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Quelles perspectives pour Israel après la mort du processus d’Oslo

septembre 14, 2018

Tout le montre depuis des années maintenant: il n’y a plus aucune chance pour que le processus de paix fondé sur la coexistence de deux états aboutisse, et cela pour plusieurs raisons;

la première est que  pas le moindre progrès n’a été enregistré en 25 ans sur les questions fondamentales, que les négociateurs avaient prévu de réserver pour la fin: la question du retour des réfugiés ( et de la définition du terme de réfugiés puisque au lieu des 700000 arabes peuplant la région à l’époque de la création d’Israel ,c’est plus de 4 milions d’individus qui revendiquent actuellement cette identité  de  « réfugiés » d’un pays où ils n’ont jamais mis les pieds et qu’ils obtiennent maintenant de manière héréditaire., ainsi que les subventions attenantes.L’autre question étant celle de Jérusalem,que chacune des parties revendique comme capitale, tout en niant, pour ce qui concerne la partie arabe, l’ancienneté de l’implantation juive, et tout en organisant peu à peu  l’impossibilité concrète de cette dévolution à la partie arabe pour ce qui est  de la stratégie israélienne..

Ainsi,les négociations n’ont débouché  que sur la division en  zones plus ou moins autonomes des territoires occupés et une certaine collaboration sécuritaire.

La deuxième raison est l’expérience de Gaza, qui est tombée en un tournemain entre les mains du Hamas qui a instauré sa dictature immédiatement  et fait régner sa terreur sur toute la population tout en lançant des centaines de fusées sur Israel. La décomposition de l’Autorité Palestinienne dans la partie qui lui reste, du fait de sa corruption, de sa collaboration avec les Israéliens, et de l’absence de perspective et de résultats de sa politique ne laisse aucun doute:Dès les premières élections qui auront lieu en Cisjordanie, le pouvoir passera dans les mains des Islamistes, qui eux ne veulent que la destruction d’Israel, avec l’appui de toutes les forces malfaisantes de la région (Hezbollah, Iran,etc..) Tout accord avec la seule partie de l’AP n’aura aucune valeur puisqu’il sera immédiatement dénoncé par les islamistes qui n’attendront plus que le moment le plus opportun pour déclencher une nouvelle attaque contre Israel.Les Israeliens ont pu voir l’effet immédiat de leur retrait de la ville occupée et quelles forces en profitaient instantanément. La confiance est un mot qui n’a pas de sens dans ce contexte.Les Israéliens qui ont vécu la deuxième Intifada  ou ils ont du faire face aux  tireurs qu’ils avaient eux mêmes équipé et aux attentats qui visaient leurs civils, enfants compris, ne peuvent plus faire confiance à une population au milieu de laquelle évoluent des blocs de haine meurtrière sans limite.

La progression fulgurante de l’islamisme dans tout le moyen orient, comme celle du communisme au 20 ème siècle et l’huile sur le feu que versent les diverses dictatures  sur le conflit israélo-palestinien   disent bien comment la moindre faille sera exploitée pour lancer les palestiniens à l’assaut d’Israël, quelques soient les pertes qu’ils subiront. Les puissances régionales,Iran, Turquie, ont sous la main un détonateur et la solidarité islamique, qui voue la même détestation aux Juifs et aux Occidentaux sera heureuse d’avoir une occasion de tenter de détruire Israel.

Que faire, donc, si la négociation ne peut rien donner, et si il ne reste que la force.

Abandonner les territoire occupés sans négociation serait donner l’existence à un état jumeau, livré aux islamistes et qui vivrait dans l’espoir insensé d’une reconquête du reste de la « Palestine ».c’est à dire bien sûr d’Israel et qui appellerait à l’aide tous les musulmans de la région. Quand on voit les dizaines de milliers de volontaires venus des quatre coins du monde, qui ont tout quitté pour venir soutenir les monstres de Daech et se faire tuer en majorité pour cela, on peut imaginer le pire, et en plus, les états rentreraient dans la danse.

Les idées qui font leur apparition avec la fermeture de l’illusion d’un accord entre deux états tournent autour de la solution à un état, laissant patiner dans le vide les mouvements  comme « La Paix maintenant » et les autres mouvements pacifistes dont les appels à la  négociation sonnent comme des incantations éloignées de la réalité et sont perçues comme des trahisons par la majorité de la population juive.
Mais il existe deux visions de cette issue.
La première est issue de l’extrême gauche anti sioniste et d’une branche antisioniste de l’AP rêve d’un état unique dans lequel tout le monde aurait des droits égaux. Même dans l’hypothèse ou les réfugiés ne rentreraient pas, ce qui se cache dans cette idée qui satisferait les  défenseurs des droits de l’homme, c’est l’idée que la supériorité de la croissance démographique palestinienne renverserait vite la suprématie politique juive et viderait très rapidement de son contenu juif l’état binational pour en faire un état arabe. Ce serait juste une question de temps.

La deuxième version de cette théorie de l’ état unique est plutôt celle de la droite annexionniste israélienne. Mais son idée est plutôt de n’annexer que des parties de territoire peu peuplées pour maintenir la supériorité numérique israélienne.La base de ces calculs annexionnistes est une réévaluation du rapport de force démographique et des prévisions sur son évolution. Ils contestent les chiffres de population des démographes « officiels », dont ils disent qu’ils se basent sur les évaluations tronquées des palestiniens, et des biais importants qui les ont conduit à surévaluer la natalité palestinienne alors que celle ci a baissé dans les dernières années  aux environs de  3% , chiffre courant dans les pays qui se rapprochent des modes de vie Occidentaux, alors que la natalité israélienne aurait dépassé ces chiffres dans les dernières évaluations.Cependant l’imprévisibilité des statistiques démographiques rend assez aléatoires les chiffres avancés dans cette polémique fondamentale: si la démographie conduit à un surnombre rapide des palestiniens, le « divorce » et la formule des deux états sont la seule formule qui conserve  la possibilité de préserver le caractère juif de l’état israélien. Si au contraire l les Israéliens peuvent maintenir un rapport démographique de 2/3-1/3 ou même 60/40 %,ils pourront intégrer la minorité arabe en conservant le caractère juif des institutions. Mais que deviendront alors les grosses agglomérations arabes qui seront laissées hors de cette formule: des nouveaux Gaza? Que produira alors la colère immense des masses arabes exclues une nouvelle fois de la maîtrise de leur terre?

L’expérience de Gaza, qui a exclu de la comptabilité israélienne deux milions de Gazaouis qui faisaient face à quelques milliers d’israéliens, mais au prix de la constitution d’une place forte du terrorisme  à la frontière même d’Israel donne à réfléchir. Mais il semble que il n’existe que des mauvaises solutions, c’est dire pas de solution sinon le rapport de force.

L’élément nouveau qui change la donne au moyen orient, c’est le changement d’attitude des Etats Unis, avec leur prise de parti nette en faveur d’Israel ( reconnaissance de Jerusalem comme capitale, fermeture  de l’antenne de l’AP aux Etats Unis, arrêt des subventions à l’UNWRA de parti pris pour les Palestiniens).
En même temps l’approche de la maîtrise nucléaire par l’Iran qui ne cache pas ses voeux meurtriers envers Israel malgré la sortie des Etats Unis de l’accord catastrophique avec les grandes puissances et  la montée en puissance de l’Iran en Syrie et en Irak constitue un danger pire que tous les précédents pour Israel.

Là encore ,la fragilité du soutien américain, suspendu au maintien du régime de Trump, fait que le stress n’est pas près de diminuer en Israel.

 

 

 

Tarik Ramadan, le pervers manipulateur démasqué et cerné par la justice

mars 14, 2018

Tarik Ramadan mis en prison, et ses mensonges et ses actes de violence dénoncés les uns après les autres, il y a quand même des bonnes nouvelles de temps en temps, au milieu de la mer de violences  et de démagogie qui suinte du mouvement islamiste dans le monde.

car ce mouvement  a toujours gardé deux fers au feu: la terreur et le meurtre pour établir et maintenir  un rapport de forces en sa faveur qui à terme, aboutit au  génocide ou à l’exil des populations qui refusent l’asservissement et la conversion forcée, et l’hypocrisie et la dissimulation, justifiées par le service de Allah, pour qui tous les moyens sont légitimes.

Ramadan a  choisi ce pour quoi il était le plus doué: la présentation sous un jour apparemment acceptable par les Occidentaux de la vision du monde islamiste, au prix d’un jeu ambigu sur les mots et d’une dissimulation de ce qu’il savait inacceptable pour ses interlocuteurs, mais en se débrouillant pour ne rien concéder sur le fond.

il a pu ainsi développer l’idée que la France était  déjà « terre d’islam »sans recevoir immédiatement une paire de gifles.

Réussissant à se faire engager par la   plus prestigieuse université britannique  en présentant un faux curriculum vitae, mettant en avant une thèse de doctorat passée en Suisse pour laquelle  plusieurs membres du jury ont démissionné  devant l’apologie sans recul des frères musulmans qui constituait son « travail »et pour laquelle il n’a pas obtenu de mention permettant de postuler à un poste d’enseignant, ce qui ne l’a pas empêché de se présenter comme professeur d’université pour quelques heures de cours sans titre à la faculté. .L’université anglaise lui a d’ailleurs retiré son habilitation à la suite de sa mise en examen pour viols .

Les plaintes se multiplient, les bouches s’ouvrent à la faveur du grand mouvement de libération de la parole féminine qui se développe à la suite des révélations de l’affaire Wenstein. Les pratiques de violence sexuelle contre les femmes s’avèrent monnaie courante dans  certains milieux, où l’argent, le pouvoir et même la notoriété suffisent à  réduire les femmes à l’état de proies.

Les pratiques de Ramadan, usant de toutes les formes de manipulation  et de l’intimidation  jusqu’à la force physique pour obtenir sa satisfaction montrent le mépris profond de la femme chez lui et l’utilisation de sa « célébrité » pour tirer des avantages   y compris sexuels de sa position de domination intellectuelle. Cet abus de position se retrouve même semble t il quand il enseignait dans un collège suisse, quand il enseignait à des adolescentes, ou il semble y avoir eu plusieurs relations avec des mineures, actuellement couvertes par la prescription. On se trouve devant un cas classique d’activités perverses, effectuées par quelqu’un ayant une responsabilité pédagogique et un pouvoir d’influence,  masquées derrière un rideau de fumée de  déclarations moralisantes .

Le pire dans cette affaire est sans doute le sentiment de la jouissance de Ramadan dans le spectacle de la réussite de sa tromperie, puisque il est arrivé à tromper des hautes instances intellectuelles, lui donnant un sentiment de toute puissance face à des naïfs à qui il arrive à faire gober les plus gros mensonges.

Heureusement que la révélation de la perversité de son comportement sexuel  et du caractère profondément mensonger de ses discours s’est étendue à son discours politique ( « l’islamisme est parfaitement assimilable par la société française, »)

Il n’y aura  bientôt plus que quelques gauchistes pro islamistes pour prêter attention à ses discours qui vont sans doute se radicaliser à la suite de la dévaluation de son discours banalisant sur l’islam.L’heure de la « collaboration » avec un islam « pacifiste ». est passée.

On se trouve maintenant dans une situation proche de l’époque de la guerre entre l’Occident et le Communisme où celui-ci menait de front une guerre  sur le plan militaire et une offensive dans les opinions publiques pour obtenir par la voie du vote et des luttes syndicales des leviers de pression sur les politiques, les deux voies se soutenant mutuellement.

La conclusion qui se dégage de cette tombée des masques, c’est que le visage sympathique qui se présente parfois à nous n’est qu’un leurre  des islamistes qui endossent le costume policé de celui qui ne recherche qu’une relation pacifique avec l’Occident, alors qu’il s’agit d’une volonté  de développer l’influence  des ennemis déterminés de la civilisation occidentale. Le loup islamiste couvre sa patte de farine blanche pour se faire passer pour un agneau, et il ricane sardoniquement devant les « idiots utiles » qui prennent ses belles paroles pour argent comptant. Les idiots utiles de la gauche proislamique achètent leur bonne conscience en croyant soutenir les éternelles victimes de l’injustice sociale, alors que ils donnent des armes aux ennemis féroces de toutes les libertés  qui essaient, par tous les moyens de capter le pouvoir pour ne plus jamais le recéder à quiconque: voir par exemple l’Iran où les religieux ont anéanti par la terreur et le meurtre toute forme d’opposition cohérente à leur théocratie.

Les démocrates du monde entier voient avec horreur les démocraties reculer devant les régimes autoritaires ( Chine, Russie, Turquie )qui développent leurs politiques cyniques et tranquillement mensongères et réalisent un front commun des dictatures qui attendent avec impatience l’heure de leur revanche. L’exemple de la Russie avec qui quelques bonnes âmes ont rêvé de  renverser les alliances, pensant que il y avait plus d’attraction que de répulsion pour l’Occident, négligeant l’histoire et la replongée dans un neostalinisme nationaliste. L’assassinat de l’ex espion soviétique  passé à l’Ouest par empoisonnement  au gaz incapacitant, signé par les labos militaires russes et la dénégation arrogante de l’évidence par Poutine montre le mépris du droit et des règles par Poutine, encouragé par ses succès en Syrie et la réussite de sa politique de force en Crimée et en Ukraine.

La décrédibilisation de la politique internationale des Etats Unis par la politique erratique de Trump, alternant les menaces de matamore et les reculs, défendant un égoïsme forcené, favorise la montée en puissance des « royaumes du mal ».L’accès au nucléaire de l’Iran que les Occidentaux n’ont pas pu empêcher, juste retarder, de même que ils se montrent impuissants à freiner le développement  des missiles de l’Iran, signent le recul de l’influence des démocraties face à la montée du danger venu des dictatures du monde entier: les démocraties elles mêmes sont menacées par la montée des populismes qui les minent de l’intérieur, alors que le refus de prendre en considération la colère des masses  crée un mur isolant la classe dominante du reste des pays.

Là encore, la haine des masses frustrées rejoint les ambitions des dictateurs qui voient bien comment détourner cette haine contre les boucs émissaires traditionnels: Etats Unis et  Israel,

L’Iran a osé passer à une étape suivante, en envoyant un de ses drones transgresser directement l’espace aérien israélien. Petit pas après petit pas, l’Iran se rapproche de la guerre directe avec Israel. 150000 fusées sont en place pour détruire l’&tat Israélien.

Les Israéliens disposent ils d’une riposte à la hauteur?

LA FIN DE L’ETAT ISLAMIQUE (SUITE)

juillet 18, 2017

La reprise de Mossoul, la mort quasi certaine du chef autoproclamé de Daech, Al Bagdadi, le siège de Rakaa qui ne laisse aucune chance aux djihadistes pris dans la nasse, annoncent la fin du califat, c’est à dire du territoire mythique consacré à la vision extremiste de l’islam qui donnait les moyens d’un  état  à ce fantasme musulman d’une base pour la conquête du monde.

Mais à peine cette nouvelle donne stratégique mondiale vient elle de commencer à être prise en compte que déjà les avertissements fusent de partout:La défaite  militaire de Daech n’est pas  la fin de Daech, qui prépare sa mutation. La capacité de nuisance de Daech est certes beaucoup diminuée, ses moyens financiers réduits massivement, ses menaces sur les états fragiles de la région ont perdu de leur vraisemblance, son recrutement a fléchi, mais….

les sources du recrutement mondial de djihadistes sont toujours présentes et actives. Car le recrutement  de « croisés » de cette croisade armée, symétrique des croisades occidentales au moyen orient autour de l’an mille, est toujours quelque chose de vivant dans le monde islamique ou elle vient combler les désirs d’une jeunesse  qui ne se reconnaît pas dans la culture occidentale qui l’entoure. C’est ce fond  de revendication « identitaire » qui s’est développé pendant toute la première moitié du XX ème siècle à travers les nationalismes des peuples du tiers monde. Ce nationalisme soutenu à travers le communautarisme qui en était la forme « light »  a pris conscience de la  nécessité de  trouver une idéologie mobilisatrice, devant la division et l’impuissance produites par l’idéologie  du nationalisme pan-arabe. C’est à ce moment que le courant mondial de revivification du religieux c’est développé dans le monde entier, apparaissant dans le monde musulman   comme le socle culturel sur lequel devait s’appuyer toute résistance à l’idéologie occidentale. Les djihadistes ont ainsi trouvé le détonateur parfait pour mettre à feu tous les désirs refoulés de domination, toutes les frustrations identitaires, en proposant une épopée rêvée, une conversion à une idéologie unifiante  appuyée sur le formidable moteur émotionnel de la religion.

Seule la religion permet la mobilisation extrême  des individus, jusqu’au fanatisme pour certains. Le fanatisme a  toujours été une des formes de la croyance religieuse dans le monde musulman, que ce soit le temps des »hashishin » (les assassins) du 14 ème siècle, ou le temps du Mahdi au Soudan au19ème siècle. La guerre Sainte a toujours été utilisée  comme moyen de mobilisation contre un ennemi étranger. La conception wahabite commandant une lecture uniquement littérale des textes saints prédispose à l’obéissance aveugle aux soi disant commandements divins , donc, comme tout fondamentalisme, au fanatisme.

C’est pourquoi le soutien aux Saoudiens, qui ont permis le développement mondial, dans l’Islam Sunnite, du wahhabisme, par les moyens matériels énormes qu’ils lui ont fourni, est une stratégie ambiguë, partagée entre la lutte contre ceux qui ont fourni l’armature conceptuelle du terrorisme  et la lutte contre les chiites,leurs ennemis mortels, créateurs du premier état théocratique musulman et ennemis mortels, eux aussi, de la civilisation occidentale.

Or, justement, la fin de Daech  ne signifie nullement, au  contraire, la fin des conflits ethniques, religieux et politiques dans la région L’ Iran, à travers sa filiale du Hezbollah,continue à viser la domination militaire et politique de la region. Devenu l’allié indispensable de Assad dont il commence à contrôler la politique, il est aussi l’allié des Russes qui participent massivement à son équipement militaire qui monte en gamme et à son entraînement.

Le but du Hezbollahet des Iraniens était la réalisation de l’arc Chiite de Bagdad à Beyrouth, ce qui permettait d’amener les armées du Hezbollah et de l’Iran au bord de la frontière israélienne. Israël a d’ailleurs annoncé qu’une telle progression des armées hostiles serait considérée comme un « casus belli » et déclencherait des représailles massives.

Alors que les troupes du hezbollah, appuyées par les troupes au sol russes et par l’armée de Assad avaient écrasé et obligé au retrait les troupes  rebelles qui leur faisaient face, réalisant leur rêve d’une position stratégique capitale dans la prochaine guerre avec Israël, un évènement a produit un coup de théâtre dans la région: les observateurs ont vu des avions débarquer dans la ville clef de Deraa des troupes de la police militaire russe, équipés seulement d’armes légères. et les troupes du hezbollah  et d’Assad se retiraient avec leur matériel lourd (chars, canons, camions; on ne sait pas  si ce retrait portait sur 30 ou 50 km. En tout cas, c’est manifestement le résultat des négociations entre Américains et Russes et éventuellement Turcs et Syriens, pour réaliser le projet russe de zones   de désarmement partiel qui ont abouti à ce résultat. Il semble que l’Iran ne soit pas d’accord avec l’établissement de telles zones qui l’empêchent de réaliser son projet de contrôle militaire et politique de la région, mais en tout cas, le Hezbollah s’y et plié.

Cette situation de zone de  limitation des armements ( pas de bombardements) a un côté rassurant, mais à moitié seulement. Bien sur, elle consacré l’influence déterminante de la Russie sur les acteurs de la région: c’est le plan russe qui est la seule avancée actuelle, mais Israel aurait préféré que ce soit un des armées rebelles alliées avec lui  ou les Américains qui contrôlent la bordure de sa frontière, mais les américains auraient été une cible immédiate s’il s’étaient établis dans la région ce à quoi ils ne tiennent pas du tout.
En même temps confier la garde de la bergerie à un loup n’a rien de rassurant: les russes équipant, entraînant et  combattant aux côtés du Hezbollah , ils détiendront le bouton remise à feu du conflit qu’ils pourront utiliser comme moyen de pression sur  Israël et aussi sur les USA, pour des raisons qui peuvent être tout à fait extérieures au conflit du Moyen Orient ( sanctions économiques, conflit ukrainien, etc.

En tout cas , l’heure est à la montée des périls pour Israël, qui a toujours lutté pour ne pas confier à autrui les clefs de sa défense et qui risque de se trouver enfermé dans la valse infernale des intérêts et des ambitions contradictoires des acteurs de la région

LA DEFAITE DE L’ETAT ISLAMIQUE PRECEDE DES MENACES ENCORE PLUS GRAVES SUR ISRAEL

juillet 10, 2017

A l’heure actuelle, où les derniers combattants de l’Etat Islamique à Mossoul en sont à essayer de vendre leur peau le plus chèrement possible en attendant l’écrasement final  dans leur capitale Rakka, la nouvelle physionomie de la situation stratégique dans la région se dessine de plus en plus clairement et elle n’est pas réjouissante.

Les deux caractéristiques fondamentales de cette  situation sont le recul net de l’influence américaine, en particulier depuis le renoncement des Etats Unis à faire respecter la  ligne rouge que Obama avait lui même fixée: celle de l’utilisation d’armes chimiques par un camp, et le gain massif de pouvoir régional  de l’Iran, en particulier par le biais de la milice du Hezbollah, qui a montré qu’elle est totalement aux ordres de Téhéran.

Cette dérobade américaine a été immédiatement décryptée comme un signe de manque de détermination et a ouvert un boulevard à la Russie qui a profité de cette faille dans la volonté américaine pour  déclencher une intervention massive qui a fait d’elle l’élément déterminant dans la situation militaire et politique.

La Russie a pu réinstaller ses forces aériennes dans la région, bombarder les troupes rebelles à Assad soutenues par les Américains, constituer un front commun sous prétexte de la lutte contre Daech avec le Hezbollah et l’Iran, massacrer les populations civiles révoltées contre la dictature bestiale de Assad. Elle menace maintenant d’abattre tout avion ou drone américain qui survolera la Syrie, qu’elle a doté de moyens antiaériens les plus perfectionnés au monde. Les Russes sont apparus comme d’une détermination totale et d’une absence de préoccupation morale laquelle nous étions habitués depuis longtemps.

Ils jouent maintenant avec les cartes que les Américains leur ont donné eux mêmes: la politique de Trump est illisible, sa riposte à la nouvelle utilisation des gaz par les troupes de l’Etat Syrien d’envoyer quelques fusées a surpris dans un premier temps, puis a fait rigoler tout le monde devant l’inefficacité évidente de cette réponse, réduite à une simple gesticulation. L’apparence psychopathique et incohérente de la politique américaine: des rodomontades avec la Chine et même la Corée du Nord, les vélléités  isolationnistes et le discours populiste, narcissique et grossier du président américain déconsidèrent sa politique. Alliés avec les Russes contre Daech, ennemis avec eux dans la lutte pour dominer le proche Orient d’où les Russes cherchent à expulser les Américains, ennemis des Iraniens avec qui pourtant ils tentent d’établir un nouveau partage d’influence dans la région. Face à cette politique devant laquelle les Américains eux mêmes sont divisés, les Russes avancent implacablement leurs pions, comme ils ont su le faire en Ukraine et en Géorgie. Poutine installe chez lui son pouvoir méprisant pour la démocratie, terrorise ses opposants, ment avec un cynisme d’ancien officier du KGB, et satisfait les Russes qui rêvent de redevenir une puissance à égalité avec les Américains, et qui n’ont pas, en grand nombre, rompu avec leur idéologie anti occidentale.

De leur côté, les Iraniens, jouant avec une habileté consommée , ont réussi un deal très gagnant pour eux: le renoncement aux sanctions économiques prises contre eux en échange d’une suspension de la fabrication immédiate de leur bombe, mais cela veut dire s’arrêter quelques mois avant la réalisation de la dernière étape, en progressant sur tous les autres plans.

Ils savent donc que dans 10 ans ils auront progressé sur tous les plans préalables à la construction de la bombe et ils pourront donc équilibrer la puissance atomique d’Israël. La puissance démographique de l’Iran, ajoutée à l’étendue de leur pays leur donnera alors une marge d’avantage très grande sur Israël.
En attendant, ils construisent une situation de supériorité théorique sur l’armée d’Israël. D’abord en essayant de constituer un arc chiite continu de Téhéran à Beyrouth en contrôlant dans le sud de la Syrie le carrefour qui permettra cette jonction; cela leur permettrait de fournir une aide matérielle continue aux combattants du Hezbollah ou à leurs troupes de pasdarans si ils sont au front face aux Israéliens (fusées, matériels de pointe que Israel s’efforce continuellement d’empêcher par ses bombardements de convois amenant ces armes de pointe.)

Cela permettrait aux troupes iraniennes d’arriver à la frontière israélienne. Ces troupes constituent depuis des années une force d’intervention extérieure puissante  formée en unités spécialisées de l’armée des défenseurs du régime iranien, les pasdarans, qui encadrent depuis longtemps directement la milice du hezbollah.

Le Hezbollah lui même qui a perdu plusieurs milliers d’hommes dans la guerre contre les djihadistes, a acquis dans cette guerre une expérience militaire et une qualification qui l’ont fait monter du statut de milice à celui d’armée digne de ce nom, et n’est plus une force à négliger.

Parallèlement, les iraniens ont fourni au moins 100000 fusées au Hezbollah, dont un certain nombre de longue portée ce qui constitue une menace très grave de débordement des moyens antifusées des Israéliens. Ils les ont aidés à construire des bunkers à 50 m de profondeur qui ne peuvent être détruits par les bombardements. Ils les ont aidés à construire leurs propres ateliers de constructions d’armes sur place, pour leur éviter les transports ou ils sont vulnérables.

Parallèlement, la Turquie d’Erdogan est en train de virer à l’Islamisme et prépare un renversement d’alliance qui la met dans le camp des alliés de la Russie, tout en maintenant formellement une alliance de plus en plus hostile avec le camp occidental qui critique la politique dictatoriale et répressive de son président. Elle alterne les signes de collaboration avec les campagnes antiisraéliennes d’Etat dignes  des poubelles islamistes.

Enfin les armées arabes se reconstituent (Irak, Syrie,l’armée libanaise plus ou moins contrôlée par le Hezbollah qui agit en maître au Liban). A l’arrière plan, la Russie joue cyniquement toutes les cartes  qui conduisent à un retrait de l’influence américaine, faisant de la Syrie de Assad son obligé, fournissant des matériels ultra modernes a ses amis, combattant à visage masqué derrière les dictatures locales (les américains en faisant à peu près autant avec l’Arabie Saoudite).

La prochaine guerre, qui est inéluctable et qui se prépare dès maintenant sera terrible.

Peut on achever les terroristes blessés?

octobre 8, 2016

Le procès d’un soldat israélien accusé d’avoir achevé d’une balle dans la tête un terroriste blessé après avoir poignardé un  soldat israélien divise la société israélienne, et plus particulièrement , oppose la population  israélienne et le haut état major de l’armée qui a demandé que le soldat soit  jugé pour cet acte qu’il juge contraire aux valeurs défendues par l’armée israélienne. Le ministre de la défense a déclaré: « Même dans des moments de grande colère, nous ne devons pas autoriser de tels comportements » .Pris pour cible par la droite  israélienne ,Moshe Yaalon le ministre en question, a du démissionner quelques semaines plus tard et laisser la place à Avigdor Lieberman, figure de proue de la droite dure.Plus des deux tiers des israéliens pensent que le haut commandement a eu tort de condamner publiquement le soldat. Les paroles du chef d’état major, le général Gadi Eizenkot disant qu' »il ne voulait pas voir ses hommes vider leur chargeur sur une adolescente armée d’une paire de ciseaux »ont déclenché une polémique et montré la profondeur du fossé qui existe entre une gauche violemment opposée à l’usage de la force , toujours considérée comme « disproportionnée » et une droite désireuse d’une riposte impitoyable à la violence meurtrière des terroristes.

Car les paroles de Gadi Eizencot sont inacceptables, dans la mesure ou elles n’acceptent pas le principe de la légitime défense des soldats attaqués dans le but de les tuer, et suggèrent qu’ils devraient évaluer avec beaucoup de précision la force des l’attaque et ne répliquer, après réflexion que à l’exact niveau exigé par l’attaque (peut être avec une paire de ciseaux). C’est au contraire la riposte instantanée  et sans temps perdu en hésitations et entraînant le plus souvent la mort de l’agresseur qui a pu avoir un effet dissuasif et aboutir au reflux constaté des attaques à l’arme blanche, malgré la dimension suicidaire de ces actions dans beaucoup de cas.Au moins cela dissuadera peut être quelques lycéennes exaltées de  se défouler en tuant  un soldat, ne serait ce que avec une aiguille à tricoter. Il est fâcheux qu’un chef militaire perde de vue le contexte de ces évènements et qu’il donne des arguments aux partisans de  ses ennemis. Une adolescente armée et attaquant un soldat pour le tuer ne mérite aucun ménagement,et les islamistes enrôlent des  jeunes  de moecins en moins âgés. C’est malheureusement dans les rangs des officiers que l’on trouve les restes de l’idéologie pacifiste  des sionistes socialistes  de l’ancienne élite israélienne, et certains, manifestement,n’ont  pas .révisé leur désir de complaire aux palestiniens.C’est régulièrement du sein même de l’institution militaire que viennent les déclarations critiques à l’égard  des actions anti terroristes  de Tsahal, Et cela parce que les postes d’officiers ont été longtemps occupés par les éléments gauchistes issus des kibboutz et qui se sont trouvés de plus en plus souvent en opposition avec la base de l’armée, qui ,comme la population en général, a penché de plus en plus à droite..Laisser les soldats hésiter à tirer quand la survie est une question de secondes est criminel.En plus, les arabes n’appliquent pas les mêmes règles .

Mais ne pas achever les blessés est une règle de base des lois de la guerre  et évidemment, les islamistes ne respectent aucune de ces lois. La déclaration de Moshe Yalon est donc justifiée, on ne peut encourager cette façon de faire, même si  on éprouve de la satisfaction à la pensée qu’un assassin est mis hors d’état de nuire.Reste à faire ce qui est possible pour que il n’y ait pas de survivants  aux premiers échanges.

l’initiative de paix française au Moyen Orient biaisée par son parti pris pro palestinien

juin 3, 2016

 

La volonté de la France de retrouver une place d’interlocuteur de poids au proche Orient, place qu’elle a jadis occupé,apparaît comme  tout à fait à contre temps de l’évolution générale de la situation et minée des contradictions internes de l’attitude générale de la France dans ce conflit.

En effet , penser que la France a une chance de réussir là ou les Etats Unis viennent de jeter l’éponge après plusieurs années de tentatives infructueuses qui se sont terminées par un échec sur toute la ligne est déjà présomptueux, la capacité de pression des USA étant sans commune mesure avec celle de la France.

Mais surtout, l’angle d’attaque du problème est déjà biaisé au départ par les conditions de départ de la conférence: ni les Palestiniens ni les Israéliens ne seront là dans la phase initiale des débats, ce qui correspond bien à la stratégie de forcer la main aux belligérants qui a toujours été le fond de la conception française de la négociation. Les Israéliens ont toujours refusé une politique qui serait dictée par les puissances, et annoncé que ils ne tiendront aucun compte d’un diktat quelconque décidé en dehors d’eux. Les Palestiniens , au contraire ont toujours misé , avec leurs alliés, sur une pression internationale qui jouerait en leur faveur, et ont toujours poussé à l’internationalisation du conflit, pour que le poids des pays musulmans agisse ainsi que la pression politique des mouvements de gauche pro palestiniens. Les Français agissent donc, dès le départ dans un sens conforme aux voeux et à la stratégie des palestiniens.
Il semble qu’ils veuillent s’appuyer sur le plan de paix qui avait été proposé il y a quelques années déjà, par l’Arabie Saoudite et qui proposait un retrait des territoires occupés et la réalisation d’un état palestinien en échange d’une reconnaissance de l’Etat Hébreu. Ce plan fait plutôt sourire, parce que il a déjà été refusé, ce qui est normal puisqu’il propose des terres et un état contre .. rien, sauf un chiffon de papier. D’une part, il propose d’entrée de négociation de donner aux Arabes l’essentiel de ce qu’ils demandent: quelles cartes restera t il aux Israéliens? D’autre part il fait comme si n’existait pas le problème principal: il n’y a pas d’interlocuteur valable du côté arabe qui est divisé en deux factions irréductibles. Tout accord réalisé avec le Fatah sera tôt ou tard contesté par le Hamas,que n’impressionne pas un accord quelconque, et dont on ne peut pas oublier la manière dont il a pris par la force le pouvoir à Gaza, réutilisant immédiatement après sa restitution par les Israéliens le territoire de Gaza comme base de lancement de missiles contre les populations israéliennes de la région, obligeant Israël à mener une opération lourde pour faire cesser les tirs quotidiens contre son territoire.

Il n’existe aucun interlocuteur fiable pour les Israéliens qui n’ont affaire qu »à une myriade de mouvements terroristes plus extremistes les uns que les autres , en proie à une surenchère de revendications nationalistes, quand ce n’est pas un pur délire religieux.
Et même si ces extrêmistes se calmaient, il existe de nombreux états dans la région qui ne demandent qu’à poursuivre leur politique de provocations, d’attentats, et d’assassinats, comme la Syrie l’a fait du temps de son « protectorat » sur le Liban, contrôlant le pays à travers le réseau du Hezbollah, comme l’Iran le fait à travers les organisations chites, prêts à déclencher la guerre des communautés par des attentats minutieusement organisés. Certains états ne tolèreront jamais que la paix s’installe sous leurs fenêtres.

En faisant comme si cette réalité n’existait pas, la diplomatie française essaye de masquer son parti pris pro palestinien, qui suffit à la disqualifier totalement aux yeux des Israéliens. Ce ne sont pas les déclarations d’amitié pour le peuple israélien de Manuel Valls, même sincères en ce qui le concerne, qui changent quelque chose au fait que cette tentative qui tombe au moment ou les enjeux essentiels sont centrés sur la lutte contre Darch apparaît comme conforme à la politique « arabe » de la France et à l’orientation pro arabe de cette politique.Et ce n’est pas l’insignifiant Ayrault qui amènera un air nouveau dans les couloirs du Quai d’Orsay.Déjà, la France a menacé Israël d’une reconnaissance automatique de l’Etat Palestinien en cas d’échec de la conférence, ce qui était déjà la position de Laurent Fabius.Manuel Valls s’est opposé& à cette reconnaissance automatique, position qui a été retirée.
Mai cette façon d’annoncer déjà le résultat final et la menace directe qui est agitée montre bien l’hypocrisie du régime socialiste qui maintient une ligne de soutien aux palestiniens, tout en faisant l’innocent et en niant tout parti pris.La France, en s’alignant sur la vision des mouvements pacifistes israéliens qui, complètement coupés de la population israélienne,  fondent tous leurs espoirs sur une pression extérieure exercée sur  leur nation, et reprennent le discours palestinien comme quoi tous les torts sont du côté israélien, retrouve les positions de soutien  aux ennemis de l’Occident que les socialistes connaissent si bien, après des décennies de suivisme à l’égard de leurs maîtres à penser marxistes.

Le « lapsus » de la France à l’Unesco, soutenant une résolution inique des pays arabes préténdant que il n’y avait aucun monument juif en Palestine a provoqué une vague d’indignation  dans toutes les nations civilisées.  La France s’est excusée, mais le mal a eu lieu et la diplomatie francaise est apparue comme un nid d’antisémites qui se retiennent à grand peine. Vivement le changement de régime et le nettoyage des écuries d’Augias du Quai d’Orsay.(pas garanti même en cas d’alternance.)

GB

Erdogan, le dictateur qui rêvait de vaincre l’Occident cinq cents ans après la prise de Constantinople

juin 1, 2016

Quel est le dictateur le plus mégalomane de la génération actuelle? Le coréen du Nord:Kim Jong Un?l’ayatollah iranien Khamenei?Le Turc Erdogan?

le plus délirant dans l’excès du culte de la personnalité est évidemment l’inénarrable coréen, auteur de 1500 ouvrages en 3 ans d’étude, capable de piloter un avion et un char sans avoir jamais pris aucune leçon, « inventeur du hamburger »,qui construit son système sur le chantage à l’arme atomique, et qui est arrivé grâce à la menace de la bombe nucléaire et  bientôt thermonucléaire, accompagnée du développement des vecteurs permettant(bientôt) de la délivrer a des milliers de km,à inquiéter ses voisins(Corée du Sud, Japon,) à défaut des USA.

Cependant, les USA, ne peuvent écraser sans risque nucléaire  ce guignol paléo communiste protégé par la Chine « néo-communiste » malgré son agacement devant les provocations continues de celui-ci.De plus, l’apparente folie du régime nord-coréen donne une redoutable vraisemblance à ses menaces de déclencher l’apocalypse nucléaire dont il serait les première victime. Les  USA n’ont pas oublié les informations qui sont sorties officiellement du compte rendu d’un congrès du PC cubain dans lesquelles on apprenait que Castro avait demandé aux Russes de lui donner les clefs  de lancement des missiles atomiques entreposés par eux à Cuba:Il disait que il savait très bien que quand il s’en servirait , l’île serait vitrifiée, mais que les cubains n’avaient pas peur et que ils montreraient au monde que ils avaient des « cojones »(sic). Quand un dictateur d’un minuscule pays s’embarque dans l’idée que il « en « a  plus que un des deux pays maîtres du monde, on arrive dans une zone de folie furieuse ou seule la conscience de ses responsabilités et le souci d’épargner l’horreur nucléaire à ses concitoyens a fait contrepoids du côté de l’URSS à la mégalomanie narcissique du dictateur cubain et lui a fait garder le contrôle des fusées, avant de les retirer définitivement.

