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Erdogan, le dictateur qui rêvait de vaincre l’Occident cinq cents ans après la prise de Constantinople

juin 1, 2016

Quel est le dictateur le plus mégalomane de la génération actuelle? Le coréen du Nord:Kim Jong Un?l’ayatollah iranien Khamenei?Le Turc Erdogan?

le plus délirant dans l’excès du culte de la personnalité est évidemment l’inénarrable coréen, auteur de 1500 ouvrages en 3 ans d’étude, capable de piloter un avion et un char sans avoir jamais pris aucune leçon, « inventeur du hamburger »,qui construit son système sur le chantage à l’arme atomique, et qui est arrivé grâce à la menace de la bombe nucléaire et  bientôt thermonucléaire, accompagnée du développement des vecteurs permettant(bientôt) de la délivrer a des milliers de km,à inquiéter ses voisins(Corée du Sud, Japon,) à défaut des USA.

Cependant, les USA, ne peuvent écraser sans risque nucléaire  ce guignol paléo communiste protégé par la Chine « néo-communiste » malgré son agacement devant les provocations continues de celui-ci.De plus, l’apparente folie du régime nord-coréen donne une redoutable vraisemblance à ses menaces de déclencher l’apocalypse nucléaire dont il serait les première victime. Les  USA n’ont pas oublié les informations qui sont sorties officiellement du compte rendu d’un congrès du PC cubain dans lesquelles on apprenait que Castro avait demandé aux Russes de lui donner les clefs  de lancement des missiles atomiques entreposés par eux à Cuba:Il disait que il savait très bien que quand il s’en servirait , l’île serait vitrifiée, mais que les cubains n’avaient pas peur et que ils montreraient au monde que ils avaient des « cojones »(sic). Quand un dictateur d’un minuscule pays s’embarque dans l’idée que il « en « a  plus que un des deux pays maîtres du monde, on arrive dans une zone de folie furieuse ou seule la conscience de ses responsabilités et le souci d’épargner l’horreur nucléaire à ses concitoyens a fait contrepoids du côté de l’URSS à la mégalomanie narcissique du dictateur cubain et lui a fait garder le contrôle des fusées, avant de les retirer définitivement.

L’ayatollah Khamenei poursuit aussi un rêve, celui de prendre la tête du combat anti impérialiste dans les pays arabes. Il s’agit pour cela de reprendre le drapeau de la lutte aux Saoudiens, aux Egyptiens et aux Turcs, tous prétendants au leadership du monde musulman pour lequel chacun a ses atouts et ses points faibles. Les atouts de l’Iran,avec ses 80 millions d’habitants, sont la richesse de sa culture,l’endurcissement de son armée qui a résisté à l’assaut donne pendant 8ans par les troupes de Sadam Hussein,une part non négligeable de la manne pétrolière qui lui a permis d’avancer dans ses recherches atomiques et balistiques. Ses deux principaux atouts sont le développement d’une utilisation de l’atome civil qui permette de former des savants atomistes compétents, prêts pour le moment où l’accord sur un moratoire sur le nucléaire potentiellement militaire sera arrivé à échéance;qu’est ce que 10 ans d’attente si pendant ce temps le pays se renforce économiquement et scientifiquement. Qui pourra à ce moment l’empêcher de passer d’un coup à l’étape suivante, celle de la possession de la bombe et des vecteurs pour la transporter.L’exemple de la Corée du Nord est bien là pour montrer l’impuissance des grandes puissances devant le chantage des états voyous.

le deuxième atout de l’Iran est son utilisation en sous main des mouvements terroristes d’obédience chiite pour déstabiliser les états partagés entre les deux obédiences, chiite et sunnite:au Liban et en Irak d’abord, puis en Syrie et au Yemen. L’Iran apparaît ainsi comme un état tirant cyniquement les ficelles de tueurs souvent prêts à rendre service aux donneurs d’ordre, pour peu qu’on les aide sur le plan matériel et logistique.La « révolution islamique » avec sa terreur théocratique,appuyée sur des milices cruelles, et un cortège d’éxécutionsd’opposants et de tortures  a perdu tout prestige auprès de la population et ne se maintient plus que par la force et la terreur.le rêve de khamenei est donc reporté à dans quelques années, à la construction d’une bombe qui ferait de ‘Iran la superpuissance régionale,ou bien à l’effondrement de l’Arabie Saoudite,le concurrent directpar suite d’une révolution interne de ce régime archaïque. ce rêve n’est pas fou, c’est une éventualité qui peut se réaliser, avec beaucoup de chance et une série d’éléments favorables. Ce n’est que l’expression de l’ambition de puissance d’une puissance moyenne rêvant de son passé glorieux.

La mégalomanie de Erdogan est plus pernicieuse car elle se manifeste avant tout par l’hypocrisie . Cet homme qui dirige un mouvement islamiste qui n’a eu de cesse, par petites touches de réislamiser la société turque,et de démantibuler l’appareil coutumier et législatif laïque que Mustapha Kemal avait laissé en héritage, en s’attaquant en particulier à l’armée qui en était le pilier.Il a toujours contesté le travail de sape pro religieux qu’il menait (port du voile par sa femme et à l’université,etc…) il a prétendu vouloir rejoindre l’Europe,mais sans jamais faire un pas autre que formel vers la satisfaction des demandes de garanties démocratiques(procèscontre les journalistes, menace  au contraire de lever l’immunité diplomatique des députés de l’opposition)jamais il n’a montré la moindre hésitation dans le négationnisme du génocide du peuple arménien(comme un allemand qui nierait toute réalité au génocide des juifs par les Allemands pendant la guerre). Cette volonté constante de rebâtir le nationalisme turc en s’appuyant sur le ressentiment anti occidental des masses musulmanes, tout en faisant semblant d’être demandeur d’une intégration  dans l’Europe démocratique et riche alors que sa volonté est de profiter du marché européen et de ne rien céder sur l’essentiel, c’est a dire la démocratisation fondamentale de la société. Comme beaucoup de sociétés dictatoriales, il peut admettre le droit de vote, a condition, comme il l’a fait de mettre en prison les journalistes de l’opposition, de traduire en justice des milliers d’opposants, d’instaurer un délit d’offense à sa personne qui permet de poursuivre ceux qui le critiquent;il peut raser des quartiers entiers pour réaliser ses projets pharaoniques architecturaux, lancer l’armée à l’assaut des quartiers kurdes et la faire tirer au canon sur ces mal pensants qui osent le défier. après le génocide des  Arméniens il y a un siècle, génocide nié en regardant les gens dans les yeux, existe t il une barrière morale qui l’empêchera de marcher sur le meurtre d’un peuple pour assouvir sa soif de pouvoir?Dictateur brutal et meurtrier, profitant de sa position stratégique sur les détroits qui garde l’entrée en Méditerrnée de la flotte russe, sachant que les Américains et les Européens voudront, pour ces raisons stratégiques ne pas se brouiller avec lui,il fait semblant de rester allié avec l’Occident,tout en maniant le chaud et le froid. Face a l’Europe affaiblie, divisée, menacée d’être engloutie par une vague migratoire sans précédent, il calcule comment lui vider les poches tout en lui forçant la main pour obtenir un droit d’entrée sans limite pour les turcs. Cette façon de forcer la porte pour entrer signe  la volonté de tordre le bras à l’Europe et la sauvagerie des manières caractéristique des pays qui ne connaissent que le langage de la  force.

