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« Vaincre le totalitarisme islamique », un livre de François Fillon

novembre 30, 2016

Dernier livre de François Fillon, sorti au mois d’octobre 2016, c’est à dire  juste avant le début de la campagne électorale des  primaires, et donc témoin de l’importance à ses yeux du problème et aussi avant la percée fulgurante de celui-ci, le choix de ce mot indique la conception de Fillon devant le phénomène du terrorisme islamique, c’est à dire  sa qualification comme un mouvement idéologique  Ni comme un phénomène de déséquilibre individuel, ni comme un phénomène uniquement local, mais comme un phénomène idéologique, lié à l’histoire de l’Islam, et porteur d’un danger aussi grand que l’hitlérisme l’a été à l’époque de la deuxième guerre mondiale.

« La France que nous aimons est aujourd’hui menacée.Pas seulement dan son intégrité. Elle est menacée dans son mode de vie,dans sa liberté d’expression, dans ce qui constitue le coeur de sa civilisation, et bien sûr les ressorts de son histoire.

« Et c’est précisément en mémoire des victimes,déjà trop nombreuses, tombées au champ d’horreur de ce totalitarisme primitif et en soutien à celles et ceux qui ont survécu et à leurs proches que nous ne pouvons nous ranger à l’idée que le fatalisme  est la seule et unique réponse au fanatisme..

Combien de morts, combien d’assassinats ignobles faudra t il encore que nous subissions avant de comprendre que il ne s’agit plus de terrorisme, mais que nous sommes en guerre et que la guerre ne se fait pas à moitié,qu’elle n’est pas un jeu de rôle ni une scène pour cabotiner?Nous sommes en guerre contre un adversaire qui ne connaît ni faiblesse ni trêve. Il ne nous oubliera pas, tout simplement parce qu’il s’est engagé- ce qui peut nous sembler délirant mais qui est- dans un conflit total au son des trompettes de l’Apocalypse, persuadé qu’il est de vivre la bataille de la fin des temps.. SI certains ne savent pas ce qu’est l’identité française, nos assassins, eux, le savent:la liberté d’opinion,l’égalité des sexes, la fraternité entre tous,le droit de croire ou de ne pas croire,le droit de rire,de s’aimer, de voter.. »…

….Encore après l’attentat de Nice n’a t on pas évoqué un individu fraîchement radicalisé comme si l’on était avide de conclure qu’il s’agissait non pas d’un islamiste, mais d’un malade mental sous prétexte qu’il n’avait pas l’érudition nécessaire? En procédant ainsi, on a délibérément minimisé la menace, on a désarmé psychologiquement,idéologiquement, intellectuellement les Français afin de leur faire oublier que ces agressions islamistes étaient voulues, pensées, organisées…Non, il ne s’agissait pas d’actes isolés. Oui, il y avait une volonté, une idéologie, des objectifs et la création d’une nouvelle Internationale du totalitarisme »

pendant ce temps les clercs continuaient à clamer que « l’important était de  ne pas créer d’amalgame » pendant que ce développait le plus pervers amalgame celui qui faisait de toute critique de l’islam un acte « d’islamophobie »

Le totalitarisme islamique, voilà l’ennemi.

« Depuis l’irruption sur la scène internationale,j’ai souvent évoqué la seconde guerre mondiale.Cette référence peut paraître à certains excessive,et cependant, nous nous trouvons devant un adversaire qui mène contre nous une lutte totale et qui n’a pas en tête nôtre asservissement, mais notre anéantissement. »

« Qu’on en juge: sur les six premiers mois de 2016 cinq cent cinquante attentats ont été recensés soit plus de 4000 mort soit 3 attentats par jour. que faut il de plus pour considérer que nous devons lutter contre une menace globale et non régionale et encore moins locale? Alors oui, nous sommes bien en présence d’un conflit mondial par le nombre des pays concernés et l’ampleur des coups portés.Oui, on tue en France, et à 5 heures d’avion de Paris, on viole, on torture, on vend des femmes sur les marchés, on détruit des églises, on dynamite des mausolées séculaires. Oui cette guerre a déjà fait des milliers de morts et contraint des millions de personnes à prendre le chemin de l’exode parce que elles étaient jugées étrangères dans leur propre pays.Oui , cette guerre est un conflit asymétrique  parce que l’adversaire vise moins nos forces armées que notre population civile. Il est difficile de nier que nous sommes tous confrontés à une tendance lourde de l’Histoire?qui est celle de la montée d’un islamisme rigoriste, peu importe qu’on l’appelle islamisme,salafisme ou fondamentalisme, qui est à l’oeuvre partout dans le monde , à commencer par le monde musulman; il s’agit d’un totalitarisme né de la conjonction de l’interprétation littérale du Coran, de la soumission du politique au religieux et de la promotion d’un islam conquérant.. Le djihadisme contemporain est le produit idéologique, cultuel et culturel de cette tendance lourde et non un sous produit, comme on veut parfois l’accréditer, de cette  « crise métaphysique de l’Occident » ou « la faillite de l’individualisme contemporain , et autres calembredaines. »

« Mon intime conviction est que l’on peut et que l(on doit parler de totalitarisme islamique. Tout d’abord parce que islamisme et totalitarisme propagent le culte d’une violence meurtrière qui exalte la mort et la destruction. »Viva la muerte  » criaient les franquistes. Ensuite par ce que l’une et l’autre ont développé une révolution conservatrice, c’est à dire une haine de la modernité servie par l’instrumentalisation des techniques de propagande les plus modernes( comme les Nazis,NDLR). Aussi parce que les uns et les autres cultivent l’antisémitisme. Ajoutons encore qu’ils partagent le même culte du chef

, même si la société qu’ils instaurent n’est pas assise sur une organisation pyramidale, mais construite sur une organisation horizontale ou règne le contrôle de tous sur tous ce qui est le propre des régimes totalitaires. »

Reconquérir les territoires perdus de la République.

