Archive for the ‘gauchisme et populisme’ category

Les gilets jaunes, manoeuvrés par des leaders extrémistes, entraînés dans une tentative de renverser l’état de droit.

janvier 6, 2019

Ca continue!!!

Le mouvement, qui a considérablement maigri depuis les dernières semaines, mais qui reste mobilisé, se divise de plus en plus clairement entre une partie qui attend de voir ce que vont donner les discussions avec le gouvernement, et une partie jusqu’au-boutiste qui  ne tient aucun compte des concessions faites par le gouvernement , veut la chute du régime et  met en place une tentative insurrectionnelle.

Les violences vont croissant contre  les forces de l’ordre et contre les institutions , dans une  escalade des agressions (envahissement d’un ministère obligeant à évacuer le personnel), à la recherche de nouvelles cib,les manifestant le pouvoir de nuisance des émeutiers.La dernière manifestation à Paris avait pour objectif l’Assemblée Nationale , ce qui ressemble fortement à la tentative de coup d’Etat de la droite française le 6 février 1934.Les consignes données aux manifestants  étaient d’enlever leur gilets pour ne pas être repérés par la police .

Déjà des appels à s’armer avec des armes à feu ont circulé. La violence occupe de plus en plus de place dans les commentaires sur les gilets jaunes.la dictature des minorités et le règne de la force pour obtenir ce qu’on veut devient le mode d’expression privilégié.

Déjà, la tension sociale avait pris une forme de guérilla avec les forces de l’ordre avec l’affaire de l’aérodrome de Notre Dame des Landes:une minorité de quelques centaines de militants, anarchistes, écologistes, blackblocs, refusaient de tenir compte des décisions légales, exprimaient leur haine de la Loi,,et tenaient tête  aux forces de la Loi, pour finir par obtenir satisfaction sur la non construction de l’aérodrome.L’Etat faisait montre de sa crainte de leur offrir un martyr, après la mort d’un militant écologiste dans la bataille des antibarrage contre les forces de l’ordre. La capacité de mobilisation immédiate de ces militants prêts à se regrouper dans différents pays, leur entraînement à manifester violemment et à ne pas se faire attraper par les policiers, l’utilisation d’armes de plus en plus dangereuses ont  peu à peu transformé les manifestations pacifiques  en espaces d’affrontement prévus ou la « racaille »  se joint aux extrêmes politiques dans  ce qui devient un sport dans les banlieues: l’affrontement à la police dont on voit bien partout qu’elle ne suscite plus ni crainte ni respect.

Le recul de l’Etat et sa stratégie de division des écologistes ont été gagnants pour étouffer le mouvement anti aéroport, mais le prix a été le renforcement de l’idée que l’on peut faire  plier l’Etat..

De même l’affrontement avec la CGT autour de la réforme de la SNCF s’est traduit par une victoire en rase campagne de l’Etat, mais au prix de l’affaiblissement majeur de la centrale syndicale dont le rôle, certes ambigu, était aussi d’encadrer les masses et de les intégrer..

Dans la situation actuelle , il n’existe plus de force politique représentant et encadrant les masses en colère , ce qui laisse le champ ouvert aux partis extrémistes, LFI et RN,qui tentent d’absorber le mouvement de colère populaire et profitent du flou des revendications populaires pour y glisser les leurs (le RIC pour le RN, la promulgation d’une assemblée constituante par LFI, deux armes de destruction massive pour en finir avec la démocratie participative.

PS L’épisode du boxeur professionnel qui a agressé un policier et qui s’est justifié en expliquant qu’il « en avait eu assez de se faire « gazer » par les policiers « ( on croirait qu’il a subi Auschwitz et Treblinka) . Cet homme, qui a participé à une manifestation non déclarée ose  se prétendre en état de « légitime défense alors qu’il a roué de coups un policier qui faisait son travail , Ce monsieur,  dont la formation de boxeur professionnel fait de ses poings des armes a reçu le soutien d’une « cagnotte de déjà près de 100000 euros en 24 h de la part des gilets jaunes, qui ont accompagné ces dons de  remerciements et de félicitations à son égard, montrant la solidarité et la complicité d’un grand nombre de ces gens avec la violence folle qui s’est développée dans les dernières manifestations. Les brutes s’enhardissent de plus en plus, avec le sentiment qu’ils sont soutenus par la majorité de la population, en particulier par les partis extrémistes et antidémocratiques, alors que , les opposants « modérés » sont curieusement silencieux devant les attaques contre l’Etat Républicain donnant le sentiment qu’ils veulent participer à la curée.  Le soutien sans nuances apporté par LFI  aux exactions des gilets jaunes  et la dialectique perverse justifiant tous leurs actes  et en mettant la responsabilité sur le gouvernement font que comme l’ont  dit Griveaux et Hamon, LFI est sorti du champ républicain. Il encourage les violences et harcèle le gouvernement, devenant un boute feu  populiste qui doit être  condamné pour sa complicité avec ces actes délictueux.

