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Le pouvoir de la rue, c’est le fascisme à notre porte

janvier 1, 2019

Les scènes de violence de plus en  plus prononcée devant lesquelles les Français restent de plus en plus médusés et les forces de l’ordre paralysées par la crainte de leur offrir un martyr montrent quelle voie inquiétante s’ouvre devant le mouvement des gilets jaunes.

A côté des revendications de pouvoir d’achat par lesquelles tout a commencé, et qui paraissaient compréhensibles à la majorité des Français, apparaît  la mise en cause  du système démocratique en tant que tel ,  et la volonté de le saboter par tous les moyens et de le remplacer par un système de « démocratie directe » qui mettrait les institutions légales sous la menace permanente d’une expression d’une humeur du peuple, par le biais des réseaux sociaux et des instituts de sondages.

Le monde glauque des officines de fake news qui peuvent faire avaler n’importe quoi  aux gens crédules qui sont à la recherche de vérités simplistes , et développent les versions complotistes du monde qui trouvent écho  dans le fond victimaire et paranoïaque de ceux qui se sentent toujours manipulés,dans un monde qu’ils ne comprennent pas . Il  crée une source infinie de rumeurs  plus stupides  les unes que les autres ( les tours du WTC n’ont jamais été détruites, c’est un complot de la CIA et du Mossad, de même que les Américains n’ont jamais marché sur la lune, c’est un montage cinématographique, etc.. ).Plus c’est bête et plus les gens le croient. L’inculture profonde et la volonté de croire des choses qui  permettent aux imbéciles de se croire non dupes se rejoignent. L’ignorance effrayante, l’incohérence logique, et le mépris à la fois des experts et des élites en général ouvre la voie à des fictions cyniquement entretenues par ceux qui ont tout à gagner à décrédibiliser  la science et la rationalité.

C’est ce qui donne un côté  effrayant au non respect des autorités intellectuelles, qui commence à l’école par les insultes et les menaces, verbales ou physiques à l’égard des professeurs, et qui finit par la désacralisation  du lieu même de la transmission du savoir qui tend de plus en plus à ressembler au monde de la rue avec sa brutalité. Les écoles sonr incendiées  , vandalisées, le harcèlement des faibles devient la règle plutôt que l’exception, les minorités religieuses imposent leur vision du monde. Non pas que les élites ne disent  jamais de bêtises, c’est plutôt le contraire, mais que les ignares se considèrent comme les détenteurs de la vraie vérité quand ils profèrent  des énormités qui n’ont rien à voir avec le bon sens, qui n’est certainement pas la chose la mieux partagée reste une une situation angoissante, et pas seulement en France

C’est la revanche des gilets jaunes de l’ignorance: ils peuvent ne plus croire personne d’autre que eux mêmes, puisque étant le peuple, ils ont « forcément raison. » Il fut un temps ou on appelait cela la conscience de classe. C’est plutôt « la conscience de casse » qui leur permet d’attaquer la police avec  des cocktails molotov, des marteaux, des boules de pétanque, des frondes et de mettre le feu à des préfectures,  de menacer l’Elysée, de tenter de faire effraction dens le fort de Brégançon, résidence de vacance des présidents, et de mettre en place un simulacre de décapitation du président , signe d’une influence djihadiste dans ce mouvement qui ose se référer  aux assassins  ignobles qui affichent leur décision de ne  respecter aucune règle ni aucune limite.

Bien sur, ceux là ont été arrêtés, mais on a entendu aucune condamnation de ces excès dans les rangs des gilets jaunes. Leur mouvement continue d’avancer sur deux jambes, l’une qui se  distingue de ces violences, l’autre qui les soutient en disant que « on n’obtient rien si on ne casse rien ».

Le mouvement se rétrécit de semaine en semaine, en particulier depuis que le gouvernement a reculé sur quelques points, mais les centaines de violents qui existent en France, à droite comme à gauche,  tentent d’entretenir l’incendie, en attendant que les élections leur apporte la revanche rêvée: partis extrémistes plus abstentionnistes = majorité. Les partis extrémistes n’ont aucune solution crédible à la situation actuelle, mais les partis modérés non plus. Le RN continue à prêcher une sortie de l’Euro qui serait une catastrophe nationale sans équivalent et des mesures sociales au moment ou la France doit restreindre ses dépenses, en plein accord avec les Insoumis dans une association rouge brun qui fait frissonner, mais qui ne les inquiète pas du tout.

Tout cela se déroule sur un fond de recul économique et d’aggravation de la dette, en  même temps que le travail temporaire, lié à la période des fêtes accuse  une perte d’emploi de 45000 postes, et l’addition pour les dégâts  présente une note de 2 milliards d’euros..

De plus en plus,,les revendications sur le pouvoir d’achat et une réforme de la fiscalité  cèdent le pas ,aux revendications politiciennes: dissolution du Sénat, démission de Macron, et surtout le référendum  d’initiative citoyenne, revendication portée par le RN, et véritable machine de guerre contre la démocratie représentative, remplacée par la possibilité pour le peuple d’imposer ses sautes d’humeur.  Pourquoi pas des sondages exigeant la traduction  directe des courbes de popularité, porte ouverte à la démagogie effrénée et à l’instabilité empêchant toute vue à long terme. Après, il n’y aura plus que à donner la parole, puis le pouvoir aux « comités »de quartier ou d’entreprise au sein desquels se détacheront les tribuns qui étoufferont la voix des contradicteurs, comme les choses se passent  au sein de l’université:, avant de les chasser pour être en terrain conquis.Ce dont ne semblent pas se rendre compte les gens qui n’expriment que leur colère , ne voyant que  l’iniquité du  système.

