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Le Brexit fait voler en éclats l’Europe et laisse pantois Européens et Anglais

juin 28, 2016

Les Anglais ont laissé parler leur dédain pour l’Europe qu’ils ont toujours considéré comme un assemblage de peuples qui les freinaient dans leurs affaires.Leur sentiment de supériorité datant de l’époque ou ils étaient les maîtres du monde a fait résurgence . Depuis longtemps la divergence portait sur la conception de l’Europe, les Anglais n’y souhaitant pas autre chose qu’un vaste espace de libre échange et favorisant donc son extension maximale, au détriment de sa cohérence politique. Le nationalisme assez méprisant qui les caractérise s’est donné libre cours pendant la campagne, soutenu par les thèmes ultra défendus par l’extrême droite. En même temps, une part importante d’entre eux restait attachée aux valeurs modernistes de l’Europe, malgré les défauts criants de son organisation. Mais la faiblesse politique de Cameron qui n’a pas su éviter le piège qu’il s’est tendu à lui même en promet
ant un référendum a ouvert la voie aux populistes et aux nationalistes.
La situation actuelle de confusion ou Hollande tente de saisir la balle au bond, mais part dans la mauvaise direction en tentant de lancer une union des pays méditerranéens, union de tous les canards boiteux de l’Europe,et de tous les pays sous développés qui croulent sous les dettes et ou les gauchistes portés par leurs promesses démagogiques prennent modèle sur la Grèce, refusent l’austérité, et s’appuient sur tous les mécontentements pour occuper le pouvoir en attendant le moment ou mis en face de leur incompétence et des caisses vides, il refileront la patate chaude à la droite.

La Grande Bretagne en moins, cela ampute le budget de l’Europe de 15%. Mais est ce décisif?

On a bien vu quelle erreur cela constituait de chercher l’élargissement  perpétuel de l’Europe,et que tous ceux qui ont demandé leur adhésion n’étaient pas forcément prêts à jouer le jeu, et voyaient d’abord les subventions qu’ils allaient encaisser.

En tout cas,un malaise est nettement perceptible du côté anglais: une pétition de plus de trois millions de signataires réclame que le référendum soit revoté, considérant que les mensonges de toutes sortes ont détourné de nombreux votes.Le mouvement d’extrême droite UKIP avait promis de réattribuer aux dépenses de  santé l’argent consacré aux migrants vient d’avouer que il n’en ferait rien. Les Ecossais qui avaient renoncé à leur voeu d’indépendance pour rester dans  l’ Europe ont l’impression d’avoir été les dindons d’une sinistre farce, puisque rester dans l’union entraînera leur retrait de l’Europe. Les figures des Londoniens, majoritairement partisans du « in » se sont allongées et ils expriment clairement leur mécontentement, quand ce n’ est pas la colère. La menace d’éclatement du royaume Uni qui pèse sur les liens avec l’Ecosse et l’Irlande fait courir à l’UK le plus grave danger qui l’a jamais menacé depuis des siècles, et ce sont les Anglais qui sont la cause de cette prise de risques. En fait personne ne sait ce qui va se passer, et c’est bien ce qui donne son caractère irresponsable à cette décision. L’Angleterre est partagée  entre les nationalistes, plus ou moins nostalgiques de l’époque de la grandeur britannique et les modernistes qui sont attachés au particularisme anglais, mais n’en font pas l’alpha et l’oméga de leur vie quotidienne ni de leurs institutions.

La rencontre au sommet des principaux chefs d’état Européens risque d’être un flop supplémentaire, étant donné l’absence de consensus profond sur ce que doit être l’Europe, la position de Hollande étant la pire, basée sur l’idéologie ancienne de l’Europe fédérale, c’est à dire le déni des identités nationales, notion incompréhensible pour un socialiste. La vision socialiste de l’Europe étant celle poussée par la bureaucratie Bruxelloise, ou les particularismes nationaux doivent être pourchassés pour aboutir à l’uniformité grise d’un fonctionnariat affamé de normes à prescrire.

La seule solution pour l’Europe est de se restreindre à un noyau actif, de ne pas se laisser dévorer par un libéralisme qui laisse des pays extérieurs bénéficier de privilèges économiques, et de déterminer une politique migratoire qui cesse de privilégier les bons sentiments sur la sauvegarde des cultures locales. Sur chacun de ces points, le gouvernement français se trouvera à contrepied de ce qui devrait être fait, et ou bien fera perdre du temps, ou bien partira à contresens de ceux qui essaieront de sauver l’Europe.

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La vague de bons sentiments soutenue par le PS abaisse les défenses nationales devant l’immigration massive comme devant la crise économique

