Archive for the ‘crise de la gauche’ category

La grève contre le projet de retraites du gouvernement s’éteint lentement

janvier 14, 2020

Au lendemain du compromis ouvert par la possibilité envisagée par le gouvernement de renoncer  à l' »âge pivot »en échange de plusieurs autres mesures permettant d’accéder à l’équilibre financier des retraites, le taux de grévistes diminue massivement, malgré la surenchère de la CGT de Martinez, épauléepar Mélenchon et ses troupes, qui réclament la retraite à 60 ans, alors que elle est à 62 ans dans les faits. Cette surenchère est un signe de désespoir: ils n’y croient plus ni l’un ni l’autre, mais ils essayent de maintenir une image de jusqu’au-boutistes qui défendent les revendications même les plus indéfendables, à l’opposé des syndicats dits « réformistes » qui font la différence entre des réformes discutables et  une simple fuite en avant  dans la réclamation sans fin.

S’appuyant sur les revendications purement corporatistes des conducteurs RATP et SNCF, qui bénéficient d’un pouvoir de nuisance très élevé, et qui peuvent prendre en otages de leur mouvement des millions d’utilisateurs, pour maintenir des avantages exorbitants, et qui en plus veulent une revanche sur Macron qui les a battu à plate couture dans le conflit sur la suppression de leur statut, Martinez et Mélenchon  font tout ce qui est possible pour empêcher la solution du conflit.

Martinez, membre d’un parti communiste exsangue , et qui n’a plus de ligne politique sauf une position d’opposition maximaliste, et Mélenchon,qui a viré du socialisme au populisme en jetant aux orties la défense de la démocratie et qui s’allie aux communautaristes et même, récemment, aux antisémites montrent la dérive politique qui emporte les débris de la gauche, même si la droite ne va pas beaucoup mieux.

Car c’est dans toute l’Europe que les mouvements populistes récupèrent des sympathisants de l’ex-gauche, les  mixent avec les sympathisants de l’extrême droite et constituent ainsi une redoutable masse de manoeuvre. C’est la tactique de tous les mouvements communistes et gauchistes de s’emparer de tous les mécontentements pour si possible en prendre la tête en se présentant comme les défenseurs acharnés des demandes du peuple

.Il s’agit pour eux de discréditer le pouvoir en place en le présentant comme l’expression des intérêts de la seule classe bourgeoise en martelant les critiques sur tous les plans. et en taisant bien entendu la réalité de ce qui se passe dans les pays  où leurs amis ont pris le pouvoir( exemple le Vénézuela de Madeiro, ou le régime a conduit le pays à la misère, à la faim ,  à l’exil, et à la faillite. Le comble de l’impudence de ce régime est atteint quand il ose accuser la France d’excès dans la répression, alors que il a sur la conscience le meurtre de dizaines de manifestants réclamant la démocratie bafouée par  le truquage des élections.

Cette sortie  ubuesque est le soutien en retour à la défense du régime par Mélenchon, qui est pétri d’admiration devant le caudillo au petit pied qui est le modèle castriste des dictatures sud américaines et qui maintient son régime par la violence des milices et de l’armée à sa botte.

Communistes et gauchistes, la main dans la main, ne cessent en France de jeter de l’huile sur le feu. La CGT,oubliant les intérêts des travailleurs dans son combat pour faire plier le gouvernement et son exigence délirante de retrait pur et simple du plan de retraites  du gouvernement, ne voit pas que elle ne peut que perdre ce combat dans lequel elle lance toutes les forces de son appareil.Elle a beau multiplier par 7 les chiffres des manifestants et mettre beaucoup de drapeaux rouges dans les cortèges, son recul se poursuit inexorablement.Les Français ne sont plus dupes du discours communiste, et ce n’est pas un hasard si ceux-ci se retrouvent avec  2% des voix et si la CGT perd la première place des syndicats.

Martinez, qui croyait disposer de l’arme absolue avec la paralysie des transports pour laquelle il pensait que l’accord de la majorité des conducteurs suffisait à mettre le pays à genoux , découvre avec rage que c’est très loin de suffire.Les discours triomphants sonnent creux, les gens mettent en place des solutions de secours les grévistes, devant la durée de la grève, se mettent en recul et reprennent le travail de plus en plus nombreux.La grève périclite et  devient l’oeuvre d’une toute petite minorité, y compris dans le monde particulier de la SNCF. L’échec vers lequel se dirige la CGT ne fera que consacrer le recul de son influence, alors que la fermeté de la CFDT,et les avancées que elle aura obtenu seront portées à son crédit.