Ainsi se dessine une offensive des forces antidémocratiques qui a trouvé sa masse de manoeuvre et qui rejoint celles qui prolifèrent en Europe:  Les Gilets Jaunes finiront ils comme les Chemises Noires qui ont marché sur Rome en 1922 ?

 

 

Israel face à la haine islamiste

décembre 4, 2018

Le débat qui a divisé le gouvernement comme l’opinion publique dernièrement en Israel concernait la décision de lancer ou non une vaste offensive contre le Hamas, à la suite des centaines de fusées lancées contre sa population, après les provocations des manifestations à sa frontière et des lancers de ballons incendiaires.Israel était ainsi confronté à deux stratégies possibles:

Soit  refuser de transmettre  au Hamas l »argent donné par le Quatar, et le pétrole pour alimenter les centrales  électriques, au risque de désespérer encore plus les masses déshéritées des habitants de Gaza, et  lancer une opération meurtrière contre Gaza par des bombardements massifs; le risque étant que ces  bombardements sur une énorme concentration urbaine fassent des  dégâts tr§s lourds dans le population civile et mineurs  aux troupes du Hamas protégés par les boucliers humains mis en place depuis longtemps.

La preuve en est le côté dérisoire des frappes israéliennes des derniers temps, qui ne frappent que des bâtiments vides d’où les militants islamistes se retirent grâce aux avertissements donnés par l’aviation préalablement à ses frappes.
Le risque supplémentaire est que les états arabes (syrie, iran,etc..) se refassent une virginité en passant alors à l’assaut soi disant au nom des morts palestiniens,, en fait pour régler leur compte à leurs oppositions., et avec la complicité de toutes les opinions publiques occidentales qui crieront à la disproportion des forces quand ce ne sera pas au génocide.

L’autre vision des choses est le choix de Netaniahou, soutenu par l’Etat Major et les services de  renseignement:Ne pas laisser au Hamas le choix du moment de déclencher une offensive israélienne, ;ne pas soumettre la population israélienne à un déluge de fusées et négocier avec le hamas une trêve en attendant le moment choisi pour un « règlement des comptes ».

Ceci est sans doute une prise en considération des nouveaux éléments qui sont intervenus dans le rapport des forces au Moyen Orient: l’intervention des Russes après la chute de leur avion de reconnaissance descendu par erreur par les Syriens ce  dont Moscou a attribué la responsabilité aux Israéliens, a placé la Russie en position d' »arbitre » dans le conflit, par la capacité qu’ils ont de déni d’accès aux avions israéliens par leurs fusées sol-air  S300 d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres. La situation est complexe, car les Russes ne seront plus aux commandes des S300 qu’ils ont vendu aux Syriens, et ceux ci pourront être attaqués par les Israéliens. En attendant que les russes aient fini de former les artilleurs syriens, les Américains et les Israéliens profitent de de la fenêtre sans S300 pour attaquer à coups redoublés les bases iraniennes en Syrie.La question est de savoir si les S300 pourront être détruits ( et ne seront pas immédiatement remplacés par des matériels russes encore plus performants qui existent déjà). L’hypothèse qui circule actuellement selon laquelle les Russes négocieraient un adoucissement des sanctions économiques contre l’Iran en échange d’un retrait des iraniens de Syrie ne peut satisfaire Israel car tout allègement des sanctions contre l’Iran priverait ces sanctions de poids et donc permettrait à l’Iran de continuer sa progression vers l’arme atomique, ce qui est le danger le plus grave pour Israel. De plus, les iraniens disposent d’une autre carte dans la région qui est le Liban où le Hezbollah , avec sa quasi armée, très entraînée et superéquipée par l’Iran, constitue une tête de pont .directe avec la ligne Beyrouth/Téhéran

Mais la diplomatie des Russes est . complexe:ils veulent s’installer en acteurs dominants dans la région, mais ils ne veulent pas donner les moyens d’une hégémonie locale à l’Iran avec qui ils ont été provisoirement alliés contre Daech; et avec la Turquie, leur alliance est ambivalente et surtout basée sur le désir de nuire aux Etats Unis.

Heureusement, pour le moment, la Chine se tient à l’écart de cette zone, elle privilégie la construction de sa « route de la soie « , la voie de son expansion en Asie et en Afrique.

Ce qui est certain, c’est que la domination militaire totale d’Israel dans la région n’est plus qu’un souvenir. Israel reste la plus grande puissance, mais les Arabes grignotent cet avantage et le prix que devra payer Israel en cas de conflit sera de plus en plus lourd.

Les arabes le sentent et multiplient  les insultes et les rodomontades, comptant aussi sur la volonté israélienne de préserver sa population.Le domaine du mensonge et du cynisme  leur ouvre des avenues pour les  provocations.

L’attitude  menaçante de l’extrême droite israélienne, qui est prête à engager le combat immédiatement correspond à une situation antérieure ou Israel avait les moyens d’écraser dans l’oeuf toutes les menaces arabes. On peut comprendre le dépit de cette fraction du pays qui enrage de subir des coups en ne ripostant que de façon symbolique, ce qu’ils interprètent comme un signal de faiblesse envoyé à leurs adversaires, chose qui n’est pas entièrement fausse.En même temps, peut être que se lancer dans une autre opération « bordure protectrice » risque de ne pas permettre à Israel de développer tous ses moyens, et réoccuper Gaza paraît un but fou et absurde: se remettre sur le dos la gestion de deux millions d’arabes désespérés et suicidaires n’est pas une bonne idée.
Quand Israel a conquis Beyrouth après une bataille de rue qu’on lui annonçait impossible à gagner, il a du céder à la pression internationale et laisser les palestiniens et Arafat quitter le Liban, et les années qui ont suivi ont été celle de l’installation du Hezbollah. et de son contrôle grandissant de tout le Liban.

