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la France est en guerre avec la secte d’assassins qui promet de nouveaux crimes de masse.

novembre 20, 2015

Pour une fois, les choses sont dites clairement: la guerre à mort entre les ennemis de la liberté et de la civilisation et la France est déclarée.Loin des périphrases précautionneuses qui,  équilibrent une position par son opposé, une déclaration par sa contrepartie, sans ambiguïté,la bataille est engagée. Elle l’est sur deux fronts: dans le désert de Syrie, ou il s’agit d’écraser l’armée de fanatiques,bien équipée avec les matériels pris à l’armée syrienne dans sa déroute, commandée en grande partie par les anciens officiers de Sadam Hussein, et dont tout le monde s’accorde à dire que il faudra des troupes au sol pour la réduire (Même Hillary Clinton l’a reconnu dans un discours récent. Mais qui est ce qui s’y collera?).Mais même si la géographie du champ de bataille est bien plus favorable qu ‘en Afghanistan, les Américains craignent le piège d’un nouvel enlisement, et la coalition recouvre de telles différences d’objectifs stratégiques  que personne n’est encore prêt à prendre le risque « d’y aller » .En même temps la conscience du danger mortel qui menace la civilisation a progressé,et même la stratégie de Obama de simplement « contenir » la progression de l’Etat Islamique apparaît dépassée. Au fur et à mesure de la litanie des crimes barbares, et de l’extension du recrutement des séides de l’EI, les Etats de la région et du monde civilisé se mobilisent les uns après les autres. après l’entrée en action de la Russie et de l’Iran.

Le deuxième front est le front intérieur en France. L’EI a continué à menacer toute la population française d’instaurer la terreur par des crimes se surpassant dans l’odieux. Après les meurtres de journalistes, de Juifs et d’enfants (Mohamed Merah), ils continuent dans l’escalade de menaces démentes. Après avoir fait un carnage au milieu de la jeunesse qui buvait un pot ou écoutait  un concert de rock, c’est  toute la population civile d’un pays qui est désignée comme cible des tueurs  inhumains qu’ils ont endoctriné,formé, et formaté et qui achèvent à bout portant ceux qui n’ont pas expiré à la première mitraillade.Cette secte de tueurs heureux de mourir  après avoir causé un bain de sang doit être éliminée par tous les moyens, peu importe qu’ils s’auto-pulvérisent en appuyant sur un petit bouton ou qu’ils soient transformés en gruyère comme leur chef qui n’a pas réussi à échapper aux policiers dont il se moquait. Le premier ministre a évoqué le risque d’attentat chimique et  les équipes de secours s’entraînent pour pouvoir faire face à la catastrophe qui s’annonce. Cela veut dire que il faut faire vite, pour prendre de vitesse les criminels qui rivalisent d’inventivité pour trouver des moyens pour tuer encore plus de gens et terroriser davantage.L’ère des loups solitaires n’est pas finie, bien au contraire, mais elle va passer au second plan, derrière les attentat soigneusement planifiés, mis en oeuvre par des équipes organisées et formées dans ce seul but: tuer, tuer et encore tuer.

Inévitablement, comme dans toute guerre, apparaissent ceux qui disent que il faut négocier plutôt que faire la guerre, et préserver la moindre miette de liberté. Comme le PC à l’époque réclamait le retrait des fusées américaines qui devaient faire face aux missiles russes déjà installés, la CGT annonce qu’elle votera et luttera contre les législations d’exception, faisant passer dans un tour de passe-passe les morts et les centaines de blessés de cette guerre pour un incident secondaire.
Ceux qui trahissent l’effort de mobilisation de tout le pays, au nom d’idéologies  et de réflexes périmés, et tentent de noyer le poisson en espérant tirer des bénéfices de ce soutien aux groupes communautaristes, leur future clientèle, doivent être dénoncés comme complices des assassins à qui leur refus  des moyens de lutter contre les criminels donne du temps pour perfectionner et perpétrer leurs attaques. La 5ème colonne n’est pas un fantasme, elle existe et est constituée de vieux routiers de ces combats sur les arrières du front: communistes, gauchistes, écologistes, après une période de sidération devant l’horreur, montent au front… contre les fondements de la défense du pays: Les vieux militants se réveillent et sortent du bois:Noël Mamère, Esther Ben Bassa, le chef de la CGT,  entament la complainte des libertés menacées. Chritiane Taubira, leur leader spirituel,n’a pas pu lors d’une interview , approuver le retrait de la nationalité française pour les binationaux terroristes,. Elle n’a pas osé s’y opposer, mais tout le monde a bien compris que cela lui tordait la bouche d’acquiescer.

L’unité du peuple français se fera sans et contre ces individus qui , pour beaucoup d’entre eux,ont l’habitude de choisir le camp ennemi..

