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Antisémitisme: L'Angleterre n'est plus l'Angleterre.

décembre 11, 2019

En tout cas, elle n’est plus l’Angleterre que nous aimions, celle de la fidélité aux traditions, du flegme, du courage sans mots ronflants, celle de l’attachement aux libertés, de l’esprit sportif, de l’humour face aux situations désespérées, de la résistance obstinée face à la force brutale.

Une autre Angleterre se dessine qui n’est pas l’alliée amicale de l’après guerre, mais une concurrente qui vit l’alliance comme une source de dépenses superflues, chez qui se développe une xénophobie qui emprunte les expressions les plus vulgaires, et comble de tout, cultive dans sa gauche un antisémitisme inconcevable qui montre bien comment la gauche peut nourrir les idées les plus infâmes tout en se prétendant la lumière morale du monde politique.

Le cas de Corbyn, devenu chef d’un parti travailliste dont les cellules militantes sont noyautées par les groupuscules gauchistes, et qui a profité de la vague anti blairiste pour s’emparer de la direction du mouvement et du coup rendre possible l’effacement de la politique libérale des dix années écoulées.

Ce qui se prépare avec Corbyn, c’est la possibilité d’un formidable retour en arrière, avec cette figure d’un stalinien qui n’a pas évolué d’un pouce, mais surtout d’un vieil antisémite qui essaye de cacher son jeu, en ne formulant pas lui même ses idées antisémites, mais en couvrant ceux qui dans le parti les expriment dans des formes ahurissantes de haine raciste, les couvrant de son indulgence et de ses minimisations. Il n’a pas vu le mal dans une fresque grossièrement antisémite par ses caricatures , refusant de demander son effacement, il a nié avoir été à un hommage à Septembre Noir ou il été photographié déposant une gerbe, etc.. tout cela au point que des dizaines de militants quittent le PT, ne se reconnaissant pas dans ce parti qui cultive l’antisémitisme en son sein. Corbyn sait que cet antisémitisme peut lui coûter un poste de premier ministre, ce pourquoi il fait profil bas jusqu’aux élections. Une commission d’enquête a été nommée pour enquêter sur les centaines d’incidents de cette sorte.
Le grand Rabbin de Londres a fini par publier une lettre ou il dénonce la peur qui commence à se répandre dans la communauté juive anglaise.

Que la peur s’étende en Angleterre dans la communauté Juive était il y a encore très peu de temps une chose inimaginable tant les Anglais paraissaient vaccinés contre toutes les formes de fascisme ( leurs partis fascistes étaient réduits à des groupuscules dénués d’influence).

L’ Angleterre renierait elle son histoire de tolérance et deviendrait elle un nouveau foyer d’intolérance haineuse, comme ils se multiplient dans plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Hongrie, Pologne, etc)?

L’un des derniers refuges possibles , en cas de malheur pour des Juifs d’Europe vient il de dénier son accord possible à cette mission éventuelle de sauvegarde? La haine raciste va t elle salir l’image de ce vieux peuple voisin?Le Brexit leur a t il fait complètement perdre leur sang froid, et la tête avec? L’apparition d’un parti populiste s’emparant de 30 pour cent des voix montre le déboussolement complet de cette population, pour qui la classe politique a montré son incapacité à sortir de ses intérêts partisans et l’impossibilité d’un souci de l’intérêt du pays, ouvrant ainsi la voie à toutes les dérives. La crise du Brexit n’est pas finie, et des menaces d’éclatement du Royaume Uni sont toujours là.

asoyautées

LA CHUTE DE LA MAISON MELENCHON

décembre 2, 2019

Après la période d’euphorie de la présidentielle où Mélenchon avait cru que il pourrait être qualifié pour le deuxième tour, les choses ont commencé à se gâter .La place laissée libre par la désintégration du PS a permis à Mélenchon de tenter une OPA sur toute la gauche, le discours gauchiste mimant le verbe révolutionnaire de 1789 séduisait la gauche réformiste par sa radicalité et son assurance apparente, Il contrastait ainsi avec le galimatias du PS, miné de l’intérieur par son opposition de gauche subrepticement alliée aux mélenchonnistes. Le discours de celui ci n’avait plus rien à proposer, le macronisme et sa volonté de réformes s’étant substitué au discours « réformiste « du PS.