En conclusion, les  pressions des « durs » de l’extrême droite, si elles répondent à un désir de punir les agresseurs à l’origine de ces actes terroristes  que sont l’envoi  de fusées et d’obus sur des populations civiles, et si la riposte a toujours été le principe de Tsahal,  la solution du compromis prônée par Nétanyahou et les plus hautes autorités militaires du pays prennent en compte les éléments généraux de la situation.La négociation menée à ce moment obligeait à une modération temporaire. L’ennemi principal reste l’Iran, le Hamas est un ennemi secondaire, il ne s’agit pas de faire s’embraser tous les fronts en même temps et de diviser ses forces s’il n’y a pas d’urgence. Si provisoirement les bombardements cessent en échange  d’un peu d’argent fourni par les pays arabes et de quoi donner un peu d’électricité » aux habitants de Gaza, plutôt que de faire mourir des dizaines de soldats israéliens dans les combats, c’est le bon choix qui a été fait, même si tout le monde sait que ce n’est que partie remise.

De  plus chacun sait que en Israel, l’arrière plan politicien est toujours présent dans les polémiques sur la stratégie générale.L’extrême droite a tenté de faire tomber le gouvernement et y est presque  parvenue. Ceux qui ont préféré ne pas déclencher l’incendie maintenant ne sont pas des gauchistes pacifistes de « La Paix Maintenant »,ce sont des hommes de droite qui sont prêts à demander au pays les sacrifices indispensables… s’il le faut.

GB

La repudiation par les Etats Unis du pacte nucléaire avec l’Iran

mai 11, 2018

 

Trump est passé à l’acte et a refusé de proroger le pacte qui avait été négocié par Obama avec les Iraniens, s’attirant les désapprobations et les condamnations des autres signataires.

Pourtant, le fond de l’affaire est continuellement escamoté par les pays européens (France, Allemagne, Grande Bretagne, ) , qui se retrouvent pris à contre pied par la décision nette et sans fioritures de Trump.

Sur le fond, tous ces pays savent parfaitement que l’accord signé par Obama est complètement bancal, et que Trump a parfaitement raison de qualifier cet accord de plus mauvais accord jamais signé par les Etats Unis. En effet, quel est le contenu de cet accord: d’un côté, les états signataires cessent toutes les sanctions économiques, et permettent à l’Iran de profiter des revenus pétroliers pour reconstruire une économie sinistrée  et  disposer ainsi des moyens financiers de  soutenir le développement d’une industrie de guerre ( développement d’une ,défense contre avions, d’une industrie de missiles balistiques et de drones militaires,aide financière aux divers mouvements terroristes de la région).

La stratégie de Obama, développée par ses soutiens démocrates est basée sur un pari: celui que le développement économique aura pour résultat le développement d’une classe moyenne qui infléchira dans un sens plus modéré la politique extrémiste  des dirigeants iraniens.L’extrême naïveté de cette croyance, qui ne tient aucun compte des paramètres spécifiques à une dictature théologique, pour qui les facteurs idéologiques sont prioritaires  sur tous les autres . De plus, la nature expansionniste du régime iranien et sa capacité à fuir en avant dans un conflit militaire qui soude la population dans un élan nationaliste font que devant  toute menace de déstabilisation, le régime accentuera ses positions extrémistes.

De l’autre côté, less Iraniens promettent de limiter le nombre de leurs centrifugeuses, mais pas de les supprimer et donc de diminuer leur processus d’enrichissement de l’uranium…pendant 10ans. Mais après? Rien n’est dit sur ce qui suivra et les Iraniens qui auront regonflé leur économie, ne seront plus aussi vulnérables que maintenant. Ils seront alors proches du seuil nucléaire il ne leur restera que à relancer leur  centrifugeuses qui existent déjà par milliers pour atteindre en quelques mois la capacité nucléaire.
Donc le résultat de l’accord aura été de donner des moyens financiers aux iraniens en échange d’un ralentissement de leur enrichissement de l’Uranium, (Il faut savoir que les premières étapes de l’enrichissement sont les plus longues( la deuxième phase est nettement plus rapide). Cele leur permettra de se maintenir juste à la limite du taux d’enrichissement toléré, puis, à la fin de la période du pacte, de faire un bond qui leur donnera la possession de la bombe.

C’est vraiment ce qu’on peut appeler un accord nullissime. Mais Obama a sauvé la face et prétendu avoir muselé le molosse iranien, ce qui  a certainement bien fait rire les mollahs.

Le parallèle avec Munich en 1938 saute aux yeux. Face au bluff nazi, les puissances européennes et leurs opinions publiques tremblantes de peur, ont essayé de se convaincre qu’une solution pacifique était possible, et se sont deshonorées en abandonnant la petite Tchécoslovaquie à la menace militaire  allemande.

Ils n’ont pas compris que en cédant à la menace, alors qu’il était encore temps d’écraser le monstre qui s’ébrouait et s’enhardissait à leur frontière, ils se préparaient cinq années d’enfer et des dizaines de millions de morts.C’est la même chose qui se joue avec l’Iran.