L’ayatollah Khamenei poursuit aussi un rêve, celui de prendre la tête du combat anti impérialiste dans les pays arabes. Il s’agit pour cela de reprendre le drapeau de la lutte aux Saoudiens, aux Egyptiens et aux Turcs, tous prétendants au leadership du monde musulman pour lequel chacun a ses atouts et ses points faibles. Les atouts de l’Iran,avec ses 80 millions d’habitants, sont la richesse de sa culture,l’endurcissement de son armée qui a résisté à l’assaut donne pendant 8ans par les troupes de Sadam Hussein,une part non négligeable de la manne pétrolière qui lui a permis d’avancer dans ses recherches atomiques et balistiques. Ses deux principaux atouts sont le développement d’une utilisation de l’atome civil qui permette de former des savants atomistes compétents, prêts pour le moment où l’accord sur un moratoire sur le nucléaire potentiellement militaire sera arrivé à échéance;qu’est ce que 10 ans d’attente si pendant ce temps le pays se renforce économiquement et scientifiquement. Qui pourra à ce moment l’empêcher de passer d’un coup à l’étape suivante, celle de la possession de la bombe et des vecteurs pour la transporter.L’exemple de la Corée du Nord est bien là pour montrer l’impuissance des grandes puissances devant le chantage des états voyous.

le deuxième atout de l’Iran est son utilisation en sous main des mouvements terroristes d’obédience chiite pour déstabiliser les états partagés entre les deux obédiences, chiite et sunnite:au Liban et en Irak d’abord, puis en Syrie et au Yemen. L’Iran apparaît ainsi comme un état tirant cyniquement les ficelles de tueurs souvent prêts à rendre service aux donneurs d’ordre, pour peu qu’on les aide sur le plan matériel et logistique.La « révolution islamique » avec sa terreur théocratique,appuyée sur des milices cruelles, et un cortège d’éxécutionsd’opposants et de tortures  a perdu tout prestige auprès de la population et ne se maintient plus que par la force et la terreur.le rêve de khamenei est donc reporté à dans quelques années, à la construction d’une bombe qui ferait de ‘Iran la superpuissance régionale,ou bien à l’effondrement de l’Arabie Saoudite,le concurrent directpar suite d’une révolution interne de ce régime archaïque. ce rêve n’est pas fou, c’est une éventualité qui peut se réaliser, avec beaucoup de chance et une série d’éléments favorables. Ce n’est que l’expression de l’ambition de puissance d’une puissance moyenne rêvant de son passé glorieux.

La mégalomanie de Erdogan est plus pernicieuse car elle se manifeste avant tout par l’hypocrisie . Cet homme qui dirige un mouvement islamiste qui n’a eu de cesse, par petites touches de réislamiser la société turque,et de démantibuler l’appareil coutumier et législatif laïque que Mustapha Kemal avait laissé en héritage, en s’attaquant en particulier à l’armée qui en était le pilier.Il a toujours contesté le travail de sape pro religieux qu’il menait (port du voile par sa femme et à l’université,etc…) il a prétendu vouloir rejoindre l’Europe,mais sans jamais faire un pas autre que formel vers la satisfaction des demandes de garanties démocratiques(procèscontre les journalistes, menace  au contraire de lever l’immunité diplomatique des députés de l’opposition)jamais il n’a montré la moindre hésitation dans le négationnisme du génocide du peuple arménien(comme un allemand qui nierait toute réalité au génocide des juifs par les Allemands pendant la guerre). Cette volonté constante de rebâtir le nationalisme turc en s’appuyant sur le ressentiment anti occidental des masses musulmanes, tout en faisant semblant d’être demandeur d’une intégration  dans l’Europe démocratique et riche alors que sa volonté est de profiter du marché européen et de ne rien céder sur l’essentiel, c’est a dire la démocratisation fondamentale de la société. Comme beaucoup de sociétés dictatoriales, il peut admettre le droit de vote, a condition, comme il l’a fait de mettre en prison les journalistes de l’opposition, de traduire en justice des milliers d’opposants, d’instaurer un délit d’offense à sa personne qui permet de poursuivre ceux qui le critiquent;il peut raser des quartiers entiers pour réaliser ses projets pharaoniques architecturaux, lancer l’armée à l’assaut des quartiers kurdes et la faire tirer au canon sur ces mal pensants qui osent le défier. après le génocide des  Arméniens il y a un siècle, génocide nié en regardant les gens dans les yeux, existe t il une barrière morale qui l’empêchera de marcher sur le meurtre d’un peuple pour assouvir sa soif de pouvoir?Dictateur brutal et meurtrier, profitant de sa position stratégique sur les détroits qui garde l’entrée en Méditerrnée de la flotte russe, sachant que les Américains et les Européens voudront, pour ces raisons stratégiques ne pas se brouiller avec lui,il fait semblant de rester allié avec l’Occident,tout en maniant le chaud et le froid. Face a l’Europe affaiblie, divisée, menacée d’être engloutie par une vague migratoire sans précédent, il calcule comment lui vider les poches tout en lui forçant la main pour obtenir un droit d’entrée sans limite pour les turcs. Cette façon de forcer la porte pour entrer signe  la volonté de tordre le bras à l’Europe et la sauvagerie des manières caractéristique des pays qui ne connaissent que le langage de la  force.

Ainsi, ce qui apparaissait jusque là comme une lubie secondaire apparaît de plus en plus comme une obsession primordiale. L’idée d’une restauration de l’empire ottoman court derrière les discours de réhabilitation de ce système qui a eu son heure de succès en particulier quand il a pris le relais des empiresmongols, et quand il a tenu en échec les royaumes chrétiens, divisés et affaiblis.QUe Erdogan s’enorgueillisse de ce qui a été un succès de la barbarie et une victoire des potentats orientaux lesplus écoeurants montre que il est prêt à s’appuyer sur n’importe quelle mythologie pour développer le sentiment anti européen et le nationalisme régional.

Et voila que ce membre de l’OTAN, qui a déjà envahi une moitié de Chypre, elle même membre,  de l’Europe, organise la base arrière de Daech!: les soins, les armes, le repos des combattants. Il bombarde les Kurdes qui sont les combattants les plus déterminés et les plus efficaces contre Daech. Comment appeler un allié militaire  qui frappe ses alliés  et donne du soutien  aux ennemis?

Erdogan, empereur des turcs? Le titre est un peu trop ronflant, mais la fonction l’attire, et il s’en ressent plus près qu’on ne le croit.

Alors, qui est le plus mégalomane de tous ces charmants garçons?

le génocide porté par le rêve djihadiste

mars 28, 2016

Le dernier massacre perpétré par les pro-talibans au Pakistan à Lahore  contre les chrétiens rassemblés dans un jardin d’enfants glace d’horreur ceux qui ont eu accès à l’information: plus de 70 morts, en majorité des femmes et des enfants , des centaines  de blessés. Des petits enfants tués volontairement, leur seul tort étant ( ou celui de leurs parents)d’être d’une autre religion que les musulmans majoritaires dans ce pays. Dans quel but, sinon de pousser les chrétiens à fuir ce pays, pour qu’il soit purifié de toute présence non musulmane qui « souille » la terre de l’islam. Ce rêve d’un entre -soi qui exclut toute différence,cette incapacité à supporter la différence de point de vue ou de croyance et qui conduit aux meurtres les plus abjects, c’est la caractéristique de l’islam du Pakistan

Ce pays qui a introduit une loi sur le blasphème qui permet de condamner à mort quiconque est accusé d’atteinte aux textes sacrés et a ainsi permis a des imam pervers de monter de toute pièces des dossiers d’accusation permettant de condamner des innocentes complètes et de terroriser une communauté entière est le pays de toutes les haines et de toutes les horreurs. C’est le pays ou 150 élèves d’une école pour enfants de militaires ont été froidement abattus un par un pour « punir » leurs parents de leurs activités . Le meurtre d’enfants est ainsi intronisé comme mode légitime d’éviction d’une communauté qui ne plaît pas à quelques individus ivres de haine.La peste de la haine meurtrière de l’autre se répand à grande vitesse dans l’environnement pourri de ce pays né déjà de l’impossibilité originelle de cohabiter avec l’autre, l’Hindouiste.

Il est vrais que les Hindous n’étaient pas en reste de fanatisme meurtrier à l’époque de la séparation d’avec l’Inde, époque ou Pakistanais et Hindous s’échangeaient des trains entiers remplis de cadavres.

Mais les Pakistanais ont fait fort quand même  en laissant un responsable de leur programme atomique proposer aux dictatures islamiques de la région de partager avec eux leurs secrets de fabrication de la bombe atomique, jusqu’à ce que cela ait été découvert.Comme les candidats à l’atome ne manquaient pas, l’information n’a pas été perdue pour tous le monde.( les Israéliens ont discrètement anéanti une usine nucléaire syrienne en construction il y a quelques années. Quand on voit l’utilisation par Assad des armes de destruction massive contre son propre peuple, on imagine difficilement quels scrupules auraient pu le freiner si les Israéliens n’avaient pas écrasé  dans l’oeuf ses rêves atomiques.

D’une façon générale, ceux qui rêvent de solutions radicales dans la région pour se débarrasser des peuples qui ne leur conviennent pas ne manquent pas: Les Turcs ont été les premiers à joindre les actes à la parole et ont exterminé tous les Arméniens qu’ils pouvaient, avec massacres d’enfants, viols des femmes et anéantissement par la marche forcée dans le désert. Ils n’ont jamais reconnu ce génocide reconnu par la planète entière et continuent à emprisonner ceux qui évoquent la réalité de cette époque. Et maintenant le grand Vizir de ce nouvel empire Ottoman rêve d’en faire autant avec les Kurdes, qu’il fait assassiner par son armée qu’il prétend employer contre l’EI, mais ce doit être des erreurs de visée.L’EI a lui tenté le génocide de la population Yazidie, qui n’y a échappé en partie que grâce à l’intervention aérienne des Occidentaux.

Assad a inauguré différentes techniques d’assassinat de masse: après la torture massive des opposants, l’emploi des gaz, puis des barils d’explosifs largués sur les civils dans les villes, puis le siège des villes privées de nourriture. Quelques millions de Syriens cherchent désespérément à trouver un lieu pour survivre.

Dans l' »Etat Islamique », les maisons des chrétiens sont marquées d’un signe distinctif, ce qui permet aux djihadistes de  satisfaire leurs désirs de rapines, de viols ou de meurtres quand l’envie les en prend. Les cinquante derniers juifs yéménites  viennent d’être exfiltrés par les israéliens, dernière chance avant l’égorgement.

Le programme djihadiste, élégant par sa simplicité ,propose le choix entre la conversion et la mort. De temps en temps, il exécute quelques dizaines de chrétiens pour rappeler aux autres que il ne plaisante pas.

Tous les musulmans ne rêvent pas de tuer tout le monde sauf eux, mais l’idée que tuer des non musulman n’est pas une si mauvaise idée fait son chemin dans les milieux adjacents au djihadisme, c’est à dire dans les milieux des délinquants, des imams recruteurs et des convertis. Ceux qui rêvent de pays purifiés de toute présence non musulmane et qui tuent sans le moindre remords les petits enfants par dizaines sont mûrs pour le prochain génocide: mais frapperont ils d’abord le voisin chrétien ou le voisin sunnite ou le voisin chiite?

Sunnites et chiites finiront ils par s’échanger des trains de cadavres?

L’ARMEE DES SUICIDAIRES TUEURS DE L’ETAT ISLAMIQUE

février 18, 2016

 

 

L’apparition d’une nouvelle arme utilisée par les djihadistes face aux moyens technologiques sophistiqués employés par les occidentaux (drones, interceptions de tous les messages internet et téléphoniques, etc ..) : un idiot suicidaire muni d’un couteau de cuisine, introduit le trouble et la perplexité dans les rangs de ceux qui luttent contre l’hydre terroriste.

L’utilisation d’hommes ayant accepté a priori l’idée de mourir de façon absolument certaine, sans aucune chance d’échapper modifie les principes mêmes de la guerre : la seule exception connue, avant l’invention des bombes humaines par le mouvement terroriste des tigres Tamouls du LTTE dans l’île de Colombo fut l’usage des « kamikases » par le gouvernement japonais, dans la dernière phase de la guerre nippo-américaine.

Cette initiative, fruit du désespoir japonais d’arriver à égaliser le rapport de force avec les américains dont la supériorité militaire était devenue écrasante, surprit les    Américains et s’inaugura par quelques réussites imprévues avant de produire des effets négatifs : conviction des Américains que seul l’usage de l’arme nucléaire éviterait des centaines de milliers de morts devant le fanatisme jusqu’auboutiste des japonais, destruction des dernières forces aériennes japonaises (pilotes à peine formés n’apprenant même plus à atterrir ni à naviguer.L’espoir des Japonais d’arriver à forcer les Américains à négocier la paix était complètement déréel dans la situation de disproportion complète des forces et n’exprimait que le refus de la hiérarchie militaire japonaise de faire face à la réalité de son échec total et de la nature illusoire de cette guerre qu’ils avaient déclenché.

La question de l’efficacité de cette méthode de combat a fait l’objet de recherches, mais dans l’ensemble, le « rendement » a été très faible : 3 à 4000 pilotes ont ainsi été sacrifiés avec leurs avions, et très peu de navires américains ont été mis hors de combat.,Le gouvernement a utilisé pour la propagande l’image de son élite militaire sacrifiée volontairement (les pilotes prenaient leur décision librement, mais dans un contexte de très forte pression psychologique ,le gouvernement les poussait même à écrire leurs motivations avant de s’envoler pour leur dernière mission ,et utilisait ces textes comme matériel de propagande nationaliste.)

Mais même si l’efficacité a été douteuse, ce sacrifice avait un sens :C’était la dernière carte que retournait l’Etat Major japonais, la tentative du désespoir pour renverser la situation d’infériorité matérielle et stratégique qui, sauf action imprévue conduisait à la défaite totale et à l’effondrement du régime.L’idéologie militariste, le code d’honneur,la conviction de se battre pour une civilisation pensée comme précieuse et supérieure, la conviction de défendre son peuple engagé donnaient des arguments à ceux qui faisaient le sacrifice suprême et offraient leur vie sans rémission.

L’écart est gigantesque avec les arabes qui se jettent avec un couteau de cuisine à la main ou un tranchoir de boucher sur des passants attablés dans une grande artère de Jerusalem, en blessent ou en tuent un ou deux et savent qu’ils vont finir criblés de balles dans les minutes qui vont suivre.Ceux là ne peuvent espérer aucun avantage politique de ces meurtres, ni aucun avantage militaire.Il n’y a là aucun combat comme ce peut être le cas quand un terroriste armé d’une bombe se glisse dans une position militaire ennemie et se fait sauter. Bien sur, ils auront contribué à créer une atmosphère d’angoisse dans la ville, mais ils auront aussi créé un mépris effrayant vis à vis d’eux ; les meurtres gratuits d’enfants, de femmes créent un fossé incomblable qui fait sortir ces tueurs des rangs de l’humanité.Il y a chez eux un tel mépris de toutes les valeurs humaines et au premier chef la  protection des faibles : les femmes, les enfants, les gens désarmés face à ceux qui ont des armes, que ces gens ne paraissent avoir qu’un seul moteur : une haine qui les aveugle à tout ce qui n’est pas eux et qui annule même leur désir d’auto conservation.

Les soldats de toutes les armées savent qu’on va exiger d’eux qu’ils mettent leur vie en danger, et en général, ils l’acceptent. Mais jamais il n’existe de situation ou il est annoncé que en aucun cas ils ne s’en sortiront. Et de plus, quand une mission est annoncée comme porteuse d’un haut risque de mort, il est expliqué aux soldats à quelle raison essentielle ils vont peut être sacrifier leur vie.

L’absurdité évidente des meurtres terroristes empêche qu’une raison valable justifie la mort qui va pour eux suivre l’exécution de leurs crimes. L’assassinat au hasard de gens vulnérables ne traduit que l’emprise du discours de haine dans lequel ils baignent.

Le nombre grandissant des adolescents parmi les agresseurs au couteau en Israël montre comment cet âge est propice au passage à l’acte :l’extrémisme naturel à cet âge, la propension aux actes impulsifs , la faculté à être influencé par des mentors, les incitations au meurtre permanentes qui constituent leur environnement permanent, tous ces facteurs cumulent leurs effets pour les précipiter vers l’irréparable. Mais qu’est ce qui peut justifier le suicide d’un ado de 15 ans qui vient de poignarder lâchement un ou deux Israéliens et qui détruit sa propre vie, alors qu’il n’a rien vécu ?

Un livre récemment sorti compare les terroristes a des somnambules (« les nouveaux somnambules » de Nicholas Grimaldi, chez Grasset) sans doute à cause de leur regard halluciné sur les photos d’eux que l’on peut voir dans la presse : halluciné ou vide, ils ont en effet l’air d’être dans un autre monde, leur réalité n’est pas la notre :leur réel n’a rien à voir avec celui que nous partageons. Ils sont immergés dans le monde de leur croyance, et celui-ci est incompatible avec la réalité.Des meurtres absurdes conclus au nom d’idéologies aberrantes couronnés par des morts idiotes : le monde arabe a perdu la tête et n’existe plus que à travers ses manifestations de haine tous azimuts, tournées contre les Juifs, les catholiques, les chiites ou les sunnites. Ils ne rêvent plus que de bombes tuant des masses de gens, ,de décapitations, de mise en esclavage non seulement des femmes mais de pays entiers.Des idéologues aux barbes broussailleuses travaillent avec perversité des jeunes, et les persuadent que leur communauté est en état de légitime défense et que leur Dieu est attaqué par d’horribles colonialistes, ce qui justifie qu’on massacre leurs femmes et leurs enfants et que l’honneur est de tuer les bébés parce que ces colonialistes ne méritent qu’une souffrance pire encore que celle qu’ils font endurer aux musulmans.

Le monde a connu la folie nazie, et la folie communiste, des millions de personnes sont mortes pour ces idées délirantes qui ont séduit aussi des millions de personnes. Et voici que se lève la folie du nouveau siècle, encore plus débile, mais aussi paranoiaque que les folies précédentes. Du monde entier accourent des volontaires pour mourir avec pour seule satisfaction d’entraîner dans leur perte quelques personnes qui passaient par là. Ces morts vivants, pressés d’entraîner dans leur univers de mort et d’horreur les vivants qui ne demandent que à vivre nous montrent que les forces du mal, aussitôt abattues, se reconstituent très rapidement, et que leurs germes sont une partie inextricable de notre humanité.

Les régimes totalitaires, qui persuadent les gens que l’individu n’est rien en regard de la communauté , qu’il doit tout à l’Etat ou à son groupe, formatent les gens au sacrifice total de leur vie Ainsi, avec l’aide de la propagande et du mensonge se constituent des représentations de soi désespérées ou le seul avenir radieux, hors le paradis et ses mousmées en attente de martyr, est l’application intégrale de la Chariah et le règne sans partage des ayatollahs et des sanglants émirs.

Des députés arabes israeliens apportent leur soutien a des parents de terroristes abattus

février 9, 2016

les Israéliens ont été les spectateurs stupéfaits de cette scène surréaliste: des députés d’un des partis arabes israéliens ont été s’entretenir avec des parents de terroristes abattus après avoir eux mêmes tué des israéliens.Ils leur ont apporté un « soutien moral » dans leur deuil et ont écouté les discours qui vantaient le « courage » de ces héros, comme les appellent les nationalistes et les islamistes qui n’hésitent pas  à multiplier les exemples de cette « novlangue » dans laquelle les assassins d’enfants, de femmes et de badauds sont qualifiés  de « glorieux » et d’exemples pour toute la population.

Le détournement de la langue, et l’emploi de la répétition comme méthode de conditionnement et d’imposition du mensonge est une vieille méthode de conquête des esprits, utilisée à profusion autant par les nazis que par les communistes. Il s’agit d’obtenir, par la répétition une association automatique entre des termes (sioniste et assassins par exemple) qui fait que même si ils s’en défendent, des gens ordinaires,doivent lutter contre une idée subconsciente qui tend à s’imposer à eux et à greffer sur leur pensée les catégories de pensée des propagandistes. Comme le disait Goebbels: »Mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose ». La victoire sur le plan du langage est stratégique: celui qui contrôle les mots contrôle la pensée.

Toujours est il que la situation est impossible pour Israël qui doit vivre avec en son sein une  partie de sa population qui le déteste, qui soutient en partie les attentats meurtriers qui se multiplient, et qui rêve de détruire ce pays pour en fabriquer un autre à la place . Elle montre comment est difficile la situation d’états partagés par des oppositions de culture et des haines irréductibles, ou il n’y a pas  d’espace de cohabitation pacifique et ou le conflit ne se règle que par l’imposition des valeurs de la majorité.

Que dirions nous en France si des députés venaient apporter leur soutien aux familles des tueurs du 13 Novembre qui ont impitoyablement massacré 130 personnes prises au hasard avant de se faire sauter ou de se faire abattre par la police. Et cela au nom d’une idéologie religieuse qu’ils promettent d’imposer à la population et d’une volonté d’hégémonie sur toute la planète dont ils se vantent ouvertement. Ces délires mégalomaniaques ont déjà fait la preuve de leur folie et de l’adhésion massive des peuples quand ceux ci sont soumis à la fois à la terreur et à la propagande

Pourtant, en Israel, les appels au meurtre se multiplient dans les médias sociaux, les conseils pour utiliser des véhicules comme moyens de tuer des civils dans la rue, le rappel de l’utilisation possible des couteaux comme moyen de tuer. Tuer, tuer, cela devient le mot d’ordre général. Tout juif est une cible bonne à tuer, et la récompense est autant  dans le futur( un droit d’accès privilégié au paradis et  à ses légions de femmes soumises aux désirs de ces valeureux « combattants ») que dans le présent ( l' »honneur » de ces exploits rejaillit sur toute la famille qui bénéficie d’aides matérielles et du respect de toute la communauté arabe.)

Insensiblement, l’inversion des valeurs se développe: ce qui est bien, c’est de tuer le plus de juifs possible, et ce qui est adroit, c’est d’échapper au châtiment qui menace les assassins s’ils se font attraper. La folie de cette démarche suicidaire ou des individus, souvent jeunes, se suicident- peut être juste par impatience de gagner le paradis- et font la preuve de leur propre désintérêt pour leur existence, comme de leur indifférence totale à l’existence d’autrui. Ces bataillons de robots suicido-tueurs font peur par leur inhumanité si rapidement constituée, par leur adhésion sans recul à une idéologie aberrante ou il n’est question que de terreur et de passé idiotement plaqué sur un présent qu’ils refusent. Nager dans le sang de leurs victimes leur procure une ivresse tellement ignoble que l’on ne peut qu’être saisi  par leur transformation en bourreaux volontaires et fiers de leur travail. Malgré la satisfaction  que procure la brièveté de la période de leur nocivité, l’angoisse persiste devant la  malléabilité de l’espèce humaine et les boulevards qui s’ouvrent à la perversité. Des centaines de millions d’hommes ont été convaincus par les mensonges énormes du communisme et l’utopie radicale de son idéologie qui a conduit à des dizaines de millions de morts, et à peine nous relevons nous de cette folie que une autre folie se développe, entraînant ce qui est maintenant des masses de jeunes à s’enrôler sous la bannière noire de l’EI pour ce qu’ils croient être la conquête du monde. Et tous  les dictateurs cyniques se réjouissent de l’occasion qui leur est donnée d’utiliser ces pions pour affaiblir ceux qui résistent à leurs projets: Poutine, Erdogan, les Saoudiens, se lèchent les babines devant le champ de manoeuvres qui s’offre à leurs troupes.

Le monde arabe est tout entier traversé par cette vague de haine, et de libération de la volonté de tuer l’autre. Des millions de despérados  ne voient pas d’avenir meilleur que de tuer quelques juifs, et de se faire euthanasier par les balles de la police,. Face à cela, les Israéliens ne peuvent que compter sur leurs propres forces et sur la force des valeurs morales qui subsistent encore dans ce désastre général. Malheureusement, ce ne sont pas les élites intellectuelles actuelles sur lesquelles ils pourront s’appuyer, étant donné la fascination de ces élites  pour toutes les idéologies utopistes et leur fuite devant les réalités du monde,ce  dont notre gouvernement est un bon exemple. Au contraire, ce que l’on perçoit de plus en plus, c’est le rôle décisif de ces grands ensembles de pensée, les idéologies qui guident les actes des hommes, et la place déterminante qu’occupe dans leur diffusion et leur expansion la classe intellectuelle et son ambition d’influencer et de diriger les masses qui peu à peu sont gagnées par le virus.

Alors, si cette situation se produisait en France, la déchéance de nationalité serait elle envisagée, face  à une guerre qui est menée par tous les moyens contre leur propre pays, en même temps que pour des raisons tactiques, ces députés arabes israéliens nient leur déloyauté à l’égard de leurs concitoyens et de leur Etat, et prétendent ne faire que défendre leur communauté.

« le Monde », un journal pro palestinien qui n’hésite pas à faire feu de tout bois pour essayer de déconsidérer l’armée israélienne

mai 5, 2015

Le numéro daté du 5mai du quotidien met le paquet dans l’attaque portée contre l’armée israélienne: une photo barrant la  moitié supérieure de la une,montrant des palestiniens au milieu d’un monceau de ruines  surmontée d’un titre qui est une condamnation morale sans appel: « La dérive morale de l’armée israélienne à Gaza ». Le choc des mots allié à celui des photos, Le Monde a décidé de frapper de toutes ses forces là ou cela fait mal: la réputation d’attitude éthique de l’armée israélienne, qui s’oppose évidemment au rejet de toutes les lois de la guerre par les palestiniens: utilisation d’édifices religieux, hospitaliers ou scolaires comme base de lancement de roquettes qui visent les populations civiles israéliennes, utilisation de boucliers humains pour protéger les cellules activistes, port de vêtements civils par les militaires et utilisation de civils et même d’enfants et de femmes dans des attaques – suicide contre les soldats,etc.. La guerre menée par le Hamas s’enorgueillit de ne respecter aucune des lois de la guerre et évidemment pas la convention de Genève. Le Monde se saisit donc  de l’offensive politique d’une ONG gauchiste nommée « Breaking the silence » qui déclare que l’ offensive de Tsahal sur Gaza  a provoqué des dégâts humains et matériels tels que cela « jette de graves doutes » sur l’éthique de Tsahal… et offre deux pages complètes de son journal, en page 2 et 3, avec en prime une deuxième photo montrant les corps ensanglantés de 3 enfants palestiniens tués lors de la bataille de Gaza.. Le mécanisme est toujours le même. Quelques soldats ou même officiers expriment des critiques sur quelques évènements qu’ils ont vu et cela construit les bases d’une argumentation dont le véritable but est d’une part de traduire devant un tribunal international les chefs militaires israéliens, sans rien dire de la litanie de crimes commis par les dirigeants terroristes palestiniens . Le principe du « deux poids, deux mesures » est utilisé sans vergogne, pour essayer de  refaire passer l’armée israélienne sur une position défensive, la mettre en position de justifier toutes les mesures défensives qu’elle prend pour défendre ses soldats (tirer sur les civils qui s’approchent à plus de quelques centaines de mètres des soldats, tirer sur les gens qu’on voit téléphoner et qui observent des toits le champ de bataille,etc, d’autre part de couper Israel de ses sympathisants, au profit d’in vision victimaire des palestiniens, dont il faut rappeler que ils on inauguré la guerre de Gaza par le lancement sur la population civile de Israel de centaines de roquettes. Les organisations gauchistes israéliennes depuis longtemps prêchent le même discours:les Palestiniens sont les pauvres victimes civiles de la soldatesque israélienne qui abuse toujours de sa surpuissance. La guerre que ces organisations pacifistes mènent contre  Israel se déroule toujours à visage masqué, derrière le paravent  des protestations »moralisantes », mais son but est stratégique: il s’agit de miner la respectabilité du combat pour son existence d’Israel pour atteindre le niveau de réprobation morale qui a atteint les armées des guerres coloniales dans la période  de l’ après-guerre . Tous les ex gauchistes des années 60/70 frétillent de plaisir à l’idée de réendosser leurs vieux habits de militants anticolonialistes, enfin une bonne cause (périmée) à se remettre sous la dent. C’est une véritable « cinquième colonne », qui poursuit son travail systématique  de coupure des liens entre Israel et ses soutiens internationaux avec un écho minimal en Israel même, mais qui ont un certain succès auprès  auprès d’une élite qui est fatiguée du poids historique de la « question juive ». Le Monde qui ne cache pas son soutien aux mouvements pacifistes de la région, comme le moribond « La Paix Maintenant »,mobilise toutes ses forces pour donner l’écho maximum  a ces groupuscules,qui n’ont qu’un echo très réduit en Israel même, mais qui convainquent encore quelques socialistes en France et quelques « humanitaires »  confits dans le désir de bonne conscience et l’aveuglement sur les désirs véritables de ceux qui ne cessent de se faire passer pour des éternelles victimes. Ainsi, Le Monde continue  à jouer son rôle hypocrite de « journal objectif » alors qu’il est engagé à fond  dans une lutte politique ou il n’hésite pas , sous l’apparence  de la neutralité, a défendre de toute sa force d’influence, les manipulations d’opinion des bandits du Hamas et de leurs complices.La dérive morale n’est pas celle de l’ armée israélienne, c’est celle du « Monde » qui utilise l’insinuationet la présentation tronquée des faits  pour  faire le sale travail de la désinformation . Quelle déchéance!

Les attentats se multiplient en France ainsi que les horreurs des islamistes à l’étranger .

février 9, 2015

Après l’agression perpétrée à coups de couteau contre  3 militaires protégeant un centre communautaire juif, il apparaît clair que les attentats vont  continuer au fil de l’inspiration des candidats terroristes, avec des cibles déjà éprouvées: les juifs et les militaires ou les policiers. en priorité, mais tout citoyen deviendra une cible potentielle un jour ou l’autre.. Manifestement, le fait de ne pas disposer d’armes à feu ne suffit pas à dissuader les volontaires: après l’attentat à la voiture qui fonce dans la  foule , ou le couteau  avec lequel on attaque une foule de passants, les moyens de tuer le plus possible de Français vont se diversifier.Peu à peu, les méthodes du proche orient vont faire leur apparition en France; colis piégés dans les transports en commun, voitures remplies d’explosifs, toute la panoplie des moyens meurtriers sera utilisée pour faire passer en France le climat de terreur que veulent imprimer ceux qui les ont répandus dans les pays pourris du moyen -orient/ Ils viennent d’ajouter encore deux horreurs à la litanie de  leurs exactions: brûler vif le pilote jordanien qu’ils ont capturé, brûler des milliers de livres dans un autodafé géant reprenant l’exemple nazi, montrant leur haine de la culture et de la pensée. La visée manifeste de cette association maffioso religieuse qu’ est l’EI est  visiblement de bâtir sa renommée sur les sommets de sauvagerie que personne n’imaginait atteignables au XXI ème siècle. Son recrutement apparaît de plus en plus centré  sur le monde délinquant ou pré délinquant des banlieues, surfant sur la haine des policiers et de la France qui fleurit dans ces banlieues ou l’intelligence est considérée comme une tare sauf si elle sert à arnaquer son prochain. Ses méthodes se rapprochent aussi de celles utilisées par les mafias pour terrifier les rivaux ou  ceux qui tentent de les freiner.Déjà, les mafias sud américaines utilisent les décapitations et les mutilations dans cette démonstration de ce que il n’y a pas de limite à leur férocité. Ces mafias, qui sont elles mêmes des mouvements terroristes deviennent elles aussi des mouvements internationaux. Simplement, leur but est seulement l’enrichissement sans limites, et par les moyens inhumains du crime (assujettissement des individus privés de leur libre arbitre, utilisation sexuelle, corruption de fragments entiers des appareils répressifs.) La perméabilité des frontières entre le gangstérisme et les guerillas et les passerelles entre les uns et les autres sont de plus en plus nombreuses, dans le mélange entre trafics des régions frontalières (Sinaï, frontière de la Turquie et de l’Irak, grandes voies transahéliennes), filières de la drogue et des armes, trafic d’esclaves sexuelles, kidnapping conçu comme une industrie locale. En Amérique Latine, ce sont les cartels de la drogue  qui s’allient avec les guérillas qui elles même se financent essentiellement avec ces trafics, justifiant la dénomination de « narcos guérillas ». Partout l’interpénétration des mafias et des guérillas se développe,l’armée du crime devenant une école du crime et du terrorisme. L’apprentissage de la clandestinité, du maniement des armes, de la lutte contre la police commence  en France par les petits délits qui font entrer les délinquants dans une carrière d’affrontement avec l’Etat qui les combat et fournissent les hommes de main aux recruteurs plus intelligents qui les manipulent. L’islamisme fournit la bouillie intellectuelle qui permet de conquérir les esprits faibles qui se laissent embobiner et embarquer  dans des rêves de conquête du monde dont ils s’enivrent.

Les frères Kouachi, Koulibali, Merah, tous sont passé par la case prison et délinquance, avant de structurer leur haine par le discours islamiste et terroriste. Tous ont vécu la dérive qui les conduit vers  la fin suicidaire après quelques assassinats lamentables, dans un affrontement sans espoir avec la police.

Mais l’illusion qui fascine une frange de la jeunesse immigrée en lui faisant miroiter le rêve d’un état islamique augmentant progressivement sa puissance en absorbant les uns après les autres les états faibles de la région, et en disposant de leurs richesses pétrolières et financières va se heurter à la réaction grandissante des puissances du monde entier qui ne peuvent tolérer l’intrusion de fous aussi dangereux que l’EI. Il ne suffit pas pour conquérir des états même faibles de disposer de quelques milliers de militants fanatisés dont une partie ne peut plus servir après usage ( = autodestruction par explosion de la ceinture d’explosifs). Il est vrai que la situation était très favorable en Irak( armée détruite par les Américains et pas sérieusement reconstruite) et en Syrie( conflit avec la dictature sanguinaire de  Assad qui révulsait les masses musulmanes, et pays divisé entre groupes ethniques se préparant à un éclatement de la nation.)Le danger potentiel de cet état-bandit aux portes du réservoir d’énergie de la planète est si énorme que la réaction ne peut que s’amplifier jusqu’à l’écrasement de cette tentative. Mais le problème des masses musulmanes désemparées par les difficultés créées par leur éducation ou leur inéducation pour s’intégrer dans leurs pays d’accueil crée un réservoir de main d’oeuvre pour un terrorisme endémique qui ne peut déboucher que sur un ensauvagement de la vie politique. Le terrorisme reste un conflit de basse intensité, qui ne peut menacer que quelques centaines de victimes potentielles et qui ne détient aucun vrai levier dans les pays civilisés, même si il mobilise toutes ou presque toutes les forces policières d’un état. Mais il n’est pas pensable que comme dans la fable politique de Houellebeque les islamistes prennent le pouvoir dans un pays comme la France. Cependant ils peuvent essayer de grignoter des règles du vivre ensemble pour tendre vers une guerre civile larvée. Tout autre est la situation des états faillis d’Afrique et du Moyen Orient ou il existe des risques de bascule totale des régimes  vers des formes proches de celle de l’Iran. L’Egypte est passée à deux doigts de cette issue et la Turquie penche de plus en plus vers une dictature islamiste camouflée en  Etat « neutre » devant cette question, tandis que le Pakistan reste en état d’équilibre instable, hypocritement camouflé » en « ami des Etats-Unis ».

L’avenir est sombre, mais pas nécessairement catastrophique si l’Occident se reprend et si en particulier les Etats Unis ne renoncent pas à leur rôle de défenseur du monde libre, face à l’offensive du nouveau totalitarisme qui s’avance en profitant de la cacophonie européenne et de l’indifférence ou de la complicité des ex empires communistes.

 

Comment imaginer un état palestinien pacifique à côté d’Israël quand l’Occident est impuissant devant la montée générale de l’Islamisme radical qui affirme sa volonté de détruire Israël

décembre 24, 2014

l’Etat d’Israël ne peut échapper à ce dilemme, constitutif des conditions de sa naissance et de son environnement:

soit il considère que aucun compromis ne sera jamais possible avec les Arabes, et donc il est condamné à les affronter régulièrement dans des conditions ou sa suprématie militaire décroit rapidement ( nucléarisation de l’Iran qui le prive de sa principale supériorité, possession d’armes de plus en plus sophistiquées par ses adversaires: fusées de plus en plus précises et à portée et charge de plus en plus grande,moyens anti aériens sophistiqués fournis par les soviétiques ou même simplement les Iraniens pouvant le priver de sa suprématie aérienne, entraînement  de plus en plus poussé des troupes arabes qui n’ont plus rien à voir avec les masses fuyant dans le désert en abandonnant leurs chaussures de la guerre des 6 jours. Le rapport des forces reste encore favorable à Israël, mais sa marge de supériorité s’amenuise régulièrement, et ses adversaires le savent.Ils sont actuellement freinés par leurs dissensions et et le conflit mortel entre chiites et sunnites, mais ils n’attendent qu’une accalmie pour se retourner contre leur ennemi héréditaire, qu’ils accusent de souiller la terre arabe et qui concentre toutes leurs haines et leurs immenses frustrations.A terme, c’est un milliard d’hommes qui communient dans l’ exécration d’Israël et qui n’attendent qu’une faiblesse pour l’écraser et s’en débarrasser sans espoir de retour.

Soit il considère que un compromis doit d’une manière ou d’une autre être signé avec ces adversaires , qui nécessitera des concessions de part et d’autre. Cela nécessite évidemment de renoncer au rêve du Grand israël, et au fondement intégriste religieux de sa conception, ce qui devient de plus en plus difficile avec le poids croissant des religieux dans la vie politique d’Israël.

Mais quel que soit le compromis qui pourra être trouvé, qui laissera forcément des mécontents des deux côtés,,le problème fondamental est l’absence d-interlocuteur fiable pour les Israéliens. Le pouvoir du Fatah, seul interlocuteur acceptant le  dialogue, mais au prix d’une hausse de ses exigences ( un état palestinien rapidement, sinon le refus de la négociation) est si fragile, son autorité si contestée, sa corruption si évidente que absolument rien ne garantit qu’il résistera à une poussée des fanatiques du Hamas, sur le plan électoral- où il ne s’en sort que en reculant les élections et en les truquant autant que son adversaire,ou même sur le plan d’un coup de force comme à Gaza ou le Fatah a été balayé en quelques jours et ses forces écrasées facilement par les milices armées du Hamas.

La solidarité des habitants de Gaza, bouillon de culture pour toutes les factions extrémistes,  avec le Hamas dans sa lutte armée par tous les moyens contre Israël,malgré les lourdes pertes humaines  et les destructions   énormes entraînées par la dernière guerre clairement déclenchée par les tirs de roquettes du Hamas montre que quel que soit le prix en difficultés de vie et en pertes humaines,les Palestiniens privilégient le combat contre les Israéliens devant toutes les autres considérations, même si ils sont réticents devant la pression religieuse exercée par les fanatiques du Hamas.

Donc absolument rien ne peut garantir aux israéliens que toute concession faite aux dirigeants du Fatah entraînera des concessions parallèles du Hamas et  elles seront  certainement immédiatement annulés par le Hamas quand son tour de pouvoir viendra.

