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« Vaincre le totalitarisme islamique », un livre de François Fillon

novembre 30, 2016

Dernier livre de François Fillon, sorti au mois d’octobre 2016, c’est à dire  juste avant le début de la campagne électorale des  primaires, et donc témoin de l’importance à ses yeux du problème et aussi avant la percée fulgurante de celui-ci, le choix de ce mot indique la conception de Fillon devant le phénomène du terrorisme islamique, c’est à dire  sa qualification comme un mouvement idéologique  Ni comme un phénomène de déséquilibre individuel, ni comme un phénomène uniquement local, mais comme un phénomène idéologique, lié à l’histoire de l’Islam, et porteur d’un danger aussi grand que l’hitlérisme l’a été à l’époque de la deuxième guerre mondiale.

« La France que nous aimons est aujourd’hui menacée.Pas seulement dan son intégrité. Elle est menacée dans son mode de vie,dans sa liberté d’expression, dans ce qui constitue le coeur de sa civilisation, et bien sûr les ressorts de son histoire.

« Et c’est précisément en mémoire des victimes,déjà trop nombreuses, tombées au champ d’horreur de ce totalitarisme primitif et en soutien à celles et ceux qui ont survécu et à leurs proches que nous ne pouvons nous ranger à l’idée que le fatalisme  est la seule et unique réponse au fanatisme..

Combien de morts, combien d’assassinats ignobles faudra t il encore que nous subissions avant de comprendre que il ne s’agit plus de terrorisme, mais que nous sommes en guerre et que la guerre ne se fait pas à moitié,qu’elle n’est pas un jeu de rôle ni une scène pour cabotiner?Nous sommes en guerre contre un adversaire qui ne connaît ni faiblesse ni trêve. Il ne nous oubliera pas, tout simplement parce qu’il s’est engagé- ce qui peut nous sembler délirant mais qui est- dans un conflit total au son des trompettes de l’Apocalypse, persuadé qu’il est de vivre la bataille de la fin des temps.. SI certains ne savent pas ce qu’est l’identité française, nos assassins, eux, le savent:la liberté d’opinion,l’égalité des sexes, la fraternité entre tous,le droit de croire ou de ne pas croire,le droit de rire,de s’aimer, de voter.. »…

….Encore après l’attentat de Nice n’a t on pas évoqué un individu fraîchement radicalisé comme si l’on était avide de conclure qu’il s’agissait non pas d’un islamiste, mais d’un malade mental sous prétexte qu’il n’avait pas l’érudition nécessaire? En procédant ainsi, on a délibérément minimisé la menace, on a désarmé psychologiquement,idéologiquement, intellectuellement les Français afin de leur faire oublier que ces agressions islamistes étaient voulues, pensées, organisées…Non, il ne s’agissait pas d’actes isolés. Oui, il y avait une volonté, une idéologie, des objectifs et la création d’une nouvelle Internationale du totalitarisme »

pendant ce temps les clercs continuaient à clamer que « l’important était de  ne pas créer d’amalgame » pendant que ce développait le plus pervers amalgame celui qui faisait de toute critique de l’islam un acte « d’islamophobie »

Le totalitarisme islamique, voilà l’ennemi.

« Depuis l’irruption sur la scène internationale,j’ai souvent évoqué la seconde guerre mondiale.Cette référence peut paraître à certains excessive,et cependant, nous nous trouvons devant un adversaire qui mène contre nous une lutte totale et qui n’a pas en tête nôtre asservissement, mais notre anéantissement. »

« Qu’on en juge: sur les six premiers mois de 2016 cinq cent cinquante attentats ont été recensés soit plus de 4000 mort soit 3 attentats par jour. que faut il de plus pour considérer que nous devons lutter contre une menace globale et non régionale et encore moins locale? Alors oui, nous sommes bien en présence d’un conflit mondial par le nombre des pays concernés et l’ampleur des coups portés.Oui, on tue en France, et à 5 heures d’avion de Paris, on viole, on torture, on vend des femmes sur les marchés, on détruit des églises, on dynamite des mausolées séculaires. Oui cette guerre a déjà fait des milliers de morts et contraint des millions de personnes à prendre le chemin de l’exode parce que elles étaient jugées étrangères dans leur propre pays.Oui , cette guerre est un conflit asymétrique  parce que l’adversaire vise moins nos forces armées que notre population civile. Il est difficile de nier que nous sommes tous confrontés à une tendance lourde de l’Histoire?qui est celle de la montée d’un islamisme rigoriste, peu importe qu’on l’appelle islamisme,salafisme ou fondamentalisme, qui est à l’oeuvre partout dans le monde , à commencer par le monde musulman; il s’agit d’un totalitarisme né de la conjonction de l’interprétation littérale du Coran, de la soumission du politique au religieux et de la promotion d’un islam conquérant.. Le djihadisme contemporain est le produit idéologique, cultuel et culturel de cette tendance lourde et non un sous produit, comme on veut parfois l’accréditer, de cette  « crise métaphysique de l’Occident » ou « la faillite de l’individualisme contemporain , et autres calembredaines. »

« Mon intime conviction est que l’on peut et que l(on doit parler de totalitarisme islamique. Tout d’abord parce que islamisme et totalitarisme propagent le culte d’une violence meurtrière qui exalte la mort et la destruction. »Viva la muerte  » criaient les franquistes. Ensuite par ce que l’une et l’autre ont développé une révolution conservatrice, c’est à dire une haine de la modernité servie par l’instrumentalisation des techniques de propagande les plus modernes( comme les Nazis,NDLR). Aussi parce que les uns et les autres cultivent l’antisémitisme. Ajoutons encore qu’ils partagent le même culte du chef

, même si la société qu’ils instaurent n’est pas assise sur une organisation pyramidale, mais construite sur une organisation horizontale ou règne le contrôle de tous sur tous ce qui est le propre des régimes totalitaires. »

Reconquérir les territoires perdus de la République.