septembre 21, 2015

La politique reculant devant l’émotion, le pathos se substituant à la réflexion, l’incohérence mêlant le rejet des migrants avec l’ouverture massive des frontières,l’appel à compenser les déficits de la natalité de  l’Allemagne jouant à contresens du chômage de masse en France,les prises de position du Pape appelant à l’amour et à la fraternité universels, tout cela crée une cacophonie qui ne profite en fin de compte que à deux ennemis de la  démocratie: l’extrême droite qui jubile en engrangeant les adhésions, car les électeurs sont de plus en plus sceptiques devant  le semi gauchisme du PS comme devant les promesses non tenues de la droite; les terroristes islamistes qui voient s’ouvrir devant eux un boulevard pour l’infiltration et la prise de contrôle de vastes masses non intégrées,prêtes à ouvrir des oreilles complaisantes aux discours apocalyptiques de Daech. Le PS n’est pas le seul en Europe à surfer sur la vague de sentimentalisme qui a remplacé la conscience politique par la bonne conscience:Angela Merkel elle même succombé aux sirènes du sentiment de culpabilité des riches devant les démunis. Le Parti  Travailliste anglais vient de nommer à sa tête un ultra gauchiste  partisan du retrait de la grande Bretagne de l’Otan , hostile aux frappes anglaises en Syrie souhaitées  par Cameron, un vieil ami de l’OLP et du Hezbollah,pacifiste à tout crin.Les deux forces du gauchisme et de l’ extrême droite progressent rapidement en Europe, se disputant les dépouilles des partis traditionnels qui n’ont pas trouvé de solution, face à la crise mondiale et à la mutation économique et sociale  de la mondialisation. La  rétraction numérique et idéologique de la classe ouvrière, passée de porteuse de « l’avenir glorieux de la révolution » à un groupe qui voit tomber l’une après l’autre ses citadelles industrielles et se sent menacé dans son statut social, et que le PS a décidé de laisser tomber pour se resserrer autour de son électorat fonctionnaire et bientôt, de sa clientèle immigrée des banlieues, comme l’a fait le PC. L’Europe est désarmée juridiquement devant  la concurrence économique des pays de l’Est comme  devant celle des prolétariats d’Asie et d’Afrique

Il y a une cohérence profonde derrière l’incohérence apparente de la politique de Hollande et sa politique zigzagante: dans l’incapacité de trancher entre son aile gauchiste qui pousse des cris d’orfraie à chaque mesure d’allure libérale, et qui rêve de chausser les bottes de Syriza pour faire une bonne politique  à la Tsipras: emprunter sans rembourser, dépenser sans compter et se constituer un électorat client intéressé à la poursuite de la gabegie dont il profite, et son aile sociale démocrate qui est tentée par le libéralisme, mais n’ose pas affronter les anathèmes de l’aile gauche qui la met face à son vide théorique;Qu’il choisisse une aile ou une autre,il risque de se retrouver avec un PS réduit de moitié,et donc condamné à l’échec électoral et à la perte de ses mandats électoraux, l’horreur!! c’est pourquoi il distribue les bonbons, tantôt à gauche, tantôt à droite

C’est pourquoi aussi  le soutien aux immigrés est un terrain rêvé pour montrer qu’il a toujours un coeur,et qui penche vers des mesures encore plus généreuses,là, il n’y a pas d’intérêt national qui tienne quand il s’agit de sauver l’honneur du socialisme. Seuls ont voix au chapitre l’anathème et la surenchère

Evidemment, il a été assez désorienté quand Merkel a proposé d’accueillir 250000 réfugiés en Allemagne, créant un mouvement de masse des migrants qui ont afflué par trains entiers pour profiter de l’aubaine .

les conséquences de cette décision irréfléchie n’ont pas tardé;Devant l’afflux énorme suscité par cet appelL’Allemagne a du fermer certaines de ses frontières, créant ainsi la première entorse aux accords de Schengen, alors qu’elle apparaissait jusque là comme le meilleure élève de la construction européenne . Les uns après les autres, les états d’Europe envisagent de fermer leurs frontières devant la vague énorme d’immigration qui se prépare et qui dépasse de très loin tout ce qui avait déjà suscité l’inquiétude auparavant. Les gouvernements apparaissent sidérés et dépassés devant un phénomène qui apparaissait seulement comme une menace à long terme et qui s’avère à effet immédiat.C’es toute la construction européenne qui est menacée de se détricoter extrêmement rapidement. La politique européenne qui était déjà prisonnière des divergences d’intérêts nées des orientations économiques fondamentales de chaque pays se doublent des équilibres politiques différents et de l’apparition de forces qui ne jouent pas le jeu du compromis comme les principaux partis d' »avant ».

Pour le vieux fond universaliste du PS ,  les frontières sont un concept dépassé et il faut aller vers un état mondial en  élargissantl’Union au maximum (il existait une tendance au PS qui rêvait d’intégrer la Russie à l’UE sans réfléchir à l’opposition de fond de la Russie aux valeurs occidentales et au poids qu’aurait représenté plus de 100 millions de russes dans l’Europe,ne parlons pas   de ll’importance des minorités musulmanes tentées par l’islamisme. Dans le même esprit, un forte minorité souhaitait l’intégration de la Turquie, 80 millions d’habitants,presque tous musulmans et de moins en moins laïques. Comme quoi toutes les folies ont été envisagées et l’impression domine  que si le PS avait été plus uni, ces folies auraient bien pu s’imposer, car au niveau européen, elle ne manquaient pas de partisans, aveuglés par leur idéologie ou calculant les bénéfices électoraux qu’ils auraient pu tirer de ces modifications

La volonté de gommer les particularismes, présentés comme des archaïsmes, montre l’attirance pour l’uniformité, qui ressemble, vue de l’extérieur,à l’égalité.Le débat est ancien, depuis la Révolution Française, entre Jacobins partisans de la lutte contre les pouvoirs et les identités régionales, et les Montagnards, défenseurs des identités locales et des contre pouvoirs face à l’Etat  tous puissant qui veut supprimer les pouvoirs intermédiaires entre un citoyen abstrait et lui-même.

Le PS garde des attirances pour ce genre de philosophie,si on peut parler de philosophie là ou il s’agit plutôt de réflexes.