 » C’est la règle des règles et générale loi des lois, que chacun observe celle du lieu ou il est » ( citation de Montaigne par François Fillon.)

Se référant au livre dirigé par Georges Bensoussan sur les territoires perdus de la République, F.Fillon évoque les exemples fournis dans ce livre des insultes, des menaces physiques, des discriminations quotidiennes, bref l’enfer vécu par des élèves agressées parce que juives. C’est ce que Pierre André Taguieff avait désigné sous le terme de  » nouvelle judéophobie: l’émergence a côté du  vieil antisémitisme d’extrême droite d’une haine anti juive enracinée et virulente née  des monstrueuses épousailles entre l’islamisme et l’antisionisme d’extrême gauche.

« Après 2004, il devient plus clair que cette violence scolaire perpétrée par des caïds ivres de leur toute puissance, cette propagande islamiste qui n’intervient plus seulement en histoire, mais aussi en biologie et ce développement des théories du complot ne sont en rien des phénomènes épisodiques. Pire, cette bouillie idéologique est ingurgitée avec gourmandise par des élèves qui donnent parfois l’impression d’attendre cette becquée si peu ragoutante. Des fiches de présentation des élèves, communiquées par une enseignante révèlent un antisémitisme totalement décomplexé, cyniquement bien dans sa peau, dans une atmosphère bienveillante. Il est devenu normal de dire sa détestation des juifs et d’accueillir les réactions des profs comme le signe d’allégeance ou d’appartenance au groupe haï. »…

« Beaucoup de Français se sont émus à juste titre de réactions dans les classes après les crimes de 2012 commis par Mohamed Merah ou après les attentats de janvier2015 Ces minutes de silence  non respectées, ces railleries, ces hommages bafoués, cette éruption de haine comme si l’école était un réseau social au même titre que Twitter, cette même toile empoisonnée dans laquelle le totalitarisme islamique veut nous engluer. Combien de ces jeunes nourrissent les messages insensés racistes, sexistes, antisémites, homophobes qui pullulent sur les réseaux dits sociaux? Il faut entendre ces appels à la barbarie de ces Français musulmans ou convertis à l’Islam pour mesurer l’ampleur du  défi qui est face à nous »

. Ce totalitarisme exerce une pression sur toutes les sociétés où il peut s’implanter et se développer pour imposer les principes et le mode de vie que sous tend son fondamentalisme: revendications communautaires, affirmation du rôle central de la religion et développement du voile un peu partout.

La laïcité, rien que la laïcité, mais toute la laïcité.

« Arrêtons de faire semblant. Non, il n’y a pas de problème religieux en France.Oui il y a un problème lié à l’islam. Dire les choses ,c’est reconnaître qu’il y a un communautarisme islamique qui n’a pas sa place sur la terre de France, qui est incompatible avec notre histoire, nos valeurs, ce que nous sommes au plus profond de nous mêmes. Le temps des hypocrisies, le temps des fausses pensées pseudo- intellectuelles, le temps de  la relativité des cultures, le temps de ceux qui se sont toujours  trompé  dans l’histoire, mais qui continuent de donner des leçons, ce temps là est révolu. Pour éviter que l’ Etat Islamique arrive à recruter des Français en perte de repères dans ses filets, nous devons nous montrer intransigeants avec les discours de haine dénigrant les valeurs de la République dans les mosquées ou sur les réseaux sociaux et nous ne devons pas nous résigner à l’existence de zones de non droit ou plus exactement ou s’applique un autre droit sur notre territoire ».

Le désir de mort des djihadistes les fait se placer hors de l’humanité.

octobre 30, 2016

Des dizaines de milliers d’individus, entraînant parfois avec eux femme et enfant, se précipitent comme les papillons attirés par la flamme d’une bougie vers le lieu de leur consumation  pour y mourir, dans la déflagration d’une bombe suicidaire ou sous les balles de la police ou d’une armée ennemie. Leur projet est parfois de combattre, mais avant tout de mourir, à plus ou moins courte échéance. Ayant fait ce choix, les autres choix en découlent  pratiquement logiquement. Morts en sursis,n’accordant plus d’importance à la vie, tout humanisme, qui est valeur accordée à la vie, leur paraît une faute et une faiblesse. Ils peuvent laisser libre cours à une férocité qui se libère rapidement, et jouer au football avec les têtes coupées de  leurs adversaires sans l’ombre d’un remord. Le choix qui leur reste est celui  du moment et du lieu ou ils se précipiteront dans le néant, qui pour eux n’en est pas un puisqu’ils croient gagner le paradis, pour eux, et , suprême habileté des prêcheurs qui les entraînent, aussi pour toute leur famille. Les prédicateurs qui alimentent la flamme qui va les dévorer ont ainsi réactualisé  les indulgences de l’Eglise Catholique, mises à la sauce islamiste:avec promesse de délices sexuels, ce qui est nettement plus intéressant que les concerts de musique jouée par les anges prévus par le catholicisme moyenâgeux, mais plus grossier aussi.Ce sont aussi des promesses qui ne coûtent rien, personne n’étant jamais revenu pour se plaindre,au cas ou elles ne se réaliseraient pas.