« le Monde », un journal pro palestinien qui n’hésite pas à faire feu de tout bois pour essayer de déconsidérer l’armée israélienne

mai 5, 2015

Le numéro daté du 5mai du quotidien met le paquet dans l’attaque portée contre l’armée israélienne: une photo barrant la  moitié supérieure de la une,montrant des palestiniens au milieu d’un monceau de ruines  surmontée d’un titre qui est une condamnation morale sans appel: « La dérive morale de l’armée israélienne à Gaza ». Le choc des mots allié à celui des photos, Le Monde a décidé de frapper de toutes ses forces là ou cela fait mal: la réputation d’attitude éthique de l’armée israélienne, qui s’oppose évidemment au rejet de toutes les lois de la guerre par les palestiniens: utilisation d’édifices religieux, hospitaliers ou scolaires comme base de lancement de roquettes qui visent les populations civiles israéliennes, utilisation de boucliers humains pour protéger les cellules activistes, port de vêtements civils par les militaires et utilisation de civils et même d’enfants et de femmes dans des attaques – suicide contre les soldats,etc.. La guerre menée par le Hamas s’enorgueillit de ne respecter aucune des lois de la guerre et évidemment pas la convention de Genève. Le Monde se saisit donc  de l’offensive politique d’une ONG gauchiste nommée « Breaking the silence » qui déclare que l’ offensive de Tsahal sur Gaza  a provoqué des dégâts humains et matériels tels que cela « jette de graves doutes » sur l’éthique de Tsahal… et offre deux pages complètes de son journal, en page 2 et 3, avec en prime une deuxième photo montrant les corps ensanglantés de 3 enfants palestiniens tués lors de la bataille de Gaza.. Le mécanisme est toujours le même. Quelques soldats ou même officiers expriment des critiques sur quelques évènements qu’ils ont vu et cela construit les bases d’une argumentation dont le véritable but est d’une part de traduire devant un tribunal international les chefs militaires israéliens, sans rien dire de la litanie de crimes commis par les dirigeants terroristes palestiniens . Le principe du « deux poids, deux mesures » est utilisé sans vergogne, pour essayer de  refaire passer l’armée israélienne sur une position défensive, la mettre en position de justifier toutes les mesures défensives qu’elle prend pour défendre ses soldats (tirer sur les civils qui s’approchent à plus de quelques centaines de mètres des soldats, tirer sur les gens qu’on voit téléphoner et qui observent des toits le champ de bataille,etc, d’autre part de couper Israel de ses sympathisants, au profit d’in vision victimaire des palestiniens, dont il faut rappeler que ils on inauguré la guerre de Gaza par le lancement sur la population civile de Israel de centaines de roquettes. Les organisations gauchistes israéliennes depuis longtemps prêchent le même discours:les Palestiniens sont les pauvres victimes civiles de la soldatesque israélienne qui abuse toujours de sa surpuissance. La guerre que ces organisations pacifistes mènent contre  Israel se déroule toujours à visage masqué, derrière le paravent  des protestations »moralisantes », mais son but est stratégique: il s’agit de miner la respectabilité du combat pour son existence d’Israel pour atteindre le niveau de réprobation morale qui a atteint les armées des guerres coloniales dans la période  de l’ après-guerre . Tous les ex gauchistes des années 60/70 frétillent de plaisir à l’idée de réendosser leurs vieux habits de militants anticolonialistes, enfin une bonne cause (périmée) à se remettre sous la dent. C’est une véritable « cinquième colonne », qui poursuit son travail systématique  de coupure des liens entre Israel et ses soutiens internationaux avec un écho minimal en Israel même, mais qui ont un certain succès auprès  auprès d’une élite qui est fatiguée du poids historique de la « question juive ». Le Monde qui ne cache pas son soutien aux mouvements pacifistes de la région, comme le moribond « La Paix Maintenant »,mobilise toutes ses forces pour donner l’écho maximum  a ces groupuscules,qui n’ont qu’un echo très réduit en Israel même, mais qui convainquent encore quelques socialistes en France et quelques « humanitaires »  confits dans le désir de bonne conscience et l’aveuglement sur les désirs véritables de ceux qui ne cessent de se faire passer pour des éternelles victimes. Ainsi, Le Monde continue  à jouer son rôle hypocrite de « journal objectif » alors qu’il est engagé à fond  dans une lutte politique ou il n’hésite pas , sous l’apparence  de la neutralité, a défendre de toute sa force d’influence, les manipulations d’opinion des bandits du Hamas et de leurs complices.La dérive morale n’est pas celle de l’ armée israélienne, c’est celle du « Monde » qui utilise l’insinuationet la présentation tronquée des faits  pour  faire le sale travail de la désinformation . Quelle déchéance!

Copenhague après Paris:l’islamo fascisme dévoile son vrai visage

février 17, 2015

Au moment ou le parti des « démocrates musulmans » de France annonce sa création  et sa mise sur les rangs pour toutes les élections françaises, ce qui signifie l’apparition d’un groupe de pression islamiste déterminé à user de toutes les failles des institutions et de la législation française pour promouvoir le communautarisme et lutter contre la  laïcité, tombe la nouvelle des attentats de Copenhague:

une conférence sur la liberté d’expression et une synagogue ont été la cible d’un tueur kamikaze, qui a eu le temps de tuer deux hommes et de blesser 5 policiers avant d’être abattu par la police, reprenant les cibles (Juifs, policiers,) de l’attentat de Paris. Au même instant, nous apprenions que l’Etat Islamique venait d’annoncer la décapitation de 21  Coptes égyptiens, dont le seul tort avait été d’être chrétiens. Puis arrivaient les nouvelle de la profanation de plusieurs centaines de tombes d’un cimetière juif dans le BasRhin, oeuvre de quelques adolescents aux motivations  apparemment confuses, mais ou l’air du temps à l’antisémitisme doit avoir joué son rôle.A peine cette information tombée qu’une autre arrivait: Roland Dumas  faisait une déclaration fracassante dans laquelle il accusait publiquement Manuel Valls « d’être sous influence juive ». La coupe de l’antisémitisme déborde, l’ignominie se répand comme une trainée de poudre. En donnant sa caution à ces abjections, Roland Dumas, qui sait parfaitement le poids des mots, et le poids de sa parole en tant qu’ancien ministre des affaires étrangères et qu’ancien hiérarque du Parti Socialiste, joue un jeu pervers ou il attaque l’un de ses ex confrères du Parti avec des arguments ignobles. De plus, il salit le Parti qu’il a en partie représenté, et confirme sa réputation de pourri et d’avocat de toutes les causes sales à condition qu’elles payent bien.

La conjonction de toutes ces attaques en quelques jours  montre l’accélération du processus de guerre totale déclarée au monde civilisé par les fous meurtriers de Daech, mais aussi  les relais dont ils disposent dans la société européenne. Si Dumas a cru utile pour lui de se joindre à la propagande de l’EI, c’est que le livre de Houellebecq est encore plus prophétique qu’on ne le pensait. Comme il l’avait imaginé  dans sa fiction politique,les lâches qui espèrent toucher des dividendes de leur trahison et de leur soumission existent, et ils ont parfois même des situations importantes.

En tout cas,l’antisémitisme est une arme dont l’EI est décidé à se servir sans bornes, comme le montre le choix de ses victimes lors des attentats européens. Les fascistes meurtriers de Daech, fascistes par l’utilisation de la terreur pour soumettre la population à leur idéologie grotesque, par leur vision purement totalitaire de la politique: une seule vérité et la mort pour ceux qui ne l’adoptent pas,  par l’utilisation de l’antisémitisme comme ressort essentiel de leur propagande, et par la volonté de puissance démesurée qui relie tout cela, commencent à  apparaître pour ce qu’ils sont: des tueurs fanatiques, sans le moindre début d’un respect pour la vie humaine, prêts à utiliser les moyens les plus abjects pour arriver à leurs fins et qui doivent être éliminés impitoyablement si nous ne voulons pas qu’ils détruisent tout ce qui a du prix à nos yeux dans l’existence.

Le problème est donc l’existence de relais pour ces islamo fascistes: d’une part les défenseurs de l’Islam, qui ne se différencient que faiblement de ces crimes et qui ne voient pas clairement en quoi ils s’écartent de leur propre vision de la société et de la religion, même s’ils désapprouvent leurs méthodes. Cette ambiguité,ressemble à celle du Parti Communiste qui à l’époque de l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’URSS et les forces du Pacte de Varsovie,s’était « désolidarisé » de cette action tout en restant parfaitement d’accord avec le régime et en approuvant sa conduite sur le plan international. L’accord restait fondamental sur le fond et la complicité générale.

Les musulmans devront donc choisir leur camp, entre la démocratie et le fascisme, ils ne pourront pas rester muets et complices par leur silence.

Les autres relais sont les tiers mondistes et les multiculturalistes, qui dans leur déni des identités  nationales, en viennentà trouver légitime l ‘expansion de l’Islam, au nom du droit de chacun de développer  ses références culturelles et de l’obligation pour les autres de l’accepter.  Les islamistes de Grande Bretagne et du Canada ont exploité cette indifférence de l’Etat jusquà laisser fonctionner des tribunaux islamiques au Canada et jusquà ce que les terroristes qui avaient bénéficié de cette mansuétude déclenchent les attentats meurtriers de Londres et de Birmingham. S’y ajoutent les différents groupes gauchistes qui voient dans les immigrés les nouveaux » damnés de la terre » dont ils ambitionnent de faire le nouveau prolétariat qui abattra pour eux l' »ancienne société ». Enfin les pacifistes de nombreuses organisations, souvent d’ailleurs noyautées par leurs éléments gauchistes qui haïssent les Américains et leurs alliés, s’efforcent de minimiser l’enjeu de cette bataille et s’obstinent à nier la nécessité des interventions militaires engagées par les pays qui  sont décidés à résister à l’offensive généralisée des islamistes comme ils nient la réalité de la guerre déclenchée contre nous par  ceux-ci.Toute cette nébuleuse qui s’étend à l’extrême gauche et à l’extrême droite communie dans  un antisémitisme larvé, souvent camouflé en « antisionisme » virulent, et qui reprend et diffuse les rumeurs les plus absurdes et les plus haineuses qui accusent les juifs des maux les plus variés.

La guerre ne fait que commencer.

 

David Grossman suggère à Israël de négocier avec le Hamas : confusion et déni de réalité dans le monde pacifiste

juillet 27, 2010

Dans un article publié dans le Monde du 19 juillet 2010 , l’écrivain pacifiste David Grossman propose que l’Etat israélien négocie globalement avec le Hamas un accord qui « imposerait un cessez lz feu total ,  mettrait un terme aux activités terroristes de Gaza et lèverait le siège de Gaza ».