De :même que le mouvement des GJ s’est éteint devant sa prise en main par les radicaux extrémistes,de même la poursuite de la grève au moment  ou un dialogue s’ébauche entre syndicats « modérés » et gouvernement va produire un effet de lassitude devant l’extrémisme contestataire et la volonté d’abattre le gouvernement qui passe devant la défense des intérêts de la population.

Quant à Mélenchon, comme prévu, en dehors des attaques non stop contre le gouvernement, il continue à creuser son sillon antisémite avec les nouvelles déclarations de  Garrido à la tv qui a déclaré que si le ministre interdisait la kippa pour les accompagnateurs de sortie scolaire, il perdrait immédiatement son poste, ce qui est une manière directe d’évoquer une supposée puissance des « réseaux juifs ». Comme prévu, il ne s’est pas agi d’une « boutade » quand il a expliqué la défaite de Corbyn par l’action des « réseaux juifs », mais bien  d’une  vision complotiste antisémite étendue à tous les secteurs de la vie politique et qui va être l’occasion de petites phrases distillées de plus en plus souvent.

 Ce qu’il va gagner comme votes musulmans par ces signes d’antisémitisme islamogauchiste, il va le perdre avec le dégoût qui va s’emparer de ceux qui refusent ce virage nauséabond  de plus en plus clairement manifeste, comme Laurent Joffrin dans Libération.

La mutation du paysage politique français continue et elle ne se fait pas dans une bonne direction

La France Insoumise devient le premier parti antisémite en France.

décembre 23, 2019

On n’arrive pas à y croire, et pourtant c’est vrai: il y a en France un parti qui défend ouvertement des thèses ,antisémites, et ce parti se réclame de l’extrême gauche. Ce qui avait disparu de la scène politique française depuis 1945, il vient de le réintroduire cyniquement, en commençant par un commentaire de la situation politique en Angleterre. On sentait les éléments de mauvais augure s’accumuler, avec la présence d’ « indigénistes « racistes dans son équipe dirigeante, et avec le discours de plus en plus infiltré d’injures s’approchant du vocabulaire haineux de l’extrême droite des années 1930. Mélenchon ne peut pas résister au plaisir de manipuler la langue et de jouir de l’impossibilité pour ses interlocuteurs de se situer sur le même plan de langage, alors qu’il veut blesser l’autre, et en fait l’intimider. Comme le faisait Le Pen en son temps, il jouit de sa maîtrise du langage , des plaisanteries grasses et des mots utilisés comme des armes Se présenter comme la victime des Juifs sera la prochaine étape. Il pourra ainsi obtenir le soutien des islamistes, qui ont déjà une longue pratique de la victimisation et de la haine des Juifs( cf la manifestation où ils ont défilé en arborant des étoiles jaunes : tout le monde sait que on les envoie dans des camps d’extermination !).

Les Rouge Bruns sont de retour!

Avec l’antisémite Corbyn, ils pourront jeter les bases d’un nouveau mouvement populiste, qui n’aura plus qu’un lointain rapport avec la gauche, mais qui rassemblera tous les aigris à la recherche de quelqu’un à accuser de ce qui les rend furieux: l’Etat, les riches, l’Europe, les Juifs. La montée de la haine, attisée par les populistes, de plus en plus désinhibés dans l’escalade des actions violentes, enivrés de l’absence de riposte à la hauteur de leurs exactions, et de leurs agressions verbales montre que il peut exister un terrain propice pour le développement de ce discours.

Pourtant , il ne faudrait pas que les mélenchonistes se rengorgent trop vite d’une éventuelle percée par le biais de l’antisémitisme. La France n’est pas prête à s’engouffrer dans cette folie, qui reste, pour le moment, l’apanage d’une infime minorité. Elle n’est pas comme certains pays d’Europe, qui n’ont pas éliminé les racines du monstre et où les antisémites défilent en uniforme (le Jobbyk en Hongrie par exemple).