 

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En France,la démocratie représentative est dans le collimateur des « insoumis »

janvier 3, 2019

Plus le temps passe, plus le discours de Mélenchon dérive, vers un discours pro insurrectionnel et de négation de la légitimité des institutions et des résultats des élections. Déjà, au lendemain de la présidentielle, il a développé immédiatement une contestation de lia légitimité du président Macron, exhalant sa rancoeur d’avoir manqué le 2ème tour à 600000 voix près, et se basant  sur un calcul spécieux mettant en avant le nombre des abstentions pour  présenter le résultat du scrutin  comme faisant du président le président d’une minorité de Français. Toutes les institutions sont des cibles à  disqualifier et à abattre, comme l’a montré sa sortie folle de rage contre le procureur qui menait la perquisition  au local de son mouvement, dérapage qu’il a payé d’une chute brutale dans son électorat qui ne l’a pas suivi dans sa diatribe contestant la justice du pays et sa provocation physique contre les représentants de cette justice.La population a bien senti  le glissement mégalomane compris dans la sortie sur « sa personne sacrée », et la volonté d’être au dessus de la Loi

Derrière le paravent d’une défense sourcilleuse de la République, c’est au contraire un travail de sape continu  qui fait feu de tout bois et qui reprend la stratégie classique des mouvements révolutionnaires:une surenchère  de contestation légale, en espérant s’emparer du pouvoir affaibli par la décredibilisation avec l’appui de la rue utilisée comme masse de manoeuvre, Elle est suivie d’une pure politique de force et d’une dictature de fait, avec de moins en moins de scrupules au fur et à mesure que la base de partisans se rétrécit à un petit noyau qui utilise le multiplicateur qu’est la puissance de l’Etat.

L’exemple des dictatures communistes, répété de nombreuses fois  , rend partout visible le même schéma. Après une victoire militaire et/ou un putsch militaire (Vietnam, Chine, Cuba, Vénézuela, etc..) se développe un régime policier basé sur la division volontairement exacerbée du pays entre « riches » et « pauvres », les uns ayant tous les droits et les autres très peu.L’économie est considérée commun facteur négligeable, comme le montre d’ailleurs le programme de LFI , menant à une catastrophe plus ou moins rapide, qui renforcerait la dépendance avec les autres pays communistes.
Ceci explique la fascination de Mélenchon pour le leader Gilet Jaune » Eric Drouet a qui Mélenchon exprime soutien et admiration, alors qu’il avait formulé le voeu que ses « troupes » envahissent l’Elysée,  ce qui signifie bien une tentative de putsch.

C’est bien le double jeu de Mélanchon, avec la face Républicaine d’un côté, et de l’autre la face fascinée par  la pose Robespierriste, et son cortège de massacres et de suspension de tous les droits pendant la période de la terreur Jacobine, appuyée sur une toute petite secte qui prétend parler au nom du peuple.C’est le régime qui fait rêver Mélenchon et qui lui fait utiliser sa phraséologie grandiloquente avec le modèle historique de I793. C’est le système politique de référence pour lui, avec Chavez et Castro à qui il ne manque pas une occasion de tirer son chapeau.

En même temps se renforce la convergence des extrêmes, RN et LFI, qui apparaissent de plus en plus comme des frères ennemis  plus que comme des concurrents, pêchant dans le même vivier. L’important pour chacun étant la prise du pouvoir, étant entendu que si ils y arrivent l’un ou l’autre, il ne sera pas question de le lâcher, le référendum étant un outil pour contourner les formes légales de l’organisation du pays..

C’est d’un coup d’Etat légal que rêve Mélenchon qui lui permettrait   de modifier, à son avantage, les règles du jeu, mais si quelqu’un fait le travail à sa  place, Eric Drouet par exemple, il ne pinaillera pas sur sa personnalité ni même sur le fait qu’il vote éventuellement pour LePen.En tous cas, les seuls partis a « condamner » l’interpellation de Drouet sont LFI et le RN.

Simplement, après la défense de l’extreme droitier Chouard, ami de Alain Soral, par Ruffin, étoile du mouvement LFI, cela commence à faire beaucoup: une partie de la Gauche dénonce ce début de virage: Hamon dit que Mélanchon ne fait plus partie de la Gauche. Dans Libération, Laurent Joffrin sermone Mélenchon au nom des valeurs générales de la Gauche.

La ligne de fracture est claire:Mélenchon choisit, en bon populiste, une ligne quasi insurrectionnelle, calquée sur les Gilets Jaunes aux positions extrémistes, »Qu’ils partent tous » est le titre de son livre , qui indique bien la reprise des thèmes démagogiques typiques de l’extreme droite . Il envisage même que les élus puissent être révoqués par la voie de ce référendum  d’initiative citoyenne. Hamon choisit une gauche classique et clame son respect des institutions.Mais pour le moment, celle qui tire son épingle du jeu, c’est MarineLePen. Et c’est elle et Macron qui tireront parti de la division de la  gauche. Le danger pour Melenchon, c’est que les Français, entre Le Pen et Macron choisissent l’abstention ,plutôt que les révolutionnaires dont les modèles font plutôt frissonner, malgré la tentative de les repeindre en couleurs joyeuses et modernes. Il souhaite que ils partent tous, ce qui vaut déclaration d’ouverture à autre chose, dans quoi il aurait évidemment un rôle dominant et solitaire. Attention aux Césars qui veulent qu’on leur mette une couronne sur la tête, même si ils la refusent trois fois.

GB

 

Le pouvoir de la rue, c’est le fascisme à notre porte

janvier 1, 2019

Les scènes de violence de plus en  plus prononcée devant lesquelles les Français restent de plus en plus médusés et les forces de l’ordre paralysées par la crainte de leur offrir un martyr montrent quelle voie inquiétante s’ouvre devant le mouvement des gilets jaunes.

A côté des revendications de pouvoir d’achat par lesquelles tout a commencé, et qui paraissaient compréhensibles à la majorité des Français, apparaît  la mise en cause  du système démocratique en tant que tel ,  et la volonté de le saboter par tous les moyens et de le remplacer par un système de « démocratie directe » qui mettrait les institutions légales sous la menace permanente d’une expression d’une humeur du peuple, par le biais des réseaux sociaux et des instituts de sondages.