On ne peut que rester sidéré devant la façon dont le désir de trouver  une solution par la négociation plutôt que  dans le combat finit par faire litière de toute réalité , et de toute analyse objective des faits. L’obsession de trouver un accord avec l’adversaire finit par conduire au déni de toutes les évidences sur son fonctionnement , ses buts fondamentaux , son idéologie , ses méthodes , sa stratégie.

A cela se substitue un écheveau de conjectures  et d’hypothèses de plus en plus hasardeuses qui expriment  des voeux et  non des analyses froides de la situation et des paramètres en présence.

Ainsi , Grossman s’interroge dans l’article : « Qui nous dit que le Hamas n’est pas assez mur et même souhaite un geste pour sortir de la camisole qu’il a nouée autour de lui-et de son attitude butée de refus?  » .La réalité est que le Hamas , qui tire son prestige du refus de tout compromis avec les israéliens , qui a l’impression que son isolement renforce sa mainmise sur la population gazaouie , et  que son intransigeance lui fait gagner du terrain sur l’autorité palestinienne , n’a aucun intérêt et aucune envie de négocier.

Le paradoxe , c’est que par désir de trouver à tout prix un « arrangement » avec l’adversaire , le pacifisme de Grosmam le conduit à donner  des armes aux ennemis des Palestiniens qui veulent vraiment négocier avec les Israéliens , c’est à dire aux partisans du refus total -le Hamas- contre l’Autorité Palestinienne. Cela a un nom : l’inconséquence.

L’hypothèse dont part Grossman est que Israêl s’est toujours raidi dans un refus de reconnaître l’ adversaire et de négocier qui l’a conduit à lâcher davantage quand il a fallu reculer. Les exemples qu’il prend sont ceux du refus de reconnaître l’OLP , du retrait du Liban et du retrait du Goush Katif en 2005 , et de l’affaire de la flottille  de Gaza qui l’ a obligé à desserer le blocus de Gaza.

On voit très facilement le côté spécieux de cet argumentation:

Le refus de reconnaître l’OLP a duré tant que l’OLP a maintenu un refus de reconnaître l’état israélien. C’est ce refus  de lâcher prise  face au maximalisme palestinien qui a justement fini par porter ses fruits et obligé l’organisation nationaliste palestinienne  à changer sa position et à admettre l’existence de l’Etat israélien. Il y a  chez Grossman , et chez les pacifistes et dans la gauche israélienne en général une telle culpabilité du fait d’avoir « imposé » par la force l’existence d’Israël et de ne pas avoir obtenu l’assentiment des arabes à la naissance de cet état , que ils ne peuvent s’empêcher de courir après cet assentiment , soixante ans après la création de cet Etat. Il y a pour eux un péché originel dans l’existence même d’Israêl et leur désir de se désolidariser de cet acte inaugural les conduit  à multiplier les concessions  pour se faire pardonner ;Chez certains cela touche à l’expiation , et ils sont prêts à offrir leur gorge au couteau sacrificateur  pour  effacer  cette tache sur leur conscience .

Plus généralement , ils sont prisonniers  de l’idée que l’identité juive est liée à une mission : celle d’incarner les valeurs morales qui feraient du peuple juif un peuple « plus » moral que les autres. Cette version transposée du « peuple élu » , qui ne fait que déplacer dans le langage  profane l’idée de mission divine exprime un désir de supériorité sur les autres , commune à tous les nationalismes , dont ils ne sont la plupart du temps même pas conscients.

Car les peuples n’ont aucune mission.Il peut arriver que leurs Etats assument à certaines époques critiques , la responsabilité de la défense de certaines valeurs ( les Etats Unis face au nazisme ou au communisme par exemple) , et que les peuples se sentent en accord avec ces positions , mais ils n’ont pas de « mission » sinon dans leur imaginaire.

Cette représentation de l’identité juive  comme étant liée à la prévalence de l’éthique sur la politique est l une retombée historique du destin diasporique ,dans lequel à aucun moment les Juifs n’ont assumé des responsabilités étatiques, ni eu à utiliser la force puisqu’ils en étaient dépourvus et avaient accepté ce statut de citoyens  livrés aux forces des autres.

C’est en tout cas une représentation extrêmement répandue dans le monde juif , en particulier pour ceux qui ne voient d’identité juive maintenable que dans  l’inspiration des conduites juives par la religion, quitte  à « moderniser » celle ci  en en gardant le contenu prescriptif ,et en changeant l’ enveloppe  formelle.

C’est un peu comme si les Français , par volonté de continuation de l’esprit du catholicisme qui a joué un rôle immense dans la formation des mentalités du peuple français , considéraient que ce qui doit déterminer la politique de l’Etat français , pour préserver  l’identité française , était l’amour du prochain, et les « vertus » chrétiennes.

