tentatives infructueuses qui se sont terminées par un échec sur toute la ligne est déjà présomptueux, la capacité de pression des USA étant sans commune mesure avec celle de la France.

Mais surtout, l’angle d’attaque du problème est déjà biaisé au départ par les conditions de départ de la conférence: ni les Palestiniens ni les Israéliens ne seront là dans la phase initiale des débats, ce qui correspond bien à la stratégie de forcer la main aux belligérants qui a toujours été le fond de la conception française de la négociation. Les Israéliens ont toujours refusé une politique qui serait dictée par les puissances, et annoncé que ils ne tiendront aucun compte d’un diktat quelconque décidé en dehors d’eux. Les Palestiniens , au contraire ont toujours misé , avec leurs alliés, sur une pression internationale qui jouerait en leur faveur, et ont toujours poussé à l’internationalisation du conflit, pour que le poids des pays musulmans agisse ainsi que la pression politique des mouvements de gauche pro palestiniens. Les Français agissent donc, dès le départ dans un sens conforme aux voeux et à la stratégie des palestiniens.
Il semble qu’ils veuillent s’appuyer sur le plan de paix qui avait été proposé il y a quelques années déjà, par l’Arabie Saoudite et qui proposait un retrait des territoires occupés et la réalisation d’un état palestinien en échange d’une reconnaissance de l’Etat Hébreu. Ce plan fait plutôt sourire, parce que il a déjà été refusé, ce qui est normal puisqu’il propose des terres et un état contre .. rien, sauf un chiffon de papier. D’une part, il propose d’entrée de négociation de donner aux Arabes l’essentiel de ce qu’ils demandent: quelles cartes restera t il aux Israéliens? D’autre part il fait comme si n’existait pas le problème principal: il n’y a pas d’interlocuteur valable du côté arabe qui est divisé en deux factions irréductibles. Tout accord réalisé avec le Fatah sera tôt ou tard contesté par le Hamas,que n’impressionne pas un accord quelconque, et dont on ne peut pas oublier la manière dont il a pris par la force le pouvoir à Gaza, réutilisant immédiatement après sa restitution par les Israéliens le territoire de Gaza comme base de lancement de missiles contre les populations israéliennes de la région, obligeant Israël à mener une opération lourde pour faire cesser les tirs quotidiens contre son territoire.

Il n’existe aucun interlocuteur fiable pour les Israéliens qui n’ont affaire qu »à une myriade de mouvements terroristes plus extremistes les uns que les autres , en proie à une surenchère de revendications nationalistes, quand ce n’est pas un pur délire religieux.
Et même si ces extrêmistes se calmaient, il existe de nombreux états dans la région qui ne demandent qu’à poursuivre leur politique de provocations, d’attentats, et d’assassinats, comme la Syrie l’a fait du temps de son « protectorat » sur le Liban, contrôlant le pays à travers le réseau du Hezbollah, comme l’Iran le fait à travers les organisations chites, prêts à déclencher la guerre des communautés par des attentats minutieusement organisés. Certains états ne tolèreront jamais que la paix s’installe sous leurs fenêtres.

En faisant comme si cette réalité n’existait pas, la diplomatie française essaye de masquer son parti pris pro palestinien, qui suffit à la disqualifier totalement aux yeux des Israéliens. Ce ne sont pas les déclarations d’amitié pour le peuple israélien de Manuel Valls, même sincères en ce qui le concerne, qui changent quelque chose au fait que cette tentative qui tombe au moment ou les enjeux essentiels sont centrés sur la lutte contre Darch apparaît comme conforme à la politique « arabe » de la France et à l’orientation pro arabe de cette politique.Et ce n’est pas l’insignifiant Ayrault qui amènera un air nouveau dans les couloirs du Quai d’Orsay.Déjà, la France a menacé Israël d’une reconnaissance automatique de l’Etat Palestinien en cas d’échec de la conférence, ce qui était déjà la position de Laurent Fabius.Manuel Valls s’est opposé& à cette reconnaissance automatique, position qui a été retirée.
Mai cette façon d’annoncer déjà le résultat final et la menace directe qui est agitée montre bien l’hypocrisie du régime socialiste qui maintient une ligne de soutien aux palestiniens, tout en faisant l’innocent et en niant tout parti pris.La France, en s’alignant sur la vision des mouvements pacifistes israéliens qui, complètement coupés de la population israélienne,  fondent tous leurs espoirs sur une pression extérieure exercée sur  leur nation, et reprennent le discours palestinien comme quoi tous les torts sont du côté israélien, retrouve les positions de soutien  aux ennemis de l’Occident que les socialistes connaissent si bien, après des décennies de suivisme à l’égard de leurs maîtres à penser marxistes.