 » C’est la règle des règles et générale loi des lois, que chacun observe celle du lieu ou il est » ( citation de Montaigne par François Fillon.)

Se référant au livre dirigé par Georges Bensoussan sur les territoires perdus de la République, F.Fillon évoque les exemples fournis dans ce livre des insultes, des menaces physiques, des discriminations quotidiennes, bref l’enfer vécu par des élèves agressées parce que juives. C’est ce que Pierre André Taguieff avait désigné sous le terme de  » nouvelle judéophobie: l’émergence a côté du  vieil antisémitisme d’extrême droite d’une haine anti juive enracinée et virulente née  des monstrueuses épousailles entre l’islamisme et l’antisionisme d’extrême gauche.

« Après 2004, il devient plus clair que cette violence scolaire perpétrée par des caïds ivres de leur toute puissance, cette propagande islamiste qui n’intervient plus seulement en histoire, mais aussi en biologie et ce développement des théories du complot ne sont en rien des phénomènes épisodiques. Pire, cette bouillie idéologique est ingurgitée avec gourmandise par des élèves qui donnent parfois l’impression d’attendre cette becquée si peu ragoutante. Des fiches de présentation des élèves, communiquées par une enseignante révèlent un antisémitisme totalement décomplexé, cyniquement bien dans sa peau, dans une atmosphère bienveillante. Il est devenu normal de dire sa détestation des juifs et d’accueillir les réactions des profs comme le signe d’allégeance ou d’appartenance au groupe haï. »…

« Beaucoup de Français se sont émus à juste titre de réactions dans les classes après les crimes de 2012 commis par Mohamed Merah ou après les attentats de janvier2015 Ces minutes de silence  non respectées, ces railleries, ces hommages bafoués, cette éruption de haine comme si l’école était un réseau social au même titre que Twitter, cette même toile empoisonnée dans laquelle le totalitarisme islamique veut nous engluer. Combien de ces jeunes nourrissent les messages insensés racistes, sexistes, antisémites, homophobes qui pullulent sur les réseaux dits sociaux? Il faut entendre ces appels à la barbarie de ces Français musulmans ou convertis à l’Islam pour mesurer l’ampleur du  défi qui est face à nous »

. Ce totalitarisme exerce une pression sur toutes les sociétés où il peut s’implanter et se développer pour imposer les principes et le mode de vie que sous tend son fondamentalisme: revendications communautaires, affirmation du rôle central de la religion et développement du voile un peu partout.

La laïcité, rien que la laïcité, mais toute la laïcité.

« Arrêtons de faire semblant. Non, il n’y a pas de problème religieux en France.Oui il y a un problème lié à l’islam. Dire les choses ,c’est reconnaître qu’il y a un communautarisme islamique qui n’a pas sa place sur la terre de France, qui est incompatible avec notre histoire, nos valeurs, ce que nous sommes au plus profond de nous mêmes. Le temps des hypocrisies, le temps des fausses pensées pseudo- intellectuelles, le temps de  la relativité des cultures, le temps de ceux qui se sont toujours  trompé  dans l’histoire, mais qui continuent de donner des leçons, ce temps là est révolu. Pour éviter que l’ Etat Islamique arrive à recruter des Français en perte de repères dans ses filets, nous devons nous montrer intransigeants avec les discours de haine dénigrant les valeurs de la République dans les mosquées ou sur les réseaux sociaux et nous ne devons pas nous résigner à l’existence de zones de non droit ou plus exactement ou s’applique un autre droit sur notre territoire ».

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la jeunesse musulmane française en voie de refus de l’identité française

octobre 3, 2016

Les jeunes musulmans de la 3ème et la 4ème génération se trouvent confrontés aux problèmes de la double appartenance  au moment ou ces deux appartenances apparaissent comme directement antagonistes. L’âge des choix tranchés, le sentiment de ne pas être traités à égalité avec les non musulmans, l’échec d’une intégration sociale, les discours extrémistes auxquels ils sont soumis constamment, et l’exemple  toujours valorisé de la rébellion, prestigieuse, y compris dans la délinquance, les poussent dans la direction du rejet de la société française et de ses valeurs. Une fois ce choix fait, les justifications arrivent rapidement et la contre identification se construit rapidement à partir du moment ou il existe un séparateur entre le bien et le mal qui est « eux et nous ».  Le communautarisme est un facteur de séparation qui est seriné en permanence et qui s’appuie à la fois sur le statut de minorité visible et sur la culture clanique de la société ou les liens  et les solidarités familiales sont une protection de toujours. « tu dois soutien et solidarité à tes frères, l’Islam est le fondement de ta culture et il est supérieur aux croyances chrétiennes et aux sociétés athées,cette société te rejette et tu dois lui renvoyer son mépris et sa volonté de domination..