Qu’est-ce qui prédispose tant de gens  à courir vers leur mort, même si, malgré le nombre non négligeable des candidats au suicide, la grande masse des fidèles de l’Islam reste en-dehors de ce mouvement et ne suit pas les joueurs de flûte qui essaye de les attirer.

Il y a  forcément quelque chose de commun entre eux, et qui n’est pas seulement l’échec social qui en ferait des révoltés sociaux, et des combattants éventuellement, mais pas des suicidaires.Il doit y avoir une conjonction de facteurs qui pousse dans le sens de cette « voie terminale » qui les fait mourir avec (on l’imagine) le sourire aux lèvres.

L’attirance du martyre – c’est le mot qu’ils emploient pour qualifier la mort de ceux q’ils considèrent comme des héros- exprime la dimension de foi totale ressemblant à celle qui déterminait le sacrifice volontaire des saints chrétiens à l’époque des persécutions romaines. C’est ce qui explique leur cris , après leurs meurtres , de « Allah akhbar »,dernière profession  de foi, après quoi ils n’ont plus rien à dire.

Mais à la différence des martyrs chrétiens, dont le discours était un discours d’amour universel, leur discours est celui d’une haine quasi universelle, à l’exception d’un tout petit nombre de personnes, qualifiés par eux de vrais ou de bons croyants. Cette haine se déchaîne dans les massacres qu’ils mettent en oeuvre et en scène, Tuer froidement 130 personnes au hasard, parce que ils écoutent de la musique au Bataclan est l’expression de cette haine impersonnelle qui vise le monde entier. Ils se font tuer, mais après  avoir perpétré la boucherie maximum. Les martyrs chrétiens se laissaient dévorer stoïquement plutôt que renier leur foi, les djihadistes prouvent la leur en massacrant aveuglément des gens sans défense dont le seul tort est de ne pas partager leur foi.

Comme les moines du Moyen âge faisaient le sacrifice de leur plaisir pour la contemplation et la réflexion sur Dieu et renonçaient à leur existence « dans le monde »( parfois après en avoir bien profité) des musulmans cherchent à mettre leur existence sous le signe de la religion et condamnent tout ce qui n’est pas dévotion et préoccupation religieuse constante. Cette foi remplit parfois des existences vides, et permet parfois à des vies qui ont basculé dans la délinquance de se réestimer sans pour autant nécessairement sortir de la violence et de la criminalité. L’époque est propice au renouveau du religieux et celui ci se développe particulièrement dans le monde des déshérités. Partout, les intégrismes et les fondamentalismes ont le vent en poupe, et sur les marges se greffent des mouvements extrémistes qui entraînent une partie de ces nouveaux adhérents.

Retranchés du monde des vivants par leur rejet de toutes les valeurs humaines, justice, miséricorde, affection,  mais aussi gaitéet plaisir,ils vivent dans un monde rétréci dans l’attente du geste final qui donnera, pensent ils, son sens à leur existence. En fait, il couronnera  un vide par une absurdité.  Des vies dénuées de signification, d’espoir et d’intérêt se concluent par un feu d’artifice  qui mime un coup d’éclat, et ne laisse comme trace que les blessures ou les souffrances des survivants.

L’espoir de retourner en domination et terreur des vies marquées du mépris rencontré  se concentre dans le moment où ils lisent la peur dans le regard des victimes ou de leurs proches devant la mort qui va les faucher.Un bref instant, ils se sentent supérieurs à ceux qui construisent leurs vies en les ignorant. Eux ne construisent rien, sinon un espace fantasmatique apocalyptique  Ils se sentent des seigneurs par le pouvoir de faire mourir et la sensation d’impuissance à les arrêter de leurs victimes. Comme les Parques, ils ont les ciseaux qui peuvent couper le fil des destins  de ceux qui auront eu la malchance de les rencontrer et ils échappent à toute punition en prenant les devants et en se jetant eux mêmes dans les bras de la mort.