De toute façon, rien n’empêchera le Hamas, c’est à dire un mouvement terroriste de faire d’un état palestinien la base de départ d’un état terroriste, exactement comme il a utilisé le retrait israélien de Gaza pour en faire une citadelle de son pouvoir sur la population., appuyé sur  le soutien militaire et financier de tous les états arabes impatients de participer à la curée . La guerre suivante sera l’équivalent d’une guerre civile ou les palestiniens auront les moyens militaires d’un état  et ou les pays arabes interviendront en disant vouloir corriger l’injuste supériorité israélienne..

Que conclure de ces plutôt peu enthousiasmantes perspectives.?

Que la seule solution rationnellement crédible ne peut s’envisager que si l’on écarte du problème les jusqu’au-boutistes qui ne veulent envisager que l’écrasement de leurs adversaires, et la victoire de Dieu ou d’Allah. Tant que le problème ne sera envisagé que dans les termes du Coran ou de la Bible, il n’y aura pas d’autre perspective que l’affrontement à mort entre deux camps inconciliables.

Il ne faut pas se faire d’illusions: l’époque est malheureusement favorable à la progression de l’islamisme extremiste, qui a déclaré une guerre à mort à Israël et à tout l’Occident.Cet Islamisme , avec ses actes bestiaux ( esclavage sexuel des femmes, attentats contre les écoles avec meurtres délibéré de centaines d’enfants,etc devra être défait militairement et idéologiquement, avant que des vraies perspectives de négociations suivies d’une période de paix puisse être envisagée;

Le problème est donc mondial, et hors de portée de la seule diplomatie israélienne,ce que doivent admettre ceux qui s’obstinent à faire porter la responsabilité du sur place des négociations aux seuls Israéliens. Il n’y a pas de .création possible d’un état palestinien sans garanties de sécurité et de paix pour les Israéliens, et ces garanties sont introuvables aujourd’hui avec la montée fulgurante du djihadisme. Toute personne sensée peut comprendre que faire reposer un accord sur la bonne volonté d’un « émir » chef d’une bande d’assassins qui proclame sa volonté de changer la face du Moyen-Orient par la force est une plaisanterie.
Israël restera donc pendant de longues années aux avant postes du combat mondial contre la folie islamistes et les négociations avec ses adversaires palestiniens continueront à n’être que une course de sur place, comme les championnats de cyclisme sur piste, parce que les véritables clefs en sont ailleurs.

la France stupéfaite devant les attaques terroristes au couteau et en voitures

décembre 23, 2014

Les tueurs sont parmi nous. Comme en Palestine, n’importe quel »énervé » peut prendre un couteau ou n’importe quelle autre arme « par destination », et frapper aveuglément autour de lui en visant le carnage le plus atroce possible et en criant Allah Akbar pour donner un exutoire à la haine qui l’habite. Il a suffit qu’un chef de bande d’assassins lance un mot d’ordre étendant les appels au meurtre à toute personne nantie de la qualité de Français pour que quelques allumés, sans perdre un jour, passent à l’acte avec ce qu’ils ont sous la main: couteau ou véhicule. Nul besoin de se procurer une kalachnikov, un marteau, un couteau de cuisine,  peut être une bouteille d’acide,  feront l’affaire.

Bien sur,ces tueurs ne sont pas des modèles d’équilibre psychique, ce qui permet au gouvernement de tenter de fermer les yeux sur leur revendication et leurs cris de Allah akhbar, en évoquant une simple concomitance entre des actes psychiatriques sans rapport avec  du terrorisme. Mais leurs actes ont le parfum des tueries perpétrées dans le monde entier par leurs modèles. En Israël, régulièrement un arabe perd les pédales et jette son véhicule sur la foule qui circule tranquillement, et écrase quelques personnes, parfois un bébé, jusqu’à ce qu’il soit abattu. Alors la famille développe tout un argumentaire pour dire que il n’en pouvait plus de l’occupation israélienne et que ce martyre est insupportable.

Plus près de nous, en Angleterre, deux jeunes jihadistes  décapitent en pleine rue un militaire et discutent tranquillement avec les témoins en attendant que la police les cueille.

Au Canada,un homme tente de pénétrer le bâtiment d’une assemblée et se fait abattre après avoir tué un policier.

L’absence  de tout sentiment de culpabilité devant l’atrocité de ces meurtres montre le degré de fanatisation de ces assassins(cf la vidéo d’un membre de l’Etat Islamique en train de rigoler en balançant à bout de bras la tête coupée d’une milicienne kurde , tuée dans les combats près de la frontière kurde.)

Entre la frénésie d’excitation de celui qui se rue dans un commissariat avec un couteau, et la rigolade de celui qui joue avec les restes humains d’une femme, la même inhumanité, la même sauvagerie, et la même débilité.

Certains analystes pensent que ce sont là les prémisses d’une nouvelle génération de terroristes, les « loups solitaires ».Dégagés de toute dépendance à une organisation, auto-radicalisés à grande vitesse parce que une rencontre se produit pour eux entre les appels aux meurtres qui les entourent, et leur propre désir de violence meurtrière, utilisant pour tuer des moyens rudimentaires qui ne nécessitent pas  de recours aux réseaux de trafics d’armes et d’explosifs, ni les moyens financiers repérables de ces réseaux, ils sont l’avant garde d’un terrorisme artisanal, appuyés sur des pathologies individuelles qui n’étaient pas si visibles dans les formes plus organisées du terrorisme naissant.

Ainsi apparaît une forme individualisée du terrorisme,bien plus difficilement repérable avant son passage à l’acte que auparavant, et qui montre le succès de la propagande islamiste, par Internet,ou les vidéos de décapitations s’arrachent comme des petits pains,  dans les prisons ou elle racole les petits délinquants en mal de groupe protecteur, dans les mosquées ou des propagandistes cyniques travaillent sans relâche le rejet de la France et le devoir d’embrigadement.

En même temps, dans le reste du monde, le terrorisme change d’échelle: ce sont des armées qui tiennent tête aux armées régulières, dans des combats où ils s’emparent de pays entiers ou partiels: Syrie, Irak, mais ils visent déjà les pays voisins( Liban, Jordanie), sans parler des pays africains ou les armées officielles sont dans un état de misère et de ridicule tels que une petite poussée suffirait à les faire disparaître (Boko Haram, dans toute l’Afrique Centrale). Ce sont les armées entières de grands états qui mobilisent toutes leurs forces pour faire barrage à cette marée montante (France, Grande Bretagne, Canada et évidemment, au premier rang, les Etats Unis.

Mais derrière ces armées islamistes qui progressent en réduisant les femmes en esclavage sexuel, et en exterminant leurs prisonniers quand ils ne peuvent pas en tirer de rançon se profile l’ombre du  milliard de musulmans  qui ne se démarquent pas de ces horreurs et de la fanatisation de populations entières  (Pakistan, Tchetchénie, etc..)Là, le fond de l’horreur et de l’abjection n’a pas encore été atteint, quoique l’attaque d’une  école  aboutissant  au massacre froidement exécuté de centaines d’enfants soit une forme de sommet dans cette catégorie. Après il ne leur restera plus qu’à s’attaquer aux bébés aveugles par exemple pour atteindre enfin le sommet de l’ignominie, qui leur assurera un succès médiatique  tant attendu. Encore un effort et ils y seront!

Face  à cette énorme vague, qui menace l’humanité entière, et la France en particulier, le gouvernement, comme à l’accoutumée, alterne les positions fermes (intervention au Mali, puis en Irak, et les prises de position alambiquées comme sur les attaques qui se sont succédées en France en quelques jours, craignant des manifestations de xénophobie dont l’effet serait de rapprocher encore les musulmans de France et les mouvements terroristes.

Cette crainte est  peut être justifiée , mais dénier la réalité risque aussi de faire monter l’exaspération et le durcissement alors que il faut essayer de détacher les masses musulmanes de leurs réflexes de solidarité avec les extrémistes.

ELIE BARNAVI : DIX THESES SUR LA GUERRE: l’incoercible utopie d’un israélien « de gauche ».

septembre 23, 2014

« Le regard d’un historien doublé de celui d’un citoyen-soldat », justifie en quatrième de couverture la publication de ces textes de réflexion d’un auteur spécialiste des guerres de religion au 16 ème siècle

Très rapidement, on voit les contradictions vécues par un intellectuel, membre militant à l’époque de la guerre du Liban d’une fraction de gauche du parti travailliste  (la gauche de la gauche), qui ne peut concevoir la guerre que comme effet et productrice d’une manipulation de masse par les organes dirigeants de l’armée et du gouvernement: la preuve lui en paraît dans l’appellation » Paix en Galilée  » de l’offensive israélienne ,qui n’ avait pas selon lui d’objectifs défensifs, selon son nom, mais un objectif politique:chasser les Palestiniens du Liban, aider les chrétiens du Liban à conquérir le pouvoir. Il est obligé d’admettre que l’immense majorité des israéliens y croyaient,alors que lui se présente comme viscéralement opposé à cette guerre qu’il s’est pourtant obligé à faire ( plutôt que l’objection de conscience.). Il oublie la situation politique du Liban ou les Palestiniens étaient une force militaire conséquente qui utilisait le pays comme base de départ , contre la volonté des chrétiens, et ou leur objectif étaient de faire basculer le pays dans  la coalition arabe anti israélienne. Il oublie que Sharon  a manipulé Begin, en ayant des objectifs plus larges que ceux qu’il avait officiellement posés au départ.

Constatant que la guerre générale entre Israéliens et Palestiniens vire du conflit national vers le conflit de religions et l’opposition entre deux camps internes à chaque côté: les religieux et les laïques, il en tire deux conclusions:

La première : le problème selon lui n’est plus la conclusion d’un accord entre Palestiniens et Israéliens, mais le rapport de forces et la négociation entre les deux parties de chaque camp ( ce qui justifie l’attitude de la gauche israélienne qui réserve ses critiques et ses coups au gouvernement israélien et ne se préoccupe pas des critiques à faire aux Palestiniens.

La seconde:il ny a pas de compromis possible pour les fous de Dieu de chaque camp, et donc la seule solution raisonnable ne peut être que imposée (de l’extérieur). On voit le biais du raisonnement: il est assez facile pour les Etats Unis d’imposer des choix à Israël vu la dépendance économique et militaire d’Israël, mais qui imposera quelque chose aux Fous de Dieu iraniens, irakiens,etc. Les Occidentaux ne sont pas parvenus à abattre le dictateur syrien qui massacre allègrement son peuple, avec le soutien de la Chine et de la Russie, ils ne sont pas arrivés à stopper la montée vers le seuil nucléaire de l’Iran, qui stoppera le monde musulman dans sa tentative folle de nettoyage ethnique du minuscule état Israélien?

La solution en trompe l’oeil de la pression extérieure minimise  le fait que les Fous de Dieu sont très minoritaires du côté israélien et majoritaires du côté arabe: ils massacrent déjà à tour de bras chez eux, avec quelle joie ne le feront-ils pas chez les Israéliens. Comme le disait Mitterand: » les Pacifistes sont à l’Ouest, mais les fusées sont à l’Est », de même, au Proche Orient, la volonté d’Eradication est autour d’Israël, les Pacifistes qui n’ont pour ennemi principal que leur gouvernement sont en Israël.

A la fin de la première thèse, EB note que les guerres asymétriques actuelles sont de plus en plus des guerres idéologiques, ou les systèmes de représentation globaux s’affrontent. Comme il le dit, même s’il y a intrication de facteurs, au fond, Hitler était avant tout vraiment  nazi, Staline vraiment communiste et De Gaulle avait vraiment foi dans la France.

Dans sa deuxième thèse, il s’attarde longuement sur les procédés de constitution de l’esprit de corps ( en particulier dans les corps d’élite) reprenant l’histoire d’un corps allemand de massacreurs ou les hommes sont laissés libres de leur choix: 10% de refus,10% de massacreurs nazis acharnés, et le reste qui fait ce qu’on lui dit, par esprit de corps. C’est la proportion normale de sadiques, d’hommes de conscience et de conformistes. Il n’y a rien d’étonnant à ce que les méthodes de formation visent à embrigader ceux-ci. Mais là encore il tente de démontrer que l’Armée est une institution de dépersonnalisation, l’ennemie de la pensée indépendante et de la liberté,et donc , implicitement, une ennemie à combattre.

Analysant davantage les guerres de religion, il en relève trois modèles: celui qui oppose deux religions entre elles( et qui prend souvent un caractère ethnique ou national( musulmans/chrétiens, musulmans/animistes, musulmans/ hindouistes, musulmans/juifs,etc.), celui qui oppose une orthodoxie contre un pouvoir jugé mécréant et corrompu (fondamentalistes chrétiens, indous, juifs, musulmans.) et enfin l’affrontement planétaire entre un Islam « purifié »,revenu à son élan conquérant et l’Occident, »corrompu et corrupteur ». Ceux là aspirent à un choc des civilisations et font ce qu’ils peuvent pour l’enflammer. « Ce à quoi ils aspirent, c’est à une guerre civile à l’échelle de la planète ».

Dans sa septième thèse, il règle  son compte au pacifisme qu’il définit comme la doctrine du rejet de la distinction entre guerre juste et injuste,et, partant, de toute forme de violence. Il prend l’exemple d’un petit peuple pacifiste de Nouvelle Zélande, les Morioris, qui vivèrent en paix trois siècles, jusqu’à ce que les Maoris débarquent, les massacrent.. et les ingèrent. Mais il maintient la distinction entre « La Paix Maintenant » et un mouvement pacifiste: c’est selon lui seulement « un mouvement en faveur de la Paix, très subtil  et peu convaincant distinguo. Parallèlement à sa condamnation du pacifisme comme idéologie, il constate le rejet grandissant par les populations européennes, après les deux immenses massacres des guerres mondiales de l’idée de faire la guerre.Enfin, il ne peut s’empêcher, à la fin de l’essai de défendre sa foi en une humanité débarrassée de la guerre, qui « devrait être déclarée « hors la loi.Utopie demande-t-il? » Peut-être, répond il, mais pour une fois, utopie à notre portée. »

Incorrigible!

QUEL AVENIR POUR ISRAEL DANS UN MOYEN ORIENT ENVAHI PAR LA PESTE ISLAMISTE,

septembre 9, 2014

Quel avenir pour Israël dans le Proche Orient envahi par la peste Islamiste ?

 

Le vingt et unième siècle , commencé par les attentats du 11 septembre s’est continué par la multiplication des prises de pouvoir par les islamistes, le développement de zones d’états impuissants ou déliquescents qui constituent des bases de repli ou de départ. Les Occidentaux courent d’un pays à l’autre pour stopper ou contenir l’incendie qui s’étend. Les masses musulmanes, d’abord peu touchées, s’islamisent de plus en plus, et l’islam devient le creuset de toutes les insatisfactions et de tous les désirs de revanche. Comme le christianisme a joué ce rôle de refuge des populations humiliées, c’est l’Islam qui devient le drapeau de la révolte identitaire des masses, promettant à la fois la bagarre, la revanche et le paradis à ceux qui s’engagent ou qui soutiennent.Les dictatures diverses qui fleurissent dans les pays attardés d’Afrique et du Moyen Orient y trouvent un moyen de parler leur langue aux masses, de leur parler d’histoire (évidemment glorieuse) ; de morale (très simple : tout le mal vient de l’autre, tout est permis à ceux qui sont du côté de Dieu), de victimisation (les Occidentaux leur ont imposé la sexualisation, le désordre démocratique et l’égalité avec les femmes, ces êtres inférieurs).

Un nouveau modèle d’humain surgit : le martyre assassin, qui fait rêver de plus en plus de désespérés et de désorientés. En un éclair tout est joué. Le salut pour l’éternité, qui nécessitait jusque là une vie d’efforts et de bonne conduite, et encore, sans garantie, est remplacé par un acte suicidaire et meurtrier, dans l’apothéose sanglante duquel est court-circuitée la longue attente du commun des mortels. Pulvérisé en petits morceaux de chair, on ne sent rien, il n’y a aucune chance de se rater ou de souffrir si on appuie sur le bouton, sauf problème de connexion.

Après l’idéal du SS impavide devant la mort d’innocents en masse et celui du commissaire politique qui sacrifie tout à la victoire du Parti, un nouveau modèle héroïque et sinistre est né : le croyant tueur, aussi fanatique que ses prédécesseurs, et aussi roué politiquement.Le succès politique de cette idéologie est spectaculaire : le petit noyau fanatique d’activistes est entouré d’une large couronne de gens qui ont une certaine sympathie pour ces idées, (plus de 50% des musulmans en Angleterre ne condamnent pas les attentats sanglants menés par les terroristes de Londres.) En Europe, on attend avec inquiétude le retour de centaines de djihadistes enrôlés au Proche Orient, et formés aux actions meurtrières.

L’emprise de cette idéologie s’étend comme une sombre nuée sur le monde musulman.Dans les poubelles des états faillis, en Afrique, en Syrie et en Irak, des milices rassemblées sur des galimatias politiques font régner la terreur, multipliant les actes de barbarie, (viols collectifs, vente en esclavage, exécutions horrifiantes, etc.) effaçant peu à peu la limite entre gangs mafieux régnant par la terreur et mouvements politiques.

Mais cette évolution effrayante n’est que la toile de fond sur laquelle se développe la diabolisation de l’Etat d’Israël et la détermination à le détruire. C’est le plus grand dénominateur commun de cette idéologie. Entre musulmans, on peut toujours, ou presque, s’entendre sur cette base. Le leitmotiv, explicite ou implicite, qui sous tend cette idéologie, c’est : « l’an prochain (ou dans 10 ans,) à Jérusalem. »Face à cette détermination à l’effacer de la carte comme de l’Histoire, de plus en plus d’Israéliens comprennent que la guerre reprendra et jusqu’à ce que cette idéologie soit défaite. Si cela a pris 70 ans avec le communisme , combien de temps cela prendra-t-il pour que cela se produise avec l’Islamisme en pleine phase d’expansion ?Tant que l’Etat Israélien était le seul de la région à avoir l’arme nucléaire, cette supériorité le protégeait des folies religieuses, nationalistes et éradicatrices qui pullulent dans la région.La marche inexorable de l’Iran vers la bombe remet en question tout l’équilibre du Moyen Orient. Le peu que l’on sait sur les négociations entre l’Iran et les Etats Unis rend extrêmement pessimiste : les Occidentaux semblent résignés à ce que l’Iran approche jusqu’à la limite du seuil nucléaire, de telle façon qu’il puisse acquérir l’arme en quelques mois. L’Iran a multiplié les centrifugeuses, mais aussi la filière au plutonium, de telle façon qu’une frappe ne pourrait plus que retarder un peu l’accès à la bombe. Parallèlement , il multiplie les travaux sur les vecteurs qui permettraient de transporter la bombe au-dessus d’Israël.

Enfin, il ne faut pas oublier que le Pakistan a déjà la bombe, et qu’il est un état totalement instable, rongé par l’islamisme qui est aux portes du pouvoir, dont les masses sont parmi les plus virulentes du monde islamique et qui a déjà tenté de diffuser les connaissances atomiques parmi les états environnants.Si la supériorité nucléaire d’Israël est remise en jeu, sa supériorité militaire risque d’être beaucoup moins évidente qu’il y a 10 ans. Les pays arabes s’équipent en matériel de pointe, américain ou russe, en attendant que les Chinois arrivent sur le marché, avec des moyens financiers énormes, sans commune mesure avec les possibilités d’un état minuscule comme l’état israélien. Leurs ressources en hommes sont immenses, et la formation militaire de leur troupes est de plus en plus poussée, leurs troupes sont entraînées par leurs propres conflits.

A plus long terme, le cynisme politique et économique de la Russie et de la Chine laissent prévoir des choix motivés par le pétrole, les marchés, et les équilibres stratégiques plus que par la justice et la défense du droit (cf déjà leur attitude devant les massacres perpétrés par Assad ou la politique expansionniste de la Russie en Ukraine).

Quand aux Palestiniens eux- mêmes, le risque d’une victoire islamiste, du Hamas ou d’un mouvement qui le supplanterait, est tel que aucune concession ne peut être envisagée face à des adversaires qui proclament la légitimité de la ruse et du mensonge pour arriver à leurs fins, et qui se divisent le travail : les uns reconnaissant Israël, et les autres réclamant la destruction et le disparition de « l’entité sioniste ». Le seul résultat du retrait de Gaza ayant été sa prise de contrôle total par le Hamas et le lancement incessant de roquettes sur la population civile d’Israël, cela donne évidemment à réfléchir.

Les gauchistes israéliens, embourbés dans leur mauvaise conscience qui leur fait défendre sans hésiter les positions palestiniennes, et s’accrocher à la thèse des deux états sans s’occuper des garanties introuvables actuellement, s’alignent sur les ONH elles mêmes contrôlées par les gauchistes, ce qui leur permet de ne pas réfléchir sérieusement à une situation dramatique qui les menace eux aussi.La population israélienne, après avoir été tentée par ces sirènes gauchistes et pacifistes, s’est complètement détournée de ce discours déconnecté de la réalité et qui fait l’apologie de ses ennemis.

Y a-t-il au moins quelques facteurs d’optimisme dans cette situation ?

Le premier est déjà l’évolution politique d’Israël : l’unité de la population dans le refus des concessions mortelles auxquelles sont toujours prêts les partis de gauche, pris dans une tradition pacifiste pour qui la guerre est pire que tout, et l’adversaire honorable et respectable sur le plan humain. Face à l’islamisme déterminé à les détruire comme pays et même comme ethnie, seule la lutte à mort est pertinente, comme face au nazisme.L’effondrement de la gauche en Israël, malgré les tensions sociales et le poids de l’histoire ou Israël a été conduit par les grands personnages de la gauche israélienne, signe la fin d’une époque et la lucidité d’un peuple devant les menaces pesant sur son existence.En même temps, existent des dangers liés au poids des mouvements extrémistes et hyper nationalistes qui pèsent sur le gouvernement. Jusque là, Netanyahou a réussi à échapper à leur surenchère, mortellement dangereuse pour le pays.

Le deuxième est la prise de conscience aux Etats Unis des faiblesses de la politique extérieure de Obama. Sans tomber dans la caricature ou sont arrivés certaines critiques le présentant comme un musulman « caché », ennemi juré d’Israël, sa politique vis à vis de l’Iran est apparue comme faible. Il a fallu que la France prenne une position plus ferme pour que soit prise en compte le danger pesant sur la paix mondiale. De même, vis à vis de l’Etat Islamique, tout le monde a bien senti sa réaction a minima dans un premier temps. L’approche de la fin de son dernier mandat, la candidature possible de Hillary Clinton, nettement plus pro israélienne ou encore plus un candidat républicain pourraient modifier la position des USA dans un sens plus favorable. En même temps, la découverte et l’utilisation du gaz de schiste on donné une indépendance énergétique aux USA qui leur donne plus d’autonomie par rapports aux puissances pétrolières musulmanes.De même, l’Europe, directement menacée par le terrorisme islamiste y compris par l’approche indirecte par l’Afrique, comme par le poids démographique grandissant et les exigences communautaires des populations musulmanes pourrait affermir ses positions face à l’islamisme. La France reste de ce côté une exception, le poids des organisations gauchistes et des medias pesant en majorité du côté des Palestiniens vécus comme des victimes innocentes face à la brutalité des Israéliens.

Le troisième facteur jouant dans le sens israélien est la division du monde arabe, certes existante de tous temps, mais qui a pris la forme d’une guerre de religion inexpiable entre sunnites et chiites, conduisant à des massacres et des horreurs. Cependant, il ne faut pas rêver et ce genre de conflit peut aussi se résoudre rapidement, les deux adversaires scellant leur réconciliation par un pacte d’agression commune contre l’ennemi principal, « l’entité sioniste ».

Le printemps arabe débouche partout sur une prise de pouvoir des islamistes

juin 27, 2012

Les élections présidentielles en Egypte viennent d’en donner la dernière confirmation: l’élection d’un président membre de la confrérie des Frères Musulmans, après 60 ans de pouvoir militaire, montre l’état catastrophique  de la situation politique dans ces pays:. Les dictatures  qui ont écrasé toutes les oppositions , islamistes comme démocratique , ont vidé ces pays de toute culture démocratique, et n’ont laissé la place que à des choix binaires entre deux sortes de dictature; celle d’un parti au pouvoir , corrompu de façon obscène, policier de façon souvent barbare, et l’autre obscénité: celle du fanatisme, de la régression à des moeurs moyenâgeuses et de la terreur exercée sur tous ceux qui ne partagent pas une foi.

Ce qui se déroule devant  nos yeux: victoire des islamistes en Tunisie ou ils prennent le pouvoir et ou le débat n’est plus que entre factions plus ou moins extremistes islamistes, montée en puissance des islamistes dans l’anarchie lybienne, guerre civile en Syrie ou la sauvagerie du régime  tortureur d’enfants ne permet pas de se faire d’illusion sur ce qui se passera quand les sunnites auront pris le pouvoir à sa place, partout l’islamisme a gangrené la société musulmane, et à réduit à une place marginale le désir de démocratie. L’erreur fondamentale des Occidentaux est d’avoir négligé ce désir d’encadrement idéologique et de repères moraux dont la seule image , dans les sociétés déglinguées de l’Orient musulman, est fournie par l’islamisme.

La démocratie nécessite un long travail de formation politique , une distance par rapport au régime de la force brutale dont la nostalgie existe chez tous les humains , comme l’a montré la formidable régression du nazisme en Allemagne.Réduire la démocratie  au simple remplacement d’une dictature oligarchique par une dictature plus élargie, mais conservant les mêmes mécanismes de violence , de non-respect des opinions différentes, de bourrage de crâne par les médias, est une simplification très coûteuse politiquement.

La démocratie nécessite un très long temps de formation, d’institutionnalisation, d’équilibration des pouvoirs après une longue série d’essais et erreurs, aux antipodes  de la seule élection d’une majorité. Pour ne pas rester uniquement dans les exemples dans le monde musulman, on peut voir comment la Yougoslavie , pendant la guerre civile,  a produit des exemples de sauvagerie dont on croyait les Européens incapables après le nazisme: épurations ethniques, terreur contre les populations civiles, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, développement d’une idéologie paranoïaque chez les Serbes par le contrôle des médias , venant après 45 ans de régime communiste qui était une dictature d’un parti unique, utilisation des leviers comme le nationalisme et la haine des identités différentes. Le choc des cultures et la démagogie d’aventuriers politiques ambitieux et sans scrupules ont fait exploser le système politique et conduit, jusqu’à l’intervention occidentale, à la mise sous tutelle du pays parles forces les plus extrémistes qui existaient.

Les évènements de la dernière année montrent l’illusion totale de ceux qui ont glorifié la « révolution arabe » sans voir plus loin que le bout de leur nez  et comprendre que elle n’était que le véhicule d’une nouvelle distribution du pouvoir ,cachant le remplacement d’une dictature par une autre , à la manière des « révolutions mexicaines » ou le peuple était toujours cocu quand un général en remplaçait un autre.

Les nouveaux régimes sont mêmes bien pires que les autres, car ils ajoutent au contrôle total de la vie politique un contrôle des esprits par une propagande omniprésente et un éducation à la haine qui produit des tueurs sans états d’âme. Ils apprennent à leurs population l’acceptation de la pensée imposée et le contrôle de la vie privée , et font régner la peur chez ceux qui sont différents: minorités ethniques, religieuses, philosophiques ou sexuelles.

Sur le plan international, leur agressivité  et leur haine anti-occidentale et surtout anti-israélienne crée de plus en plus les conditions d’une guerre d’anéantissement contre Israël, qui voit le cercle  des nations islamistes  se resserrer autour de lui de façon implacable, en même temps que les tensions avec ses alliés augmentent du fait de l’escalade vers le nucléaire de l’Iran. La Palestine prend chez les islamistes la place des Sudètes dans le discours de propagande des nazis avant le déclenchement de l’agression allemande.Les Nazis aussi protestaient de leurs intentions pacifiques et de la limitation de leurs ambitions. Seule leur démesure les a conduit à l’échec, pas la volonté des masses allemandes, complices dans leur ivresse de pouvoir des exactions et des crimes qui accompagnaient ces paroles doucereuses. Les islamistes manient avec bonne conscience le double langage, en n’ayant que mépris pour les naïfs qui les croient  , et qui n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes quand les conséquences apparaîtront. Le mensonge et la ruse sont à leurs yeux des armes légitimes et une preuve d’intelligence.

Les masses arabes, glorifiées un temps dans la presse occidentale qui a pris pour argent comptant les discours  de « libération » des résistants à une dictature qui faisaient le lit d’une autre dictature, montrent ce à quoi elles aspirent: la liberté de choisir  une autre oppression, le désir de manifester leur haine de l’égalité des sexes et de la culture libérale,l’envie d’extérioriser une violence qui imprègne tous les étages de leur société et qui alliée à l’inculture et à l’excitabilité en font les masses de manoeuvre  des démagogues islamistes , prêts à s’emparer du pouvoir et à ne jamais le rendre.

BHL constitue ainsi le meilleur exemple de cette vision à très courte vue qui prend à la lettre les déclarations des protagonistes, confond action humanitaire et action diplomatique,  se rengorge du pouvoir qu’il croit manifester alors que il est manipulé et écrase sous les déclarations moralisantes ceux qui contestent la lucidité de ces passages à l’acte . Les « idiots utiles » dont parlait Lénine existent toujours: il y a toujours des gens prêts à prêter main forte aux loups déguisés en moutons, quitte à reconnaître leurs erreurs quand le mal est fait… et irrattrapable. Mais il faut bien admettre que il a réussi à pousser à l’engagement les Français et les Anglais, alors que les Americains  restaient prudemment sur la réserve, ce qui montre le pouvoir d’entraînement de ces positions moralisatrices en politique (voir le succès des niaiseries de S.Hessel et de son devoir d’indignation). Pour que un Nicholas Sarkozy fasse de la surenchère sur ce mode, il faut que le pouvoir de pénétration de ces idées soit grand.

Les islamistes vont continuer à pousser leurs pions, avec prudence, en contrôlant de plus en plus les masses arabes, en attendant le moment ou le rapport de force leur sera le plus favorable pour étrangler Israël, quand ils pourront prendre la position de victime (cf les Turcs avec le forçage du blocus israélien de Gaza, la famille de Merah, le tueur de Toulouse, portant plainte contre l’Etat Français pour « assassinat ») et ainsi neutraliser l’aide des pays amis de Israël par une action par l’intermédiaire des opinions publique. L’idéologie victimaire a fait un tel bond dans les opinions occidentales, elle fait tellement partie  des lieux communs partagés par les masses mais aussi par les gens des médias que elle est pratiquement spontanément reprise par eux et ainsi renforcée en feed back dans le public.

La haine anti américaine et anti -israélienne va encore franchir quelques crans, en attendant de pouvoir se décharger dans une offensive finale qui réjouira  ceux qui, en majorité dans le monde musulman ,  se sont réjoui du 11 Septembre et rêvent de  faire mille fois mieux la prochaine fois.

GB

Obama, Sarkozy, Israël et l’effort pour stopper la course à la bombe iranienne

janvier 23, 2012

d’après l’article du Monde 20/1/2012 de Natalie Nougayréde.

Dans le post précédent ,l »L’Iran commence à avoir peur » qui évoquait le fait que , pour la première fois depuis le début de la crise  créée par l’ambition de l’Iran de se doter de la bombenatomique, l’Iran montrait qu’il craignait vraiment les mesures radicales envisagées par l’Occident , nous nous interrogions sur la raison qui pouvait bien avoir fait attendre si longtemps pour mettre en place des sanctions radicales, alors que il était évident que les mesures antérieures étaient dénuées de tout impact sur les Iraniens.

L’article de Natalie Nougayréde dans le Monde apporte des lumières très convaincantes sur ce qui s’est joué entre les Etats Unis et la France  pendant toute la fin de l’année 2011  autour de cette question.

Derrière la facadede bonne entente affichée par les deux pays , des tensions sont apparues nous dit N.N. les responsables français reprochant à l’administration Obama d’avoir été hésitante pour la mise en oeuvre de sanctions radicales contre l(Iran, alors que selon eux un compte à rebours est engagé.

« Obama s’est fait imposer par le Congrès américain les mesures qu’il a signées le 31 décembre »portant sur un étouffement progressif des transactions internationales avec la Banque centrale iranienne,relève-t-on à Paris. »Il l’a fait à son corps défendant » souligne un officiel,rappelant que le Sénat américain avait voté par « 100 voix contre zéro » pour imposer une politique plus stricte vis à vis de l’Iran, alors que la Maison Blanche voulait diluer ou retarder certaines mesures.

« Un diplomate français de haut rang », dit elle, souligne que il a été difficilepour monsieur Obama d’envisager des mesures contre le pétrole iranien car le président américain serait prisonnier de considérations électorales: une flambée des cours du brut rejaillirait négativement sur sa campagne de rééletion;

« Placé sous la pression du parti Républicain, dont tous les candidats ne cessent d’agiter le danger iranien,Barack Obama aurait par ailleurs du mal à reconnaître  ce qui est perçu à Paris comme « l’échec de sa politique de la main tendue » à Téhéran. »

« Encore aujourd’tui, certains officiels  français se méfient d’une propension de l’administration américaine à rechercher un compromis « bancal » avec Téhéran..C’est pourquoi Paris insiste au sein du groupe des grandes puissances traitant cette crise pour que l’exigence de la suspension de l’enrichissement d’uranium inscrite dans les résolutions de l’ONU depuis 2006 soit constamment rappelée. »

Alors que Washington hésitait à frapper le secteur des exportations iraniennes de pétrole, l’Elysée avait rendu publique le 21 Novembre 2011 une lettre de M. Sarkosy aux autres dirigeants occidentaux, appelant à des mesures plus décisives: interruption des achats de brut iranien et gel des avoirs de la Banque centrale. Ce sont ces mesures- en particulier l’embargo pétrolier- que la France estime avoir réussi à imposer au niveau de l’Union européenne, qui devrait annoncer des mesures en ce sens le 23 janvier.

« La France, par son activisme en faveur de sanctions d’un registre nouveau, veut s’inscrire dansun triangle diplomatique avec Israëlet Washington , dans l’espoir d’occupper un rôle central. Les responsables français ont ainsi relayé lemessage israelien au sein de l’Europe et auprès de l’équipeObama pour la mise en place d’un embargo pétrolier. Non sans d’ailleurs s’appuyer sur des contacts au sein du Congrès américain manifestement conçu à Paris comme un allié, ainsi qu’il l’est par le premier ministre israelien Benyamin Netanyahou. »

Mais la France n’endosse pas pour autant la ligne des faucons du Likoud, insiste -t-on à Paris, car elle continue de faire l’analyse que le scénario militaire contre l’Iran serait une « catastrophe » , comme l’avait dit M. Sarkosy dès aout 2007.

Des frappes aériennes auraient pour effet de « souder les Iraniens derrière  Khamenei,souder tous les chiites derrière l’Iran, et elles ne feraient que retarder le programme nucléaire iranien sans lui porter un coup d’arrêt définitif » dit un officiel catégorique. et « c’est précisément pour chercher une alternative à ce qui serait une grosse bêtise israélienne » que la France déploie tant d’efforts en faveur des sanctions.

« Celles ci visent à convaincre l’Iran qu’il vaut mieux arrêter avant qu’il ne soit trop tard son programme nucléaire plutôt que d’encourir des mesures susceptibles d e provoquer un effondrement économique du pays et donc de mettre en péril le r »gime.Il y a urgence à faire aboutir cette stratégie car l’année 2012 est  « cruciale ». »Nous sommes convaincus qu’il reste à peu près un an avant la bombe « iranienne, et que les Israeliens n’attendront pas un essai nucléaire iranien pour régler le problème » commente un responsable français. »

« Selon un diplomate français de haut rang,, si les Israéliens veulent « taper » avant qu’un stade irréversible soit atteint, le meilleur moment , c’est avant l’élection présidentielle américaine ». Car en pleine campagne électorale,Barack Obama » serait soumis à une pression politique irrésistible pour ne pas laisser Israël seul face à la tentation de frapper militairement ». « Si Israël frappe, souligne cette source, ce sera avantle 6 novembre. » En précisant : »Le moment de tous les dangers, c’est l’été 2012. »

Que peut on penser de cette situation et de ses implications?

La première chose , c’est  la surprise de découvrir l’attitude timorée de Barack Obama , dont on pensait qu’il avait plus d’audace et de clairvoyance , et que en particulier , il mesurait l’étendue du danger pour le monde  si l’Iran accédait à la bombe et pouvait à l’abri de celle ci poursuivre son programme nucléaire , menaçant de plus en plus de pays dans la région  , et pas seulement Israël. Le rique de prolifération  créé par le désir de ne pas laisser à l’Iran un avantage aussi énorme , ne peut que se concrétiser par l’entrée dans la course nucléaire des autres puissances régionales concurrentes: Arabie Séoudite, Egypte, Turquie , régimes éminemment instables , menacés de prise de contrôle par les islamistes , quand ce n’est pas déjà fait.

L’explication par les préoccupations électorales , face à un renchérissement du brut , à quelque chose de dérisoire et d’inquiétant. Que une crise vitale pour le monde soit suspendue à un enjeu si limité est effrayant.

Surtout , elle  montre que l’Etat Israélien ne peut pas confier son destin aveuglément à son ami et protecteur américain, qui a ses intérêts propres qui entrent parfois en contradiction avec ceux de son protégé.Les attaques contre Obama le présentant comme promusuman étaient viles et mensongères , mais ceux qui ont vu la possibilité d’un positionnement américain s’écartant de la défense vitale d’Israël n’ont pas eu complètement tort.

Israël , dépendanr économiquement et militairement de l’aide américaine est obligé de trouver une stratégie qui ne soit ni complètement subordonnée , ni complètement indépendante de celle des USA.

Un autre point intéressant est de voir la qualité de la détermination sarkozienne , l’obstination avec laquelle la diplomatie française trouve une voie propre dans l’imbroglio moyen oriental ,et la capacité à prendre des riques et à  assumer son rang, à côté du profil bas des autres pays européens , et cela , pour changer , sans posture déclamatoire et sans opposition systématique à la politique américaine.

Cependant des inconnues restent encore:

Les quelques mois qui séparent l’entrée en vigueur des sanctions de la date  d’obtention potentielle de la bombe par les Iraniens suffiront -ils à faire plier l’Iran , ou bien manquera-t-il quelques mois pour que le régime soit vraiment pris à la gorge et tiendra-t-il  désespérément jusqu’à l’obtention de la bombe?