Les fous de Dieu chiites, guère meilleurs que les Fous de Dieu sunnites, se sont emparés du pouvoir dans un pays en partie moderne dans un monde musulman tenté par le passéisme et la haine de l’Occident.Ils ne lâcheront le pouvoir que quand ils seront face au peloton d’exécution, et ils entraîneront dans leur chute beaucoup de  monde.
Les Européens,qui ont vécu deux guerres mondiales ne veulent plus entendre parler de guerre, et si on les assure qu’il seront tranquilles pendant10 ans, ils ne veulent pas en savoir plus.

mais les manières de Trump leur déplaisent-elles sont déplaisantes-Son parler cru est grossier, il ne tient pas compte du respect de l’autre, son égocentrisme est vulgaire et iLne connaît que les rapports de force.Pourtant, dans l’affaire du pacte avec les Iraniens, il fait preuve de clairvoyance.
Les analystes s’interrogent: a t il un plan B ? ou bien n’a t il que la guerre à proposer?

Pour le moment, personne ne sait quelle est la stratégie Trump.

il semble que son idée soit, sur le modèle de la relation avec la Corée du Nord,une pression suivie d’une négociation. Mais l’Iran n’est pas la Corée du Nord,et surtout personne ne sait encore quel sera le résultat des discussions entre les deux parties

Le point faible de la position de Trump, c’est l’opposition des Européens qui se sentent traités comme partie négligeable, et qui craignent d’avoir à payer les pots cassés d’un boycott de l’Iran, si ils refusent les règles imposés par les Américains.Surtout les paroles de Merkel » l’Europe ne peut plus compter sur la protection de l’Amérique » sont lourdes d’implications et de conséquences.Trump n’aurait-il réussi qu’à briser l’unité du monde occidental en réduisant tout à des considérations d’intérêt à court terme?

L’assassinat antisémite de la vieille dame

avril 2, 2018

L’antisémitisme arabe a encore frappé. Des minus habens se sont encore lâchés  et ont continué la triste litanie de l’ignoble en poignardant une dame de plus de quatre vingt ans, Mireille Knoll, survivante de la Shoah, au simple motif qu’elle était juive. La menace de l’agression plane ainsi sur tous les juifs de France, que ce soit des enfants prenant le métro avec une kippa, ou dans une cour d’école où des petits caïds, futurs dealers de drogue, essayent de les terroriser par l’usage de la force du groupe. Les jeunes arabes sucent ainsi  l’antisémitisme de tradition avec le lait de leur mère. C’est devenu une figure de style arabe que d’exprimer haine et mépris pour les Juifs, et si la tradition ne suffisait pas, les islamistes se chargent  de semer la haine , et de prêcher la violence aux idiots qui les écoutent.  Les jeunes arabes, ragaillardis par les massacres, décapitations et mutilations de leurs aînés de l’Etat Islamique s’essayent à des meurtres sans trop de risques,comme de tuer des vieilles femmes sans défense ou des enfants dans la cour des écoles juives (Mohamed Merah).

La marche blanche pour protester contre le meurtre de Mireille Knoll décidée par les organisations juives a rencontré un écho favorable chez les juifs et chez les non juifs, dégoutés par ce crime ignominieux, et inquiets de voir cette communauté visée par les ennemis de la démocratie. En effet la communauté juive joue le rôle d’un signal d’alarme  face aux offensives antidémocratiques, comme les canaris dans les puits de mine  sont des avertisseurs de la montée des gaz qui menacent la mine d’explosion. La manifestation a été l’occasion d’une polémique, le CRIF ayant signifié à Marine Le Pen et à Mélenchon qu’ils n’étaient pas les bienvenus dans le cortège, ce qui ne les a pas empêché de forcer le passage jusqu’à leur expulsion manu militari.Cela leur a donné l’occasion de protester de l’absence d’antisémitisme dans leur organisation, ce qui n’est vrai que jusqu’à un certain point. C’est vrai que l’un et l’autre se sont débarassés de quelques éléments voyants et gênants, et que , Mélenchon comme Le Pen ne peuvent pas être accusés de tenir des discours antisémites. Mais dans leur entourage fleurissent les discours « rouges bruns »,prônant des actions anti israéliennes ( boycott, sanctions,) et les sympathies propalestiniennes de ces chefs de parti ne sont un mystère pour personne.

La question reste ouverte: est ce qu’il fallait les exclure d’un mouvement national de  réaction à un crime antisémite, ou seulement les critiquer pour leur attitude ambiguë vis à vis des discours « limite » qui se tiennent couramment dans le monde ou ils évoluent, sans les ostraciser. D’ailleurs, une fois rentrés chez eux, ils ne se sont pas privés de se présenter en victimes innocentes d’un judaisme d’extrême droite, face à qui  leur hargne a pu se donner libre cours.

Mais il n’est pas sur qu’il faille écarter ceux qui prennent la défense des juifs, même si ils ne sont pas parfaitement « blancs ». De même que dans la Résistance, il y a eu des mouvements de droite, et même les communistes n’ont pas contesté leur activité de Résistance.

Alors, les Juifs de France vont ils devoir vivre en étant sur leurs gardes, en frissonnant dès que  un visage  d’Afrique du Nord les suit avec une fréquence un peu étrange? Ce serait une victoire totale des antisémites, que de contraindre une population entière à vivre dans la peur. La montée de la haine est un fait. Comme toujours les antisémites tablent sur l’effet de meute pour  produire la terreur chez leurs victimes, menacées d’être submergées par une violence qui se proclame sans limite.
Mais face à l’ignoble qui espère  provoquer la fuite et la démobilisation, il existe un exemple à suivre: celui des Israéliens qui , après la stupeur des premiers meurtres à l’arme blanche ou à la voiture bélier, ont élaboré calmement des techniques de défense  . De plus en plus de gens ont demandé des permis de port d’armes et se considèrent comme des auxiliaires de la police et de l’Armée face aux assassins terroristes. Les techniques d’auto défense doivent se répandre dans la population juive. La stratégie de riposte des Israéliens face à la violence armée de ceux qui proclament leur volonté de les détruire est de ne jamais laisser une agression sans réponse. Celle ci peut être judiciaire, ou militaire, suivant les cas.