Le monde glauque des officines de fake news qui peuvent faire avaler n’importe quoi  aux gens crédules qui sont à la recherche de vérités simplistes , et développent les versions complotistes du monde qui trouvent écho  dans le fond victimaire et paranoïaque de ceux qui se sentent toujours manipulés,dans un monde qu’ils ne comprennent pas . Il  crée une source infinie de rumeurs  plus stupides  les unes que les autres ( les tours du WTC n’ont jamais été détruites, c’est un complot de la CIA et du Mossad, de même que les Américains n’ont jamais marché sur la lune, c’est un montage cinématographique, etc.. ).Plus c’est bête et plus les gens le croient. L’inculture profonde et la volonté de croire des choses qui  permettent aux imbéciles de se croire non dupes se rejoignent. L’ignorance effrayante, l’incohérence logique, et le mépris à la fois des experts et des élites en général ouvre la voie à des fictions cyniquement entretenues par ceux qui ont tout à gagner à décrédibiliser  la science et la rationalité.

C’est ce qui donne un côté  effrayant au non respect des autorités intellectuelles, qui commence à l’école par les insultes et les menaces, verbales ou physiques à l’égard des professeurs, et qui finit par la désacralisation  du lieu même de la transmission du savoir qui tend de plus en plus à ressembler au monde de la rue avec sa brutalité. Les écoles sonr incendiées  , vandalisées, le harcèlement des faibles devient la règle plutôt que l’exception, les minorités religieuses imposent leur vision du monde. Non pas que les élites ne disent  jamais de bêtises, c’est plutôt le contraire, mais que les ignares se considèrent comme les détenteurs de la vraie vérité quand ils profèrent  des énormités qui n’ont rien à voir avec le bon sens, qui n’est certainement pas la chose la mieux partagée reste une une situation angoissante, et pas seulement en France

C’est la revanche des gilets jaunes de l’ignorance: ils peuvent ne plus croire personne d’autre que eux mêmes, puisque étant le peuple, ils ont « forcément raison. » Il fut un temps ou on appelait cela la conscience de classe. C’est plutôt « la conscience de casse » qui leur permet d’attaquer la police avec  des cocktails molotov, des marteaux, des boules de pétanque, des frondes et de mettre le feu à des préfectures,  de menacer l’Elysée, de tenter de faire effraction dens le fort de Brégançon, résidence de vacance des présidents, et de mettre en place un simulacre de décapitation du président , signe d’une influence djihadiste dans ce mouvement qui ose se référer  aux assassins  ignobles qui affichent leur décision de ne  respecter aucune règle ni aucune limite.

Bien sur, ceux là ont été arrêtés, mais on a entendu aucune condamnation de ces excès dans les rangs des gilets jaunes. Leur mouvement continue d’avancer sur deux jambes, l’une qui se  distingue de ces violences, l’autre qui les soutient en disant que « on n’obtient rien si on ne casse rien ».

Le mouvement se rétrécit de semaine en semaine, en particulier depuis que le gouvernement a reculé sur quelques points, mais les centaines de violents qui existent en France, à droite comme à gauche,  tentent d’entretenir l’incendie, en attendant que les élections leur apporte la revanche rêvée: partis extrémistes plus abstentionnistes = majorité. Les partis extrémistes n’ont aucune solution crédible à la situation actuelle, mais les partis modérés non plus. Le RN continue à prêcher une sortie de l’Euro qui serait une catastrophe nationale sans équivalent et des mesures sociales au moment ou la France doit restreindre ses dépenses, en plein accord avec les Insoumis dans une association rouge brun qui fait frissonner, mais qui ne les inquiète pas du tout.

Tout cela se déroule sur un fond de recul économique et d’aggravation de la dette, en  même temps que le travail temporaire, lié à la période des fêtes accuse  une perte d’emploi de 45000 postes, et l’addition pour les dégâts  présente une note de 2 milliards d’euros..

De plus en plus,,les revendications sur le pouvoir d’achat et une réforme de la fiscalité  cèdent le pas ,aux revendications politiciennes: dissolution du Sénat, démission de Macron, et surtout le référendum  d’initiative citoyenne, revendication portée par le RN, et véritable machine de guerre contre la démocratie représentative, remplacée par la possibilité pour le peuple d’imposer ses sautes d’humeur.  Pourquoi pas des sondages exigeant la traduction  directe des courbes de popularité, porte ouverte à la démagogie effrénée et à l’instabilité empêchant toute vue à long terme. Après, il n’y aura plus que à donner la parole, puis le pouvoir aux « comités »de quartier ou d’entreprise au sein desquels se détacheront les tribuns qui étoufferont la voix des contradicteurs, comme les choses se passent  au sein de l’université:, avant de les chasser pour être en terrain conquis.Ce dont ne semblent pas se rendre compte les gens qui n’expriment que leur colère , ne voyant que  l’iniquité du  système.

Ainsi se dessine une offensive des forces antidémocratiques qui a trouvé sa masse de manoeuvre et qui rejoint celles qui prolifèrent en Europe:  Les Gilets Jaunes finiront ils comme les Chemises Noires qui ont marché sur Rome en 1922 ?

