Posted tagged ‘référendum d’initiative citoyenne’

Les gilets jaunes, manoeuvrés par des leaders extrémistes, entraînés dans une tentative de renverser l’état de droit.

janvier 6, 2019

Ca continue!!!

Le mouvement, qui a considérablement maigri depuis les dernières semaines, mais qui reste mobilisé, se divise de plus en plus clairement entre une partie qui attend de voir ce que vont donner les discussions avec le gouvernement, et une partie jusqu’au-boutiste qui  ne tient aucun compte des concessions faites par le gouvernement , veut la chute du régime et  met en place une tentative insurrectionnelle.

Les violences vont croissant contre  les forces de l’ordre et contre les institutions , dans une  escalade des agressions (envahissement d’un ministère obligeant à évacuer le personnel), à la recherche de nouvelles cib,les manifestant le pouvoir de nuisance des émeutiers.La dernière manifestation à Paris avait pour objectif l’Assemblée Nationale , ce qui ressemble fortement à la tentative de coup d’Etat de la droite française le 6 février 1934.Les consignes données aux manifestants  étaient d’enlever leur gilets pour ne pas être repérés par la police .

Déjà des appels à s’armer avec des armes à feu ont circulé. La violence occupe de plus en plus de place dans les commentaires sur les gilets jaunes.la dictature des minorités et le règne de la force pour obtenir ce qu’on veut devient le mode d’expression privilégié.

Déjà, la tension sociale avait pris une forme de guérilla avec les forces de l’ordre avec l’affaire de l’aérodrome de Notre Dame des Landes:une minorité de quelques centaines de militants, anarchistes, écologistes, blackblocs, refusaient de tenir compte des décisions légales, exprimaient leur haine de la Loi,,et tenaient tête  aux forces de la Loi, pour finir par obtenir satisfaction sur la non construction de l’aérodrome.L’Etat faisait montre de sa crainte de leur offrir un martyr, après la mort d’un militant écologiste dans la bataille des antibarrage contre les forces de l’ordre. La capacité de mobilisation immédiate de ces militants prêts à se regrouper dans différents pays, leur entraînement à manifester violemment et à ne pas se faire attraper par les policiers, l’utilisation d’armes de plus en plus dangereuses ont  peu à peu transformé les manifestations pacifiques  en espaces d’affrontement prévus ou la « racaille »  se joint aux extrêmes politiques dans  ce qui devient un sport dans les banlieues: l’affrontement à la police dont on voit bien partout qu’elle ne suscite plus ni crainte ni respect.

Le recul de l’Etat et sa stratégie de division des écologistes ont été gagnants pour étouffer le mouvement anti aéroport, mais le prix a été le renforcement de l’idée que l’on peut faire  plier l’Etat..

De même l’affrontement avec la CGT autour de la réforme de la SNCF s’est traduit par une victoire en rase campagne de l’Etat, mais au prix de l’affaiblissement majeur de la centrale syndicale dont le rôle, certes ambigu, était aussi d’encadrer les masses et de les intégrer..

Dans la situation actuelle , il n’existe plus de force politique représentant et encadrant les masses en colère , ce qui laisse le champ ouvert aux partis extrémistes, LFI et RN,qui tentent d’absorber le mouvement de colère populaire et profitent du flou des revendications populaires pour y glisser les leurs (le RIC pour le RN, la promulgation d’une assemblée constituante par LFI, deux armes de destruction massive pour en finir avec la démocratie participative.

PS L’épisode du boxeur professionnel qui a agressé un policier et qui s’est justifié en expliquant qu’il « en avait eu assez de se faire « gazer » par les policiers « ( on croirait qu’il a subi Auschwitz et Treblinka) . Cet homme, qui a participé à une manifestation non déclarée ose  se prétendre en état de « légitime défense alors qu’il a roué de coups un policier qui faisait son travail , Ce monsieur,  dont la formation de boxeur professionnel fait de ses poings des armes a reçu le soutien d’une « cagnotte de déjà près de 100000 euros en 24 h de la part des gilets jaunes, qui ont accompagné ces dons de  remerciements et de félicitations à son égard, montrant la solidarité et la complicité d’un grand nombre de ces gens avec la violence folle qui s’est développée dans les dernières manifestations. Les brutes s’enhardissent de plus en plus, avec le sentiment qu’ils sont soutenus par la majorité de la population, en particulier par les partis extrémistes et antidémocratiques, alors que , les opposants « modérés » sont curieusement silencieux devant les attaques contre l’Etat Républicain donnant le sentiment qu’ils veulent participer à la curée.  Le soutien sans nuances apporté par LFI  aux exactions des gilets jaunes  et la dialectique perverse justifiant tous leurs actes  et en mettant la responsabilité sur le gouvernement font que comme l’ont  dit Griveaux et Hamon, LFI est sorti du champ républicain. Il encourage les violences et harcèle le gouvernement, devenant un boute feu  populiste qui doit être  condamné pour sa complicité avec ces actes délictueux.

 

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Le pouvoir de la rue, c’est le fascisme à notre porte

janvier 1, 2019

Les scènes de violence de plus en  plus prononcée devant lesquelles les Français restent de plus en plus médusés et les forces de l’ordre paralysées par la crainte de leur offrir un martyr montrent quelle voie inquiétante s’ouvre devant le mouvement des gilets jaunes.

