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JCALL l’apparition d’un nouveau lobby pacifiste juif en Europe

avril 26, 2010

L’ apparition en Europe à la fin du mois d’avril d’un nouveau site internet , Jcall , directement démarqué du site américain Jstreet, qui lui même avait constitué la riposte des juifs de gauche américains au lobby américain pro israélien  Aipac , connu pour ses affinités avec la droite américaine  , marque la tentative de réveil des pacifistes  juifs,  réduits au silence depuis plusieurs années par la désaffection de la population israélienne pour la gauche et pour le mouvement pacifiste « La paix maintenant » . Cette désaffection avait été créée par l’angoisse devant la montée de l’islamisme  lancé dans une lutte à mort avec l’Etat Juif , la complicité de la population arabe avec les attentats anti-civils de la 2ème intifada , et les critiques constantes contre l’armée israélienne rejoignant les accusations de crimes contre l’humanité de la propagande gauchiste et tiers mondiste pro-palestinienne.

L’inquiétude créée par le blocage du processus de paix , dont il est assez clair qu’il est du à la position du gouvernement de Netanyahou et à son intransigeance sur la question du partage de Jerusalem  et des implantations dans la ville , qui conduisent à créer une situation d’irréversibilité du fait accompli  , entraîne  cette résurgence  du courant pacifiste.

Mais au delà du fait que  » le camp de la paix » relève la tête et que  une vraie question reste suspendue quant aux moyens de sortir de l’impasse actuelle , il faut noter  une chose:

C’est  la modification de l’axe du combat des pacifistes , sous l’effet probablement de l’exemple américain ,très marqué par l »existence des » lobbies » politiques et économiques. En effet , si  dans le système américain , il y a une logique ,face à l’action d’un lobby organisé  de façon tout à fait ouverte , à susciter un lobby organisé  opposé , la situation en France et en Europe est tout à fait différente.

La communauté juive s’est  toujours défendue d’être un groupe de pression , et ce sont les ennemis des juifs qui ont toujours proféré des accusations de lobbyisme , de groupe de pressions et d’influence quand ce n’était pas de gouvernement occulte. La publication aux USA d’un livre prétendant que la politique d’alliance privilégiée des USA avec Israël était le résultat non d’un intérêt réel et d »une amitié sincère , mais d’une pression exercée par le lobby juif américain contre les intérêts propres du peuple américain a fait scandale;

Mais les éléments radicaux américains ( = gauchistes) ou européens sont toujours friands d’un discours dénonciateur de complots  soi-disant menés par des éléments du camp opposés , propres à susciter l’indignation de masses qu’ils se proposent d’éclairer à leur manière.

Le problème posé par cette nouvelle attitude des pacifistes est que ils ne se contentent  plus d’essayer de gagner l’opinion publique par leurs arguments , ce qui est le droit de chacun.

Ils annoncent explicitement leur nouvel objectif qui est de pousser leurs gouvernements à faire pression sur le gouvernement israélien pour le contraindre à changer sa politique. Les juifs de gauche se donnent donc désormais , au nom du risque couru d’échec du processus de paix , le droit de remettre en cause les choix électoraux du peuple israélien , quand ils leur déplaisent,  et d’apporter une limite à la souveraineté  de l’Etat israélien en encourageant les pressions économiques , politiques ou militaires exercées par les pays plus puissants. A quand par exemple des mesures de boycott économique ou scientifique comme ont déjà tenté  de les instaurer en France et en Angleterre les groupes gauchistes alliés aux groupes propalestiniens?

Surtout ,alors que la naissance de l’Etat israélien a été le moyen , pour la première fois dans l’ histoire du peuple juif depuis la destruction du Temple , d’exercer  un pouvoir politique et des responsabilités politiques en tant que peuple , alors que la survivance du peuple juif s’était jusque là payée d’un renoncement à tout pouvoir et d’une soumission à toutes les autorités  des pays  d’accueil ,   des juifs proposent de revenir à l’ancien état des choses . Les habitudes diasporiques reprennent le dessus : on vit mieux en étant les protégés des rois ou des seigneurs que en assumant les luttes et en en supportant les conséquences ( ce qui ne veut pas dire que il ne faut pas tenir compte des rapports de force complexes du monde environnant).