 

 

Le populisme n’est plus que chez nos voisins, il est chez nous.

décembre 22, 2018

Le danger que l’on sentait monter de tous les côtés à travers les conflits inter européens, l’apparition dans tous les grands  états européens de mouvements populaires s’incarnant dans des positions nationalistes, le refus  des politiques d’austérité soutenues par les états essayant de mener une politique cohérente, ce danger menace  directement la France. Ce refus de prendre en considération les réalités économiques, inauguré par le refus des Grecs de payer leurs dettes et la venue au pouvoir d’un parti ultra gauchiste qui promettait de ne pas céder aux exigences des prêteurs a montré le danger croissant de succès pour la démagogie sans limites que se permettent les partis d’opposition, comptant profiter de la décrédibilisation des partis au pouvoir. Les uns après les autres,  les partis extrêmes reprennent à leur compte les revendications les plus extravagantes des masses, sentant  les portes du pouvoir s’entrouvrir pour eux. Mais il ya des causes réelles à l’angoisse des masses populaires ( sentiment d’être négligées et méprisées, et d’être les laissés pour compte de la mondialisation, sentiment d’une certaine injustice fiscale.) qui méritent examen et réflexion. Les Italiens, qui  vivaient avec les populistes qui avaient pris le relais de la démocratie chrétienne et du parti socialiste, anéantis par la révélation de leurs forfaitures ont fonctionné avec ces deux mouvements populistes, cinq étoiles et la ligue, après 20 ans de Berlusconisme , qui se sont alliés pour partager le pouvoir malgré leurs différences antagonistes. Là aussi, les promesses mirobolantes  dé faire passer un déficit finançant toutes sortes de cadeaux ont abouti à un recul et au renvoi de ses promesses aux calendes grecques.

En Espagne, le mouvement indépendantiste pro catalan a tenté un coup de force pour imposer son indépendance sans tenir compte de la volonté de la majorité des Espagnols, avec comme résultat l’obligation pour ses dirigeants de s’enfuir et de se mettre « en cavale » pour éviter des lourdes peines de prison, ceci se déroulant quand même sur un fond de crise politique ou les partis, même Podemos, l’à peu près équivalent deLFI, n’arrivent pas  à former une majorité pour gouverner.

En Allemagne, l’extreme droite profite de la baisse de prestige de Merkel avec ses positions ultra laxistes en matière d’immigration pour relever la tête et capter le mouvement de révolte contre cette négation du sentiment populaire d’envahissement.

Le problème général dans toute l’Europe, c’est que les élites au pouvoir nient ces sentiments de dépossession des masses, que ce soit par rapport à leur identité nationale  ou par rapport à leur place dans la société;

La révolte en France des « gilets Jaunes » exprime ce désir de revanche des « invisibles » qui se rendent visibles pour rappeler leur existence et faire entendre leur souffrance, Et même, ils éprouvent un certain plaisir à  percevoir  de la peur dans les rangs de l’autorité qui leur fait face; Le comportement émeutier a trouvé un soutien  chez la majorité de la population qui s’est identifié avec ce soulèvement des pauvres, mais qui commence à prendre conscience du danger pour la démocratie représenté par ce pouvoir de la rue,.

L’expérience de cette violence portée à l’incandescence dans les dernières manifestations parisiennes a fait sentir le potentiel ravageur  de destruction des institutions de ce rejet de toute autorité. Les caillassages de policiers ou de pompiers dans les banlieues se sont prolongés  par les agressions physiques des  membres des forces de l’ordre avec des moyens sidérants de haine (bouteilles d’acide, boules de pétanque, marteaux, etc..).
La haine de toute autorité, les injures proférées à jet continu contre le président, l’attaque des symboles de la nation (l’arc de triomphe) montrent que certains freins ont lâché. Cette jacquerie sans chefs démontre ce que peut donner  un mécontentement qui ne se sent plus pris en compte par les autorités élues par la nation. Les policiers n’inspirent plus le respect, la justice n’est plus que  un tigre en papier qui est prisonnière des lois dictées par le politiquement correct, l’état est identifié aux « riches ». La rage destructrice et la haine, le refus d’une négociation qui ne serait pas une reddition sans condition  des instances légales , la  confiscation de la parole par des leaders autoproclamés qui commencent à envisager de remplacer les politiciens professionnels, et se lancent dans une surenchère sans limite  ( pourquoi pas une mercédès et le SMIG à 2500 euros ironise XX dans sa polémique avec Poutou, le chef du « Nouveau Parti  Anticapitaliste°.)

Les partis politiques  d’opposition soutiennent le mouvement, quand ils ne l’encouragent pas à mots ambigus,.LFI et le Rassemblement National tout en faisant semblant de défendre le système démocratique en France, tirent sur lui à boulets rouges et défendent les revendications  qui visent à remplacer l’état de droit par le pouvoir de la rue.

, L.e premier à donner l’exemple a été Mélanchon, avec sa contestation de la perquisition menée chez lui et le quasi pugilat avec le procureur ou il  a manifesté son parti pris antiflic et  antijustice l’encouragement à la rébellion et à laviolence, lorsqu’il continue à défendre la dictature néostalinienne de Madeiros au Vénézuela,  avec sa terreur contre ses  opposants, ses centaines de morts, et la ruine totale du pays qui meurt de faim alors qu’il possède un sous sol bourré de pétrole. Les partis traditionnels, PS,LR, qui ont été balayés par Macron, tiennent ainsi leur revanche et semblent inconscients du fait qu’ils creusent leur propre tombe en défendant les fossoyeurs de la démocratie qui veulent le pouvoir à ceux qui ont la plus grande gueule.

Mais la volonté de ne pas être  pris dans le tsunami anti légalité  et de coller au mouvement  pour sauver leurs meubles les conduit à ne pas défendre le compromis nécessaire pour sortir de l’ornière ou le mouvement conduit le pays tout entier.