Identifié aux damnés de la terre, rêvant d’héroïsme, de risque et de sacrifice comme la plupart de ceux de son âge, il s’enrôle sans réfléchir à la complexité de ces notions: et accepte sans discuter le pire qui accompagne cette identité clivée de ses composantes françaises, baignant dans « l »identité heureuse » retrouvée avec l’unité débarrassée  de ses contradictions. La fraternité de l’action mêlée au romantisme de l’action clandestine, la fascination de la mort et de brûler ses vaisseaux la satisfaction de mettre ses actes en accord avec la détestation de l’autre, achèvent la transformation du jeune rebelle en militant du djihad. Il peut jouer aux gendarmes et aux voleurs pour de vrai, et s’autoriser beaucoup de transgressions puisqu’il fait partie des « bons ».

L’exemple des Panthères Noires aux USA dans les années 60/70 montre comment une révolte identitaire, celle des Noirs , a conduit à la surenchère militariste du mouvement, à son isolement  dans les excès de violence  et des revendications (programme de séparation de plusieurs états des USA, dégénérescence fasciste autour du leader noir Farakhan, dérive vers le banditisme « pour trouver des fonds, » fusion idéologique avec le tiers mondisme et défense par le bloc communiste qui jubilait de voir le tissu social américain se déchirer ( refuge à Cuba des militants traqués par le FBI pour des affaires de meurtre et de fusillades avec la police).,l’aboutissement à un discours raciste antiblanc à la tonalité complètement paranoïaque. La population noire des USA est alors partagée entre une partie qui affirme son identité de façon violente et provocatrice , et tente de bâtir une contre culture noire et une partie, autour du pasteur King qui défend les droits et l’égalité de façon démocratique et demande à s’intégrer à cette société qui la rejette en partie.La communauté noire  glissera ensuite vers des excès antisémites avec l’adoption de l’Islam par  des groupes prêts à tout pour contrer le christianisme dominant et son idéologie pacifique.

Le phénomène nouveau et  stupéfiant auquel nous assistons est le développement d’un « terrorisme de masse » , devant lequel nous sommes restés un certain temps paralysés par la surprise et l’incompréhension.. L’image sur laquelle nous restions arrêtés était celle d’un terrorisme limité à l’action d’un petit noyau décidé et qui sortait des cadres habituels de l’action politique ( comme les groupes terroristes italiens ou allemands, la Bande  à Baader,etc.Mais malgré les  cercles plus ou moins étendus de sympathisants qui les entouraient,ils ne restaient que quelques dizaines, et encore ne visaient ils que des cibles précises; Ce à quoi nous assistons est une transformation profonde de l’action politique,qui mélange foi religieuse d’allure sectaire et projet politique d’allure millénariste,action politique,action militaire et programme terroriste génocidaire, action dans laquelle les individus peuvent s’insérer à plusieurs niveaux et aussi passer d’un niveau à l’autre. C’est ce phénomène qui reste le plus étonnant, le fait que des individus sautent les étapes et passent en quelques semaines de la position de simple contestation identitaire au meurtre suicidaire par désir de se joindre au mouvement. Mais du coup, des millions de personnes peuvent avoir franchi les premiers pas du processus d’enregimentation sans que cela se remarque.Et ce sont de grandes masses de gens qui peuvent basculer dans l’action terroriste,vécue comme en continuité avec la lutte militaire et la conviction religieuse .

La jeunesse, simplificatrice et impatiente d’action,directement impliquée dans la quête d’identité,est prête à se lancer la première dans cette aventure sanglante, après avoir suivi les premières étapes de la séparation mentale avec la France. Les arrestations d’adolescents préparant des attentats se sont multipliées ces dernières semaines. D’ après une enquête de l’Institut Montaigne, citée par Alain Juppé dans  son discours à Lyon, un quart de la jeunesse musulmane  française se range du côté comunautariste  L’intégration, qui était le but de la génération précédente, après la génération qui rêvait de rentrer au pays une fois arrivée à la retraite, n’intéresse plus tellement la génération actuelle qui vibre aux succès du jihadisme mondial et qui anticipe une victoire mondiale des musulmans,, extrapolant de son expansion dans quelques pays pourris  du moyen Orient et de la réaction timorée de plusieurs des ex grandes puissances.que le vieux monde s’écroulera sous la poussée des masses musulmanes et leur ouvrira les chemins de la puissance et de la gloire. La composante imaginaire  de cette révolte prend une place déterminante dans le renversement identitaire qui s’opère sur des identités en cours de solidification. Toutes les révoltes, toutes les frustrations convergent dans cette haine de la France, soigneusement entretenue et développée  par les prêcheurs de haine qui pullulent dans ce monde quasiment fermé sur lui même. Les échecs scolaires et sociaux sont le miel des comunautaristes qui travaillent avec obstination à élargir le fossé avec le monde laïque, soucieux d’interposer l’Etat entre les citoyens et la violence religieuse et sexiste véhiculée par les sectateurs de l’Islam pur.Les sifflets qui ont couvert la Marseillaise lors d’un match France Algérie en disent plus que des longs discours.Le fascisme islamiste est en marche, et il progresse rapidement, malgré des échecs militaires indiscutables,

la civilisation occidentale et son idéal de démocratie dans le collimateur des tueurs islamistes

août 28, 2016

Quand les avions détournés  par les sbires de Ben Laden ont percuté les tours du WTC, tuant plus de 3000 personnes au il  coeur de New York, ainsi que les bâtiments du Pentagone, les Américains ont cru n’avoir à faire qu’à un petit noyau d’extrémistes qu’ils anéantiraient facilement en utilisant leur puissance gigantesque, militaire,économique et diplomatique.