Le « lapsus » de la France à l’Unesco, soutenant une résolution inique des pays arabes préténdant que il n’y avait aucun monument juif en Palestine a provoqué une vague d’indignation  dans toutes les nations civilisées.  La France s’est excusée, mais le mal a eu lieu et la diplomatie francaise est apparue comme un nid d’antisémites qui se retiennent à grand peine. Vivement le changement de régime et le nettoyage des écuries d’Augias du Quai d’Orsay.(pas garanti même en cas d’alternance.)

GB

Erdogan, le dictateur qui rêvait de vaincre l’Occident cinq cents ans après la prise de Constantinople

juin 1, 2016

Quel est le dictateur le plus mégalomane de la génération actuelle? Le coréen du Nord:Kim Jong Un?l’ayatollah iranien Khamenei?Le Turc Erdogan?

le plus délirant dans l’excès du culte de la personnalité est évidemment l’inénarrable coréen, auteur de 1500 ouvrages en 3 ans d’étude, capable de piloter un avion et un char sans avoir jamais pris aucune leçon, « inventeur du hamburger »,qui construit son système sur le chantage à l’arme atomique, et qui est arrivé grâce à la menace de la bombe nucléaire et  bientôt thermonucléaire, accompagnée du développement des vecteurs permettant(bientôt) de la délivrer a des milliers de km,à inquiéter ses voisins(Corée du Sud, Japon,) à défaut des USA.

Cependant, les USA, ne peuvent écraser sans risque nucléaire  ce guignol paléo communiste protégé par la Chine « néo-communiste » malgré son agacement devant les provocations continues de celui-ci.De plus, l’apparente folie du régime nord-coréen donne une redoutable vraisemblance à ses menaces de déclencher l’apocalypse nucléaire dont il serait les première victime. Les  USA n’ont pas oublié les informations qui sont sorties officiellement du compte rendu d’un congrès du PC cubain dans lesquelles on apprenait que Castro avait demandé aux Russes de lui donner les clefs  de lancement des missiles atomiques entreposés par eux à Cuba:Il disait que il savait très bien que quand il s’en servirait , l’île serait vitrifiée, mais que les cubains n’avaient pas peur et que ils montreraient au monde que ils avaient des « cojones »(sic). Quand un dictateur d’un minuscule pays s’embarque dans l’idée que il « en « a  plus que un des deux pays maîtres du monde, on arrive dans une zone de folie furieuse ou seule la conscience de ses responsabilités et le souci d’épargner l’horreur nucléaire à ses concitoyens a fait contrepoids du côté de l’URSS à la mégalomanie narcissique du dictateur cubain et lui a fait garder le contrôle des fusées, avant de les retirer définitivement.

L’ayatollah Khamenei poursuit aussi un rêve, celui de prendre la tête du combat anti impérialiste dans les pays arabes. Il s’agit pour cela de reprendre le drapeau de la lutte aux Saoudiens, aux Egyptiens et aux Turcs, tous prétendants au leadership du monde musulman pour lequel chacun a ses atouts et ses points faibles. Les atouts de l’Iran,avec ses 80 millions d’habitants, sont la richesse de sa culture,l’endurcissement de son armée qui a résisté à l’assaut donne pendant 8ans par les troupes de Sadam Hussein,une part non négligeable de la manne pétrolière qui lui a permis d’avancer dans ses recherches atomiques et balistiques. Ses deux principaux atouts sont le développement d’une utilisation de l’atome civil qui permette de former des savants atomistes compétents, prêts pour le moment où l’accord sur un moratoire sur le nucléaire potentiellement militaire sera arrivé à échéance;qu’est ce que 10 ans d’attente si pendant ce temps le pays se renforce économiquement et scientifiquement. Qui pourra à ce moment l’empêcher de passer d’un coup à l’étape suivante, celle de la possession de la bombe et des vecteurs pour la transporter.L’exemple de la Corée du Nord est bien là pour montrer l’impuissance des grandes puissances devant le chantage des états voyous.