La France vient de s’offrir une simili révolution qui fait peur à tout le monde mais surtout aux défenseurs de la démocratie, Les »ennemis du système » râlent de plaisir devant le recul obligé du gouvernement.Le passage éventuel d’un « référendum d’initiative citoyenne » concrétiserait le succès  des opposants à tout.La reprise en choeur de ce slogan du RN qui ouvre une ligne de pouvoir parallèle à celui issu des lois de la République permet d’attaquer les autorités légales sous n’importe quel prétexte . Le règne de la démagogie et des discours qui plaisent au peuple et aux réseaux sociaux, hauts parleurs des fake news, sera désormais la » vérité » qui s’imposera. Le grand gagnant sera l’extrême droite, comme le montrent les derniers sondages: Le Pen passe en tête des sondages pour les prochaines élections, dépassant les macronistes, et dominant LFI , plombé  par la démonstration du dérapage complet de Mélenchon, avec plus du double de ses voix.

Sa percée fulgurante tient pour beaucoup à la faiblesse de Wauquiez, qui s’est accroché au  wagon des gilets jaune, faute de courage pour négocier des concessions,  sans s’opposer clairement au changement de régime réclamé par la rue. Le PS étant toujours aussi inexistant et discrédité, la déconfiture et le bafouillage de la droite laisse le champ libre à l’ultra droite et met la démocratie à la merci de la haine qui suinte des propos des extrémistes qui prennent le train au vol. Les derniers propos de Ruffin, après ses déclarations grotesques de haine à Macron ont été pour défendre un partisan de l’extrême droite fascisant et antisémite, ami du sulfureux antisémite Alain  Soral s’attirant la seule critique de Clémentine Autin chez LFI, ce qui montre la perméabilité des Insoumis aux discours rouge-brun.

PS  Aux dernières nouvelles sur la manif à Paris d’aujourd’hui (22 décembre), des  manifestants ont entonné  la chanson de Dieudonné, dont ils savent forcément les connotations antisémites, ainsi que celles du geste qui va avec. Quand la bêtise se joint à la vulgarité, et finalement à la haine….

GB

le Labour infiltré par l’antisémitisme des islamogauchistes

septembre 13, 2018

La polémique  fait rage au parti Travailliste anglais entre gauchistes antisionistes et même antisémites et démocrates honteux de la liberté de parole accordée aux éléments antisémites qui se déploient sans vergogne dans les plis d’un parti officiellement « de gauche » , depuis l’accession aux commandes de Jeremy Corbyn. Celui ci fait partie de la frange la plus radicale des gauchistes qui l’ont élu et qu’il ne peut ni ne veut désavouer.Les membres du parti travailliste l’ont élu à un moment de révolte contre le blairisme, en partie en rapport avec  la guerre en Irak,et n’ont eu le choix que entre lui et un candidat inconnu et insignifiant.

Il tente de désamorcer la crise interne du parti, en faisant des concessions ( très limitées) sur un plan purement verbal.

Les faits recensés  par les observateurs de la communauté juive anglaise ne laissent pourtant la place à aucun doute: les démentis ambigus de Corbyn ne font qu’un très mince contrepoids aux manifestations antisémites indiscutables: la plus grave étant sa participation attestée par des photos à un dépôt de gerbe sur la tombe de terroristes de Septembre Noir ayant participé au massacre des israéliens de la délégation sportive israélienne aux Jeux Olympiques de Munich. Sa défense étant que il allait sur une autre tombe « bien plus importante » de « centaines d’enfants » massacrés à Gaza par les Israéliens. Quelle tombe? Quels enfants? On voit comment s’établit la balance pour lui.( surtout, il mélange deux éléments  situés à des dizaines d’années d’écart, il mélange les morts comptabilisés lors de la tentative de forcer la frontière israélienne , sans différences d’âge , par le hamas avec des  » enfants assassinés ». La pratique embrouillée de l’amalgame est déjà un indicatif de la mauvaise foi.

Mais ce n’est qu’une chose parmi une multitude d’autres, parmi lesquelles par exemple le refus de faire effacer une « fresque » murale au contenu explicitement antisémite, représentant des personnages au nez crochu en train de jouer au monopoly, le refus de considérer comme un acte antisémite le fait de déclarer que les juifs ont plus de fidélité envers Israel que envers leur nation.

Les déclarations antisémites de nombreux dirigeants travaillistes, y compris des bras droits de Corbyn, ayant entraîné même des démissions  du parti travailliste comme celle de l’ancien maire de Londres. montrent la profondeur et l’étendue du problème
La presse anglaise juive dénonce l’inquiétude qui se développe dans la population juive anglaise, jusque là fidèle soutien du parti travailliste, à l’idée que un individu comme Corbyn poirrait accéder au poste de chef du gouvernement. L’Angleterre, jusque-là  porte parole des libertés  dans le monde, pourrait revêtir le masque hideux de la haine antisémite, reprenant à son compte le discours calomnieux des partisans acharnés de la « cause » palestinienne. La haine gauchiste de Israel transpire dans les paroles comme dans les actes de Corbyn, marxiste non vacciné qui poursuit de sa vindicte les totems désignés par la doxa communiste. Simplement,  à part quelques passages à l’acte dans des prises de position où il s’est trahi, il a préféré laisser parler les autres, faire comme si il ne voyait rien, et c’est ce dans quoi de nombreux membres du parti veulent lui mettre le nez

Le parti travailliste traverse une crise sans pareille dans son histoire, et les déclarations banalisantes de  Corbyn n’apportent aucune garantie d’une volonté ferme d’éradiquer le poison qui s’est infiltré dans les rangs de son mouvement et que dénoncent de nombreux membres de son parti.

A terme, c’est  sa respectabilité qui est atteinte et donc sa qualification éventuelle au poste de premier ministre. L’Angleterre restera t elle fidèle à elle-même et à son image ou s’enfoncera t elle dans les marécages bourbeux du populisme à la recherche de boucs émissaires? A l’heure du Brexit, la porte est entrouverte pour une poussée des forces noires qui tentent d’enfourcher la vague de xénophobie qui se développe avec l’isolationnisme du pays.