De plus , on peut penser que  cette prise  sur la politique israélienne permet à ceux qui ne risquent rien  de souhaiter réorienter à distance un pays dont les habitants savent très bien que ce seront eux qui feront les frais de  toute erreur politique , en souffrances et en pertes d’êtres chers.

Mais la bonne conscience pacifiste , la conviction un peu méprisante que le judaïsme diasporique est  le vrai support de la continuité du peuple juif , et l’incapacité à comprendre que il n’y a pas plus d’Etat parfait que de mission d’exemplarité pour un peuple ,font que nous risquons d’aller vers une nouvelle phase de la vie de la population juive en France , qui  par ses divisions ,ravira ses adversaires.

Ainsi est rompu le contrat ancien implicite qui faisait que les communautés en Diaspora , même si elles désapprouvaient certains aspects de la politique israélienne ,  respectaient les choix politiques de l’Etat israélien , et , au moins , ne donnaient pas d’armes à ceux qui luttaient contre lui.. La gauche  juive française  décide de faire pression sur l’Etat israélien , par gouvernements étrangers interposés et prend place dans un dispositif qui vise à dicter sa conduite à l’Etat Juif , au nom de son intérêt  mieux compris .

Le problème avec les peuples  pour qui on décide à leur place ce qui est le mieux pour eux , sans leur demander leur avis , est que c’est  en général l’intérêt de ceux qui décident plutôt que celui de ceux pour qui l’on décide qui est poursuivi; Les intérêts stratégiques et politiques des puissances ne coïncident pas avec ceux d’Israël , et leur confier un rôle directif dans la politique  de l’Etat israélien sur la foi de leurs bonnes intentions pourrait se révéler très couteux. Les grandes puissances ont eu déjà l’occasion , et elles en auront beaucoup d’autres , de montrer que la poursuite cynique de la défense de leurs propres intérêts , passe le plus souvent avant toutes les autres considérations. Les modifications  des rapports de force en cours au niveau international , peuvent laisser imaginer le pire dans ce domaine.

Il est vrai que il y a urgence à  empêcher l’irrémédiable au Proche-Orient et que la prise du pouvoir par la droite extrêmiste israélienne est génératrice de graves inquiétudes. Mais s’engager dans une lutte directe contre le gouvernement israélien  dans une situation ou l’Etat Juif est assiégé par des forces hostiles , déterminées  à le détruire en un ou plusieurs temps , si ce n’est pas l’atomiser, est un oubli de la solidarité minimale que certains sont prêts à jeter au panier pour préserver  leur besoin d’images idéales.

Un pacifiste israélien remet en cause le pacifisme

mars 23, 2009

(d’après le texte de Amir Gutfreund, écrivain israélien, publié par Le Monde du 22mars 2009)

Le texte de Amir Gutfreund est intéressant parce que il constitue la première autocritique du pacifisme en Israël , venue donc de l’intérieur même du pacifisme, publiée en France.

A.G. se définit lui même comme « un homme de gauche, autrement dit quelqu’un qui veut la paix à tout prix et qui est prêt, pour cela à  d’énormes concessions ». Il dit d’ailleurs avoir voté travailliste aux élections de février dernier.

Pourtant, devant l’évolution vers la droite du pays, il n’interprète pas le phénomène comme le fait que les Israéliens sont allergiques à la paix, mais comme « une réaction aussi instinctive que salutaire ».

Pourquoi?

Parce que, dit -il, » les Israéliens demandent une pause; qu’on leur permette d’hésiter encore un peu avant d’en venir à des décisions irrévocables ». « Les raisons qui ont poussé l’opinion publique israélienne « à droite », ne lui sont pas étrangères, tout électeur de gauche qu’il soit »; en effet, » tout accord de paix, aussi précaire soit -il représente e effet pour Israël la mise en jeu de sa propre existence »

« Au cours des dernières décennies,la paix est apparue à portée de la main, puis tout est parti en vrille, et il se demande si cette paix était vraiment si proche, ou si il s’est agi de rêves et de châteaux en Espagne.