Mais la confusion reste fréquente au PS, entre souci de l’identité nationale et nationalisme, mot chargé  pour les socialistes de connotations honteuses(agressivité et mépris envers les autres peuples, exclusion,militarisme). La notion d’identité nationale, si matière à discussion qu’elle soit, est vécue par les socialistes comme un terrain miné, sur lequel ils n’ont rien à dire et ou l’on veut les attirer pour montrer leur incapacité à penser cette question . Ce n’est pas faux, mais à qui la faute s’il y a un tel impensé chez eux?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel Todd vs Manuel Valls:la gauche explose sur la question de l’Islamisme

mai 9, 2015

Les insultes volent de plus en plus bas entre les factions de la gauche: Emmanuel Todd se lâche et traite M. Valls de pétainiste,  de « bête », et les manifestants  du 11 janvier de cathos refoulés et d’islamophobes racistes. Valls refuse la polémique et dit a Todd qu’il se déshonore avec ses insultes.Déjà la ministre de l’éducation, prise à parti pour ses choix pédagogiques  contre les langues anciennes e, les classes « élitistes » d’allemand  et les programmes d’histoires pleins de trous concernant le « roman national » français, ripostait en traitant les intellectuels qui la critiquaient de « pseudo-intellectuels » (comme si elle en était une vraie!).

Mais l’explosion de haine inaugurée par l’ouvrage polémique de E. Todd expose bien  la ligne de partage entre les deux gauches françaises.La gauche de E.Todd est promusulmane,Elle considère les musulmans comme les victimes exemplaires de la société française, ceux qui sontl’élément de discrimination entre « vraie gauche » et fausse gauche, ceux qui les défendent dans tous les domaines sont des vrais hommes de gauche, les autres font partie de la « France blanche », sont consciemment ou non islamophobes, et en plus, c’est sa trouvaille personnelle, des cathos refoulés.,c’est la France pétainiste(?) qui est descendue dans la rue.
La « pensée » ultra simplificatrice des gauchistes, fonctionnant sur des schemas binaires du style anti islamiste= islamophobe raciste-pétainiste partisan d’une France blanche= proche des nazis= ne méritant que le mépris et des insultes montre la dégénérescence du débat politique, A quand les « vipères lubriques » et les hyenes »écrivains. L’insulte se substitue à l’argumentation défaillants, la bonne foi de l’autre est contestée et son appartenance au règne de l’épouvantable affirmée comme une vérité( puisque c’est un « spécialiste » qui le dit. Sauf que aucun chiffre n’a jamais prouvé que les manifestants étaient des « cathos refoulés ni des pétainistes.La seule preuve qui découle de tout ça, c’est que les interprétations les plus fantaisistes sont possibles, et que quand un spécialiste est prisonnier de son idéologie,tous les contresens et les manipulations peuvent sortir de sa bouche,sans qu’il manifeste la moindre hésitation.;.La seule conviction qui ressort de cela, c’est le total manque de rigueur et de fiabilité professionnelles de E.Todd.Cet ancien communiste a gardé le mode stalinien de discussion par disqualification de l’adversaire, et il n’est pas le seul.La gauche a toujours utilisé le ton moralisateur pour disqualifier ses adversaires.. et se voit maintenant appliquer à elle même sa propre méthode: dans quel monde vivons nous!

Ce n’est pas les manifestants du 11 janvier, qui ont manifesté contre l’intolérance criminelle et la barbarie des criminels islamistes,qui étaient des pétainistes de « la France blanche, c’est E. Todd qui laissé libre cours à sa haine de ceux qui ne voient pas le monde comme lui et qui a rendu visible son appartenance au club des intellectuels prêts à toutes les forfaitures intellectuelles( comme ceux qui ont défendu Pol Pot, les atrocités de la révolution culturelle et maintenant celles des criminels islamistes que nous côtoyons.

Il ne lui reste plus qu’ à adhérer aux théories complotistes pour boucler la boucle, et faire un dernier petit tour médiatique, avant de rejoindre la cohorte des intellectuels enivrés de leur prestige médiatique et prêts à tout pour maintenir l’illusion d’une puissance intellectuelle qui n’est que du vent.Les tentatives de réutiliser les miettes de l’anti impérialisme et de l’internationalisme fantasmatique n’inspirent plus que quelques discours vengeurs et déconnectés de la réalité et du jugement de la majorité des français.

Copenhague après Paris:l’islamo fascisme dévoile son vrai visage

février 17, 2015

Au moment ou le parti des « démocrates musulmans » de France annonce sa création  et sa mise sur les rangs pour toutes les élections françaises, ce qui signifie l’apparition d’un groupe de pression islamiste déterminé à user de toutes les failles des institutions et de la législation française pour promouvoir le communautarisme et lutter contre la  laïcité, tombe la nouvelle des attentats de Copenhague:

une conférence sur la liberté d’expression et une synagogue ont été la cible d’un tueur kamikaze, qui a eu le temps de tuer deux hommes et de blesser 5 policiers avant d’être abattu par la police, reprenant les cibles (Juifs, policiers,) de l’attentat de Paris. Au même instant, nous apprenions que l’Etat Islamique venait d’annoncer la décapitation de 21  Coptes égyptiens, dont le seul tort avait été d’être chrétiens. Puis arrivaient les nouvelle de la profanation de plusieurs centaines de tombes d’un cimetière juif dans le BasRhin, oeuvre de quelques adolescents aux motivations  apparemment confuses, mais ou l’air du temps à l’antisémitisme doit avoir joué son rôle.A peine cette information tombée qu’une autre arrivait: Roland Dumas  faisait une déclaration fracassante dans laquelle il accusait publiquement Manuel Valls « d’être sous influence juive ». La coupe de l’antisémitisme déborde, l’ignominie se répand comme une trainée de poudre. En donnant sa caution à ces abjections, Roland Dumas, qui sait parfaitement le poids des mots, et le poids de sa parole en tant qu’ancien ministre des affaires étrangères et qu’ancien hiérarque du Parti Socialiste, joue un jeu pervers ou il attaque l’un de ses ex confrères du Parti avec des arguments ignobles. De plus, il salit le Parti qu’il a en partie représenté, et confirme sa réputation de pourri et d’avocat de toutes les causes sales à condition qu’elles payent bien.

La conjonction de toutes ces attaques en quelques jours  montre l’accélération du processus de guerre totale déclarée au monde civilisé par les fous meurtriers de Daech, mais aussi  les relais dont ils disposent dans la société européenne. Si Dumas a cru utile pour lui de se joindre à la propagande de l’EI, c’est que le livre de Houellebecq est encore plus prophétique qu’on ne le pensait. Comme il l’avait imaginé  dans sa fiction politique,les lâches qui espèrent toucher des dividendes de leur trahison et de leur soumission existent, et ils ont parfois même des situations importantes.

En tout cas,l’antisémitisme est une arme dont l’EI est décidé à se servir sans bornes, comme le montre le choix de ses victimes lors des attentats européens. Les fascistes meurtriers de Daech, fascistes par l’utilisation de la terreur pour soumettre la population à leur idéologie grotesque, par leur vision purement totalitaire de la politique: une seule vérité et la mort pour ceux qui ne l’adoptent pas,  par l’utilisation de l’antisémitisme comme ressort essentiel de leur propagande, et par la volonté de puissance démesurée qui relie tout cela, commencent à  apparaître pour ce qu’ils sont: des tueurs fanatiques, sans le moindre début d’un respect pour la vie humaine, prêts à utiliser les moyens les plus abjects pour arriver à leurs fins et qui doivent être éliminés impitoyablement si nous ne voulons pas qu’ils détruisent tout ce qui a du prix à nos yeux dans l’existence.

Le problème est donc l’existence de relais pour ces islamo fascistes: d’une part les défenseurs de l’Islam, qui ne se différencient que faiblement de ces crimes et qui ne voient pas clairement en quoi ils s’écartent de leur propre vision de la société et de la religion, même s’ils désapprouvent leurs méthodes. Cette ambiguité,ressemble à celle du Parti Communiste qui à l’époque de l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’URSS et les forces du Pacte de Varsovie,s’était « désolidarisé » de cette action tout en restant parfaitement d’accord avec le régime et en approuvant sa conduite sur le plan international. L’accord restait fondamental sur le fond et la complicité générale.

Les musulmans devront donc choisir leur camp, entre la démocratie et le fascisme, ils ne pourront pas rester muets et complices par leur silence.

Les autres relais sont les tiers mondistes et les multiculturalistes, qui dans leur déni des identités  nationales, en viennentà trouver légitime l ‘expansion de l’Islam, au nom du droit de chacun de développer  ses références culturelles et de l’obligation pour les autres de l’accepter.  Les islamistes de Grande Bretagne et du Canada ont exploité cette indifférence de l’Etat jusquà laisser fonctionner des tribunaux islamiques au Canada et jusquà ce que les terroristes qui avaient bénéficié de cette mansuétude déclenchent les attentats meurtriers de Londres et de Birmingham. S’y ajoutent les différents groupes gauchistes qui voient dans les immigrés les nouveaux » damnés de la terre » dont ils ambitionnent de faire le nouveau prolétariat qui abattra pour eux l' »ancienne société ». Enfin les pacifistes de nombreuses organisations, souvent d’ailleurs noyautées par leurs éléments gauchistes qui haïssent les Américains et leurs alliés, s’efforcent de minimiser l’enjeu de cette bataille et s’obstinent à nier la nécessité des interventions militaires engagées par les pays qui  sont décidés à résister à l’offensive généralisée des islamistes comme ils nient la réalité de la guerre déclenchée contre nous par  ceux-ci.Toute cette nébuleuse qui s’étend à l’extrême gauche et à l’extrême droite communie dans  un antisémitisme larvé, souvent camouflé en « antisionisme » virulent, et qui reprend et diffuse les rumeurs les plus absurdes et les plus haineuses qui accusent les juifs des maux les plus variés.

La guerre ne fait que commencer.

 

Le parti démocrate musulman de France: la naissance d’un groupe de pression islamique qui va tenter de donner un paravent de légalité à ses manipulations communautaristes

février 15, 2015

Cette fois ça y est: ils ont franchi le pas: un groupe musulman  s’est constitué avec l’ambition  clairement exprimée de se tailler une place sur l’échiquier politique français, en s’arrogeant le statut de représentant politique et porte parole des musulmans. Le programme est énoncé nettement: s’emparer en jouant sur les institutions de postes de représentation à tous les échelons et   participer à  touts les élections jusqu’à l’élection maîtresse de la vie politique française: l’élection présidentielle, si ils arrivent à obtenir les 500 signatures pour y  participer.