Leur jouissance maximale est dans ce seul pouvoir qu’ils détiennent un court instant:détruire quelques vies avant d’abandonner la leur. Ceux qui n’avaient aucun espoir d’exercer un quelconque pouvoir sur qui que ce soit tiennent leur revanche et se voient même faisant plier de grands états devant la menace de quelques dizaines de morts.C’est parce que leurs vies ne valent rien à leurs propres yeux qu’ils ne l’aiment pas. « Nous gagnerons parce  que vous aimez la vie et nous  aimons la mort » disait l’un d’entre eux,  reprenant sans même le savoir le cri d’un général franquiste pendant la guerre d’Espagne: « Vive la mort! ». Les drapeaux noirs de Daech comme les Burkas noires  seules tenues à être autorisées traduisent bien l’univers de mort dans lequel, comme les SS  de Hitler, évoluent les militants de cette secte

.Cette affirmation de puissance dans le pouvoir de prendre à d’autres leur bien le plus précieux, leur vie, est bien celle des désespérés qui ouvrent le feu dans les lycées ou les universités, et massacrent quelques dizaines de leurs camarades  avant de retourner leurs armes contre eux mêmes. Faute de pouvoir détruire le monde entier, ils détruisent la partie du monde la plus proche, celle dans laquelle ils n’ont pas trouvé leur place, une place. Dans le monde vide d’affection, d’émotion et de respect où ils se déplacent,il ne reste que la haine et la violence pour exprimer leur désespoir , leur refus et leur incapacité a y  prendre place.

Se tuer  et tuer des autres est  manifester leur rage devant leur échec à vivre et leur haine de ceux qui, eux, y arrivent. Ceux qui vivent leur entrée en terrorisme comme une aventure, ceux là ne cherchent pas la mort,  mais en acceptent seulement la possibilité.Ils vivent en général plus longtemps.

la jeunesse musulmane française en voie de refus de l’identité française

octobre 3, 2016

Les jeunes musulmans de la 3ème et la 4ème génération se trouvent confrontés aux problèmes de la double appartenance  au moment ou ces deux appartenances apparaissent comme directement antagonistes. L’âge des choix tranchés, le sentiment de ne pas être traités à égalité avec les non musulmans, l’échec d’une intégration sociale, les discours extrémistes auxquels ils sont soumis constamment, et l’exemple  toujours valorisé de la rébellion, prestigieuse, y compris dans la délinquance, les poussent dans la direction du rejet de la société française et de ses valeurs. Une fois ce choix fait, les justifications arrivent rapidement et la contre identification se construit rapidement à partir du moment ou il existe un séparateur entre le bien et le mal qui est « eux et nous ».  Le communautarisme est un facteur de séparation qui est seriné en permanence et qui s’appuie à la fois sur le statut de minorité visible et sur la culture clanique de la société ou les liens  et les solidarités familiales sont une protection de toujours. « tu dois soutien et solidarité à tes frères, l’Islam est le fondement de ta culture et il est supérieur aux croyances chrétiennes et aux sociétés athées,cette société te rejette et tu dois lui renvoyer son mépris et sa volonté de domination..

Identifié aux damnés de la terre, rêvant d’héroïsme, de risque et de sacrifice comme la plupart de ceux de son âge, il s’enrôle sans réfléchir à la complexité de ces notions: et accepte sans discuter le pire qui accompagne cette identité clivée de ses composantes françaises, baignant dans « l »identité heureuse » retrouvée avec l’unité débarrassée  de ses contradictions. La fraternité de l’action mêlée au romantisme de l’action clandestine, la fascination de la mort et de brûler ses vaisseaux la satisfaction de mettre ses actes en accord avec la détestation de l’autre, achèvent la transformation du jeune rebelle en militant du djihad. Il peut jouer aux gendarmes et aux voleurs pour de vrai, et s’autoriser beaucoup de transgressions puisqu’il fait partie des « bons ».

L’exemple des Panthères Noires aux USA dans les années 60/70 montre comment une révolte identitaire, celle des Noirs , a conduit à la surenchère militariste du mouvement, à son isolement  dans les excès de violence  et des revendications (programme de séparation de plusieurs états des USA, dégénérescence fasciste autour du leader noir Farakhan, dérive vers le banditisme « pour trouver des fonds, » fusion idéologique avec le tiers mondisme et défense par le bloc communiste qui jubilait de voir le tissu social américain se déchirer ( refuge à Cuba des militants traqués par le FBI pour des affaires de meurtre et de fusillades avec la police).,l’aboutissement à un discours raciste antiblanc à la tonalité complètement paranoïaque. La population noire des USA est alors partagée entre une partie qui affirme son identité de façon violente et provocatrice , et tente de bâtir une contre culture noire et une partie, autour du pasteur King qui défend les droits et l’égalité de façon démocratique et demande à s’intégrer à cette société qui la rejette en partie.La communauté noire  glissera ensuite vers des excès antisémites avec l’adoption de l’Islam par  des groupes prêts à tout pour contrer le christianisme dominant et son idéologie pacifique.

Le phénomène nouveau et  stupéfiant auquel nous assistons est le développement d’un « terrorisme de masse » , devant lequel nous sommes restés un certain temps paralysés par la surprise et l’incompréhension.. L’image sur laquelle nous restions arrêtés était celle d’un terrorisme limité à l’action d’un petit noyau décidé et qui sortait des cadres habituels de l’action politique ( comme les groupes terroristes italiens ou allemands, la Bande  à Baader,etc.Mais malgré les  cercles plus ou moins étendus de sympathisants qui les entouraient,ils ne restaient que quelques dizaines, et encore ne visaient ils que des cibles précises; Ce à quoi nous assistons est une transformation profonde de l’action politique,qui mélange foi religieuse d’allure sectaire et projet politique d’allure millénariste,action politique,action militaire et programme terroriste génocidaire, action dans laquelle les individus peuvent s’insérer à plusieurs niveaux et aussi passer d’un niveau à l’autre. C’est ce phénomène qui reste le plus étonnant, le fait que des individus sautent les étapes et passent en quelques semaines de la position de simple contestation identitaire au meurtre suicidaire par désir de se joindre au mouvement. Mais du coup, des millions de personnes peuvent avoir franchi les premiers pas du processus d’enregimentation sans que cela se remarque.Et ce sont de grandes masses de gens qui peuvent basculer dans l’action terroriste,vécue comme en continuité avec la lutte militaire et la conviction religieuse .