Mais la cannibalisation du PS jointe à celle du PCF (2,5 % des voix) ont très vite débouché sur les impasses de la conception de gauche, L’irréalisme politique de cette vision a conduit à une fuite en avant dans la surenchère verbale aboutissant à une stratégie: » personne à notre gauche ». Le soutien à la Grèce dans ses prétentions à ne pas payer ses dettes , puis le soutien à la dictature gauchiste au Vénézuela conduisant à la ruine du pays qui meurt de faim et où l’argent est réservé aux milices du pouvoir ont montré l’attachement aux vieilles lunes communistes:le dédain pour l’économie, le souci du maintien au pouvoir par la force une fois qu’il a été conquis.

Mais la dérive principale s’est effectuée à l’occasion de l’apparition du mouvement des gilets jaunes: mouvement spontané des masses précarisées et pauvres, dont le projet a été vite détourné de ses buts originels vers une violence croissante contre l’ordre public.

Le noyautage grandissant des manifestants par des éléments violents poussant à l’escalade, proposant des objectifs visant de plus en plus l’insurrection anti état, et en dernier lieu un changement des règles démocratiques.

Mélenchon a exprimé son « amour » pour cette figure insurrectionnelle ( Eric Droite), dont il refusait de voir la nature anti démocratique et la virtualité fascisante.
Il a refusé de condamner les manifestations d’antisémitisme qui émaillaient les défilés, et a insulté les policiers , attaqués à maintes reprises, qu’il a traité d’éborgneurs, puis, ce qui est un comble de « milice » à la solde du pouvoir, déniant ainsi l’usage légitime de la force pour défendre la légalité et les institutions alors que les groupes insurrectionnels visaient l’AssembléeNationale, les ministères et l’Elysée

Mais les GJ semblent ne pas avoir été dupes de cette tentative pour les enrôler dans le groupuscule gauchiste qui pensait trouver en eux la masse de manoeuvre que il recherchait, au prix de l’alignement sur les demandes incohérentes des GJ. Les GJ ont fini par comprendre, sauf une très petite minorité, que la violence ,loin de leur gagner les coeurs, produisait un écoeurement et une colère qui se retournaient contre eux.

L’écroulement de cette stratégie d’alignement sur le populisme, concrétisé par le score misérable atteint aux européennes, laisse le mouvement désarçonné, démobilisé, en proie à la contestation interne et à l’hésitation quant à sa stratégie.

Or, ce mouvement ne progressait que par la tension militante, soutenue par le verbe du « chef », et l’espoir d’une victoire politique accessible

Le « chef « découvre que il a dégagé le terrain pour l’extrême droite, et n’ a pas capitalisé sur le mécontentement social, qui , comme en Italie, se reporte plutôt sur cette extrême droite.
Enfin, la démonstration de son côté caractériel dans l’épisode de sa contestation violente de la perquisition a l’adresse de son parti, et son refus d’admettre que la loi républicaine s’applique aussi à lui l’ont profondément déconsidéré dans l’opinion publique.

Parce que il ne peut s’empêcher d’appliquer les vieilles recettes communistes, ,devant la mort des treize soldats français au Mali,, il a utilisé l’ambiguité du langage en disant que ces soldats avaient été envoyés à la mort par le gouvernement et exigé le retour rapide « à la maison »des militaires.  Ainsi ,dans une escalade verbale sans fin, il trouve un nouvel angle d’attaque du gouvernement, indifférent à la défense du pays face au djihadisme terroriste, comme si il lui était égal de voir celui ci installer une base de son expansion à la limite des pays adjacents à la France.

En fait il s’agit de remuer le vieux fond antimilitariste de la gauche, et raviver le fond anticolonialiste auquel se raccrochent désespérément les anciens militants privés d’ennemis facilement identifiables.