Ainsi, ce qui apparaissait jusque là comme une lubie secondaire apparaît de plus en plus comme une obsession primordiale. L’idée d’une restauration de l’empire ottoman court derrière les discours de réhabilitation de ce système qui a eu son heure de succès en particulier quand il a pris le relais des empiresmongols, et quand il a tenu en échec les royaumes chrétiens, divisés et affaiblis.QUe Erdogan s’enorgueillisse de ce qui a été un succès de la barbarie et une victoire des potentats orientaux lesplus écoeurants montre que il est prêt à s’appuyer sur n’importe quelle mythologie pour développer le sentiment anti européen et le nationalisme régional.

Et voila que ce membre de l’OTAN, qui a déjà envahi une moitié de Chypre, elle même membre,  de l’Europe, organise la base arrière de Daech!: les soins, les armes, le repos des combattants. Il bombarde les Kurdes qui sont les combattants les plus déterminés et les plus efficaces contre Daech. Comment appeler un allié militaire  qui frappe ses alliés  et donne du soutien  aux ennemis?

Erdogan, empereur des turcs? Le titre est un peu trop ronflant, mais la fonction l’attire, et il s’en ressent plus près qu’on ne le croit.

Alors, qui est le plus mégalomane de tous ces charmants garçons?

la terreur religieuse islamiste nous menace d’un recul en arrière de mille ans

janvier 21, 2015

Les nostalgiques de l’an 700 sont passés à l’attaque. Les juifs, les journalistes et les policiers sont les premières cibles de cette secte, mais ils ne sont que des exemples de la terreur dont rêvent les militants de cette nouvelle inquisition , assoiffés de sang et de pouvoir. Ils ont été choisis parce que  représentant les phobies de ces candidats tueurs: un groupe ethnique qui a réussi son intégration dans la société , ce dont ils sont incapables, la liberté d’expression et de pensée qui leur fait horreur, et les défenseurs de l’ordre républicain à qui ils essayent depuis longtemps d’arracher des « territoires de la République ».

Baignant dans un monde fantasmagorique ou ils s’imaginent en hordes de cavaliers combattant les « croisés » à grand renfort de décapitations, ils remettent au goût du jour jour une imagerie avec laquelle ils essayent de recouvrir la réalité sinistre qu’ils constituent: un ramassis de canailles qui tuent à tour de bras et font régner une terreur religieuse par les bombes et les kalachnikov, qui prennent en otages ceux qui leur tombent sous la main,  et visent rien de moins que la domination du monde. Ces fous, qui s’accrochent  au rêve d’un recul du temps et pensent arrêter la mondialisation avec leurs mots d’un autre temps, n’hésiterons pas, si on ne les stoppe pas avant, à déclencher une apocalypse nucléaire si on les laisse approcher de l’arme suprême. Déjà le Pakistan , largement infesté par la haine islamiste, possède la bombe et a essayé d’en faire bénéficier ses amis.

L’Iran bande toutes ses forces pour atteindre le moment ou il aura cette bombe et pourra faire chanter le monde entier avec infiniment plus d’efficacité que la Corée du Nord. La hiérocratie religieuse qui contrôle d’une main de fer le pays attend le moment ou elle pourra faire trembler le monde entier.

Face à ce danger inouï, les démocraties discutaillent,hésitent à s’engager par peur des pertes en vie humaine, sans mesurer que c’est « la » vie humaine qui risque de perdre toute valeur avec le pouvoir de ces assassins.

Limitant les capacités de leur imagination à quelques antécédents historiques ou ils trouvent leur inspiration, ils tentent régulièrement de dépasser les limites de l’horreur, en lorgnant du côté des effets médiatiques qu’ils en  obtiendront. Ainsi, ils exécutent très froidement 150 enfants dans une école pakistanaise, comme si ils essayaient de battre le record de   Brevik, sous prétexte de punir les parents militaires dans l’armée qui les combat . Plus ignoble, on fait difficilement mieux, mais il faut leur faire confiance: ils trouveront. Boko  Haram, une autre de leurs succursales, a fait assez fort, lui aussi.Enlever 200 jeunes filles, les traiter en esclaves et menacer de les vendre comme esclaves fait partie de cette compétition pour aller plus loin dans l’horreur ou l’Afrique dispute la palme au Moyen Orient,. Tuer une jeune femme en train d’accoucher, cela aussi les place bien dans cette course.L’énumération de tous ces crimes est lassante, elle ouvre juste une perspective sur l’abîme de noirceur qui s’ouvre sous les pas de ces  » héros de Dieu » comme ils disent. L’infériorité morale de cette  noire idéologie  n’est dépassée que par celle du nazisme avec qui elle partage le goût de la Mort et de la Terreur, le culte de la violence et du mensonge et surtout celui de la force qui fait plier l’autre et l’usage du crime comme arme politique

L’impression que nous avons de vivre un mauvais rêve ou se télescopent des visions du monde distantes de plus de 1000 ans, ou les autres se croient dans un autre temps et nous embarquent malgré nous dans ce cauchemar , fait que l’on se frotte les yeux. Est ce que tout cela est vrai, n’est ce pas un film de zombies qui continuent inlassablement de se relever quand on les tue? Est ce que l’humanité va se réveiller et les soutiens de ces monstres enfin se détacher d’eux? Il y a vingt ans, la démocratie pensait avoir gagné le monde entier, et voilà que la majorité du monde lui crache dessus et aspire à quelques bonnes vieilles dictatures, de la Chine à la Russie, de l’Arabie Saoudite, épicentre de l’anti démocratie au Nigeria.

Seule l’Italie a su , par la fermeté de sa politique sortir des « années de plomb » et isoler et vaincre ses terroristes , d’extrême gauche et d’extrême droite. Saurons nous en faire autant? Les démocraties vont elles enfin prendre la mesure exacte du danger et prendre des mesures drastiques. Nous sommes comme à la veille de la 2 ème guerre mondiale: une décision ferme aurait stoppé la réoccupation de la Sarre par les troupes allemandes qui tentaient un coup de bluff et n’étaient pas prêtes à la guerre. Au lieu de cela, il y a eu Munich. Aurons nous le courage de faire ce qu’il faut pour stopper cette course à  la mort?Arrêterons nous de nous tirer des balles dans le pied en nous critiquant les uns les autres? L’avenir le dira rapidement.

 

QUEL AVENIR POUR ISRAEL DANS UN MOYEN ORIENT ENVAHI PAR LA PESTE ISLAMISTE,

septembre 9, 2014

Quel avenir pour Israël dans le Proche Orient envahi par la peste Islamiste ?