le deuxième atout de l’Iran est son utilisation en sous main des mouvements terroristes d’obédience chiite pour déstabiliser les états partagés entre les deux obédiences, chiite et sunnite:au Liban et en Irak d’abord, puis en Syrie et au Yemen. L’Iran apparaît ainsi comme un état tirant cyniquement les ficelles de tueurs souvent prêts à rendre service aux donneurs d’ordre, pour peu qu’on les aide sur le plan matériel et logistique.La « révolution islamique » avec sa terreur théocratique,appuyée sur des milices cruelles, et un cortège d’éxécutionsd’opposants et de tortures  a perdu tout prestige auprès de la population et ne se maintient plus que par la force et la terreur.le rêve de khamenei est donc reporté à dans quelques années, à la construction d’une bombe qui ferait de ‘Iran la superpuissance régionale,ou bien à l’effondrement de l’Arabie Saoudite,le concurrent directpar suite d’une révolution interne de ce régime archaïque. ce rêve n’est pas fou, c’est une éventualité qui peut se réaliser, avec beaucoup de chance et une série d’éléments favorables. Ce n’est que l’expression de l’ambition de puissance d’une puissance moyenne rêvant de son passé glorieux.

La mégalomanie de Erdogan est plus pernicieuse car elle se manifeste avant tout par l’hypocrisie . Cet homme qui dirige un mouvement islamiste qui n’a eu de cesse, par petites touches de réislamiser la société turque,et de démantibuler l’appareil coutumier et législatif laïque que Mustapha Kemal avait laissé en héritage, en s’attaquant en particulier à l’armée qui en était le pilier.Il a toujours contesté le travail de sape pro religieux qu’il menait (port du voile par sa femme et à l’université,etc…) il a prétendu vouloir rejoindre l’Europe,mais sans jamais faire un pas autre que formel vers la satisfaction des demandes de garanties démocratiques(procèscontre les journalistes, menace  au contraire de lever l’immunité diplomatique des députés de l’opposition)jamais il n’a montré la moindre hésitation dans le négationnisme du génocide du peuple arménien(comme un allemand qui nierait toute réalité au génocide des juifs par les Allemands pendant la guerre). Cette volonté constante de rebâtir le nationalisme turc en s’appuyant sur le ressentiment anti occidental des masses musulmanes, tout en faisant semblant d’être demandeur d’une intégration  dans l’Europe démocratique et riche alors que sa volonté est de profiter du marché européen et de ne rien céder sur l’essentiel, c’est a dire la démocratisation fondamentale de la société. Comme beaucoup de sociétés dictatoriales, il peut admettre le droit de vote, a condition, comme il l’a fait de mettre en prison les journalistes de l’opposition, de traduire en justice des milliers d’opposants, d’instaurer un délit d’offense à sa personne qui permet de poursuivre ceux qui le critiquent;il peut raser des quartiers entiers pour réaliser ses projets pharaoniques architecturaux, lancer l’armée à l’assaut des quartiers kurdes et la faire tirer au canon sur ces mal pensants qui osent le défier. après le génocide des  Arméniens il y a un siècle, génocide nié en regardant les gens dans les yeux, existe t il une barrière morale qui l’empêchera de marcher sur le meurtre d’un peuple pour assouvir sa soif de pouvoir?Dictateur brutal et meurtrier, profitant de sa position stratégique sur les détroits qui garde l’entrée en Méditerrnée de la flotte russe, sachant que les Américains et les Européens voudront, pour ces raisons stratégiques ne pas se brouiller avec lui,il fait semblant de rester allié avec l’Occident,tout en maniant le chaud et le froid. Face a l’Europe affaiblie, divisée, menacée d’être engloutie par une vague migratoire sans précédent, il calcule comment lui vider les poches tout en lui forçant la main pour obtenir un droit d’entrée sans limite pour les turcs. Cette façon de forcer la porte pour entrer signe  la volonté de tordre le bras à l’Europe et la sauvagerie des manières caractéristique des pays qui ne connaissent que le langage de la  force.

Ainsi, ce qui apparaissait jusque là comme une lubie secondaire apparaît de plus en plus comme une obsession primordiale. L’idée d’une restauration de l’empire ottoman court derrière les discours de réhabilitation de ce système qui a eu son heure de succès en particulier quand il a pris le relais des empiresmongols, et quand il a tenu en échec les royaumes chrétiens, divisés et affaiblis.QUe Erdogan s’enorgueillisse de ce qui a été un succès de la barbarie et une victoire des potentats orientaux lesplus écoeurants montre que il est prêt à s’appuyer sur n’importe quelle mythologie pour développer le sentiment anti européen et le nationalisme régional.

