Archive for the ‘POPULISMES’ category

Tarik Ramadan, le pervers manipulateur démasqué et cerné par la justice

mars 14, 2018

Tarik Ramadan mis en prison, et ses mensonges et ses actes de violence dénoncés les uns après les autres, il y a quand même des bonnes nouvelles de temps en temps, au milieu de la mer de violences  et de démagogie qui suinte du mouvement islamiste dans le monde.

car ce mouvement  a toujours gardé deux fers au feu: la terreur et le meurtre pour établir et maintenir  un rapport de forces en sa faveur qui à terme, aboutit au  génocide ou à l’exil des populations qui refusent l’asservissement et la conversion forcée, et l’hypocrisie et la dissimulation, justifiées par le service de Allah, pour qui tous les moyens sont légitimes.

Ramadan a  choisi ce pour quoi il était le plus doué: la présentation sous un jour apparemment acceptable par les Occidentaux de la vision du monde islamiste, au prix d’un jeu ambigu sur les mots et d’une dissimulation de ce qu’il savait inacceptable pour ses interlocuteurs, mais en se débrouillant pour ne rien concéder sur le fond.

il a pu ainsi développer l’idée que la France était  déjà « terre d’islam »sans recevoir immédiatement une paire de gifles.

Réussissant à se faire engager par la   plus prestigieuse université britannique  en présentant un faux curriculum vitae, mettant en avant une thèse de doctorat passée en Suisse pour laquelle  plusieurs membres du jury ont démissionné  devant l’apologie sans recul des frères musulmans qui constituait son « travail »et pour laquelle il n’a pas obtenu de mention permettant de postuler à un poste d’enseignant, ce qui ne l’a pas empêché de se présenter comme professeur d’université pour quelques heures de cours sans titre à la faculté. .L’université anglaise lui a d’ailleurs retiré son habilitation à la suite de sa mise en examen pour viols .

Les plaintes se multiplient, les bouches s’ouvrent à la faveur du grand mouvement de libération de la parole féminine qui se développe à la suite des révélations de l’affaire Wenstein. Les pratiques de violence sexuelle contre les femmes s’avèrent monnaie courante dans  certains milieux, où l’argent, le pouvoir et même la notoriété suffisent à  réduire les femmes à l’état de proies.

Les pratiques de Ramadan, usant de toutes les formes de manipulation  et de l’intimidation  jusqu’à la force physique pour obtenir sa satisfaction montrent le mépris profond de la femme chez lui et l’utilisation de sa « célébrité » pour tirer des avantages   y compris sexuels de sa position de domination intellectuelle. Cet abus de position se retrouve même semble t il quand il enseignait dans un collège suisse, quand il enseignait à des adolescentes, ou il semble y avoir eu plusieurs relations avec des mineures, actuellement couvertes par la prescription. On se trouve devant un cas classique d’activités perverses, effectuées par quelqu’un ayant une responsabilité pédagogique et un pouvoir d’influence,  masquées derrière un rideau de fumée de  déclarations moralisantes .

Le pire dans cette affaire est sans doute le sentiment de la jouissance de Ramadan dans le spectacle de la réussite de sa tromperie, puisque il est arrivé à tromper des hautes instances intellectuelles, lui donnant un sentiment de toute puissance face à des naïfs à qui il arrive à faire gober les plus gros mensonges.

Heureusement que la révélation de la perversité de son comportement sexuel  et du caractère profondément mensonger de ses discours s’est étendue à son discours politique ( « l’islamisme est parfaitement assimilable par la société française, »)

Il n’y aura  bientôt plus que quelques gauchistes pro islamistes pour prêter attention à ses discours qui vont sans doute se radicaliser à la suite de la dévaluation de son discours banalisant sur l’islam.L’heure de la « collaboration » avec un islam « pacifiste ». est passée.

On se trouve maintenant dans une situation proche de l’époque de la guerre entre l’Occident et le Communisme où celui-ci menait de front une guerre  sur le plan militaire et une offensive dans les opinions publiques pour obtenir par la voie du vote et des luttes syndicales des leviers de pression sur les politiques, les deux voies se soutenant mutuellement.