L’image de rigueur qui faisait partie du halo entourant Corbyn se dissout peu à peu laissant apparaître l’image d’un idéologue vieilli et attaché à une vision du monde datant du siècle précédent qui n’a effectué aucune autocritique, n’a rien remis en question de son système de croyances et qui prête le flanc aux dérives haineuses suscitées par son système binaire de lecture du monde.

LES POPULISMES A L’ASSAUT DES REPUBLIQUES

août 27, 2017

 

 

 

L’époque actuelle vit la progression fulgurante des populismes, de gauche et de droite, en Italie, en France, en Grande Bretagne, aux Etats Unis,

Tous ces populismes partagent certains caractères.

La première de ces caractéristiques, c’est la dévaluation de l’appareil politique global, dont l’exemple majeur est l’Italie ou l’opération « Mani Pulite » à fait exploser le système reposant sur la Démocratie Chrétienne et le Parti Socialiste, anéantissant ces deux partis dans un déluge de scandales de corruption et d’inefficacité et faisant s’écrouler l’équilibre d’immobilisme qui prévalait alors.
En France, le sentiment d’inefficacité et les exemples de corruption  ou d’utilisation de la loi à son profit personnel au plus haut degré touchant les deux partis de gouvernement (Affaire Cahuzac et affaires de Fillon) ont encouragé le rejet de la classe politique dans son ensemble, vécue comme ne s’intéressant pas au « peuple » et visant seulement son propre maintien à des postes de pouvoir, quand ce n’est pas à des sources d’enrichissement personnel. Gauche et droite ont été comprises comme les deux faces d’un même système fonctionnant dans l’alternance et organisant la préservation des postes pour une caste.

Cela a donné un préjugé favorable pour les partis n’ayant pas exercé les responsabilités et bénéficiant de l’idée simpliste que « puisque la droite et la gauche avaient été essayées et n’avaient conduit que à la continuation des maux du pays, il fallait essayer « autre chose ».

Les partis populistes et extremistes se sont saisis de cette carte, et se sont présentés comme vierges de ces compromissions (le FN avec l’UMPS, LFI avec son mot d’ordre : « chassez les tous », bien que, en tout cas pour ce qui concerne le FN, ils soient loin d’être à l’abri de tout soupçon. L’étendue de l’abstention au 2ème tour de la présidentielle a montré le degré de désinvestissement des structures politiques par les Français.

L’arrivée de Emmanuel Macron et le bouleversement du jeu politique qu’il a créé en réalisant un gouvernement contredisant l’opposition binaire entre gauche et droite a coupé l’herbe sous les pieds des partis démagogues et en satisfaisant les vœux profonds de dépassement de ce clivage gauche/droite a fait s’écrouler les deux partis «  rationnels » sur lesquels reposait le système politique. En même temps, il a provoqué un renouvellement sans équivalent du personnel politique, condamnant une grande partie de celui ci à une retraite prématurée ou à une reconversion vers leur formation d’origine, phénomène unique dans l’histoire de la 5 ème République

En donnant ainsi satisfaction à la révolte qui gronde contre le « système », il a fait une OPA sur le mécontentement et le scepticisme qui grandit sans cesse en prenant la tête du mouvement anti establishment (establishment dont il fait lui même partie)avec le succès que l’on a vu dans un premier temps.

Mais la perte des repères traditionnels fondés sur deux cultures politiques historiquement opposées (droite/gauche) a ouvert la voie aux promesses démagogiques des mouvements soi -disant nouveaux : quitter l’Europe, augmenter encore les impôts, ne pas payer ses dettes, etc.. il s’agit en fait de très vieilles recettes qui font rêver les communistes, en coupant la France du camp occidental et qui ont conduit à l’échec économique les pays qui les ont appliquées. Les partis extrémistes qui les promeuvent n’en ont cure, espérant créer une dynamique qui réduira tôt ou tard les opposants au silence, avec l’aide de groupes militants et éventuellement l’enrôlement des forces de l’état, comme cela se passe au Vénézuela avec Chavez et Madeiro, après l’écroulement de l’économie de ce pays pourtant ultra favorisé par sa richesse pétrolière.

Leurs projets politiques visent le clivage du pays entre riches et pauvres pour ce qui concerne LFI, entre français et émigrés pour le FN, et une vision de la politique qui se résume à créer un climat de violence qui soit à la limite de la guerre civile, conçue comme la forme légitime de la lutte politique.

La radicalisation dans une montée aux extrêmes, la violence qui s’accompagne de la peur, c’est le contenu véritable du programme de ces apprentis sorciers qui se sentent poussés par les vents favorables alimentés par la crise économique et le chômage de masse comme par la vague énorme de l’émigration du tiers monde.

Les démagogues, qui s’appuient comme toujours sur le ressentiment et la peur ont bien senti ces mouvements qui bouillonnent dans les esprits, et ils se sont dépêchés d’y fournir leurs propres réponses alors que les partis traditionnels choisissaient d’être aveugles et sourds, jusqu’au moment ou l’offensive éclair de Macron les a stupéfaits et marginalisés en deux temps et trois mouvements.

La récupération de la classe ouvrière, abandonnée par le PS et son enrôlement progressif dans les rangs du FN, à l’exception de la minorité qui se reconnaît encore dans les thèses néo-communistes de Mélenchon est de mauvais augure pour l’avenir du pays.