LFI apparaît ainsi comme le lieu de rassemblement de tous les gauchismes, qui tentent de se fédérer en s’appuyant sur les vieilles recettes, mais sans pouvoir dégager une vision cohérente et crédible Le point commun est la détestation de la société libérale et occidentale..La montée parallèle du populisme et de ses recettes simplistes: désir d’une société divisée en classes inconciliables, violence anti état et haine des élites , pouvoir de la rue et du verbe, et alliance avec les dictatures qui se rassemblent dans un front commun anti occidental, tout cela crée une sensibilité commune, mais pas un programme commun..Mélenchon a tenté d’accrocher son wagon au train populiste et a trahi toutes ses idées républicaines pour cela. Le résultat est un échec retentissant. Mélenchon n’a pu recueillir que quelques miettes du mouvement populiste dont le gros des troupes s’est identifié à l’extrême droitee. La haine anti macroniste sciemment encouragée par les troupes mélenchonistes n’a pas réussi à emporter les barrières républicaines et le visage violent, dé magogique, et anti républicain de Mélenchon a été démasqué.Il est apparu comme plus jusqu’au-boutiste que le Rassemblement National dans l’opposition systématique au gouvernement , multipliant les insultes haineuses , (la dernière étant d’insulter le préfet en le traitant de psychopathe) au point de ne plus être pris au sérieux dans ces attaques qui finissent par paraître dérisoires tant elles montrent que il n’est pas capable de contrôler sa diarrhée verbale.

GB

 

La boîte de pandore de l’antisémitisme est ouverte

février 16, 2019

Ce qu’on pressentait depuis quelque temps s’est réalisé. Les cafards haineux qui remâchaient leur haine en n’osant pas la montrer ont senti une grosse bouffée d’air arriver avec la possibilité de se mêler aux cortèges anti-état qui sillonnent les villes, d’attaquer les forces de l’ordre, traitées d' »éborgneurs » par Mélanchon, jamais en reste d’une insulte et faisant chorus avec les agresseurs de policiers.

Ils ont pu parader sur les marches du Sacré Choeur en faisant la « quenelle », salut nazi inversé, mais que tous les antisémites connaissent comme unsymbole codé d’injure antisémite, inventée par l' »humoriste » antisémite professionnel Dieudonné, qui veut créer un part antisémite comme il en existait dans les années trente. Il fait la tournée des salles de spectacle en France, se heurtant d’ailleurs souvent à des refus de louer la salle, qu’il contourne en trouvant des faux noms et en prévenant ses « spectateurs au dernier moment du lieu du « spectacle ».

Il faut dire que ses salles sont bien remplies, par des « monsieur tout le monde » qui ne voient pas( ou au contraire qui voient trop bien) quel mal il y a à se moquer des Juifs « pour rigoler ». En fait ce sont des gens déjà convaincus qui applaudissent aux injures antijuives déversées durant tout le spectacle. Ils apprécient aussi l’habileté perverse avec laquelle l’orateur contourne la loi contre l’incitation à la haine raciale, ce qui est tout le contenu de ces représentations. Dieudonné participe à tous les grands cortèges, entouré de sa garde rapprochée, et aucun GJ n’a prié ce moderne nazi de quitter les cortèges (il y a eu une exception).

Mais le problème est encore plus grave que l’absence de démarquage des GJ d’avec les furieux antisémites, il est dans la proximité idéologique du discours complotiste qui a l’acquiescement de 40% des GJ d’après un sondage récent, avec le vieux fond antisémite qui lie l’argent, le pouvoir des élites et la supposée dépendance à Israël, dans l’idée d’une puissance occulte et malfaisante.

Il existe donc deux sources à cette paranoïa: le vieil antisémitisme qui mijote dans les bas fonds populaires et qui trouve des relais aussi bien dans l’extrême droite que l’extrême gauche (« le socialisme des imbéciles ») et l’antisémitisme musulman, lui aussi issu d’une vieille culture raciste arabe et qui s’exerce en particulier dans les cours des écoles, poussant toutes les familles juives à retirer leurs enfants du milieu scolaire public ou ils ne sont pas protégés des agressions racistes, et parfois même à déménager pour choisir des quartiers ou la domination numérique arabe est moins pesante

La présence de tags nazis(« Juden ») écrits en allemand et de croix gammées défigurant les portaits de Simone Weil, les inscriptions taxant Mbappé d' »enjuivé », la profanation du mémorial de Ilan Halimi ont donné une visibilité à ceux qui se contentaient jusqu’à présent d’inscriptions obscènes dans les WC publics.