Les musulmans n’envisagent évidemment pas  de s’emparer de la présidence, comme l’a imaginé dans son livre prophétique  Michel Houellebecq, mais de  constituer une force d’appoint dont les quelques pour cent de voix peuvent être décisifs dans cette élection, et de négocier au prix fort leur ralliement. La similitude avec le livre de Houellebecq est grande. La aussi, le parti musulman n’ayant pas de doctrine économique particulière, il peut s’allier avec n’importe quel part en concentrant ses exigences sur les seuls points qui l’intéressent: l’expansion de l’Islam et le développement  de sa représentation.

En fait , on assiste clairement à une division du travail:une partie des  musulmans  confie à des musulmans dits « modérés » le soin de jouer sur la légalité pour exploiter toutes les opportunités offertes par la Loi pour élargir la visibilité et l’influence de l ‘Islam, puis si possible modifier la Loi dans le sens favorable. Une autre partie s’engage dans une forme de violence armée qui vise  ouvertement à terroriser la population par des attentats et à obtenir sa « soumission » par la force, et le chantage à la menace. aux diktats religieux.

Quant on voit ce qu’ont donné les régimes « islamiques modérés » comme la Turquie, qui est de moins en moins modérée et de plus en plus islamique (persécution du camp laïque, ouverture des universités au port du voile, soutien hypocrite à l’Etat Islamique) etc…, on voit qu’il s’agit d’un des deux fers au feu de la stratégie d’expansion des islamistes.
Jusque là, la pression des électeurs musulmans existait et orientait les discours des partis qui les ménageaient, ou s’appuyaient carrément sur eux.,mais c’était nié aussi bien par les partis que par les islamistes. Maintenant la menace est exprimée clairement: ceux qui ne se soumettront pas aux exigences des islamistes le paieront, de la même manière d’ailleurs que le Front National a fait payer aux partis de gouvernement l’exclusion politique dont il a été frappé en appelant à voter contre leurs candidats, en jouant sur son pouvoir de nuisance.

Les buts de ,ce parti musulman sont clairs et posés sur la table: droit au port du voile,particularité des régimes alimentaires scolaires, soutien à l’enseignement  dans des établissements privés islamiques, reconnaissance de la Palestine.soutien à l’adhésion de la Turquie à l’Europe. Il n’y a pas que la politique intérieure qui est visée, c’est tout la politique internationale de la France qui sera sommée de s’aligner sur les intérêts des musulmans: à quand le boycott des contacts avec les Israéliens, l’ouverture massive du pays à l’immigration,

Il existe en France un courant de pensée qui défend, au nom de la défense de la « diversité » le développement d’une identité multi ethnique qui serait un mixage de références de toutes les cultures ou l’identité française se dissoudrait  dans un patchwork sans signification historique.Ceux là rêvent d’une identité universelle, comme un groupe sanguin qui serait receveur et donneur universel. En fait , c’est une identité privée de toute originalité, comme les rues commercantes des grandes villes européennes, avec leurs enseignes toutes identiques. Pour s’approcher de ce rêve funeste, ils ne voient pas de problème a ce que les autres  combattent ce qui constitue notre particularité culturelle au nom de la défense de la leur propre.

L’apparition de ce parti, certes légal,est une déclaration de guerre à la République et à son refus du développement du communautarisme.La République Française est inséparable du principe de la laïcité, qui est constitué par le refus de voir jouer un rôle politique à la religion, considérée comme une affaire strictement privée.Il ne s’agit pas d’une promotion active de l’athéisme, comme font semblant de le croire les thuriféraires du renouveau religieux, même si  il existe des reliquats de militantisme anti religieux dans l’extrême gauche;Mais certains partisans d’un retour du religieux sur la scène politique n’hésitent pas à parier sur les bénéfices qu’ils pourraient tirer d’une mise au centre de la vie politique des préoccupations éthiques des religions. Dans ce contexte, ils sont prêts considérer avec beaucoup d’indulgence et de compréhension les exigences religieuses des musulmans.

Au contraire,les islamistes rêvent de mettre la religion au poste de commandement, et défendent une vision de la société ultra réactionnaire, qui s’accorde avec les voeux de certains: société autoritaire, sexiste, inégalitaire, ennemie des libertés; c’est déjà le titre du parti qui est mensonger, en se prétendant « démocrate » et qui est une première étape de  la manipulation de grande envergure qui s’esquisse. Comme toujours, les mouvements extrémistes prétendent parler au nom des  masses dont ils s’attribuent le statut de représentants officiels, et c’est au nom de cette pseudo représentativité qu’ils présentent leurs revendications,qui sont le marche pied de leur accès potentiel au pouvoir. Si les musulmans ne veulent pas que leur parole soit kidnappée par ces escrocs, leur dernière chance est de se mobiliser contre ces faux représentants auto proclamés et de se déclarer publiquement opposés à  cette OPA annoncée sur leur communauté.

La Turquie, incapable de se regarder en face depuis presque un siècle

décembre 25, 2011

La polémique entre la Turquie et la France née de la proposition de loi votée à l’Assemblée Nationale et condamnant la négation des génocides  a pris des proportions de grave crise diplomatique entre les deux Etats. Même si on peut discuter de l’opportunité de voter maintenant un tel texte, et même si les préoccupations électoralistes ne peuvent être écartées, le fond de la question reste : le génocide des Arméniens par les Turcs est un fait historiquement incontestable, il s’est accompli dans des conditions de sauvagerie inouïe, il a été perpétré par l’Etat Turc avec la participation et la complicité de quasiment toute la population, et depuis, les gouvernements turcs s’obstinent à nier la vérité et mentent en prenant des airs offusqués quant on les met face à la vérité.