L’absence de réaction à la sortie antisémite des mélenchonistes, autre que celle de plusieurs membres du gouvernement, montre que peu de gens se sentent concernés par ces questions et que en fait, ils n’accordent aucune importance aux éructations de LFI.

C’est la suite qui montrera si LFI tente de développer davantage la veine antijuive de son discours, ce qui est très probable, vu l’absence de réaction massive à ce ballon d’essai. LFI ne sera pas exclusivement antisémite, mais il entrelacera ses critiques du régime de petites phrases, d’insinuations, de plaisanteries douteuses qui susciteront chez les sympathisants une solidarité de proscrits qui les confirmera dans leur posture de victimes.

A suivre…

GB

plus en plus

Mélenchon antisémite!

décembre 16, 2019

Mélenchon vient de quitter le masque et dévoile le fond antisémite qu’ il essayait de cacher derrière les ambiguité de ses positions vis à vis de l’islamisme. Cette fois, la charge hyperviolente à laquelle il s’est livré, accusant les juifs d’avoir fait échouer Corbyn aux élections anglaises par une action de lobbying reprend la position complotiste classique des antisémites et leur vocabulaire


Jean Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale a déclaré: « c’est ignoble, il n’y pas d’autres mots. Quand j’ai lu ça, je n’en ai pas cru mes yeux ».

Ces propos sont gravissimes parce qu’ils laissent entendre qu’on pourrait imputer une défaite politique, celle de Jeremy Corbyn a des réseaux juifs a déclaré le secrétaire d’Etat à la jeunesse. Selon lui, » Jean Luc Mélenchon doit s’expliquer « sur ces propos inacceptables » car ils peuvent rappeler les « thèses infamantes de l’antisémitisme des années 1930. »

La modération n’est plus de mise: Mélenchon vient de se révéler comme prêt à utiliser l’appel aux réflexes antisémites pour masquer une défaite politique. On avait déjà vu l’enflure et le cynisme du personnage, décidé à utiliser l’encouragement à la violence, toujours prêt à l’escalade, maniant l’insulte et la menace comme les leaders de l’extreme droite.

Le discours populiste et le recours à la démagogie populiste, étaient déjà visibles dans son livre: » qu’ils partent tous ». (sauf lui bien sur). Mélenchon doit être traité avec le mépris qu’il mérite, comme un traître à la République, un personnage dégoûtant qui s’appuie sciemment sur les instincts les plus bas. Il n’a pas d’illusions à se faire: ceux qu’il a réussi à entraîner vont s’éloigner les uns après les autres , ne voulant pas se salir à son contact.Comme il ne peut pas supporter de ne pas avoir le dernier mot, la polémique va continuer et il finira comme Doriot, isolé et crachant sa haine, dans les poubelles de l’Histoire, avec Dieudonné comme seul ami. Les membres de son parti n’auront plus d’excuse: ils sont informés de la vraie nature de leur chef. On leur souhaite bonne continuation!

GB

.

Le gauchisme, forme de décomposition du communisme

décembre 11, 2019

L’auto dissolution de l’URSS et le remplacement du socialisme par l’économie de marché, après la faillite totale du système et l’abandon du rôle dirigeant du PCUS ont créé un vide là ou le fantasme du pays idéal cristallisait l’utopie et mobilisait des millions de gens à l’intérieur ou à l’extérieur de l’URSS. Les yeux de certains s’ouvraient alors sur le régime de terreur et de mensonge du stalinisme, d’autres prétendaient que il ne s’agissait que d’une déviation liée à la personnalité de Staline, les idéaux restant intacts, et la théorie toujours valable. Dans les pays « socialistes », les communistes se reconvertissaient rapidement en hommes d’affaires et s’arrangeaient pour conserver le pouvoir en changeant l’étiquette de leur mouvement qui devenait « démocrate » ou « populaire ».

Mais la cohérence très profonde de l’idéologie communiste, appuyée sur une vision de l’histoire construite « sur mesure » pour donner le sentiment d’une victoire inéluctable, et une filiation avec tous les moments révolutionnaires historiques arrimait le parti à un glorieux passé et à un avenir merveilleux. Lénine, lui, théorisait une vision de la prise du pouvoir par la force et le coup d’état, et l’instauration d’une dictature de la classe ouvrière, désignée comme porteuse de la régénération de la société. Enfin, il théorisait la construction d’un parti quasi militarisé , discipliné comme une force militaire, utilisant tous les moyens pour conquérir, puis conserver le pouvoir, présageant la dictature policière féroce qui pourchasserait toute forme d’opposition, dans et hors de ses rangs.