C’est ce qui explique la réaction extrêmement ferme du gouvernement, la déclaration du premier ministre dénonçant le danger pour la France toute entière de cette résurgence de l’ignoble.

C’est la raison de l’appel à la manifestation de tout les partis politiques le mardi 19 février à la République.

Nous attendons les mesures concrètes qui devront suivre

L’ANTISEMITISME ABJECT SE MELE AUX MANIFS DES GJ QUI NE LE DENONCENT PAS

février 12, 2019

Une odeur de fascisme rampant plane de plus en plus sur les cortèges ultra violents   qui envahissent les centre ville des métropoles et détruisent ou brulent tout ce qui leur tombe sous la main. La violence déchainée n’a même plus le prétexte de la colère. Au contraire Il y a  un plaisir de la destruction comme manifestation d’une force qui ne s’arrête devant rien, l’exacerbation d’une haine folle qui s’exprime encore plus dans les injures sans retenue des réseaux sociaux, dépassant tout ce qu’on a vu jusqu’à présent dans le monde politique français. . L’irruption de cette haine sans borne présageait une libération de la parole et l’entrée en jeu de l’antisémitisme comme fédérateur des haines. C’est chose faite. Les GJ, devant le vide de leurs revendications qui se bornent de plus en plus à exiger la soumission des institutions à leurs hurlements, refusant tout dialogue avec l’Etat et ne laissant aucune autre alternative que sa soumission , c’est à dire  la fin de la démocratie ét la dictature de la rue et de ses leaders qui surenchérissent sans cesse.

Le mouvement des GJ apparaît de plus en plus divisé en deux blocs, l’un qui reste accroché a des revendications de mieux vivre, et qui se mêle de moins en moins à l’autre et aux cortèges insurrectionnels de  plus en plus agressifs  et violents, dont on ne peut plus dire que ils  sont « débordés » par les casseurs.Ils sont eux mêmes les casseurs, qui ne se distinguent plus des GJ. Les GJ sont devenus une force d’appoint pour ces rassemblements d’ennemis de la République: : qui se reconnaissent entre eux à la surenchère de haine qu’ils expriment,:gauchistes en attente de révolution, anarchistes rêvant de remplacer l’Etat détesté par une communauté autogérée, blackblocs s’entraînant à casser du flic, préfigurant les troupes de choc de la guerre civile à laquelle ils se préparent,  fascistes  néos  ou archeo, rêvant d’une dictature pour laquelle ils aimeraient être recrutés, et enfin , ,les plus nauséabonds, les antisémites, champions de l’ignoble et ennemis mortels de la démocratie.

L’attaque de l’Assemblée nationale, que ils avaient déjà prise comme cible lors d’un acte précédent n’a plus rien à voir avec des revendications. C’est purement et simplement une tentative de putsch et une tentative d’abattre la République Si ils avaient réussi, on peut imaginer l’étendue de la catastrophe, l’humiliation de la République, chassée de sa maison par une poignée de voyous violents  Après l’attaque  et l’incendie d’un véhicule de l’opération Sentinelle,c’est l’Armée,défenseur de la population contre le terrorisme qui est visée, après les agressions, les menaces et les insultes visant les élus el l’incendie d’une maison du président de l’Assemblée Nationale.

Ceux la ne veulent surtout pas d’un dialogue avec le gouvernement: ils veulent juste le détruire et mettre à sa place le chaos pour imposer leur pouvoir à travers une guerre civile.Les revendications qu’ils mettent en avant sont juste des leurres pour garder la main sur la masse des gilets jaunes qui ne demandent que un peu de mieux -être et de considération.

Les antisémites ont bien senti combien ce terrain leur est favorable. ils arrivent à se rendre visibles avec  ce climat de violence et de haine , appuyé sur les fausses nouvelles et la vision complotiste d’un grand nombre de gilets jaunes. Leurs tags sont montrés jusqu’à plus soif par les médias friands de scandales.

Qu’attend le gouvernement pour mettre en prison ces factieux qui attaquent l’Assemblée Nationale, forcent les portes d’un ministère, jettent des cocktail molotov sur la police, et font régner la peur dans les centre ville.

Il faut  identifier,  les leaders les coincer sur leurs actes et leurs  appels, et les faire passer en jugement le plus rapidement possible .