L’Iran va-t-il tenter d’amener son féal libanais , le Hezbollah, à déclencher une offensive généralisée contre Israël, pour contraindre celui-ci à des représailles sanglantes au Liban, qui permettraient de créer un climat de haine d’Israêl qui lui permettrait de mobiliser la « rue arabe » et de pousser à un embrasement régional dans lequel ses intérêts seraient confondus avec ceux des palestiniens. Une vague de haine antioccidentale , attisée par les médias  excitateurs des chaînes islamistes ,dans le climat d’irrationnalité de ces pays pourrait menacer l’équilibre politique de ces régions. Cependant ,sur le plan purement israelien , il est évident, que ceuxci préfèrent subir une volée de missiles conventionnels plutôt que d’être sous la menace d’une seule bombe atomique qui pourrait anéantir la moitié de sa population.

Le régime iranien choisira-t-il la fuite en avant et l’escalade ou préfèrera-t-il limiter les dégâts , et jouer d’autres cartes que celle du nucléaire? Cèdera-t-il à ses  tendances au défi suicidaire ou essaiera-t-il de préserver quelques acquis. L’échec du bluff et de la provocation comme politique et comme base de sa propagande pourra-t-il être pris en considération par ses dirigeants? L’Histoire apparaît bien comme devant intégrer des éléments d’imprévisible , de calculs erronnés ou délirants, de mouvements irrationnels dont les conséquences sont imparables.

L’année 2012 sera celle de tous les dangers

GB

La « réconciliation » Hamas Olp prépare l’OPA islamiste sur le futur état palestinien

mai 7, 2011

Avec la réconciliation Hamas OLP , les Palestiniens et les Israéliens se rapprochent petit à petit d’un affrontement mortel avec , ce qui est un comble ,l’aide active de l’Onu ,pourtant chargé de défendre la paix mondiale , à travers le projet de reconnaissance d’un Etat Palestinien sans  accord  négocié préalable

Une reconnaissance d’un état palestinien dans les frontières de 1967 , sans négociation, figerait définitivement le conflit au lieu d’aboutir à un compromis , auquel il est vrai que les Israéliens n’ont pas donné beaucoup de chances dans la dernière période.

Elle donnerait légitimité à l’Etat palestinien sans la moindre obligation de sa part de reconnaissance  de l’Etat israélien , constituant le premier comme une base de départ  pour la reconquête de l’espace israélien.

Elle n’exigerait aucune concession sur le problème des réfugiés , dont le maintien de la revendication de retour en Israël équivaut clairement à une destruction de celui-ci , noyé dans la supériorité  démographique de la multiplication de la population arabe.

En fixant les revendications  des deux états dans l’ incompatibilité  absolue où elles se trouvent actuellement , elle ne laisserait qu’une seule issue à la contradiction: la guerre ,et il est évident que le monde arabe tout entier se rangerait derrière les Palestiniens , dans le rêve d’une éradication de l’ennemi abhorré ,et dans la conjonction des intérêts les plus glauques , des dictatures désireuses de faire diversion jusqu’au islamistes soucieux  d’éliminer  toute dissonance dans le concert de l’idéologie unique de l’Islam.

A cette hypothèse inquiétante s’ajoute  maintenant le coup de maître du Hamas qui , en acceptant de participer à un gouvernement d’union avec l’OLP ,vient de mettre le pied dans la place , sans céder un iota de ses positions extrêmistes, progressant ainsi vers une reconnaissance de fait par la communauté internationale , alors qu’il maintient ses objectifs de destruction de l’ Etat  Israélien.

Peu importe alors que ce ne soient que des « techniciens » qui participent à  ce gouvernement: de cette place il pourra accéder  aux forces de sécurité palestiniennes, y intégrer leurs propres forces militaires dont on à vu à Gaza  l’absolue supériorité sur celles de l’OLP ,les noyauter et paralyser leur coopération anti- terroriste avec Israël. Il pourra reprendre à son compte la stratégie du Hezbollah au Liban , demander progressivement des ministères clefs, et préparer des élections ou il profitera des éventuelles concessions raisonnables faites par l’OLP  pour apparaître comme le plus efficace défenseur du peuple palestinien. Une fois installé , il appellera ,en tant que gouvernement indépendant , l’armée iranienne à lui fournir matériels ,cadres, et éventuellement « volontaires » pour « se défendre face à l’ennemi sioniste ». La région se trouvera simplement dans la situation de l’Europe en 1939 au moment ou tout le monde voyait la guerre arriver sans rien pouvoir faire pour l’empêcher. L’Iran y trouvera un moyen  de  tenter de prendre la tête d’une croisade anti israélienne qui redorerait son blason terni par la montée des mouvements pro démocratie dans le monde arabe et même sur son territoire. Les islamistes palestiniens pourront prendre  , avec délectation , la tête d’un djihad anti- israélien . La guerre qui aura lieu  sera féroce à cause de la haine anti israélienne qui sévit dans le monde arabe , et du fait que l’Etat israélien , le dos au mur , se battra avec l’énergie du désespoir.

Il existe encore quelques esprits libres , en Europe et aux Etats Unis pour voir clair dans la manipulation diplomatique qui est en train de s’amorcer. Angela Merkel et Barack Obama ont exprimé leur désaccord avec cette hypothèse d’une reconnaissance inconditionnée., et leur inquiétude pour la paix dans un tel cas. La France affiche une attitude ambigüe , annonçant  « réfléchir » à cette éventualité , manifestement dans le but de pousser Israël à des concessions . Mais  si elle finissait par se ranger aux côtés des partisans de la reconnaissance de l’Etat Palestinien en septembre , ce serait un vrai renversement d’alliance  , et , au nom de la soi-disant « politique arabe » de la France , une trahison et un abandon  de l’Etat ami israélien , dont la gravité équivaudrait à la lâcheté de Munich, où les puissances occidentales avaient accepté le démembrement de leur ami tchécoslovaque et l’avaient livré sans moyen de défense au loup hitlérien. Nicholas Sarkozy  y perdrait l’honneur gagné dans les décisions courageuses  d’intervention en Lybie et en Côte d’Ivoire , contre les figures hideuses de la dictature ,de la xénophobie meurtrière , et du mensonge éhonté.

En attendant Palestiniens et Israéliens, bloqués dans leurs intransigeances, continuent leur course à l’abîme, que ni  le fanatisme religieux ni l’angélisme pacifiste ne sont prêts de stopper.

David Grossman suggère à Israël de négocier avec le Hamas : confusion et déni de réalité dans le monde pacifiste

juillet 27, 2010

Dans un article publié dans le Monde du 19 juillet 2010 , l’écrivain pacifiste David Grossman propose que l’Etat israélien négocie globalement avec le Hamas un accord qui « imposerait un cessez lz feu total ,  mettrait un terme aux activités terroristes de Gaza et lèverait le siège de Gaza ».

On ne peut que rester sidéré devant la façon dont le désir de trouver  une solution par la négociation plutôt que  dans le combat finit par faire litière de toute réalité , et de toute analyse objective des faits. L’obsession de trouver un accord avec l’adversaire finit par conduire au déni de toutes les évidences sur son fonctionnement , ses buts fondamentaux , son idéologie , ses méthodes , sa stratégie.

A cela se substitue un écheveau de conjectures  et d’hypothèses de plus en plus hasardeuses qui expriment  des voeux et  non des analyses froides de la situation et des paramètres en présence.

Ainsi , Grossman s’interroge dans l’article : « Qui nous dit que le Hamas n’est pas assez mur et même souhaite un geste pour sortir de la camisole qu’il a nouée autour de lui-et de son attitude butée de refus?  » .La réalité est que le Hamas , qui tire son prestige du refus de tout compromis avec les israéliens , qui a l’impression que son isolement renforce sa mainmise sur la population gazaouie , et  que son intransigeance lui fait gagner du terrain sur l’autorité palestinienne , n’a aucun intérêt et aucune envie de négocier.

Le paradoxe , c’est que par désir de trouver à tout prix un « arrangement » avec l’adversaire , le pacifisme de Grosmam le conduit à donner  des armes aux ennemis des Palestiniens qui veulent vraiment négocier avec les Israéliens , c’est à dire aux partisans du refus total -le Hamas- contre l’Autorité Palestinienne. Cela a un nom : l’inconséquence.

L’hypothèse dont part Grossman est que Israêl s’est toujours raidi dans un refus de reconnaître l’ adversaire et de négocier qui l’a conduit à lâcher davantage quand il a fallu reculer. Les exemples qu’il prend sont ceux du refus de reconnaître l’OLP , du retrait du Liban et du retrait du Goush Katif en 2005 , et de l’affaire de la flottille  de Gaza qui l’ a obligé à desserer le blocus de Gaza.

On voit très facilement le côté spécieux de cet argumentation:

Le refus de reconnaître l’OLP a duré tant que l’OLP a maintenu un refus de reconnaître l’état israélien. C’est ce refus  de lâcher prise  face au maximalisme palestinien qui a justement fini par porter ses fruits et obligé l’organisation nationaliste palestinienne  à changer sa position et à admettre l’existence de l’Etat israélien. Il y a  chez Grossman , et chez les pacifistes et dans la gauche israélienne en général une telle culpabilité du fait d’avoir « imposé » par la force l’existence d’Israël et de ne pas avoir obtenu l’assentiment des arabes à la naissance de cet état , que ils ne peuvent s’empêcher de courir après cet assentiment , soixante ans après la création de cet Etat. Il y a pour eux un péché originel dans l’existence même d’Israêl et leur désir de se désolidariser de cet acte inaugural les conduit  à multiplier les concessions  pour se faire pardonner ;Chez certains cela touche à l’expiation , et ils sont prêts à offrir leur gorge au couteau sacrificateur  pour  effacer  cette tache sur leur conscience .

Plus généralement , ils sont prisonniers  de l’idée que l’identité juive est liée à une mission : celle d’incarner les valeurs morales qui feraient du peuple juif un peuple « plus » moral que les autres. Cette version transposée du « peuple élu » , qui ne fait que déplacer dans le langage  profane l’idée de mission divine exprime un désir de supériorité sur les autres , commune à tous les nationalismes , dont ils ne sont la plupart du temps même pas conscients.

Car les peuples n’ont aucune mission.Il peut arriver que leurs Etats assument à certaines époques critiques , la responsabilité de la défense de certaines valeurs ( les Etats Unis face au nazisme ou au communisme par exemple) , et que les peuples se sentent en accord avec ces positions , mais ils n’ont pas de « mission » sinon dans leur imaginaire.

Cette représentation de l’identité juive  comme étant liée à la prévalence de l’éthique sur la politique est l une retombée historique du destin diasporique ,dans lequel à aucun moment les Juifs n’ont assumé des responsabilités étatiques, ni eu à utiliser la force puisqu’ils en étaient dépourvus et avaient accepté ce statut de citoyens  livrés aux forces des autres.

C’est en tout cas une représentation extrêmement répandue dans le monde juif , en particulier pour ceux qui ne voient d’identité juive maintenable que dans  l’inspiration des conduites juives par la religion, quitte  à « moderniser » celle ci  en en gardant le contenu prescriptif ,et en changeant l’ enveloppe  formelle.

C’est un peu comme si les Français , par volonté de continuation de l’esprit du catholicisme qui a joué un rôle immense dans la formation des mentalités du peuple français , considéraient que ce qui doit déterminer la politique de l’Etat français , pour préserver  l’identité française , était l’amour du prochain, et les « vertus » chrétiennes.

Revenons  à l’apparente avalanche de reculs énumérés par Grossman:

La sortie du Liban , ou les Israéliens étaient entrés pour détruire le « Fatahland » , base de bombardement de leur territoire et de raids terroristes, ainsi que dans l’espoir d’aider les milices chrétiennes n’ a pas été négociée parce que rien n’était négociable pour l’état libanais; la division des forces chrétiennes et l’intervention de la Syrie, attachée  à créer la situation la pire possible dans la région, jointes à la domination démographique  de la fraction chiite qui a permis la montée en puissance du Hezbollah, état dans l’état, et bras armé de l’Iran. Le comble est que c’est la pression des pacifistes , avec son impact sur l’opinion publique , qui a conduit  Israël   à se retirer  sans contrepartie. Mais dans l’esprit des pacifistes , la représentation d’un Israël  jusqu’auboutiste arcbouté dans un refus de tout compromis face à des arabes désireux de paix et de négociation se superpose à toutes les réalités.

La réalité actuelle est que le peuple israélien , de plus en plus anxieux , est de plus en plus désireux de négocier (pas  le gouvernement de Netanyaou)   et les arabes ,  considérant que le rapport de forces évolue en leur faveur et  de plus en plus séduits par le discours  ultraradical islamiste , de moins en moins intéressés par le compromis , étant persuadés qu’ils approchent d’une victoire totale.

Le discours pacifiste continue à poursuivre le rêve d’une réconciliation hors de propos , celle ci ne pouvant se concevoir -si jamais elle est possible- que après que le temps aura joué et fait admettre  , mais des deux côtés , la  solution la moins mauvaise , celle de la coexistence des deux états.

La surenchère iranienne, et maintenant celle de la Turquie , montrent que l’on ne peut considérer le conflit israélo -palestinien indépendamment des facteurs extérieurs, c’est à dire  des Etats voisins ,lancés dans une escalade motivée par leurs ambitions de domination régionale ajoutée à leurs idéologies islamistes ,et prêts à utiliser cyniquement ce conflit comme moyen d’étendre  leur  contrôle sur les masses musulmanes.

L’angélisme pacifiste (Si on met de la bonne volonté dans la discussion , on doit arriver à un accord), se manifeste encore dans l’affaire de la flottille de Gaza,  ou ils font comme si  un accord avait pu se négocier avec le Hamas. L’impossibilité d’arriver à un accord avec ce mouvement , contrôlé par la Syrie et l’Iran , et aux ordres de ces ennemis mortels d’Israël, a été vérifiée après l’offensive israélienne sur Gaza en 2009, nécessitée par les tirs de roquettes contre sa population. Aucun accord n’avait pu être négocié , ni avant ,ni après l’offensive israélienne  Seul l’équilibre du rapport de force a joué , le Hamas renonçant à envoyer des missiles contre Israël , à quelques exceptions sporadiques près, et Israël laissant la mainmise totale du Hamas sur la population de Gaza , chacun trouvant son compte au gain obtenu. C’est toute la différence entre  une stabilisation quand des forces s’équilibrent , et une négociation , qui nécessite que les deux parties souhaitent un accord et soient prêts à des concessions dans ce but . l

Là encore , c’est la nature de l’adversaire  qui est l’ objet d’un déni de réalité : oubliée  la dépendance du Hamas aux puissances qui soufflent sur le brasier , oubliés le fanatisme religieux et l’indifférence profonde du Hamas au problème purement palestinien à côté du projet théocratique qui est le fond de son idéologie. Avec des nationalistes , le nationalisme israélien peut chercher un compromis , c’est le sens  des négociations qui devront s’ouvrir avec l’Autorité Palestinienne. Avec les fous de Dieu ,il n’y aura pas d’autre rapport que le rapport de force.

Les Européens ont fait l’expérience , avec la « paix » de Munich  en 1938 , de ce que coûtent les illusions face à une idéologie  de crime et de violence. Il y aura toujours des naïfs pour rêver d’un pacte avec le diable et oublier que tôt ou tard , le diable vient réclamer ce qu’il considère comme lui revenant.

La Turquie démasque son jeu islamiste et renverse ses alliances.

juin 18, 2010

La fièvre propalestinienne et le flot de haine anti israélienne qui se développe dans le pays , attisé par le gouvernement qui multiplie les diatribes haineuses  après avoir organisé par le biais de l’organisation islamistes IHH , organisation pratiquement sous contrôle gouvernemental , le piège tendu à Israël , montrent clairement que les  islamistes qui ont pris la direction du pays ont décidé de tomber le masque.

Les indices se sont accumulés récemment ,provoquant l’inquiétude des Etats Unis, qui ont bien senti le virage en train de s’opérer . Les indices les plus importants ont été le refus de condamner l’Iran pour sa politique de fabrication de la bombe. Ahmadinejad est devenu « notre ami »,la Turquie a soutenu la tentative du Brésil de brouiller les cartes pour empêcher des sanctions plus fortes pour faire pression sur l’Iran, se disant non convaincue de la volonté d’accès à l’arme nucléaire des iraniens; les relations avec la Syrie, dictature féroce mise au ban des nations pour sa stratégie d’assassinats politiques au Liban ont été réactivées. La Turquie n’a pas de mots assez doux pour ces régimes de terreur. Les relations avec la Russie ,sont aussi rééxaminées, quitte à faire des pas (limités) vers la « normalisation » avec l’Arménie , protégé de la Russie dans la région.

En clair,si notre alliée la Turquie est l’amie de tous nos ennemis , ou de nos adversaires, est elle encore notre amie?

Les Américains , avec une certaine dose d’égoïsme, ont tenté de pousser l’Europe à intégrer la Turquie pour  tenter de la freiner dans sa glissade  de recentrement moyen oriental , sans bien réfléchir au risque qu’il y avait à introduire le loup islamiste dans la bergerie européenne. Heureusement , la France  a exprimé clairement son refus de se laisser ligoter par les promesses inconsidérées faites par les bureaucrates européens , qui se sont enfermés dans leurs engagements initiaux.

Manifestement pour tout le monde , les négociations d’admission de la Turquie en Europe sont dans le coma,et la nouvelle orientation de la politique turque produit une telle inquiétude que  cela ne va pas améliorer l’état clinique du patient.

Cela a évidemment joué un rôle dans la réorientation de la stratégie internationale turque. Les dirigeants turcs ont longtemps tenté de garder deux fers au feu . Ils ont craint à une certaine époque  que la fermeture de l’option européenne ne donne un coup d’accélérateur brutal  aux tendances  islamisantes  dont ils voulaient  maîtriser  le rythme du développement . Nous y sommes. Le balancier est revenu du côté islamisant.

Le gouvernement turc a lâché les freins et  a même poussé la machine pour lui donner de la vitesse dans la pente, et le phénomène va s’accélérer.La surenchère avec les groupes ultranationalistes a commencé , et le gouvernement s’efforce de ne pas être en reste avec les ultras qui lui demandent de rompre avec Israël , La démagogie,la haine , la désinformation battent leur plein. Dans l’ atmosphère de nationalisme exacerbé  et de violence larvée qui se développe , ce sont les extrêmes qui ont la main.

La couche fragile de valeurs occidentales ( laïcité , droits des femmes, démocratie) imposée à la population par le Kémalisme (nationalisme autoritaire et laïque) et  adoptée par une partie seulement du peuple a été déjà entamée par le travail de sape mené par le gouvernement islamiste lui même . Tentative de réintroduction du voile dans les universités , exemple de la famille du chef du gouvernement Erdogan  voilée dans ses apparitions publiques, mise à l’écart des leviers du pouvoir des militaires qui s’estimaient garants de la préservation de la laïcité , le grignotage par le parti islamiste au pouvoir des « acquis » laïques a été constant, et a contribué  à frayer la route au renversement de références qui se met en place.

Si les faits ne suffisaient pas , la modification du langage suffirait à démontrer le changement q ui s’opère: le langage haineux et menaçant utilisé par les responsables politiques eux mêmes montre que l’on change de moeurs politiques. On voit réapparaître  l’excitation des masses par les discours outranciers, la phraséologie incantatoire , l’irrationalisme et la violence caractéristiques des habitudes politiques dans le monde musulman; . Le style du discours se rapproche déjà des discours  tenus dans la région.

Si le virage effectué par la Turquie , et qui n’en est qu’ au début ,a l’ avantage de régler par lui même la question de son admission en Europe, les dangers qu’il implique pour la paix régionale sont quand même très grands. Jusqu’où ira la réintégration du giron islamique par la Turquie? Plus inquiétant encore , c’est la capacité même d’une société culturellement  organisée par l’ Islam a assimiler les valeurs de démocratie , de liberté et et d’égalité qui est mise en question. Car si la Turquie , après 85 ans de laïcité et d’amitié avec l’Occident choisit de retourner en arrière , de se réislamiser, et de rentrer  dans la surenchère avec  l’Iran et l’Egypte dans l’idée de dominer cette région  de règne total de l’Islam , quelle chance y a t-il que d’autres pays , qui ne se sont jamais confronté à la démocratie et à la liberté ,adoptent ces valeurs.?

« L’homme fort » qu’est la Turquie va-t-il s’aligner sur les brutes de la région?

L’attaque de la flottille de gaza: le piège islamiste a fonctionné

juin 2, 2010

… et au delà de tout ce qu’ils auraient pu rêver!

Le bilan en terme d’image s’avère catastrophique pour les Israéliens. L’isolement diplomatique s’accroît , les liens avec les Etats Unis se distendent encore un peu, la crédibilité de leur armée diminue , les extrêmistes palestiniens sortent renforcés et leur prestige augmenté  , la stature morale se ternit davantage , la Turquie trouve un prétexte pour en finir avec l’alliance stratégique et prendre une posture menaçante …

L’habileté perverse des islamistes est d’abord dans le camouflage des associations  politiques pro-palestiniennes en associations humanitaires – l’association « humanitaire » turque IHH n’a d’humanitaire que la forme: c’est une association islamiste , dont les réunions s’effectuent en séparant les hommes et les femmes , en présence de cartes  ou le drapeau israélien est remplacé ,sur tout le territoire israélien , par un drapeau palestinien A  des réunions de soutien à cette ONG , des chants à la mémoire des martyrs d’Allah avaient été entonnés ,un responsable du Hamas convié. Dans les années 1990 , cette association avait été soupçonnée de soutien aux mouvements radicaux en Algérie , et d’avoir aidé des combattants du Djihad à rejoindre la Bosnie et la Tchetchénie. Elle est d’autre part connue pour ses liens avec le gouvernement islamiste de l’AKP.

C’est d’ailleurs  à une échelle très large que ce procédé de  camouflage est utilisé: on se rappelle la façon dont les ONG islamistes avaient transformé le forum de Durban en manifestation antisémite , dans un détournement pervers de la neutralité politique des ONG  .

De la même manière, un certain nombre d’organisations militant pour « les Droits d l’Homme » sont devenues , les plate formes d’action et de propagande des éléments gauchistes et tiers mondistes , qui en ont pris le contrôle et fournissent la plus grande part de leurs éléments militants.

On se retrouve devant des organisations qui deviennent  des simples relais de mouvement politiques , comme à l’époque de la guerre froide  les partis communistes avaient mis en place une série d’organisations soi disant indépendantes , comme le  « Mouvement de la Paix » par exemple , qui n’étaient que des officines de la politique internationale des PC et de l’URSS. Actuellement   en France , un mouvement comme le MRAP a changé de nature et est devenu le porte parole des thèses islamistes sur la soi-disant islamophobie  , recrutant de façon privilégiée parmi la clientèle immigrée du PCF.

C’est à l’échelle mondiale que le phénomène s’est développé , donnant un levier multiplicateur à des associations  qui tirent un bénéfice médiatique disproportionné avec leur représentativité de s’envelopper dans les plis de la neutralité purement morale de leur raison sociale mensongère.

La ruse qui leur fait rechercher la statut de martyrs pour gagner la compassion des médias marche toujours , avec la dissimulation dans les populations civiles , la logorrhée grandiloquente et le maquillage des provocations en situations d’agression subie qui sont devenus la marque de fabrique de ces « faux nez » , habiles à trouver  un écho complaisant chez les médias avides de sensationnel et de discours compassionnel plutôt que de réflexion politique.

Sur le plan diplomatique , le changement de stratégie de la Turquie  participe aussi à cette méthode de  camouflage . La Turquie , qui se réislamise rapidement sous l’égide pseudo modérée du parti islamique AKP qui la dirige ( et qui veut une islamisation prudente pour ne pas provoquer une réaction des militaires laïques ) a compris qu’elle ne serait probablement pas admise dans l’Europe , qui ne supporterait pas 80 millions  de musulmans supplémentaires sans voir son identité  changée,. Elle a décidé de se réorienter , en douceur, vers le monde arabo musulman , et essaye d’y occuper une place de grande puissance régionale , en concurrence  et en association avec l’ Iran . Pour gagner cette place auprès des masses musulmanes , elle a décidé , il y a déjà quelque temps , de changer ses alliances stratégiques et de jouer de la carte propalestinienne . Elle saisit tous les prétextes pour rompre  l’alliance avec Israël , en essayant de ne pas se mettre à dos les Occidentaux. L’attaque des bateaux de Gaza lui fournit une occasion en or, à laquelle le gouvernement turc a sûrement  concouru par son soutien appuyé à l’opération et qu’il exploite en adoptant de plus en plus le  discours menaçant et insultant des propalestiniens à l’égard d’Israël.

C’est ce qui fait que ce pays , qui persiste dans le négationnisme du génocide qu’il a commis sur les Arméniens , qui persécute les Kurdes , qui a envahi un pays voisin (Chypre) , pratique la torture dans ses prisons et tolère les assassinats politiques , fait la morale à Israël , parle de « terrorisme d’Etat » quand lui même  couvre le meurtre de un million et demi de civils arméniens innocents.

L’impudence islamiste est bien en marche.

Il n’en reste pas moins que l’on reste atterré du manque de maîtrise et de jugement des Israéliens dans cette affaire. On se trouve à peu près dans une situation qui se serait produite en mai 68 si il y avait eu des morts dans les manifestations de l’époque . Même si on peut imaginer la haine et la violence des islamistes qui ont affronté les commandos israéliens , cela n’explique pas une telle perte de contrôle , ou une telle impréparation. D’autant que la voie est ouverte pour le renouvellement de la situation. Après le début de remise en cause de la possession de l’arme nucléaire israélienne ,celle du blocus de Gaza est en route . Le risque d’un changement « d’approche » de l’administration américaine se précise , le rapport de force global continue à se dégrader pour Israël; si la Turquie se range aux côtés des islamistes, c’est une des plus puissantes armées au monde qui s’ajoute aux forces hostiles à l’état hébreu. Il ne faut pas oublier que le Hamas ne se contentera pas d’une coexistence de deux états et que pour lui , ce n’est qu’une étape vers l’anéantissement d’Israël.

Comme on le prévoyait déjà au moment de la victoire de la droite dure aux élections israéliennes , l’intransigeance de Netanyaou amplifie de plus en plus l’isolement d’Israël ,et le coupe de ses soutiens essentiels , ceux du monde occidental , seuls à même de pouvoir contrebalancer le poids de la haine du monde islamique contre lui. On ne peut que constater cette aggravation et souhaiter que le gouvernement actuel  soit contraint à de nouvelles élections qui donnent une chance aux forces raisonnables du pays de stopper cette évolution. Pour le moment , ce n’est qu’un voeu pieux.

La haine de l’Occident rassemble toutes les dictatures et tous les archaismes fanatiques

février 2, 2010

A l’heure de la mondialisation et de l’obligation impitoyable  de s’adapter à une modernité qui accélère la mutation des sociétés  et modifie les paysages sociaux  à une vitesse telle que il n’y a plus de temps comme auparavant pour que les gens aient le temps d’intégrer ce nouveau paysage mental , c’est l’Occident qui est désigné  comme le responsable de cette modification , confondue avec le règne d’un capitalisme débridé.

En France même, la perte d’identité du prolétariat ouvrier, diminué numériquement par la désindustrialisation et le développement de la société de services,  , la  précarisation liée à la crise et  aux emplois à durée déterminée qui empêchent la projection dans l’avenir ,  le sentiment d’un recul social par rapport à la génération précédente qui avait, dans les grandes entreprises une certaine sécurité en contrepartie de ses bas revenus , le recul de la force de  négociation des syndicats , le mélange avec un sous prolétariat immigré qui dévalue l’image traditionnelle des savoir faire  ouvriers , conduisent à une forme de désespérance sociale , qui ronge la solidarité nationale.

Sur ce terreau de souffrance sociale , de crainte du déclassement et d’horizon bouché pour une part de la jeunesse ,  renaît  le refus radical du système accusé  d’indifférence  ,et se redéploient les idéologies gauchistes  et tiers -mondistes qui lient dans une même diabolisation les Etats Unis , grand Satan universel , les dirigeants , de gauche ou de droite en charge des affaires du pays, et Israël, figure symbolisant, à travers  l’imagerie d’Epinal qui fait du Palestinien la victime absolue , le bourreau de tous les « damnés de la Terre ». la puissance maléfique et perverse qui fait obstacle au bonheur des peuples et qui permet de haïr en toute bonne conscience.

Dans le monde arabo-musulman , la rage de faire le constat de l’incapacité essentielle de la société traditionnelle , clanique et communautariste,  à enfourcher le cheval de la modernité ,et à apporter des pierres supplémentaires à la production scientifique et intellectuelle du siècle , se traduit par une fuite en arrière  dans l’archaïsme religieux, dans l’agrippement  aux rapports sociaux de domination d’un sexe sur l’autre, et dans la soumission  à des modes  momifiés d’autorité fondés sur  l’exclusivité de la référence à un texte sacré   qui rend sacrilège tout exercice de la pensée  indépendant des canons religieux.

La société arabo-musulmane , figée dans sa soumission à » l’homme fort » , aux rapports de filiation et de clientèle qui empêchent la constitution d’élites dévouées à l’Etat et au bien public que des  siècles d’élaboration ont constitué en Occident , craque dans la confrontation avec  ce monde moderne face auquel elle est démunie des outils indispensables que sont l’instruction (le taux d’analphabètisme reste très élevé) et  l’exercice de la pensée libre.

L’Occident est alors vécu comme le destructeur de cette société que le contact avec le monde extérieur menace comme les épidémies qui ont décimé les mondes écartés des germes européens vis à vis desquels les Européens avaient pu élaborer des défenses immunitaires

De même que l’Europe est passée d’une civilisation paysanne à une civilisation industrielle, puis post industrielle en un siècle , le tiers monde aborde ces mutations sans guides intellectuels , sans élites qui ouvrent le chemin , sans amortisseurs sociaux. Les déséquilibres économiques s’ajoutent aux désorientations culturelles ,ne laissant que des visions de désespoir aux populations. La seule issue conçue spontanément par les populations est alors le renfermement protecteur dans le système ancien et l’éradication la plus grande possible de tous les éléments rattachés à cette culture occidentale vécue comme antagoniste et dangereuse.

Chez une minorité, cela deviendra l’idéologie du « djihad » , avec la référence mythique à l’époque des Croisés et à la victoire des Musulmans sur les envahisseurs Occidentaux

Pour le plus grand nombre , la religion fournira sa consolation et  son appui structurant face à l’incompréhensible du malheur qui s’accumule,et donnera l’impression que l’impuissance n’est pas totale face à ce destin , surtout évidemment si Dieu mets son poids dans la balance.

Le troisième grand groupe d’ennemis de l’Occident se trouve du côté des deux grands ex empires de l’époque communiste, la Russie et la Chine.

La Russie qui sort de 70 ans de dictature communiste n’a jamais véritablement connu de système démocratique. Le peuple russe est passé  directement de  deux siècles de domination mongole à la dictature autocratique des Tsars et au servage maintenu jusqu’au 19ème siècle ; puis il est entré dans le régime de terreur camouflé  en discours démocratique du régime soviétique jusqu’à l’écroulement de celui -çi.

Le lent apprentissage du maniement de la démocratie par les pays européens et l’Amérique depuis le 18ème siècle , la lente mise en place de systèmes d’équilibre des pouvoirs qui ne paralysent pas pour autant les énergies , la constitution d’édifices juridiques, administratifs, politiques , éducatifs, qui permettent  l’expression d’une volonté collective et l’éducation des masses  tout en évitant la confiscation du pouvoir par des groupes qui ensuite  organisent la non réversibilité de cette prise de pouvoir , toutes ces étapes ont été manquées par le peuple russe , ce qui a permis à l’ancien régime de se  perpétuer sous une autre forme : un nouveau régime autoritaire et policier, ou l’opposition es un délit et ou les journalistes dissidents meurent sous les balles des sbires du régime.

L’ouverture vers la démocratie s’est confondue dans la pensée du peuple avec le capitalisme sauvage qui a précipité dans la misère une partie du peuple  qui avait accepté sa soumission au despotisme en échange d’une relative sécurité  et  d’une influence sur le cours des évènements mondiaux. Le régime policier et autoritaire qui s’est mis en place est apparu comme  un mal moindre que la dislocation de l’empire et la rétrogradation  au rang de pays quasi sous développé, comme l’ était la Russie ancienne , toujours en retard sur les puissances européennes. C’est ce statut de puissance de 2ème ordre , retardée et  rétrécie d’un tiers de sa surface et de sa population , que les Russes rejettent , espérant une revanche qui lavera l’humiliation subie  par l’échec  de leur tentative d’être  les égaux de l’Occident.

Là aussi , la nostalgie de l’homme fort , de Ivan le Terrible à Staline, qui instaure une dictature sans limite, mais satisfait le désir de revanche lié au retard économique et social par rapport à l’Occident , et donne au peuple le sentiment de sa puissance collective ce qui le console de son absolue impuissance individuelle devant le pouvoir ,compense l’humiliation de la déchéance de la place de maître du monde à  égalité avec les USA de la période de la guerre froide.

En Chine enfin,ce n’est pas tant la haine de l’Occident que la froide défense du système en place, qui  est conçu comme ne pouvant pas résister à l’introduction de la liberté  ,  qui détermine l’étrange mélange de capitalisme sauvage, de restes réchauffés  du régime communiste maintenu en place tout en étant vidé de son idéologie ,et d’un orgueil national qui reflète le sentiment de puissance en vertigineuse ascension et qui aspire à une domination mondiale dont le tenant du titre, et donc l’adversaire est l’Occident.

Déja se dessine , non pas la collaboration  dont rêvent les optimistes, mais le rapport de force de plus en plus tendu entre le tenant du titre et le challenger. Les adversaires accumulent les forces ,bâtissent les alliances,  les zones d’influence, anticipent les épuisements de matières premières ,assurent les approvisionnements.

La Chine applique sa vieille stratégie: modifier insensiblement le rapport de force de telle façon que à un moment l’adversaire n’ait même plus le désir de se battre devant la disproportion des forces: la vraie victoire est celle pour laquelle on n’ a même pas eu besoin de se battre.

Outre le passage par le communisme et les années de terreur dans ces deux grands pays , on retrouve la même histoire d’absence  d’opposition entre forces sociales s’équilibrant , comme la noblesse et la royauté, l’Eglise et le pouvoir royal , la bourgeoisie et l’aristocratie dans les pays occidentaux ,et qui ont conduit à des protocoles de compromis,  à l’expression de désaccords , à l’ acquisition d’une culture des contre pouvoirs. Les régimes asiatiques n’ont connu  que le pouvoir absolu et la soumission face à l’arbitraire et à la cruauté du pouvoir. Les pays occidentaux ont connu historiquement les chartes , les Lois , les constitutions , qui protégeaient les libertés contre l’arbitraire des puissants. C’est ce qui fait que les textes de lois en Russie ou en Chine sont inexistants (justice chinoise) ou purement formels, en Russie, aucun des droits constitutionnels n’ayant de force devant le pouvoir concret des dirigeants et des services de l’Etat à leur entière dévotion.

Toute cette hostilité ,qui bénéficie aux dictateurs et aux démagogues qui excitent la rage, l’humiliation , la frustration des masses malheureuses et leur désignent des boucs émissaires  montrent que si la haine l’emporte actuellement sur l’envie et l’admiration antérieures , la supériorité morale du système qui développe l’aptitude à penser  et à vivre librement  et à construire la dignité de l’homme par sa participation à son destin ,en lui donnant les outils intellectuels et institutionnels pour cela ,  reste inentamée. C’est pourquoi l’Occident doit maintenir l’universalité de ses valeurs et ne pas se désolidariser de ceux qui , Etats Unis et Israël au premier chef , sont élus comme cibles par ceux que les libertés rendent malades.

Le plan de paix américain au Moyen Orient

janvier 13, 2010

d’après l’article de Adrien Jaulmes du « Figaro » du 13/01/2010.

Les Américains, conscients de l’impasse dans lesquels ils se sont mis avec l’exigence d’arrêt complet de la colonisation que Netanyaou ne pouvait accorder sans faire exploser son gouvernement ( mais dont il n’était pas partisan de toutes façon), ont apparemment décidé de laisser de côté ce qui était devenu un préalable pour les Palestiniens.

Leur objectif , qui serait d’obtenir un accord final dans les deux ans, est de relancer les discussions . L’idée serait de laisser de côté pour le moment les points les plus ardus à résoudre, c’est à dire la question de Jerusalem et celle du retour des réfugiés, et à essayer dans un premier temps, dans un délai de 9 mois d’arriver à un accord sur les frontières des deux Etats.  Les frontières ainsi tracées , avec des corrections mineures et des échanges de territoires, permettraient à l’Etat Israélien de reprendre les constructions dans les parties qui lui seraient reconnues , avant la fin du moratoire de 10 mois annoncé pour la Cisjordanie.

L’élément nouveau apporté dans cet article est l’ information selon laquelle les Américains auraient commencé à évoquer des pressions financières sur l’Etat Israélien, à travers  les garanties fournies par les Américains pour les lignes de crédits.

Parallèlement, les Américains font pression sur Abbas pour qu’il renonce au préalable de gel total de la colonisation avant la reprise des pourparlers.
Les deux interlocuteurs des Américains ont leur fragilités : celle de la coalition de Netanyaou du côté israélien, celle de Abbas , déconsidéré aux yeux des Palestiniens par  l’ absence de contrepartie à ses concessions aux  Israéliens en matière de sécurité et par la corruption de son administration.

Là encore, le parti pris des mouvements pacifistes pour l’arrêt total de la colonisation, si il est justifié du point de vue du sentiment d’injustice des Palestiniens, aboutit à un alignement complet sur le maximalisme palestinien et à une justification de ne pas reprendre les pourparlers qui en définitive est une prime à l’intransigeance et au refus de tout compromis.

Inversement, le maximalisme des colons israéliens , leur refus fanatique de toute concession et la pression qu’ils entretiennent sur le gouvernement israélien risquent de produire l’effet le plus dangereux qui soit: que le s Etats Unis cessent de voir en Israël un allié privilégié et un ami précieux, mais plutôt un petit état obstiné à ne voir que son avantage à court terme et  dont une pression économique est un moyen simple de le faire plier, ce d’autant plus que les Américains ont le sentiment de chercher à faire le bien d’Israël malgré lui, puisque une cohabitation de deux états pour les deux peuples est la seule solution qui  peut éviter, peut être, une guerre à outrance sans répit jusqu’à ce qu’un jour advienne une défaite israélienne.