Il n’est pas besoin d’être de droite, dit-il, pour sentir qu’un changement profond s’est récemment opéré dans la réalité qui est celle d’Israël au Proche Orient. Un facteur nouveau, dont les Européens se sont insuffisamment rendu compte est intervenu:la survenue de l’intégrisme islamique.

« Rituellement, quelqu’un vient faire miroiter aux yeux des Palestiniens la promesse de succès supplémentaires, de victoire totale,pourvu qu’ils se retiennent, pourvu qu’ils sachent résister au compromis en cours… Un vent d’extrêmisme islamique souffle.Si naguère le conflit israélo- palestinien a pu apparaître soluble dans le cadre d’un partage des ressources  et de solutions humanitaires, il est sûr que, aujourd’hui, alors que les données du problème n’ont apparemment pas changé, aucun espoir de ce type n’est plus envisageable.

« Des pans entiers de la population palestinienne croient désormais dur comme fer dans les promesses d’un djihad mondialisé. Alors que le conflit est en apparence resté le même,il a changé de bases, et une grande partie des pacifistes, en Israël et ailleurs, n’ont pas pris connaissance du » tour de passe passe auquel s’est livrée l’histoire ».

« Il y a dix ans, j’étais convaincu que des concessions israéliennes conduiraient à la paix.Désormais je suis au contraire convaincu que les retraits les plus spectaculaires ne serviront à rien ».

Normalement, explique-t-il, ce devrait être les Israéliens qui n’ont pas intérêt au changement étant donné le « confort » de leur société, et les Palestiniens, du fait de leur misère et de leur souffrance,qui désirent celui- ci.

Or, cette situation s’est inversée. Les Israéliens ont l’estomac noué d’angoisse quand la paix ne progresse pas, et les Palestiniens s’enthousiasment pour les opportunités que recèle l’attente: obtenir plus et à de meilleures conditions dans l’avenir. »

« Comment arriver à ouvrir les yeux des Européens sur cette mutation, s’interroge-t-il? Cela lui paraît difficile quand on constate la paralysie qui saisit les Européens quand ils doivent affronter le radicalisme musulman, et leur crainte d’apparaître arrogants, racistes et colonialistes..

L’épreuve, dit-il aura lieu, à l’occasion de la « conférence de Durban 2 ». Il imagine déjà la scène: « Le délégué d’un pays ou les fillettes de8 ans sont mariées de force à des vieillards proclamera son indignation devant la situation des droits de l’homme en Israël ». Le délégué d’un pays qui subventionne partout dans le monde le terrorisme portraiturera Israël en état terroriste. L’ambassadeur d’une nation ou un tribunal a prononcé une peine de viol collectif sur une jeune fille dont le frère avait attenté à l’honneur d’une autre femme dissertera sur la politique scandaleuse d’Israël par rapport à ses minorités. »

« Durban 2 est un évènement si parodique, si grotesque, qu’on pourrait croire qu’il a été taillé pour dessiller les yeux des incrédules », et pourtant , il n’est pas convaincu du réveil de la conscience européenne.

Au moment ou commenceront les discours délirants sur Israël, y aura-t-il une surprise?

Israel: la barre à droite, toute?

février 22, 2009

La logique des chiffres s’est imposée implacablement: Perès a chargé Netanyahou de former un gouvernement, parce que il était évident que Livni,malgré le fait qu’elle avait remporté les élections en ayant obtenu le plus grand nombre de sièges, était dans l’incapacité de  trouver une majorité pour soutenir son gouvernement.

A partir de cette réalité de fait: la gauche et le centre sont en minorité dans le pays, et sur des positions trop opposées à celles de la droite sur tout ce qui concerne le conflit avec les Palestiniens pour pouvoir mener une politique commune cohérente dans ce domaine crucial, qui rejoint les questions essentielles de la sécurité, de la défense,, et des relations internationales, un gouvernement d’union nationale n’ a pas de sens.