Il est vrai que en proposant son grand débat aux Français, Macron a réussi à placer un coin entre la poignée d’extrémistes qui entraînent lesGJ et les autres, qui restent attentifs à la possibilité d’une issue raisonnable. C’est pourquoi il ne veut pas mettre de l’huile sur le feu, espérant séparer les chefs ultras de leurs troupes.

La République survivra t elle à cette période ou elle fait le dos rond et joue la montre contre toutes ces provocations?

Les gilets jaunes, manoeuvrés par des leaders extrémistes, entraînés dans une tentative de renverser l’état de droit.

janvier 6, 2019

Ca continue!!!

Le mouvement, qui a considérablement maigri depuis les dernières semaines, mais qui reste mobilisé, se divise de plus en plus clairement entre une partie qui attend de voir ce que vont donner les discussions avec le gouvernement, et une partie jusqu’au-boutiste qui  ne tient aucun compte des concessions faites par le gouvernement , veut la chute du régime et  met en place une tentative insurrectionnelle.

Les violences vont croissant contre  les forces de l’ordre et contre les institutions , dans une  escalade des agressions (envahissement d’un ministère obligeant à évacuer le personnel), à la recherche de nouvelles cib,les manifestant le pouvoir de nuisance des émeutiers.La dernière manifestation à Paris avait pour objectif l’Assemblée Nationale , ce qui ressemble fortement à la tentative de coup d’Etat de la droite française le 6 février 1934.Les consignes données aux manifestants  étaient d’enlever leur gilets pour ne pas être repérés par la police .

Déjà des appels à s’armer avec des armes à feu ont circulé. La violence occupe de plus en plus de place dans les commentaires sur les gilets jaunes.la dictature des minorités et le règne de la force pour obtenir ce qu’on veut devient le mode d’expression privilégié.

Déjà, la tension sociale avait pris une forme de guérilla avec les forces de l’ordre avec l’affaire de l’aérodrome de Notre Dame des Landes:une minorité de quelques centaines de militants, anarchistes, écologistes, blackblocs, refusaient de tenir compte des décisions légales, exprimaient leur haine de la Loi,,et tenaient tête  aux forces de la Loi, pour finir par obtenir satisfaction sur la non construction de l’aérodrome.L’Etat faisait montre de sa crainte de leur offrir un martyr, après la mort d’un militant écologiste dans la bataille des antibarrage contre les forces de l’ordre. La capacité de mobilisation immédiate de ces militants prêts à se regrouper dans différents pays, leur entraînement à manifester violemment et à ne pas se faire attraper par les policiers, l’utilisation d’armes de plus en plus dangereuses ont  peu à peu transformé les manifestations pacifiques  en espaces d’affrontement prévus ou la « racaille »  se joint aux extrêmes politiques dans  ce qui devient un sport dans les banlieues: l’affrontement à la police dont on voit bien partout qu’elle ne suscite plus ni crainte ni respect.

Le recul de l’Etat et sa stratégie de division des écologistes ont été gagnants pour étouffer le mouvement anti aéroport, mais le prix a été le renforcement de l’idée que l’on peut faire  plier l’Etat..

De même l’affrontement avec la CGT autour de la réforme de la SNCF s’est traduit par une victoire en rase campagne de l’Etat, mais au prix de l’affaiblissement majeur de la centrale syndicale dont le rôle, certes ambigu, était aussi d’encadrer les masses et de les intégrer..

Dans la situation actuelle , il n’existe plus de force politique représentant et encadrant les masses en colère , ce qui laisse le champ ouvert aux partis extrémistes, LFI et RN,qui tentent d’absorber le mouvement de colère populaire et profitent du flou des revendications populaires pour y glisser les leurs (le RIC pour le RN, la promulgation d’une assemblée constituante par LFI, deux armes de destruction massive pour en finir avec la démocratie participative.