La jeunesse, simplificatrice et impatiente d’action,directement impliquée dans la quête d’identité,est prête à se lancer la première dans cette aventure sanglante, après avoir suivi les premières étapes de la séparation mentale avec la France. Les arrestations d’adolescents préparant des attentats se sont multipliées ces dernières semaines. D’ après une enquête de l’Institut Montaigne, citée par Alain Juppé dans  son discours à Lyon, un quart de la jeunesse musulmane  française se range du côté comunautariste  L’intégration, qui était le but de la génération précédente, après la génération qui rêvait de rentrer au pays une fois arrivée à la retraite, n’intéresse plus tellement la génération actuelle qui vibre aux succès du jihadisme mondial et qui anticipe une victoire mondiale des musulmans,, extrapolant de son expansion dans quelques pays pourris  du moyen Orient et de la réaction timorée de plusieurs des ex grandes puissances.que le vieux monde s’écroulera sous la poussée des masses musulmanes et leur ouvrira les chemins de la puissance et de la gloire. La composante imaginaire  de cette révolte prend une place déterminante dans le renversement identitaire qui s’opère sur des identités en cours de solidification. Toutes les révoltes, toutes les frustrations convergent dans cette haine de la France, soigneusement entretenue et développée  par les prêcheurs de haine qui pullulent dans ce monde quasiment fermé sur lui même. Les échecs scolaires et sociaux sont le miel des comunautaristes qui travaillent avec obstination à élargir le fossé avec le monde laïque, soucieux d’interposer l’Etat entre les citoyens et la violence religieuse et sexiste véhiculée par les sectateurs de l’Islam pur.Les sifflets qui ont couvert la Marseillaise lors d’un match France Algérie en disent plus que des longs discours.Le fascisme islamiste est en marche, et il progresse rapidement, malgré des échecs militaires indiscutables,

la civilisation occidentale et son idéal de démocratie dans le collimateur des tueurs islamistes

août 28, 2016

Quand les avions détournés  par les sbires de Ben Laden ont percuté les tours du WTC, tuant plus de 3000 personnes au il  coeur de New York, ainsi que les bâtiments du Pentagone, les Américains ont cru n’avoir à faire qu’à un petit noyau d’extrémistes qu’ils anéantiraient facilement en utilisant leur puissance gigantesque, militaire,économique et diplomatique.

Ils ont du très vite déchanter:en Afghanistan,leurs succès initiaux se sont transformés en une position défensive dans un pays sous l’emprise de la corruption,du clientélisme,et des luttes de clans là ou l’annonce de leur départ a convaincu les talibans que malgré leurs pertes, ils allaient finir par l’emporter. L’Etat paraît extrêmement faible face a ces troupes islamistes et négocie des compromis toujours plus tolérants et généreux avec ses adversaires;

La naissance de l’Etat Islamique a bouleversé la situation, remplaçant une petite organisation terroriste par un quasi état qui occupe a moitié deux grands pays islamiques possède une armée qui tient tête aux armées occidentales d’une coalition des grandes puissances militaires, qui est capable de mobiliser des dizaines de milliers de volontaires étrangers, et de susciter l’adhésion de gens qui sont prêts à se faire sauter si on leur en donne l’ordre ou même sans aucun ordre, entraînés par leur haine viscérale de notre civilisation et une foi religieuse exacerbée par des prêcheurs qui utilisent les moyens modernes(internet, vidéos « virales, etc) pour manipuler les masses musulmanes.

le virage pris parles pays islamiques après le « printemps arabe » qui avait  fait monter au pouvoir les islamistes, ennemis jurés et haineux de toute trace d’influence occidentale, déterminés à éliminer l’Occident de toutes les terres d’Islam, a conduità une coalition de tous les pays ennemis ou concurrents de la culture occidentale ,en redonnant du carburant a ceux qui soufflent sur les flammes de la lutte contre les valeurs de l’Occident, de la Chine à la Russie en passant par la Turquie.

La politique irrésolue et ambigüe des USA face à la montée de l’islamisme belliqueux a ouvert la voie aux criminels qui ne craignent plus le gros bâton américain et voient des faiblesses dans chaque concession qui leur est faite.

Le paysage politique de la terre s’est renversé en quelques décennies, passant d’une apparence de victoire générale de la démocratie avec la disparition de l’Urss  a une vision d’un assaut généralisé contre toutes ses places fortes, avec en premier lieu l’ apparition d’une puissance planétaire, la Chine, capable  de menacer la suprématie américaine, et ne cachant pas ses ambitions de domination mondiale, économique d’abord, puis scientifique et militaire.