 

Le vingt et unième siècle , commencé par les attentats du 11 septembre s’est continué par la multiplication des prises de pouvoir par les islamistes, le développement de zones d’états impuissants ou déliquescents qui constituent des bases de repli ou de départ. Les Occidentaux courent d’un pays à l’autre pour stopper ou contenir l’incendie qui s’étend. Les masses musulmanes, d’abord peu touchées, s’islamisent de plus en plus, et l’islam devient le creuset de toutes les insatisfactions et de tous les désirs de revanche. Comme le christianisme a joué ce rôle de refuge des populations humiliées, c’est l’Islam qui devient le drapeau de la révolte identitaire des masses, promettant à la fois la bagarre, la revanche et le paradis à ceux qui s’engagent ou qui soutiennent.Les dictatures diverses qui fleurissent dans les pays attardés d’Afrique et du Moyen Orient y trouvent un moyen de parler leur langue aux masses, de leur parler d’histoire (évidemment glorieuse) ; de morale (très simple : tout le mal vient de l’autre, tout est permis à ceux qui sont du côté de Dieu), de victimisation (les Occidentaux leur ont imposé la sexualisation, le désordre démocratique et l’égalité avec les femmes, ces êtres inférieurs).

Un nouveau modèle d’humain surgit : le martyre assassin, qui fait rêver de plus en plus de désespérés et de désorientés. En un éclair tout est joué. Le salut pour l’éternité, qui nécessitait jusque là une vie d’efforts et de bonne conduite, et encore, sans garantie, est remplacé par un acte suicidaire et meurtrier, dans l’apothéose sanglante duquel est court-circuitée la longue attente du commun des mortels. Pulvérisé en petits morceaux de chair, on ne sent rien, il n’y a aucune chance de se rater ou de souffrir si on appuie sur le bouton, sauf problème de connexion.

Après l’idéal du SS impavide devant la mort d’innocents en masse et celui du commissaire politique qui sacrifie tout à la victoire du Parti, un nouveau modèle héroïque et sinistre est né : le croyant tueur, aussi fanatique que ses prédécesseurs, et aussi roué politiquement.Le succès politique de cette idéologie est spectaculaire : le petit noyau fanatique d’activistes est entouré d’une large couronne de gens qui ont une certaine sympathie pour ces idées, (plus de 50% des musulmans en Angleterre ne condamnent pas les attentats sanglants menés par les terroristes de Londres.) En Europe, on attend avec inquiétude le retour de centaines de djihadistes enrôlés au Proche Orient, et formés aux actions meurtrières.

L’emprise de cette idéologie s’étend comme une sombre nuée sur le monde musulman.Dans les poubelles des états faillis, en Afrique, en Syrie et en Irak, des milices rassemblées sur des galimatias politiques font régner la terreur, multipliant les actes de barbarie, (viols collectifs, vente en esclavage, exécutions horrifiantes, etc.) effaçant peu à peu la limite entre gangs mafieux régnant par la terreur et mouvements politiques.

Mais cette évolution effrayante n’est que la toile de fond sur laquelle se développe la diabolisation de l’Etat d’Israël et la détermination à le détruire. C’est le plus grand dénominateur commun de cette idéologie. Entre musulmans, on peut toujours, ou presque, s’entendre sur cette base. Le leitmotiv, explicite ou implicite, qui sous tend cette idéologie, c’est : « l’an prochain (ou dans 10 ans,) à Jérusalem. »Face à cette détermination à l’effacer de la carte comme de l’Histoire, de plus en plus d’Israéliens comprennent que la guerre reprendra et jusqu’à ce que cette idéologie soit défaite. Si cela a pris 70 ans avec le communisme , combien de temps cela prendra-t-il pour que cela se produise avec l’Islamisme en pleine phase d’expansion ?Tant que l’Etat Israélien était le seul de la région à avoir l’arme nucléaire, cette supériorité le protégeait des folies religieuses, nationalistes et éradicatrices qui pullulent dans la région.La marche inexorable de l’Iran vers la bombe remet en question tout l’équilibre du Moyen Orient. Le peu que l’on sait sur les négociations entre l’Iran et les Etats Unis rend extrêmement pessimiste : les Occidentaux semblent résignés à ce que l’Iran approche jusqu’à la limite du seuil nucléaire, de telle façon qu’il puisse acquérir l’arme en quelques mois. L’Iran a multiplié les centrifugeuses, mais aussi la filière au plutonium, de telle façon qu’une frappe ne pourrait plus que retarder un peu l’accès à la bombe. Parallèlement , il multiplie les travaux sur les vecteurs qui permettraient de transporter la bombe au-dessus d’Israël.

Enfin, il ne faut pas oublier que le Pakistan a déjà la bombe, et qu’il est un état totalement instable, rongé par l’islamisme qui est aux portes du pouvoir, dont les masses sont parmi les plus virulentes du monde islamique et qui a déjà tenté de diffuser les connaissances atomiques parmi les états environnants.Si la supériorité nucléaire d’Israël est remise en jeu, sa supériorité militaire risque d’être beaucoup moins évidente qu’il y a 10 ans. Les pays arabes s’équipent en matériel de pointe, américain ou russe, en attendant que les Chinois arrivent sur le marché, avec des moyens financiers énormes, sans commune mesure avec les possibilités d’un état minuscule comme l’état israélien. Leurs ressources en hommes sont immenses, et la formation militaire de leur troupes est de plus en plus poussée, leurs troupes sont entraînées par leurs propres conflits.

A plus long terme, le cynisme politique et économique de la Russie et de la Chine laissent prévoir des choix motivés par le pétrole, les marchés, et les équilibres stratégiques plus que par la justice et la défense du droit (cf déjà leur attitude devant les massacres perpétrés par Assad ou la politique expansionniste de la Russie en Ukraine).

Quand aux Palestiniens eux- mêmes, le risque d’une victoire islamiste, du Hamas ou d’un mouvement qui le supplanterait, est tel que aucune concession ne peut être envisagée face à des adversaires qui proclament la légitimité de la ruse et du mensonge pour arriver à leurs fins, et qui se divisent le travail : les uns reconnaissant Israël, et les autres réclamant la destruction et le disparition de « l’entité sioniste ». Le seul résultat du retrait de Gaza ayant été sa prise de contrôle total par le Hamas et le lancement incessant de roquettes sur la population civile d’Israël, cela donne évidemment à réfléchir.

Les gauchistes israéliens, embourbés dans leur mauvaise conscience qui leur fait défendre sans hésiter les positions palestiniennes, et s’accrocher à la thèse des deux états sans s’occuper des garanties introuvables actuellement, s’alignent sur les ONH elles mêmes contrôlées par les gauchistes, ce qui leur permet de ne pas réfléchir sérieusement à une situation dramatique qui les menace eux aussi.La population israélienne, après avoir été tentée par ces sirènes gauchistes et pacifistes, s’est complètement détournée de ce discours déconnecté de la réalité et qui fait l’apologie de ses ennemis.

Y a-t-il au moins quelques facteurs d’optimisme dans cette situation ?