PS L’épisode du boxeur professionnel qui a agressé un policier et qui s’est justifié en expliquant qu’il « en avait eu assez de se faire « gazer » par les policiers « ( on croirait qu’il a subi Auschwitz et Treblinka) . Cet homme, qui a participé à une manifestation non déclarée ose  se prétendre en état de « légitime défense alors qu’il a roué de coups un policier qui faisait son travail , Ce monsieur,  dont la formation de boxeur professionnel fait de ses poings des armes a reçu le soutien d’une « cagnotte de déjà près de 100000 euros en 24 h de la part des gilets jaunes, qui ont accompagné ces dons de  remerciements et de félicitations à son égard, montrant la solidarité et la complicité d’un grand nombre de ces gens avec la violence folle qui s’est développée dans les dernières manifestations. Les brutes s’enhardissent de plus en plus, avec le sentiment qu’ils sont soutenus par la majorité de la population, en particulier par les partis extrémistes et antidémocratiques, alors que , les opposants « modérés » sont curieusement silencieux devant les attaques contre l’Etat Républicain donnant le sentiment qu’ils veulent participer à la curée.  Le soutien sans nuances apporté par LFI  aux exactions des gilets jaunes  et la dialectique perverse justifiant tous leurs actes  et en mettant la responsabilité sur le gouvernement font que comme l’ont  dit Griveaux et Hamon, LFI est sorti du champ républicain. Il encourage les violences et harcèle le gouvernement, devenant un boute feu  populiste qui doit être  condamné pour sa complicité avec ces actes délictueux.

 

En France,la démocratie représentative est dans le collimateur des « insoumis »

janvier 3, 2019

Plus le temps passe, plus le discours de Mélenchon dérive, vers un discours pro insurrectionnel et de négation de la légitimité des institutions et des résultats des élections. Déjà, au lendemain de la présidentielle, il a développé immédiatement une contestation de lia légitimité du président Macron, exhalant sa rancoeur d’avoir manqué le 2ème tour à 600000 voix près, et se basant  sur un calcul spécieux mettant en avant le nombre des abstentions pour  présenter le résultat du scrutin  comme faisant du président le président d’une minorité de Français. Toutes les institutions sont des cibles à  disqualifier et à abattre, comme l’a montré sa sortie folle de rage contre le procureur qui menait la perquisition  au local de son mouvement, dérapage qu’il a payé d’une chute brutale dans son électorat qui ne l’a pas suivi dans sa diatribe contestant la justice du pays et sa provocation physique contre les représentants de cette justice.La population a bien senti  le glissement mégalomane compris dans la sortie sur « sa personne sacrée », et la volonté d’être au dessus de la Loi

Derrière le paravent d’une défense sourcilleuse de la République, c’est au contraire un travail de sape continu  qui fait feu de tout bois et qui reprend la stratégie classique des mouvements révolutionnaires:une surenchère  de contestation légale, en espérant s’emparer du pouvoir affaibli par la décredibilisation avec l’appui de la rue utilisée comme masse de manoeuvre, Elle est suivie d’une pure politique de force et d’une dictature de fait, avec de moins en moins de scrupules au fur et à mesure que la base de partisans se rétrécit à un petit noyau qui utilise le multiplicateur qu’est la puissance de l’Etat.

L’exemple des dictatures communistes, répété de nombreuses fois  , rend partout visible le même schéma. Après une victoire militaire et/ou un putsch militaire (Vietnam, Chine, Cuba, Vénézuela, etc..) se développe un régime policier basé sur la division volontairement exacerbée du pays entre « riches » et « pauvres », les uns ayant tous les droits et les autres très peu.L’économie est considérée commun facteur négligeable, comme le montre d’ailleurs le programme de LFI , menant à une catastrophe plus ou moins rapide, qui renforcerait la dépendance avec les autres pays communistes.
Ceci explique la fascination de Mélenchon pour le leader Gilet Jaune » Eric Drouet a qui Mélenchon exprime soutien et admiration, alors qu’il avait formulé le voeu que ses « troupes » envahissent l’Elysée,  ce qui signifie bien une tentative de putsch.

C’est bien le double jeu de Mélanchon, avec la face Républicaine d’un côté, et de l’autre la face fascinée par  la pose Robespierriste, et son cortège de massacres et de suspension de tous les droits pendant la période de la terreur Jacobine, appuyée sur une toute petite secte qui prétend parler au nom du peuple.C’est le régime qui fait rêver Mélenchon et qui lui fait utiliser sa phraséologie grandiloquente avec le modèle historique de I793. C’est le système politique de référence pour lui, avec Chavez et Castro à qui il ne manque pas une occasion de tirer son chapeau.

