Archive for the ‘identités collectives’ category

la jeunesse musulmane française en voie de refus de l’identité française

octobre 3, 2016

Les jeunes musulmans de la 3ème et la 4ème génération se trouvent confrontés aux problèmes de la double appartenance  au moment ou ces deux appartenances apparaissent comme directement antagonistes. L’âge des choix tranchés, le sentiment de ne pas être traités à égalité avec les non musulmans, l’échec d’une intégration sociale, les discours extrémistes auxquels ils sont soumis constamment, et l’exemple  toujours valorisé de la rébellion, prestigieuse, y compris dans la délinquance, les poussent dans la direction du rejet de la société française et de ses valeurs. Une fois ce choix fait, les justifications arrivent rapidement et la contre identification se construit rapidement à partir du moment ou il existe un séparateur entre le bien et le mal qui est « eux et nous ».  Le communautarisme est un facteur de séparation qui est seriné en permanence et qui s’appuie à la fois sur le statut de minorité visible et sur la culture clanique de la société ou les liens  et les solidarités familiales sont une protection de toujours. « tu dois soutien et solidarité à tes frères, l’Islam est le fondement de ta culture et il est supérieur aux croyances chrétiennes et aux sociétés athées,cette société te rejette et tu dois lui renvoyer son mépris et sa volonté de domination..

Identifié aux damnés de la terre, rêvant d’héroïsme, de risque et de sacrifice comme la plupart de ceux de son âge, il s’enrôle sans réfléchir à la complexité de ces notions: et accepte sans discuter le pire qui accompagne cette identité clivée de ses composantes françaises, baignant dans « l »identité heureuse » retrouvée avec l’unité débarrassée  de ses contradictions. La fraternité de l’action mêlée au romantisme de l’action clandestine, la fascination de la mort et de brûler ses vaisseaux la satisfaction de mettre ses actes en accord avec la détestation de l’autre, achèvent la transformation du jeune rebelle en militant du djihad. Il peut jouer aux gendarmes et aux voleurs pour de vrai, et s’autoriser beaucoup de transgressions puisqu’il fait partie des « bons ».

L’exemple des Panthères Noires aux USA dans les années 60/70 montre comment une révolte identitaire, celle des Noirs , a conduit à la surenchère militariste du mouvement, à son isolement  dans les excès de violence  et des revendications (programme de séparation de plusieurs états des USA, dégénérescence fasciste autour du leader noir Farakhan, dérive vers le banditisme « pour trouver des fonds, » fusion idéologique avec le tiers mondisme et défense par le bloc communiste qui jubilait de voir le tissu social américain se déchirer ( refuge à Cuba des militants traqués par le FBI pour des affaires de meurtre et de fusillades avec la police).,l’aboutissement à un discours raciste antiblanc à la tonalité complètement paranoïaque. La population noire des USA est alors partagée entre une partie qui affirme son identité de façon violente et provocatrice , et tente de bâtir une contre culture noire et une partie, autour du pasteur King qui défend les droits et l’égalité de façon démocratique et demande à s’intégrer à cette société qui la rejette en partie.La communauté noire  glissera ensuite vers des excès antisémites avec l’adoption de l’Islam par  des groupes prêts à tout pour contrer le christianisme dominant et son idéologie pacifique.

Le phénomène nouveau et  stupéfiant auquel nous assistons est le développement d’un « terrorisme de masse » , devant lequel nous sommes restés un certain temps paralysés par la surprise et l’incompréhension.. L’image sur laquelle nous restions arrêtés était celle d’un terrorisme limité à l’action d’un petit noyau décidé et qui sortait des cadres habituels de l’action politique ( comme les groupes terroristes italiens ou allemands, la Bande  à Baader,etc.Mais malgré les  cercles plus ou moins étendus de sympathisants qui les entouraient,ils ne restaient que quelques dizaines, et encore ne visaient ils que des cibles précises; Ce à quoi nous assistons est une transformation profonde de l’action politique,qui mélange foi religieuse d’allure sectaire et projet politique d’allure millénariste,action politique,action militaire et programme terroriste génocidaire, action dans laquelle les individus peuvent s’insérer à plusieurs niveaux et aussi passer d’un niveau à l’autre. C’est ce phénomène qui reste le plus étonnant, le fait que des individus sautent les étapes et passent en quelques semaines de la position de simple contestation identitaire au meurtre suicidaire par désir de se joindre au mouvement. Mais du coup, des millions de personnes peuvent avoir franchi les premiers pas du processus d’enregimentation sans que cela se remarque.Et ce sont de grandes masses de gens qui peuvent basculer dans l’action terroriste,vécue comme en continuité avec la lutte militaire et la conviction religieuse .