Le premier est déjà l’évolution politique d’Israël : l’unité de la population dans le refus des concessions mortelles auxquelles sont toujours prêts les partis de gauche, pris dans une tradition pacifiste pour qui la guerre est pire que tout, et l’adversaire honorable et respectable sur le plan humain. Face à l’islamisme déterminé à les détruire comme pays et même comme ethnie, seule la lutte à mort est pertinente, comme face au nazisme.L’effondrement de la gauche en Israël, malgré les tensions sociales et le poids de l’histoire ou Israël a été conduit par les grands personnages de la gauche israélienne, signe la fin d’une époque et la lucidité d’un peuple devant les menaces pesant sur son existence.En même temps, existent des dangers liés au poids des mouvements extrémistes et hyper nationalistes qui pèsent sur le gouvernement. Jusque là, Netanyahou a réussi à échapper à leur surenchère, mortellement dangereuse pour le pays.

Le deuxième est la prise de conscience aux Etats Unis des faiblesses de la politique extérieure de Obama. Sans tomber dans la caricature ou sont arrivés certaines critiques le présentant comme un musulman « caché », ennemi juré d’Israël, sa politique vis à vis de l’Iran est apparue comme faible. Il a fallu que la France prenne une position plus ferme pour que soit prise en compte le danger pesant sur la paix mondiale. De même, vis à vis de l’Etat Islamique, tout le monde a bien senti sa réaction a minima dans un premier temps. L’approche de la fin de son dernier mandat, la candidature possible de Hillary Clinton, nettement plus pro israélienne ou encore plus un candidat républicain pourraient modifier la position des USA dans un sens plus favorable. En même temps, la découverte et l’utilisation du gaz de schiste on donné une indépendance énergétique aux USA qui leur donne plus d’autonomie par rapports aux puissances pétrolières musulmanes.De même, l’Europe, directement menacée par le terrorisme islamiste y compris par l’approche indirecte par l’Afrique, comme par le poids démographique grandissant et les exigences communautaires des populations musulmanes pourrait affermir ses positions face à l’islamisme. La France reste de ce côté une exception, le poids des organisations gauchistes et des medias pesant en majorité du côté des Palestiniens vécus comme des victimes innocentes face à la brutalité des Israéliens.

Le troisième facteur jouant dans le sens israélien est la division du monde arabe, certes existante de tous temps, mais qui a pris la forme d’une guerre de religion inexpiable entre sunnites et chiites, conduisant à des massacres et des horreurs. Cependant, il ne faut pas rêver et ce genre de conflit peut aussi se résoudre rapidement, les deux adversaires scellant leur réconciliation par un pacte d’agression commune contre l’ennemi principal, « l’entité sioniste ».

SHIMON PERES sur l’Iran: »nous nous approchons de la ligne rouge ».

mars 15, 2013

Dans un entretien accordé au « Monde » du 13 mars 2013, le président israélien,  avant le discours qu’il doit prononcer devant le parlement européen à Strasbourg ou il a l’intention de demander la fin de la mansuétude dont bénéficie le Hezbollah et son inscription sur la liste des organisations terroristes, évoque l’échec actuel des sanctions à stopper l’enrichissement de l’uranium par l’Iran, chose que chacun constate. Régulièrement, à chaque échec des « négociations » avec les Occidentaux, les Iraniens franchissent un pas dans l’escalade des menaces et des provocations et annoncent la mise en service de centrifugeuses supplémentaires .

Benyamin Netanyahou avait fixé des lignes rouges en septembre 2012 à l’Assemblée générale de l’ONU. A la question de l’interviewer de savoir si « on » s’en approchait, Pérès répond « oui, nous nous en approchons », mais c’est pour diluer immédiatement la menace en ajoutant  » il n’y a pas une seule estimation en la matière: est ce une question de mois, d’années ou de plus… »

On ne peut qu’être sidéré par une telle réponse: Qu’est ce qu’une question « d’années ou plus »: une question de décennies, ou de siècles? Le président Obama vient lui même de chiffrer à un peu plus  d’un an le délai pour que l’Iran possède la bombe, et le président d’Israël l’évalue à « des années ou plus »! Cela frise la désinformation. Derrière la « prudence » des propos, on voit poindre le parti pris pacifiste qui tente de noyer les faits dans un brouillard de mots.

Que un président de l’Etat d’Israël soit tenu à la prudence diplomatique,et qu’il ne s’enferme pas dans des gesticulations sans autre effet que de pousser des alliés  à prendre leurs distances pour ne pas se laisser entraîner sans raisons impérieuses dans un conflit  dont les conséquences peuvent  être gravissimes , cela va de soi.

Mais dire « que l’on s’approche de la ligne rouge » en disant dans la même phrase que il faudra que tous les alliés tombent d’accord sur la définition de la ligne rouge (on devine que certains pays seront particulièrement difficiles à convaincre, voire impossible, et que le temps de  les persuader donnera largement le temps aux dirigeants iraniens de construire plusieurs bombes, ce qui modifiera totalement les données du problème, en placant les protagonistes devant le risque d’une attaque nucléaire sur leurs ressortissants. Quand on voit les pays plier et négocier pour une demi douzaine d’otages, et leur agenouillement devant les opinions publiques, que ce passera-t-il devant la menace de centaines de milliers de morts. Quels dirigeants politiques prendront le risque d’affronter les démagogues qui surferont sur la vague de la peur quand les Iraniens auront pour de bon la Bombe?

En fait, c’est tout le passé travailliste de Shimon Pérès qui ressort au détour de cette phrase, son rejet instinctif de la guerre, et son espoir de l’éviter par la négociation, même quand tous les signes de la réalité contredisent cette espérance. Les dirigeants iraniens n’ont pas d’autre stratégie pour maintenir le pouvoir dont ils se sont emparés que de le sanctuariser par le chantage nucléaire, ils n’ont pas d’autre tactique que de gagner du temps, du temps et encore du temps. Leur dire que la limite à ne pas dépasser sera , « peutêtre « , placée dans quelques années ou plus revient à leur envoyer un signal  d’hésitation et de crainte qui ne peut que les renforcer dans la certitude que leurs adversairesz bluffent et n’oseront pas.

La dictature religieuse qui s’est emparée du pouvoir en Iran ne pense qu’à une chose:pérenniser son contrôle total de la population iranienne, étendre son influence sur les masses musulmanes de la région, prendre la tête du mouvement de haine et de rejet de l’influence de la culture occidentale  dans un choc des civilisations qu’elle veut exacerber par tous les moyens. Son mépris de la démocratie, des droits humains et de la pensée libre n’a eu d’égal que celui des grands systèmes totalitaires: communisme et fascisme hitlérien, qui ont produit des crimes par dizaines de millions, et créé, comme cette dictature, terreur politique, crimes systématiques, sauvagerie froide camouflée derrière des idéaux.

Le délire nazi et la paranoïa stalinienne n’ont pu être  vaincus que par une force supérieure, comme toutes les dictatures qui jamais ne renoncent de leur plein gré, la Syrie en est le dernier exemples, et jamais le massacre de son propre peuple n’ a posé de problèmes à un dictateur , encore moins celui de peuples voisins.