La conclusion qui se dégage de cette tombée des masques, c’est que le visage sympathique qui se présente parfois à nous n’est qu’un leurre  des islamistes qui endossent le costume policé de celui qui ne recherche qu’une relation pacifique avec l’Occident, alors qu’il s’agit d’une volonté  de développer l’influence  des ennemis déterminés de la civilisation occidentale. Le loup islamiste couvre sa patte de farine blanche pour se faire passer pour un agneau, et il ricane sardoniquement devant les « idiots utiles » qui prennent ses belles paroles pour argent comptant. Les idiots utiles de la gauche proislamique achètent leur bonne conscience en croyant soutenir les éternelles victimes de l’injustice sociale, alors que ils donnent des armes aux ennemis féroces de toutes les libertés  qui essaient, par tous les moyens de capter le pouvoir pour ne plus jamais le recéder à quiconque: voir par exemple l’Iran où les religieux ont anéanti par la terreur et le meurtre toute forme d’opposition cohérente à leur théocratie.

Les démocrates du monde entier voient avec horreur les démocraties reculer devant les régimes autoritaires ( Chine, Russie, Turquie )qui développent leurs politiques cyniques et tranquillement mensongères et réalisent un front commun des dictatures qui attendent avec impatience l’heure de leur revanche. L’exemple de la Russie avec qui quelques bonnes âmes ont rêvé de  renverser les alliances, pensant que il y avait plus d’attraction que de répulsion pour l’Occident, négligeant l’histoire et la replongée dans un neostalinisme nationaliste. L’assassinat de l’ex espion soviétique  passé à l’Ouest par empoisonnement  au gaz incapacitant, signé par les labos militaires russes et la dénégation arrogante de l’évidence par Poutine montre le mépris du droit et des règles par Poutine, encouragé par ses succès en Syrie et la réussite de sa politique de force en Crimée et en Ukraine.

La décrédibilisation de la politique internationale des Etats Unis par la politique erratique de Trump, alternant les menaces de matamore et les reculs, défendant un égoïsme forcené, favorise la montée en puissance des « royaumes du mal ».L’accès au nucléaire de l’Iran que les Occidentaux n’ont pas pu empêcher, juste retarder, de même que ils se montrent impuissants à freiner le développement  des missiles de l’Iran, signent le recul de l’influence des démocraties face à la montée du danger venu des dictatures du monde entier: les démocraties elles mêmes sont menacées par la montée des populismes qui les minent de l’intérieur, alors que le refus de prendre en considération la colère des masses  crée un mur isolant la classe dominante du reste des pays.

Là encore, la haine des masses frustrées rejoint les ambitions des dictateurs qui voient bien comment détourner cette haine contre les boucs émissaires traditionnels: Etats Unis et  Israel,

L’Iran a osé passer à une étape suivante, en envoyant un de ses drones transgresser directement l’espace aérien israélien. Petit pas après petit pas, l’Iran se rapproche de la guerre directe avec Israel. 150000 fusées sont en place pour détruire l’&tat Israélien.

Les Israéliens disposent ils d’une riposte à la hauteur?

Publicités

LES POPULISMES A L’ASSAUT DES REPUBLIQUES

août 27, 2017

 

 

 

L’époque actuelle vit la progression fulgurante des populismes, de gauche et de droite, en Italie, en France, en Grande Bretagne, aux Etats Unis,

Tous ces populismes partagent certains caractères.