Ce plan a évidemment le mérite d’exister et de fournir une base aux tentatives d’avancée dans les négociations.

Mais  le fond du problème reste  que le poids du Hamas , l’affaiblissement de l’AP , la possibilité pour l’Iran de maintenir par le canal de ses affidés la menace d’une relance  du terrorisme, la prévisibilité d’un nouveau round militaire ave le Hamas certainement, et avec le Hezbollah si les extemistes de l’Iran de Ahmadinejad le décident,  rendent plus probable un pas de plus vers une nouvelle conflagration que vers la paix. Il n’est pas indispensable d’espérer pour entreprendre , mais le pessimisme reste plus justifié que l’optimisme. Les préparatifs de guerre , au Moyen Orient, ne sont pas en général un moyen  d’obtenir la Paix, et les négociations de paix ne prémunissent en rien contre la guerre.

L’islamisme est le totalitarisme du XXI ème siècle

novembre 16, 2009

Le vingtième siècle a vu l’apparition des deux grands totalitarismes qui ont produit l’enrégimentement des masses dans des systèmes qui contrôlaient tous les secteurs de leur existence, faisaient régner la terreur sur leurs populations, imposaient un système de pensée officiel auquel il n’était pas possible de s’opposer ouvertement, et visaient la conquête du monde entier par l’usage de la violence politique et militaire et la suppression de toute pensée et activité dissidente.

L’un et l’autre ont causé une masse de souffrances humaines inouïes, en s’appuyant sur la terreur, mais aussi sur la foi aveugle de millions de militants, prêts à tous les sacrifices pour réaliser le monde présenté comme idéal par  leur système de pensée,  leurrés par une propagande  cyniquement mensongère, mais misant sur l’effet de répétition et sur l’écrasement de toute information véridique par le moyen  du contrôle de tous les médias.

Ces deux systèmes, le système nazi et le système communiste, ont eu en commun le mépris pour les systèmes démocratiques, l’endoctrinement systématique de la jeunesse dès le plus jeune âge, l’instauration de systèmes de surveillance utilisant toute la puissance de l’Etat pour traquer  les opposants,.

Le premier n’a été vaincu que par l’union de toutes les puissances démocratiques, dans une lutte sans merci, et une guerre mondiale qui a laissé l’ Europe en ruines  et qui est passée près d’une défaite mortelle pour l’humanité.

Le second ne s’est écroulé, après 70 ans de souffrances pour les peuples, que par une déroute économique  liée à  l’aberration de son propre système, après avoir mené le monde au bord de l’affrontement nucléaire à plusieurs reprises.

Ni l’un ni l’autre n’ont cédé à une opposition venue de leurs propre monde. Ce n’est que la défaite de leurs forces dans le combat, militaire ou économique, avec les démocraties liguées contre eux qui a permis aux oppositions  de les terrasser et de reprendre une existence dans ces pays.

Les deux systèmes se sont constitués autour d’une idéologie centrée sur une valeur fondamentale, qui devait prendre le pas sur toutes les autres et annuler toute autre valeur que elle  même:

-la race, dans le système nazi, conduisant à l’élimination des autres races, et des valeurs humaines contradictoires avec  l’idée de privilégier une race au détriment de toutes les autres.

-La classe sociale, dans le système communiste, avec la négation de toute valeur autre que celle utile à la classe du peuple, puis au parti prétendant la représenter.

Dans les deux cas,  la subordination de toutes les valeurs à une seule aboutit de fait à la suppression de  toute valeur, puisque la « valeur » mise en exergue n’en est pas une réellement, puisque elle se réduit à la défense des intérêts d’un groupe qui pour prendre le pouvoir  annule tout l’édifice  de ce qui l’ a précédé pour reformuler les droits et les devoirs en fonction de ce qui permet son maintien   sans vergogne. Morale, éducation, justice,  culture, institutions politiques, tout devient seulement une arme pour perenniser la prise de pouvoir par un groupe et l’omniprésence des idées qu’il soutient. en même temps que la haine pour les idées divergentes est encouragée dans les masses.

Les deux systèmes ont eu en commun cette mise sous tutelle de la totalité des  pouvoirs et l’utilisation de tous les leviers sociaux et politiques dans un seul but: promouvoir  une seule pensée de la vie des humains et détruire toute idée concurrente.

Ce qui caractérise donc ces systèmes totalisants, c’est la conjonction de ces deux facteurs: une prise de pouvoir qui est suivie de mesures empêchant par la violence, légale et illégale, tout retour à l’état antérieur , et le développement d’un système de pensée    à la fois  effaçant les systèmes de valeurs opposés et  antérieurs,  se proposant comme un système de vie global, régissant toute la hiérarchie des valeurs en les réduisant à  une seule ( le dévouement au guide ou au parti, en dernier recours), supprimant avant tout l’idée qu’il peut y avoir des valeurs diverses entre lesquelles les individus ont la capacité de choisir, ce qui fonde leur liberté, leur responsabilité et donc leur dignité.

L’islamisme, c’est à dire le courant d’idées qui veut obtenir le pouvoir politique pour les représentants de la religion et donner tout le pouvoir politique aux chefs religieux dans le monde arabo- musulman réunit les caractères du totalitarisme  qui s’est imposé  dans une partie du monde au 20 ème siècle.

Sur le plan politique, l’ Iran, modèle de la révolution islamique , est un état ou règne la terreur politique, la persécution et la torture des opposants, et à l’extérieur, une politique expansionniste appuyée sur  le soutien à des mouvements terroristes en attendant le chantage à l’arme nucléaire. Les dernières élections présidentielles ont fourni la preuve de la volonté d’éradiquer, par tous les moyens (fraude électorale, terreur physique, procès faits aux opposants) toute ligne politique divergente de la théocratie absolue défendue par le noyau dirigeant;

Sur le plan idéologique, l’Islam, dans sa version exclusivement chiite, et sur le mode intégriste , est instauré en système de pensée unique , dans une intolérance totale à toute pensée dissidente. La vision de la religion qui est développée n’est pas celle de  quelques points de repères dans l’existence, en particulier sur le plan moral, mais celle d’un code impératif réglant tous les  domaines de l’existence  et interdisant le jugement personnel, puisque ce sont les autorités religieuses qui sont dépositaires de l’interprétation du texte sacré. Tous les secteurs de la vie collective et privée sont soumis à un seul impératif:  la conformité avec le texte source , tous ceux  de la  relation aux autres nations  ramenés au projet d’extension de l’Islam et de sa puissance dans le monde.

Ce qui a permis au christianisme d’échapper au contrôle omnipotent des esprits et de sortir de l’époque  de l’Inquisition, cela a été la lutte constante du pouvoir politique aux différentes époques pour circonscrire le pouvoir de l’Eglise et ne pas lui donner les moyens de l’Etat en plus de sa puissance d’influence sur les esprits. C’est ce qui a abouti, à la suite de longues luttes, à la séparation de l’Eglise et de l’Etat, élément fondamental de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs qui sont la principale garantie des libertés face à la pente naturelle du pouvoir de se renforcer et d’utiliser ses moyens supérieurs à tous ceux de la société civile pour s’exercer sans limite.

L’inexistence dans la pensée islamique d’une telle division, conçue comme blasphématoire puisque fondant ailleurs que dans la parole divine une institution, quelle qu’elle soit, place la pensée politique islamique sous le signe du règne de l' »Un ». Toute remise en question d’un écrit coranique est une critique de Dieu, qui a « inspiré » ces textes et est donc une faute suprême. La démocratie, en donnant la souveraineté au peuple plutôt qu’à Dieu, est aussi un système mécréant. Le monde est divisé en deux camps: celui de Dieu, et de ceux qui se soumettent totalement à sers volontés exprimées par les dignitaires religieux, et celui de ses ennemis qui ne méritent aucune pitié.

On retrouve la dénégation de toute valeur humaine à ceux qui ne partagent pas la foi de ces croyants, comme dans le nazisme la dénégation du caractère humain des juifs et dans le communisme l’absence de droits accordés aux soi-disants ennemis de classe ou ennemis du Parti.

De la même façon que les systèmes nazi et marxistes ont réussi à entraîner des masses énormes, à l’échelle d’un pays pour le nazisme et du monde entier pour le communisme,  en se présentant comme une révolution dans les valeurs, et en apportant à la fois l’idée d’une revanche ( pour le peuple allemand d’un côté, pour les masses  misérables de l’autre) et  le rêve d’une humanité sortie de ses contradictions: le rêve de « purification  » et d’unité par l’anéantissement de l’altérité des nazis, le rêve d’une humanité ayant dépassé les conflits d’intérêts et de classe dans la « société sans classe » du communisme , l’Islamisme  prolifère sur le fond de rancoeur et et d’humiliation des masses  musulmanes et promet une société délivrée de la pensée du variable et du choix subjectif  par l’obéissance à Dieu.

Car la religion possède deux facettes: celle d’une boussole morale pour les masses qui ne peuvent par elles mêmes répondre aux questions sur le sens de l’existence et les principes sur lesquels fonder ses choix existentiels, et qui peuvent trouver dans les grands mythes religieux l’affirmation de principes humains qui permettent de ne pas vivre simplement au jour le jour de ses appétits et de ses besoins immédiats;

Celle d’un système qui au lieu de permettre de penser les interrogations humaines, se propose comme la réponse à toutes les questions et qui interdit de poser d’autres questions que celles qu’elle formule ou d’y répondre autrement. Elle devient alors au contraire un outil d’évitement de la pensée, et fournit un recueil de questions -réponses dont il est interdit de sortir, formule qui convient très bien à de très nombreux esprits non formés à la réflexion indépendante, et qui nourrissent même une sourde hostilité vis à vis de cette liberté qui leur échappe.

C’est la raison du succès planétaire des grandes idéologies qui se présentent comme fournissant un système de réponses cohérent, impressionnant par  la dimension monumentale et par l’unification  de la vision du monde qu’il promet, et faisant rapidement oublier les éléments contradictoires qu’il a écartés dans la phase initiale de sa construction.

Ces idéologies, plutôt dévaluées dans le monde occidental qui a payé le prix pour savoir quel danger elles recèlent, possèdent encore un pouvoir d’attraction dans le monde arabo-musulman, à la recherche d’idées  susceptibles de fournir un étayage à un désir de puissance frustré et  à un besoin de valorisation identitaire qui passe par tout ce qui peut nier  l’influence culturelle occidentale.

L’intégrisme religieux, qui est une réaction de déni  et de recul face à la rapidité d’évolution et de transformation du monde, à laquelle s’oppose la fixité du dogme et du texte sacré, progresse partout en réaction à l’accélération des changements dans les modes de vie sociaux, particulièrement dans les sociétés traditionnelles, rurales ou  paléo industrielles, dont les populations ne sont pas armées pour s’adapter aux mutations.

C’est le cas du monde arabo-musulman, qui a manqué le train de la modernité , au moins intellectuelle , et qui choisit d’accentuer le côté traditionnel plutôt que de tenter de trouver les réponses suscitées par les bouleversements sociaux et économiques du monde actuel.

Ce déni de la réalité est dangereux car il pousse ses acteurs à s’enfermer de plus en plus dans leur monde anachronique et à agresser ceux dont l’existence est un démenti à leur  aveuglement volontaire. Surtout, les régimes totalitaires peuvent se contenter de n’entraîner qu’une minorité de leurs populations si les autres sont suffisamment terrorisés par la répression pour ne pas exprimer leurs désaccords et se résigner à laisser le champ libre à la violence de ceux qui les gouvernent, pourvu qu’on les laisse en paix, ce qui en général ne dure  pas.

La fuite en avant du régime totalitaire, qui est menacé par la porosité des barrières mises au contact avec les sociétés libres, et qui a besoin du mouvement perpétuel pour ne pas être miné par  l’infiltration du progrès mental venu de l’extérieur, comporte un danger constant d’escalade et de jusqu’auboutisme,  dernier recours pour mobiliser et embrigader les masses qui peuvent lui échapper .

Le fanatisme  généré par l’idée de valeur unique  et de sacrifice  comme signification suprême de l’existence  constitue un élément d’irrationnel qui doit être pesé dans l’évaluation des stratégies de lutte contre ces ennemis mortels des libertés.

Le choix fait par une partie des masses musulmanes de tourner le dos à la liberté et de se murer volontairement, comme le symbolise parfaitement le voile islamique, dans un monde hors du temps, par désespoir  de réussir à trouver une place valorisée dans le monde moderne , et par refus d’accepter de prendre acte du retard moral et intellectuel accumulé par rapport au monde occidental, mais par rapport aux autres cultures aussi, les jette dans les bras du parti de l’obscurantisme, de la haine, et de la soumission aveugle au refus de la pensée.

C’est  ce qui crée la situation de montée de l’extrêmisme qui évoque la situation de montée des fascismes dans l’entre deux guerres en Europe. L’absence de classe intellectuelle dans le monde islamique, hormis les cadres religieux gardiens du dogme , empêche que  une autre voix se fasse entendre pour proposer au monde arabe une autre issue que  succomber à ses propres démons.

Tous les intégrismes religieux et politiques, par leur vision littéraliste du monde ramenée à une vérité unique, résumée à un texte, sont des ennemis de la liberté de penser , et à terme, de s’exprimer. Mais quand s’y adjoint la prise de possesion de tous les leviers de pouvoir et d’information et la terreur politique , on entre dans le monde de l’horreur et du crime de masse, qui est l’aboutissement inévitable du totalitarisme.

ANATOMIE D’UN DESASTRE un livre de ENYO (chez Denoël): l’Occident, l’Islam et la guerre au XXI ème siècle

septembre 19, 2009

Enyo, déesse grecque des batailles, est le pseudonyme d’une haute responsable des renseignements de son pays, qui a enseigné plusieurs années à l’université et occupé des postes diplomatiques dans des pays de culture islamique.

Malgré le combat mené par les Etats Unis et l’ Europe  contre le terrorisme depuis le 11 septembre 2001, l’Afghanistan et l’Irak sont loin d’être pacifiés, le radicalisme islamiste s’étend, les valeurs  promues par l’ Occident reculent partout.

Ce livre s’efforce de décrypter la logique interne du projet islamiste et la façon dont les contradictions occidentales face à lui , et avant tout la négation de la réalité du conflit, lui ouvrent la voie  de succès très inquiétants.

La perception de l’Islam dans le monde musulman

Enyo décrit avec clarté la façon dont les facteurs religieux sont à la base même de ce tout qui constitue le monde musulman, réalisant une unité de l’Islam sans équivalent dans le monde chrétien,signifiant à la fois l’espace constitué par la communauté des croyants, l’Oumma, la civilisation qui s’y est développée au cours de l’histoire, et un corpus doctrinal.

« Pour un musulman, l’histoire qui  se déploie dans une dimension pleinement humaine commence avec Mahomet, l’Envoyé , venu annoncer aux hommes leur salut, qui se gagne par conformation à une série de normes à décliner en suivant la voie (charia) qui passe par l’entière soumission au pouvoir infini de Dieu. « Musulman » veut dire en arabe le « soumis » ( se convertir  à l’Islam se dit « aslama », c’est à dire littéralement « reddition ».). »

« Le Coran, constitué  des enseignements de l’Envoyé, fruit d’une présence fugitive du divin, qui s’est ouvert à lui, fait de l’entité souveraine islamique la seule puissance mondaine légitime et de la communauté des croyants l’unique dépositaire de la vérité dans un un univers d’humanité inaboutie ». (La ressemblance est frappante avec les discours ultra orthodoxes juifs, tenus par le personnage du père dans le film israélien « My father, my lord » qui avançait l’idée que les seuls vrais êtres humains étaient ceux qui respectaient la Torah, les autres n’ayant été créés par Dieu que pour les servir, et n’ayant pas vraiment d’identité propre.)

Ainsi, » la révélation de l’Islam au monde est que l’essence de l’humain est d’être musulman, essence accomplie en réglant sa vie sur la « charia ». Les musulmans forment « le meilleur des peuples sortis du milieu des hommes ». « Tout enfant qui naît jouit  à priori d’une disposition innée à être musulman et , s’il se fourvoie vers d’autres religions, la faute en incombe à sers parents. »

« Dès lors pour un  penseur musulman, toute moralité, toute idée juste, toute vérité, toute beauté est intrinsèquement islamique. »-

C’est selon Enyo, une des  racines de l’absence de quête du progrès dans le monde islamique au moment où cette quête va exploser dans le monde occidental, créant le retard de plus en plus irrattrapable des pays islamiques. En effet tout changement , dans le monde islamique, apparaît dès lors comme une forme de transgression, toute innovation par rapport à la tradition (« sunna ») compilant les faits et les dits (« hadith ») de l’Envoyé et faisant autorité, une forme d’hérésie. »… Puisque Dieu est tout puissant, tout ce qui est  est le fait de sa volonté, et changer le monde est une présomption humaine qui touche au blasphème.

Modernisme, fondamentalisme, islamisme.

La frustration produite au 19è siècle par la soumission aux pouvoirs étrangers entraîne plusieurs réactions successives:

les mouvements nationalistes ou panarabes obtiennent l’émancipation politique avec le départ des puissances occupantes, mais ne permettent pas de surmonter les retards économiques et sociaux, et les tentatives de « socialisme » ne font qu’ ajouter les retards dus à ces systèmes à ceux qui existaient auparavant.

Les modernistes , « qui souhaitaient réouvrir les portes du jugement personnel (ijtihad) fermées au 10 ème siècle par les docteurs de la loi, au motif que les principales questions ont trouvé leur réponse , pour éviter la multiplication anarchique de règles contradictoires susceptibles de mettre en péril l’unité des croyants », s’appuient sur , en particulier, les pensées de Rachid Rida,qui imprime un fort anti occidentalisme à ce mouvement de pensée qui veut rendre à l’Islam sa force originelle, en le purgeant de la casuistique des docteurs de la loi.

En 1941 Mawdudi crée le parti Islamique, appelant à la création d’un Etat islamique. Son véritable théoricien sera Qotb, théorisant la conquête d’un pouvoir s’il refuse de se soumettre à la charia, notamment par le combat sacré ( djihad) et l’excommunication du déviant.

« Ce que Qotb considère comme l’échec de l’individualisme occidental et du collectivisme soviétique doit ouvrir la 3 ème voie, celle de l’Islam, seul capable désormais de guider l’humanité destinée à la fusion avec l' »oumma ». »

La première victoire de l’islamisme,  la prise de pouvoir en Iran par l’ayatollah Khomeini, »ouvre une ère d’espoir pour les islamistes , qui voient pointer la possibilité de l’ « Etat islamique révolutionnaire ». Le coup d’état  au Soudan est leur deuxième victoire, mais « semble être la dernière.Les partis islamistes ne rassemblent que des minorités dans le monde musulman,les Etats se défendent brutalement en éliminant physiquement nombre d’islamistes, et choisissent de pratiquer une surenchère qui désamorce les velléités, de contestation. Ils intègrent de plue en plus d’éléments islamiques dans leurs législations et dans leur discours., qui se chargent d’un vocabulaire religieux. La polygamie est réintroduite au Yemen, l’Inde accorde à sa minorité musulmane une législation privant les divorcées de leurs droits à pension, l’Egypte islamise sa constitution, etc.;

« Ces réponses aux demandes des islamistes ou ces anticipations de leurs exigences contribuent à créér un « horizon d’attente ».Les Etats montrent qu’ils cèdent;il est donc possible d’exiger plus. Ceux qui ne cèdent pas et promeuvent des législations en contradiction avec la charia deviennent des cibles;le choix de l’islam par les pouvoirs en place sert aussi une politique de puissance, permet à certains pays de fonder leur identité nouvelle, surmontant les divisions ethniques, tribales ou claniques, et purifiant l’Etat importé de toutes les structures de fonctionnement occidentales ». L’Islam est instrumentalisé  par les volontés de puissance, mais à son tour, il instrumentalise les sentiments nationalistes par le rejet de l' »étranger » et la flatterie des désirs de puissance.

La nouvelle culture islamiste

Les journaux, la radio et les cassettes assurent la diffusion omniprésente du message coranique et déterminent un regain de religiosité populaire. C’est dans cette »nouvelle culture islamique  créée de toutes pièces par les dirigeants musulmans » qu’apparaît une génération ,frustrée par le piétinement des islamistes  qui voulaient donner le pouvoir politique aux religieux. Cette génération que Enyo caractérise comme  « néofondamentaliste », souhaite , elle, renouer avec l’ambition de la société parfaite , c’est à dire islamique, mais en contournant le problème de la prise du pouvoir politique.

Enyo montre comment l’écroulement des sociétés traditionnelles, sous l’assaut du modernisme occidental, et l’échec des modèles de substitution modernistes, ont créé un vide dans lequel s’engouffre l’activisme, épaulé par l »illettrisme caractéristique de la civilisation islamique.

« Les néofondamentalistes ont fait du retour à l’islam la clef du relèvement, mais contrairement aux islamistes, ils n’attendent pas la victoire du succès par les urnes ou par les armes, mais choisissent l’orthopraxie. Leur renoncement à la conquête directe de l’Etat paraît à Enyo la marque de l’époque , celle de la mondialisation; La conséquence est que les stratégies d’endiguement de l’islamisme, qui lui visait le pouvoir politique, restent  inefficaces contre le néofondamentalisme qui se concentre sur la régulation des moeurs ».  Son but est la conquête des esprits, et l’extension  du domaine de l’application de la charia ( par la conviction, la pression ou la force).

« Avancer que cet islam n’est pas l’islam authentique fait penser aux lamentations des militants dénonçant le stalinisme comme un communisme dévoyé. Si les idées sculptent les hommes, les hommes font vivre les idées. De même que les communistes ont eu l’idéologie qu’ils méritaient, de même les musulmans vivent l’Islam qu’ils laissent prospérer en leur sein ».

« En conclure que le fanatisme des néofondamentalistes est un dévoiement de l’islam repose sur une conception essentialiste, héritée des orientalistes du 19 ème siècle. L’islam écrit tout simplement une nouvelle page de son histoire après celle des modernistes, des nationalistes et des islamistes. ».

Le contournement du politique.

La thèse que défend Enyo est celle d’une forme d' »apolitisme  » de  ces mouvances islamiques, dans la mesure où  elles tiennent pour illégitimes tous les régimes au monde, monarchies, oligarchies, et surtout démocraties parlementaires à l’occidentale qui osent revendiquer la souveraineté d’un corps politique en lieu et place de Dieu. « Il n’y a donc jamais d’usurpateur en terre d’islam. La légitimité d’un pouvoir est garantie par sa réussite, puisque Dieu la favorise . La politique devient donc inutile puisque le but collectif est de réunir les conditions d’application de la charia dans sa totalité. La parole de Dieu seule pourvoit à l’organisation sociale, par sa fonction législatrice, et une fois la charia mise en oeuvre, cette organisation peut être considérée comme accomplie ».

C’est ce qui rend si important le travail local de maillage de la population musulmane par les prêches, les associations sportives et périscolaires, les associations caritatives, qui n’affrontent pas directement le pouvoir démocratique dans les pays occidentaux, mais instaurent insidieusement une influence, un discours qui systématiquement mine les valeurs du pays accueillant.

Le rapport du religieux au politique est différent dans le judaïsme et le christianisme. « Pour les Juifs la séparation des pouvoirs est quasi constitutionnelle, et c’est le Roi, inspiré par le Sanhédrin, qui assure la vie sociopolitique.. Pour les chrétiens, le royaume du Christ n’étant pas de ce monde et Jésus n’ayant pas l »intention de créer un Etat, l’Eglise ne peut que se faire reconnaître par l’Etat et la distinction doit demeurer, d’où naîtra, au coeur de l’Occident Chrétien, l’idée de laïcité. »

Pour un musulman, selon Enyo, le débat sur la légitimité d’un pouvoir n’a pas de sens , le pouvoir légitime n’appartient qu’à Dieu, qui n’en délègue rien aux hommes. »L’Islam nie la dualité du politique et du religieux, parce qu’il nie le politique ».  La conséquence, pour elle, est que l’histoire  politique islamique est « celle d’une résignation face à la volonté des tyrans,doublée d’un espoir de voir surgir un jour le Sauveur guidé par Dieu (le « Mahdi »), destiné à faire régner enfin la vertu. Le pouvoir politique est injuste par nature, parce que c’est un puvoir humain. Pour un Occidental, la loi fonde le pouvoir du souverain. Pour un musulman, la loi reste du domaine de l’idéal, opposable au souverain qui ne la met jamais intégralement en oeuvre; la solution aux problèmes humains ne saurait être de nature humaine. »

« La conséquence en est que l’univers du politique étant un vide juridique, l’établissement de pouvoirs  de fait par la violence n’a jamais rien de choquant pour un musulman. Le pouvoir étant un individu, et non une institution, le système lui-même ouvre la voie à tous les contournements possibles:népotisme, faveurs, spoliation et corruption qui remplacent la compétition, la concurrence et l’émulation au fondement des modèles occidentaux; L’Etat dans les pays islamiques ne fait que renforcer un système arbitraire en mettent à sa disposition une efficacité supérieure, permettant à la violence d’atteindre son apogée au XX ème siècle. »

La violence dans la société islamique.

Cette violence, Enyo la constate « à tous les niveaux de l’ordonnancement social, depuis le fonctionnement violent et monolithique de l’appareil éducatif arabo musulman jusqu’à celui du despotisme politique…Dans  les faits, tous soutiennent l’arbitraire de l’homme fort pour légitimer leur place dans la hiérarchie des oppressions. Le dominant est moqué; et le dominé sabote son travail pour prix de son humiliation. La violence  est la manière de recomposer un espace politique privé de règles de fonctionnement. »

« Ce  schéma régit tout particulièrement la société islamique arabe: chaque groupe, comme chaque individu, doit pouvoir montrer qu’il est le maître à la fois d’un inférieur et de la situation. La quasi intégralité des relations humaines s’épanouit selon les règles de préservation de l’honneur et d’évitement de la honte, en vue de défendre sa position et celle de son clan. Exploiter les faiblesses de l’autre pour se garantir un statut de domination dans la plus futile des situations est un impératif social. Le politicien ne peut donc être qu’un professionnel du mensonge, de la conspiration, de l’assassinat sans encourir le moindre jugement défavorable. »

De tout cela découle l’absurdité aux yeux d’Enyo, d’une notion comme celle d’une « démocratisation de l’Islam », pour autant que la démocratie n’est pas simplement identifiée au règime de la majorité, mais  « à celui de la souveraineté populaire éclairée en raison, agissant en conformité avec un idéal universalisable à défaut d’être  effectivement universel ». C’est selon elle, la raison de l’échec des « unilatéralistes » américains du groupe des néoconservateurs qui ont cru en une possibilité de remodeler  le monde islamique, négligeant trois facteurs: l’apolitisme de l’Islam, la préférence de certains Irakiens pour un tyran musulman plutôt que pour une démocratie à l’occidentale, et l’impossibilité de surmonter les clivages  tribaux autrement que par l’unification religieuse.

Parallèlement,elle s’oppose à la conception des mouvements terroristes islamistes ou neofondamentalistes comme des groupes  sectaires ou simplement criminels. « Ni le communisme, ni le nazisme ne sont des sectes. Ils ont embrigadé les esprits par millions. Le millénarisme européen de la fin du Moyen Age garnissait des bataillons de marginaux par dizaines de milliers- paysans sans terre, journaliers, manoeuvres, mendiants et vagabonds Mais, dit elle en citant Jean Delumeau, les vrais responsables des carnages entres chrétiens des 16ème et 17 ème siècle  » furent d’obscurs orateurs fanatisés, des militants travaillant en pleine pâte humaine parce qu’ils disposaient d’une chaire, et sur le plan local, organisaient avec d’évidentes intentions agressives, des chants publics de psaumes ou  des processions armées. » (ce qui pose le problème de l’interaction entre des leaders disposant de moyens médiatiques puissants, et de la flamme de leur conviction et de leur cohérence extrémiste et des foules rendues disponibles par  leur marginalisation ou leurs frustrations liées à des crises de société, voire des destreucturations profondes: Russie de 1917, Allemagne de l’entre deux guerres,etc.).

La guerre à la culture occidentale

Pour Enyo, Ben Laden et ses émules sont des combattants de l’Islam, certes en rupture avec les communautés islamiques, mais toutes les communautés islamiques ne sont pas en rupture avec eux; Pour de nombreux musulmans, les bombes terroristes sont une vengeance de l’humiliation de la vie ordinaire  et du sentiment d’infériorité ressenti face  aux réussites du reste du monde. Au fond,ce que dit Enyo, c’est que l ‘on refuse  d’entendre le discours des acteurs (terroristes) tel qu’il est: un discours de guerre de civilisation, parce que le discours sur le « choc des civilisations  » aboutirait à une sorte de légitimation du combat des islamistes. Or Enyo s’oppose totalement à la conception huntingtonienne, parce que elle aboutit à un relativisme total,remettant en cause l’universalisme de la pensée occidentale (droits de l’homme,laïcité, démocratie).

La thèse de Enyo est que l’Islam subit une mutation historique interne, liée à la mondialisation, au recul  et au rejet des valeurs occidentales, à l’affirmation des identités   à la perte relative de puissance de l’Occident et à l’affaiblissement du rôle de ses Etats  dans l’espace politique. Cette mutation , se traduit par sa radicalisation et  une   possibilité d’expansion , pour la première fois depuis le 18 ème siècle, qui  lui permet de viser  à nouveau à la domination du monde, inscrite dans son projet initial. C’est la conjonction de l’affaiblissement de la domination occidentale et de la déstructuration des sociétés  traditionnelles musulmanes qui ouvre la possibilité de cette expansion, qui trouve  dès lors naturellement ses militants et ses guerriers.

Enyo analyse le rapport de l’islamisme à la modernité sur la base du constat de ce que , contrairement aux idées préconçues,  la plupart des militants et les cadres terroristes sont passés par l’école et l’université, ont souvent fait des études scientifiques ou techniques, car la science exacte n’est pas un danger pour la foi . Cette science est coupée du moteur intellectuel  du doute  et de la remise en cause de la vérité établie qui permet le progrès, mais s’adapte parfaitement au mode d’enseignement en vigueur dans le monde islamique: la répétition pure et simple en commençant par celle du Coran mécaniquement mémorisé.

Les sciences humaines islamiques ne recherchent donc pas la vérité,qui se trouve dans le Coran, mais le moyen de mettre le monde en conformité avec cette vérité.. Le doute cartésien, la critique kantienne, la psychanalyse sont l’ennemi par excellence des islamistes. Pour Enyo, plus largement, l’ennemi des islamistes n’est pas la modernité, mais  l’occidentalisation , qui est le processus d’avènement de l’universel, la participation à l’histoire des idées philosophiques, scientifiques et techniques. L’occidentalisation implique l’éviction de Dieu comme centre d’intérêt  principal pour  l’humanité et son remplacement par l’homme, en un mot l’humanisme.. Ainsi, alors que, selon Gauchet, le christianisme est « la religion de la sortie de la religion », l’islam est celle du retour vers la religion. C’est pourquoi, Enyo s’inscrit en faux contre l’idée du terrorisme « nihiliste » . L’Islam est , selon elle, pour certains , au contraire, « la dernière aventure » produisant le sentiment de vivre une épopée.

Tradition, modernisme, postmodernisme.

C’est pourquoi  la non défense par l’Occident de  ses fondements philosophiques de doutes,  de critiques, et de liberté politique,  et leur dilution dans les » fadaises du multiculturalisme « ouvre des brèches immenses qu’exploitent les militants de l’islam. Enyo voit une  alliance de fait entre les postmodernistes européens et américains, les multiculturalistes et les relativistes culturels pour abandonner les schémas séculaires du savoir établis par la Renaissance et les Lumières.

Enyo oppose ainsi trois types d’individus dans le monde actuel:

-l’individu traditionnel, « constitué par la norme collective qu’il porte en lui », d’où « une assurance et une solidité », catégorie dans laquelle se range le musulman orthodoxe

-l’individu moderne  » sans nier la préséance du groupe, revendique sa liberté de choix en droit, son indépendance individuelle dont le critère réside dans le droit de critique et de proposition à l’ égard des normes en vigueur, celui qui revendique sa citoyenneté et s’affirme responsable, prend du recul par rapport à ses principes, sans les abandonner, conscient qu’à ses droits sont liés des devoirs. »

-l’individu post-moderne, qui veut  « ignorer qu’il est en société, « pour lequel il n’y a pas de sens à se placer du point de vue de l’ensemble, pour qui il n’existe pas de raison de sacrifier sa liberté au nom de la religion, de l’histoire ou de la tradition. »

En gros, ces trois configurations « relèvent respectivement de l’économie agricole et de l’Etat prémoderne, du développement industriel et de l’Etat moderne, enfin de la production de masse et de l’ère des services. Les Européens sont devenus postmodernes, les Etats Unis n’ont pas encore sauté le pas au début du XXI ème siècle ».

Pour Enyo, ce postmodernisme s’intrique avec les « Droits de l’homme », dans la mesure ou ce  juridisme s’accompagne  d’un recul du politique. Contre l’idéologie de l’Etat faible, et la substitution du juridique au politique , elle plaide au contraire pour la raison d’Etat, qui a vaincu les guerres de religion et pacifié l’Europe » et qui est l’arme selon elle capable de bouter l’esprit religieux hors du politique »;  l’Ecole, pour elle,  reste « en première ligne » pour la défense des libertés. L’ abandon de l’universalisme des Lumières par une grande partie de la gauche, égarée dans le relativisme et le multiculturalisme,  a contribué, à l’exception peut-être du « républicanisme » à affaiblir la « force civique » dont elle pense qu’elle  est un des facteurs de résistance à l’expansion de l’islam.

Que conclure, que faire?

Que penser donc de cet ouvrage, qui modifie l’angle d’abord  du problème de la lutte contre l’islamisme?

D’abord, il présente un intérêt profond par la mise en perspective du mouvement  intrinsèque de développement  de l’Islam au vingtième  et unième siècle, comme réaction de  rejet, par une culture traditionnelle, au sens du rejet d’une greffe,  de tous les éléments  du monde occidental  représentant  la libération de la pensée et  de la vie politique. C’est l’humanisme, au sens de la responsabilité, de la liberté, de l’autonomie des hommes qui est rejeté par une idéologie cohérente  avec une société largement tribale et coulée dans le moule de la tradition, qui peut satisfaire tous ceux qui n’ont pas suivi le long chemin progressif conduisant à cette liberté,  qui leur échappe, qu’ils haïssent, et qu’ils rêvent de supprimer.

Ensuite il démontre très clairement la façon dont cette idéologie est, par elle même, la source de la guerre déclarée sous différents angles ( terrorisme, « brigades internationales » islamistes, conquête des masses immigrées par le prêche, infiltration et pressions exercées sur les Etats  des peuples musulmans) à tout ce qui est la culture occidentale.La nature totalitaire du système religieux est au delà des versets tolérants ou des versets belliqueux qui coexistent, suivant l’époque ou ils ont été rédigés  et la position dominante ou vulnérable de  Mahomet en Arabie, dans le Coran. Ceci écarte aussi la question des pathologies individuelles, qui trouvent bien sûr un aliment dans ce combat.

Cette guerre est une guerre des idées, des conceptions du monde, des valeurs vitales, de part et d’autre.

Face à cette offensive, Enyo dit nettement que l’Occident ne doit pas se contenter de mesures militaires et policières , bien sûr indispensables. Il  doit réaffirmer ses valeurs, qui sont celles de l’humanisme, de la liberté de pensée, de la liberté politique, de l’universel, les valeurs issues de la Renaissance et des Lumières, contre l’obscurantisme et l’irrationnel qui séduisent les populations prises dans la logique de la religion comme d’autres l’ont été dans celle du communisme ou du nazisme; C’est bien de la survie de notre monde qu’il s’agit.

Or , le désastre dont il s’agit dans le titre, c’est que  l’Occident apparaît divisé par le post modernisme d’une  de ses composantes,  par l’idéologie de l’Etat faible de l’ultralibéralisme,  par le politiquement correct et par la complicité de ceux qui à l’intérieur de la société occidentale souhaitent l’abattre (gauchistes, altermondialistes). Fatigué des grandes guerres qu’il a menées et qui l’ont saigné, il n’ a pas envie  de regarder en face le conflit qui arrive et qui lui paraît anachronique.Surtout, il néglige, aux yeux d’Enyo,  le danger principal, qui est la propagation du néofondamentalisme, c’est à dire du retour au religieux comme cadre  et horizon de la pensée des populations musulmanes,  à l’extérieur comme à l’intérieur du monde occidental, puis comme cadre du mode de vie, dans un rejet de plus en plus radical  du non religieux, disqualifié, puis diabolisé, ce qui apparaît même  maintenant dans les écoles ou des jeunes refusent d’entendre des théories évolutionnistes du monde.

La convergence des intégrismes et des fondamentalismes chrétiens et juif avec ceux de l’Islam diminue la vigueur de la réponse occidentale à la stratégie de la tache d’huile, dans le monde et en Occident même,et  à  la conquête de « territoires » dans les banlieues ou l’ordre républicain n’est plus reconnu, mais ou au contraires les autorités républicaines délèguent une part de la gestion de la population aux religieux. Cette recrudescence des fondamentalismes dans les autres religions pose la question plus largement de la recherche des repères  dans le monde actuel, moderne et postmoderne.  La remise en question de la laïcité (affaire du voile,  des caricatures,demandes de sports séparés, refus de soins des femmes par des hommes)  constitue une des formes  d’une lutte sourde contre la société occidentale, laïque, ouverte,accueillante, menée avec l’idée d’instaurer un rapport de force  obligeant la société d’accueil à admettre l’existence d’enclaves, échappant à la loi commune, et soumises au pouvoir grandissant des religieux.Les Anglais et les Hollandais, dont le multiculturalisme avait laissé se créer  des « Londonistans » hors contrôle se sont réveillés brutalement quand  la violence islamiste, retenue le temps des avantages qu’elle y trouvait, s’est libérée dans des  déchaînements meurtriers qui les ont choqués.