Revenons  à l’apparente avalanche de reculs énumérés par Grossman:

La sortie du Liban , ou les Israéliens étaient entrés pour détruire le « Fatahland » , base de bombardement de leur territoire et de raids terroristes, ainsi que dans l’espoir d’aider les milices chrétiennes n’ a pas été négociée parce que rien n’était négociable pour l’état libanais; la division des forces chrétiennes et l’intervention de la Syrie, attachée  à créer la situation la pire possible dans la région, jointes à la domination démographique  de la fraction chiite qui a permis la montée en puissance du Hezbollah, état dans l’état, et bras armé de l’Iran. Le comble est que c’est la pression des pacifistes , avec son impact sur l’opinion publique , qui a conduit  Israël   à se retirer  sans contrepartie. Mais dans l’esprit des pacifistes , la représentation d’un Israël  jusqu’auboutiste arcbouté dans un refus de tout compromis face à des arabes désireux de paix et de négociation se superpose à toutes les réalités.

La réalité actuelle est que le peuple israélien , de plus en plus anxieux , est de plus en plus désireux de négocier (pas  le gouvernement de Netanyaou)   et les arabes ,  considérant que le rapport de forces évolue en leur faveur et  de plus en plus séduits par le discours  ultraradical islamiste , de moins en moins intéressés par le compromis , étant persuadés qu’ils approchent d’une victoire totale.

Le discours pacifiste continue à poursuivre le rêve d’une réconciliation hors de propos , celle ci ne pouvant se concevoir -si jamais elle est possible- que après que le temps aura joué et fait admettre  , mais des deux côtés , la  solution la moins mauvaise , celle de la coexistence des deux états.

La surenchère iranienne, et maintenant celle de la Turquie , montrent que l’on ne peut considérer le conflit israélo -palestinien indépendamment des facteurs extérieurs, c’est à dire  des Etats voisins ,lancés dans une escalade motivée par leurs ambitions de domination régionale ajoutée à leurs idéologies islamistes ,et prêts à utiliser cyniquement ce conflit comme moyen d’étendre  leur  contrôle sur les masses musulmanes.

L’angélisme pacifiste (Si on met de la bonne volonté dans la discussion , on doit arriver à un accord), se manifeste encore dans l’affaire de la flottille de Gaza,  ou ils font comme si  un accord avait pu se négocier avec le Hamas. L’impossibilité d’arriver à un accord avec ce mouvement , contrôlé par la Syrie et l’Iran , et aux ordres de ces ennemis mortels d’Israël, a été vérifiée après l’offensive israélienne sur Gaza en 2009, nécessitée par les tirs de roquettes contre sa population. Aucun accord n’avait pu être négocié , ni avant ,ni après l’offensive israélienne  Seul l’équilibre du rapport de force a joué , le Hamas renonçant à envoyer des missiles contre Israël , à quelques exceptions sporadiques près, et Israël laissant la mainmise totale du Hamas sur la population de Gaza , chacun trouvant son compte au gain obtenu. C’est toute la différence entre  une stabilisation quand des forces s’équilibrent , et une négociation , qui nécessite que les deux parties souhaitent un accord et soient prêts à des concessions dans ce but . l

Là encore , c’est la nature de l’adversaire  qui est l’ objet d’un déni de réalité : oubliée  la dépendance du Hamas aux puissances qui soufflent sur le brasier , oubliés le fanatisme religieux et l’indifférence profonde du Hamas au problème purement palestinien à côté du projet théocratique qui est le fond de son idéologie. Avec des nationalistes , le nationalisme israélien peut chercher un compromis , c’est le sens  des négociations qui devront s’ouvrir avec l’Autorité Palestinienne. Avec les fous de Dieu ,il n’y aura pas d’autre rapport que le rapport de force.

Les Européens ont fait l’expérience , avec la « paix » de Munich  en 1938 , de ce que coûtent les illusions face à une idéologie  de crime et de violence. Il y aura toujours des naïfs pour rêver d’un pacte avec le diable et oublier que tôt ou tard , le diable vient réclamer ce qu’il considère comme lui revenant.

JCALL l’apparition d’un nouveau lobby pacifiste juif en Europe

avril 26, 2010

L’ apparition en Europe à la fin du mois d’avril d’un nouveau site internet , Jcall , directement démarqué du site américain Jstreet, qui lui même avait constitué la riposte des juifs de gauche américains au lobby américain pro israélien  Aipac , connu pour ses affinités avec la droite américaine  , marque la tentative de réveil des pacifistes  juifs,  réduits au silence depuis plusieurs années par la désaffection de la population israélienne pour la gauche et pour le mouvement pacifiste « La paix maintenant » . Cette désaffection avait été créée par l’angoisse devant la montée de l’islamisme  lancé dans une lutte à mort avec l’Etat Juif , la complicité de la population arabe avec les attentats anti-civils de la 2ème intifada , et les critiques constantes contre l’armée israélienne rejoignant les accusations de crimes contre l’humanité de la propagande gauchiste et tiers mondiste pro-palestinienne.

L’inquiétude créée par le blocage du processus de paix , dont il est assez clair qu’il est du à la position du gouvernement de Netanyahou et à son intransigeance sur la question du partage de Jerusalem  et des implantations dans la ville , qui conduisent à créer une situation d’irréversibilité du fait accompli  , entraîne  cette résurgence  du courant pacifiste.