La première de ces caractéristiques, c’est la dévaluation de l’appareil politique global, dont l’exemple majeur est l’Italie ou l’opération « Mani Pulite » à fait exploser le système reposant sur la Démocratie Chrétienne et le Parti Socialiste, anéantissant ces deux partis dans un déluge de scandales de corruption et d’inefficacité et faisant s’écrouler l’équilibre d’immobilisme qui prévalait alors.
En France, le sentiment d’inefficacité et les exemples de corruption  ou d’utilisation de la loi à son profit personnel au plus haut degré touchant les deux partis de gouvernement (Affaire Cahuzac et affaires de Fillon) ont encouragé le rejet de la classe politique dans son ensemble, vécue comme ne s’intéressant pas au « peuple » et visant seulement son propre maintien à des postes de pouvoir, quand ce n’est pas à des sources d’enrichissement personnel. Gauche et droite ont été comprises comme les deux faces d’un même système fonctionnant dans l’alternance et organisant la préservation des postes pour une caste.

Cela a donné un préjugé favorable pour les partis n’ayant pas exercé les responsabilités et bénéficiant de l’idée simpliste que « puisque la droite et la gauche avaient été essayées et n’avaient conduit que à la continuation des maux du pays, il fallait essayer « autre chose ».

Les partis populistes et extremistes se sont saisis de cette carte, et se sont présentés comme vierges de ces compromissions (le FN avec l’UMPS, LFI avec son mot d’ordre : « chassez les tous », bien que, en tout cas pour ce qui concerne le FN, ils soient loin d’être à l’abri de tout soupçon. L’étendue de l’abstention au 2ème tour de la présidentielle a montré le degré de désinvestissement des structures politiques par les Français.

L’arrivée de Emmanuel Macron et le bouleversement du jeu politique qu’il a créé en réalisant un gouvernement contredisant l’opposition binaire entre gauche et droite a coupé l’herbe sous les pieds des partis démagogues et en satisfaisant les vœux profonds de dépassement de ce clivage gauche/droite a fait s’écrouler les deux partis «  rationnels » sur lesquels reposait le système politique. En même temps, il a provoqué un renouvellement sans équivalent du personnel politique, condamnant une grande partie de celui ci à une retraite prématurée ou à une reconversion vers leur formation d’origine, phénomène unique dans l’histoire de la 5 ème République

En donnant ainsi satisfaction à la révolte qui gronde contre le « système », il a fait une OPA sur le mécontentement et le scepticisme qui grandit sans cesse en prenant la tête du mouvement anti establishment (establishment dont il fait lui même partie)avec le succès que l’on a vu dans un premier temps.

Mais la perte des repères traditionnels fondés sur deux cultures politiques historiquement opposées (droite/gauche) a ouvert la voie aux promesses démagogiques des mouvements soi -disant nouveaux : quitter l’Europe, augmenter encore les impôts, ne pas payer ses dettes, etc.. il s’agit en fait de très vieilles recettes qui font rêver les communistes, en coupant la France du camp occidental et qui ont conduit à l’échec économique les pays qui les ont appliquées. Les partis extrémistes qui les promeuvent n’en ont cure, espérant créer une dynamique qui réduira tôt ou tard les opposants au silence, avec l’aide de groupes militants et éventuellement l’enrôlement des forces de l’état, comme cela se passe au Vénézuela avec Chavez et Madeiro, après l’écroulement de l’économie de ce pays pourtant ultra favorisé par sa richesse pétrolière.

Leurs projets politiques visent le clivage du pays entre riches et pauvres pour ce qui concerne LFI, entre français et émigrés pour le FN, et une vision de la politique qui se résume à créer un climat de violence qui soit à la limite de la guerre civile, conçue comme la forme légitime de la lutte politique.

La radicalisation dans une montée aux extrêmes, la violence qui s’accompagne de la peur, c’est le contenu véritable du programme de ces apprentis sorciers qui se sentent poussés par les vents favorables alimentés par la crise économique et le chômage de masse comme par la vague énorme de l’émigration du tiers monde.

Les démagogues, qui s’appuient comme toujours sur le ressentiment et la peur ont bien senti ces mouvements qui bouillonnent dans les esprits, et ils se sont dépêchés d’y fournir leurs propres réponses alors que les partis traditionnels choisissaient d’être aveugles et sourds, jusqu’au moment ou l’offensive éclair de Macron les a stupéfaits et marginalisés en deux temps et trois mouvements.