Armés de cette croyance en la victoire finale, les tenants de cette forme de millénarisme étaient prêts à tous les sacrifices et tous les crimes, puisque ils étaient du côté du Bien. Les ennemis étaient les bourgeois et les capitalistes ,bons à pendre avec la corde qu’ils vendraient à leurs exécuteurs.Aucun domaine n’échappait à ce clivage ( artistique, scientifique, juridique) de l’utilité révolutionnaire, aucune pitié ne devait atténuer la condamnation des « ennemis du peuple ». De plus, les bienfaits de cette vision du monde devaient s’étendre au reste du monde, qu’il le veuille ou non. Cet outil formidable de conquête du pouvoir était bien repéré par les ambitieux à qui il donnait la recette de la propagande qui devait rallier les militants, convaincus ou cyniques. Un grand nombre d’intellectuels, fascinés par la forme cohérente de cette utopie, donnaient leur onction au système, entraînant par leur prestige des foules d’idéalistes qui rejoignaient les masses de militants formatés. Le marxisme léninisme se présentait comme un bloc, des « saintes écritures » en quelque sorte qui était la Vérité absolue dont les locuteurs devaient utiliser la terminologie pour faire partie de la famille.

Mais cette Eglise, comme toutes les Eglises, secrétait des hérésies, divergeant avec le corpus orthodoxe sur tel ou tel point , au risque de mobiliser une inquisition qui disposait d’un arsenal de sanctions très variées allant de la critique exigeant une autocritique (abjuration) à l’exclusion (excommunication) et parfois à la mort avec ou sans aveu de sa culpabilité.

Lénine avait qualifié le gauchisme de maladie infantile du communisme. Ce qui apparaît à l’époque actuelle, c’est plutôt l’aspect sénilisé des partis communistes, qui n’ont plus comme adhérents que des vieux nostalgiques de l’empire soviétique et de la camaraderie militante et idéaliste, et des gestionnaires des places de pouvoir qui subsistent dans quelques citadelles ouvrières traditionnelles.

Le bloc monolithique a explosé en une multitude de chapelles. Les uns tentent de maintenir le vocabulaire communiste, s’accrochant aux mots magiques ( la lutte de classes, la solidarité du camp socialiste, la juste révolte contre la légalité bourgeoise et sa démocratie « formelle », les autres tentent un nouveau mélange avec la violence anarchisante et spontanéiste qui, elle, désigne l’état comme ennemi principal, alors que les communistes voulaient que l’Etat cchange de maître, pas que il s’affaiblisse.