Ils ont du très vite déchanter:en Afghanistan,leurs succès initiaux se sont transformés en une position défensive dans un pays sous l’emprise de la corruption,du clientélisme,et des luttes de clans là ou l’annonce de leur départ a convaincu les talibans que malgré leurs pertes, ils allaient finir par l’emporter. L’Etat paraît extrêmement faible face a ces troupes islamistes et négocie des compromis toujours plus tolérants et généreux avec ses adversaires;

La naissance de l’Etat Islamique a bouleversé la situation, remplaçant une petite organisation terroriste par un quasi état qui occupe a moitié deux grands pays islamiques possède une armée qui tient tête aux armées occidentales d’une coalition des grandes puissances militaires, qui est capable de mobiliser des dizaines de milliers de volontaires étrangers, et de susciter l’adhésion de gens qui sont prêts à se faire sauter si on leur en donne l’ordre ou même sans aucun ordre, entraînés par leur haine viscérale de notre civilisation et une foi religieuse exacerbée par des prêcheurs qui utilisent les moyens modernes(internet, vidéos « virales, etc) pour manipuler les masses musulmanes.

le virage pris parles pays islamiques après le « printemps arabe » qui avait  fait monter au pouvoir les islamistes, ennemis jurés et haineux de toute trace d’influence occidentale, déterminés à éliminer l’Occident de toutes les terres d’Islam, a conduità une coalition de tous les pays ennemis ou concurrents de la culture occidentale ,en redonnant du carburant a ceux qui soufflent sur les flammes de la lutte contre les valeurs de l’Occident, de la Chine à la Russie en passant par la Turquie.

La politique irrésolue et ambigüe des USA face à la montée de l’islamisme belliqueux a ouvert la voie aux criminels qui ne craignent plus le gros bâton américain et voient des faiblesses dans chaque concession qui leur est faite.

Le paysage politique de la terre s’est renversé en quelques décennies, passant d’une apparence de victoire générale de la démocratie avec la disparition de l’Urss  a une vision d’un assaut généralisé contre toutes ses places fortes, avec en premier lieu l’ apparition d’une puissance planétaire, la Chine, capable  de menacer la suprématie américaine, et ne cachant pas ses ambitions de domination mondiale, économique d’abord, puis scientifique et militaire.

L’Europe elle aussi à fait montre de son incapacité à définir une politique unitaire, est menacée d’implosion par les tendances nationalistes (Grande Bretagne, Belgique, Espagne ) et l’envahissement par une vague immaîtrisable d’immigration devant laquelle elle réagit faiblement et confusément. Même devant les menaces et les manipulations d’un  dictateur islamiste , Erdogan, de plus en plus prisonnier de sa folie des grandeurs, qui cherche à l’humilier, elle multiplie les contradictions et les messages de faiblesse.

La France apparaît elle comme embrouillée dans sa propre politique de posture pro arabe, tentant de faire vivre des mythes politiques comme celui des forces démocratiques au proche orient,là où n’existent que des rapports de force brutaux, renforcés par l’effacement des Etats Unis et la réapparition sur la scène politique de la Russie qui se retrouve en terrain connu avec son coup de force  en Syrie. La Russie vient d’ailleurs d’annexer une partie de l’Ukraine ( la Crimée) et maintient sous la menace une partie de l’Ukraine ou elle envoie des troupes et du matériel.

Partout, les ennemis de la démocratie redressent la tête. Dans les pays musulmans d’abord,  ou la chasse aux occidentaux est ouverte et ou se multiplient les signes d’adhésion à une vision religieuse de la haine de la démocratie. Les musulmans paraissent impatients de tomber sous la coupe de nouveaux despotes  qui règleront leur vie selon leur interprétation du Coran. La société vivra dans la terreur des fanatiques, mais  les femmes seront  soumises aux hommes qui rêvent d’avoir quelqu’un à dominer.

Mais dans les pays occidentaux aussi, les gauchistes et ceux qu’ils influencent proclament leur haine  de la démocratie qu’ils rêvent de remplacer par le pouvoir de la rue, dans des mouvements de plus en plus violents rassemblés autour d’une bouillie néo-marxiste devant laquelle les dirigeants socialistes actuels sont paralysés, touchés par les références au monde dans lequel ils ont grandi et dont ils ne se sont pas bien séparés. Ainsi pour reprendre le mot de  Pascal Bruckner,le gauchisme est devenu la maladie sénile du socialisme.

C’est ce qui est le plus inquiétant dans la situation actuelle: les partisans de la violence se multiplient, l’ère de paix que nous avons connue semble toucher à sa fin, les actes criminels se  banalisent, l’autorité se dissout avec les attaques contre les représentants de l’état et la mollesse extrême des réactions. Un prêtre est égorgé dans son église, rien ne se passe sauf une cérémonie commémorative. Le chef du gouvernement défend des arrêtés contre le port du burkini, des ministres du gouvernement se félicitent d’un arrêté du conseil d’Etat qui condamne ces décisions, la gauche se divise entre soutien et critique de ces mesures prises par certains maires.  Elle se divise entre défense  de la laïcité et sympathie pour le communautarismeL Elle erre entre la fascination  pour les groupes anti état et la défense d’un centralisme dont elle ne sait plus quoi penser. Il n’existe plus que des postures pour se signaler à des groupes d’électeurs ( une des ministres qui ont pris parti pour la liberté du burkini a annoncé en même temps la possibilité de sa candidature à la présidence si Hollande ne se présente pas.)