En tout cas, face à cette volonté de destruction, les juifs doivent savoir que, du moins à l’époque actuelle, l’appareil judiciaire et policier français est dans le même camp qu’eux, et que c’est la plus forte défense qu’ils peuvent trouver.Comme la mobilisation générale de l’Occident face aux attentats meurtriers des terroristes islamistes.

A eux de mobiliser l’opinion publique pour éviter la banalisation et la minoration des attaques qui se multiplient, et faire pression pour que ces infâmies soient punies de manière à décourager les  auteurs qui ne les osent que dans la mesure ou ils croient pouvoir bénéficier d’une relative impunité. La propagande faite autour du soi disant « amalgame » a permis, pour défendre le honteux politiquement correct,  de noyer les faits dans une pathologie individuelle, mettant en avant les problèmes de déséquilibre personnels et masquant le fondement religieux et raciste anti blanc et antisémite des attentats qui se sont multipliés.

Le développement de l’islamisme terroriste qui défie les Etats et les peuples qu’il veut dominer et convertir par la force produit aussi une mobilisation grandissante, proportionnelle  à cette guerre que l’islamisme a déclaré au monde entier. La France mobilise son Armée, sa Police, sa Justice, tout son appareil d’Etat contre les propagandistes de la  haine et ceux qui passent à l ‘acte. C’est aussi l’Education Nationale qui doit se mobiliser et combattre sans pitié les ferments du fascisme islamique qui se développent dans ce lieu stratégique et symbolique de l’identité française. Toutes les mesures envisageables n’ont pas encore été prises, mais la prise de conscience grandit que il s’agit avant tout d’une guerre idéologique qui doit être menée de façon déterminée, et sans concession aux mollesses du discours « humanitaire » que les maîtres du double jeu islamiste utilisent avec habileté.

Dénoncer ce discours  de camouflage et d’excuses pour les criminels est la première forme de lutte contre les tenants du mensonge et de l’appel au meurtre qui prolifèrent dans le milieu favorable de la culture islamique.

GB

 

Tarik Ramadan, le pervers manipulateur démasqué et cerné par la justice

mars 14, 2018

Tarik Ramadan mis en prison, et ses mensonges et ses actes de violence dénoncés les uns après les autres, il y a quand même des bonnes nouvelles de temps en temps, au milieu de la mer de violences  et de démagogie qui suinte du mouvement islamiste dans le monde.

car ce mouvement  a toujours gardé deux fers au feu: la terreur et le meurtre pour établir et maintenir  un rapport de forces en sa faveur qui à terme, aboutit au  génocide ou à l’exil des populations qui refusent l’asservissement et la conversion forcée, et l’hypocrisie et la dissimulation, justifiées par le service de Allah, pour qui tous les moyens sont légitimes.

Ramadan a  choisi ce pour quoi il était le plus doué: la présentation sous un jour apparemment acceptable par les Occidentaux de la vision du monde islamiste, au prix d’un jeu ambigu sur les mots et d’une dissimulation de ce qu’il savait inacceptable pour ses interlocuteurs, mais en se débrouillant pour ne rien concéder sur le fond.

il a pu ainsi développer l’idée que la France était  déjà « terre d’islam »sans recevoir immédiatement une paire de gifles.

Réussissant à se faire engager par la   plus prestigieuse université britannique  en présentant un faux curriculum vitae, mettant en avant une thèse de doctorat passée en Suisse pour laquelle  plusieurs membres du jury ont démissionné  devant l’apologie sans recul des frères musulmans qui constituait son « travail »et pour laquelle il n’a pas obtenu de mention permettant de postuler à un poste d’enseignant, ce qui ne l’a pas empêché de se présenter comme professeur d’université pour quelques heures de cours sans titre à la faculté. .L’université anglaise lui a d’ailleurs retiré son habilitation à la suite de sa mise en examen pour viols .

Les plaintes se multiplient, les bouches s’ouvrent à la faveur du grand mouvement de libération de la parole féminine qui se développe à la suite des révélations de l’affaire Wenstein. Les pratiques de violence sexuelle contre les femmes s’avèrent monnaie courante dans  certains milieux, où l’argent, le pouvoir et même la notoriété suffisent à  réduire les femmes à l’état de proies.

Les pratiques de Ramadan, usant de toutes les formes de manipulation  et de l’intimidation  jusqu’à la force physique pour obtenir sa satisfaction montrent le mépris profond de la femme chez lui et l’utilisation de sa « célébrité » pour tirer des avantages   y compris sexuels de sa position de domination intellectuelle. Cet abus de position se retrouve même semble t il quand il enseignait dans un collège suisse, quand il enseignait à des adolescentes, ou il semble y avoir eu plusieurs relations avec des mineures, actuellement couvertes par la prescription. On se trouve devant un cas classique d’activités perverses, effectuées par quelqu’un ayant une responsabilité pédagogique et un pouvoir d’influence,  masquées derrière un rideau de fumée de  déclarations moralisantes .

Le pire dans cette affaire est sans doute le sentiment de la jouissance de Ramadan dans le spectacle de la réussite de sa tromperie, puisque il est arrivé à tromper des hautes instances intellectuelles, lui donnant un sentiment de toute puissance face à des naïfs à qui il arrive à faire gober les plus gros mensonges.