En même temps se renforce la convergence des extrêmes, RN et LFI, qui apparaissent de plus en plus comme des frères ennemis  plus que comme des concurrents, pêchant dans le même vivier. L’important pour chacun étant la prise du pouvoir, étant entendu que si ils y arrivent l’un ou l’autre, il ne sera pas question de le lâcher, le référendum étant un outil pour contourner les formes légales de l’organisation du pays..

C’est d’un coup d’Etat légal que rêve Mélenchon qui lui permettrait   de modifier, à son avantage, les règles du jeu, mais si quelqu’un fait le travail à sa  place, Eric Drouet par exemple, il ne pinaillera pas sur sa personnalité ni même sur le fait qu’il vote éventuellement pour LePen.En tous cas, les seuls partis a « condamner » l’interpellation de Drouet sont LFI et le RN.

Simplement, après la défense de l’extreme droitier Chouard, ami de Alain Soral, par Ruffin, étoile du mouvement LFI, cela commence à faire beaucoup: une partie de la Gauche dénonce ce début de virage: Hamon dit que Mélanchon ne fait plus partie de la Gauche. Dans Libération, Laurent Joffrin sermone Mélenchon au nom des valeurs générales de la Gauche.

La ligne de fracture est claire:Mélenchon choisit, en bon populiste, une ligne quasi insurrectionnelle, calquée sur les Gilets Jaunes aux positions extrémistes, »Qu’ils partent tous » est le titre de son livre , qui indique bien la reprise des thèmes démagogiques typiques de l’extreme droite . Il envisage même que les élus puissent être révoqués par la voie de ce référendum  d’initiative citoyenne. Hamon choisit une gauche classique et clame son respect des institutions.Mais pour le moment, celle qui tire son épingle du jeu, c’est MarineLePen. Et c’est elle et Macron qui tireront parti de la division de la  gauche. Le danger pour Melenchon, c’est que les Français, entre Le Pen et Macron choisissent l’abstention ,plutôt que les révolutionnaires dont les modèles font plutôt frissonner, malgré la tentative de les repeindre en couleurs joyeuses et modernes. Il souhaite que ils partent tous, ce qui vaut déclaration d’ouverture à autre chose, dans quoi il aurait évidemment un rôle dominant et solitaire. Attention aux Césars qui veulent qu’on leur mette une couronne sur la tête, même si ils la refusent trois fois.

GB

 

Le pouvoir de la rue, c’est le fascisme à notre porte

janvier 1, 2019

Les scènes de violence de plus en  plus prononcée devant lesquelles les Français restent de plus en plus médusés et les forces de l’ordre paralysées par la crainte de leur offrir un martyr montrent quelle voie inquiétante s’ouvre devant le mouvement des gilets jaunes.

A côté des revendications de pouvoir d’achat par lesquelles tout a commencé, et qui paraissaient compréhensibles à la majorité des Français, apparaît  la mise en cause  du système démocratique en tant que tel ,  et la volonté de le saboter par tous les moyens et de le remplacer par un système de « démocratie directe » qui mettrait les institutions légales sous la menace permanente d’une expression d’une humeur du peuple, par le biais des réseaux sociaux et des instituts de sondages.

Le monde glauque des officines de fake news qui peuvent faire avaler n’importe quoi  aux gens crédules qui sont à la recherche de vérités simplistes , et développent les versions complotistes du monde qui trouvent écho  dans le fond victimaire et paranoïaque de ceux qui se sentent toujours manipulés,dans un monde qu’ils ne comprennent pas . Il  crée une source infinie de rumeurs  plus stupides  les unes que les autres ( les tours du WTC n’ont jamais été détruites, c’est un complot de la CIA et du Mossad, de même que les Américains n’ont jamais marché sur la lune, c’est un montage cinématographique, etc.. ).Plus c’est bête et plus les gens le croient. L’inculture profonde et la volonté de croire des choses qui  permettent aux imbéciles de se croire non dupes se rejoignent. L’ignorance effrayante, l’incohérence logique, et le mépris à la fois des experts et des élites en général ouvre la voie à des fictions cyniquement entretenues par ceux qui ont tout à gagner à décrédibiliser  la science et la rationalité.