La jeunesse, simplificatrice et impatiente d’action,directement impliquée dans la quête d’identité,est prête à se lancer la première dans cette aventure sanglante, après avoir suivi les premières étapes de la séparation mentale avec la France. Les arrestations d’adolescents préparant des attentats se sont multipliées ces dernières semaines. D’ après une enquête de l’Institut Montaigne, citée par Alain Juppé dans  son discours à Lyon, un quart de la jeunesse musulmane  française se range du côté comunautariste  L’intégration, qui était le but de la génération précédente, après la génération qui rêvait de rentrer au pays une fois arrivée à la retraite, n’intéresse plus tellement la génération actuelle qui vibre aux succès du jihadisme mondial et qui anticipe une victoire mondiale des musulmans,, extrapolant de son expansion dans quelques pays pourris  du moyen Orient et de la réaction timorée de plusieurs des ex grandes puissances.que le vieux monde s’écroulera sous la poussée des masses musulmanes et leur ouvrira les chemins de la puissance et de la gloire. La composante imaginaire  de cette révolte prend une place déterminante dans le renversement identitaire qui s’opère sur des identités en cours de solidification. Toutes les révoltes, toutes les frustrations convergent dans cette haine de la France, soigneusement entretenue et développée  par les prêcheurs de haine qui pullulent dans ce monde quasiment fermé sur lui même. Les échecs scolaires et sociaux sont le miel des comunautaristes qui travaillent avec obstination à élargir le fossé avec le monde laïque, soucieux d’interposer l’Etat entre les citoyens et la violence religieuse et sexiste véhiculée par les sectateurs de l’Islam pur.Les sifflets qui ont couvert la Marseillaise lors d’un match France Algérie en disent plus que des longs discours.Le fascisme islamiste est en marche, et il progresse rapidement, malgré des échecs militaires indiscutables,

Ceux qui veulent détruire notre civilisation nous ont déclaré la guerre

septembre 14, 2016

Les gauchistes et les socialistes ont beau minimiser ces attaques qu’ils présentent comme des actes de déséquilibrés poussés à bout par les injustices du système capitaliste , les faits sont là et ils ne souffrent pas qu’on les dénie: la guerre déclarée par le monde islamique au monde occidental a commencé par une  attaque aussi imprévue que l’attaque japonaise  de Pearl Harbour  en décembre 1942. Mais les cibles étaient des civils , et l’objectif était d’humilier la plus grande puissance économique et militaire de l’époque, en atteignant les symboles architecturaux de sa puissance et en massacrant l’équivalent d’une ville entière. Les islamistes ont crié de joie dans le monde entier.Les 3000 morts de New York étaient là pour montrer que ce serait une lutte à mort, que par cette transgression énorme les Islamistes montraient qu’ils ne respecteraient aucune règle, aucune Loi, et que au contraire , ils transgresseraient tous les codes de la guerre comme de la paix.Depuis, Ben Laden a enfin été tué mais ses fils spirituels continuent à tuer dans de nombreux pays: les criminels se portent bien et s’amusent à défier les puissances occidentales, du moins jusqu’à ce que un drone mette fin à cette phase euphorique Leur credo est celui de l’horreur pure, qui accepte et désire la surenchère dans l’inhumain, puisqu’il s’agit d’instaurer le royaume d’Allah… chez nous.Leur idéologie, car il s’agit bien d’une idéologie, est que seuls les croyants méritent d’être traités en humains, les autres, hommes, femmes ou enfants peuvent être massacrés, violés, abattus sans remords. Ils développent ainsi une surenchère d’imagination dans le meurtre( explosifs dans les baskets ou à l’intérieur du corps des femmes, utilisation des enfants comme bombes ou comme exécuteurs de leurs crimes, mais aussi tout ce qui leur tombe sous la main et peut servir à tuer: couteau de cuisine, camion, machette. Un groupe politique se constitue ainsi avec pour objectif de tuer n’importe qui, et fait des appels d’offre mondiale pour accueillir qui voudra bien tuer avec eux ou pour eux. Et les volontaires affluent par dizaines de milliers , solitaires ou en famille ( on est frappé par le nombre de frères dans les groupes terroristes), prêts à mourir après avoir tué.  Au début, le prétexte était de lutter contre la barbarie du régime de Assad, mais très vite c’est apparu comme un prétexte pour développer l’Etat Islamique qui est apparu encore plus barbare que le gouvernement syrien. Les hordes aux costumes noirs- comme les SS -s’abattent sur un pays, instaurent par la terreur un régime religieux moyenâgeux, tuent à tour de bras pour que personne n’ose relever la tête, décapitent pour que ce soit plus impressionnant.; et les volontaires continuent d’arriver