L’Europe elle aussi à fait montre de son incapacité à définir une politique unitaire, est menacée d’implosion par les tendances nationalistes (Grande Bretagne, Belgique, Espagne ) et l’envahissement par une vague immaîtrisable d’immigration devant laquelle elle réagit faiblement et confusément. Même devant les menaces et les manipulations d’un  dictateur islamiste , Erdogan, de plus en plus prisonnier de sa folie des grandeurs, qui cherche à l’humilier, elle multiplie les contradictions et les messages de faiblesse.

La France apparaît elle comme embrouillée dans sa propre politique de posture pro arabe, tentant de faire vivre des mythes politiques comme celui des forces démocratiques au proche orient,là où n’existent que des rapports de force brutaux, renforcés par l’effacement des Etats Unis et la réapparition sur la scène politique de la Russie qui se retrouve en terrain connu avec son coup de force  en Syrie. La Russie vient d’ailleurs d’annexer une partie de l’Ukraine ( la Crimée) et maintient sous la menace une partie de l’Ukraine ou elle envoie des troupes et du matériel.

Partout, les ennemis de la démocratie redressent la tête. Dans les pays musulmans d’abord,  ou la chasse aux occidentaux est ouverte et ou se multiplient les signes d’adhésion à une vision religieuse de la haine de la démocratie. Les musulmans paraissent impatients de tomber sous la coupe de nouveaux despotes  qui règleront leur vie selon leur interprétation du Coran. La société vivra dans la terreur des fanatiques, mais  les femmes seront  soumises aux hommes qui rêvent d’avoir quelqu’un à dominer.

Mais dans les pays occidentaux aussi, les gauchistes et ceux qu’ils influencent proclament leur haine  de la démocratie qu’ils rêvent de remplacer par le pouvoir de la rue, dans des mouvements de plus en plus violents rassemblés autour d’une bouillie néo-marxiste devant laquelle les dirigeants socialistes actuels sont paralysés, touchés par les références au monde dans lequel ils ont grandi et dont ils ne se sont pas bien séparés. Ainsi pour reprendre le mot de  Pascal Bruckner,le gauchisme est devenu la maladie sénile du socialisme.

C’est ce qui est le plus inquiétant dans la situation actuelle: les partisans de la violence se multiplient, l’ère de paix que nous avons connue semble toucher à sa fin, les actes criminels se  banalisent, l’autorité se dissout avec les attaques contre les représentants de l’état et la mollesse extrême des réactions. Un prêtre est égorgé dans son église, rien ne se passe sauf une cérémonie commémorative. Le chef du gouvernement défend des arrêtés contre le port du burkini, des ministres du gouvernement se félicitent d’un arrêté du conseil d’Etat qui condamne ces décisions, la gauche se divise entre soutien et critique de ces mesures prises par certains maires.  Elle se divise entre défense  de la laïcité et sympathie pour le communautarismeL Elle erre entre la fascination  pour les groupes anti état et la défense d’un centralisme dont elle ne sait plus quoi penser. Il n’existe plus que des postures pour se signaler à des groupes d’électeurs ( une des ministres qui ont pris parti pour la liberté du burkini a annoncé en même temps la possibilité de sa candidature à la présidence si Hollande ne se présente pas.)

Le déni de réalité qui accompagne ces positionnements gauchistes est le fond commun de cette politique de gauche , mais il est inquiétant par la façon dont il rejoint la contestation d’extrême droite fondée sur un rêve d’autosuffisance de la France, et le rejet du fondement d’alliance et de paix qui est à la base du projet européen.

Les unes après les autres, les sécurités s’abaissent et la France paraît plus fragile et vulnérable face aux adversaires, découverts .ou cachés de la démocratie

 

 

Après le poids lourd, la hache

juillet 19, 2016

A peine commençait on à digérer l’inconcevable de l’écrasement volontaire de près d’une centaine de touristes venus assister à un feu d’artifice pour le 14 juillet que s’affichait sur les écrans la dernière des monstres de l’EI: un fou de 17ans , pris en charge par les services de l’aide aux mineurs isolés en Allemagne a trouvé le moyen de remercier ceux qui se souciaient de sa survie et de son bien être en se jetant avec une hache et un couteau sur des passagers d’un train, pris au hasard, les blessant grièvement. Le problème de ces actes déments, c’est que ils ne sont pas seulement le produit d’une stratégie démoniaque froidement réfléchie, invitant au meurtre par tous les moyens de ceux qui sont représentés comme des ennemis du peuple musulman, même s’il s’agit de gens qui ne sont concernés en rien par le conflit des musulmans avec le reste du monde. Ils sont aussi le produit d’une haine  meurtrière qui trouve une jouissance perverse dans la négation de toutes les valeurs humaines. Ce qui est effrayant, c’est la rapidité avec laquelle ces individus abandonnent leur défroque humaine pour endosser le costume des tueurs fous qui rient de voir les ruisseaux de sang qu’ils font couler.Quelle culture est ce donc qui fabrique des gens qui tirent gloire du fait de massacrer des innocents. Le portrait qui se dessine des musulmans devient celui d’assassins sauvages, dénués de tout sentiment humain,dont la cruauté est jointe à la débilité qui les fait rêver de crimes de plus en plus sanglants et inhumains pratiqués au nom d’une foi simpliste.Ce sont ceux là qui annoncent leur volonté de dominer le monde  et de régner par la terreur: ce ramassis de gangsters à la mie de pain, trafiquants de drogue, d’armes et de femmes tente de justifier par la religion leurs actions criminelles et trouvent facilement des gens pour se laisser convaincre.