La solution du problème palestinien est peut-être la réalisation de deux états, mais qui peut nier, voyant comme la restitution aux Palestiniens du territoire de Gaza a conduit à la naissance d’un état  terroriste, gouverné par un groupe fanatique religieux et qui sert de  base de lancement pour des centaines de missiles  contre Israël, que aucune confiance ne peut exister quant aux  intentions pacifiques des Palestiniens si ils obtiennent cet état à côté de l’Etat israélien.C’est cette évidence qui a anéanti le succès d’une organisation pacifiste comme « La Paix Maintenant », qui est apparue aux yeux des Israéliens  comme une organisation niant la réalité de la menace pesant sur Israël et passée entre les mains d’un noyau sectaire qui n’écoute qu’un seul son de cloche: celui des critiques d’Israël, et est sourd à toute remise en cause du camp palestinien.

Shimon Peres , tout en disant que il y a eu un progrès majeur dans les négociations par le fait que la droite et la gauche, en Israël, ont toutes deux admis l’idée de la solution à deux  états, reconnaît  que le précédent de Gaza a rendu les Isréliens méfiants, et que « nous devrons tirer les leçons des étapes précédentes. »

Là encore, le flou artistique de la formule permet d’envisager tout et son contraire. Car s’il est vrai que il n’existe pas vraiment d’alternative à la solution des deux états, celle ci paraît bien totalement impraticable actuellement, et les isréliens ne sont pas prêts, dans cette période de danger mortel pour leur état, à donner un « tiens » sur la sécurité en échange pour un « tu l’auras » pour la paix, très peu crédible en ces temps d’islamisme meurtrier qui s’étend comme une gangrène dans les pays musulmans.

Finalement,on peut voir  à travers les déclarations de Shimon Pérès, le malaise d’une gauche israélienne, héririère des idéaux du sionisme initial,mais décalée par rapport au pays profond qui lui a retiré sa confiance , et qui   tente de résister à la poussée extremiste appuyée sur le mouvement des colons et des extrêmistes religieux. Les formules emberlificotées de Pérès montrent comment cette gauche ne trouve plus les objectifs cohérents à la fois avec ses principes et avec la réalité, qui lui feraient retrouver la confiance de la population.

Obama, Sarkozy, Israël et l’effort pour stopper la course à la bombe iranienne

janvier 23, 2012

d’après l’article du Monde 20/1/2012 de Natalie Nougayréde.

Dans le post précédent ,l »L’Iran commence à avoir peur » qui évoquait le fait que , pour la première fois depuis le début de la crise  créée par l’ambition de l’Iran de se doter de la bombenatomique, l’Iran montrait qu’il craignait vraiment les mesures radicales envisagées par l’Occident , nous nous interrogions sur la raison qui pouvait bien avoir fait attendre si longtemps pour mettre en place des sanctions radicales, alors que il était évident que les mesures antérieures étaient dénuées de tout impact sur les Iraniens.

L’article de Natalie Nougayréde dans le Monde apporte des lumières très convaincantes sur ce qui s’est joué entre les Etats Unis et la France  pendant toute la fin de l’année 2011  autour de cette question.

Derrière la facadede bonne entente affichée par les deux pays , des tensions sont apparues nous dit N.N. les responsables français reprochant à l’administration Obama d’avoir été hésitante pour la mise en oeuvre de sanctions radicales contre l(Iran, alors que selon eux un compte à rebours est engagé.

« Obama s’est fait imposer par le Congrès américain les mesures qu’il a signées le 31 décembre »portant sur un étouffement progressif des transactions internationales avec la Banque centrale iranienne,relève-t-on à Paris. »Il l’a fait à son corps défendant » souligne un officiel,rappelant que le Sénat américain avait voté par « 100 voix contre zéro » pour imposer une politique plus stricte vis à vis de l’Iran, alors que la Maison Blanche voulait diluer ou retarder certaines mesures.

« Un diplomate français de haut rang », dit elle, souligne que il a été difficilepour monsieur Obama d’envisager des mesures contre le pétrole iranien car le président américain serait prisonnier de considérations électorales: une flambée des cours du brut rejaillirait négativement sur sa campagne de rééletion;

« Placé sous la pression du parti Républicain, dont tous les candidats ne cessent d’agiter le danger iranien,Barack Obama aurait par ailleurs du mal à reconnaître  ce qui est perçu à Paris comme « l’échec de sa politique de la main tendue » à Téhéran. »

« Encore aujourd’tui, certains officiels  français se méfient d’une propension de l’administration américaine à rechercher un compromis « bancal » avec Téhéran..C’est pourquoi Paris insiste au sein du groupe des grandes puissances traitant cette crise pour que l’exigence de la suspension de l’enrichissement d’uranium inscrite dans les résolutions de l’ONU depuis 2006 soit constamment rappelée. »

Alors que Washington hésitait à frapper le secteur des exportations iraniennes de pétrole, l’Elysée avait rendu publique le 21 Novembre 2011 une lettre de M. Sarkosy aux autres dirigeants occidentaux, appelant à des mesures plus décisives: interruption des achats de brut iranien et gel des avoirs de la Banque centrale. Ce sont ces mesures- en particulier l’embargo pétrolier- que la France estime avoir réussi à imposer au niveau de l’Union européenne, qui devrait annoncer des mesures en ce sens le 23 janvier.

« La France, par son activisme en faveur de sanctions d’un registre nouveau, veut s’inscrire dansun triangle diplomatique avec Israëlet Washington , dans l’espoir d’occupper un rôle central. Les responsables français ont ainsi relayé lemessage israelien au sein de l’Europe et auprès de l’équipeObama pour la mise en place d’un embargo pétrolier. Non sans d’ailleurs s’appuyer sur des contacts au sein du Congrès américain manifestement conçu à Paris comme un allié, ainsi qu’il l’est par le premier ministre israelien Benyamin Netanyahou. »

Mais la France n’endosse pas pour autant la ligne des faucons du Likoud, insiste -t-on à Paris, car elle continue de faire l’analyse que le scénario militaire contre l’Iran serait une « catastrophe » , comme l’avait dit M. Sarkosy dès aout 2007.

Des frappes aériennes auraient pour effet de « souder les Iraniens derrière  Khamenei,souder tous les chiites derrière l’Iran, et elles ne feraient que retarder le programme nucléaire iranien sans lui porter un coup d’arrêt définitif » dit un officiel catégorique. et « c’est précisément pour chercher une alternative à ce qui serait une grosse bêtise israélienne » que la France déploie tant d’efforts en faveur des sanctions.

« Celles ci visent à convaincre l’Iran qu’il vaut mieux arrêter avant qu’il ne soit trop tard son programme nucléaire plutôt que d’encourir des mesures susceptibles d e provoquer un effondrement économique du pays et donc de mettre en péril le r »gime.Il y a urgence à faire aboutir cette stratégie car l’année 2012 est  « cruciale ». »Nous sommes convaincus qu’il reste à peu près un an avant la bombe « iranienne, et que les Israeliens n’attendront pas un essai nucléaire iranien pour régler le problème » commente un responsable français. »

« Selon un diplomate français de haut rang,, si les Israéliens veulent « taper » avant qu’un stade irréversible soit atteint, le meilleur moment , c’est avant l’élection présidentielle américaine ». Car en pleine campagne électorale,Barack Obama » serait soumis à une pression politique irrésistible pour ne pas laisser Israël seul face à la tentation de frapper militairement ». « Si Israël frappe, souligne cette source, ce sera avantle 6 novembre. » En précisant : »Le moment de tous les dangers, c’est l’été 2012. »

Que peut on penser de cette situation et de ses implications?