Le pays tout entier communie dans cette volonté de truquer l’histoire, considérant comme une offense à l’image qu’il a de lui même toute référence  à cette sauvagerie dont il a fait preuve.

Le fait qu’aucune conscience ne se dresse pour protester contre les crimes et les actes de barbarie commis il y a pourtant près de cent ans montre  le niveau d’immoralité et de non éducation politique dans ce pays.

Que peuvent peser les déclarations tentant de présenter la Turquie comme un parangon de démocratie et de modernité dans le Moyen Orient , quant la vérité  éclate dès que l’on touche à ce point sensible: le souci de la personne humaine n’existe pas , le souci de la vérité n’est pas plus fort que dans les régimes dictatoriaux arabes qui viennent d’être abattus, le nationalisme agressif et dominateur est toujours le seul langage autorisé, et les crimes commis en son nom sont toujours pardonnés.

La démagogie vulgaire de Erdogan qui dans ses diatribes anti françaises mêle les menaces et les mensonges ( le soi disant « genocide » commis par les français en Algérie, dont personne, même pas les Algériens, n’a jamais parlé jusqu’à aujourd’hui – ce qui ne veut pas dire que il n’y a pas eu de crimes de guerre commis dans la guerre avec le terrorisme à cette époque) montre que ce régime reste encore  prisonnier des modes moyen orientaux de gestion de la politique : terreur politique vis à vis des opposants, répression des médias (dizaines de journalistes et d’opposants emprisonnés), démagogie cynique et mensonges énormes comptant sur la désinformation pour faire passer des mensonges à la Goebbels, et, cerise sur le gâteau, la victimisation accusant celui qui présente le miroir d »‘islamophobie » – le grand slogan des islamistes  pour faire pièce à ceux qui dénoncent leurs tentatives d’extension de leur contrôle sur les populations.

La réalité est que loin de tenter de rapprocher les foules musulmanes de la démocratie, le parti islamiste qui s’est emparé du pouvoir en Turquie  contamine petit à petit la démocratie par les pratiques anti démocratiques des islamistes, qu’il y introduit une violence  et un déni de la réalité croissants, et qu’il pourrit la dimension éthique de la démocratie par le mensonge sur lequel il fonde le rapport fondamental entre l’Etat et le citoyen. C’est cette corruption éthique qui apparaît aux yeux du monde  dans le soutien complice aux génocidaires, et c’est la tache qui salit la nation turque, alors que le peuple allemend, en reconnaissant les crimes commis par lui et en son nom, a lavé son honneur et rejoint les autres nations civilisées, ce que la Turquie n’arrive pas à faire.

Accepter un pays de cette sorte dans l’Europe aurait été abaisser l’Europe toute entière  et la rabaisser au niveau de sauvagerie dont la Turquie n’arrive pas à se démarquer. La Turquie, qui a inventé -ou perfectionné – une nouvelle forme politique : celle de  la pseudo démocratie qui vide la démocratie de son contenu moral et humain, est ainsi le seul pays a avoir commis un génocide et à refuser de reconnaître ses crimes, alors que les Allemands, les Cambodgiens et mêmes les Rwandais ont fait passer en jugement leurs génocidaires. La Turquie, elle, les considère comme des victimes  et prend une attitude menaçante et arrogante quand on ose lui rafraîchir la mémoire. On comprend qu’elle soit un modèle pour les gouvernements islamistes issus du « printemps arabe »: avec ce modèle, les affaires peuvent marcher  et ce n’est pas le respect humain ou la vérité qui se mettront en travers de la mise au pas progressive de la société  et des consciences  par les religieux. La brutalité et le cynisme  étaient déja apparus dans la manipulation turque de la « flottille pour Gaza ». La violence de ses manières et de son langage laisse augurer du pire pour la suite, et l’évolution vers une dictature  de plus en plus ouverte , avec juste quelques formes démocratiques, semble de plus en plus vraisemblable. L’effort pour garder des formes démocratiques se justifiait par le désir de la Turquie d’entrer dans l’Europe et par les pressions exercées par celle-ci dans ce sens. L’abandon de cette perspective permet à la Turquie  de retrouver  librement ses traditions de despotisme oriental et ses nostalgies impériales et de se lancer dans la compétition avec les autres candidats à la domination du Moyen Orient (Iran ,Arabie , Egypte) ce qui implique de se plier aux modes politiques de la région (anti-occidentalisme, pouvoir donné à la religion, violence, mensonge et démagogie).

A quand la volonté de la Turquie d’entrer dans le club des puissances nucléaires militaires ?

La force d’attraction des idéologies: le monde à la recherche d’une boussole

octobre 17, 2011

Il y a des périodes historiques ou le monde semble hésiter  quant à la voie qu’il va choisir,et où la visibilité est si réduite que le choix apparaît fondé sur tant d’incertitudes qu’il s’apparente à un pari hasardeux.