Une secte nationaliste, ou plutôt national-islamiste a préempté le désir de revanche des musulmans  et leur a lancé l’idée que ils pourraient être les maîtres du monde si ils donnaient un coup d’épaule dans les régimes vermoulus qui tiennent par le soutien des occidentaux… et ils font un tabac.Si en plus on leur donne l’autorisation de tuer et l’espoir de faire plier le genou aux puissants, ils ne se tiennent plus., l’ivresse du meurtre et de la transgression les transporte avant même le Paradis et ses 70 mousmées à la virginité automatiquement reconstituée. Bien sur, les psychopathes sont les premiers à sauter sur l’ occasion et ils peuvent même prétendre à des postes dirigeants si ils sont efficaces dans le meurtre.Mais le déséquilibre n’est pas la source de cette orgie de meurtres. C’est la religion qui fournit une armature psychique a des gens à la recherche d’une cause et d’une identité. Comme des dizaines de millions de gens ont adhéré au communisme, ils commencent par s’imprégner du système (désignation d’un ennemi universel (le capitalisme ou les occidentaux, enfin il y a des textes sacrés dans lesquels tout est dit ‘puisqu’ils sont directement inspirés par Dieu,on leur dit qu’ils luttent et tuent pour créer la société idéale, et les voila recrutés, justifiés par leur travail pour la « cause ». La « radicalisation est l’entrée dans un système cohérent et clos, ou de proche en proche on se persuade que le bien est la victoire finale de l’Islam et le mal est l’influence de la culture occidentale et de ses gadgets: démocratie, droits de l’homme,égalité des sexes.Cela, beaucoup de musulmans le croient et sont donc déjà prêts à accueillir les démonstrations des maîtres manipulateurs et recruteurs qui n’ont que à  se baisser pour recueillir les adhésions. Le bassin de recrutement potentiel est immense,même si il existe des lieux de résistance à cette idéologie. La base de départ a quand même été le développement du salafisme, c’est à dire d’une idéologie de la « pureté « de l’Islam,défendue par le groupe wahabite, lui même soutenu par l’Arabie Saoudite qui a injecté des moyens énormes dans le développement de cette secte fondamentaliste.. Le nid de vipères est donc situé dans ce pays, même si il a essaimé depuis dans d’autres pays. Car l’Islam est le point commun de ces variantes idéologiques,un Islam qui est l’antithèse de celui des quelques penseurs musulmans qui croient en la possibilité d’une interprétation des textes sacrés. Ils ont à peu près autant de chances de réussir à faire passer leurs idées que les nazis qui croyaient au « socialisme de « national socialisme: la plupart ont fini avec une balle dans la nuque. La « déradicalisation », présentée comme un moyen de lutte efficace, improvisée et sans base cohérente ne serait ce que dans le choix des destinataires apparaît comme un gadget  sans efficacité au delà de quelques dizaines d’individus, ce qui n’est rien par rapport aux dizaines de millions de personnes susceptibles de basculer en quelques semaines du côté de la haine et de la violence. Là ou la victimisation a déjà conquis l’espace psychique des musulmans, soutenue par le discours culpabilisé de toute la gauche, il suffirait d’une provocation pour faire basculer des pans entiers de population du côté de la violence et de la terreur rebaptisées « autodéfense ».

La guerre que nous ont déclaré les islamistes finira en guerre civile si la minorité musulmane se sent rejetée en tant que groupe social, alors que les thuriféraires du communautarisme travaillent de toutes leurs forces au creusage d’un fossé de plus en plus profond avec l’ensemble de la population française et de ses moeurs.

Militairement, Daech peut être vaincu comme le montrent ses échecs et ses défaites actuels.  Mais l’infection par les idées islamistes trouve toujours de nouvelles oreilles et l’existence d’une zone grise dans laquelle les musulmans se reconnaissent en partie dans son discours national islamiste rend si on ne veut pas stigmatiser des gens qui restent pour le moment dans l’entre deux. difficile la lutte à outrance pas seulement policière, mais aussi judiciaire. En tout cas, le temps des arrangements avec l’ennemi est dépassé: la lutte doit être menée sur tous les fronts, birkini compris.

GB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Brexit fait voler en éclats l’Europe et laisse pantois Européens et Anglais

juin 28, 2016

Les Anglais ont laissé parler leur dédain pour l’Europe qu’ils ont toujours considéré comme un assemblage de peuples qui les freinaient dans leurs affaires.Leur sentiment de supériorité datant de l’époque ou ils étaient les maîtres du monde a fait résurgence . Depuis longtemps la divergence portait sur la conception de l’Europe, les Anglais n’y souhaitant pas autre chose qu’un vaste espace de libre échange et favorisant donc son extension maximale, au détriment de sa cohérence politique. Le nationalisme assez méprisant qui les caractérise s’est donné libre cours pendant la campagne, soutenu par les thèmes ultra défendus par l’extrême droite. En même temps, une part importante d’entre eux restait attachée aux valeurs modernistes de l’Europe, malgré les défauts criants de son organisation. Mais la faiblesse politique de Cameron qui n’a pas su éviter le piège qu’il s’est tendu à lui même en promet
ant un référendum a ouvert la voie aux populistes et aux nationalistes.
La situation actuelle de confusion ou Hollande tente de saisir la balle au bond, mais part dans la mauvaise direction en tentant de lancer une union des pays méditerranéens, union de tous les canards boiteux de l’Europe,et de tous les pays sous développés qui croulent sous les dettes et ou les gauchistes portés par leurs promesses démagogiques prennent modèle sur la Grèce, refusent l’austérité, et s’appuient sur tous les mécontentements pour occuper le pouvoir en attendant le moment ou mis en face de leur incompétence et des caisses vides, il refileront la patate chaude à la droite.

La Grande Bretagne en moins, cela ampute le budget de l’Europe de 15%. Mais est ce décisif?

On a bien vu quelle erreur cela constituait de chercher l’élargissement  perpétuel de l’Europe,et que tous ceux qui ont demandé leur adhésion n’étaient pas forcément prêts à jouer le jeu, et voyaient d’abord les subventions qu’ils allaient encaisser.