L’apparition des problématiques identitaires à ouvert la voie à l’islamo gauchisme, qui change de prolétariat, en faisant des musulmans les nouveaux damnés de la terre. Là où la classe ouvrière était parée de toutes les vertus, ce sont les minorités immigrées qui sont maintenant désignées comme doublement victimes : sur le plan social , étant les plus pauvres, et sur le plan d,e l’intégration sociale ,étant parfois victimes d’une discrimination excluante .Là encore, le besoin de cliver le monde entre Bons et Mauvais aboutit à faire des musulmans les blancs agneaux victimes d’affreux bourgeois de plus racistes et colonialistes ( sans colonies d’ailleurs). C’est ceux que Lénine qualifiait de « lumpen prolétariat », pour leur absence de « conscience de classe  » malgré sa misère, qui est porté aux nues. L’alliance, cachée ou parfois revendiquée, avec les communautaristes déplace le front du combat, et en même temps divise les forces des gauchistes entre pro et anti communautaristes, défenseurs et critiques de la laicité. L’Etat centralisateur , lui , est désigné comme l’ennemi et l’oppresseur des nationalités (Catalogne, Pays Basque, etc..) . La classe ouvrière, menacée dans son existence même par la rétraction du tissu industriel, s’aligne sur l’extrême droite, faisant de celle ci le nouveau parti ouvrier. Le populisme, appuyé sur le nationalisme relancé contre l’Européisme des élites, reprend à son compte l’opposition riches/pauvres et promet la Lune aux crédules avec le protectionnisme et la prise du pouvoir légale: moins d’impôts et plus de prestations sociales. Les gauchistes sont prêts à enfourcher cette monture, mais l’extrême droite les a précédé dans cette posture. Prêts à s’allier à tous les adversaires du pouvoir, que ce soit les syndicats, les GJ, les Islamistes, rêvant d’une police désarmée face à leurs militants offensifs , les gauchistes sont une nébuleuse qui n’a plus de modèle universel. la Chine faisant très mauvaise figure pour ce rôle, et les dictatures d’extrême gauche:Madeiro au Vénézuela, Castro à Cuba , apparaissant clairement comme des dictatures policières. Seul Mélenchon défend ces régimes, allant, dans une poussée de stalinisme provocateur, jusquà défendre devant l’Assemblée Nationale la géniale médecine cubaine qui aurait découvert un vaccin contre le cancer du poumon (exemple typique d’une « fake news » absurde, le cancer du poumon n’étant pas causé par un virus, et étant donc inaccessible à une vaccination. On se croirait en URSS, à l’époque de la biologie truquée par Lyssenko au nom d’une biologie marxiste léniniste. Prêts à s’allier avec le diable islamiste, ou avec les diables séparatistes, et à vrai dire avec n’importe quel diable, moulinant les attaques contre le régime à tour de bras, les gauchistes ont pris l’ascendant sur les sociaux démocrates qui sont la version « modérée » des communistes, en perte de vitesse devant la radicalisation qui s’étend.L’échec des gauchistes grecs, chassés du pouvoir pour promesses non tenues, et l’échec des indépendantistes catalans, pour leur tentative médiocre. de coup d’état séparatiste raté, montrent que les gauchistes, bien qu’ayant renversé le rapport de force avec les sociaux démocrates, restent cantonnés à la marge politique, comme l’étaient les communistes il y a cinquante ans . Cela malgré leur pouvoir de nuisance et leur poids électoral non négligeable à cette époque . Héritiers d’une tradition militante dont ils se réservent le droit d’inventaire, influencés par le spontanéisme ambiant, ils pataugent dans un gloubi boulga théorique qui débouche sur des divisions et des querelles byzantines . Leur credo politique reste limité à la haine du flic et à la tentative d’être les plus virulents opposants au régime, ce qui est loin de la sophistication et de la systematisation de la stratégie des vieux partis communistes, appuyés sur les appareils d’état des pays déjà conquis. Version extrémiste et maximaliste des partis communistes, toujours tentés par l’escalade et par une vision crue et brutale du rapport de force, les gauchistes se considèrent comme une version « clean » des vieux partis communistes , nettoyée des crimes de ces partis, puisqu’ils n’ont pas exercé le pouvoir. Ils bénéficient de cette néo virginité qui maintient intact le pouvoir d’illusion et de rêve pour ceux qui n’acceptent pas la réalité comme elle est. La grande illusion est prête à renaître de ses cendres

GB

Antisémitisme: L’Angleterre n’est plus l’Angleterre.

décembre 11, 2019

En tout cas, elle n’est plus l’Angleterre que nous aimions, celle de la fidélité aux traditions, du flegme, du courage sans mots ronflants, celle de l’attachement aux libertés, de l’esprit sportif, de l’humour face aux situations désespérées, de la résistance obstinée face à la force brutale.

Une autre Angleterre se dessine qui n’est pas l’alliée amicale de l’après guerre, mais une concurrente qui vit l’alliance comme une source de dépenses superflues, chez qui se développe une xénophobie qui emprunte les expressions les plus vulgaires, et comble de tout, cultive dans sa gauche un antisémitisme inconcevable qui montre bien comment la gauche peut nourrir les idées les plus infâmes tout en se prétendant la lumière morale du monde politique.

Le cas de Corbyn, devenu chef d’un parti travailliste dont les cellules militantes sont noyautées par les groupuscules gauchistes, et qui a profité de la vague anti blairiste pour s’emparer de la direction du mouvement et du coup rendre possible l’effacement de la politique libérale des dix années écoulées.