Et voila que ce membre de l’OTAN, qui a déjà envahi une moitié de Chypre, elle même membre,  de l’Europe, organise la base arrière de Daech!: les soins, les armes, le repos des combattants. Il bombarde les Kurdes qui sont les combattants les plus déterminés et les plus efficaces contre Daech. Comment appeler un allié militaire  qui frappe ses alliés  et donne du soutien  aux ennemis?

Erdogan, empereur des turcs? Le titre est un peu trop ronflant, mais la fonction l’attire, et il s’en ressent plus près qu’on ne le croit.

Alors, qui est le plus mégalomane de tous ces charmants garçons?

le génocide porté par le rêve djihadiste

mars 28, 2016

Le dernier massacre perpétré par les pro-talibans au Pakistan à Lahore  contre les chrétiens rassemblés dans un jardin d’enfants glace d’horreur ceux qui ont eu accès à l’information: plus de 70 morts, en majorité des femmes et des enfants , des centaines  de blessés. Des petits enfants tués volontairement, leur seul tort étant ( ou celui de leurs parents)d’être d’une autre religion que les musulmans majoritaires dans ce pays. Dans quel but, sinon de pousser les chrétiens à fuir ce pays, pour qu’il soit purifié de toute présence non musulmane qui « souille » la terre de l’islam. Ce rêve d’un entre -soi qui exclut toute différence,cette incapacité à supporter la différence de point de vue ou de croyance et qui conduit aux meurtres les plus abjects, c’est la caractéristique de l’islam du Pakistan

Ce pays qui a introduit une loi sur le blasphème qui permet de condamner à mort quiconque est accusé d’atteinte aux textes sacrés et a ainsi permis a des imam pervers de monter de toute pièces des dossiers d’accusation permettant de condamner des innocentes complètes et de terroriser une communauté entière est le pays de toutes les haines et de toutes les horreurs. C’est le pays ou 150 élèves d’une école pour enfants de militaires ont été froidement abattus un par un pour « punir » leurs parents de leurs activités . Le meurtre d’enfants est ainsi intronisé comme mode légitime d’éviction d’une communauté qui ne plaît pas à quelques individus ivres de haine.La peste de la haine meurtrière de l’autre se répand à grande vitesse dans l’environnement pourri de ce pays né déjà de l’impossibilité originelle de cohabiter avec l’autre, l’Hindouiste.

Il est vrais que les Hindous n’étaient pas en reste de fanatisme meurtrier à l’époque de la séparation d’avec l’Inde, époque ou Pakistanais et Hindous s’échangeaient des trains entiers remplis de cadavres.

Mais les Pakistanais ont fait fort quand même  en laissant un responsable de leur programme atomique proposer aux dictatures islamiques de la région de partager avec eux leurs secrets de fabrication de la bombe atomique, jusqu’à ce que cela ait été découvert.Comme les candidats à l’atome ne manquaient pas, l’information n’a pas été perdue pour tous le monde.( les Israéliens ont discrètement anéanti une usine nucléaire syrienne en construction il y a quelques années. Quand on voit l’utilisation par Assad des armes de destruction massive contre son propre peuple, on imagine difficilement quels scrupules auraient pu le freiner si les Israéliens n’avaient pas écrasé  dans l’oeuf ses rêves atomiques.

D’une façon générale, ceux qui rêvent de solutions radicales dans la région pour se débarrasser des peuples qui ne leur conviennent pas ne manquent pas: Les Turcs ont été les premiers à joindre les actes à la parole et ont exterminé tous les Arméniens qu’ils pouvaient, avec massacres d’enfants, viols des femmes et anéantissement par la marche forcée dans le désert. Ils n’ont jamais reconnu ce génocide reconnu par la planète entière et continuent à emprisonner ceux qui évoquent la réalité de cette époque. Et maintenant le grand Vizir de ce nouvel empire Ottoman rêve d’en faire autant avec les Kurdes, qu’il fait assassiner par son armée qu’il prétend employer contre l’EI, mais ce doit être des erreurs de visée.L’EI a lui tenté le génocide de la population Yazidie, qui n’y a échappé en partie que grâce à l’intervention aérienne des Occidentaux.

Assad a inauguré différentes techniques d’assassinat de masse: après la torture massive des opposants, l’emploi des gaz, puis des barils d’explosifs largués sur les civils dans les villes, puis le siège des villes privées de nourriture. Quelques millions de Syriens cherchent désespérément à trouver un lieu pour survivre.