En tout cas,un malaise est nettement perceptible du côté anglais: une pétition de plus de trois millions de signataires réclame que le référendum soit revoté, considérant que les mensonges de toutes sortes ont détourné de nombreux votes.Le mouvement d’extrême droite UKIP avait promis de réattribuer aux dépenses de  santé l’argent consacré aux migrants vient d’avouer que il n’en ferait rien. Les Ecossais qui avaient renoncé à leur voeu d’indépendance pour rester dans  l’ Europe ont l’impression d’avoir été les dindons d’une sinistre farce, puisque rester dans l’union entraînera leur retrait de l’Europe. Les figures des Londoniens, majoritairement partisans du « in » se sont allongées et ils expriment clairement leur mécontentement, quand ce n’ est pas la colère. La menace d’éclatement du royaume Uni qui pèse sur les liens avec l’Ecosse et l’Irlande fait courir à l’UK le plus grave danger qui l’a jamais menacé depuis des siècles, et ce sont les Anglais qui sont la cause de cette prise de risques. En fait personne ne sait ce qui va se passer, et c’est bien ce qui donne son caractère irresponsable à cette décision. L’Angleterre est partagée  entre les nationalistes, plus ou moins nostalgiques de l’époque de la grandeur britannique et les modernistes qui sont attachés au particularisme anglais, mais n’en font pas l’alpha et l’oméga de leur vie quotidienne ni de leurs institutions.

La rencontre au sommet des principaux chefs d’état Européens risque d’être un flop supplémentaire, étant donné l’absence de consensus profond sur ce que doit être l’Europe, la position de Hollande étant la pire, basée sur l’idéologie ancienne de l’Europe fédérale, c’est à dire le déni des identités nationales, notion incompréhensible pour un socialiste. La vision socialiste de l’Europe étant celle poussée par la bureaucratie Bruxelloise, ou les particularismes nationaux doivent être pourchassés pour aboutir à l’uniformité grise d’un fonctionnariat affamé de normes à prescrire.

La seule solution pour l’Europe est de se restreindre à un noyau actif, de ne pas se laisser dévorer par un libéralisme qui laisse des pays extérieurs bénéficier de privilèges économiques, et de déterminer une politique migratoire qui cesse de privilégier les bons sentiments sur la sauvegarde des cultures locales. Sur chacun de ces points, le gouvernement français se trouvera à contrepied de ce qui devrait être fait, et ou bien fera perdre du temps, ou bien partira à contresens de ceux qui essaieront de sauver l’Europe.

le terrorisme est le produit de la guerre interne à l’islam

avril 2, 2016

la question de savoir si le terrorisme a à voir avec l’islam est complètement dépassée, tant l’évidence crève les yeux, sauf pour ceux qui ont décidé une fois pour toutes de rester aveugles à ce qui ne cadre pas bien avec leur idéologie. Celle ci fait pour toujours des musulmans des victimes du colonialisme et des damnés de la terre porteurs de la misère du monde.Depuis  que l’islam violent tue en criant » Allah akbar », et  » nous avons vengé le prophète », ils ne comprennent plus rien au scénario qui s’écrit dans le sang, et ne peuvent que bêler  » pas d’amalgame ».

Car bien sur, et heureusement, la majorité des musulmans ne se reconnaît pas dans ce déferlement de haine qui s’étend partout ou il y a des musulmans. Mais la réalité est que le monde musulman est profondément divisé, depuis toujours d’abord,  mais encore plus à l’heure actuelle. La division entre sunnites et chiites est évidemment la toile de fond de cette division, mais les divisions se sont étendues dans les dernières décennies. L’axe fondamental de cette division est le rapport à la modernité et à la liberté de pensée. Le développement foudroyant  de l’intégrisme ( wahabisme prôné par l’Arabie Saoudite , dont la monarchie s’est liée de plus en plus avec la hiérarchie wahabite pour préserver sa couronne, et dont la politique de prosélytisme mondial s’est développée avec la tolérance des puissances occidentales, le salafisme  qui se développe dans les communautés musulmanes comme une traînée de poudre)  constitue avec le progrès général de la religiosité de plus en plus vécue comme un marqueur d’identité un tournant majeur de l’équilibre du monde. On pourrait dire que les masses musulmanes sont prises entre deux islam: l’extremisme radical et guerrier, et une vision tolérante et pacifique, qui a plus ou moins intégré quelques unes des valeurs libérales du monde occidental. On peut faire un parallèle avec la façon dont les masses populaires  occidentales on balancé entre l’attirance  pour le courant social démocrate, démocratique et libéral, et celle pour les partis communistes, prêts à tout pour prendre le pouvoir et le garder, et séduisant pour la jeunesse par leur radicalité. A la fois, les deux mouvements étaient ennemis mortels, et en même temps le peuple y reconnaissait des valeurs communes, et parallèlement une lutte idéologique impitoyable. La situation au sein des masses musulmanes est relativement semblable, c’est ce qui fait que on ne trouve pas de dénonciation nette, sauf de rares exceptions, des crimes commis au nom de l’islam. Peu de musulmans ont une vision claire des différences idéologiques qui séparent les grands courants de l’islam, et ils ont le sentiment que globalement c’est leur civilisation dont il s’agit, les détails étant secondaires. C’est pourquoi ils ne peuvent pas facilement condamner des actes commis au nom de la lecture littérale de leur religion, ressentant une telle condamnation comme  le résultat d’une désolidarisation avec la base même de leur foi. Seule une mobilisation des autorités religieuse pourrait clarifier les idées et le débat.