Ce qui se prépare avec Corbyn, c’est la possibilité d’un formidable retour en arrière, avec cette figure d’un stalinien qui n’a pas évolué d’un pouce, mais surtout d’un vieil antisémite qui essaye de cacher son jeu, en ne formulant pas lui même ses idées antisémites, mais en couvrant ceux qui dans le parti les expriment dans des formes ahurissantes de haine raciste, les couvrant de son indulgence et de ses minimisations. Il n’a pas vu le mal dans une fresque grossièrement antisémite par ses caricatures , refusant de demander son effacement, il a nié avoir été à un hommage à Septembre Noir ou il été photographié déposant une gerbe, etc.. tout cela au point que des dizaines de militants quittent le PT, ne se reconnaissant pas dans ce parti qui cultive l’antisémitisme en son sein. Corbyn sait que cet antisémitisme peut lui coûter un poste de premier ministre, ce pourquoi il fait profil bas jusqu’aux élections. Une commission d’enquête a été nommée pour enquêter sur les centaines d’incidents de cette sorte.
Le grand Rabbin de Londres a fini par publier une lettre ou il dénonce la peur qui commence à se répandre dans la communauté juive anglaise.

Que la peur s’étende en Angleterre dans la communauté Juive était il y a encore très peu de temps une chose inimaginable tant les Anglais paraissaient vaccinés contre toutes les formes de fascisme ( leurs partis fascistes étaient réduits à des groupuscules dénués d’influence).

L’ Angleterre renierait elle son histoire de tolérance et deviendrait elle un nouveau foyer d’intolérance haineuse, comme ils se multiplient dans plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Hongrie, Pologne, etc)?

L’un des derniers refuges possibles , en cas de malheur pour des Juifs d’Europe vient il de dénier son accord possible à cette mission éventuelle de sauvegarde? La haine raciste va t elle salir l’image de ce vieux peuple voisin?Le Brexit leur a t il fait complètement perdre leur sang froid, et la tête avec? L’apparition d’un parti populiste s’emparant de 30 pour cent des voix montre le déboussolement complet de cette population, pour qui la classe politique a montré son incapacité à sortir de ses intérêts partisans et l’impossibilité d’un souci de l’intérêt du pays, ouvrant ainsi la voie à toutes les dérives. La crise du Brexit n’est pas finie, et des menaces d’éclatement du Royaume Uni sont toujours là.

asoyautées

LA CHUTE DE LA MAISON MELENCHON

décembre 2, 2019

Après la période d’euphorie de la présidentielle où Mélenchon avait cru que il pourrait être qualifié pour le deuxième tour, les choses ont commencé à se gâter .La place laissée libre par la désintégration du PS a permis à Mélenchon de tenter une OPA sur toute la gauche, le discours gauchiste mimant le verbe révolutionnaire de 1789 séduisait la gauche réformiste par sa radicalité et son assurance apparente, Il contrastait ainsi avec le galimatias du PS, miné de l’intérieur par son opposition de gauche subrepticement alliée aux mélenchonnistes. Le discours de celui ci n’avait plus rien à proposer, le macronisme et sa volonté de réformes s’étant substitué au discours « réformiste « du PS.

Mais la cannibalisation du PS jointe à celle du PCF (2,5 % des voix) ont très vite débouché sur les impasses de la conception de gauche, L’irréalisme politique de cette vision a conduit à une fuite en avant dans la surenchère verbale aboutissant à une stratégie: » personne à notre gauche ». Le soutien à la Grèce dans ses prétentions à ne pas payer ses dettes , puis le soutien à la dictature gauchiste au Vénézuela conduisant à la ruine du pays qui meurt de faim et où l’argent est réservé aux milices du pouvoir ont montré l’attachement aux vieilles lunes communistes:le dédain pour l’économie, le souci du maintien au pouvoir par la force une fois qu’il a été conquis.

Mais la dérive principale s’est effectuée à l’occasion de l’apparition du mouvement des gilets jaunes: mouvement spontané des masses précarisées et pauvres, dont le projet a été vite détourné de ses buts originels vers une violence croissante contre l’ordre public.

Le noyautage grandissant des manifestants par des éléments violents poussant à l’escalade, proposant des objectifs visant de plus en plus l’insurrection anti état, et en dernier lieu un changement des règles démocratiques.