Les Français expriment de plus en plus directement leur dégoût devant ces déchets d’humanité et demandent que plus de fermeté et de sévérité soient employés dans la guerre à mort qu’ils nous ont déclaré. Le temps est passé  ou l’on parlait des « printemps arabes »:les batailles contre les autocrates arabes n’ont été que le prélude à la montée au pouvoir des islamistes, qui aussitôt arrivés se sont dépêché d’anéantie toute liberté aussitôt remplacées par la charria, ce qui montre que ce qui est à l’ordre du jour en terre musulmane n’est pas la liberté, qui ne les intéresse pas tant que ça, mais le pouvoir de Dieu, au détriment de celui des hommes. En France, les jeunes s’engagent massivement dans l’Armée et la Police,désireux d’agir contre les assassins qui viennent tuer nos voisins et nos amis sous nos yeux, alors que pendant ce temps une petite minorité de gauchistes lance une campagne d’accusations et d’insultes contre cette police qui nous défend et qui est une des premières cibles des tueurs.

Les politiques font assaut de déclarations martiales, mais les Français ne croient pas, tant que il n’y a pas de changement dans les faits, à toutes ces postures.La justice elle même semble contaminée par le laxisme des gouvernants, accordant des sursis massifs ou des libérations anticipées  sous le prétexte qu’il n’y a pas assez de place dans les prisons. Cette situation devient très dangereuse: le FN se renforce en s’appuyant sur la colère des gens et va tenter de faire une surenchère dans les mesures de défense, mettant déjà en avant la sortie de l’Europe et de Schengen qui s’appuient en fait sur leur parti pris anti européen et protectionniste caché derrière leur propos anti immigration.A ce rythme, les Français finiront par vouloir s’armer, comme le font les Israéliens, ce qui a fini par faire reculer en partie les attaques au couteau et au véhicule qui avaient commencé à se multiplier

Manuel Valls dénonce les progrès foudroyants en France du salafisme, foyer de culture du terrorisme

avril 5, 2016

Une fois n’est pas coutume: le chef du gouvernement français a enfin dénoncé clairement et directement la source de la principale menace de terrorisme dans le pays: pas la maladie mentale de quelques déséquilibrés, pas la déshérence de quelques banlieusards déculturés, mais le développement rapide de » l’islamisme radical » et d' »une minorité agissante en train de gagner la bataille idéologique et culturelle »

Manuel Valls est venu  en personne participer à un colloque sur « l’islamisme et la récupération politique en Europe « pour apporter ses analyses sur la réalité et la progression de l’islam radical en France; « Il s’est notamment inquiété des capacités de la France à gérer l’avancée des thèses salafistes qui, selon lui,est à l’origine d’un terrorisme proprement français.

Il a développé son analyse: selon lui « les salafistes doivent représenter 1% aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’ y a qu’eux finalement qu’on entend ». « Il y une forme de minorité agissante des groupes (salutistes) qui sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle »…

Cité par plusieurs médias (Le Monde, RFI) il a même prédit que la campagne présidentielle pour 2017 se fera essentiellement autour « des questions culturelle et identitaire. »

Manuel Valls a toujours affiché des positions sans aucune ambiguité sur les question de laïcité, a preuve son soutien à la directrice de la crèche Baby Loup, dans le conflit  interminable qui l’opposait à une membre du personnel qui réclamait le droit de travailler voilée dans cette crèche  » d’utilité publique ». La seule faiblesse dans sa position a été quand il a déclaré qu’il y avait une sorte d’apartheid en France:concession majeure aux avocats de la victimisation des musulmans depuis plusieurs générations,  et participation à la culture de l’excuse. En plus il s’agissait là d’un profond biais dans l’abord de cette question: il n’y a aucun texte juridique consacrant une inégalité quelconque  pour les musulmans de France, contrairement au système  de l’apartheid dans l’ancienne Afrique du Sud ou la ségrégation était organisée à tous les niveaux (travail,mariage, sexualité, logement,  transports,vote, etc. L’utilisation du terme d’apartheid est infâmante. La réalité est que il y a de part et d’autre des refus de l’intégration, et aussi une part très minoritaire de réactions racistes , dont l’Etat ne peut être tenu pour responsable.

En tout cas, cela fait du bien d’entendre enfin du côté du gouvernement autre chose que la bouillie culpabilisée et culpabilisatrice  qu’on nous sert en toile de fond de l’inaction depuis les années que le phénomène se développe, que mois après mois les cris d’alarmes se répandent dans le vide.

Les choses sont enfin nommées, un chat est appelé un chat, et une guerre des cultures une guerre des cultures. Le développement d’une des tendances de la culture islamique directement désignée comme fournissant la base du recrutement et de l’idéologie des terroristes qui se proclament représentants et guerriers de l’islam. Ils annoncent en toute tranquillité leurs objectifs: conquérir le monde, assurer l’hégémonie et le monopole du pouvoir de la parole et de la pensée à leur religion, ou en tout cas à la vision la plus étroite et la plus féroce qu’ils en ont, détruire la démocratie et l’égalité des hommes et des femmes. L’inégalité des hommes et des femmes commence par le refus de leur serrer la main, continue par le port du voile et se termine par l’esclavage sexuel Superbe programme!