C’est pourtant ce qu’auraient souhaité, d’après les sondages, une large majorité d’Israéliens, qui y voyaient sans doute une façon de contrebalancer le poids inquiétant de l’extrême droite dans un gouvernement ou Netanyahou serait le plus « modéré » de l’équipe mise en place.

C’est aussi ce qu’aurait voulu Netanyahou, qui est parfaitement conscient de sa dépendance à l’égard des extrêmistes et de la fragilité d’un gouvernement à la merci de ces surenchères, ainsi que des contradictions entre religieux et laïques ( le parti de Lieberman), et aussi menacé par le mécontentement des alliés européens et américain.

Le refus de Livni d’être l’alibi de Bibi:

Malgré une phase d’expectative, Livni  a fini par tirer les conclusions de la situation: ne pas assumer de  rentrer dans l’opposition serait à la fois inutile quand  à l’atteinte de ses buts dans le processus de paix, Netanyahou bénéficiant de tous les atouts pour saboter le processus, tout en utilisant l’alibi de la coresponsabilité de Kadima, et suicidaire pour son image  personnelle, basée sur le courage d’éviter les compromis politiciens qui ont déconsidéré toute la classe politique aux yeux des Israéliens.

Kadima a réussi à préserver ses chances d’existence, toujours menacées d’un éclatement, en préservant ses positions malgré les discrédits liés a Olmert.

Mais Kadima devra franchir l’épreuve d’une période d’opposition, qui a déja sélectionné les constants des opportunistes qui ont rejoint le Likoud et les postes qu’il peut distribuer.

Cette phase d’opposition, que Kadima n’a encore jamais connue,le mettra sur la même ligne que le quasi défunt parti travailliste, qui s’est déconsidéré par son incohérence, son alignement sur des positions soit  purement syndicales, soit gauchistes.

Beaucoup de gens sont convaincus que le gouvernement de Netanyahou aura une durée de vie brève (6mois pronostiquent certains, sans doute très optimistes). Cela dit, cette idée de la brièveté de la configuration ultra droitière du gouvernement va peut être infléchir certaines réactions.

Les Etats Unis peuvent faire preuve de patience, ou même provoquer des situations mettent ce gouvernement face à ses contradictions. Ils peuvent faire, jusqu’à un certain point la différence entre l’Etat Israélien et un gouvernement conjoncturel. En même temps, on a vu la difficulté qu’il y avait à différencier les Etats Unis et la politique de GWBush.

D’une façon générale, il va être plus difficile pour les défenseurs d’Israêl de faire entendre leur voix face aux dérapages de l’extrême droite qui vont apporter de l’eau aux moulins des extrêmistes propalestiniens qui tentent par tous les moyens d’isoler l’Etat Israélien. On en a eu déja la démonstration avec les slogans qui ont fleuri partout pendant la guerre de Gaza visant à faire revenir en arrière l’Europe sur ses projets de coopération avec Israël. Un sommet a été atteint avec la décision de la  Suède de faire jouer un match de Coupe Davis avec Israël à huis clos, sous prétexte de manifestations propalestiniennes annoncées, alors qu’une députée socialdémocrate demandait le boycott d’Israêl pour toutes les manifestations sportives sous prétexte que le sport était incompatible avec « une politique belliciste »(sic).

C’est toute la difficulté de maintenir la position équilibrée de Kadima, qui avait trouvé , entre « le camp de la Paix », qui ne voyait que les torts israéliens, et était prêt à toutes les concessions pour arriver à une paix douteuse , et le « camp national » qui ne voyait que la force d’Israêl comme gage de sécurité, sans penser que nier tous les droits des autres mettait le pays en danger permanent, une stratégie éloignée à la fois de l’angélisme et du défaitisme pacifiste et du cynisme à courte vue négligeant tout autre élément que le rapport de force militaire des droitiers.