L’état de guerre qui s’est instauré entre l’ambition  de domination du monde de fanatiques religieux et la société occidentale dépasse le cadre du terrorisme.De même que à l’époque de la lutte contre le nazisme ou le communisme, c’est la guerre des idées et des idéaux  qui fait rage et elle ne se limite pas à l’affrontement militaire des blocs, elle est aussi  multiforme que l’était la guerre froide avec le monde communiste: lutte pour la conquête des opinions publique, conquête de positions stratégiques sur le plan diplomatique, pressions économiques, utilisations de masses de manoeuvre à l’intérieur du camp adverse, exploitation des divisions internes de l’adversaire.

Malraux disait que le 21 ème siècle serait religieux ou qu’il ne serait pas. Il faut souhaiter que la prédiction ne se réalisera pas et que le monde ne reculera  pas  de 10 siècles, à l’époque du cri terrible qui générait les massacres:  « Dieu le veut! ».

DURBAN2: L’ANTISEMITE NEGATIONNISTE AHMADINEJAD PROVOQUE LE MONDE CIVILISE A LA TRIBUNE DE L’ONU

avril 21, 2009

Comme  on pouvait s »y attendre,  et comme à l’habitude, le président de la République Islamique d’Iran a profité de la tribune que lui offrait l’Onu pour éructer son  discours de haine et d’incitation  à l’agression contre l’Etat d’Israël, avec le soutien des états islamiques et des dictatures les plus grossières du monde.

Le monde de l’ ONU est bien un monde loufoque où la commission des libertés est dirigée par  la Lybie de Khadafi, assistée par le Vénézuela de Chavez et Cuba de Castro, tous  respectueux des libertés comme chacun sait, et où  la Conférence sur le racisme confirme  la puissance des états les plus racistes(racismes anti-femmes, anti juifs, anti homosexuels), et désireux de faire adopter des résolutions empêchant la liberté de pensée (sous prétexte de lois « anti blasphème ») permettant de réduire au silence toute  contestation de leur prosélytisme ou de la mainmise des religieux sur leurs états ou leurs communautés.

Ceci confirme l’alliance de fait des dictatures politiques, jusqu »aux plus barbares, isolées face au monde libre, et des régimes  plus ou moins islamiques d’Afrique et du Moyen Orient  qui  refusent les Droits de l’Homme présentés comme , comble du paradoxe, une insupportable marque d’impérialisme de la part des anciennes puissances coloniales, alibi démagogique à tous les obscurantismes, toutes les violences, et toutes les atteintes aux droits élémentaires.

L’ONU  donne ainsi  une représentation de l’état du monde actuel dans lequel les régimes les plus infâmes non seulement ne font plus profil bas, mais au contraire se permettent le luxe de ridiculiser les états libres, devenus numériquement minoritaires, et de développer leurs discours de haine et de barbarie  avec l’aplomb de gangsters narguant les policiers qui ne peuvent pas les attrapper.

Mais le côté le plus inquiétant de tout cela, c’est le sentiment d’impuissance des démocraties face à l’impudence des dictatures, fortes de leur contrôle sur leurs populations et de leurs richesses économiques, et la gangrène des institutions internationales qui s’ensuit, par le détournement de leur esprit et le cynisme de leur utilisation.

On ne peut pas s’empêcher d’établir un parallèle avec l’entre deux guerres, à l’époque où la faiblesse des démocraties avait laissé le champ libre aux fascismes européens qui avaient manifesté le même mépris des libertés,la même arrogance provocatrice convaincue que les démocraties plieraient devant la force brute, la même absence de scrupules meurtrière et la même démagogie effrénée que les régimes islamiques actuels.

Mais surtout, c’est l’Iran qui constitue la source d’inquiétude maximale. Sa volonté inexorable d’établir son hégémonie sur la région en unissant les extrêmismes sunnites et chiites, sa marche déterminée vers la possession de la bombe qui lui permettrait de tenir sous la menace, renforcée par sa progression dans la possession de vecteurs balistiques pour les armes nucléaires, les pays de la région et même les pays  Européens, ses menaces sans cesse réitérées de destruction de l’Etat d’Israêl, en font l’équivalent de l’Allemagne nazie dans les années 30-40. Comme celle -ci s »était appuyée sur le ressentiment des Allemands écrasés par le Pacte de Versailles, l’Iran développe un discours flattant  un désir de revanche propre à mobiliser le monde musulman enfermé dans son refus de la modernité et son sentiment de frustration et d’échec, en lui fournissant le bouc émissaire propre à le déculpabiliser et à libérer toutes les pulsions de haine: Israël. Comme l’Allemagne nazie, l’Iran manipule en sous main les communautés chiites ainsi que les Allemands l’avaient fait avec les communautés germanophones en  Europe,  et exaspère les conflits  pour étendre son influence. De la même manière que Hitler, elle crée  un régime de terreur qui éradique toute opposition au régime et ne laisse de marge de manoeuvre que à l’intérieur du système, développe unsystéme politique ou le pouvoir religieux, comme le Part nazi ou le pouvoir bolchevique,  double et contrôle à tous les étages les instances légales politiques, sous la férule du « Guide Suprême », titre très semblable à celui de « Fuhrer », même si il n’y a pas la part de dévotion fanatique obligatoire à sa personne qui existait dans le nazisme. Mais plus profondément encore, pour justifier le régime auprès de la population, la République Islamique propose à son peuple la promesse de satisfaire son besoin de puissance, dans la démarche propre à de nombreuses dictatures, qui échangent le renoncement du peuple à la liberté contre l’ivresse du sentiment de puissance collective tirée  de l’arrogance internationale et de la politique de force pratiquée sur les peuples adjacents. La logorrhée arrogante et provocatrice de Ahmadinejad répond très profondément à ce désir de puissance frustré du monde arabe, qu’il cherche à séduire, comme à celui du peuple iranien lui-rmême. C’est toujours trop tard que les peuples comprennent le prix qu’ils ont à payer pour cette stratégie de l’arrogance et du mépris. Surtout, ce que l’Histoire a montré, c’est que le plus souvent, ces démagogues, entraînés par leur propres discours et leurs premiers succès, finissent par y croire eux mêmes -comme Hitler_ et entraînent avec eux  dans la catastrophe leurs pays tout entier, après la phase de réussite initiale.

En même temps, comme ils baillonnent tout discours critique, à aucun moment ils ne peuvent entendre quoi que ce soit qui remette en question leurs choix, car toute critique est immédiatement assimilée à une trahison. Au fond, les petites dictatures modestes qui ne gênent personne sauf leur propre peuple, peuvent survivre longtemps,comme les dictatures nord coréenne ou cubaine. Mais dès que elle sont prises de mégalomanie, ce qui est une pente très fréquente, le compte à rebours de leur existence commence.

La différence entre l’Allemagne nazie et l’Iran, c’est que l’Allemagne était une puissance industrielle,technique, économique, et militaire énorme, et que  son erreur a été de vouloir s’attaquer à toutes les puissances mondiales ,y compris au super grand qu’étaient déja les Etats Unis. L’Iran n’est qu’un pays retardé  technologiquement ,en proie à des difficultés économiques majeures malgré ses ressouces énergétiques , militairement archaîque, et dont l’importance est surtout liée à sa capacité de nuisance, plus qu’à une puissance  réelle. Les Iraniens joueront ils à la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le boeuf, ou sauront ils s’arrêter à temps? La stratégie de la guerre asymétrique pourra t elle s’appliquer à un Etat et non à une guérilla? La stratégie de la dissuasion du faible au fort, base de la stratégie nucléaire française pourra -t-elle s’appliquer à l’Iran, et les Etats -Unis laisseront ils se développer une telle menace sur leurs intérêts stratégiques. Nous le verront dans le cours de l’année qui vient, car là aussi, le compte à rebours a commencé.

Le monde civilisé retient son souffle.

L’état binational prôné par les extrêmistes palestiniens recouvre un projet de libanisation d’Israël

mars 30, 2009

d’après l’article de Gil Mihaely,historien et journaliste israélien, paru dans Le Monde du 21 mars 2009

Mihaely expose clairement en quoi l’idée très ancienne de l’Etat binational qui refait surface dans certains milieux palestiniens est une fausse bonne idée et de quelle façon le bon sens apparent qu’elle présente cache une négation des besoins fondamentaux humains porteuse de catastrophes et de guerres interminables.

Il explique que l’être humain n’est pas une créature seulement rationnelle,  et que  la religion et la nation sont des besoins impossibles à supprimer et qui répondent au besoin fondamental de donner du sens. »l’Etat- Nation est ce lieu irremplaçable ou s’articulent tant bien que mal le particulier et l’universel, l’individuel et le collectif.

Or, dit-il, à partir du moment ou il n’y a plus coïncidence entre Etat et Nation- soit que plusieurs nations cohabitent dans un seul Etat, soit que des nations soient dispersés entre plusieurs Etats,  cette cellule de base du système international ne fonctionne pas si bien. Si un Etat peut abriter une ou plusieurs minorités nationales, il ne peut jamais concilier deux communautés nationales d’importance égale.

Or si on peut exiger d’un Etat-nation le respect des droits de tous ses habitants, on peut difficilement lui demander de respecter des aspirations nationales  concurrentes, pas plus qu’on ne peutd’ailleurs exiger  de ceux qui appartiennent à la communauté nationale vaincue en 1948 d’accepter de gaité de coeur le drapeau, l’hymne et autres symboles des vainqueurs. Ils on pleinement le droit d’avoir les leurs. »

« Mais que serait ce fameux état binational sinon la garantie d’une frustration générale et permanente? Un Etat n’est n’est ni un ectoplasme distributeur d’allocations, ni une mairie en plus grand. Ce serait une grave erreur de négliger cette dimension anthropologique, surtout dans le contexte d’u conflit qui exaspère les réflexes nationaux de ses protagonistes. »

« Comment peut-on espérer que Palestiniens et Israéliens réussissent là ou Tchèques et Slovaques ont échoué, là où Flamands et Wallons se perdent? » Appliquée a Israël, la solution d’un seul Etat bi-national ne peut aboutir que à une libanisation et à un non-Etat. »

« Reste cependant, dit il, la question de savoir si la solution « Deux peuples, deux Etats » est encore applicable sur le terrain, compte tenu de la politique constante des gouvernements Israéliens successifs de la rendre inapplicable. En outre, dit il, l’incapacité des Palestiniens à  contrôler leur violence et à  accepter des compromis raisonnables ont créé chez les Israéliens une crispation sécuritaire visible aux dernières élections. »

« Cela dit, ajoute-t-il, si Israël a su conquérir et coloniser, il s’st montré aussi capable de se retirer des territoires occupés comme en 1982 eans le Sinaï;et en 2005 à Gaza. Bref,aussi difficile soit-elle à mettre en oeuvre,la solution des deux Etatsn’est pas seulement la moins injuste. Elle est la seule »

LES ISRAELIENS REPLIQUENT AUX ACCUSATIONS SUR LE COMPORTEMENT DE TSAHAL

mars 28, 2009

Face à la campagne médiatique sans précédent menée contre eux après la guerre de Gaza et aux accusations de crimes de guerre,  les Israéliens ont commencé  à développer leur défense, pour parer à l’offensive  venue de plusieurs horizons à la fois  et visant à  développer la haine anti israélienne et à les couper des opinions publiques dans le monde entier.

La première riposte s’est située sur le plan des chiffres des pertes humaines durant l’offensive.Le choix de l’état major ayant été de ne pas autoriser les journalistes à accéder au champ de bataille, la conséquence en a été que les seuls à commenter et à rapporter les évènements en ont été les Palestiniens eux mêmes.

On se trouve à peu près dans une situation équivalente à celle qui se produirait si au cours de la grande journée de protestation sociale et de manifestations en France du mois de marssi  les seuls chiffres de manifestants et de pourcentages de grévistes avaient été fournis par les syndicats. Quand on sait que l’ écart a varié de presque 1 à 3 (1,2 millions de manifestants pour la police, 3millions pour les syndicats) et que il y a une surenchère systématique des syndicats pour des raisons faciles à comprendre :le nombre annoncé est celui qui signifie l’échec ou la réussite du mouvement, et il n’y a pas d’indicateur indiscutable de ces chiffres, sans parler des traditions de propagande  inscrites dans les mentalités militantes depuis des décennies,on comprend que la plupart des gens, sauf les manifestants eux mêmes, ont l’habitude de couper la poire en deux entre les deux estimations.

Toujours est il que les Palestiniens, dont les associations  « non gouvernementales » sont constituées de militants hautement politisés et engagés dans le combat nationaliste contre Israël, considèrent la propagande anti israélienne comme un de leurs devoirs essentiels, et ne se sont pas privés  de gonfler les chiffres globaux des pertes humaines, pendant que le Hamas  rétrécissait jusqu’au grotesque le nombre de ses propres pertes.

Les organisations de « défense des droits de l’homme « palestiniennes sont des organisations de défense des intérêts palestiniens qui ont compris l’avantage médiatique qu’elles trouvent, en Occident, à se parer de ce titre. Elles n’ont jamais condamné la moindre atteinte aux droits de l’ Homme dans les rangs palestiniens (crimes contre l’humanité que sont les attentats contre les civils, tortures exercées par le Hamas et le Fatah l’un contre l’autre,etc..;)

Les chiffres de Tsahal diffèrent donc énormément de ceux des organisations palestiniennes, dont le but est de présenter l’Etat israélien comme un monstre criminel.

Pour les Israéliens, le nombre total de victmes palestiniennes de l’offensive se monte à 1166, dont 709 ont été identifiés comme membres actifs de la branche armée du Hamas.295 civils (dont 49 femmes et 89 mineurs de moins de 16 ans)ont été reconnus comme victimes de l’offensive( c’est à dire approximativement un quart des victimes, contrairement aux chiffres des organisations palestiniennes qui affirment eux  dénombrer 926 civils sur 1417 victimes (et 236 combattants (soit 4 fois plus de civils que de combattants) (Le Hamas n’en « reconnaît » qu’une cinquantaine) auxquels il rajoute 255 policiers du Hamas  (La différence entre la Police du Hamas, qui traque et torture les opposants,  et maintient le pouvoir du Hamas sur Gaza et est en fait une milice armée à son service et la branche militaire qui ne fait pas grand chose à part lancer des roquettes sur la population civile israélienne est assez spécieuse.Ce d’autant plus que la nuance entre « militaires » se camouflant en civils en ôtant leurs uniformes, et policiers en uniforme et en armes comptés comme des « civils », est assez « jésuitique » (si l’on peut dire).

L’énormité de la différtence des chiffres montre bien que la réalité n’a pas été le seul facteur a être pris en compte dans ces « comptages ».

Le deuxième axe de défense des Israéliens, après la publication de témoignages de soldats israéliens décrivant des comportements  » injustifiables » de militaires israéliens a été de dire que il ne s’était en rien agi de consignes délibérées visant au meurtre de civils, mais souvent d’ordres visant à éviter d’exposer les soldats israéliens, menacés d’attaques de  kamikases ou de tentatives d’enlèvement annoncées par le Hamas.

Surtout, la source de ces témoignages a été un groupe d’élèves soldats, qui n’ont commis aucun acte, mais en ont rapporté, et qui étaient dirigés dans leurs cours par un officier de réserve ultra gauchiste, lui même condamné par l’ armée pour refus de servir en territoire occupé, et qui a publié un livre intitulé « Refuznik », tout un programme.

Le troisième axe de défense israélien est la contestation de l’usage criminel de bombes au phosphore. Celle ci ont bien été utilisées, comme cela est autorisé dans les lois internationales, mais comme bombes éclairantes ou comme « nuages de fumées », et non comme bombes incendiaires , comme cela a été le cas  dans des bombardements de la 2 ème guerre mondiale. L’amalgame a été fait en toute connaissance de cause par des organisations pacifistes, qui ne s’arrêtent pas à de telles manipulations, pour disqualifier l’action israélienne, et au fond, la légitime défense qui a été au point de départ de l’action israélienne.

Les pacifistes et les gauchistes, réduits au silence par le consensus massif de la population israélienne pour soutenir la riposte israélienne aux bombardements des populations civiles par le Hamas, ne se tiennent plus de joie à l’idée de pouvoir apparaître rétrospectivement comme les hérauts  de la morale et de l’humanité, prêts sans hésiter à donner la partie belle à ces autres défenseurs des droits de l’homme et des libertés que sont les terroristes du Hamas repeints en victimes innocentes de ceux qu’ils osent dépeindre en barbares.

Un pacifiste israélien remet en cause le pacifisme

mars 23, 2009

(d’après le texte de Amir Gutfreund, écrivain israélien, publié par Le Monde du 22mars 2009)

Le texte de Amir Gutfreund est intéressant parce que il constitue la première autocritique du pacifisme en Israël , venue donc de l’intérieur même du pacifisme, publiée en France.

A.G. se définit lui même comme « un homme de gauche, autrement dit quelqu’un qui veut la paix à tout prix et qui est prêt, pour cela à  d’énormes concessions ». Il dit d’ailleurs avoir voté travailliste aux élections de février dernier.

Pourtant, devant l’évolution vers la droite du pays, il n’interprète pas le phénomène comme le fait que les Israéliens sont allergiques à la paix, mais comme « une réaction aussi instinctive que salutaire ».

Pourquoi?

Parce que, dit -il, » les Israéliens demandent une pause; qu’on leur permette d’hésiter encore un peu avant d’en venir à des décisions irrévocables ». « Les raisons qui ont poussé l’opinion publique israélienne « à droite », ne lui sont pas étrangères, tout électeur de gauche qu’il soit »; en effet, » tout accord de paix, aussi précaire soit -il représente e effet pour Israël la mise en jeu de sa propre existence »

« Au cours des dernières décennies,la paix est apparue à portée de la main, puis tout est parti en vrille, et il se demande si cette paix était vraiment si proche, ou si il s’est agi de rêves et de châteaux en Espagne.

Il n’est pas besoin d’être de droite, dit-il, pour sentir qu’un changement profond s’est récemment opéré dans la réalité qui est celle d’Israël au Proche Orient. Un facteur nouveau, dont les Européens se sont insuffisamment rendu compte est intervenu:la survenue de l’intégrisme islamique.

« Rituellement, quelqu’un vient faire miroiter aux yeux des Palestiniens la promesse de succès supplémentaires, de victoire totale,pourvu qu’ils se retiennent, pourvu qu’ils sachent résister au compromis en cours… Un vent d’extrêmisme islamique souffle.Si naguère le conflit israélo- palestinien a pu apparaître soluble dans le cadre d’un partage des ressources  et de solutions humanitaires, il est sûr que, aujourd’hui, alors que les données du problème n’ont apparemment pas changé, aucun espoir de ce type n’est plus envisageable.

« Des pans entiers de la population palestinienne croient désormais dur comme fer dans les promesses d’un djihad mondialisé. Alors que le conflit est en apparence resté le même,il a changé de bases, et une grande partie des pacifistes, en Israël et ailleurs, n’ont pas pris connaissance du » tour de passe passe auquel s’est livrée l’histoire ».

« Il y a dix ans, j’étais convaincu que des concessions israéliennes conduiraient à la paix.Désormais je suis au contraire convaincu que les retraits les plus spectaculaires ne serviront à rien ».

Normalement, explique-t-il, ce devrait être les Israéliens qui n’ont pas intérêt au changement étant donné le « confort » de leur société, et les Palestiniens, du fait de leur misère et de leur souffrance,qui désirent celui- ci.

Or, cette situation s’est inversée. Les Israéliens ont l’estomac noué d’angoisse quand la paix ne progresse pas, et les Palestiniens s’enthousiasment pour les opportunités que recèle l’attente: obtenir plus et à de meilleures conditions dans l’avenir. »

« Comment arriver à ouvrir les yeux des Européens sur cette mutation, s’interroge-t-il? Cela lui paraît difficile quand on constate la paralysie qui saisit les Européens quand ils doivent affronter le radicalisme musulman, et leur crainte d’apparaître arrogants, racistes et colonialistes..

L’épreuve, dit-il aura lieu, à l’occasion de la « conférence de Durban 2 ». Il imagine déjà la scène: « Le délégué d’un pays ou les fillettes de8 ans sont mariées de force à des vieillards proclamera son indignation devant la situation des droits de l’homme en Israël ». Le délégué d’un pays qui subventionne partout dans le monde le terrorisme portraiturera Israël en état terroriste. L’ambassadeur d’une nation ou un tribunal a prononcé une peine de viol collectif sur une jeune fille dont le frère avait attenté à l’honneur d’une autre femme dissertera sur la politique scandaleuse d’Israël par rapport à ses minorités. »

« Durban 2 est un évènement si parodique, si grotesque, qu’on pourrait croire qu’il a été taillé pour dessiller les yeux des incrédules », et pourtant , il n’est pas convaincu du réveil de la conscience européenne.

Au moment ou commenceront les discours délirants sur Israël, y aura-t-il une surprise?

Le perdant radical

mars 6, 2009

LE PERDANT RADICAL écrit par H.M. Enzensberger

L’ouvrage de H.M.Enzensberger propose une tentative de comprendre ce qui reste toujours énigmatique pour la plupart des Occidentaux : qu’est ce qui pousse des êtres humains à se détruire en entraînant dans leur mort le plus possible d’êtres humains, quel est le processus mental qui conduit des hommes et parfois des femmes, jeunes, à organiser froidement le maximum de souffrances au prix d’une mort assurée pour eux mêmes.

Partant du phénomène des « forcenés » qui, à un moment, dans un lycée, dans la rue ou dans leur maison, tuent tous ceux qu’ils peuvent avant de se supprimer eux mêmes, il analyse le mécanisme qui sous-tend ces actes, et ensuite étend cette explication au terrorisme suicidaire islamique.

Le centre de ce mécanisme réside pour lui dans le sentiment d’être un « perdant ».

Un « perdant radical » , c’est pour lui quelqu’un qui non seulement ne se situe pas du côté des gagnants ( les gens heureux, ou ceux qui obtiennent une reconnaissance de leur valeur sociale, humaine, affective), mais qui en plus a le sentiment d’avoir perdu quelque chose, qu’il a eu ou aurait du avoir, d’un statut de gagnant ou de dominant.

C’est un homme humilié dans sa revendication d’être dominant dans le rapport des sexes, ou d’être un père tout-puissant, ou d’un statut social qui lui est dû par ses études ou son origine ethnique ou nationale.

Cet homme est envahi par le ressentiment, par une rage qui le ronge en silence et qui peut éclater sous l’effet d’une vexation minime, symbolique à ses yeux de son statut de victime. Le monde ne lui apporte pas ce qu’il lui doit, et il n’y voit aucune issue du côté d’un travail ou d’un effort de sa part..
Le sentiment d’impuissance et la haine, qui se combinent dans la rage, mijotent dans son esprit, et dans la mesure ou il ne dispose pas des moyens psychiques de l’autocritique, se cristallisent sur des boucs émissaires (le patron, les collègues, la femme, la police, etc..)

Totalement identifié à cette image de perdant, que les autres finissent par lui renvoyer, il ne lui reste plus que cette rage destructrice qui peut éclater dans l’apothéose du drame.

Cette disposition fondamentalement paranoïaque (sentiment de préjudice, agressivité, rationalisation déviante, absence de capacité autocritique, mégalomanie, rumination et incubation lente de la persécution) avec ses risques de « passage à l’acte » entre en conjonction avec le discours lui même paranoïaque de l’islamisme terroriste.

C’est la communauté musulmane elle-même qui est pensée par l’islamisme en ces termes de « perdante radicale ». La perte du rayonnement et du prestige possédés à une époque ancienne, n’est pas analysée en termes d’autocritique de la fermeture de cette société sur elle-même et de son mépris déplacé par rapport aux progrès de la pensée, de la technique, et de la liberté qui l’ont entouré. Les constats de son retard et de sa dépendance sont attribués à des ennemis mythiques(USA, Israel,capitalisme, etc. ). Ils sont accentués par la visibilité donnée aux succès des autres pays par la mondialisation médiatique.

L’idéologie islamiste constitue alors la base d’un renversement mégalomane de la vision de soi. La religion permet d’inverser le retard en fidélité aux « vraies » valeurs,la modernité devient un péché mortel, la puissance de vie et de mort sur les victimes du terrorisme gonfle de toute puissance ceux qui se méprisaient intimement et renverse la situation en mépris de la vie des autres.

Le parallélisme établi par l’auteur avec le nihilisme inclus dans la course à la destruction du nazisme est pertinent, mais il ne faut pas sous-estimer, même dans le jusqu’auboutisme hitlérien, la capacité à s’auto-persuader et à se convaincre par les mythes auto-créés.

En conclusion, le livre est une bonne étude sur les méfaits des mécanismes paranoïaques individuels quand ils rentrent en résonance avec des idéologies elles-mêmes paranoïaques.

Mais le lecteur reste sur une certaine insatisfaction devant le caractère univoque de l’explication. Chacun perçoit en même temps la justesse des processus décrits et leur insuffisance à rendre compte de la complexité des plans concernés par le terrorisme islamique. Une réflexion à poursuivre, donc.

« BEAUFORT » UN SUPERBE ROMAN SUR LES SOLDATS ISRAELIENS AU LIBAN PAR RON LESHEM

mars 6, 2009

Ce roman superbe , inspiré de très près par la réalité rapportée à l’auteur par le chef de l’unité décrite dans le livre, décrit la vie d’une unité d’élite de l’armée israelienne qui garde le château de Beaufort, château médiéval occupé par le Hezbollah jusqu’à l’offensive menée au Liban par l’armée israelienne commandée par Ariel Sharon en 1982 et qui avait abouti, après avoir chassé le Fatah et Arafat de Beyrouth, à l’occupation du Sud Liban jusqu’en 2000, année du retrait volontaire de l’armée israelienne.

Le livre raconte avec une justesse de ton extraordinaire le monde intérieur et les rapports de ces soldats, entraînés à une guerre d’offensive et d’audace, contraints de s’enterrer dans des abris bétonnés et de subir passivement les bombardements et les attaques imprévisibles et meurtrières d’un ennemi qu’ils ne voient jamais.

Il décrit dans une langue exceptionnelle d’intensité et de vérité les sentiments d’amour profond, d’intensité affective qui lient ces jeunes gens, à peine sortis de l’adolescence, et dont la vie est risquée en permanence, à la merci d’une roquette ou d’un missile contre lesquels n’existent pas de parades. Seule la chance décide qui va vivre ou mourir.Le chef de l’unité à peine plus âgé que ses soldats, dévoré de l’envie de se battre, doit en permanence maintenir cette volonté de combattre qui est la fierté de cette unité et qui se heurte aux conditions passives qui leur sont imposées par leur mission de garde, et qui s’amplifient quand la perspective d’un repli pour des raisons politiques se précise de plus en plus.

La coexistence des blagues juvéniles, des préoccupations amoureuses de cet âge, du sentiment d’être une avant garde vitale pour la protection d’Israel,avec l’excitation du combat, la rage contre un ennemi qui frappe en restant hors de portée, la détresse immense quand un copain- un ami plus proche que ne peuvent l’être tous les proches, quelqu’un pour qui on peut donner sa vie, et qui peut donner la sienne pour vous- est tué à quelques mètres de soi, tout cela crée un univers incommunicable au reste des mortels. L’intensité des sentiments , la force des liens créés dans un petit groupe, le langage commun qui les soude, mélange de formules consacrées, de code de complicité, la référence implicite à l’honneur qui impose au risque de l’existence la solidarité absolue ,le refus de l’abandon du blessé ou même du corps de l’ami mort, constituent un monde qui s’oppose à la vulgarité et à l’individualisme de la société banale pour laquelle ils se battent.

La décision politique du retrait du Liban va ébranler cette acceptation du sacrifice possible en en remettant en cause la justification-pourquoi partir maintenant et pas avant-, en rendant impensable d’être le dernier mort de cette guerre que le pays commence à désavouer.La pression médiatique des pacifistes, l’hystérie des mères, le lâche soulagement qui s’étend, ébranlent la conviction intérieure de ces jeunes qui se sentent isolés du pays qu’ils étaient prêts à défendre au prix de leur vie.

La fierté née de ces risques extrêmes survivra à la fin de l’aventure, à la séparation du groupe, au souvenir des amis perdus, et à l’entrée dans la vie adulte et dans le quotidien.

Du livre, en attendant le film qui sortira prochainement, subsistera l’image de ces garçons , de leur courage évitant les phrases grandiloquentes, de leur capacité à se battre pour des valeurs que le pays n’est plus unanime à partager, et pour lequel ils illustrent la formule de Renan: »Une nation est une grande solidarité faite des sacrifices que l’on a faits et de ceux que l’on est disposés à faire ».

Amnesty International pris sur le fait d’une manipulation anti israélienne

février 24, 2009

Amnesty International vient de fournir une preuve  manifeste de sa partialité anti israélienne en annoncant sa décision de demander un embargo de toutes les armes  à destination d’Israël … et de Gaza.

L’hypocrisie de  cette annonce pseudo équilibrée, qui met sur le même plan un mouvement terroriste, et un état entouré de pays  ou de groupes armés qui crient sur tous les toits leur volonté de le détruire (Iran , Syrie, Hezbollah, etc.), montre le jeu  de cette organisation, noyautée par  des éléments gauchistes et propalestiniens, qui agissent sous le masque de la défense des Droits de l’Homme.

L’apparence rhétorique d’une « équité » de traitement entre Hamas et Israêl ( préparée par le fait que pour la première fois de son existence, Amnesty condamne les bombardements par le Hamas de civils israéliens et la terreur exercée par le Hamas (assassinats, tortures, menaces) sur les civils de Gaza,  cache perversement le fait que tenter de priver Israël de ses moyens de s’armer revient à le livrer désarmé entre les mains des états haineux qui n’ont jamais accepté son existence , qui rêvent depuis des decennies de le détruire, et qui eux  continuent à recevoir un flot continu d’armes, que ce soit de l’Iran ou de la Russie.

Une campagne pour désarmer Israël s’inscrit tout à fait dans les méthodes  utilisées par l’ex Union Soviétique à l’époque de la guerre froide, où l’ URSS et les partis communistes d’Europe Occidentale instrumentalisaient les mouvements pacifistes pour démembrer la défense occidentale (les fusées Pershing installées pour faire pièce aux fusées russes d’Europe de l’Est)

De la même façon, jouant encore sur les mots, Amnesty accuse Israël  d’avoir « attaqué les populations civiles » de Gaza, faisant semblant de ne pas voir la différence qu’il y a entre causer des pertes civiles en visant des terroristes, et viser les populations civiles elles-mêmes.Amnesty n’avait d’ailleurs pas protesté quand les Américains, employant toutes la puissance de leur armée, avaient rasé des secteurs entiers de Falloudja ( alors quasi contrôlée par les milices anti américaines) ou de Sadr City à Bagdad dans leur offensive qui avait éradiqué « l ‘armée du Mahdi » des quartiers qu’elle contrôlait.

De la même façon encore, Amnesty reprend  sans les discuter ni les vérifier les chiffres palestiniens sur les pertes civiles à Gaza, alors que la propagande du Hamas et des Palestiniens n’ a jamais montré de souci de la vérité ni même souvent de la vraisemblance. Le caractère fantasmagorique de leurs chiffres est plutôt la règle que l’exception.C’est un peu comme si on laissait Al Khaida fournir les informations sur les combats en Afghanistan. Il est vrai que l’armée israélienne a prêté le flanc à ces manipulations médiatiques en empêchant les journalistes d’accéder aux lieux de la bataille, mais elle a publié des chiffres basés sur sa propre enquête et  affirma avoir identifié plus de 600 membres du Hamas parmi les victimes.Elle prétend ne trouver trace  de décès que pour 1200 personnes et non plus de 1300, chiffre palestinien.Les chiffres donnés par le Hamas (une cinquantaine de pertes seulement), donnent une idée de l’échelle  du mensonge qui est utilisée par les islamistes.

La structure très verticale de l’organisation de Amnesty International (état major central dictant dans les moindres détails les mots d’ordre , les arguments des campagnes)permet aux militants pacifistes, écologistes, « anti-impérialistes », contrôlant cette association d’utiliser le renom  de défense des droits de l’homme de cette association comme caisse de résonnance  pour des manipulations médiatiques . Celles-ci sont le reflet des options idéologiques de ces militants  devenus maîtres dans la guerre des idées qui se livre sous le couvert de motivations purement « humanitaires ».

Suspense en Israël à la veille des élections du 10 février

février 7, 2009

A l’avant veille des élections, le suspense est très grand  quant à l’issue de cette confrontation. La presse est unanime à diagnostiquer une droitisation de la population, et les sondages sont  aussi homogènes à constater que Netanyahou est en tête actuellement, et que le parti d’extrême droite de Avigdor Lieberman va effectuer une percée qui va le faire passer largement devant le parti travailliste.

Cependant, les jeux ne sont pas faits pour plusieurs raisons. D’abord, Tzipi Livni a réduit l’écart qui la sépare de Netanyahou, qui n’est plus, d’après le dernier sondage (6 février) que  de 27 sièges au Likoud contre 25 sièges pour Kadima. De plus, une part importante de l’électorat semble ne pas avoir fait son choix et se déterminera au dernier moment, et les électeurs de Kadima paraissent plus que ceux du Likoud sûrs de leurs choix. Enfin Netanyahou est inquiet de la progression de Israël Beiteinou, le parti de Lieberman, qui se développe au détriment de son propre électorat.

D’autre part , l’insuffisance de la base électorale de chacun des principaux partis les contraint à des alliances électorales pour avoir la majorité. Or, si le bloc des droites,qui trouve sa base dans le refus d’une reconnaissance d’un état palestinien qui disposerait d’une partie de Jerusalem comme capitale, est nettement plus nombreux que celui de l’alliance du centre et des gauches, il y a des contradictions internes dans ce bloc qui peuvent lui poser de sérieux problèmes.

Lieberman pourrait ne pas trouver de poste satisfaisant dans un cabinet dirigé par Netanyahou, et il est très opposé aux  pouvoirs exhorbitants accordés aux religieux, comme une part importante de son électorat russophone.

Netanyahou, qui représente une droite qui craint d’être l’otage des extrêmistes, a annoncé sa volonté de former un cabinet d’union nationale ou Barak aurait vraisemblablement le minstère de la défense.

Livni annonce aussi sa volonté de faire un gouvernement d’union nationale, dont elle dit que il pourrait être plus ouvert (à droite) que ne le serait à gauche celui de Netanyahou.

Il existe donc une marge d’incertitude, qui va dépendre en partie des votes « tactiques » des électeurs qui voudront contraindre les « grands »  partis à certaines alliances.

Deux  conséquences fondamentales vont découler de ces choix.La principale sera liée au processus de négociation avec les palestiniens: si la droite passe, le processus sera gelé- quelque soient les  astuces verbales qui seront utilisées pour le masquer, ce qui aura pour conséquence immédiate la disqualification des tentatives palestiniennes pour faire exister un état palestinien côte à côte avec l’ état Israélien, avec pour effet instantané l’effondrement du Fatah, la prise de contrôle de la population palestinienne par le Hamas islamiste, terroriste, et agent direct de l’Iran, l’annulation de la reconnaissance d’Israël par les palestiniens et leur revendication d’un état unique en Palestine. En même temps cela isolera Israël de ses alliés américains et européens , et le rendra encore plus fragile face aux nouveaux soutiens des musulmans que seront les Chinois et les Russes, par intérêt géostratégique.

La seconde conséquence risque d’être, si la droite contraint Kadima à se retrouver dans l’opposition, l’éclatement de cette formation et le retour au bipartisme traditionnel en Israël, avec le manichéisme qui s’ensuit, et le risque de rupture de l’unité du pays.

L’incertitude qui règne encore sur les conclusions de la guerre de Gaza, et en particulier le fait que les bombardements continuent, même si c’est de façon extrêmement réduite, a entamé le crédit des membres du gouvernement. Le sentiment le plus répandu dans la population israélienne, en dehors du soutien presque unanime à cette guerre, est que il y avait une possibilité d’aller beaucoup plus loin dans l’écrasement du Hamas, et que le gouvernement s’est arrêté juste avant de franchir ce pas, par manque de détermination.

C’est  ce sentiment qui fait le lit de l’extrême droite et de sa progression, les considérations de sécurité passant avant toutes les autres dans l’esprit des Israéliens. L’augmentation de la pression iranienne, avec le lancement réussi de leur satellite, et la décision russe de mettre en route le réacteur qu’ils  fournissent à l’Iran avant la fin de l’année, accroît encore l’impact du facteur sécuritaire dans les choix de la population israélienne. L’annonce par Netanyahou « qu’il ne laissera pas l’Iran acquérir la capacité nucléaire « peut être aussi inquiétante que rassurante pour ceux qui voient l’avenir s’assombrir dans la région.

Israël arrive à la croisée des chemins, et les Israéliens, habitués à ausculter tous les signes de danger  dans leur environnement, feront certainement peser ce facteur dans leur décision d’après-demain.

Par la propagande et par les armes les mouvements islamistes à la conquête du pouvoir total dans le monde musulman

janvier 25, 2009

L’année 2009 commencée par l’affrontement militaire entre l’armée israélienne et le mouvement islamiste Hamas, va se poursuivre par la tentative de négociation entre les Etats Unis de Barack Obama et l’Iran, dont l’enjeu sera la guerre ou la paix dans la région et peut être dans une grande partie du monde.

Comprendre la signification de l’apparition sur la scène politique mondiale de ces nouveaux acteurs que sont les mouvements islamistes, dans les pays musulmans ou dans les populations musulmanes des pays non musulmans est essentiel pour ne pas se tromper dans l’évaluation des dangers  et dans l’élaboration des stratégies pour les contenir ou pour les vaincre.

Ceci nécessite d’éclaircir les liens qui existent entre les idéologies qui ont entraîné les masses derrière ces mouvements et les masses elles-mêmes. Or, contrairement à ce que l’on pourrait penser, la force d’entraînement des idéologies n’est pas due à leur apparence plus ou moins véridique, même si chacune se flatte d’être l’incarnation d’une vérité. C’est la satisfaction des désirs humains , des besoins insatisfaits et des passions qu’elles promettent, et qu’elles réalisent dans la lutte pour la suprématie qui est leur visée.

Ainsi, ce qui a fait le succès de  l’idéologie nazie, auprès du peuple allemand, c’était non pas la cohérence des théories raciales, inexistante, mais le désir de revanche après la défaite de 1918, l’envie de se sentir supérieur aux peuples voisins, la mégalomanie flattée dans tous les domaines, la possibilité de jeter aux orties toutes les contraintes de la morale, le rêve d’une domination sans frein sur les autres.

De même, l’idéologie communiste a entraîné l’adhésion de masses immenses par la promesse d’un renversement des places sociales, dans lequel ouvriers et paysans devenaient les figures les plus valables dans l’échelle sociale, entrepreneurs et intellectuels étant réduits à des statuts  inférieurs, quand ce n’était pas de victimes expiatoires.