L’après guerre mondiale a été caractérisé par les développements de la guerre froide , la division du monde en deux blocs faisant planer le danger d’une guerre avec la destruction mutuelle des deux parties, et finalement ,avec la défaite du camp communiste et la suprématie idéologique et économique du libéralisme occidental; Ce paysage s’est brutalement transformé depuis les débuts du XXI ème siècle:

Les développements de la mondialisation  avec l’émergence  de nouvelles grandes puissances , la perte de la toute puissance américaine et la redistribution du pouvoir mondial , la crise financière très grave et les difficultés  des économies de tout le monde occidental, la montée des fondamentalismes religieux et l’universalisation du terrorisme , la prise de conscience des dangers écologiques menaçant  la vie même sur la terre bousculent tous les équilibres et toutes les certitudes du siècle précédent.

La disqualification complète du communisme , idéologie majeure du XXème siècle,qui ne subsiste plus que sous la forme de quelques dictatures momifiées ou de discours servant à maintenir au pouvoir  des groupes prédateurs qui ne croient plus un mot de leurs théories  a laissé un vide qui fait appel vers de nouvelles idéologies pour contester l’ ordre dominant et exprimer l’insatisfaction et les  rêves de larges masses devant  les errances du système actuel.

La social démocratie qui en est  un rejeton très modéré , mais partageant avec le communisme un fond commun d’alliances historiques et d’analyses de la société se trouve  écartelée entre  une aile tentée de reprendre l’héritage communiste à son compte et de verser dans le radicalisme irréaliste et une aile moderniste essayant de peser sur le plan social dans le cadre d’une économie libérale acceptée, à contre-coeur, comme seule viable économiquement.

L’écologie , qui a  alerté le monde sur les dangers que  lui fait courir   le non respect des équilibres naturels ,et qui se présente comme un discours  de la défense de la survie de l’humanité , s’est constituée comme une vision du monde  mettant au premier plan la protection de la qualité de la vie et de l’environnement , par opposition aux valeurs productivistes et de recherche de la puissance économique à tout prix.

Elle  a des affinités profondes avec l’altermondialisme , idéologie  multiforme qui exprime le rejet d’un monde gouverné par la seule rationalité économique et qui  coalise toutes les utopies contestatrices , sans parvenir à fournir un projet crédible et cohérent.

Face à ces idéologies contestant l’ordre  social et économique du monde , un autre groupe  idéologique a pris une ampleur inattendue: c’est celui de  la mise en avant de la croyance et de la pratique religieuse , qui est en quelques années devenu  le fondement des système politiques de nombreux pays musulmans , en même temps qu’il devenait , en Europe et aussi ailleurs , le support d’une communautarisation  rapidement expansive des populations musulmanes. s ‘appuyant sur le religieux pour former une quasi contre-société , comme le communisme a pu , à une certaine époque , fournir la base d’une contre société ambigüe en France , développant à la fois une culture parallèle et opposée à la culture environnante , et en même temps, fournissant parfois une voie d’intégration à des groupes marginalisés socialement .

En Europe , la puissance des effets de la mondialisation , avec ses effets de destruction économique de certains secteurs , en même temps que l’apparition d’instances supranationales , ont conduit à la réduction de fait des autonomies nationales , comme de la marge d’action du politique par rapport à l’économique.

Là encore , les esprits perdent leur repères , ne sachant plus ce qui est de l’ ordre de la réalité et ce qui est retard sur l’évolution du monde.

A ce sentiment d’impuissance qui produit une révolte s’ajoute la désorientation procurée par le sentiment , fondé, d’une  perte d’importance dans le monde  et d’un déclin de l’influence de la France , confrontée à l’arrogance grandissante des pays émergents.

En France , l’affadissement du référent national , y compris  dans sa transmission par l’Ecole , et la visibilité de plus en plus grande des cultures communautaires rend perplexe la population quant à l’importance  à leur  conférer ,entre  raidissement identitaire et multiculturalisme oecuménique.

La domination idéologique du libéralisme , appuyée sur l’effondrement politique et économique des sociétés socialistes , et sur la domination  politique sans partage  des Etats  Unis  a été ébranlée , avec ceux-ci, par  les attentats du 11 septembre , première faille dans leur invulnérabilité , puis par leur mise en échec en Irak devant la guérilla et le terrorisme ,et par la décrédibilisation du gouvernement américain quand ses mensonges ont été révélés au monde entier. La crise financière de 2008 , suivie de la crise de la dette en 2011  ,la stagnation des économies occidentales ,la montée du chômage,face au développement spectaculaire  des économies de pays émergents se démarquant ouvertement du souci de la démocratie , et voulant trouver des voies politiques négligeant ou méprisant la place de la démocratie, , ont fait naître le doute quant à la pertinence de l’idéologie libérale ,et même quant à l’universalité de l’idéologie démocratique.

Le paysage actuel est celui d’un monde ou personne ne peut  garantir que le système financier et économique mondial ne va pas s’effondrer dans une grande crise . Les spécialistes  sont divisés et s’affrontent dans des débats  diafoiresques ou affleurent leurs apriori politiques , les politiques restent prisonniers du court terme et pilotent à vue , les démagogues  se frottent les mains et demandent que  les élites leur laissent la place ,et assurent que des solutions simples  et radicales existent.

La disparition du pacte social qui a soutenu l’Etat-providence avec  la chute de la croissance pourvoyeuse de moyens crée le relâchement des solidarités , la méfiance entre groupes sociaux; parallèlement , les utopies sociales et politiques refleurissent partout , suggérant que l’union de la société n’est qu’une question de bonne volonté . Les démagogies se nourrissent de cet humus, les vieilles idées relèvent la tête , les masses attendent que quelque chose leur donne l’espoir d’une société meilleure , sans voir au delà des promesses , les catastrophes dont sont peut-être porteurs les prometteurs de pluie.