Le renouveau d’activisme et de radicalisme religieux pénètre toutes les couches de la population musulmane, La minorité agissante des radicaux entraîne dans son sillage les déboussolés et les affamés d’action, les désireux d’un guide et d’un « petit livre rouge ou vert » au nom duquel ils sont prêts à tuer ou à se faire tuer, les petits caïds en demande  de rédemption ou de famille d’accueil.. Ceux qui face à cela proclament la nécessité d’une réflexion autre que l’annonage des textes, sont une infime minorité et sont montrés du doigt comme complices du monde occidental. Car derrière la religion, c’est bien un conflit de civilisation qui commence à prendre forme . Personne ne le souhaite vraiment sauf les djihadistes, mais la ligne de partage passe de plus en plus clairement entre le projet théocratique,qui ne laisse du texte religieux que les règles à appliquer à la lettre, la lecture des décapiteurs, les femmes voilées , interdites de scolarisation, mineures à vie, les musulmans devenus l’espèce dominante, et en face les libertés démocratiques, le développement de la libre pensée, la liberté sexuelle, mais aussi l’esprit mercantile et l’inefficacté des démocraties empêtrées dans leurs grands principes.

La solution est entre les mains de ceux qui doivent éclairer le peuple au lieu de l’entraîner vers le retour en arrière et ses vents mauvais, et au premier chef les imams et les écoles religieuses: d’eux et de leur sélection dépendra en grande partie le côté  vers lequel basculeront les masses musulmanes. Mais les voix des modérés sont déjà de plus en plus étouffées par la multiplication des pressions activistes et de leurs prêcheurs de pacotille.

Un livre très éclairant de Jean Birnbaum sur le djihad et la gauche: « Un silence religieux »

mars 28, 2016

Le livre de jean Birnbaum analyse avec une très grande finesse et beaucoup de détails ce qui lui apparaît comme une constante de la pensée de gauche face au rôle de la religion aussi bien dans la politique française que dans la politique internationale: son incapacité à apprécier le poids propre du facteur religieux  dans la mobilisation des masses musulmanes, que ce soit dans les luttes d’indépendance comme la guerre d’Algérie, dans la révolution Iranienne de Khomeini , ou dans la vague d’engagements en faveur de l’Etat Islamique.

A chaque fois, la gauche se voile le face devant le fait  que l’idéologie marxiste ne reconnaît comme facteur décisif des mobilisations que le facteur des luttes sociales et sous estime constamment le pouvoir d’enthousiasme et d’entraînement de l’idéologie religieuse. Car contrairement à ce qu’est devenue la religion dans le mode occidental, la religion islamique imprègne complètement la vie des musulmans et est le repère fondamental de toute leur existence et de la plupart de leur gestes. Ainsi il détaille longuement comment les hommes de gauche qui se sont impliqués dans le combat pour  l’indépendance de l’Algérie ont refusé de critiquer les tendances proislamiques qui ont imprégné les Algériens qui ont mené cette lutte. Les Algériens eux mêmes, dont une partie  reprenaient à leur compte les illusions du discours athée dans les prises de position officielles ont fait des efforts pour masquer cette dimension qui s’est dévoilée après l’obtention de l’indépendance dans la campagne d’islamisation du pays, l’éradication de nombreuses écoles au profit des écoles islamiques, et l’élimination des organes de presse francophones. Ceux qui ont même choisi de rester en Algérie ont été peu à peu déçus ou écoeurés par le parti pris pro religieux des autorités et se sont  retrouvés pour nombre d’entre eux contraints à émigrer en France. Là encore, comme d’habitude une « omerta » a fonctionné, interdisant toute critique des figures idéalisées des  » combattants du peuple » sous peine d’être accusé de « faire le jeu de l’ennemi »

Birnbaum consacre un chapitre à la prise de position de Foucault, qui a été accusé de faire l’apologie de la révolution khomeiniste, ce qu’il conteste, mais il dit que Foucault a été fasciné par l’émergence de la révolte pure, et par l’immense énergie produite par l’élan religieux, avant que le politique reprenne les choses en main et que s’instaure la dictature de l’ossification en régime politique appuyé sur une hiérarchie politico- religieuse prête à tout pour consolider son pouvoir;

.Dans un autre chapitre ,il étudie les effets de la négation de l’importance  du religieux et du déni de l’essentialité des symboles religieux  dans les mouvements politiques: Ainsi le NPA a abouti à une crise gravissime et une forme d’éclatement à la suite de l’ambiguité de son positionnement sur la question du voile après la présentation d’une candidate voilée aux élections. De nombreux membres de ce mouvement, restés attachés à la défense des droits des femmes se sont révoltés contre la banalisation du fait par la direction et  l’abandon d’une position laïque ferme

En tout cas, il dégage l »importance du « theologico politique », et en particulier du fait que l’islam est la seule religion qui , « à l’échelle mondiale, s’impose de façon militante, se propose comme avenir  de ce monde ». Il est aussi « la seule puissance spirituelle dont l’universalisme surclasse l’internationalisme de la gauche sociale et défie l’hégémonie du capitalisme mondial. ». Il représente la force politico spirituelle dont les effets sont les plus intenses,celle dont la prétention globale rebat les cartes du monde.