En ce qui concerne les masses musulmanes de notre époque, le sentiment de plus en plus répandu actuellement semble être le ressentiment tourné contre le reste du monde, le monde occidental en particulier. Ce ressentiment est lié à la conscience d’un fossé qui va en s’élargissant entre le bien être (relatif) des sociétés démocratiques et la conscience, rendue plus aigüe par la mondialisation médiatique, de la stagnation désespérante des pays musulmans, de la paralysie sociale de ces états quand ce n’est pas leur enfoncement progressif dans la misère. Partout, les mêmes images de misère, de chômage, d’exil perçu comme la seule issue, de corruption, de dictatures.  L’Algérie, 45 ans après son accession à l’indépendance, est contrôlée par un parti unique qui n’est que le masque de la corruption , des trafics, des malversations et des incompétences, d’un système pourri jusqu’à la moelle et qui n’ a pas su produire le développement rendu possible par les immenses ressources naturelles du pays. L’Egypte, pays d’une civilisation splendide vieille de 5000 ans, est la victime d’émeutes de la faim qui montrent son état de délabrement social et économique. Le Pakistan étouffe sous la masse des miséreux, etc..

Partout, dans ces pays, le sentiment d’être les descendants d’une culture brillante, les héritiers d’empires puissants qui ont dominé une partie du monde, à une époque reculée il est vrai, s’accompagne d’un vécu d’humiliation, proportionnel à l’exacerbation d’ un orgueil collectif réactionnel,  lié à cette origine glorieuse, et aboutit à une rancoeur qui vire de plus en plus  au désir de revanche et à la haine. Les régimes politiques qui portent la responsabilité (avec les peuples qui les maintiennent au pouvoir) de cet échec à  s’ajuster au monde tel qu’il est , encouragent cette déviation  de l’insatisfaction des peuples sur des boucs émissaires, l’Occident globalement, les USA et Israël en particulier.

Comme du côté Occidental  une partie de la population, embourbée dans les vestiges de culpabilité liés à l’époque du colonialisme, fait chorus avec ces thèses victimaires et renforce ce discours projectif,et comme les intellectuels indépendants sont quasi inexistants dans le monde musulman, le discours se développe et s’auto confirme sans trouver d’obstacles sérieux à sa rhétorique.

L’échec des espoirs liés au socialisme et au nationalisme, qui n’ont résolu aucun des problèmes de ces peuples, quand il ne les ont pas aggravés, aboutit au repli communautaire sur le patrimoine commun de ces peuples, la religion, qui fait d’eux un ensemble de plus d’un milliard d’individus, donnant le sentiment d’une force collective . Celle-ci compense les constats d’échec à prétendre à tous les titres de gloire de l’époque actuelle: importance militaire, économique, scientifique, culturelle, ou le retard se creuse continuellement.

C’est ce désir de puissance frustré, ce sentiment d’être les oubliés de la planète à l’heure ou les anciens pays du tiers monde de l’Asie et d’Amérique Latine montrent comment on peut se sortir du sous développement par le travail et l’intelligence, que les islamistes  exploitent à fond.Ils  exaltent la religion comme identité positive face  à la dévalorisation des identités nationales, flattent la haine latente de ces masses et l’exacerbent, soutenant la seule chose positive que voient en se regardant ces masses déshéritées: leur soumission à un ordre transcendant, qui , lui au moins, est grand. D’où la violence inouïe qui surgit lorsqu’elles se croient attaquées ( ou quand on leur dit qu’elles sont attaquées), dans la dernière chose qui leur reste: la religion, qui est en même temps leur point d’attache à la civilisation, et la seule chose grande dont elles peuvent se revendiquer.

Les islamistes, qui ont peu à peu pris la mesure du levier extraordinaire dont ils disposaient pour activer tous les ressorts émotionnels principaux de ces peuples, en ont tiré les conséquences: ils ont décidé de jouer à fond la carte du ressentiment des masses arabes, pour s’emparer du pouvoir partout ou ils le peuvent, avec une idée très claire dans leur esprit: là où ils s’empareront du pouvoir, ils ne le relâcheront plus. Peu importe les voies, électorales (tout à fait envisageables à certains endroits: en Algérie avec le FIS, à Gaza avec le Hamas, etc.) ou par la force (à Gaza également avec le coup de force militaire du Hamas,etc), une fois au pouvoir, tous les moyens les plus sanglants seront utilisés sans vergogne pour le conserver.

Le discours « intégriste » des islamistes prend ainsi la place d’un discours nationaliste et en est l’équivalent. Partout, il joue la carte de la haine contre « l’étranger » (La terre arabe devient « une terre sainte » que la présence des étrangers » profane », comme on l’a vu pour la présence des troupes américaines en Arabie », et il va de soi que les Juifs aussi profanent la terre palestinienne. Les étrangers sont la cible préférentielle des meurtres d’ Al Khaida, ou des extrémistes pakistanais venus faire un massacre à Bombay.

Tout ce qui est non musulman est suspect, et il y a un projet clairement établi de faire « une chasse gardée » des territoires de religion musulmane, d’éradiquer tout ce qui est autre, les chrétiens, même arabes, en font l’amère expérience à Gaza ou ils sont sous la terreur islamiste, comme en Irak ou même en Turquie.

Les mouvements nationalistes dans les pays musulmans sont de plus en plus coiffés par les islamistes (en Tchétchénie par exemple), plus déterminés, plus extrémistes, et soutenus par les Etats islamistes ou leurs alliés, financièrement et militairement. L’exemple de la Palestine, ou le Fatah perd du terrain, avec le recul de ses composantes marxisantes, face au prestige combattant des islamistes, est inquiétant.

A partir de là, il n’existe pratiquement plus de  voie alternative dans beaucoup de pays musulmans à l’islamisme, pour mobiliser les foules de déshérités. Parallèlement, une partie de la classe moyenne ( petits cadres, diplômés au chômage ,etc.) voit une possibilité d’accéder au pouvoir dans les wagons de l’islamisme, en même temps qu’une idéologie qui lui redonne une importance, comme  en Allemagne, une partie de la bureaucratie s’est ralliée au régime, pour avoir des miettes de pouvoir.

Les religieux, eux, poursuivent un but double.

Le principal est d’encadrer la population et de la conquérir à l’idée de mettre la religion au poste de commandement, en prenant la tête des luttes nationales et sociales, comme les communistes le faisaient avec leurs « courroies de transmission » (syndicats, organisations de masse, mouvements pacifistes). Mais la lutte nationaliste est pour eux un moyen plutôt qu’une fin en soi, même si ils adhèrent parfaitement à ses buts. Une fois au pouvoir, l’expansion de leur puissance (militaire, diplomatique, d’influence) étatique se confond avec le renforcement intérieur de leur emprise sur le pays et là encore, le nationalisme, et la haine de l’autre restent les ressorts qui leurs permettent d’être en phase avec les sentiments de la masse.

On comprend dans ces conditions la politique de l’Iran. Acquérir la bombe leur permettrait de sanctuariser leur Etat religieux, qui tout en régnant par la terreur sur le pays, n’a pas réussi à éradiquer le philo -américanisme d’une partie de la population, ni une sourde opposition aux côtés les plus rétrogrades de l’idéologie du régime. La faiblesse du régime, c’est justement le côté avancé de ce pays, l’existence d’une bourgeoisie émancipée, d’une classe instruite et désireuse de modernité qui courbe la tête sous la répression, mais n’est pas anéantie et sans laquelle, le pays ne peut pas survivre. D’où le désir de conclure éventuellement un pacte avec les Etats Unis pérennisant la situation, qui n’est toujours pas acquise définitivement pour le régime, qui cherche également, en prenant la tête d’une croisade pour la destruction d’Israël, à acquérir un prestige qui le mettrait à l’abri de toute contestation.

La religion est ainsi devenue le vecteur d’un « nationalisme sans nation » avide de revanche, haineux et pousse au crime, tout en prétendant défendre des valeurs humaines.  Comment rétablir une relation de raison avec le monde musulman et le séparer de cet enfoncement dans une paranoia  vers laquelle le poussent  les manipulateurs de l’Islam, comment ne pas le confondre avec cette psychose, ce qui l’y engagerait encore davantage, sans pour autant valider son discours persécuté? C’est toute la question de l’époque actuelle.

L’amalgame est aussi dangereux que la complaisance et la naïveté.

Gaza: le prix à payer pour les ambiguités dans la conduite de la guerre risque d’être lourd

janvier 23, 2009

Au moment ou la trève perdure et où, comme c’était prévisible , le Hamas plastronne en se vantant de ne pas avoir été détruit, et donc d’avoir résisté à l’armée israélienne, le pays s’interoge sur la stratégie qui a été suivie, et doute de la réalité des affirmations de Olmert qui prétend que la guerre a permis d’atteindre tous les objectifs.

Le Hamas a beau réoccupper le terrain, faire la démonstration qu’il contrôle toujours la population, multiplier les provocations verbales, le point essentiel reste: les tirs sur Israël seront ils te rminés oui ou non.

Si ce n’est pas le cas,  cette guerre aura causé des destructions et des morts inutiles, aura gaspillé le prestige de Tsahal en lui fixant des objectifs imprécis (« affaiblir » le Hamas, ce qui ne veut pas dire grand chose).

Si c’est le cas, Le Hamas pourra faire toutes les déclarations qu’il veut, chacun saura que Israël a gagné la guerre, quelque soit le nombre de combattants du hamas  tués.

Si les accords internationaux  empêchent réellement le Hamas de se réapprovisionner, Israël a gagné. S’il s’agit simplement d’accords formels et de faux semblants, ce sera le Hamas le vainqueur.

Actuellement, les tunnels ont repris leur activité, même si une majorité d’entre eux ont été détruits. Le réapprovisionnement du Hamas peut donc se poursuivre. Une partie de l »armement iranien fourni au Hamas était acheminé par mer, par des containers spéciaux largués pardes bateaux iraniens, qui restaient sous l’eau jusqu’à la proximité du rivage ou ils étaient recueillis par les Palestiniens. Manifestement, la marine israélienne était impuissante à tarir cette source de réarmement. Les américains ont ils donné des moyens techniques aux israéliens permettant de résoudre ce problème?

Pour le moment, le succès de Israël n’est pas démontré.Le résultat le plus immédiat a été le bond en avant électoral du Likoud, qui, d »après les sondages, aurait de nouveau creusé l’écart avec Kadima (30 sièges contre 26 ou 24), de même que le parti d’extrême droite Israël Beitenou, de Avigdor Lieberman. La population israélienne perçoit un écart entre les déclarations ronflantes du gouvernement et ce que chacun voit: pas de signes actuellement d’une garantie queconque que les tirs ne vont pas reprendre quand le Hamas le voudra, peut être insensiblement pour commencer, puis plus massivement. Alors , Israël n’aura d’autre choix que de relancer une autre offensive, qui déclenchera encore les mêmes cris de haine, et le seul gain aura été un sursis de quelques mois en attendant une  deuxième guerre, plus dure, plus coûteuse, plus meurtrière;

En même temps, le risque d’un succès electoral de ce qui est maintenant une extrême droite, menace directement le processus de paix, déja bien mal en point. Si les futurs dirigeants d’Israël sont déterminés à torpiller ce processus, ils isoleront Israël  de tous ses alliés démocratiques (les seuls qui lui restent, d’ailleurs) et en particulier ils le couperont de son plusfidèle allié, le seul profondément acquis à son existence et à sa légitimité: les Etats Unis, sans l’appui militaire et diplomatique duquel ils se retrouveront le dos au mur, face  à  la meute ivre de haine des islamistes  et du monde musulman.

Cela finira d’isoler chez les Palestiniens les partisans d’une coexistence entre deux états, et la vague d’extrêmisme, coagulée autour des islamistes ,finira par être la seule voix parlant au nom des Palestiniens, ce qui est le but poursuivi par le Hamas et ses maîtres iranien et syrien .

Livni risque  d’avoir gaspillé l’estime que lui procurait son honnêteté et la conjoncture favorable produite par le glissement à l’extrême droite du Likoud, effrayant pour beaucoup d’électeurs. Le coût risque d’être immense, livrant le pays à la violence des discours extrêmistes, disqualifiant les leaders politiques qui n’avaient vraiment pas besoin de cela,le divisant au moment ou il a plus que jamais besoin d’unité, favorisant les surenchères démagogiques chez les ennemis comme chez les amis,poussant vers la radicalisation la droite comme l’extrême gauche.

Peut être quelque chose sortira-t-il des négociations en cours actuellement. Plus vraisemblablement, seul le grand face à face irano américain qui va se mettre en place avec l’arrivée de Obama  va t il influer sur un Moyen Orient qui s’enfonce lentement dans la spirale de la haine et de la guerre à mort. L »accumulation des armes, l’exacerbation calculée de la haine anti israélienne, l’instrumentalisation de la religion  comme moyen de conquête oou de conservation du pouvoir, la paranoia qui envahit le champ de la politique font planer la menace d’une catastrophe ou le terme de holocauste ne correspondra pas à l’abus de langage dont sont coutumiers les adversaires d’Israël, mais à une effrayante réalité. Les voeux d’anéantissement répétés à l’égard d’Israël donnent la mesure de la folie meurtrière qui rode  dans cette région. Les Fous de Dieu manient avec froideur  ou avec excitation la terreur , le mensonge et la Mort et regardent avec ironie ces Occidentaux qui croient pouvoir opposer la Raison aux passions humaines que sont la haine, la volonté de domination,et la destruction de l’autre.

Les élections qui vont avoir lieu dans moins de 3 semaines en Israël vont être décisives pour la vie de tous les habitants de cette région pour plusieurs années et peut être même davantage.

Le Hamas fait partie de la galaxie monstrueuse née de l’hybridation du politique et du fondamentalisme islamiste

janvier 19, 2009

Au moment ou l’on apprend par des militants du Fatah que plusieurs dizaines d’entre eux ont été emprisonnés et torturés par le Hamas dans des écoles transformées en centres de torture pendant l’offensive israélienne à Gaza, et que au moins trois d’entre eux se sont fait arracher les yeux, parce que ils étaient accusés d’avoir livré aux israéliens le dirigeant du Hamas tué par un bombardement, la nécessité de réfléchir sur la nature de ce mouvement s’impose. L’apparition d’une nouvelle espèce de mouvements politiques au croisement de la religion, de la dictature politique et de l’emprise idéologique complète sur leurs membres, dont la visibilité est apparue nettement aux yeux du monde avec les attentats de septembre 2001 à New York, même si les prémisses existaient déja depuis bien plus longtemps, trouble depuis longtemps les analystes politiques du monde entier.

La première manifestation éclatante de l’existence de ces nouveaux venus sur la scène politique mondiale a été la prise de pouvoir par l’ayatollah Khomeiny, quand il a renversé le pouvoir du Shah et instauré un système de pouvoir qui mixait à tous les niveaux appareil politique et appareil religieux, chacun se servant de l’autre pour se renforcer et écarter tout opposant éventuel au nouveau système qui se mettait en place.

De ce point de vue,beaucoup de points communs existent avec les deux grands systèmes totalitaires du 20ème siècle, le nazisme et le communisme: en effet, dans ces deux cas existait une sorte de double pouvoir ou d’un côté existaient des organismes officiels de l’Etat (assemblées, élections,législation) et de l’autre, une hiérarchie parallèle, celle du Parti, qui détenait le pouvoir effectif, doublait à tous les niveaux les organes légaux (commissaires politiques dans l’Armée Rouge,SS dans l’armée allemande, services secrets au service du Parti, etc.) et mettait les moyens formidables de l’Etat au service d’un groupe politique,  éradicant toute opposition par la terreur de masse(camps de concentration, goulags, exécutions ).

Dans ces deux systèmes, l’idéologie de ces mouvements proposait non seulement une orientation politique (fondée sur la racisme pour l’un, la lutte de classe pour l’autre), mais un système de valeurs total, dictant un mode d’être, un modèle de type humain auquel chacun était invité à se conformer, sous peine  de danger grave. Les dirigeants de ces mouvements à la fois partageaient cette idéologie, et en même temps pouvaient s’en  dégager avec le plus grand cynisme pour protéger leur pouvoir, et l’utilisaient comme instrument pour justifier celui-ci et comme outil de conquête des masses.

Les dirigeants islamistes , qui dans un premier temps, ne se préoccupaient que de religion, ont compris à un moment (celui de l’échec de l’idéologie socialiste dans le monde musulman) l’immense pouvoir potentiel qu’ils possédaient avec la religion pour atteindre et captiver les masses musulmanes,et capter leur désarroi identitaire face au monde occidental. Les masses peu cultivées, l’absence de perspectives politiques avec la fin du socialisme et du nationalisme arabe, la quasi absence d’intellectuels hors de la sphère  religieuse leur ont ouvert un champ immense, déja préparé par la traditionnelle intrication du politique dans le religieux dans l’Islam.

A partir de ce moment ,l’idée de faire des mouvements religieux la base poitique de groupes visant la prise du pouvoir, par une stratégie soit de réseaux sociaux parallèles à l’Etat défaillant, soit de lutte armée appuyée sur des revendications nationalistes, s’est mise en place.

Deux courants se sont alors développés: le courant djihadiste, avec Al Khaida, qui déclare une guerre ouverte à tout le monde non musulman, rêve de façon délirante d’une domination mondiale exercée par l’Islam, et attire les despérados de l’Islam à qui est proposé une mort au combat ou dans l’éclair d’un attentat,thérapeutique radicale de la désinsertion et du désarroi identitaire qui frappe les musulmans déboussolés et isolés dans le monde moderne. Ce courant a réussi à établir des bases de repli dans les pays dont l’identité  est incertaine et se structure autour de la religion musulmane plus que  sur une histoire nationale ( Pakistan, Somalie,Afghanistan); Le courant chiite, rejoint par les frères musulmans et une série de mouvements d’opposition dans les pays dirigés par des régimes modérés , lui, vise la conquête du pouvoir dans les pays arabes,en alternant le travail de tissage de réseaux sociaux suppléant l’incapacité des états ,et les mouvements armés qui tentent par la force de conquérir le pouvoir (Hezbollah, Hamas, ex GIA) à la pointe du fusil et de la prise de contrôle des populations par la terreur et l’intimidation.

Ces mouvements sont caractérisés par une intense mise en condition des populations (propagande incessante par les médias arabes, pressions exercées pour obtenir l’ adhésion, puis la soumission aux règles religieuses présentées comme étant l’essence de l’identité communautaire, le grignotage de positions clefs dans l’Etat, les institutions enseignantes, les centres de pouvoir et d’influence locaux, qui placent leurs adversaires en position de plus en plus isolée et défensive.

L’ensemble aboutit à un système qui mélange la violence , le refus de l’autre, une propagande grossière, mais efficace, un contrôle de plus en plus grand de l’information, dans la phase de développement des mouvements, et quand le pouvoir est conquis, une répression féroce de toute déviance ( cf l’Iran avec ses tortures , ses exécutions et ses mutilations .

La caractéristique de ces mouvements, moins suicidaires que les partisans d’Al Khaida,est la manipulation perverse de toutes les frustrations du monde musulman  à qui la religion est opposée comme résolvant tous les problèmes, rétablissant l’unité du monde musulman, sa puissance,son prestige, pour le modeste prix de lui confier le destin politique des pays ou elle triompherait.La rhétorique religieuse se mêle à la rhétorique politique et donne le spectacle effarant de religieux prêchant l’assassinat,la destruction et la haine, imaginant des complots politiques perfides, et rêvant de leur puissance politique future. Le mensonge, le meurtre,le double langage sont les outils de prédilection de militants à qui tout peut être autorisé, puisque c’est pour Dieu qu’ils se  battent.

Le Hamas, qui appuie tantôt sur le côté religieux, tantôt sur le côté politique, suivant les besoins du moment  et suivant l’interlocuteur, . manie tous ces outils avec une perversité qui vaut bien celle du Hezbollah² Cela fait bien longtemps que la vérité n’estpas en odeur de sainteté dans les pays arabes, mais le double langage est parfois porté à la hauteur des beaux arts.Qu’importe quand, suivant le principe de la propagande de Goebbels, ce qui compte, ce n’est pas la vérité d’une proposition, mais sa répétition.Le Hamas pourra dire que il n’a perdu que 48 hommes dans cette guerre.Les Palestiniens ne demandent qu’à croire ce genre de discours, que leurs dirigeant leur assène depuis des dizaines d’années.

Peut être les dirigeants européens sont ils prêts à parler avec le Hamas. Ils ont bien parlé avec Hitler en 1938, à Munich. Cela avait été un franc succès dans l’opinion française de l’époque .

Gaza: Israël a-t-il vraiment atteint tous ses objectifs?

janvier 19, 2009

Au 24 ème jour de la guerre, et au 2 ème jour du cessez le feu parallèle entre Israël et le Hamas, la question se pose avec insistance au moment ou les signes apparaissent d’un début de retrait des forces israéliennes. Quelles garanties peuvent avoir été obtenues que le contrôle des tunnels sers effectif? Quelles certitudes peuvent exister qu’une force d’interposition comme celle de la FINUL au Liban, ce qui semble être envisagé, aura les moyens de mieux contrôler les choses que elle ne le fait au Liban Sud , ou le Hezbollah n’a jamais été désarmé? Qu’est ce qui empêchera le Hamas de reconstruire ses fortifications et d’ici quelque temps de reprendre progressivement, ou au moindre pretexte le lancement de missiles qui d’ici là, auront acquis une portée encore plus grande et menaceront des objectifs vitaux pour Israël?

L’inquiétude existe que un accord en trompe l’oeil, comme celui du Liban, qui a fait cesser les tirs  sur le Nord d’Israël ,mais a fait le lit de la prise de pouvoir rampante du Hezbollah au Liban, pendant qu’il amasse les fusées (40 000, selon les Israéliens) à l’arrière de la zone contrôlée par la Finul, se reproduise avec le Hamas: on y échange un soulagement immédiat contre un danger plus grand à moyen terme. Le doute existe que les dirigeants israéliens, poussés par des objectifs éléctoraux à courte vue, aient sacrifié les gains obtenus sur le terrain par l’armée israélienne à leurs craintes électorales, en cas de pertes plus importantes. Si c’était le cas ,ce serait assez effrayant, d’autant que le calcul serait à la fois inhumain (toutes ces victimes civiles pour cela) et erronné, les électeurs ne pouvant pas comprendre que l’on renonce aux objectifs qui ont été fixés à cette guerre, et qui se ramènent à la fin des attaques par le Hamas. Enfin, on ne doit pas penser que les gens sont aveugles. Si le Hamas arrive à tirer son épingle du jeu par un tour de passe passe,les masses arabes et palestiniennes tireront la conclusion qui s’impose: on peut échapper,par la ruse ou la pression internationale, aux ripostes israéliennes et donc la capacité de dissuasion de celles-ci sera annulée, ce qui poussera à  recommencer d’autres fois, au Nord ou au Sud, des agressions impunies.

Quelle analyse a conduit les dirigeants israéliens à choisir la voie du retrait avant que des accords de garantie internationaux aient été signés, ou que le Hamas ait craqué complètement? Pensent -ils que quelques centaines de miliciens tués sont une véritable dissuasion pour un mouvement qui prône le martyre? Doutent ils que ce mouvement va très vite reconstituer ses forces en hommes et en dirigeants? Une force internationale sera-t-elle une protection contre le Hamas, ou une protection du Hamas contre des interventions israéliennes?

Pour le moment, l’incertitude existe sur l’issue qui va être donnée à cette guerre.Le doute qui apparaissait  sur les buts de celle-ci au début de l’offensive resurgit à la fin: les dirigeants israéliens ont ils vraiment été à la hauteur de leurs responsabilités? Ont ils eu le courage que méritaient les risques pris par leurs soldats et les souffrances de la population civile?

Les intellectuels pacifistes israéliens ont fait la preuve de leur incapacité à guider la population avec sagesse

janvier 16, 2009

C’est tout l’ensemble des discours pacifistes tenus par les grands écrivains israéliens: Yehoshua, Oz, Grossmann qui apparaît dévalué par la déconnexion d’avec la réalité, et le dédain pour les dangers qu’ils produisent qui se démasque dans la guerre de Gaza. Tout le déni de la réalité contenu dans  la volonté de gagner les bonnes grâces des Palestiniens, de leur donner des gages de compréhension, d’écarter du champ de la conscience tout ce qui contredit l’image d’une alliance  rêvée et d’une harmonie entre les deux peuples, tout ce qui révèle que ces hommes, maniant les mots avec force et efficacité, sont plus aveugles à un bon sens élémentaire que les gens simples qui sentent ce qu’est la perversité du discours de leurs adversaires islamistes, et la haine incurable qui les anime.

Les oeillères idéologiques,les préjugés fondés sur l’incapacité à assumer la moindre critique  sur le plan moral parce que la seule chose qui les intéresse est d’assurer leur défense face aux reproches qu’ils anticipent  aboutissent à des positions d’une « éthique de principes » totalement imperméable  à toute  » éthique de responsabilité », indifférente aux conséquences de leurs discours qui se ramènent toujours à une « posture »,celle de gens généreux, ouverts, et pacifiques,prêts à tendre la main à leurs adversaires, et persuadés de leur supériorité morale et que celle ci finira par triompher de toutes les basses stratégies des ennemis comme des amis;

La façon dont ils ont commencé à peser de toutes leurs forces, dès les premiers jours de la bataille pour un arrêt des combats et une « négociation » quand il ne pouvait rien avoir à négocier puisque l’ennemi était persuadé de l’emporter, au moins politiquement, montre l’indifférence aux souffrances de la population qui subissait les roquettes du Hamas,l’inintelligence des rapports de force réels de la région, la sous estimation del’armée israélienne ( On ne pouvait pas vaincre le Hamas, et donc il fallait se résigner à un compromis limité),la non prise en considération de la nature de l’adversaire ( un mouvement islamiste radical, terroriste, animé par une haine totale d’Israël et poussé par un Etat Iranien décidé à apparaître comme la nouvelle puissance régionale en prenant la tête  d’une croisade visant la destruction d’Israël).

La mauvaise conscience qui inspire tous leurs discours aboutit à une inconscience complète de la réalité politique et stratégique du moment,qui laisse seulement filtrer un doute qui s’insinue: et si leur foi en l' »homme » les avait conduits à négliger les côtés sombres de leurs adversaires: le double langage, la manipulation des masses, la soumission aux états étrangers de la région, et surtout le développement d’un fanatisme obscurantiste qui justifie tous les crimes et excite toutes les haines;La montée du fondamentalisme islamique, et l’emprise totalitaire qu’il développe sur les esprits n’est pas liée à telle ou telle attitude d’Israël. Elle est la conséquence du refus du monde musulman de reconnaître son inaptitude à assumer la modernité,et d’essayer de la corriger.Là ou de nombreux pays d’Asie et d’Amérique Latine émergent de leur retard social et économique,et y gagnent une nouvelle fierté et de la confiance en eux, les pays musulmans, pour la plupart, s’enfoncent dans la régression, malgré leurs richesses, et développent une paranoia contre l’Occident,accusé d’être responsable de tout,qui se concentre sur Israël, bouc émissaire utilisé avec un cynisme total par les états et les mouvements politiques de la région.

Les prophètes de la paix sont apparus pour ce qu’ils sont:aveugles au royaume des borgnes et des voyants, confus malgré leurs affirmations péremptoires,donneurs de conseils que personne n’a intérêt à suivre ,joueurs de flûte qui entraînent les peuples dans les précipices quand on les écoute.

Les Israéliens, qui savent que leur guerre est juste et nécessaire, se souviendront de la démonstration.

Gaza:Le Hamas, en position de plus en plus critique, commence à céder dans les discussions.

janvier 16, 2009

Les dernières informations en provenance d’Israël indiquent que le Hamas approche du point de rupture sur le plan militaire.Les forces israéliennes  seraient déja dans les quartiers du centre ville, et seraient à même de couper la ville en deux très rapidement. La résistance du Hamas serait très minimale,et seule la crainte des pièges et le souci de limiter les pertes au maximum -et de prendre son temps- serait  à la source de la lenteur de l’avance israélienne.

La détermination israélienne à ne pas cesser l’offensive tant que les deux points fondamentaux: cessation définitive des tirs sur la population civile d’Israël et coupure du réapprovisionnement militaire par les tunnels pour le Hamas ne sont pas assurés ne laisse pas beaucoup de marge au Hamas.

Celui-ci recule point après point dans ses exigences et ses refus. Le préalable aberrant qu’il avait posé d’un retrait des troupes israéliennes avant la négociation a été abandonné. Le refus de la présence d’un contingent étranger à la frontière avec l’Egypte (qui contrôlerait la non recondtruction des tunnels) vient également d’être abandonné, puisque le Hamas accepterait que la Turquie participe au dispositif .Les « propositions » d’une trève pour 6 mois ou un an (c’est à dire le retour à la situation antérieure, ou le Hamas pouvait ne pas reconduire la trève et attaquer Israël, qui ont justement conduit à la guerre actuelle) ne servent que à la propagande dans le monde arabe, mais ne suscitent pas la moindre attention du côté des puissances qui parrainent les tentatives d’accord menant à un arrêt des combats.

Comme toujours, les discours grandiloquents des dirigeants  islamistes tentent, par la manipulation des mots, de donner le change et de faire croire à la mise en échec des Israéliens. La réalité est impitoyable et la pulvérisation progressive de leur dispositif les met progressivement le dos au mur, obligés de céder car les puissances régionales ne sont pas dupes, et savent que  laisser ce groupe terroriste continuer à exercer ses menaces et ses agressions est un obstacle fondamental à la paix régionale.

La guerre qui se déroule actuellement montre que face au double langage des mouvements terroristes: menaces arrogantes et plaintes victimaires, le seul langage efficace est celui de la force qui ne se laisse pas détourner du but initial, qui garde constamment présentes à l’esprit les raisons fondamentales de ce combat: droit à l’existence du pays contre ceux qui veulent sa destruction,protection de la population contre les attaques meurtrères qui la visent,préservation d’un mode de vie démocratique et libre face à des obscurantismes manipulateurs et haineux .

La population israélienne dans son soutien quasi unanime à la guerre, et dans son refus de se laisser manipuler par les discours des pacifistes qui ont à une certaine époque, exercé une forte influence, fait preuve de clairvoyance.

La direction politique du pays a fait preuve de moins de lucidité, puisque les candidats aux éléctions (Livni et Barak) ont voulu stopper l’offensive après ses premiers succès. Il a fallu la chance que Olmert n’ait pas d’objectifs électoraux, et qu’il soit encore le chef du gouvernement en titre, pour que il puisse imposer la poursuite de l’action, au moins jusqu’à maintenant. C’est un constat inquiétant , celui qui montre l’absence de vision stratégique et politique de l’élite dirigeante, et la façon dont l’outil militaire exceptionnel qu’est l’armée israélienne peut être mésusé et gâché pour des motifs politiciens.

Inversement, l’efficacité de l’offensive, alliée à sa préparation et à l’économie de pertes dans ses rangs, est rassurante sur la capacité de Tsahal à corriger ses erreurs (celles de 2006 au Liban) et à s’adapter aux contextes changeants de l’environnement. Car la caractéristique de la situation d’Israël, c’est que il n’ a pas la possibilté de perdre une seule guerre, sous peine de disparaître.

La restauration de la capacité de dissuasion de l’armée israélienne est un élément fondamental  de la paix au Moyen Orient, mais pas le seul. Ses ennemis mortels, l’Iran au premier rang, guettent tout signe de faiblesse, tout défaut de la cuirasse, pour lui sauter à la gorge. Pour cette fois ci, c’est encore raté.

Gaza: les buts de guerre israéliens se sont éclaircis

janvier 13, 2009

Au 18ème jour de l’offensive israélienne, les buts de guerre israéliens sont peu à peu sortis du flou né des déclarations contradictoires produites par différents responsables israéliens.

Ces buts consistent à obtenir, par l’action miltaire ou par des discussions menées  avec des intermédiaires internationaux,ou par les deux ensemble:

-la cessation de tout tir de roquettes sur l’Etat Israélien .

-La destruction et la surveillance de la non reconstruction des tunnels qui réapprovisionnent le Hamas en ces armes, ou en d’autres.

Olkmert a enfin précisé les choses: l’offensive ne s’arrêtera pas si ces objectifs minimaux ne sont pas atteints, et cela fait partie des droits imprescriptibles d’un état de défendre ses citoyens. Ceci tranche avec les divergences qui filtraient sur les positions de Livni, souhaitant que l’offensive s’arrête  maintenant, quitte à refrapper si les tirs reprenaient (position pas très logique, si c’était la sienne, car on setrouvait ramené aux limites des frappes aériennes non complétées par l’offensive terrestre,et le Hamas n’allait pas céder pour quelques bâtiments  ou quelques projectiles détruits, dont les stocks seraient vite reconstitués), Barak pensant qu’il fallait une trève, quitte à reprendre l’action si  la négociation n’aboutissait pas.  La position de Olmert, chef du gouvernement, apparaît ferme et claire, en accord avec le voeu profond de la population israélienne qui veut en finir avec l’insupportable de ces attaques, sans être extrêmiste ni irréaliste.

Les deux autres dirigeants semblent plus sensibles aux risques de pertes israéliennes, comme si il était possible de gagner une guerre sans subir des pertes dans ses rangs.Les considérations électorales ne sont peut-être pas  indifférentes à ces prudences.Mais Olmert, si contestable par ailleurs, en prenant publiquement position, a fixé la barre au dessous de laquelle les autres ne peuvent pas se risquer à baisser la mise

La façon dont les actions militaires seront combinées avec la négociation reposera beaucoup sur les pressions exercées en coulisses par les  Européens et les autres protagonistes de la région (Iran,Syrie,Egypte) qui savent que se prépare, avec la réentrée en jeu prochaine des Etats Unis une redistribution générale des cartes dans la région qui les concerne au plus haut point.

Sur ce point, il est possible que les inquiétudes nées de la simple abstention des USA au vote du Conseil de Sécurité de l’ONU « exigeant l’arrêt immédiat des combats » ne préjuge pas forcément d’une modification fondamentale de l’attitude des Etats Unis vis à vis d’Israël. Condoleeza Rice a exprimé à Ehud Olmert sa « honte » d’avoir du obéir à l’ordre de Bush sur ce point.

On peut plutôt penser devant l’équipe constituée par Obama, ou cohabitent des soutiens résolus à Israël et des partisansde positions moins unilatérales, que les Américains ne se laisseront pas prendre aux stratégies dilatoires des gouvernements Israéliens dans les discussions sur un Etat palestinien, mais ne laisseront pas leurs amis israéliens sans défénse face au terrorisme du Hamas, et donc ne priveront pas les Israéliens de leur position de force acquise actuellement par rapport à celui-ci.

Lz but n’est pas de détruire l’existence même du Hamas, objectif sans doute inatteignable, et peut être non souhaitable, car générateur d’une anarchie « à la somalienne » qui pourrait être à terme tres coûteuse.

Cet objectif, compréhensible par tous les Etats inspirés par des principes de droit, et base des discussions autour du plan franco-égyptien,peut être accompagné d’une levée du blocus de Gaza, qui laisserait la gestion de l’enclave au Hamas.

Pour le moment ,il s’agit d’un recul que celui-ci ne peut admettre, et seule la force l’y contraindra.

La haine antijuive attisée par certains médias et les islamistes s’étend avec la complicité de l’extrême gauche

janvier 11, 2009

Le Monde du 11/01/09 rapporte une information stupéfiante: à La Haye,la gauche radicale, le Socialistische Partij , « qui compte une forte représentation parlementaire, a participé activement , il y a quelques jours, à un défilé qui clamait : »Hamas,Hamas, les juifs au gaz ».

Que les masses arabes, travaillées par les images en boucle de Al Jazeira, montrant des enfants ou des civils victimes de bombardements, laissent déborder de la colère et de la rage impuissante peut se comprendre.

Mais que des organisations de gauche participent à des manifestations dans lesquelles le Hamas essaye de créér des réflexes antisémites pour étendre  sa vision du monde ou les Juifs sont le « Mal », ou des appels au meurtre sont prononcés  et les actions nazies  applaudies et données en exemple, que ils ne se démarquent pas de ces organisations terroristes et de leurs appels au meurtre passe les limites.

Le gouvernement français a manifesté son inquiétude devant le risque d’ « importation » du conflit sur le sol français, et il essaye de prendre des mesures pour l’éviter . Il essaye de lancer des initiatives pour résoudre les  souffrances de la population et arriver à des compromis raisonnables.

Mais une partie de la presse ,ne suit pas cette voie.

Libération avait choisi de fermer son site internet devant le déferlement de haine et d’injures qui le submergeait. Le Monde faisait part de son inquiétude devant le taux extrêmement élevé de  commentaires refusés pour cause d’inacceptabilité (40 % au lieu de 8 à 10 ordinairement).

Mais l’Humanité Dimanche titre sur les « massacres », ce qui lui vaudra bien  quelques dizaines de milliers de lecteurs satisfaits et retardera d’autant son extinction.

Quant au nouveau journal de Siné,créé à la suite de sa mise à la porte de Charlie Hebdo pour cause de propos antisémites, il fait toute sa couverture avec un dessin effrayant de haine: Un drapeau israélien ou les lignes traçant l’étoile de David sont remplacés par des ossements. C’est le même Siné qui déclarait sa haine des juifs il ya quelques années et déclarait  vouloir qu’ils vivent dans la peur, ou qu’ils meurent, sauf les propalestiniens.

Que les médias fassent leur travail et qu’ils informent sur la situation d’urgence vécue par les civils , et leurs souffrances est une chose. Mais qu’ils mettent de l’huile sur le feu, soit par choix partisan, soit dans une surenchère  d’effets émotionnels pour gagner de l’auditoire, est inacceptable.

Quand aux partis de gauche, ils doivent veiller à ne pas cautionner, ne serait ce que par leur présence, les prêcheurs de haine qui manipulent les masses et tentent de constituer des groupes de pression qui pourraient bien un jour se tourner contre eux quand ils trouveront insuffisantes ces tolérances,et que ils demanderont plus.

L’extrême gauche, elle, est fidèle à ses clichés tiers mondistes et anticapitalistes. Ce qu’elle essaye de capitaliser, elle, c’est le ressentiment des populations immigrées,leur impression de ne pas être respectées, ou intégrées, et elle se montre à leurs yeux sensible à leur vision de victimes universelles, au prix de ne pas les contrarier dans leurs dérives haineuses. Il n’est pas sûr que ce soit un bon calcul , mais de toutes façons, ces compromissions doivent être dénoncées.