Le déni de réalité qui accompagne ces positionnements gauchistes est le fond commun de cette politique de gauche , mais il est inquiétant par la façon dont il rejoint la contestation d’extrême droite fondée sur un rêve d’autosuffisance de la France, et le rejet du fondement d’alliance et de paix qui est à la base du projet européen.

Les unes après les autres, les sécurités s’abaissent et la France paraît plus fragile et vulnérable face aux adversaires, découverts .ou cachés de la démocratie

 

 

Jacques Julliard dénonce la dérive islamogauchiste d’une petite fraction de l’intelligentsia et montre la tentation de la violence qui s’étend

mai 7, 2016

L’article de Jacques Julliard pose d’emblée la question: pourquoi une petite poignée d’intellectuels ont réussi à imposer une véritable sanctuarisation de l’Islam dans l’espace politique français. « Pourquoi ces intellectuels, pour la plupart agnostiques et libertaires, se sont ils brusquement pris de passion pour la religion la plus fermée, la plus identitaire, et dans sa version islamiste, la plus guerrière et la plus violente à la surface du globe?Pourquoi cette étrange intimidation, parée des plumes de la morale? Pourquoi ne peut on plus parler de l’islam que en présence de son avocat? »

« Le résultat est stupéfiant, aberrant. On vient en effet d’assister, en l’espace de deux ou trois ans, à la plus incroyable inversion de presque tous les signes distinctifs de la gauche, ceux dans lesquels traditionnellement elle se reconnaît et on la reconnaît.

Au premier rang d’entre eux, la laïcité. Longtemps elle fut pour elle le marqueur par excellence pour s’opposer à la droite. Or voici que brusquement elle est devenue suspecte à une partie de l’extrême gauche intellectuelle, qui a repris sans vergogne à son compte les errances de Nicholas Sarkozy sur la prétendue « laïcité ouverte ». Car la laïcité de papa, dès lors qu’elle s’applique à l’islam et non plus au seul catholicisme, apparaît soudain intolérante, voire réactionnaire. Pis que cela, elle charrierait avec elle de vagues relents de revanche catholique! Depuis que l’Eglise s’y est ralliée, elle serait devenue infréquentable! »

« or la République à son tour est devenue suspecte . N’a t elle pas une connotation presque identitaire, « souchienne » disent les plus exaltés, pour ne pas dire raciste?N’est elle pas le dernier rempart de l’universalisme occidental contre l’affirmation bruyante de toutes les minorités. N’est elle pas fondée sur ce qui rapproche les hommes plutôt que sur ce qui les distingue ? Un crime majeur aux yeux des communautaristes… »

 

« Il y’a quelque chose d’insolite dans le néocléricalisme musulman qui s’est emparé d’une frange de l’intelligentsia. Parce que l’islam est le parti des pauvres,comme ils le prétendent? Je ne crois pas un seul instant à ce changement de prolétariat. Du reste, allez donc voir en Arabie saoudite si l’islam est la religion des pauvres. Je constate plutôt que l’islamo-gauchisme est né du jour ou l’islamisme est devenu le vecteur du terrorisme aveugle et de l’égorgement. »

« Pourquoi cette conversion? Parce que l’intelligentsia est devenue depuis le début du XX ème siècle, le vrai parti de la violence.Si elle préfère la Révolution à la réforme, ce n’est pas en dépit mais à cause de la violence. Sartre déplorait que la Révolution française n’ait pas assez guillotiné. Et si je devais établir la liste des intellectuels français qui ont adhéré au XX ème siècle, les uns à la violence fasciste, les autres à la violence communiste, cette page n’y suffirait pas. ». Je préfère, dit il, citer les noms de quelques uns qui ont toujours témoigné pour la démocratie et sauvé l’honneur de la profession: Camus, Mauriac, Aron… »

Cette caractérisation d’une couche sociale intellectuelle par son goût de la violence à un effet de dévoilement impressionnant: quelque chose de l’ordre de la violence intellectuelle apparaît tellement à l’oeuvre dans les prises de position des ténors de l’intelligentsia  en faveur des positions extrémistes que l’on sent  la rivalité, le désir de manifestation d’une « puissance » intellectuelle , et la mesure de son pouvoir à travers la capacité à subjuguer mentalement l’interlocuteur, et plus encore , les masses populaires.  La logique imparable d’un raisonnement qui cache ses postulats biaisés est l’équivalent d’une arme avec laquelle ils effectuent des moulinets:les mots  sont des boulets qui abattent des rangs entiers d’adversaires. Car conquérir les esprits est bien la lutte suprême, l’enjeu de la politique qui détermine qui a le pouvoir et qui ne l’a pas. Quand Sartre déclare que les anticommunistes sont des chiens,  il choisit le camp de la plus sombre dictature du siècle, le miroir du fascisme pour les crimes et la violence, et il jouit de sa violence verbale, de son habileté à choisir les mots qui font mouche. Les militaires ont la force des armes et de l’entraînement, les entrepreneurs  celle de l’argent et des relations, les vedettes celle de la séduction. Les intellectuels ont le pouvoir des mots et la science du maniement des idées, et la violence de leurs luttes est celle des batailles  historiques.Leur science n’est pas un sport de combat, mais une lutte ou tous les coups sont permis. La fascination pour la violence des jusqu’au boutistes traduit la fascination pour l’acte qui tranche le débat, et il y a une volonté de montrer que l’homme de pensée est autant capable de trancher que l’homme d’action.  Les hommes de pensée peuvent ainsi être conduits à surenchérir dans la violence, tout en protestant que ce ne sont que des mots: l’exemple des élèves de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm en mai 68 et de leur engagement dans les rangs des zélateurs de Mao, leur alignement sur les violences ignobles de la Révolution Culturelle, leur tentative de mimer, en mots, la Résistance française contre l’occupant, l’arrogance de leurs discours, et leur cautionnement par Sartre qui défendait leurs journaux a montré à quel abaissement pouvait conduire cette course  à celui qui sera le plus révolutionnaire de tous. Cette élite intellectuelle s’est précipitée dans l’abêtissement des slogans anonnés en coeur et a réduit son analyse  à la récitation des versets de ce catéchisme rouge. montrant par là son désir de se soumettre à un maître et de remplacer la réflexion par la foi.