Cette force autonome du religieux, « tout se passe comme si nous(étions plus capable de la reconnaître. Comme si nous avions oublié qu’elle a longtemps constitué une évidence souveraine »

Marcel Gauchet  écrit: « Ce déni, cet embarras, cette perplexité montrent en fait à quel point nous sommes sortis de la religion. Nous en sommes tellement loin que le pouvoir de mobilisation qu’elle conserve nous échappe. »

« Pendant des siècles, on ne pouvait penser aucun aspect de la vie, ni le temps ni l’espace, in les gestes quotidiens ni l’autorité légitime sans le rapporter immédiatement à Dieu. La religion enveloppait chaque existence et chaque conscience, elle structurait les sociétés, fondait la politique. Mais après une longue période de sécularisation, nous en avons perdu jusqu’au souvenir ».

« Or ce qui fait la puissance de l’expérience religieuse, c’est qu’elle donne un « sens » aux destins des croyants, une orientation commune. un certain degré Jour après jour, les prières er les rituels guident leurs corps, les récits mythiques et les forme symboliques orientent leur esprit. A  un certain degré d’enthousiasme et de partage, cette quête finit par primer sur toute autre considération.

Car la foi « ne constitue pas une doctrine abstraite, c’est un ensemble de sentiments qui engagent toute la personne du fidèle dans sa quête du divin, et qui déterminent un certain rapport au monde. Etre religieux, c’est obéir à une parole qui touche à chaque aspect de l’existence, et d’abord au corps.. Ce qui et en jeu, c’est une polarisation du sacré et du profane, du vrai et du faux, du bien et du mal, du pur et de l’impur, polarisation qui des conséquences immenses pour les croyants. » Pour lui, le djihadiste est plutôt qu’un déshérité ou un imbécile un jusqu’au boutiste de la vérité. Ce qui le relie aux autres djihadistes, ce sont des textes, des actes et une foi identique. Mais le djihadiste est aussi un fondamentaliste qui combat les musulmans qui considèrent le texte sacré comme étant à interpréter, et de diverses manières. Dans cette guerre interne au monde musulman, il est proche de la ligne « légalitaire » de l’islam contre l’islam spirituel, qui s’ossifie dans le seul respect de la charria, un ensemble de règles prétendument dictées par Dieu de toute éternité

Mais malheureusement, notre époque est celle de la domination de plus en plus étendue de cet Islam de violence et de haine,avec le soutien des groupes qui détiennent le pouvoir et dans les lieux d’enseignement de la religion

Ainsi, pour Birnbaum , le djihadisme est le raidissement sanglant de l’islam, ce qui veut dire à la fois qu’il défigure l’islam comme spiritualité et qu’il n’a pas « rien à voir » avec lui. Les djihadistes ne savent pas lire les textes qu’ils brandissent. Ils déchiffrent les mots, mais sont « incapables d’envisager la lecture comme pratique d’interprétation, comme élan vers l’autre, comme geste de vie »

LA VIOLENCE ET LA HAINE CULTIVES PAR L’ISLAMISME ET L’ULTRA GAUCHISME MODIFIENT NOTRE ENVIRONNEMENT

décembre 5, 2015

Ce n’est pas deux degrés de trop, que les islamistes vont produire dans notre environnement, mais une modification progressive de tout le paysage qui fera, si cela continue, que nous ne reconnaîtrons plus notre monde..La terreur, la mort, les mutilations deviendront monnaie courantes, comme dans les pays pourris du Moyen Orient.Les massacres aveugles, perpétrés par des zombies heureux de nager dans le sang d’innocents et impatients de quitter ce monde pour aller se prélasser dans leurs paradis imaginaires, constitueront notre quotidien. Des imbéciles équipés d’armes de guerre( en attendant les attaques aux gaz ou bactériologiques) pourront s’en prendre à toutes les fêtes, toutes les cérémonies, tous les moments heureux et les saccager dans un bref paroxysme d’orgueil avant de disparaître dans un éclair.

La violence colorera alors de plus en plus les relations entre les gens. Déjà, les manifestations soit disant écologistes àParis pour l’ouverture de la  conférence internationale sur le climat ont donné lieu à des destructions des hommages aux morts des attentats qui révulsent la plupart des témoins de ces scènes. La profanation  de ces signes de compassion, de solidarité, et d’émotion montre la progression de la déshumanisation , de l’absence  de sensibilité et de la perte des respects élémentaires dans une frange, réduite certes, de la population qui devient aveugle à ce qui n’est pas l’expression de sa haine pour la société et pour la France. Le spectacle des bouquets de fleurs et des bougies piétinés et dispersés figure bien le piétinement de toutes les valeurs qui rassemble ces « despérados » qui se détestent tellement qu’ils ne peuvent que se détruire pour ne pas avoir à regarder en face la laideur horrible de leur vie et de leurs actions.