La première chose , c’est  la surprise de découvrir l’attitude timorée de Barack Obama , dont on pensait qu’il avait plus d’audace et de clairvoyance , et que en particulier , il mesurait l’étendue du danger pour le monde  si l’Iran accédait à la bombe et pouvait à l’abri de celle ci poursuivre son programme nucléaire , menaçant de plus en plus de pays dans la région  , et pas seulement Israël. Le rique de prolifération  créé par le désir de ne pas laisser à l’Iran un avantage aussi énorme , ne peut que se concrétiser par l’entrée dans la course nucléaire des autres puissances régionales concurrentes: Arabie Séoudite, Egypte, Turquie , régimes éminemment instables , menacés de prise de contrôle par les islamistes , quand ce n’est pas déjà fait.

L’explication par les préoccupations électorales , face à un renchérissement du brut , à quelque chose de dérisoire et d’inquiétant. Que une crise vitale pour le monde soit suspendue à un enjeu si limité est effrayant.

Surtout , elle  montre que l’Etat Israélien ne peut pas confier son destin aveuglément à son ami et protecteur américain, qui a ses intérêts propres qui entrent parfois en contradiction avec ceux de son protégé.Les attaques contre Obama le présentant comme promusuman étaient viles et mensongères , mais ceux qui ont vu la possibilité d’un positionnement américain s’écartant de la défense vitale d’Israël n’ont pas eu complètement tort.

Israël , dépendanr économiquement et militairement de l’aide américaine est obligé de trouver une stratégie qui ne soit ni complètement subordonnée , ni complètement indépendante de celle des USA.

Un autre point intéressant est de voir la qualité de la détermination sarkozienne , l’obstination avec laquelle la diplomatie française trouve une voie propre dans l’imbroglio moyen oriental ,et la capacité à prendre des riques et à  assumer son rang, à côté du profil bas des autres pays européens , et cela , pour changer , sans posture déclamatoire et sans opposition systématique à la politique américaine.

Cependant des inconnues restent encore:

Les quelques mois qui séparent l’entrée en vigueur des sanctions de la date  d’obtention potentielle de la bombe par les Iraniens suffiront -ils à faire plier l’Iran , ou bien manquera-t-il quelques mois pour que le régime soit vraiment pris à la gorge et tiendra-t-il  désespérément jusqu’à l’obtention de la bombe?

L’Iran va-t-il tenter d’amener son féal libanais , le Hezbollah, à déclencher une offensive généralisée contre Israël, pour contraindre celui-ci à des représailles sanglantes au Liban, qui permettraient de créer un climat de haine d’Israêl qui lui permettrait de mobiliser la « rue arabe » et de pousser à un embrasement régional dans lequel ses intérêts seraient confondus avec ceux des palestiniens. Une vague de haine antioccidentale , attisée par les médias  excitateurs des chaînes islamistes ,dans le climat d’irrationnalité de ces pays pourrait menacer l’équilibre politique de ces régions. Cependant ,sur le plan purement israelien , il est évident, que ceuxci préfèrent subir une volée de missiles conventionnels plutôt que d’être sous la menace d’une seule bombe atomique qui pourrait anéantir la moitié de sa population.

Le régime iranien choisira-t-il la fuite en avant et l’escalade ou préfèrera-t-il limiter les dégâts , et jouer d’autres cartes que celle du nucléaire? Cèdera-t-il à ses  tendances au défi suicidaire ou essaiera-t-il de préserver quelques acquis. L’échec du bluff et de la provocation comme politique et comme base de sa propagande pourra-t-il être pris en considération par ses dirigeants? L’Histoire apparaît bien comme devant intégrer des éléments d’imprévisible , de calculs erronnés ou délirants, de mouvements irrationnels dont les conséquences sont imparables.

L’année 2012 sera celle de tous les dangers

GB

L’Iran commence à avoir peur

janvier 4, 2012

Le déferlement des menaces iraniennes dans les dernières semaines montre de façon indiscutable que , pour la première fois depuis que les sanctions ont été mises en place pour le contraindre à cesser sa stratégie de construction  d’un appareil militaire nucléaire , l’Iran à peur que les nouvelles sanctions envisagées soient mises en application.

Autant les sanctions antérieures lui paraissaient dérisoires par rapport à l’importance pour lui de posséder l’arme nucléaire , instrument de sanctuarisation du régime , d’accès au rang de puissance incontournable et dominante dans la région et d’obtention de la parité stratégique avec Israël, autant les deux mesures envisagées pat les USA et la France: gel des avoirs de la Banque Centrale iranienne,et interdiction des achats du pétrole iranien menacent l’économie iranienne d’effondrement total et mettent le régime aux abois.

Pour la première fois, les pays occidentaux,entraînés par la France et les USA,trouvent le moyen -enfin!- de contourner l’obstacle jusque là infranchissables des veto russe et chinois qui protégeaient le régime iranien.. Il est évident qu’il s’agit des dernières possibilités d’action en dehors de l’action militaire directe avant la date fatidique , proche de quelques mois ,où les iraniens disposeront de leur propre bombe nucléaire et commenceront à utiliser à  fond le chantage nucléaire, y compris pour protéger leur propre système de production d’autres bombes, d’autres missiles avec des portées de plus en plus grandes ,menaçant directement de plus en plus de pays.

Ces deux menaces ,porteuses d’un potentiel dévastateur pour l’économie iranienne , expliquent la réaction de menace de blocage du trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz. En même temps , les dirigeant iraniens savent très bien que porter atteinte à l’économie mondiale (renchérissement du cours du pétrole ,raréfaction des sources, troubles politiques liés a l’augmentation des difficultés économiques de nombreux états) serait d’abord une violation de tous les traités internationaux sur la liberté de circulation maritime, ce qui est un casus belli caractérisé, qui entraînerait automatiquement l’intervention au minimum des USA et éventuellement d’autres pays pour restaurer un droit de passage dont le non respect serait une atteinte de leurs intérêts vitaux.

Le chantage à la paralysie économique du monde occidental s’est renversé en un chantage ( pour la bonne cause de contraindre l’Iran à la négociation pour l’arrêt de  sa fabrication d’armes nucléaires)à la paralysie économique de l’Iran que manifestement les Iraniens n’avaient pas prévu , pensant être protégés par les veto russe et chinois.

Les Iraniens ne savent plus comment se sortir de cette impasse , et ils voient l’échec de leur chantage qui se retourne contre eux.

Ils voient également que les pays occidentaux ne sont pas  effrayés par leurs menaces, alors que ces menaces risquent même de se retourner contre eux. Bloquer le détroit d’Ormuz est aussi s’empêcher d’exporter leur propre pétrole , en particulier vers l’Inde et la Chine qui ne prendront pas vraiment bien cette atteinte à leurs propres intérêts vitaux. Mécontenter la Chine ,  seule alliée de poids de l’Iran avec la Russie revient à se tirer une balle dans le pied.