Mais au delà du fait que  » le camp de la paix » relève la tête et que  une vraie question reste suspendue quant aux moyens de sortir de l’impasse actuelle , il faut noter  une chose:

C’est  la modification de l’axe du combat des pacifistes , sous l’effet probablement de l’exemple américain ,très marqué par l »existence des » lobbies » politiques et économiques. En effet , si  dans le système américain , il y a une logique ,face à l’action d’un lobby organisé  de façon tout à fait ouverte , à susciter un lobby organisé  opposé , la situation en France et en Europe est tout à fait différente.

La communauté juive s’est  toujours défendue d’être un groupe de pression , et ce sont les ennemis des juifs qui ont toujours proféré des accusations de lobbyisme , de groupe de pressions et d’influence quand ce n’était pas de gouvernement occulte. La publication aux USA d’un livre prétendant que la politique d’alliance privilégiée des USA avec Israël était le résultat non d’un intérêt réel et d »une amitié sincère , mais d’une pression exercée par le lobby juif américain contre les intérêts propres du peuple américain a fait scandale;

Mais les éléments radicaux américains ( = gauchistes) ou européens sont toujours friands d’un discours dénonciateur de complots  soi-disant menés par des éléments du camp opposés , propres à susciter l’indignation de masses qu’ils se proposent d’éclairer à leur manière.

Le problème posé par cette nouvelle attitude des pacifistes est que ils ne se contentent  plus d’essayer de gagner l’opinion publique par leurs arguments , ce qui est le droit de chacun.

Ils annoncent explicitement leur nouvel objectif qui est de pousser leurs gouvernements à faire pression sur le gouvernement israélien pour le contraindre à changer sa politique. Les juifs de gauche se donnent donc désormais , au nom du risque couru d’échec du processus de paix , le droit de remettre en cause les choix électoraux du peuple israélien , quand ils leur déplaisent,  et d’apporter une limite à la souveraineté  de l’Etat israélien en encourageant les pressions économiques , politiques ou militaires exercées par les pays plus puissants. A quand par exemple des mesures de boycott économique ou scientifique comme ont déjà tenté  de les instaurer en France et en Angleterre les groupes gauchistes alliés aux groupes propalestiniens?

Surtout ,alors que la naissance de l’Etat israélien a été le moyen , pour la première fois dans l’ histoire du peuple juif depuis la destruction du Temple , d’exercer  un pouvoir politique et des responsabilités politiques en tant que peuple , alors que la survivance du peuple juif s’était jusque là payée d’un renoncement à tout pouvoir et d’une soumission à toutes les autorités  des pays  d’accueil ,   des juifs proposent de revenir à l’ancien état des choses . Les habitudes diasporiques reprennent le dessus : on vit mieux en étant les protégés des rois ou des seigneurs que en assumant les luttes et en en supportant les conséquences ( ce qui ne veut pas dire que il ne faut pas tenir compte des rapports de force complexes du monde environnant).

De plus , on peut penser que  cette prise  sur la politique israélienne permet à ceux qui ne risquent rien  de souhaiter réorienter à distance un pays dont les habitants savent très bien que ce seront eux qui feront les frais de  toute erreur politique , en souffrances et en pertes d’êtres chers.

Mais la bonne conscience pacifiste , la conviction un peu méprisante que le judaïsme diasporique est  le vrai support de la continuité du peuple juif , et l’incapacité à comprendre que il n’y a pas plus d’Etat parfait que de mission d’exemplarité pour un peuple ,font que nous risquons d’aller vers une nouvelle phase de la vie de la population juive en France , qui  par ses divisions ,ravira ses adversaires.

Ainsi est rompu le contrat ancien implicite qui faisait que les communautés en Diaspora , même si elles désapprouvaient certains aspects de la politique israélienne ,  respectaient les choix politiques de l’Etat israélien , et , au moins , ne donnaient pas d’armes à ceux qui luttaient contre lui.. La gauche  juive française  décide de faire pression sur l’Etat israélien , par gouvernements étrangers interposés et prend place dans un dispositif qui vise à dicter sa conduite à l’Etat Juif , au nom de son intérêt  mieux compris .

Le problème avec les peuples  pour qui on décide à leur place ce qui est le mieux pour eux , sans leur demander leur avis , est que c’est  en général l’intérêt de ceux qui décident plutôt que celui de ceux pour qui l’on décide qui est poursuivi; Les intérêts stratégiques et politiques des puissances ne coïncident pas avec ceux d’Israël , et leur confier un rôle directif dans la politique  de l’Etat israélien sur la foi de leurs bonnes intentions pourrait se révéler très couteux. Les grandes puissances ont eu déjà l’occasion , et elles en auront beaucoup d’autres , de montrer que la poursuite cynique de la défense de leurs propres intérêts , passe le plus souvent avant toutes les autres considérations. Les modifications  des rapports de force en cours au niveau international , peuvent laisser imaginer le pire dans ce domaine.

Il est vrai que il y a urgence à  empêcher l’irrémédiable au Proche-Orient et que la prise du pouvoir par la droite extrêmiste israélienne est génératrice de graves inquiétudes. Mais s’engager dans une lutte directe contre le gouvernement israélien  dans une situation ou l’Etat Juif est assiégé par des forces hostiles , déterminées  à le détruire en un ou plusieurs temps , si ce n’est pas l’atomiser, est un oubli de la solidarité minimale que certains sont prêts à jeter au panier pour préserver  leur besoin d’images idéales.