A côté des revendications de pouvoir d’achat par lesquelles tout a commencé, et qui paraissaient compréhensibles à la majorité des Français, apparaît  la mise en cause  du système démocratique en tant que tel ,  et la volonté de le saboter par tous les moyens et de le remplacer par un système de « démocratie directe » qui mettrait les institutions légales sous la menace permanente d’une expression d’une humeur du peuple, par le biais des réseaux sociaux et des instituts de sondages.

Le monde glauque des officines de fake news qui peuvent faire avaler n’importe quoi  aux gens crédules qui sont à la recherche de vérités simplistes , et développent les versions complotistes du monde qui trouvent écho  dans le fond victimaire et paranoïaque de ceux qui se sentent toujours manipulés,dans un monde qu’ils ne comprennent pas . Il  crée une source infinie de rumeurs  plus stupides  les unes que les autres ( les tours du WTC n’ont jamais été détruites, c’est un complot de la CIA et du Mossad, de même que les Américains n’ont jamais marché sur la lune, c’est un montage cinématographique, etc.. ).Plus c’est bête et plus les gens le croient. L’inculture profonde et la volonté de croire des choses qui  permettent aux imbéciles de se croire non dupes se rejoignent. L’ignorance effrayante, l’incohérence logique, et le mépris à la fois des experts et des élites en général ouvre la voie à des fictions cyniquement entretenues par ceux qui ont tout à gagner à décrédibiliser  la science et la rationalité.

C’est ce qui donne un côté  effrayant au non respect des autorités intellectuelles, qui commence à l’école par les insultes et les menaces, verbales ou physiques à l’égard des professeurs, et qui finit par la désacralisation  du lieu même de la transmission du savoir qui tend de plus en plus à ressembler au monde de la rue avec sa brutalité. Les écoles sonr incendiées  , vandalisées, le harcèlement des faibles devient la règle plutôt que l’exception, les minorités religieuses imposent leur vision du monde. Non pas que les élites ne disent  jamais de bêtises, c’est plutôt le contraire, mais que les ignares se considèrent comme les détenteurs de la vraie vérité quand ils profèrent  des énormités qui n’ont rien à voir avec le bon sens, qui n’est certainement pas la chose la mieux partagée reste une une situation angoissante, et pas seulement en France

C’est la revanche des gilets jaunes de l’ignorance: ils peuvent ne plus croire personne d’autre que eux mêmes, puisque étant le peuple, ils ont « forcément raison. » Il fut un temps ou on appelait cela la conscience de classe. C’est plutôt « la conscience de casse » qui leur permet d’attaquer la police avec  des cocktails molotov, des marteaux, des boules de pétanque, des frondes et de mettre le feu à des préfectures,  de menacer l’Elysée, de tenter de faire effraction dens le fort de Brégançon, résidence de vacance des présidents, et de mettre en place un simulacre de décapitation du président , signe d’une influence djihadiste dans ce mouvement qui ose se référer  aux assassins  ignobles qui affichent leur décision de ne  respecter aucune règle ni aucune limite.

Bien sur, ceux là ont été arrêtés, mais on a entendu aucune condamnation de ces excès dans les rangs des gilets jaunes. Leur mouvement continue d’avancer sur deux jambes, l’une qui se  distingue de ces violences, l’autre qui les soutient en disant que « on n’obtient rien si on ne casse rien ».

Le mouvement se rétrécit de semaine en semaine, en particulier depuis que le gouvernement a reculé sur quelques points, mais les centaines de violents qui existent en France, à droite comme à gauche,  tentent d’entretenir l’incendie, en attendant que les élections leur apporte la revanche rêvée: partis extrémistes plus abstentionnistes = majorité. Les partis extrémistes n’ont aucune solution crédible à la situation actuelle, mais les partis modérés non plus. Le RN continue à prêcher une sortie de l’Euro qui serait une catastrophe nationale sans équivalent et des mesures sociales au moment ou la France doit restreindre ses dépenses, en plein accord avec les Insoumis dans une association rouge brun qui fait frissonner, mais qui ne les inquiète pas du tout.

Tout cela se déroule sur un fond de recul économique et d’aggravation de la dette, en  même temps que le travail temporaire, lié à la période des fêtes accuse  une perte d’emploi de 45000 postes, et l’addition pour les dégâts  présente une note de 2 milliards d’euros..

De plus en plus,,les revendications sur le pouvoir d’achat et une réforme de la fiscalité  cèdent le pas ,aux revendications politiciennes: dissolution du Sénat, démission de Macron, et surtout le référendum  d’initiative citoyenne, revendication portée par le RN, et véritable machine de guerre contre la démocratie représentative, remplacée par la possibilité pour le peuple d’imposer ses sautes d’humeur.  Pourquoi pas des sondages exigeant la traduction  directe des courbes de popularité, porte ouverte à la démagogie effrénée et à l’instabilité empêchant toute vue à long terme. Après, il n’y aura plus que à donner la parole, puis le pouvoir aux « comités »de quartier ou d’entreprise au sein desquels se détacheront les tribuns qui étoufferont la voix des contradicteurs, comme les choses se passent  au sein de l’université:, avant de les chasser pour être en terrain conquis.Ce dont ne semblent pas se rendre compte les gens qui n’expriment que leur colère , ne voyant que  l’iniquité du  système.

Ainsi se dessine une offensive des forces antidémocratiques qui a trouvé sa masse de manoeuvre et qui rejoint celles qui prolifèrent en Europe:  Les Gilets Jaunes finiront ils comme les Chemises Noires qui ont marché sur Rome en 1922 ?