Le réalisme et le pragmatisme apparaissent comme insuffisamment porteurs de lendemains enchantés , le monde rêve de changements radicaux , les millenarismes religieux ou politiques ont le vent en poupe.

Dans cette conjoncture , les gens ne savent plus quoi penser , à quoi se rattacher , à qui se fier. Les marchands de rêve voient s’ouvrir des boulevards devant eux .

Les idéologies , religieuses ou politiques,  peuvent occuper le terrain. La demande est grande , d’entendre quelqu’un assurer que les solutions existent , pour peu qu’on lui fasse confiance et qu’on lui confie les rênes. Dans un monde ou le libéralisme s’accompagne d’une crise violente et inquiétante et ou les déboires du socialisme sont déjà oubliés, rien ne fait preuve , toutes les paroles se valent , les escrocs sont aussi vraisemblables que  les diseurs de vérité. La désorientation est générale et les gens ne trouvent plus que des vieux réflexes pour s’orienter: tel discours ressemble à celui qu’ils voudraient qu’on leur tienne , ou tel autre est « nouveau »  (‘puisque les anciens ne marchent pas , essayons autre chose).

Les idéologies du siècle précédent :communisme, tiers-mondisme,ont cédé la place aux  nouvelles constructions qui se lancent à l’assaut des esprits : altermondialisme , droits de l’hommisme,multiculturalisme,   écologie, toutes les combinaisons tentent leur chance , cherchent leur cible;

La guerre des idées fait rage , le choc des idées fait le même bruit que le choc des armes dans les mêlées des époques antérieures . »Gagner les esprits et les coeurs  » devient l’enjeu  décisif dans les guerres réelles qui se mènent dans le monde (Afghanistan , Irak, etc.)Les beaux parleurs , hommes politiques , avocats, journalistes  et personnages médiatiques , deviennent des éléments clefs de la bataille généralisée qui court entre les lignes de chaque discours médiatisé.

Les individus sont immergés dans cette mêlée confuse , essayant de  trouver des repères dans ce bouillon, continuellement hélés par les sergents recruteurs d’une ou l’autre des parties , parfois sollicités pour donner un avis , en général sommés de décliner leur camp d’appartenance, avec les implications d’adoption ou de rejet qui en découlent.

De la même façon que les totalitarismes ont proliféré sur le terrain de la crise des démocraties dans l’entre deux guerres , (hyperinflation en Allemagne, guerre civile en Russie , mais pas aux USA  après le krach des années 30) , la crise générale  actuelle  des pays capitalistes  réouvre la quête de systèmes promettant une issue aux problèmes angoissants qui s’accumulent et qui menacent d’abord les plus fragiles.

La solution présentée jusqu’à présent comme la panacée : la croissance économique , pourvoyeuse d’emplois et d’état-providence , ainsi que de progression du niveau de vie , n’est plus au rendez-vous, entraînant angoisse , précarité grandissante et distension des solidarités. L’insécurité économique entraîne  le pessimisme sur l’avenir du pays ; l’inimaginable : la faillite d’un état européen,  se produit à nos portes. Les populations comprennent intuitivement que les dirigeants politiques et économiques  sont eux-mêmes incertains de la validité de leurs choix , et en désaccord entre eux.

Les égoïsmes nationaux et les  défenses des intérêts immédiats menacent de l’emporter sur les visions plus larges  et plus porteuses d’avenir , mais nécessitant de la patience et d’aller parfois à contre-courant des réflexes d’auto-protection.

La droite est décrédibilisée par   l’absence de la croissance qui pouvait paraître justifier une politique fiscale injuste , et qu’elle n’arrive pas à  convoquer , parallèlement à l’accroissement de la dette , nécessaire pour éviter le krack , mais contraire  à ses principes de gestion . Plus que régulant simplement  la libre concurrence , elle apparaît liéé aux puissances d’argent qui tentent de déséquilibrer à leur avantage les mécanismes d’équilibre des pouvoirs entre producteurs et consommateurs.

La gauche  , dépassée face aux problèmes financiers vis-à-vis desquels elle est totalement démunie , accumule les promesses sociales sans trouver de véritable réponse à la crise de l’économie, faisant naître le doute sur  sa prise de conscience de l’étendue des problèmes et apparaissant comme recommençant à psalmodier les promesses qui menacent de mettre en faillite l’économie fragilisée du pays.

L’impuissance qui se cache derrière les discours ronflants  des uns et des autres ne trompe pas grand monde , et les discours-refuges , comme les postures de dénonciation,  se multiplient  et attirent dans leurs rets ceux qui cherchent une réassurance face à la tournure inquiétante que prend le monde , matériellement et moralement.

Car le discours religieux, lui,  ne promet pas de solution aux difficultés économiques ,mais se présente comme fournissant du sens , et des repères , dans un univers qui semble échapper à tout contrôle et  à tout ordre humainement maîtrisé. Là ou paraissent jouer seulement des forces aveugles et destructrices de l’humanité , il avance un discours  structuré et organisé autour de la primauté des valeurs (traditionnelles) qui semble faire face au laisser-faire des sociétés occidentales , et au désengagement des Etats  dans le domaine des normes  et des obligations.

Face au désordre apparent du monde , les armées des  idées bien rangées  en imposent facilement, avec leur belle ordonnance et leur rhétorique bien affûtée.

Esprits indépendants, s’abstenir !

GB