LES ISRAELIENS REPLIQUENT AUX ACCUSATIONS SUR LE COMPORTEMENT DE TSAHAL

mars 28, 2009

Face à la campagne médiatique sans précédent menée contre eux après la guerre de Gaza et aux accusations de crimes de guerre,  les Israéliens ont commencé  à développer leur défense, pour parer à l’offensive  venue de plusieurs horizons à la fois  et visant à  développer la haine anti israélienne et à les couper des opinions publiques dans le monde entier.

La première riposte s’est située sur le plan des chiffres des pertes humaines durant l’offensive.Le choix de l’état major ayant été de ne pas autoriser les journalistes à accéder au champ de bataille, la conséquence en a été que les seuls à commenter et à rapporter les évènements en ont été les Palestiniens eux mêmes.

On se trouve à peu près dans une situation équivalente à celle qui se produirait si au cours de la grande journée de protestation sociale et de manifestations en France du mois de marssi  les seuls chiffres de manifestants et de pourcentages de grévistes avaient été fournis par les syndicats. Quand on sait que l’ écart a varié de presque 1 à 3 (1,2 millions de manifestants pour la police, 3millions pour les syndicats) et que il y a une surenchère systématique des syndicats pour des raisons faciles à comprendre :le nombre annoncé est celui qui signifie l’échec ou la réussite du mouvement, et il n’y a pas d’indicateur indiscutable de ces chiffres, sans parler des traditions de propagande  inscrites dans les mentalités militantes depuis des décennies,on comprend que la plupart des gens, sauf les manifestants eux mêmes, ont l’habitude de couper la poire en deux entre les deux estimations.

Toujours est il que les Palestiniens, dont les associations  « non gouvernementales » sont constituées de militants hautement politisés et engagés dans le combat nationaliste contre Israël, considèrent la propagande anti israélienne comme un de leurs devoirs essentiels, et ne se sont pas privés  de gonfler les chiffres globaux des pertes humaines, pendant que le Hamas  rétrécissait jusqu’au grotesque le nombre de ses propres pertes.

Les organisations de « défense des droits de l’homme « palestiniennes sont des organisations de défense des intérêts palestiniens qui ont compris l’avantage médiatique qu’elles trouvent, en Occident, à se parer de ce titre. Elles n’ont jamais condamné la moindre atteinte aux droits de l’ Homme dans les rangs palestiniens (crimes contre l’humanité que sont les attentats contre les civils, tortures exercées par le Hamas et le Fatah l’un contre l’autre,etc..;)

Les chiffres de Tsahal diffèrent donc énormément de ceux des organisations palestiniennes, dont le but est de présenter l’Etat israélien comme un monstre criminel.

Pour les Israéliens, le nombre total de victmes palestiniennes de l’offensive se monte à 1166, dont 709 ont été identifiés comme membres actifs de la branche armée du Hamas.295 civils (dont 49 femmes et 89 mineurs de moins de 16 ans)ont été reconnus comme victimes de l’offensive( c’est à dire approximativement un quart des victimes, contrairement aux chiffres des organisations palestiniennes qui affirment eux  dénombrer 926 civils sur 1417 victimes (et 236 combattants (soit 4 fois plus de civils que de combattants) (Le Hamas n’en « reconnaît » qu’une cinquantaine) auxquels il rajoute 255 policiers du Hamas  (La différence entre la Police du Hamas, qui traque et torture les opposants,  et maintient le pouvoir du Hamas sur Gaza et est en fait une milice armée à son service et la branche militaire qui ne fait pas grand chose à part lancer des roquettes sur la population civile israélienne est assez spécieuse.Ce d’autant plus que la nuance entre « militaires » se camouflant en civils en ôtant leurs uniformes, et policiers en uniforme et en armes comptés comme des « civils », est assez « jésuitique » (si l’on peut dire).

L’énormité de la différtence des chiffres montre bien que la réalité n’a pas été le seul facteur a être pris en compte dans ces « comptages ».

Le deuxième axe de défense des Israéliens, après la publication de témoignages de soldats israéliens décrivant des comportements  » injustifiables » de militaires israéliens a été de dire que il ne s’était en rien agi de consignes délibérées visant au meurtre de civils, mais souvent d’ordres visant à éviter d’exposer les soldats israéliens, menacés d’attaques de  kamikases ou de tentatives d’enlèvement annoncées par le Hamas.

Surtout, la source de ces témoignages a été un groupe d’élèves soldats, qui n’ont commis aucun acte, mais en ont rapporté, et qui étaient dirigés dans leurs cours par un officier de réserve ultra gauchiste, lui même condamné par l’ armée pour refus de servir en territoire occupé, et qui a publié un livre intitulé « Refuznik », tout un programme.

Le troisième axe de défense israélien est la contestation de l’usage criminel de bombes au phosphore. Celle ci ont bien été utilisées, comme cela est autorisé dans les lois internationales, mais comme bombes éclairantes ou comme « nuages de fumées », et non comme bombes incendiaires , comme cela a été le cas  dans des bombardements de la 2 ème guerre mondiale. L’amalgame a été fait en toute connaissance de cause par des organisations pacifistes, qui ne s’arrêtent pas à de telles manipulations, pour disqualifier l’action israélienne, et au fond, la légitime défense qui a été au point de départ de l’action israélienne.