Les islamo-gauchistes ne font que prendre la suite des générations gauchistes précédentes, qui de Staline à Mao et de Pol Pot  à  Daech ont adoré les dictateurs génocidaires qui voulaient changer le peuple pour qu’il corresponde à leur délire. Car ce qui menace tous ces dictateurs en herbe, c’est l’enfermement dans leur système de pensée et la perte de contact avec la réalité.

La division de la gauche en deux camps passe aussi par la différence d’attitude sur l’Islam et sur la laïcité

avril 25, 2016

Les prises de position de Manuel Valls sur la menace intégriste en France et la dénonciation de la guerre tous azimuths déclarée à la France et à la laïcité par les réseaux islamistes, si elles semblent encore relativement isolées, viennent de recevoir un renfort  supplémentaire avec les déclarations de Le Guen sur la complicité de certains cercles  de gauche avec les islamistes, ce qu’il nomme en utilisant pour la première fois à gauche le terme d’islamo gauchisme.

Cette prise de position, qui constitue une constante politique chez Manuel Valls, contribue ainsi à la dénonciation d’une réalité qui était un tabou du PS, le terme lui même étant interdit et considéré comme appartenanr à une phraséologie de droite. « Islamogauchisme » et « Islamofascisme » sont des termes qui ont déjà été utilisés, mais qui heurtaient la « sensibilité » de gauche, parce que les musulmans ne peuvent pas être mis dans une catégorie  qui suscite  la haine et le rejet, le fascisme qui doit uniquement servir à mobiliser les masses dans un « front anti fasciste » qui doit évoquer les glorieux combats de la défunte Union Soviétique.Le terme de « fasciste doit donc dans la doxa socialiste être réservé à l’extrême droite et l’accoler à de misérables victimes musulmanes est un blasphème qui doit entraîner l’exclusion et la vilipendation.

Le Guen contribue ainsi à l’écroulement progressif du mur de tabous verbaux et idéologiques qui enserre  les raisonnements socialistes, et rejoint ainsi la petite phalange d’intellectuels  (Elizabeth Badinter, Michel Onfray,Alain Finkelkraut,Michel Houellebecq, Pascal Bruckner,etc.. qui les uns après les autres dénoncent la trahison qui se cache derrière les discours de soutien aux islamistes sous prétexte de bienveillance envers les victimes.

Derière ces discours qui possèdent leurs hauts parleurs dans la presse se cachent les nostalgiques du tiers mondisme pour qui le salut viendra du « lumpen prolétariat « du tiers-monde, rassemblé derrière le drapeau de l’Islam,  force armée du monde qui va changer la face de la terre,idéologie mâtinée de complotisme et  d’un antisémitisme qui reste toujours « le socialisme des imbéciles ».

Mais les temps changent, et la minorité intellectuelle en butte aux crachats gauchistes, comme cela s’est passé concrètement place de la République pour Alain Finkielkraut, est en train de gagner  les intellectuels majeurs du pays, alors que il ne reste plus enface que quelques sbires de dernier ordre pour continuer à les invectiver dans la presse qui leur est tout acquise ou dans les médias quand ils leur offrent une tribune  attractive pour l’audimat.

Le PS est devenu le chaudron ou bouillonnent et s’affrontent ces deux troupes de pensée, payant ainsi son refus de penser toute question identitaire ,  ce qui le rend inapte à penser aussi bien la question de l’attitude à tenir face à l’Islam que la question de la place à tenir dans l’Europe pour ne pas disparaître dans la dégénérescence  bureaucratique de cette belle idée.

Le paradoxe est que les gauchistes du PS, c’est à dire les frondeurs, sont les plus réactionnaires du parti, ceux qui ne démordent pas  des mots d’ordre les plus traditionnels et qui souhaitent que rien ne change dans la machine à trouver des postes du PS et que les plus décriés sont ceux qui souhaitent réformer vraiment le pays. Le résultat est à la mode de Hollande, une série de compromis misérables qui annulent tout résultat possible, dégoûtent la population et en particulier les classes populaires, et frayent la route pour les gauchistes déjà organisés ou pour le Front  National. Le PS a déjà perdu la bataille économique du redressement de la France (il est trop tard pour obtenir des résultats significatifs), et on arrive à la période des cadeaux électoraux ou Hollande va tenter de regrouper les débris de son électorat avec quelques bonbons.