Heureusement que la révélation de la perversité de son comportement sexuel  et du caractère profondément mensonger de ses discours s’est étendue à son discours politique ( « l’islamisme est parfaitement assimilable par la société française, »)

Il n’y aura  bientôt plus que quelques gauchistes pro islamistes pour prêter attention à ses discours qui vont sans doute se radicaliser à la suite de la dévaluation de son discours banalisant sur l’islam.L’heure de la « collaboration » avec un islam « pacifiste ». est passée.

On se trouve maintenant dans une situation proche de l’époque de la guerre entre l’Occident et le Communisme où celui-ci menait de front une guerre  sur le plan militaire et une offensive dans les opinions publiques pour obtenir par la voie du vote et des luttes syndicales des leviers de pression sur les politiques, les deux voies se soutenant mutuellement.

La conclusion qui se dégage de cette tombée des masques, c’est que le visage sympathique qui se présente parfois à nous n’est qu’un leurre  des islamistes qui endossent le costume policé de celui qui ne recherche qu’une relation pacifique avec l’Occident, alors qu’il s’agit d’une volonté  de développer l’influence  des ennemis déterminés de la civilisation occidentale. Le loup islamiste couvre sa patte de farine blanche pour se faire passer pour un agneau, et il ricane sardoniquement devant les « idiots utiles » qui prennent ses belles paroles pour argent comptant. Les idiots utiles de la gauche proislamique achètent leur bonne conscience en croyant soutenir les éternelles victimes de l’injustice sociale, alors que ils donnent des armes aux ennemis féroces de toutes les libertés  qui essaient, par tous les moyens de capter le pouvoir pour ne plus jamais le recéder à quiconque: voir par exemple l’Iran où les religieux ont anéanti par la terreur et le meurtre toute forme d’opposition cohérente à leur théocratie.

Les démocrates du monde entier voient avec horreur les démocraties reculer devant les régimes autoritaires ( Chine, Russie, Turquie )qui développent leurs politiques cyniques et tranquillement mensongères et réalisent un front commun des dictatures qui attendent avec impatience l’heure de leur revanche. L’exemple de la Russie avec qui quelques bonnes âmes ont rêvé de  renverser les alliances, pensant que il y avait plus d’attraction que de répulsion pour l’Occident, négligeant l’histoire et la replongée dans un neostalinisme nationaliste. L’assassinat de l’ex espion soviétique  passé à l’Ouest par empoisonnement  au gaz incapacitant, signé par les labos militaires russes et la dénégation arrogante de l’évidence par Poutine montre le mépris du droit et des règles par Poutine, encouragé par ses succès en Syrie et la réussite de sa politique de force en Crimée et en Ukraine.

La décrédibilisation de la politique internationale des Etats Unis par la politique erratique de Trump, alternant les menaces de matamore et les reculs, défendant un égoïsme forcené, favorise la montée en puissance des « royaumes du mal ».L’accès au nucléaire de l’Iran que les Occidentaux n’ont pas pu empêcher, juste retarder, de même que ils se montrent impuissants à freiner le développement  des missiles de l’Iran, signent le recul de l’influence des démocraties face à la montée du danger venu des dictatures du monde entier: les démocraties elles mêmes sont menacées par la montée des populismes qui les minent de l’intérieur, alors que le refus de prendre en considération la colère des masses  crée un mur isolant la classe dominante du reste des pays.

Là encore, la haine des masses frustrées rejoint les ambitions des dictateurs qui voient bien comment détourner cette haine contre les boucs émissaires traditionnels: Etats Unis et  Israel,

L’Iran a osé passer à une étape suivante, en envoyant un de ses drones transgresser directement l’espace aérien israélien. Petit pas après petit pas, l’Iran se rapproche de la guerre directe avec Israel. 150000 fusées sont en place pour détruire l’&tat Israélien.

Les Israéliens disposent ils d’une riposte à la hauteur?

L’anniversaire de l’attaque terroriste contre Charlie

janvier 11, 2018

Après les crimes sauvages de Mohamed Merah, qui est une figure auréolée de gloire après sa sortie suicidaire contre les forces de l’ordre qui suivait le meurtre glacé de deux petits enfants dans la cour d’une école juive, ses camarades de tuerie ont pris le relais; et comme ils l’ont bien crié, ils ont bien « vengé le prophète » . Celui ci doit d’ailleurs être fier de ce que des hommes en ont tué d’autres simplement pour avoir exercé la liberté de caricature, normale dans un pays de démocratie, mais inconcevable dans les régimes pourris du moyen orient, ou les dictateurs se vengent par les tortures et les meurtres des affronts  que leur renvoient ceux qui n’ont pas d’autres armes que le mots pour c ontredire la sauvagerie  que déchaîne la résistance à l »égoïsme et à la volonté de pouvoir des guignols sanglants qui paradent au nom des peuples.

Mais  le meurtre des journalistes de Charlie a eu un effet inattendu: il a a fait jeter aux orties les monceaux de littérature qui s’étaient développés pour « expliquer » l’attitude suicidaire et haineuse des assassins et a fait éclater au grand jour la raison essentielle de cette orgie de crimes et d’abominations: la Haine religieuse, soigneusement entretenue et développée par des imams boute-feu, par les moyens financiers  de princes du pétrole, appuyée sur la croyance idiote que ils pouvaient s’emparer par la ruse et le mensonge de pays qui vomissent leur mode de vie et de relations humaines.