La situation commence à ressembler à celle des Etats Unis ou les « cols bleus » se sentant méprisés et rejetés par les élites , à leur tour se vengent en soutenant un candidat, Trump, qui ne respecte rien, manie l’insulte, les grossièretés et la menace.

Partout, en Europe, la disparition de l’Etat-Providence, annulé par la crise économique, rompt les législations de solidarité et rabat les privilégiés sur la défense de leurs privilèges, déclenchant la souffrance et la colère des défavorisés.

Le problème est que les classes populaires, quand elles se sentent menacées dans leur survie et leur place dans la société, réagissent comme des animaux blessés, et attaquent ce qui leur paraît être à la source de leur mal être. C’est à ce moment que les classes populaires deviennent des classes dangereuses.

Les partis extrémistes misent sur ce désespoir pour renverser l’ordre existant, pensant qu’il pourront chevaucher la vague et en profiter. Le bouleversement réalisé par Macron a donné un début de satisfaction à ceux que révolte l’ordre des choses. Mais il ne faut pas se faire des illusions : le peuple reste méfiant, il attend de voir les premiers résultats concrets pour se prononcer, il a l’habitude d’être berné. Les promesses des démagogues entretiennent l’idée qu’il existe des solutions simples et indolores et visent à exaspérer l’impatience des masses. En même temps, le statut d’ »opposition »   des mouvements extrémistes leur donne des moyens pour continuer leur travail de sape, en critiquant inlassablement le gouvernement.

Les mouvements populistes ont toujours fondé leur pouvoir d’attraction sur leur entrée en correspondance avec les vœux profonds d’une large part de la population à qui ils donnent un espace d’expression que refuse les tenants du pouvoir ( par exemple l’humiliation des Allemands après la première guerre mondiale, par les conditions du traité de Versailles, leur sentiment de supériorité lié à leur progression économique, leur adhésion au mythe du coup de poignard dans le dos pour expliquer leur défaite).

Quand les structures politiques s’effondrent ou ne sont plus validées par les masses, la voie est ouverte pour les théories complotistes qui occupent le devant de la scène. Les mouvements populistes sont alors là pour les soutenir ou les sélectionner selon leur intérêt. Un exemple peut en être donné avec l’essor des théories mythiques ayant cours dans le monde musulman sur le 11 septembre présenté comme une manipulation des services secrets israéliens. La crédulité immense qui accompagne ces croyances cache à peine l’avantage que les croyants trouvent à penser avec une clef toute faite des évènements dont l’explication véritable serait douloureuse : un coupable universel a le mérite d’unifier les hypothèses et d’avoir l ‘apparence d’une cohérence, en même temps qu’il lave la conscience du croyant de la complicité avec un crime.

D’autre part, la majorité des mouvements populistes se sont appuyés sur l’incarnation de leur système politique par un chef, qui évidemment est très désireux d’occuper cette place de « leader bien aimé ».( celui qui représente et défend les idées irrecevables du sujet) C’est là où Marine Le Pen s’est écroulée dans son duel télévisé avec Macron faisant montre d’une incapacité rédhibitoire et décevant brutalement tout son électorat. Inversement, Mélenchon continue à plastronner par sa maîtrise du langage et de la polémique, séduisant son électorat par son discours faisant toujours allusion à son désir révolutionnaire, jouant à fond le rôle de celui qui veut renverser la table, satisfaisant par procuration les révolutionnaires de papier qui rêvent encore du grand soir.

Si on totalise les voix des partis extrémistes et celle des abstentionnistes aux dernières élections en France, on arrive à plus de la moitié de l’électorat : c’est ce qui rend la situation politique instable et dangereuse. Seule la division de l’opposition laisse encore un répit au régime pour se faire accepter. Sinon, nous entrerons dans une période de danger extrême pour la démocratie et les libertés.

La dislocation historique de la gauche ouvre la route aux démagogues populistes

juillet 29, 2017

La fragmentation historique de la gauche dans plusieurs pays européens ,et la réapparition d’un courant gauchiste qui ambitionne de la recomposer sous sa houlette sont des données fondamentales  du nouvel ordre qui se dessine dans le monde ou nous vivons.

La social démocratie, qui a représenté un idéal de progrès social modéré fondé  sur un relatif partage de la croissance, entraînant une augmentation générale du niveau de vie en même temps que elle constituait un barrage efficace contre la tentative de prise du pouvoir par la minorité organisée des partis communistes, a commencé à perdre son influence avec la crise économique et  politique de l’Europe.

La désindustrialisation  a entraîné le chômage de masse en même temps que la précarisation de l’existence et la menace d’une déchéance sociale pour les jeunes intellectuels n’arrivant pas à s’insérer dans le monde du travail autrement que d’une façon sous payée et dévaluée, eu égard à leur formation.

Les jeunes ouvriers, eux, faute d’emplois stables, ne pouvaient plus comme leur parents, faire des projets d’acquisition d’une maison, de fondation d’une famille.

Parallèlement, l’Europe devenait obèse avec ses dizaines de nouveaux membres, pensant surtout à recevoir des subventions, créant une bureaucratie productrice de règlements sans fin et développant une idéologie « droits-de-l’hommiste » s’imposant aux législations nationales locales, tout cela dans une cacophonie rendant illisible toute tentative de politique commune.

Les extrémistes ont bien saisi la montée d’un sentiment anti européen dans les classes populaires et ont visé le soutien à l’idéologie libérale implicite dans les institutions  de l’Europe. Avançant sous le couvert d’un discours chauvin et nationaliste, ils ont réussi à rassembler une majorité au vote sur l’Europe, avant que le gouvernement français fasse refaire le vote, obtenant alors un résultat favorable .

cette première fracture traversait la droite comme la gauche, mais pour le PS,  elle marquait le premier regroupement  des contestataires d’une idéologie libérale qui refusaient le système globalement.