La réforme El Khomri à moitié engagée et à moitié abandonnée est la dernière velleité de réforme du régime qui va finir en eau de boudin,et a fourni un magnifique champ de manoeuvres à ceux qui préparent la prise de pouvoir  dans le PS par les éléments les plus conservateurs de la gauche. Ceux là ont marqué des points, fait peur au régime par leurs capacités à mobiliser les syndicats à leur botte (CGT et UNEF entre autres). Ils attendent l’effondrement final de Hollande aux présidentielles et avec lui de l’aile sociale libérale pour liquider toutes les tentatives de modernisation du parti. Nul doute que  la surenchère gauchiste qui se prépare aura à coeur de nettoyer aussi ceux qui osent parler en termes d’identité et de défense  de la laïcité, et qui condamnent la bienveillance vis à vis de l’islam radical.
Les masses populaires qui étaient déjà réticentes devrant cette modernité assimilée par eux à la mondialisation qui les menace, et qui se sont senties abandonnées par le PS et ses promesses vides, ne bougeront pas pour sauver cette branche du PS et  choisiront plutôt entre les extrêmes de gauche et ceux de droite.Ce n’est pas une candidature de Macron qui les fera dévier de leur méfiance et de leur sentiment de trahison.Mélenchon, lui, se sent le vent en poupe, comme tous les mouvements populistes en Europe, et espère tirer les marrons du feu de cette conjoncture.

Avec tout cela,l’Islam radical, quant à lui, à encore des jours tranquilles devant lui.

 

 

La gauche archaïque s’enfonce dans le déni de la réalité économique et identitaire

avril 23, 2016

Tandis que l’approche de l’échéance présidentielle produit une accélération des processus de démarquages, la panique politique gagne les cercles rapprochés de François Hollande, et l’évidence du cataclysme politique qui approche pour le PS entraîne le durcissement des prises de position. Pendant que Hollande affirme sans rire que « la France va mieux », le démantibulement du PS se poursuit. Macron, après avoir fait figure quelque temps de carte de secours pour Hollande apparaît maintenant comme un rival et un caillou de plus dans la chaussure de Hollande qui débordait déjà.

 

A droite aussi d’ailleurs, les candidatures ( ou les tentatives de candidatures) se multiplient, même sans la moindre ébauche de projet politique, s’agissant seulement de profiter de l’effet de loupe de la campagne, afin de profiter de la plus-value de visibilité qu’elle procure. Le dernier exemple étant celui de Rama Yade,éphémère ministre de la Sarkosie,, choisie seulement pour son joli minois et pour sa couleur de peau qui en faisait une figure de l' »ouverture » présidentielle. Le vide absolu de sa pensée politique, rempli seulement par une ambition disproportionnée  est apparu avec son changement désespéré d’affiliation politique qui n’ a rien changé  au rétrécissement impitoyable de sa valeur sur le marché de l’offre politique.En attendant, les frondeurs se démarquent de plus en plus du social libéralisme (partiel) de Hollande et Valls et tentent visiblement de s’organiser en vue d’une prise de pouvoir au PS après l’inéluctable déroute de 2016.La recomposition des alliances après la défaite qui s’annonce est déjà dans toutes les têtes. Ce qui se profile est bien l’éclatement de la social démocratie entre une branche socialelibérale, moderniste, européiste et proche d’un certain centrisme, et une branche dogmatique, passéiste, anti européenne, tentée par la rupture extrême gauchiste, nostalgique des certitudes de l’époque pré mondialiste , prête à toutes les dérives populistes, et à la relance des discours incantatoires pour masquer l’incohérence de son projet politique;

L’alliance de toutes les nostalgies et de tous les refus de la réalité se voit déjà chez le PCF qui déclenche la surenchère en collant des papillons avec marqué: « la semaine de 32H, pourquoi pas » et chez la CGT avec la sortie de ses affiches accusant la police de brutalités sanglantes au lieu de protéger les citoyens.

Le développement (sans beaucoup d’avenir) de « la nuit debout »,choyé par les médias et soigneusement organisé par quelques chapelles ultra gauchistes, déguisé en mouvement de libération de la parole façon Mai 68, alors que il n’y est pas question de liberté comme l’agression contre Finkielkraut l’a démontré, a montré le désir de ces chapelles de surfer sur la vague de défiance générale vis à vis des partis politiques de gouvernement pour essayer de les déborder par la rue. Mais les quelques centaines de gauchistes mobilisés  dans ce but n’ arrivent pas à entraîner les masses et ne concernent que  leurs troupes étiques, éternellement auto reproduites et confites dans la paroles figée de leurs pseudo penseurs. Leur rêve est de contrôler la rue pour peser sur les instances élues qu’ils méprisent Leur modèle n’est plus Cuba, mais la Grèce, érigée en modèle de la résistance au capitalisme, en commençant par l’atteindre au portefeuille, en ne payant pas ses dettes et en se faisant ainsi une clientèle  de dépensiers peu soucieux de rembourser leurs dettes.

Emmanuel Macron, représentant à leurs yeux du comble de l’imposture, puisque venant du monde de la banque (« l’ennemi de Hollande » à une certaine époque) et encensé par les patrons,est ainsi le représentant de tout ce qu’ils honnissent: avant tout l’évolution éventuelle du PS vers une version dégagée de ses tabous, chose assez impensable à vrai  dire, sauf si ils se débarrassent de la majorité de ce parti de fonctionnaires soucieux avant tout de la préservation de ses avantages acquis.