Les imbéciles qui pensent que l’on peut gagner des guerres avec quelques attentats n’ont pas tiré les conclusions de la dernière guerre mondiale: des pays qui ont résisté à la machine de guerre allemande au prix du sacrifice de dizaines de milions de morts ne se laisseront pas effrayer par quelques dizaines de milliers de zombies qui tranchen t les gorges d’innocents et terrorisent des foules désarmées et des femmes sans défense.

Ce qui est apparu, c’est la capacité de la foi religieuse à mobiliser les esprits jusqu’au sacrifice suprême, à faire avaler les plus grosses couleuvres, et à fasciner les foules désorientées devant la modification ultra rapide de leur environnement; Les plus lents à arriver à s’y adapter seront les plus déterminés à lutter pour maintenir l’ancien mode de vie, et certains chefs d’état joueront cette carte, pour se maintenir au pouvoir.

En même temps, la surenchère dans l’ignoble ne peut quand même pas être payante sur le long terme, et finira bien par produire cette réaction qui tarde tant à venir actuellement.

En attendant, les yeux se sont ouverts et les bouches aussi, qui de plus en plus nomment l’ennemi:  l’islamisme terroriste et sa trainée sanglante qui rêve de détruire toute la beauté  et la liberté qui lui échappent. La dictature sinistre et débile que ils nous promettent finira bien par mobiliser  même les indifférents et les peureux.La France a résisté à des siècles de tentatives de la détruire et ce ne sont pas les zombies de l’islamisme  qui ont la moindre chance d’y parvenir.

Comment on développe la sauvagerie chez un peuple qui est prêt à cela

septembre 3, 2017

Il y a quelques années, l’horreur nous saisissait en lisant le sort de soldats israéliens qui avaient été dépecés par des palestiniens, qui montraient fièrement leurs bras dégoulinants du sang de leurs victimes.,brandissant les organes ou les morceaux des soldats morts Difficile de dire qu’est-ce qui était le pire: la profanation par les palestiniens du corps de leurs ennemis, qui témoignait d’une haine folle, déniant le droit à une sépulture humaine à leurs ennemis, attaquant les morts comme si la mort n’était pas une vengeance suffisante, ou bien la fierté démente qu’ils tiraient de ces actes de barbarie.

c’était peut être ne pas voir comment ces actes n’étaient que le couronnement d’une éducation de la haine, poursuivie avec méthode depuis l’enfance, en s’appuyant sur les stéréotypes antisémites martelés par les professeurs, les voisins, les amis, en fait , une culture antisémite infusée dans la culture arabe depuis des siècles. dès la petite école, une éducation de la haine comme il y en a eu une dans l’éducation catholique  avec la qualification de « peuple déicide » à laquelle l’église n’a renoncé que tout récemment, après avoir profité durant des siècles de la possibilité de rançonner les communautés juives. La concurrence aigüe qui liait ces deux religions, et la volonté de contester leur filiation commune pour affirmer l’originalité totale du catholicisme a sous tendu la haine et le mépris développés par celui ci, joint au mépris de l’argent, et à la valorisation des valeurs guerrières de l’ordre féodal. Les pogromes perpétrés pendant les Croisades,au coeur de l’exaltation religieuse, entre autres lors de la prise de Jerusalem ont montré comment cette exaltation était propice à l’action meurtrière et à la libération des pulsions barbares. L’autorisation et même la bénédiction données par les autorités (religieuses,)  qui souvent étaient au premier rang des massacreurs montre comment l’exemple donné par les autorités est une cause fondamentale du déchaînement quand  celui ci se produit.

Mais ce qui est valable pour les autorités religieuses, parfois seul rempart contre la violence à peine réfrénée des masses incultes, est aussi  valable pour les autorités politiques qui font jouer la cascade des relais administratifs qui permettent le façonnage de l’opinion.

Un exemple tragique peut être fourni par le génocide des Tutsis par les Hutus  au Rwanda. Des années entières passées à remâcher la rancoeur des Hutus, d’abord dominés politiquement, puis après le renversement du pouvoir, faisant venir au pouvoir un mouvement extrémiste,  développant des thèses génocidaires. Les Hutus, plus petits et moins beaux physiquement que les Tutsis, cantonés à une agriculture misérable lorsque les Tutsis pratiquaient l’élevage des vaches, plus rémunérateur, et que sur le plan matrimonial, l’élégance de leur morphologie leur donnait un avantage incontestable sur le plan amoureux, tout cela a infusé et mature malgré la cohabitation anciennes  des deux ethnies et les nombreux mariages inter -ethniques;Les mêmes qui jouaient dans la même équipe de football se sont livrés à une extermination sans exception pour leur copain de classe, de sport,quant ce n’était pas pour le membre de leur famille.Les églises ou les Tutsis se réfugiaient ne leur ont procuré aucune protection et  n’ont fait que permettre aux Hutus de les massacrer par milliers d’un seul coup, sans avoir à les traquer individuellement.

Le prétexte à la campagne de massacre, la destruction en vol de l’avion du président Hutu n’a pratiquement pas joué. Il a simplement donné le signal de départ de la campagne de meurtre qui avait été soigneusement et habilement préparée par le parti au pouvoir Hutu.Les signes précurseurs étaient seulement des « plaisanteries » des Hutus sur le fait qu’on allait se débarrasser des Tutsis, plaisanteries que les Tutsis supportaient sans vraiment y attacher d’importance.