Gaza:Les dégats humains de l’offensive occultent en partie la légitime défense israélienne

janvier 9, 2009

Au treizième jour de l’offensive israélienne contre le Hamas, la pression diplomatique et médiatique contre Israël s’est considérablement accrue. Les images de victimes civiles, le nombre d’enfants touchés par les bombardements, font que les opinions publiques commencent , sous l’effet du martelage médiatique, à évoluer et  à  pencher du côté des partisans des Palestiniens, qui habilement, laissent le relais aux organisations humanitaires. La mort  d’un conducteur d’un véhicule de l’UNRWA (organisme de l’ONU qui gère les camps de réfugiés depuis 1948 et dont le personnel est complètement  gagné à la cause palestinienne) permet à cet organisme de cesser le travail humanitaire pour accentuer la détresse des réfugiés de façon à  en faire des victimes encore plus touchantes, utllisant les méthodes de pression des mouvements palestiniens. En même temps, des organismes moins suspects de partialité comme la Croix Rouge, dénoncent aussi la faiblesse des moyens mis en oeuvre pour aider les populations et l’absence de sécurité pour les services médicaux ou humanitaires. Dans son obsession à traquer les militants islamistes, Israêl oublie qu’il porte une responsabilité dans le maintien d’un minimum de sauvegarde de la population de Gaza,même si elle se solidarise avec le Hamas, tant que elle n’est pas elle-même engahée dans le combat militaire

Cette campagne était prévisible, car, dans l’environnement citadin et avec la manière  dont le Hamas camoufle ses installations à proximité de centres populeux, quand ce n’est pas carrément dans des écoles ou des édifices religieux, l’existence de victimes civiles était inévitable. C’est leur nombre et leur proportion qui choquent l’opinion.Cela a été un élément fondamental de la stratégie du Hamas de provoquer  par les victimes civiles entraînés par les combats le maximum de réactions d’indignation dans les opinions publiques

De plus on ne peut que être inquiet en songeant que les combats directs avec le Hamas semblent encore avoir été limités. La phase suivante de l’ offensive risque d’être encore plus meurtrière.

L’autre cause d’inquiétudes concernant cette situation, c’est la confirmation de divergences au sein de la direcrion israélienne. D’après la presse quotidienne, il semble que il n’y ait pas d’accord de fond entre les trois principaux responsables israéliens: Olmert, Livni, et Barak. Livni étant paraît-il pour une trève et une négociation, Olmert étant partisan d’aller jusqu’à une attrition lourde du Hamas.

D’autre part, même si pour le moment,un des points positifs est le fait que les pertes israéliennes sont très modérées, le contrecoup de cela est que d’une part , pour le moment le Hamas n’a pas subi de pertes essentielles lui même, ce qui est un avantage pour lui à  qui il suffit de survivre à l’offensive pour en être considéré comme vainqueur, et d’autre part , cela s’accompagne d’une progression très lente des troupes israéliennes qui disposent de très peu de temps avant que la réaction internationale devienne plus contraignante.

En particulier, la prise de fonctions par Barack Obama va constituer un tournant décisif. Or, les considérations des Américains ne sont pas inspirées que par le souci d’Israël, bien entendu, mais par une vision prospective de tous les enjeux diplomatiques,économiques et stratégiques des 20 ans à venir;

ON a déja vu des premiers signes d’évolution dans la position des USA sur les motions votées à l’Onu  sur l’exigence d’arrêt des combats, ou Condoleeza Rice a commencé par voter la motion soutenue par les autres membres du Conseil de Sécurité, avant de revenir sur sa décision pour seulement s’abstenir.

Face à cette accentuation de la pression internationale, le temps devient un facteur clef. Le flou des objectifs stratégiques israéliens ne facilite pas les choses.

Le paradoxe, c’est que il n’est pas impossible que les initiatives de paix  engagées par la France, et  Nicolas Sarkozy personnellement, et l’Egypte , aboutissent à des solutions viables de la crise. Pour le moment, Israël semble les voir avec un regard favorable, alors que le  Hamas, du moins sa direction installée en Syrie, s’y oppose totalement, refusant l’idée d’un contrôle de la frontière égyptienne qui lui permet de se réapprovisionner en armes, et l’arrêt des lancements de missiles, même si le blocus économique de Gaza est levé. Cette position es logique, car si le Hamas ne peut pas apparaître comme l’adversaire le plus agressif et le plus sanglant d’Israël, sa raison d’être disparaît, et son prestige,lié à son pouvoir  d’attaquer Israêl s’effondre.Le refus par le Hamas d’un accord raisonnable ( qui lui laisserait son influence sur Gaza, mais lui interdirait les moyens de l’agression contre Israël), pourrait changer l’attitude de l’opinion internationale vis à vis de ce conflit… à condition toutefois que souffrances de la population civile ne continuent pas à  augmenter.

Un tel accord serait une préfiguration d’accords plus larges dans la région, écartant l’idée d’un « anéantissement » de l’adversaire, et aboutissant à des conditions de vie convenables et sécures de part et d’autre.

GAZA:L’EPREUVE DE FORCE AVEC LE HAMAS EST ENGAGEE

janvier 5, 2009


Au 10ème jour de l’offensive israélienne engagée pour riposter à la rupture de la trève par le Hamas et à ses bombardements insupportables pour la population, nouvelle forme de terrorisme délibérément tourné contre la population civile, les interrogations dominent quand aux issues possibles à cette nouvelle étape du conflit.

Comme pour les épisodes antérieurs, le choeur des voix propalestiniennes entame le cri au massacre , dans le déni du droit à l’autodéfense d’Israël, puisque c’est son droit à l’existence qui est contesté comme point de départ. A partir de là, les agressions contre lui sont justifiées et ce sont ses ripostes qui deviennent des agressions.

Comme d’habitude, les mouvements d’extrême gauche, dans leur position d’identification avec toutes les forces anti-occidentales   dans le monde, défilent avec les islamistes du Hamas et du Hezbollah à Paris et crient avec eux « Mort à Israël » et « Sionistes fascistes, c’est vous les terroristes ».D’ailleurs, le « sous commandant Marcos » vient de condamner la « guerre de conquête » de Israël à Gaza. Voila un soutien de taille et les lumières d’un fin analyste politique pour éclairer la situation.

En attendant, l’interrogation demeure sur la stratégie de l’Etat Hébreu: jusqu’à où est il déterminé à aller sur le plan militaire, dans la partie terrestre de l’offensive; a-t-il vraiment les moyens d’éradiquer le Hamas, quelle structure politique peut-être envisagée à Gaza si le pouvoir du Hamas est détruit? Y a-t-il une autre possibilité que celle d’une anarchie et d’un chaos total dans cette enclave?

En tout cas, ce qui apparaît à posteriori, c’est le côté non évident de la décision de Sharon d’évacuer sans négociation le territoire de Gaza, et le danger que représente ce genre de décisions unilatérales. En même temps ,il faut être deux pour pouvoir négocier.

La dysharmonie dans les déclarations publiques des dirigeants israéliens sur leurs objectifs dans cette guerre est troublante, car elle laisse penser que les choses ne sont pas claires, ni pour les uns et les autres, ni entre eux. L’insistance avec laquelle ils répètent que ils ont tiré les leçons des erreurs de la guerre du Liban de 2006 n’empêche pas un sentiment de malaise devant les similitudes , peut être seulement apparentes ,entre les situations.

Quelle alternative existe-t-il à une réoccupation de Gaza, qui ne semble pas envisagée? Existe -t-il des possibilités de médiation internationale qui empêcheraient à la fois une prise de contrôle de l’enclave et de sa population par le Hamas et une reprise des tirs de roquettes contre Israël une fois que ce dernier serait reparti.

L’accord en trompe -l’oeil signé avec le Hezbollah au Liban, qui à certes créé une zone démilitarisée au nord immédiat d’Israël a dans l’immédiat mis ses habitants à l’abri des tirs de roquettes du Hezbollah. Mais tout le monde sait bien que il ne s’agit que d’un répit. Le Hezbollah a amassé des dizaines de milliers de missiles plus au nord , capables d’atteindre Israël tout en en étant protégés par la force internationale de séparation,et il a poursuivi intensivement son travail de préparation militaire en même temps que de conquête de l’état libanais, dans lequel il a obtenu un droit de veto sur les actes du gouvernement.

Un accord du même type avec le Hamas serait une défaite immense, car il ne tromperait personne et il ne ferait qu’encourager les extrémistes  dans leur escalade de provocations et de terreur. Cela apparaîtrait comme une politique efficace et rentable.

Les dirigeants israéliens ne peuvent pas ne pas le savoir, et on ne peut pas penser qu’ils ont été assez irresponsables pour ne pas écarter une telle issue.

Israël n’a pas le choix. Il ne peut tenir ses ennemis mortels en respect que si ils sont convaincus de l’inutilité de leurs efforts pour le vaincre. La défaite est une option qui n’existe pas.

L’INTERVIEW DE EHUD BARAK PAR CLAUDE LANZMANN DANS LES TEMPS MODERNES

décembre 21, 2008

Le dernier numéro des « Temps Modernes » est centré sur « la sexagénaire jeunesse d’Israël ». Il s’ouvre sur une interview de Ehud Barak,ministre de la Défense d’Israël , par Claude Lanzmann. Plusieurs idées intéressantes sont développées dans cette interview.

Après la critique de l’impréparation et du manque de clarté des objectifs de la guerre contre le Hezbollah en 2006 (Barak compare cette action à un orchestre philarmonique à qui on demanderait le matin de jouer le soir la 8ème Symphonie de Mahler), il critique le fait que Israël n’ait pas poussé jusqu’au bout la logique d’autonomie de Gaza, ce qui fait que aux yeux de la communauté internationale, il est toujours considéré comme responsable des conditions de vie dans cette entité. Alors que, si un état indépendant bombardait Israël comme le font les terroristes du Hamas, la riposte globale aurait paru absolument justifiée, comme ce serait le cas si la Syrie le faisait par exemple.

L’affirmation peut tout à fait être discutée, car les Islamistes , dans leur guerre mondiale contre le sionisme, sont tout à fait prêts à sacrifier la population d’une ville pour rendre la vie impossible à l’Etat Hébreu, et ils sont passés maîtres dans la prise en otage des populations civiles  derrière lesquelles ils s’abritent pour leurs actions meurtrières,suivies de discours victimaires au moment des ripostes.

Abordant ensuite le point des négociations avec les Palestiniens, il souligne la difficulté de négocier avec des interlocuteurs qui ne contrôlent pas la moitié de leur population.

Il dit que les Israéliens font l’expérience de la désillusion vis à vis de deux grands rêves, l’un à droite, celui du « Grand Israël », correspondant à la vision messianique ,  l’autre à gauche, le grand rêve utopique d’un ange qui descendrait du ciel pour enlacer un nouveau Moyen-Orient, le rêve que l’empressement des Israéliens à accorder un crédit excessif à leurs voisins puisse changer l’attitude de ces voisins à l’égard de leur présence ici.

Barak dit que les Israéliens comprennent de mieux en mieux aujourd’hui combien cette région est dure, et , avec l’expérience du désenchantement relatif à ces deux utopies, que ils doivent trouver un moyen de vivre avec cette réalité que les gens autour d’eux ne les aiment pas, que un grand nombre de ces voisins souhaitent que ils disparaissent ou qu’ils retournent aux lieux d’où ils sont venus.

La conclusion de Barak est que un accord de paix n’aboutira que lorsque ces voisins auront définitivement admis que que Israël ne peut être vaincu militairement, que le terrorisme ne l’aura pas à l’usure, et que il ne se laissera pas entraîner dans des guet-apens diplomatiques proposant des compromis à sens unique( formule visant évidemment l’angélisme de la gauche, qui tenait les autres mouvements politiques israéliens  pour responsable des échecs du processus de paix, et non pas la partie palestinienne).

Barak reprend le parallèle établi par les Arabes avec la situation des Croisades et développe l’idée que l’échec des Croisades a été causé par l’intégration et l’influence par le milieu (intermariages, corruption, moeurs locales) qui a fait avaler par ce milieu les Croisés, dilués dans leur environnement et devenus si faibles que la bataille de Hattin, gagnée pat Saladin, n’était que le coup de grâce porté à une entité déja corrompue et pourrie jusqu’à l’os.

La thèse qu’il développe, c’est que au contraire, Israël a le potentiel pour  être à l’avant-garde des autres dans cette région, et défier les attentes et les rêves de nombre de ses habitants.
Le terme de « peuple élu » se trouve remplacé dans son esprit par celui de peuple qui décide de mettre en place une « société d’excellence ».C’est ce qu’il propose comme but et ambition à la société israélienne:être à l’avant garde de la société mondiale dans tous les domaines, de l’éducation à la science, être un modèle de vie culturelle et de qualité de vie, un modèle de vie tout court;

On perçoit dans cette vision idéale de la société israélienne la nostalgie de l’époque héroïque des kibboutz qui posaient les modèles d’une utopie sociale concrète, en écho aux utopies de l’époque, en même temps que l’orgueil d’avoir fondé, avec la religion juive, les fondements de la civilisation « judéochrétienne » qui  est le substrat du monde occidental actuel.

L’article  se conclut sur le parallèle établi avec d’autres petites nations, Singapour, la Finlande, l’Irlande qui ont par des actes de volonté, réussi à surmonter le handicap de leur taille ou de leurs conflits internes, question vitale pour l’Israël de notre époque ou des époques antérieures.

LE TEXTE DE LA LICRA CONTRE L’OFFENSIVE DES PAYS MUSULMANS ET DES DICTATURES CONTRE LES DROITS DE L’HOMME

décembre 14, 2008

Les démocraties doivent résister à l’offensive idéologique conjointe des pays musulmans et dictatoriaux.

L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme par l’ONU et la destruction de ces principes par la même ONU? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée.

A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001, la Conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations Unies, dans la ville même ouy Gandhi avait commencé à exerccer son métier d’avocat. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés les « Mort à l’Amérique! » et « mort à Israël! », et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et les violences contre les femmes.

Alarmée par les graves disfonctionnements ainsi mis en lumière au sein de sa commission des droits de l’homme, l’ONU inaugurait en juin 2006 un tout nouveau Conseil des droits de l’Homme (CDH) censé remédier à de si préoccupantes dérives. Aujourd’hui, le constat est plus qu’amer: c’est à la consécration même de ces dérives que nous assistons dans la perspective du forum dit de Durban2 qui se tiendra en 2009. Plus gravement encore, l’élaboration officielle de nouvelles normes marquera, si celles-ci sont gravées dans le marbre d’une nouvelle et très particulière « déclaration des droits de l’homme », la mise à mort de l’universalité des droits.

Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s »y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s »y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales.

Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs.Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain.

Une triple alliance composée de la Conférence des Organisations islamiques (OCI) représentée jusqu’à ce jour par le Pakistan, du Mouvement des non-alignés, ou Cuba,le Vénézuela et l’Iran ont un rôle central, et de la Chine avec la complaisance cynique de la Russie_ oeuvre ainsi à la mise en place d’une véritable révolution prétendument « multiculturelle ». Ainsi le rapporteur spécial de l’ONU sur les formes contemporaines du racisme, Doudou Diène, d »clare d’ores et déja qu »énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une tradition esclavagiste et colonialiste et que la loi française contre le port  de signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman, renommé « islamophobie occidentale ».

La confusion des esprits est à son comble quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion. C’est une menace radicale contre la liberté de penser qui est en train d’être cautionnée par l’ONU. En assimilant au racisme toute critique des dérives de ceux qui parlent au nom de l’Islam, parce que supposée relever d’attitudes néocolonialistes, les porte-paroles de cette nouvelle alloance serrent un peu plus le garrot qu’ils ont passé au cou de leurs propres peuples et sapent les fondements d’une civilité très chèrement acquise en Europe depuis les guerres de religion. En septembre 2007, la haut-commissaire aux droits de l’homme, participait à une conférence à Téhéran consacrée aux « droits de l’homme et à la diversité culturelle ». Portant le voile, comme la loi de la République islamique l’exige, la Haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé des principes à venir, ainsi résumés: »offense aux principes religieux considérée comme raciste ».

Bien pire,dès le elndemain,vingt et un iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël,pays membre de l’ONU,créé par cette dernière. Interrogée sur son silence, la haut-commissaire a justifié sa passivité par le respect de la loi iranienne, auquel, en temps que juriste, elle s’estimait tenue, et par souci de « ne pas offenser se shôtes ». Charbonnier est maître chez soi. C’est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la Société des Nations en 1933, pour se soustrairre à toute critique d’une institution internationale impuissante, mais dont les principes n’étaient au moins pas dévoyés comme ceux de l’ONU aujourd’hui.

Les grands crimes politiques ont toujours  eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte. De Mein Kampf à Radio Mille Collines, de Staline à Pol Pot, les exemples abondent pour confirmer la nécessaire extermination de l’ennemi du peuple, au nom de la race,au nom de l’émancipation des masses laborieuses ou au nom d’un ordre supposé divin. Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d' »avenir radieux » ont ouvert grand la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’ Histoire fut commis.

Face à  cette stratégie, les Démocraties, d’abord soucieuses de leur balance commerciale, font preuve d’une extraordinaire passivité. Que pèse le sort du peuple thibétin face aux enjeux des exportations vers la Chine. Quel est le prix de la liberté pour Ayaan Hirsi Ali, ex-députée  néerlandaise après l’assassinat de son ami le réalisateur Théo Van Gogh, accusé d’avoir blasphémé l’islam dans son film « Soumission »? Les exemples s’additionnent qui, de Taslima Nasreen à Salman Rushdie, de Robert Redeker à Mohamed Sifaoui, apportent la preuve que l’intégrisme islamique impose sa loi par la terreur. Combien d’Algériens, de femmes au Maghreb, au Proche Orient, en Turquie, au Pakistan ont déja payé du prix de leur vie le refus de se soumettre à l’obscurantisme religieux?

Si par malheur l’ONU devait consacrer l’imposition de tels critères, si le blasphème devait être assimilé au racisme, si le droit à la critique de la religion devait être mis hors la loi, si la loi religieuse devait s’inscrire dans les normes internationales, ce serait une régression aux conséquences désastreuses, et une perversion radicale de toute notre tradition de lutte contre le racisme, qui n’a pu et ne peut se développer que dans la liberté de conscience la plus absolue.

L’assemblée générale de décembre 2007 a déja entériné des textes condamnant des formes d’expression considérées comme diffamatoires de l’islam. L’enjeu est clair, il est mondial, c’est de la défense des libertés de l’individu qu’il est question.

Soit les démocraties se ressaisissent, à l’exemple du Canada, qui vient d’annoncer son refus de participer à la conférence de Durban 2, estimant « qu’elle risquait d’être marquée par des expressions d’intolérance et d’antisémitisme », et cessent de s’abstenir ou de voter des résolutions contraires à l’idéal universel de 1948, soit l’obscurantisme religieux et son cortège de crimes politiques triompheront, sous les bons auspices des Nations Unies. Et lorsque les paroles de haine seront transformées en actes, nul ne pourra dire: « Nous ne savions pas ».

Premiers signataires:

Elizabeth Badinter, Adrien Barrot, Patrice Billaud, Pascal Bruckner, Jean Claude Buhrer, Chala Chafik, Georges Charpak, Christian Charrière-Bournazel, Bernard Debré, Chahdortt Dvajan, Jacques Dugowson, Frédéric Ensel, Alain Finkielkraut, Elizabeth de Fontenay,Patrick Gaubert, Claude Goasguen, Thierry Jonquet, Liliane Kandel, Patrick Kessel, Catherine Kintzler, Claude Lanzmann, Michel Laval, Barbara Lefèvbre, Corinne Lepage, Malka Markovich, Albert Memmi, Jea-Philippe Moinet, Jean-Claude Pecker, Philippe Schmidt, Alain Seksig, Mohamed Sifaoui, Antoine Spire, Pierre-André Taguieff, Jacques Tarnero, Michèle Tribalat, Michèle Vianes, Elie Wiesel, Michel Zaoui;

Signatures de soutien à ce texte par e-mail à: licra@licra.org

Liste complète des signataires à:www.licra.org

LE LIKOUD EST DESORMAIS UN PARTI EXTREMISTE

décembre 10, 2008

(d’après l’article de Gilles Paris dans Le Monde.fr du 09/12/08)

C’est ce qu’ à déclaré le premier ministre  Ehoud Olmert après les primaires du Likoud qui viennent de se dérouler en Israël.

Tous les observateurs font en effet le même constat, celui de la droitisation de ce parti, dont le signe le plus éclatant est la nomination sur sa liste électorale de Moshé Feiglin, animateur du courant Manhigoute Yehoudite (direction juive) , accompagné de deux proches en position éligible comme lui.

Ce courant est un des plus extrémiste en Israël, mais Feiglin, à la différence des autres groupuscules d’extrême droite, a choisi une politique d’entrisme dans le Likoud, ou il a obtenu progressivement des scores de plus en plus importants  dans les élections internes. On se trouve dans une situation qui serait celle, en France, ou le Front National aurait décidé d’investir progressivement l’UMP, pour avoir un levier d’action politique plus efficace que le statut de parti contestataire.

Feiglin a ainsi célébré  comme « un acte de résistance » l’assassinat de 23 musulmans en prière dans une mosquée au caveau des  Patriarches en 2004 par l’extrêmiste juif Baruch Goldstein, et réclamé après le lynchage par les Palestiniens de deux soldats israéliens à Ramallah que Israël chasse les habitants de cette ville pour les remplacer par des Juifs, avant la suite qui serait non seulement le transfert des Palestiniens des Territoires, mais aussi celui de toutes les populations arabes présentes dans le « grand Israël ».

Cette radicalisation du Likoud l’empêche, comme le souligne Gilles Paris dans son article, de se présenter comme un parti pragmatique peu différent sur le fond de Kadima, et obère sa capacité d’attraction aux prochaines législatives.

Comme le dit Haim Oron, chef du Meretz, « le Likoud a ôté son masque et montre son vrai visage.La combinaison Feiglin-rebelles du Likoud a contribué à former un part d’extrême droite. Le peuple devra  désormais choisir entre la liste du Likoud et une alternative en quête de paix, capable de dialoguer avec les Etats Unis et le reste du monde ».

Même si on  ne partage pas d’une façon générale les vues du Meretz, on ne peut qu’être frappé par la justesse de cette formulation: si le peuple israélien choisit l’extrêmisme du Likoud, il n’y aura plus de dialogue possible avec les Etats Unis, fermement engagés dans la voie d’une paix reposant sur la coexistence de deux états sur cette terre, comme la quasi-totalité de la communauté internationale. Israël sera alors coupé de ses soutien vitaux, stratégiques, économiques et militaires, ce qui est sans le moindre doute une politique suicidaire.

Là ou l’extrême droite accuse la gauche et Kadima de mener une politique suicidaire en donnant un état aux ennemis d’Israël, c’est elle même qui creusera la tombe du pays en le désarmant,égarée dans ses délires religieux et sa mythologie mégalomaniaque, incapable d’apprécier les vrais rapports de force, emportée  par sa vision illusoire d’une capacité militaire à maîtriser tous les problèmes politiques de la région.

Kadima, seul  parti de taille à s’opposer au Likoud avec un parti travailliste  en pleine déroute, crédité de seulement 8 % des voix,arrivera -t-il à remonter son retard dans les sondages sur le Likoud avec la prise de conscience de cette évolution inquiétante de son adversaire?

Nous le saurons bientôt.

Défaite des extrémistes à Hébron

décembre 6, 2008

La « maison de la discorde »  à Hebron, immeuble occupé par les colons extrémistes qui refusaient de se soumettre à la loi,c’est à dire à la décision de de la Cour de Justice Suprême, qui avait ordonné l’évacuation de cet endroit en attendant qu’un jugement définitif sur le droit de propriété des uns ou des autres soit prononcé, a été évacuée par les forces de police israéliennes après des échauffourées brèves, mais violentes, qui n’ont fait que quelques blessés légers.

Cette bataille,politique, religieuse et symbolique a dévoilé beaucoup d’éléments de la situation politique israélienne actuelle.

D’abord, elle a montré que malgré la mobilisation très importante des extrémistes, ceux-ci  n’avaient pas, pour le moment du moins, la possibilité de s’opposer aux évacuations quand le gouvernement se donnait les moyens de les  mettre en acte. Bien que ils aient fait signer des pétitions par un grand nombre de personnes, la majorité de la population et les principaux  partis politiques ont condamné le refus de se soumettre aux décisions de la justice, comprenant parfaitement que ce sont les fondements mêmes de l’Etat israélien qui sont en danger si l’état de droit n’est plus respecté, si la plus haute instance juridique du pays est bafouée, si le fait accompli et l’injustice s’imposent par la volonté d’une toute petite minorité. Il y a une conscience qui se développe, face à l’escalade de violence et de haine de ces extrémistes, de ce  que ces ultras sont un vrai danger pour la sécurité de tous autant que pour la démocratie.

Parallèlement, l’Etat qui n’avait pratiquement démantelé aucune implantation depuis  celles de Gaza, autant par crainte d’affronter l’opinion publique en apparaissant comme divisant les juifs et les dressant les uns contre les autres, que par  ambigüité politique, a été poussé à réagir par l’escalade des colons qui l’ont mis en situation de ne pas pouvoir continuer à céder sans se déconsidérer complètement, intérieurement et extérieurement. Le résultat est un coup d’arrêt à l’audace et l’impunité croissantes des ultras et un désaveu de ceux-ci par la majorité de la population.

Un autre point qui s’est révélé dans ce conflit, c’est le potentiel de haine,et – c’est un comble- de racisme qui est recelé par la vie en circuit fermé des ultras religieux, vivant dans un univers parallèle à la société israélienne, avec leurs écoles,leurs chefs religieux, leurs quartiers, leurs communautés. Ce sont des incubateurs de fanatisme qui se sont développés et dont on voit apparaître les rejetons. Les adolescents violents et fanatiques, qui ne reconnaissent aucune autorité autre que leurs rabbin, eux mêmes fanatiques, ne se rendent pas compte que ils sont les images en miroir des adolescents arabes aux visages masqués par les keffieh qui attaquent les juifs partout ou ils le peuvent. Les graffiti racistes, les agressions contre les voisins palestiniens,produisent le même dégoût que les déchaînements  antijuifs qui éclatent sporadiquement dans les villes arabes.

Ce qui apparaît clairement à cette occasion, c’est que  ce n’est pas un conflit de religion, ni de civilisation, qui est en jeu, mais un conflit entre société fermée et société ouverte, société libre et société d’oppression et d’obscurantisme.

Ce qui est réconfortant, c’est que la population israélienne semble raison garder, face à l’hystérie de certains groupes. Ce qui est inquiétant, c’est que la dérive de ces groupes violents peut s’accentuer, et aboutir, dans un climat de surexcitation, au passage à la violence armée, c’est à dire une forme de guerre civile. La société israélienne, dans sa bigarrure, contient à la fois l’attachement à la tolérance et à la diversité qui est la base de son existence, et les germes de l’intolérance par l’intégrisme religieux qui est aussi une des racines de cette nation.

Ce sera la responsabilité de tous les partis politiques de ne pas se laisser tenter par l’utilisation de ces forces malsaines et dangereuses pour l’unité et l’existence même du pays.

PARTAGE DE JERUSALEM: QUELLES SONT LES HYPOTHESES ACTUELLES?

octobre 30, 2008

D »après le livre de  Frédéric ENCEL: »GEOPOLITIQUE DE JERUSALEM »

Ouvrage remarquable paru en février 2008, le livre de Encel ,docteur en géopolitique et enseignant à Sciences Po, étudie la place de Jérusalem dans les représentations  des différentes parties du conflit israélo arabe et les différentes stratégies, militaires,démographiques, diplomatiques,médiatiques en jeu pour la possession de cette cité au centre des systèmes symboliques de chacun des belligérants; le dernier chapitre du livre examine toutes les hypothèses qui ont été envisagées pour trouver des solutions acceptables par les deux camps.

1)L’internationalisation des Lieux Saints.

« Pour les adversaires politiques, « les Lieux Saints ne sont certes pas rien, mais pas tout non plus ». « Au delà de leur existence intrinsèque,de leur accès plus ou moins libre, l’enjeu majeur se situe bien au niveau de leur possession. Ainsi pour un Juif , prier librement au Mur des Lamentations est une chose, accomplir son devoir de croyant sous souveraineté juive en est une autre, infiniment plus précieuse et valorisante. De même un musulman palestinien ne sera pas satisfait , même accueilli avec des fleurs par un soldat israélien, si la souveraineté de l’esplanade des Mosquées, échappe à ses coreligionnaires et citoyens, et donc en partie à lui ».

L’internationalisation des Lieux Saints se heurte à trois difficultés majeures:

D’abord celle de les repertorier; Ainsi l’Etat juif pourrait limiter volontairement  leur nombre afin d’en voir le moins possible passer sous contrôle international (il ne s’agit évidemment pas des 3 principaux Mur des Lamentations, Saint sepulchre,Esplanade des Mosquées reconnus de tout le monde.).Les chrétiens et les musulmans ayant évidemment l’intérêt inverse, de soustraire le maximum de lieux au contrôle israélien;

Ensuite se poserait la question de savoir qui gérerait les lieux internationalisés. Côté israélien, on n’accorde aucune confiance aux instances et aux forces internationales. Côté palestinien, des pressions intégristes pourraient s’exercer contre la présence de personnes de confession juive dans les personnels onusiens.

Enfin, quelles seraient les prérogatives de cette force: simple observateurs, démunis de pouvoir réel, et donc à la merci de toutes les provocations extrêmistes,ou dotés de moyens d’action, et risquant alors de devenir aussi des cibles pour une escalade.

« En fait, l’abandon par Israël de sa souveraineté sur les lieux saints juifs,si difficilement retrouvés ,paraît inimaginable à la population israélienne, et apparaîtrait comme une capitulation  avant même la bataille, déclenchant une opposition à laquelle aucun gouvernement ne pourrait résister. Les palestiniens, ne perdant pas ce qu’ils n’ont pas, pourraient y voir  une défaite de leur adversaire, en attendant plus, dans un deuxième temps. »

2) l’internationalisation de la ville.

Ce  projet irréaliste, fondé sur la division de la ville selon la frontière de 1948, qui a l’avantage de séparer, sans enchevêtrement, les deux populations, est en fait inacceptable pour les israéliens, car en plus de perdre la souveraineté sur les lieux saints juifs, ils perdraient la quasi totalité des quartiers forteresses implantés depuis 1967. Les palestiniens , pour les mêmes raisons que plus haut y verraient l’avantage du désavantage de leurs ennemis.

3)l’internationalisation de Jérusalem et de toute la région environnante.

Ce projet est encore plus irréaliste que les précédents, er produit évidemment l’opposition catégorique des Israéliens. L’idée est d’élargir la zone neutralisée, en y incluant Bethléém et Ramallah, villes principales chrétienne et palestinienne, pour équilibrer les populations. Mais même le Vatican a cessé de réclamer l’internationalisation des lieux saints, la communauté chrétienne est numériquement d’un autre ordre de grandeur que les juifs et les palestiniens.

4) la souveraineté partagée: une ville pour deux états..

Encel dit que depuis 1967, les Israéliens ont laissé la porte ouverte à un compromis de cette sorte. En fait, les Israéliens garderaient la souveraineté sur la ville, mais laisseraient des très larges responsabilités de gestion municpale, (infrastructures, services techniques et sociaux, à l’exception de la sécurité), à l’autorité palestinienne. Le parti travailliste est acquis à cette hypothèse, qui aurait pour avantage, du point de vue israélien, de ne pas prévoir de déracinement des populations juives des  implantations, et de maintenir la souveraineté. Mais ce sont les palestiniens qui seraient privés de l’essentiel Une variante,à leurs yeux: la souveraineté sur une partie de Jerusalem. On ne peut donc pas escompter qu’ils se contentent de si peu;

Une autre hypothèse envisage une division plus ou moins selon la frontière de 48, la ville restant ouverte. Les juifs des implantations vivraient en tant que résidents israéliens sous souveraineté palestinienne, ou partiraient. Cette hypothèse est évidemment séduisante pour les palestiniens, pas du tout pour les israéliens;

Une variante plaît beaucoup à Yehoshua,qui consiste à ne faire de Jerusalem  la capitale d’aucun état, Tel Aviv étant celle d’Israël, Ramallah celle de la Palestine. Le caractère complètement déréel de cette idée, qui fait abstraction de toute la charge symbolique, pour les juifs comme pour le monde musulman, attachée à cette ville illustre bien  la capacité à errer de certains intellectuels pris dans leurs contradictions.

5) Le contrôle mixte, ou la souveraineté conjointe;

Cette conception ferait que à tous les échelons de la gestion de la ville,un nombre égal de représentants juifs et arabes exerceraient le contrôle conjoint sur les deux parties de la ville.Par souci d’équilibre démographique, Ramallah et Bethlléem,et aussi Maale Adounim et Beth Shemesh y seraient intégrés. La surface de la ville serait alors cinq fois plus grande que la superficie actuelle;

L’avantage du point de vue israélien serait de ne pas déraciner ni contraindre à vivre sous souveraineté étrangère les habitants des cités forteresses. Du point de vue palestinien, il y aurait  une reconnaissance politique, sans aller jusqu »à la souveraineté exclusive. Du moins « deviendraient_ils « copropriétaires », à égalité avec les israéliens »; Les obstacles à cette cogestion sautent aux yeux: y aurait il des possibilités de modifier les populations  habitant au moment de l’accord?

Toutes ces hypothèses montrent leurs aspects peu réalistes, soit que elles ne satisfont pas la revendication fondamentale de souveraineté d’un côté ou de l’autre, soit qu’elles présupposent une capacité à trouver des accords dont on ne voit pas le moindre indice actuellement. Quand on voi lle côté laborieux des accords pour l’Europe, imaginer entre les ennemis mortels que sont Juifs et Arabes des accords incessants paraît une pure utopie, et la source assurée de la réapparition immédiate de conflits conduisant très rapidement au redémarrage de l’affrontement.

Comme le dit Encel »une bonne frontière étatique vaut mieux qu’un enchevêtrement de prérogatives fonctionnelles, difficilement applicables sur le terrain et génératrices de fièvresmystiques et nationalistes.

Il développe l’idée que » l’imbrication des populations,, même dans de vastes espaces,est presque invariablement,, lorsque l’antagonisme risque de dégénérer en guerre ouverte, un obstacle à la résolution du conflit et la condition idéale pour que s’instaure une spirale de violence généralisée et souvent incontrôlable, menant, comme dans l’ex-Yougoslavie, à des catastrophes… En tout état de cause, le grand soir de la fraternité Abrahamique paraît fort lointain, et les interprétations contemporaines des Livres Saints nous en éloignent plutôt,, qui réactivent la fascinante nécessité de la limite territoriale… »

Consubstantielle à l’idée d’une nécessaire séparation des populations, la notion de frontière devrait s »appliquer à Jerusalem plus que partout ailleurs, quoi qu’en pensent les partisans de « la paix des coeurs ».

« C’est précisément parce que Jerusalem cristallise les passions, suscite l’instrumentation de sa sacralité à des fins politiques,qu’une implacable frontière, étatique,matérialisée,( qui ne prendrait pas nécessairement la forme de barbelés), c’est à dire reconnaissable à la fois par les adversaires sur le terrain et les autres nations devra objectivement baliser l’espace en jeu.

L’heure du declin de l’Etat-Nation n’a pas encore sonné et les Palestiniens ne se plieront pas à un autre statut politique et réclameront de vivre  et d’évoluer en nationaux palestiniens dans des frontières sures et reconnues, en particulier à Jérusalem. »

6)L’hypothèse du corridor palestinien.

c’est l’hypothése privilégiée, avec beaucoup de précautions oratoires, par F. Ensel

« Au terme de ce projet,la majeure partie de Jerusalem resterait sous la souveraineté d’Israël et la boucle de la ceinture israélienne autour de Jerusalem-Est resterait ouverte pour qu’un corridor relie la Vieille Ville à l’Etat palestinien. Il ne s’agirait pas d’une aberration comme le couloir de Dantzig a pu l’être en son temps, puisque Israël conserverait sa pleine continuité territoriale. Contrôlé (militairement, politiquement, administrativement) par les Palestiniens, cette zone habitée par une population exclusivement arabe serpenterait entre les quartiers juifs de Jerusalem_Est et plusieurs implantations du Grand Jerusalem;

Pour ce qui est de l’Esplanade des Mosquées,, les autorités musulmanes continueraient à gérer les lieux en s’intégrant aux structures étatiques palestiniennes. Le gouvernement palestinien prendrait le contrôle du site moyennant des restrictions drastiques en matière d’armement. En effet les israéliens redoutent que les flambées de violence sur l’Esplanade ne dégénèrent en contrebas, atteignant  l’esplanade du Mur des Lamentations. Reste le problème posés par les militants juifs mystiques, intriqués dans la population des quartiers arabes. Là, Encel n’envisage pas le délogement de ces gens , et est obligé de se rabattre sur une solution de cogestion, contraire à son idée de séparation  nette des populations;

Un te projet  nécessite pour sa réalisation des conditions difficiles à réaliser.

D’abord un gouvernement israélien indépendant des pressions des partis religieux, donc fondé sur les partis de gauche ou laïques.L’apparition du parti centriste Kadima, susceptible de s’allier avec les travaillistes  pour mener les négociations augmente la probabilité d’une telle combinaison;

Ensuite une Autorité Palestinienne disposant d’une marge de manoeuvre par rapport aux pressions islamistes, ce qui varie avec la conjoncture politique;

Enfin et surtout, il est vital de laisser l’ouverture du passage pour les palestiniens, vers leurs lieux saints. La tentatve d’implantation des extrêmistes religieux juifs en plein coeur de ce passage, dans le quartier arabe de  Ras al-Amoud risque de constituer un fait accompli irréversible sans énormes difficultés et ainsi de constituer un seuil au delà duquel il n’y aurait plus aucun compromis possible pour les adversaires. C’est surement l’idée directrice de ceux qui ont décidé cette implantation, c’est à dire la politique du pire: celle ou la seule issue est la défaite définitive de l’adversaire. Les pays du monde entier verraient d’un très mauvais oeil cette attitude, et la feraient payer très cher à celui des belligérants qui ferait preuve d’une intransigeance aussi radicale.