Dans l' »Etat Islamique », les maisons des chrétiens sont marquées d’un signe distinctif, ce qui permet aux djihadistes de  satisfaire leurs désirs de rapines, de viols ou de meurtres quand l’envie les en prend. Les cinquante derniers juifs yéménites  viennent d’être exfiltrés par les israéliens, dernière chance avant l’égorgement.

Le programme djihadiste, élégant par sa simplicité ,propose le choix entre la conversion et la mort. De temps en temps, il exécute quelques dizaines de chrétiens pour rappeler aux autres que il ne plaisante pas.

Tous les musulmans ne rêvent pas de tuer tout le monde sauf eux, mais l’idée que tuer des non musulman n’est pas une si mauvaise idée fait son chemin dans les milieux adjacents au djihadisme, c’est à dire dans les milieux des délinquants, des imams recruteurs et des convertis. Ceux qui rêvent de pays purifiés de toute présence non musulmane et qui tuent sans le moindre remords les petits enfants par dizaines sont mûrs pour le prochain génocide: mais frapperont ils d’abord le voisin chrétien ou le voisin sunnite ou le voisin chiite?

Sunnites et chiites finiront ils par s’échanger des trains de cadavres?

L’ARMEE DES SUICIDAIRES TUEURS DE L’ETAT ISLAMIQUE

février 18, 2016

 

 

L’apparition d’une nouvelle arme utilisée par les djihadistes face aux moyens technologiques sophistiqués employés par les occidentaux (drones, interceptions de tous les messages internet et téléphoniques, etc ..) : un idiot suicidaire muni d’un couteau de cuisine, introduit le trouble et la perplexité dans les rangs de ceux qui luttent contre l’hydre terroriste.

L’utilisation d’hommes ayant accepté a priori l’idée de mourir de façon absolument certaine, sans aucune chance d’échapper modifie les principes mêmes de la guerre : la seule exception connue, avant l’invention des bombes humaines par le mouvement terroriste des tigres Tamouls du LTTE dans l’île de Colombo fut l’usage des « kamikases » par le gouvernement japonais, dans la dernière phase de la guerre nippo-américaine.

Cette initiative, fruit du désespoir japonais d’arriver à égaliser le rapport de force avec les américains dont la supériorité militaire était devenue écrasante, surprit les    Américains et s’inaugura par quelques réussites imprévues avant de produire des effets négatifs : conviction des Américains que seul l’usage de l’arme nucléaire éviterait des centaines de milliers de morts devant le fanatisme jusqu’auboutiste des japonais, destruction des dernières forces aériennes japonaises (pilotes à peine formés n’apprenant même plus à atterrir ni à naviguer.L’espoir des Japonais d’arriver à forcer les Américains à négocier la paix était complètement déréel dans la situation de disproportion complète des forces et n’exprimait que le refus de la hiérarchie militaire japonaise de faire face à la réalité de son échec total et de la nature illusoire de cette guerre qu’ils avaient déclenché.

La question de l’efficacité de cette méthode de combat a fait l’objet de recherches, mais dans l’ensemble, le « rendement » a été très faible : 3 à 4000 pilotes ont ainsi été sacrifiés avec leurs avions, et très peu de navires américains ont été mis hors de combat.,Le gouvernement a utilisé pour la propagande l’image de son élite militaire sacrifiée volontairement (les pilotes prenaient leur décision librement, mais dans un contexte de très forte pression psychologique ,le gouvernement les poussait même à écrire leurs motivations avant de s’envoler pour leur dernière mission ,et utilisait ces textes comme matériel de propagande nationaliste.)

Mais même si l’efficacité a été douteuse, ce sacrifice avait un sens :C’était la dernière carte que retournait l’Etat Major japonais, la tentative du désespoir pour renverser la situation d’infériorité matérielle et stratégique qui, sauf action imprévue conduisait à la défaite totale et à l’effondrement du régime.L’idéologie militariste, le code d’honneur,la conviction de se battre pour une civilisation pensée comme précieuse et supérieure, la conviction de défendre son peuple engagé donnaient des arguments à ceux qui faisaient le sacrifice suprême et offraient leur vie sans rémission.