C’est ce qui donne un côté  effrayant au non respect des autorités intellectuelles, qui commence à l’école par les insultes et les menaces, verbales ou physiques à l’égard des professeurs, et qui finit par la désacralisation  du lieu même de la transmission du savoir qui tend de plus en plus à ressembler au monde de la rue avec sa brutalité. Les écoles sonr incendiées  , vandalisées, le harcèlement des faibles devient la règle plutôt que l’exception, les minorités religieuses imposent leur vision du monde. Non pas que les élites ne disent  jamais de bêtises, c’est plutôt le contraire, mais que les ignares se considèrent comme les détenteurs de la vraie vérité quand ils profèrent  des énormités qui n’ont rien à voir avec le bon sens, qui n’est certainement pas la chose la mieux partagée reste une une situation angoissante, et pas seulement en France

C’est la revanche des gilets jaunes de l’ignorance: ils peuvent ne plus croire personne d’autre que eux mêmes, puisque étant le peuple, ils ont « forcément raison. » Il fut un temps ou on appelait cela la conscience de classe. C’est plutôt « la conscience de casse » qui leur permet d’attaquer la police avec  des cocktails molotov, des marteaux, des boules de pétanque, des frondes et de mettre le feu à des préfectures,  de menacer l’Elysée, de tenter de faire effraction dens le fort de Brégançon, résidence de vacance des présidents, et de mettre en place un simulacre de décapitation du président , signe d’une influence djihadiste dans ce mouvement qui ose se référer  aux assassins  ignobles qui affichent leur décision de ne  respecter aucune règle ni aucune limite.

Bien sur, ceux là ont été arrêtés, mais on a entendu aucune condamnation de ces excès dans les rangs des gilets jaunes. Leur mouvement continue d’avancer sur deux jambes, l’une qui se  distingue de ces violences, l’autre qui les soutient en disant que « on n’obtient rien si on ne casse rien ».

Le mouvement se rétrécit de semaine en semaine, en particulier depuis que le gouvernement a reculé sur quelques points, mais les centaines de violents qui existent en France, à droite comme à gauche,  tentent d’entretenir l’incendie, en attendant que les élections leur apporte la revanche rêvée: partis extrémistes plus abstentionnistes = majorité. Les partis extrémistes n’ont aucune solution crédible à la situation actuelle, mais les partis modérés non plus. Le RN continue à prêcher une sortie de l’Euro qui serait une catastrophe nationale sans équivalent et des mesures sociales au moment ou la France doit restreindre ses dépenses, en plein accord avec les Insoumis dans une association rouge brun qui fait frissonner, mais qui ne les inquiète pas du tout.

Tout cela se déroule sur un fond de recul économique et d’aggravation de la dette, en  même temps que le travail temporaire, lié à la période des fêtes accuse  une perte d’emploi de 45000 postes, et l’addition pour les dégâts  présente une note de 2 milliards d’euros..

De plus en plus,,les revendications sur le pouvoir d’achat et une réforme de la fiscalité  cèdent le pas ,aux revendications politiciennes: dissolution du Sénat, démission de Macron, et surtout le référendum  d’initiative citoyenne, revendication portée par le RN, et véritable machine de guerre contre la démocratie représentative, remplacée par la possibilité pour le peuple d’imposer ses sautes d’humeur.  Pourquoi pas des sondages exigeant la traduction  directe des courbes de popularité, porte ouverte à la démagogie effrénée et à l’instabilité empêchant toute vue à long terme. Après, il n’y aura plus que à donner la parole, puis le pouvoir aux « comités »de quartier ou d’entreprise au sein desquels se détacheront les tribuns qui étoufferont la voix des contradicteurs, comme les choses se passent  au sein de l’université:, avant de les chasser pour être en terrain conquis.Ce dont ne semblent pas se rendre compte les gens qui n’expriment que leur colère , ne voyant que  l’iniquité du  système.

Ainsi se dessine une offensive des forces antidémocratiques qui a trouvé sa masse de manoeuvre et qui rejoint celles qui prolifèrent en Europe:  Les Gilets Jaunes finiront ils comme les Chemises Noires qui ont marché sur Rome en 1922 ?