Mélenchon a exprimé son « amour » pour cette figure insurrectionnelle ( Eric Drouet), dont il refusait de voir la nature anti démocratique et la virtualité fascisante.
Il a refusé de condamner les manifestations d’antisémitisme qui émaillaient les défilés, et a insulté les policiers , attaqués à maintes reprises, qu’il a traité d’éborgneurs, puis, ce qui est un comble de « milice » à la solde du pouvoir, déniant ainsi l’usage légitime de la force pour défendre la légalité et les institutions alors que les groupes insurrectionnels visaient l’AssembléeNationale, les ministères et l’Elysée

Mais les GJ semblent ne pas avoir été dupes de cette tentative pour les enrôler dans le groupuscule gauchiste qui pensait trouver en eux la masse de manoeuvre que il recherchait, au prix de l’alignement sur les demandes incohérentes des GJ. Les GJ ont fini par comprendre, sauf une très petite minorité, que la violence ,loin de leur gagner les coeurs, produisait un écoeurement et une colère qui se retournaient contre eux.

L’écroulement de cette stratégie d’alignement sur le populisme, concrétisé par le score misérable atteint aux européennes, laisse le mouvement désarçonné, démobilisé, en proie à la contestation interne et à l’hésitation quant à sa stratégie.

Or, ce mouvement ne progressait que par la tension militante, soutenue par le verbe du « chef », et l’espoir d’une victoire politique accessible

Le « chef « découvre que il a dégagé le terrain pour l’extrême droite, et n’ a pas capitalisé sur le mécontentement social, qui , comme en Italie, se reporte plutôt sur cette extrême droite.
Enfin, la démonstration de son côté caractériel dans l’épisode de sa contestation violente de la perquisition a l’adresse de son parti, et son refus d’admettre que la loi républicaine s’applique aussi à lui l’ont profondément déconsidéré dans l’opinion publique.

Parce que il ne peut s’empêcher d’appliquer les vieilles recettes communistes, ,devant la mort des treize soldats français au Mali,, il a utilisé l’ambiguité du langage en disant que ces soldats avaient été envoyés à la mort par le gouvernement et exigé le retour rapide « à la maison »des militaires.  Ainsi ,dans une escalade verbale sans fin, il trouve un nouvel angle d’attaque du gouvernement, indifférent à la défense du pays face au djihadisme terroriste, comme si il lui était égal de voir celui ci installer une base de son expansion à la limite des pays adjacents à la France.

En fait il s’agit de remuer le vieux fond antimilitariste de la gauche, et raviver le fond anticolonialiste auquel se raccrochent désespérément les anciens militants privés d’ennemis facilement identifiables.

LFI apparaît ainsi comme le lieu de rassemblement de tous les gauchismes, qui tentent de se fédérer en s’appuyant sur les vieilles recettes, mais sans pouvoir dégager une vision cohérente et crédible Le point commun est la détestation de la société libérale et occidentale..La montée parallèle du populisme et de ses recettes simplistes: désir d’une société divisée en classes inconciliables, violence anti état et haine des élites , pouvoir de la rue et du verbe, et alliance avec les dictatures qui se rassemblent dans un front commun anti occidental, tout cela crée une sensibilité commune, mais pas un programme commun..Mélenchon a tenté d’accrocher son wagon au train populiste et a trahi toutes ses idées républicaines pour cela. Le résultat est un échec retentissant. Mélenchon n’a pu recueillir que quelques miettes du mouvement populiste dont le gros des troupes s’est identifié à l’extrême droitee. La haine anti macroniste sciemment encouragée par les troupes mélenchonistes n’a pas réussi à emporter les barrières républicaines et le visage violent, dé magogique, et anti républicain de Mélenchon a été démasqué.Il est apparu comme plus jusqu’au-boutiste que le Rassemblement National dans l’opposition systématique au gouvernement , multipliant les insultes haineuses , (la dernière étant d’insulter le préfet en le traitant de psychopathe) au point de ne plus être pris au sérieux dans ces attaques qui finissent par paraître dérisoires tant elles montrent que il n’est pas capable de contrôler sa diarrhée verbale.