Le temps se rapproche peut-être ou même les cimetières ne seront pas des lieux de paix ou de recueillement. Personne ne saura plus alors ce que veulent dire ces mots, si les attentats visent, comme au Moyen Orient, les cortèges funéraires aussi bien que les cérémonies de mariage. Il ne restera plus que le désir de vengeance, et l’enchaînement des représailles. Les préoccupations essentielles, la construction de sa vie et d’un bonheur de son entourage risqueront alors d’être remplacées par la défense de tous contre tous, par la lutte contre les maffias,  et les rapports de force à tous les étages de la société;

Le politique lui même commence à être infiltré par cette dégénérescence: En Grande Bretagne, le vote par un groupe de députés travaillistes pour la participation du pays à la coalition anti Daech , contre la position de la direction ultra gauchiste du parti, a entraîné une campagne de menaces de mort et de harcèlement contre les députés concernés d’une violence sans précédent. Le président du parti lui-même a encouragé ces pratiques, disant que plus nulle part ces députés ne seraient laissés en paix,ni à l’abri. En France, les provocations verbales et les imprécations d’un Mélenchon  cherchant à réactiver   le vocabulaire périmé de la lutte « classe contre classe »et à faire revivre le temps des insultes pour ceux qui ne partagent pas sa vision du monde, comme aux pires périodes du stalinisme, créent une surenchère dans l’outrance.

A l’intérieur des institutions ou de certaines entreprises, des musulmans extrémistes de plus en plus nombreux par exemple  à la RATP, refusent de serrer la main de leurs collègues féminines, ou interrompent leur service pour faire leurs prières, et font payer à laCFDT son refus d’être complice de ces pratiques.Le communautarisme dresse la communauté repliée sur elle même contre tout ce qui n’est pas elle ,  et se renforce des réactions de rejet qu’il suscite. Il fragmente la société en ilots incompatibles, favorise tous les séparatismes, et détruit la solidarité qui comme le disait Renan est forte de tous les sacrifices effectués et de tous ceux à venir qui sont acceptés.Cette solidarité nationale est vilipendée comme un acte de trahison des  mini solidarités claniques.

Le monde des petits caïds incultes qui plastronnent dans les écoles  où les profs maltraités se découragent devant ces élèves qui refusent de rester à leur place d’apprenant est à l’image d’une société désemparée devant cette violence généralisée qui ne permet même plus de faire du territoire des enfants un espace protégé de la haine environnante.

La conjonction des haines gauchistes et des haines communautaristes défigure le pays et  crée un vent de violence qui est un vent mauvais Elle se traduit dans la multiplication des insultes, y compris à l’intérieur de la gauche  dont une partie n’hésite pas à traiter les manifestants de l’après Charlie de pétainistes islamophobes (Emmanuel Todd), pendant que l’Observateur titre sur la France « rance ».Un nouvel espoir chez les extrêmes créé  par le scepticisme des Français devant les discours des partis classiques ouvre une perspective de succès pour les extrémistes qui voient des pans entiers de la société céder aux sirènes du populisme et  des discours illusionnistes.

L’ère de la vie paisible et de la douceur de vivre française, qui n’empêchait pas les conflits et une certaine violence, mais sur un fond de valeurs partagées cède peu à peu la place à une époque de lutte féroce entre les différents groupes qui ne reconnaissent qu’eux-mêmes et oublient ce qui les réunissait à leurs contradicteurs il ya peu. Tout le monde perçoit que ce qui se dessine, l’ensauvagement du monde progresse et  certains sont les boute-feu  de cette régression, qu’ils appellent de leurs voeux.

GB.

La vague de bons sentiments soutenue par le PS abaisse les défenses nationales devant l’immigration massive comme devant la crise économique

septembre 21, 2015

La politique reculant devant l’émotion, le pathos se substituant à la réflexion, l’incohérence mêlant le rejet des migrants avec l’ouverture massive des frontières,l’appel à compenser les déficits de la natalité de  l’Allemagne jouant à contresens du chômage de masse en France,les prises de position du Pape appelant à l’amour et à la fraternité universels, tout cela crée une cacophonie qui ne profite en fin de compte que à deux ennemis de la  démocratie: l’extrême droite qui jubile en engrangeant les adhésions, car les électeurs sont de plus en plus sceptiques devant  le semi gauchisme du PS comme devant les promesses non tenues de la droite; les terroristes islamistes qui voient s’ouvrir devant eux un boulevard pour l’infiltration et la prise de contrôle de vastes masses non intégrées,prêtes à ouvrir des oreilles complaisantes aux discours apocalyptiques de Daech. Le PS n’est pas le seul en Europe à surfer sur la vague de sentimentalisme qui a remplacé la conscience politique par la bonne conscience:Angela Merkel elle même succombé aux sirènes du sentiment de culpabilité des riches devant les démunis. Le Parti  Travailliste anglais vient de nommer à sa tête un ultra gauchiste  partisan du retrait de la grande Bretagne de l’Otan , hostile aux frappes anglaises en Syrie souhaitées  par Cameron, un vieil ami de l’OLP et du Hezbollah,pacifiste à tout crin.Les deux forces du gauchisme et de l’ extrême droite progressent rapidement en Europe, se disputant les dépouilles des partis traditionnels qui n’ont pas trouvé de solution, face à la crise mondiale et à la mutation économique et sociale  de la mondialisation. La  rétraction numérique et idéologique de la classe ouvrière, passée de porteuse de « l’avenir glorieux de la révolution » à un groupe qui voit tomber l’une après l’autre ses citadelles industrielles et se sent menacé dans son statut social, et que le PS a décidé de laisser tomber pour se resserrer autour de son électorat fonctionnaire et bientôt, de sa clientèle immigrée des banlieues, comme l’a fait le PC. L’Europe est désarmée juridiquement devant  la concurrence économique des pays de l’Est comme  devant celle des prolétariats d’Asie et d’Afrique