Les pacifistes et les gauchistes, réduits au silence par le consensus massif de la population israélienne pour soutenir la riposte israélienne aux bombardements des populations civiles par le Hamas, ne se tiennent plus de joie à l’idée de pouvoir apparaître rétrospectivement comme les hérauts  de la morale et de l’humanité, prêts sans hésiter à donner la partie belle à ces autres défenseurs des droits de l’homme et des libertés que sont les terroristes du Hamas repeints en victimes innocentes de ceux qu’ils osent dépeindre en barbares.

Un pacifiste israélien remet en cause le pacifisme

mars 23, 2009

(d’après le texte de Amir Gutfreund, écrivain israélien, publié par Le Monde du 22mars 2009)

Le texte de Amir Gutfreund est intéressant parce que il constitue la première autocritique du pacifisme en Israël , venue donc de l’intérieur même du pacifisme, publiée en France.

A.G. se définit lui même comme « un homme de gauche, autrement dit quelqu’un qui veut la paix à tout prix et qui est prêt, pour cela à  d’énormes concessions ». Il dit d’ailleurs avoir voté travailliste aux élections de février dernier.

Pourtant, devant l’évolution vers la droite du pays, il n’interprète pas le phénomène comme le fait que les Israéliens sont allergiques à la paix, mais comme « une réaction aussi instinctive que salutaire ».

Pourquoi?

Parce que, dit -il, » les Israéliens demandent une pause; qu’on leur permette d’hésiter encore un peu avant d’en venir à des décisions irrévocables ». « Les raisons qui ont poussé l’opinion publique israélienne « à droite », ne lui sont pas étrangères, tout électeur de gauche qu’il soit »; en effet, » tout accord de paix, aussi précaire soit -il représente e effet pour Israël la mise en jeu de sa propre existence »

« Au cours des dernières décennies,la paix est apparue à portée de la main, puis tout est parti en vrille, et il se demande si cette paix était vraiment si proche, ou si il s’est agi de rêves et de châteaux en Espagne.

Il n’est pas besoin d’être de droite, dit-il, pour sentir qu’un changement profond s’est récemment opéré dans la réalité qui est celle d’Israël au Proche Orient. Un facteur nouveau, dont les Européens se sont insuffisamment rendu compte est intervenu:la survenue de l’intégrisme islamique.

« Rituellement, quelqu’un vient faire miroiter aux yeux des Palestiniens la promesse de succès supplémentaires, de victoire totale,pourvu qu’ils se retiennent, pourvu qu’ils sachent résister au compromis en cours… Un vent d’extrêmisme islamique souffle.Si naguère le conflit israélo- palestinien a pu apparaître soluble dans le cadre d’un partage des ressources  et de solutions humanitaires, il est sûr que, aujourd’hui, alors que les données du problème n’ont apparemment pas changé, aucun espoir de ce type n’est plus envisageable.

« Des pans entiers de la population palestinienne croient désormais dur comme fer dans les promesses d’un djihad mondialisé. Alors que le conflit est en apparence resté le même,il a changé de bases, et une grande partie des pacifistes, en Israël et ailleurs, n’ont pas pris connaissance du » tour de passe passe auquel s’est livrée l’histoire ».

« Il y a dix ans, j’étais convaincu que des concessions israéliennes conduiraient à la paix.Désormais je suis au contraire convaincu que les retraits les plus spectaculaires ne serviront à rien ».

Normalement, explique-t-il, ce devrait être les Israéliens qui n’ont pas intérêt au changement étant donné le « confort » de leur société, et les Palestiniens, du fait de leur misère et de leur souffrance,qui désirent celui- ci.

Or, cette situation s’est inversée. Les Israéliens ont l’estomac noué d’angoisse quand la paix ne progresse pas, et les Palestiniens s’enthousiasment pour les opportunités que recèle l’attente: obtenir plus et à de meilleures conditions dans l’avenir. »

« Comment arriver à ouvrir les yeux des Européens sur cette mutation, s’interroge-t-il? Cela lui paraît difficile quand on constate la paralysie qui saisit les Européens quand ils doivent affronter le radicalisme musulman, et leur crainte d’apparaître arrogants, racistes et colonialistes..

L’épreuve, dit-il aura lieu, à l’occasion de la « conférence de Durban 2 ». Il imagine déjà la scène: « Le délégué d’un pays ou les fillettes de8 ans sont mariées de force à des vieillards proclamera son indignation devant la situation des droits de l’homme en Israël ». Le délégué d’un pays qui subventionne partout dans le monde le terrorisme portraiturera Israël en état terroriste. L’ambassadeur d’une nation ou un tribunal a prononcé une peine de viol collectif sur une jeune fille dont le frère avait attenté à l’honneur d’une autre femme dissertera sur la politique scandaleuse d’Israël par rapport à ses minorités. »

« Durban 2 est un évènement si parodique, si grotesque, qu’on pourrait croire qu’il a été taillé pour dessiller les yeux des incrédules », et pourtant , il n’est pas convaincu du réveil de la conscience européenne.

Au moment ou commenceront les discours délirants sur Israël, y aura-t-il une surprise?