L’habileté des propagandistes de la mort a été de ne pas exiger de « normes » de meurtre pour les Hutus, de seulement exiger qu’ils participent à leur gré, aux massacres. Le reste s’est déroulé tout seul. Certains ont voulu parader avec leur chiffres de meurtres, d’autres en ont fait le moins possible,  mais tout le monde devait avoir tué compte tenu de la pression du groupe devant qui il ne fallait pas « se dégonfler ». A part la vengeance du groupe (il n’y avait pas, dans la plupart des groupe de liens personnels avec les victimes.

Par contre, le pillage était autorisé et c’était une des motivations principales:les meurtriers étaient fiers de leur butin (parfois des simples tôles pour renforcer leurs maisons et étaient soumis à la pression des femmes si ils n’en ramenaient pas assez . Ils encaissaient alors leurs reproches.
L’impression générale était celle d’une formidable curée, ou il était permis de tuer pour s’emparer des biens d’autrui, et ou il fallait supprimer tous ceux qui seraient susceptibles de se plaindre ou de se venger. Le plus frappant  dans cette orgie de meurtres, c’était l’absence totale de sentiment de culpabilité quand ils tuaient: les femmes (souvent après les avoir violées), les enfants, les  professeurs, sans manifester la moindre émotion. Le fait que les meurtres aient été effectués pour la plupart avec des machettes ajoute à l’horreur, les assassins tuant à bout portant et  souvent mutilant affreusement  leurs victimes avant de les achever, parfois lentement pour les punir de ne pas avoir livré leurs « trésors » comme dans le cas du « gang des barbares » enFrance , persuadés débilement que leur victime étant juive, elle devait avoir de l’argent caché
On voit ainsi l’enchaînement: constitution d’un ressentiment à l’égard d’un groupe ethnique, organisation d’une campagne de  propagande systématique de déshumanisation de cette ethnie,( qualifiée dans les émissions de propagande de « la radio des mille collines « de « cancrelats »,  encadrement de la population  par des milices armées soutenue par le gouvernement, promesse d’enrichissement par le vol généralisé de toutes les propriétés de ce groupe ethnique.

Là encore, l’impression dominante était qu’un vernis de civilisation avait fondu en quelques jours pour laisser la place à un comportement de bêtes sauvages, qui tuaient avec le plaisir d’avoir à leur merci une population entière, sans l’ombre d’un doute ou d’un questionnement. Des paysans misérables et incultes, mais parfois aussi des petits commerçants et même des membres de l’administration qui avaient ruminé leur haine et leur envie envers ceux qui avaient à peine plus qu’eux, se lâchaient et communiaient avant de se lancer dans des chasses à l’homme dans la forêt ou dans les marais, dans des orgies de viande pour utiliser les bêtes qui n’avaient plus personne pour les garder.

Certains penseront peut être qu’il s’agit de peuplades arriérées, vivant dans la jungle, et dont la civilisation était toute récente. Mais que penser alors du génocide des Arméniens par les Turcs ou ce sont les mêmes éléments qui ont été mis en jeu:stigmatisation d’une communauté par les représentants de l’Etat, accusation de trahison et de pacte avec l’ennemi, haine des chrétiens, volonté de réaliser une nation unifiée par l’élimination des personnes représentant une culture différente, et une fois le processus lancé, une entreprise de pillage généralisé de la communauté mise au ban de la société, avec la complicité de la police et des forces armées pour finir par des viols quasi systématiques et la  marche forcée dans le désert avec l’obligation d’abandonner tous ses biens, jusqu’à à l’épuisement total et la mort. Là encore , les vols ont été une puissante motivation  à la spoliation et au massacre sans scrupules des voisins.Tout cela conduit avec un cynisme total par les autorités politiques et les dénégations les plus éhontées face aux accusations de génocide. L’horreur, c’est que un siècle plus tard, la direction politique du pays continue de nier cette réalité énorme, ajoutant le mensonge  à l’affirmation de leur tranquille bonne conscience face aux descendants des victimes et criminalisant ceux qui veulent clamer la vérité.

Le dictateur Erdogan, lancé dans des purges effrayantes et ayant choisi les Kurdes comme boucs émissaires ,continue dans l’ignoble en profitant  du vent favorable au regain de l’islamisme et développe peu à peu la haine de l’Occident dans son pays Il démontre, cent ans après, que les mêmes méthodes de gouvernement fonctionnent dans un pays incapable de se regarder en face.

Ainsi, on voit que les mêmes facteurs produisent les mêmes ravages civilisationnels: quand les autorités politiques ou religieuses prennent le parti de développer la haine contre une communauté, si il n’y a pas d’autorité contraire,  les masses se sentent validées dans leurs espoirs de progression sociale ou d’enrichissement par le pillage et si l’appareil d’état , aidé le cas échéant par des troupes militantes ou des milices, constitue le détonateur d’un processus qui peut aller jusqu’au massacre de la communauté visée.
L’exemple du nazisme a été le plus flagrant, l’Etat donnant l’exemple progressivement croissant des exactions concrètes et des discriminations juridiques, les violences  étant conduites par l’appareil d’état marchant la main dans la main avec les milices privées.

Là, c’est l’Etat qui a développé une idéologie isolant les quelques consciences qui résistaient et proclamant la validité de la sauvagerie pour elle-même, dans une inversion complète des valeurs dont il donnait l’exemple.

Les dictateurs existent toujours, prêts à déchaîner les forces de la sauvagerie si cela peut les aider à s’emparer du pouvoir ou à s’y maintenir.De Kim Il  Jong à Erdogan, le contrôle des médias peut donner les moyens de façonner l’opinion publique à un dictateur cumulant ce moyen de contrôle avec la possession de l’appareil répressif d’Etat (police, justice, armée), c’est à dire les « services de force ». Que les démocraties sont fragiles!