Il y a une cohérence profonde derrière l’incohérence apparente de la politique de Hollande et sa politique zigzagante: dans l’incapacité de trancher entre son aile gauchiste qui pousse des cris d’orfraie à chaque mesure d’allure libérale, et qui rêve de chausser les bottes de Syriza pour faire une bonne politique  à la Tsipras: emprunter sans rembourser, dépenser sans compter et se constituer un électorat client intéressé à la poursuite de la gabegie dont il profite, et son aile sociale démocrate qui est tentée par le libéralisme, mais n’ose pas affronter les anathèmes de l’aile gauche qui la met face à son vide théorique;Qu’il choisisse une aile ou une autre,il risque de se retrouver avec un PS réduit de moitié,et donc condamné à l’échec électoral et à la perte de ses mandats électoraux, l’horreur!! c’est pourquoi il distribue les bonbons, tantôt à gauche, tantôt à droite

C’est pourquoi aussi  le soutien aux immigrés est un terrain rêvé pour montrer qu’il a toujours un coeur,et qui penche vers des mesures encore plus généreuses,là, il n’y a pas d’intérêt national qui tienne quand il s’agit de sauver l’honneur du socialisme. Seuls ont voix au chapitre l’anathème et la surenchère

Evidemment, il a été assez désorienté quand Merkel a proposé d’accueillir 250000 réfugiés en Allemagne, créant un mouvement de masse des migrants qui ont afflué par trains entiers pour profiter de l’aubaine .

les conséquences de cette décision irréfléchie n’ont pas tardé;Devant l’afflux énorme suscité par cet appelL’Allemagne a du fermer certaines de ses frontières, créant ainsi la première entorse aux accords de Schengen, alors qu’elle apparaissait jusque là comme le meilleure élève de la construction européenne . Les uns après les autres, les états d’Europe envisagent de fermer leurs frontières devant la vague énorme d’immigration qui se prépare et qui dépasse de très loin tout ce qui avait déjà suscité l’inquiétude auparavant. Les gouvernements apparaissent sidérés et dépassés devant un phénomène qui apparaissait seulement comme une menace à long terme et qui s’avère à effet immédiat.C’es toute la construction européenne qui est menacée de se détricoter extrêmement rapidement. La politique européenne qui était déjà prisonnière des divergences d’intérêts nées des orientations économiques fondamentales de chaque pays se doublent des équilibres politiques différents et de l’apparition de forces qui ne jouent pas le jeu du compromis comme les principaux partis d' »avant ».

Pour le vieux fond universaliste du PS ,  les frontières sont un concept dépassé et il faut aller vers un état mondial en  élargissantl’Union au maximum (il existait une tendance au PS qui rêvait d’intégrer la Russie à l’UE sans réfléchir à l’opposition de fond de la Russie aux valeurs occidentales et au poids qu’aurait représenté plus de 100 millions de russes dans l’Europe,ne parlons pas   de ll’importance des minorités musulmanes tentées par l’islamisme. Dans le même esprit, un forte minorité souhaitait l’intégration de la Turquie, 80 millions d’habitants,presque tous musulmans et de moins en moins laïques. Comme quoi toutes les folies ont été envisagées et l’impression domine  que si le PS avait été plus uni, ces folies auraient bien pu s’imposer, car au niveau européen, elle ne manquaient pas de partisans, aveuglés par leur idéologie ou calculant les bénéfices électoraux qu’ils auraient pu tirer de ces modifications

La volonté de gommer les particularismes, présentés comme des archaïsmes, montre l’attirance pour l’uniformité, qui ressemble, vue de l’extérieur,à l’égalité.Le débat est ancien, depuis la Révolution Française, entre Jacobins partisans de la lutte contre les pouvoirs et les identités régionales, et les Montagnards, défenseurs des identités locales et des contre pouvoirs face à l’Etat  tous puissant qui veut supprimer les pouvoirs intermédiaires entre un citoyen abstrait et lui-même.

Le PS garde des attirances pour ce genre de philosophie,si on peut parler de philosophie là ou il s’agit plutôt de réflexes.

Mais la confusion reste fréquente au PS, entre souci de l’identité nationale et nationalisme, mot chargé  pour les socialistes de connotations honteuses(agressivité et mépris envers les autres peuples, exclusion,militarisme). La notion d’identité nationale, si matière à discussion qu’elle soit, est vécue par les socialistes comme un terrain miné, sur lequel ils n’ont rien à dire et ou l’on veut les attirer pour montrer leur incapacité à penser cette question . Ce n’est pas faux, mais à qui la faute s’il y a un tel impensé chez eux?