L’écart est gigantesque avec les arabes qui se jettent avec un couteau de cuisine à la main ou un tranchoir de boucher sur des passants attablés dans une grande artère de Jerusalem, en blessent ou en tuent un ou deux et savent qu’ils vont finir criblés de balles dans les minutes qui vont suivre.Ceux là ne peuvent espérer aucun avantage politique de ces meurtres, ni aucun avantage militaire.Il n’y a là aucun combat comme ce peut être le cas quand un terroriste armé d’une bombe se glisse dans une position militaire ennemie et se fait sauter. Bien sur, ils auront contribué à créer une atmosphère d’angoisse dans la ville, mais ils auront aussi créé un mépris effrayant vis à vis d’eux ; les meurtres gratuits d’enfants, de femmes créent un fossé incomblable qui fait sortir ces tueurs des rangs de l’humanité.Il y a chez eux un tel mépris de toutes les valeurs humaines et au premier chef la  protection des faibles : les femmes, les enfants, les gens désarmés face à ceux qui ont des armes, que ces gens ne paraissent avoir qu’un seul moteur : une haine qui les aveugle à tout ce qui n’est pas eux et qui annule même leur désir d’auto conservation.

Les soldats de toutes les armées savent qu’on va exiger d’eux qu’ils mettent leur vie en danger, et en général, ils l’acceptent. Mais jamais il n’existe de situation ou il est annoncé que en aucun cas ils ne s’en sortiront. Et de plus, quand une mission est annoncée comme porteuse d’un haut risque de mort, il est expliqué aux soldats à quelle raison essentielle ils vont peut être sacrifier leur vie.

L’absurdité évidente des meurtres terroristes empêche qu’une raison valable justifie la mort qui va pour eux suivre l’exécution de leurs crimes. L’assassinat au hasard de gens vulnérables ne traduit que l’emprise du discours de haine dans lequel ils baignent.

Le nombre grandissant des adolescents parmi les agresseurs au couteau en Israël montre comment cet âge est propice au passage à l’acte :l’extrémisme naturel à cet âge, la propension aux actes impulsifs , la faculté à être influencé par des mentors, les incitations au meurtre permanentes qui constituent leur environnement permanent, tous ces facteurs cumulent leurs effets pour les précipiter vers l’irréparable. Mais qu’est ce qui peut justifier le suicide d’un ado de 15 ans qui vient de poignarder lâchement un ou deux Israéliens et qui détruit sa propre vie, alors qu’il n’a rien vécu ?

Un livre récemment sorti compare les terroristes a des somnambules (« les nouveaux somnambules » de Nicholas Grimaldi, chez Grasset) sans doute à cause de leur regard halluciné sur les photos d’eux que l’on peut voir dans la presse : halluciné ou vide, ils ont en effet l’air d’être dans un autre monde, leur réalité n’est pas la notre :leur réel n’a rien à voir avec celui que nous partageons. Ils sont immergés dans le monde de leur croyance, et celui-ci est incompatible avec la réalité.Des meurtres absurdes conclus au nom d’idéologies aberrantes couronnés par des morts idiotes : le monde arabe a perdu la tête et n’existe plus que à travers ses manifestations de haine tous azimuts, tournées contre les Juifs, les catholiques, les chiites ou les sunnites. Ils ne rêvent plus que de bombes tuant des masses de gens, ,de décapitations, de mise en esclavage non seulement des femmes mais de pays entiers.Des idéologues aux barbes broussailleuses travaillent avec perversité des jeunes, et les persuadent que leur communauté est en état de légitime défense et que leur Dieu est attaqué par d’horribles colonialistes, ce qui justifie qu’on massacre leurs femmes et leurs enfants et que l’honneur est de tuer les bébés parce que ces colonialistes ne méritent qu’une souffrance pire encore que celle qu’ils font endurer aux musulmans.

Le monde a connu la folie nazie, et la folie communiste, des millions de personnes sont mortes pour ces idées délirantes qui ont séduit aussi des millions de personnes. Et voici que se lève la folie du nouveau siècle, encore plus débile, mais aussi paranoiaque que les folies précédentes. Du monde entier accourent des volontaires pour mourir avec pour seule satisfaction d’entraîner dans leur perte quelques personnes qui passaient par là. Ces morts vivants, pressés d’entraîner dans leur univers de mort et d’horreur les vivants qui ne demandent que à vivre nous montrent que les forces du mal, aussitôt abattues, se reconstituent très rapidement, et que leurs germes sont une partie inextricable de notre humanité.

Les régimes totalitaires, qui persuadent les gens que l’individu n’est rien en regard de la communauté , qu’il doit tout à l’Etat ou à son groupe, formatent les gens au sacrifice total de leur vie Ainsi, avec l’aide de la propagande et du mensonge se constituent des représentations de soi désespérées ou le seul avenir radieux, hors le paradis et ses mousmées en attente de martyr, est l’application intégrale de la Chariah et le règne sans partage des ayatollahs et des sanglants émirs.