La source d’inspiration des criminels terroristes est trouvée. Il reste à mettre en oeuvre les moyens de réduire son influence: lutte contre les imams propagandistes, formation et contrôle d’imams ne prêchant pas la haine du pays d’accueil, lutte contre les territoires perdus de la République, dénonciation des entorses hypocrites faites à la Laïcité.

le terrorisme est le produit de la guerre interne à l’islam

avril 2, 2016

la question de savoir si le terrorisme a à voir avec l’islam est complètement dépassée, tant l’évidence crève les yeux, sauf pour ceux qui ont décidé une fois pour toutes de rester aveugles à ce qui ne cadre pas bien avec leur idéologie. Celle ci fait pour toujours des musulmans des victimes du colonialisme et des damnés de la terre porteurs de la misère du monde.Depuis  que l’islam violent tue en criant » Allah akbar », et  » nous avons vengé le prophète », ils ne comprennent plus rien au scénario qui s’écrit dans le sang, et ne peuvent que bêler  » pas d’amalgame ».

Car bien sur, et heureusement, la majorité des musulmans ne se reconnaît pas dans ce déferlement de haine qui s’étend partout ou il y a des musulmans. Mais la réalité est que le monde musulman est profondément divisé, depuis toujours d’abord,  mais encore plus à l’heure actuelle. La division entre sunnites et chiites est évidemment la toile de fond de cette division, mais les divisions se sont étendues dans les dernières décennies. L’axe fondamental de cette division est le rapport à la modernité et à la liberté de pensée. Le développement foudroyant  de l’intégrisme ( wahabisme prôné par l’Arabie Saoudite , dont la monarchie s’est liée de plus en plus avec la hiérarchie wahabite pour préserver sa couronne, et dont la politique de prosélytisme mondial s’est développée avec la tolérance des puissances occidentales, le salafisme  qui se développe dans les communautés musulmanes comme une traînée de poudre)  constitue avec le progrès général de la religiosité de plus en plus vécue comme un marqueur d’identité un tournant majeur de l’équilibre du monde. On pourrait dire que les masses musulmanes sont prises entre deux islam: l’extremisme radical et guerrier, et une vision tolérante et pacifique, qui a plus ou moins intégré quelques unes des valeurs libérales du monde occidental. On peut faire un parallèle avec la façon dont les masses populaires  occidentales on balancé entre l’attirance  pour le courant social démocrate, démocratique et libéral, et celle pour les partis communistes, prêts à tout pour prendre le pouvoir et le garder, et séduisant pour la jeunesse par leur radicalité. A la fois, les deux mouvements étaient ennemis mortels, et en même temps le peuple y reconnaissait des valeurs communes, et parallèlement une lutte idéologique impitoyable. La situation au sein des masses musulmanes est relativement semblable, c’est ce qui fait que on ne trouve pas de dénonciation nette, sauf de rares exceptions, des crimes commis au nom de l’islam. Peu de musulmans ont une vision claire des différences idéologiques qui séparent les grands courants de l’islam, et ils ont le sentiment que globalement c’est leur civilisation dont il s’agit, les détails étant secondaires. C’est pourquoi ils ne peuvent pas facilement condamner des actes commis au nom de la lecture littérale de leur religion, ressentant une telle condamnation comme  le résultat d’une désolidarisation avec la base même de leur foi. Seule une mobilisation des autorités religieuse pourrait clarifier les idées et le débat.

Le renouveau d’activisme et de radicalisme religieux pénètre toutes les couches de la population musulmane, La minorité agissante des radicaux entraîne dans son sillage les déboussolés et les affamés d’action, les désireux d’un guide et d’un « petit livre rouge ou vert » au nom duquel ils sont prêts à tuer ou à se faire tuer, les petits caïds en demande  de rédemption ou de famille d’accueil.. Ceux qui face à cela proclament la nécessité d’une réflexion autre que l’annonage des textes, sont une infime minorité et sont montrés du doigt comme complices du monde occidental. Car derrière la religion, c’est bien un conflit de civilisation qui commence à prendre forme . Personne ne le souhaite vraiment sauf les djihadistes, mais la ligne de partage passe de plus en plus clairement entre le projet théocratique,qui ne laisse du texte religieux que les règles à appliquer à la lettre, la lecture des décapiteurs, les femmes voilées , interdites de scolarisation, mineures à vie, les musulmans devenus l’espèce dominante, et en face les libertés démocratiques, le développement de la libre pensée, la liberté sexuelle, mais aussi l’esprit mercantile et l’inefficacté des démocraties empêtrées dans leurs grands principes.

La solution est entre les mains de ceux qui doivent éclairer le peuple au lieu de l’entraîner vers le retour en arrière et ses vents mauvais, et au premier chef les imams et les écoles religieuses: d’eux et de leur sélection dépendra en grande partie le côté  vers lequel basculeront les masses musulmanes. Mais les voix des modérés sont déjà de plus en plus étouffées par la multiplication des pressions activistes et de leurs prêcheurs de pacotille.