La récupération de la classe ouvrière, abandonnée par le PS et son enrôlement progressif dans les rangs du FN, à l’exception de la minorité qui se reconnaît encore dans les thèses néo-communistes de Mélenchon est de mauvais augure pour l’avenir du pays.

La situation commence à ressembler à celle des Etats Unis ou les « cols bleus » se sentant méprisés et rejetés par les élites , à leur tour se vengent en soutenant un candidat, Trump, qui ne respecte rien, manie l’insulte, les grossièretés et la menace.

Partout, en Europe, la disparition de l’Etat-Providence, annulé par la crise économique, rompt les législations de solidarité et rabat les privilégiés sur la défense de leurs privilèges, déclenchant la souffrance et la colère des défavorisés.

Le problème est que les classes populaires, quand elles se sentent menacées dans leur survie et leur place dans la société, réagissent comme des animaux blessés, et attaquent ce qui leur paraît être à la source de leur mal être. C’est à ce moment que les classes populaires deviennent des classes dangereuses.

Les partis extrémistes misent sur ce désespoir pour renverser l’ordre existant, pensant qu’il pourront chevaucher la vague et en profiter. Le bouleversement réalisé par Macron a donné un début de satisfaction à ceux que révolte l’ordre des choses. Mais il ne faut pas se faire des illusions : le peuple reste méfiant, il attend de voir les premiers résultats concrets pour se prononcer, il a l’habitude d’être berné. Les promesses des démagogues entretiennent l’idée qu’il existe des solutions simples et indolores et visent à exaspérer l’impatience des masses. En même temps, le statut d’ »opposition »   des mouvements extrémistes leur donne des moyens pour continuer leur travail de sape, en critiquant inlassablement le gouvernement.

Les mouvements populistes ont toujours fondé leur pouvoir d’attraction sur leur entrée en correspondance avec les vœux profonds d’une large part de la population à qui ils donnent un espace d’expression que refuse les tenants du pouvoir ( par exemple l’humiliation des Allemands après la première guerre mondiale, par les conditions du traité de Versailles, leur sentiment de supériorité lié à leur progression économique, leur adhésion au mythe du coup de poignard dans le dos pour expliquer leur défaite).

Quand les structures politiques s’effondrent ou ne sont plus validées par les masses, la voie est ouverte pour les théories complotistes qui occupent le devant de la scène. Les mouvements populistes sont alors là pour les soutenir ou les sélectionner selon leur intérêt. Un exemple peut en être donné avec l’essor des théories mythiques ayant cours dans le monde musulman sur le 11 septembre présenté comme une manipulation des services secrets israéliens. La crédulité immense qui accompagne ces croyances cache à peine l’avantage que les croyants trouvent à penser avec une clef toute faite des évènements dont l’explication véritable serait douloureuse : un coupable universel a le mérite d’unifier les hypothèses et d’avoir l ‘apparence d’une cohérence, en même temps qu’il lave la conscience du croyant de la complicité avec un crime.

D’autre part, la majorité des mouvements populistes se sont appuyés sur l’incarnation de leur système politique par un chef, qui évidemment est très désireux d’occuper cette place de « leader bien aimé ».( celui qui représente et défend les idées irrecevables du sujet) C’est là où Marine Le Pen s’est écroulée dans son duel télévisé avec Macron faisant montre d’une incapacité rédhibitoire et décevant brutalement tout son électorat. Inversement, Mélenchon continue à plastronner par sa maîtrise du langage et de la polémique, séduisant son électorat par son discours faisant toujours allusion à son désir révolutionnaire, jouant à fond le rôle de celui qui veut renverser la table, satisfaisant par procuration les révolutionnaires de papier qui rêvent encore du grand soir.

Si on totalise les voix des partis extrémistes et celle des abstentionnistes aux dernières élections en France, on arrive à plus de la moitié de l’électorat : c’est ce qui rend la situation politique instable et dangereuse. Seule la division de l’opposition laisse encore un répit au régime pour se faire accepter. Sinon, nous entrerons dans une période de danger extrême pour la démocratie et les libertés.