Les dirigeants iraniens , qui ont essayé d’acheter avec la rente pétrolière le soutien de quelques fractions de la population se trouveront vite confrontés à une crise sociale et politique d’envergure qui leur fait très peur.

C’est pourquoi les menaces quasi délirantes adressées à la Marine américaine , affirmant que l’Iran ne tolèrerait pas la rentrée du porte avions américain dans le golfe Persique , comme si ces eaux n’étaient pas internationales , mais la propriété privée de l’Iran , montrent que les Iraniens ne savent plus quoi faire pour freiner le processus qui s’engage.

Les menaces d’attaque contre un navire de la flotte américaine  sont insensées, car une telle attaque , équivalente à un Pearl Harbour Moyen Oriental , ne pourrait que déclencher l’entrée en guerre , en état de légitime défense , de l’Amérique , qui pour le moment souhaite encore éviter si possible cette extrêmité. Or , si un navire américain était attaqué par l’Iran , et éventuellement détruit avec des pertes lourdes , le gouvernement américain n’aurait pas  d’autre choix que de riposter avec les moyens gigantesques qui sont les siens.

Menacer les Etats Unis d’une sorte de nouveau 11 Septembre est stupide politiquement et suicidaire miltairement. Les bombinettes iraniennes ne sont rien par rapport à la puissance de feu américaine . D’ailleurs les Américains ont immédiatement répondu qu’il n’était pas question pour eux  de prendre en considération les menaces iraniennes et que leur flotte continuerait à se déplacer comme auparavant dans le Golfe Persique.

Si les Américains maintiennent leur position  de sanctions très dures vis à vis de l’Iran  (et on ne voit pas pourquoi ils ne le feraient pas), on va se diriger immanquablement vers une épreuve de force militaire. L’Iran ne pourra pas supporter le blocus américain et réagira dans le Golfe , ce qui entraînera immanquablement une riposte américaine.

La seule alternative est maintenant une reculade de l’Iran , qui essaiera de manoeuvrer pour gagner du temps, en faisant semblant d’accepter les exigences occidentales .Mais tout le monde sait maintenant que l’Iran est tout proche d’avoir une bombe , qu’il a menti pour gagner du temps depuis des années , et que il n’y a plus de temps à perdre en faux semblants. Les lignes rouges ont été tracées , et il n’y aura plus de tricheries moyen -orientales acceptées.

Le langage rempli de suffisance et d’arrogance des chefs militaires iraniens  s’adressant à la Marine américaine et disant qu » l’avertissement ne sera pas répété » est à la fois dérisoire  (le moustique qui menace l’éléphant) et inquiétant parce que il rend manifeste la perte du sens des réalités chez ces militaires ( les erreurs de jugement et d’appréciation commises par les militaires peuvent conduire  à des massacres et la plupart des guerres sont déclenchées par des militaires qui se sont trompés dans leurs évaluations de la situation).

Peut être les Iraniens comptent -ils sur l’aide du Mahdi caché pour gagner face aux Occidentaux , mais dans ce cas, ils ne devraient pas oublier que Dieu est plus fréquemment du côté des gros bataillons.

Un Iran nucléaire mettrait la bombe à la disposition des terroristes d’Etat qui le contrôlent.

novembre 19, 2011

Les écologistes qui ferraillent contre le nucléaire civil ne voient pas que le danger le plus extrême du nucléaire vient de ce que un régime dirigé par un groupe qui pratique le terrorisme d’état depuis des décennies ( attentat contre une institution juive en Argentine, soutien aux mouvements terroristes partout dans le monde , soutien  et organisation d’attentats en France ,prise d’otages  dans l’ambassade américaine , etc.) s’apprête a entrer en possession de l’arme la plus terrifiante qui existe dans le monde.

L’absolu cynisme du groupe dirigeant iranien qui se pense investi , de façon folle , d’une mission divine  d’expansion de l’Islam dans le monde entier, son utilisation constante de la torture et de l’assassinat comme moyen politique , sa haine obsessionnelle du monde occidental et par dessus tout , son intention déclarée de détruire l’Etat Israélien montrent que la possession de l’arme atomique par la mafia religieuse  qui a pris possession de l’Etat Iranien ouvrira une période de chantage et d’agressions qui risque de déboucher rapidement sur une catastrophe atomique.

De la même façon que l’Europe , en laissant l’Allemagne nazie réarmer à outrance  dans les années 30, a créé les conditions de possibilité des agressions allemandes , pourtant annoncées, qui ont conduit  à des dizaines de millions de morts dans la 2ème guerre mondiale , laisser entre les mains de terroristes, maîtres d’un Etat,  un engin d’une telle capacité de tuer mènera le monde au bord du gouffre, avec des  gens qui manient le suicide meurtrier  comme un outil quotidien.

Car un Etat qui  a obtenu des concessions de la plus grande puissance mondiale rien que en menaçant la vie de quelques centaines de diplomates, ne reculera  jamais devant l’utilisation d’une menace de tuer des millions de gens par l’utilisation d’une bombe , quel que soit le prix à payer par sa population.

La théorie de la dissuasion du faible au fort fonctionnera au bénéfice des Iraniens face au monde Occidental , soucieux de chaque vie humaine , alors que les Iraniens, qui n’ont pas hésité à envoyer leurs enfants dans les champs de mines pendant la guerre Iran-Irak , ne reculeront devant aucune perte , puisque c’est le Paradis et Dieu qui sont en cause pour eux.

En fait , le chantage a déjà commencé puisque c’est avec la menace de mettre le feu au Proche Orient par le biais de ses affidés  (Hezbollah au Liban , groupes chiites en Irak , minorités chiites dans les Emirats) et  de couper la route du pétrole qui passe par le golfe Persique  que l’Iran menace l’Occident d’une crise économique majeure et d’un conflit militaire qui s’ajouterait à l’Irak et à l’Afghanistan. En même temps , une attaque contre les sites nucléaires iraniens risquerait de resouder le peuple iranien avec un gouvernement qu’il conteste de plus en plus largement ,même si la contestation est étouffée par la terreur.

De plus l’attitude cynique  et opportuniste de la Chine et de la Russie , qui essaient de tirer profit du conflit entre l’Occident et l’Iran pour gagner du terrain dans la lutte d’influence et de contrôle des sources de matières premières du demisiècle qui commence, empêche tout consensus international et toute condamnation efficace du régime iranien.

Ce qui est certain , c’est que les » sanctions » contre l’Iran n’ont eu aucun effet d’arrêt sur la progression de l’Iran vers son but : la possession de l’arme atomique , sans commune mesure avec les broutilles perdues du fait de ces sanctions.On peut même penser que l’idée que les Occidentaux pensent les arrêter avec des obstacles  aussi minces doit les faire rire , car elle leur permet de gagner du temps , pendant que leurs adversaires se perdent en palabres inutiles qui buttent sur les mêmes limites, les mêmes obstacles insurmontables.