Le désaccord  essentiel sur les bases gauchistes du mouvement frondeur se double d’un autre désaccord fondamental: celui sur l’attitude vis à vis de l’Islam:  ce désaccord qui courait sous les mots depuis longtemps  et qui traverse toute la gauche a éclaté avec la publication du livre de Emmanuel Todd sur la manifestation monstre qui a suivi l’attentat  contre Charlie Hebdo:Todd a exhalé une haine effrayante contre les manifestants, les accusant d’être des pétainistes racistes et parlant d’une France malodorante.Cette attaque très violente contre le peuple qui s’était levé contre les crimes antisémites et  tournés contre la liberté d’expression montrait bien la ligne de démarcation entre une gauche pro musulmane prête à toutes les insultes contre ses adversaires et une gauche, celle de Valls  consciente des attaques contre la démocratie et la République  menée de façon déterminée par les ennemis de la Nation.Ce combat s’est poursuivi en sourdine, y compris dans le débat sur la déchéance de nationalité, les  soutiens des musulmans ne tarissant pas d’arguments pour éviter a leurs alliés cette défaite.

Enfin Valls vient de marquer le coup une nouvelle fois en dénonçant la fabrique de terroristes que constitue l’aile « intégriste » de l’Islam et son ambition paranoïaque de direction du monde entier.

Ainsi la nouvelle alliance entre l’Islam et une partie de la gauche est un marqueur de la division qui passe au milieu du PS.

Comment les cartes seront elles rebattues après la dégringola de du PS qui se prépare, il est encore trop tôt pour le dire. Le dégoût qui atteint les Français devant les mensonges et les manoeuvres qu’ils constatent débouchera t il sur un succès gauchiste et les français succomberont ils aux voix de la démagogie populiste? Le PS  éclatera t il malgré les efforts désespérés de Hollande pour maintenir une façade qui a de moins en moins de sens?

La suite du feuilleton dans vos journaux,télévisés ou pas.

Manuel Valls dénonce les progrès foudroyants en France du salafisme, foyer de culture du terrorisme

avril 5, 2016

Une fois n’est pas coutume: le chef du gouvernement français a enfin dénoncé clairement et directement la source de la principale menace de terrorisme dans le pays: pas la maladie mentale de quelques déséquilibrés, pas la déshérence de quelques banlieusards déculturés, mais le développement rapide de » l’islamisme radical » et d' »une minorité agissante en train de gagner la bataille idéologique et culturelle »

Manuel Valls est venu  en personne participer à un colloque sur « l’islamisme et la récupération politique en Europe « pour apporter ses analyses sur la réalité et la progression de l’islam radical en France; « Il s’est notamment inquiété des capacités de la France à gérer l’avancée des thèses salafistes qui, selon lui,est à l’origine d’un terrorisme proprement français.

Il a développé son analyse: selon lui « les salafistes doivent représenter 1% aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’ y a qu’eux finalement qu’on entend ». « Il y une forme de minorité agissante des groupes (salutistes) qui sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle »…

Cité par plusieurs médias (Le Monde, RFI) il a même prédit que la campagne présidentielle pour 2017 se fera essentiellement autour « des questions culturelle et identitaire. »

Manuel Valls a toujours affiché des positions sans aucune ambiguité sur les question de laïcité, a preuve son soutien à la directrice de la crèche Baby Loup, dans le conflit  interminable qui l’opposait à une membre du personnel qui réclamait le droit de travailler voilée dans cette crèche  » d’utilité publique ». La seule faiblesse dans sa position a été quand il a déclaré qu’il y avait une sorte d’apartheid en France:concession majeure aux avocats de la victimisation des musulmans depuis plusieurs générations,  et participation à la culture de l’excuse. En plus il s’agissait là d’un profond biais dans l’abord de cette question: il n’y a aucun texte juridique consacrant une inégalité quelconque  pour les musulmans de France, contrairement au système  de l’apartheid dans l’ancienne Afrique du Sud ou la ségrégation était organisée à tous les niveaux (travail,mariage, sexualité, logement,  transports,vote, etc. L’utilisation du terme d’apartheid est infâmante. La réalité est que il y a de part et d’autre des refus de l’intégration, et aussi une part très minoritaire de réactions racistes , dont l’Etat ne peut être tenu pour responsable.

En tout cas, cela fait du bien d’entendre enfin du côté du gouvernement autre chose que la bouillie culpabilisée et culpabilisatrice  qu’on nous sert en toile de fond de l’inaction depuis les années que le phénomène se développe, que mois après mois les cris d’alarmes se répandent dans le vide.

Les choses sont enfin nommées, un chat est appelé un chat, et une guerre des cultures une guerre des cultures. Le développement d’une des tendances de la culture islamique directement désignée comme fournissant la base du recrutement et de l’idéologie des terroristes qui se proclament représentants et guerriers de l’islam. Ils annoncent en toute tranquillité leurs objectifs: conquérir le monde, assurer l’hégémonie et le monopole du pouvoir de la parole et de la pensée à leur religion, ou en tout cas à la vision la plus étroite et la plus féroce qu’ils en ont, détruire la démocratie et l’égalité des hommes et des femmes. L’inégalité des hommes et des femmes commence par le refus de leur serrer la main, continue par le port du voile et se termine par l’esclavage sexuel Superbe programme!

La source d’inspiration des criminels terroristes est trouvée. Il reste à mettre en oeuvre les moyens de réduire son influence: lutte contre les imams propagandistes, formation et contrôle d’imams ne prêchant pas la haine du pays d’accueil, lutte contre les territoires perdus de la République, dénonciation des entorses hypocrites faites à la Laïcité.