La droite de Netanyahou sera-t-elle assez intelligente pour ne pas créer l’irréparable, c’est à dire la rupture , ou du moins  un désinvestissement du lien privilégié , avec les Etats Unis,  qui serait le premier pas vers la tombe d’Israêl, plus sûrement que l’acquisition de la bombe par l’Iran?

Existe -t-il une chance de réformer le système électoral , comme le souhaitent Kadima et Lieberman, seule chance d’avoir un gouvernement assez stable pour enclancher un processus de paix?

Les Etats Unis vont -ils utiliser des pressions plus fortes sur Israël  pour résusciter le processus de paix moribond?

Quelles seront les perspectives si les Palestiniens renoncent à la tentative de créer un Etat parallèlement à l’Etat Israélien?

La période qui arrive s’annonce aussi pleine de dangers que d’inconnues.

Kadima arrive en tête aux élections, mais n’a pas de majorité pour gouverner pour le moment.

février 11, 2009

Le défaut fondamental du système electoral israélien apparaît une fois de plus,lié à l’émiettement de la représentation électorale (33 partis pour 120 députés) avec l’instabilité gouvernementale qui en est la conséquence ( aucun gouvernement récent n’ayant terminé son mandat),  et les petits partis disposant d’un pouvoir exhorbitant de chantage sur les grandes formations, dont ils peuvent faire chuter les majorités pour un oui ou pour un non.

Le scrutin de hier a montré à la fois le glissement à droite de l’électorat (le parti travailliste est en voie de devenir un parti d’appoint dans des majorités conçues par les autres partis, la gauche représente moins de 20 % des voix dans le pays) et la réticence à donner carte blanche à l’extrême droite dont la progression a été  effective, mais limitée

Livni a remporté son pari de vaincre électoralement Netanyahou, malgré les sondages qui prédisaient la victoire de celui-ci, et le pessimisme de ses troupes, faisant preuve d’une belle combativité, et apportant un démenti à ceux qui la dépeignaient comme « pas à la hauteur ».

Mais le problème de la formation du gouvernement reste entier, la droite  est majoritaire dans le pays, et n’entend pas faire de cadeau à Livni avec qui les divergences sont fondamentales: sur le non partage de Jerusalem, sur les colonies en Cisjordanie et la restitution du Golan;

On voit mal l’extrême droite s’allier avec Kadima et les partis de gauche. La conclusion terrible qui s’impose, c’est un gouvernement de Netanyahou, ce qui veut dire la fin du processus de paix. Ce que l’on peut dire, c’est que de moins en moins de gens  croient à celui-ci dans le pays, compte tenu  de l’échec d’Oslo, de la 2ème Intifada, et du fait que l’Autorité Palestinienne est de plus en plus coupée de la population palestinienne, et apparaît maintenue en survie par le soutien des Israéliens eux-mêmes.

A partir de là,n’existent plus que deux alternatives: le développement d’une nouvelle intifada, avec actes de terrorisme à l’Irakienne, et un affrontement avec les pays arabes à courte échéance,ou bien un retrait des territoires unilatéral, ce qui est inenvisageable après l’expérience de Gaza: ce serait ouvrir la voie à un état hostile à mort à Israël et contrôlé par le Hamas ou son équivalent.

Des hypothèses qui incluent toutes les deux des guerres sanglantes, rendant la vie insupportable pour beaucoup en Israël.

Les Israéliens ont eu en main les données du choix. Ils  savaient que la paix et la guerre étaient en jeu dans le choix des majorités electorales. Ce qui l’a emporté, c’est une vision méfiante et pessimiste du monde arabe, qui prenait en compte la progression de la haine dans ce camp, qui ne croyait plus à la représentativité des interlocuteurs qui lui restaient, et qui doutait de la détermination du camp de centre gauche à cause de l’incertitude des résultats de la guerre que le gouvernement avait déclenché.

La suite montrera si le choix qui a été fait préservera la sauvegarde d’Israël ou, au contraire,précipitera une catastrophe que de plus en plus de monde appréhende