GB

 

le Labour infiltré par l’antisémitisme des islamogauchistes

septembre 13, 2018

La polémique  fait rage au parti Travailliste anglais entre gauchistes antisionistes et même antisémites et démocrates honteux de la liberté de parole accordée aux éléments antisémites qui se déploient sans vergogne dans les plis d’un parti officiellement « de gauche » , depuis l’accession aux commandes de Jeremy Corbyn. Celui ci fait partie de la frange la plus radicale des gauchistes qui l’ont élu et qu’il ne peut ni ne veut désavouer.Les membres du parti travailliste l’ont élu à un moment de révolte contre le blairisme, en partie en rapport avec  la guerre en Irak,et n’ont eu le choix que entre lui et un candidat inconnu et insignifiant.

Il tente de désamorcer la crise interne du parti, en faisant des concessions ( très limitées) sur un plan purement verbal.

Les faits recensés  par les observateurs de la communauté juive anglaise ne laissent pourtant la place à aucun doute: les démentis ambigus de Corbyn ne font qu’un très mince contrepoids aux manifestations antisémites indiscutables: la plus grave étant sa participation attestée par des photos à un dépôt de gerbe sur la tombe de terroristes de Septembre Noir ayant participé au massacre des israéliens de la délégation sportive israélienne aux Jeux Olympiques de Munich. Sa défense étant que il allait sur une autre tombe « bien plus importante » de « centaines d’enfants » massacrés à Gaza par les Israéliens. Quelle tombe? Quels enfants? On voit comment s’établit la balance pour lui.( surtout, il mélange deux éléments  situés à des dizaines d’années d’écart, il mélange les morts comptabilisés lors de la tentative de forcer la frontière israélienne , sans différences d’âge , par le hamas avec des  » enfants assassinés ». La pratique embrouillée de l’amalgame est déjà un indicatif de la mauvaise foi.

Mais ce n’est qu’une chose parmi une multitude d’autres, parmi lesquelles par exemple le refus de faire effacer une « fresque » murale au contenu explicitement antisémite, représentant des personnages au nez crochu en train de jouer au monopoly, le refus de considérer comme un acte antisémite le fait de déclarer que les juifs ont plus de fidélité envers Israel que envers leur nation.

Les déclarations antisémites de nombreux dirigeants travaillistes, y compris des bras droits de Corbyn, ayant entraîné même des démissions  du parti travailliste comme celle de l’ancien maire de Londres. montrent la profondeur et l’étendue du problème
La presse anglaise juive dénonce l’inquiétude qui se développe dans la population juive anglaise, jusque là fidèle soutien du parti travailliste, à l’idée que un individu comme Corbyn poirrait accéder au poste de chef du gouvernement. L’Angleterre, jusque-là  porte parole des libertés  dans le monde, pourrait revêtir le masque hideux de la haine antisémite, reprenant à son compte le discours calomnieux des partisans acharnés de la « cause » palestinienne. La haine gauchiste de Israel transpire dans les paroles comme dans les actes de Corbyn, marxiste non vacciné qui poursuit de sa vindicte les totems désignés par la doxa communiste. Simplement,  à part quelques passages à l’acte dans des prises de position où il s’est trahi, il a préféré laisser parler les autres, faire comme si il ne voyait rien, et c’est ce dans quoi de nombreux membres du parti veulent lui mettre le nez

Le parti travailliste traverse une crise sans pareille dans son histoire, et les déclarations banalisantes de  Corbyn n’apportent aucune garantie d’une volonté ferme d’éradiquer le poison qui s’est infiltré dans les rangs de son mouvement et que dénoncent de nombreux membres de son parti.

A terme, c’est  sa respectabilité qui est atteinte et donc sa qualification éventuelle au poste de premier ministre. L’Angleterre restera t elle fidèle à elle-même et à son image ou s’enfoncera t elle dans les marécages bourbeux du populisme à la recherche de boucs émissaires? A l’heure du Brexit, la porte est entrouverte pour une poussée des forces noires qui tentent d’enfourcher la vague de xénophobie qui se développe avec l’isolationnisme du pays.

L’image de rigueur qui faisait partie du halo entourant Corbyn se dissout peu à peu laissant apparaître l’image d’un idéologue vieilli et attaché à une vision du monde datant du siècle précédent qui n’a effectué aucune autocritique, n’a rien remis en question de son système de croyances et qui prête le flanc aux dérives haineuses suscitées par son système binaire de lecture du monde.