L’irresponsabilité de la Chine et de la Russie est effrayante , quand on pense qu’ils mesurent le danger d’une bombe dans de telles mains ,  mais qu’ils ne veulent pas renoncer aux avantages stratégiques à court terme qu’ils peuvent tirer de cette complaisance , et même cmplicité avec le régime fou et criminel de l’Iran.

L’Occident se trouve ainsi pris au piège et placé face à un dilemne inextricable : soit se précipiter dans une crise économique gravissime , qui pourrait prendre les proportions d’une crise égale à celle du krach des années 30 aux USA , et qui pourrait même s’étendre à une crise politique  avec montée au pouvoir des mouvements extrêmistes  devant l’extension de la misère , pour un résultat qui ne serait que un gain de temps.

Soit choisir une attitude attentiste , et donc laisser l’Iran construire la bombe et se constituer un arsenal de plus en plus important, la menace augmentant avec le nombre de bombes et surtout, le développement de vecteurs  capables d’atteindre les grands pays occidentaux, ce qui n’est pas encore le cas,  en espérant que le régime va s’écrouler un jour de l’intérieur. Sauf que le régime imprime une telle terreur que , à la différence de la Tunisie et de l’Egypte qui étaient certes des dictatures , mais plutôt des régimes de pouvoir personnel et corrompus que des régimes totalitaires, il ne laissera pas se développer de mouvement d’opposition et noiera dans le sang , sans la moindre hésitation , toute vélléité de le renverser. Il dispose de troupes puissantes et de relais dans une partie de la population qui lui permettent d’avoir une base qui empêche un mouvement généralisé de la population comme dans les pays arabes; L’islamisme est une idéologie qui a profondément pénétré les masses iraniennes et constitue un solide ancrage du régime à la différence des régimes renversés par le « printemps arabe » , très isolés de la population.Le cas de Khadafi est différent puisque il a fallu l’intervention armée de l’Occident pour écraser militairement le régime qui sans cela était prêt à massacrer tout son peuple pour se maintenir.

Attendre du régime qu’il s’effondre de l’intérieur est donc un voeu pieux , d’autant que il est assez probable que si il se sent menacé , il déclenchera de lui même un conflit régional , pour solidariser sa population avec lui. On se retrouverait donc devant le premier cas de figure , celui d’une guerre , économique et militaire avec l’Iran.

Les peuples d’Occident ne sont plus prêts , à l’exception peut être des Américains , à entrer dans des guerres coûteuses en vie humaine. Les échecs au Vietnam , en Somalie , en Afghanistan ont augmenté l’influence des mouvements pacifistes et l’état d’esprit des populations est  devenu  individualiste et jouisseur, reserré sur la recherche d’avantages immédiats , de sécurité et de tranquillité. La sympathie pour Israël s’est au fil du temps renversée en une relative indifférence  quand ce n’est pas une prise de parti pour les palestiniens présentés comme des victimes éternelles. L’enjeu local est devenu peu important aux yeux des peuples Occidentaux ,plus préoccuppés d’écologie et de niveau de vie que d’équilibre mondial et de paix dans d’autres régions. Les gouvernements et les élites politiques , conscients des dangers , ne veulent pas prendre le risque d’être désavoués par les peuples et préfèrent attendre.

Cependant , ces facteurs qui jouent dans le sens de l’attentisme, peuvent être neutralisés par plusieurs autres.

D’abord,le facteur israélien. Les Israéliens  ne peuvent pas accepter la menace mortelle suspendue au dessus de leur tête par les fous d’Allah qui ont juré leur perte et qui le réannoncent régulièrement. En dernier recours , et le dos au mur , ils attaqueront ,même si cela suscite la colère de leurs alliés , parce que c’est lalutte pour la survie , et que leur histoire ne leur permet pas d’attendre passivement la destruction. De plus , personne n’est dupe des protestations pacifistes des Iraniens , qui défient le monde entier dans leur course à l’atome, et mentent comme des arracheurs de dents. Personne n’accorde plus de crédit à leurs cris d’innocence qu’ à ceux de Khadafi quand il protestait contre l’intervention militaire en Lybie.

D’autre part , les Occidentaux savent que ils seront les cibles suivantes si ils laissent la puissance militaire iranienne devenir capable de les menacer. Ils sont donc obligés de penser à leur auto-défense et préparent eux mêmes des scénarions d’attaque préventive contre les sites nucléaires iraniens, ce qui montre la conscience de plus en plus nette du danger , et une compréhension des raisons qui pourraient entraînet les Isréliens à agir.

Ils ont d’ailleurs fait la démonstration , en Yougoslavie et en Lybie , de leur capacité à vaincre des armées bien équipées , sans intervention terrestre et sans pertes humaines , grace à leur très grande supériorité technique . Plusieurs candidats républicains ont annoncé -ce qui ne coûte rien évidemment-, leur intention de frapper l’Iran s’ ils viennent au pouvoir.

D’autre part , il est difficile d’évaluer la part de bluff dans l’annonce de la volonté iranienne de bloquer le trafic pétrolier du golfe persique , pour plusieurs raisons

D’abord ,plusieurs grands pays occidentaux disposent d’une certaine autonomie par rapport aux sources du Moyen Orient: Les Etats unis sont encore -plus pour longtemps- presque autosuffisants sur le plan pétrolier , la Grande Bretagne aussi avec le pétrole de mer du Nord , la France dispose de son parc nucléaire qui couvre 75 % de ses besoins énergétiques et des contrats avec les pays d’Afrique, etc.

D’autre part ,fermer le golfe entraînerait aussi la cessation des approvisionnements pour l’Inde et surtout la Chine , qui menacée dans ses apports vitaux , ne resterait pas longtemps amie de l’Iran à ce prix.

De plus , L’Iran se priverait lui-même de  sa principale source de devises et rentrerait dans une crise très grande , se trouvant dans la situation de l’Irak au moment de l’embargo pétroier lui interdisant de vendre son pétrole.

Enfin il n’est pas certain que l’Iran , avec son armée encore très rudimentaire malgré ses progrès en missiles et dans le domaine nucléaire , pourrait maintenir un blocus efficace du golfe  face aux moyens  technologiques hypersophistiqués des occidentaux.

De tout celà ressort une idée: la montée en puissance de l’arme atomique iranienne va d’elle-même produire la détermination d’un nombre grandissant de pays à la mettre en échec . La survie d’un monde libre est en jeu ,même si les Iraniens font monter les enchères très haut. Les sanctions , très légères à supporter pour le régime actuellement , ne pourraient avoir d’efficacité que si elles prenaient une forme extrême , conduisant à l’effondrement complet de l’économie du pays , et cela n’en prend pas le chemin, avec les vetos russes et chinois.

Dans ce contexte , on s’achemine vers des frappes et une guerre , quel qu’en soit le prix ,parce que ne rien faire , ou ne faire que des choses inefficaces , ne peut mener que  à une catastrophe mondiale. Qu’ elle le veuille ou non , l’humanité se rapproche d’une épreuve dramatique, que le fait de se mettre la tête dans le sable ne pourra en rien éviter. Munich , attention, souvenirs!