Hollande tentait dans sa présidence de maintenir unis ces deux blocs, alors que les anti libéraux montaient à l’assaut, le sommant de prendre parti, alors que le fond de sa politique était plutôt sociale libérale, mais avec une priorité à maintenir l’unité du PS pour garantir son existence.

A partir de là, l’idéologie social démocrate du PS se déchirait et la seule structure mentale qui résistait était le rabattement sur une idéologie anti capitaliste, dont le meilleur modèle était celui du Parti Communiste,pourtant  ringardisé à un degré extrême.

Mélenchon qui avait fait cette analyse avant les autres était déjà parti du PS et jouait à fond la carte nostalgique, utilisant la phraséologie du PC, mais remplaçant la discipline du parti par l’usage  de son charisme et de son aptitude de tribun jouissant de sa maîtrise du langage et de la polémique.

Face à l’éclatement du PS qui n’était plus qu’un assemblage hétéroclite de postures et d’ambitions personnelles, la « gauche » du PS » apparaissait comme la plus cohérente et comme celle ayant une stratégie:la conquête du PS et finalement celle du pouvoir, avec un renversement complet de la politique française:sortie de l’Euro, protectionnisme, refus de payer les dettes du pays, constitution d’un électorat captif,

c’est à dire la ruine du pays en quelques années, et le terrain préparé pour une guerre civile  contre les « riches » avec très vite une montée de l’extrême droite qui justifierait des mesures dictatoriales, comme cela se produit chez son modèle du Vénézuela, le « commandante Chavez » qui a conduit le pays à la ruine  malgré ses richesses naturelles, clivant le pays avec l’opposition des riches et des pauvres, utilisant l’économie du pays pour acheter l’adhésion des « pauvres » et utilisant l’appareil d’état pour brimer par la violence la montée des opposants, préparant en fait l’équivalent d’un coup d’état, à la mode communiste.

Le problème est que une évolution similaire s’est produite dans plusieurs pays d’Europe: La Grèce a donné l’exemple, en donnant par le vote la majorité  à un groupe d ‘extrême gauche qui promettait de ne pas céder aux  exigences des créanciers de la Grèce. Le problème est que ce groupe d’extrême gauche n’a pas tenu ses promesses et a cédé à ces exigences, tout en paraissant protéger les tricheurs qui ne voulaient pas payer pour leurs escroqueries.

En Angleterre, un  groupe gauchiste s’est emparé du pouvoir dans le parti travailliste, avec l’aide des syndicats contrôlés par les éléments gauchistes et rêve de revenir à la période pré blairiste ou les syndicats possédaient des avantages exorbitants. Corbyn  développe un discours propalestinien sans vergogne , tient une position ambigüe sur l’Europe et représente une tendance paléo-marxiste qui séduit une partie de la jeunesse.

En Espagne, les deux partis de gouvernement, le PSOE et le PP sont en net recul et les « indignés » gauchistes ont mobilisé des foules immenses et sont passés très près d’une victoire électorale.

En Italie, les mouvements démagogiques de droite: parti de Berlusconi, Ligue du Nord, mouvement 5 étoiles, montrent l’emprise des démagogues sur la population.

Partout, la période de domination sans partage du libéralisme semble terminée et suscite un retour du balancier  des idées les plus éculées en sens inverse avec  une résurgence d’un discours passéiste que l’on croyait enterré  avec l’échec économique total et la déconsidération des régimes politiques  antidémocratiques du socialisme.
Mais les masses désorientées par la crise économique que les systèmes libéraux n’arrivent pas à conjurer ont la mémoire courte et sont prêtes à valider n’importe quel discours qui leur dit que en faisant le contraire de ce qui est fait, on trouvera peut être la solution. En attendant, elles se disent que puisque les solutions libérales n’ont pas résolu le problème, il suffit peut être de changer de système pour le régler.. En même temps, il est vrai que les élites politiques se sont progressivement coupées de la population, laissant  petit à petit l’idée du « tous les mêmes » s’emparer des esprits, pour le plus grand bien des joueurs de flûte.

Mélenchon a pris une longueur d’avance dans ce domaine, ou il est en concurrence directe avec Marine Le Pen et son « UMPS ». Tous les deux visent le même électorat, désabusé et critique, avec bien sur quelques oppositions. Mais Macron les a pris de vitesse en balayant avec son néo-parti les deux piliers de la bipartition politique de la France, le PS et LR, tous les deux déconsidérés par leurs « affaires » et leur gestion calamiteuse de la crise quand ils avaient le pouvoir. Mélenchon tente de se rattraper en occupant la place de « principal opposant », ce qui est une marche vers « prochain remplaçant ». Pour cela, il est prêt à faire feu de tout bois, déclarant par exemple que si il rencontre quelqu’un qui gagne plus de 4000 euros par mois, « il lui fait les poches ». Les Français sont donc avertis: cet admirateur de Robespierre a décrété ou passe la limite entre ceux qu’il défend (?) et ceux qu’il va rançonner. Pour ceux là, il n’y aura pas de loi protectrice, il n’y aura que à se servir. Le tribun du peuple annonce la dictature du peuple, qui en général précède de peu la dictature du parti du peuple, voir ce qui lui plaît au Nicaragua.

Les temps qui s’annoncent risquent d’être durs avec cette graine de dictateur. qui jouit déjà de son pouvoir d’entraînement sur les masses.Les démagogues populistes ont un boulevard devant eux  .Espérons que les yeux s’ouvriront avant qu’il ne soit trop tard.