Hollande a grillé en France la carte d’une modernisation du PS et ouvert la route à toutes les régressions gauchistes, violentes et démagogiques

Publié mai 21, 2016 par gb
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Le climat politique s’alourdit en France, avant même que s’ouvre vraiment la campagne présidentielle. Lors des deux derniers échecs retentissants du gouvernement socialiste:  celui sur la déchéance de nationalité et celui sur la réforme du code du travail , les socialistes , se sont heurtés à un front commun de toutes les forces  opposées au changement, regroupant frondeurs du PS,militants du pcf,écologistes,membres du front de gauche,joints aux syndicats heureux de redorer leurs blasons dans la manifestation de leur pouvoir de nuisance. La mobilisation permanente des militants, la violence croissante des manifestants qui souhaiteraient qu’une  bavure policière leur fournisse un martyr mobilisant les foules.la surenchère syndicale et la propagande essayant de mettre de l’huile sur le feu, la violence croissante des casseurs qui sentent bien l’hésitation du gouvernement partagé entre sa rage de subir ces assauts qui partent de ses propres rangs et la peur d’alimenter le feu de la colère et de la déception qu’il a lui même créées montrent la montée de la tension.La CGT avec ses affiches accusant la police d’agressions contre des citoyens innocents a ouvert le feu d’une campagne provocatrice évoquant les grandes grèves et manifestations  insurrectionnelles de 1953, déclenchées sur l’ordre express de Moscou.. On voit bien que un syndicat comme la CGT , encore sous influence du PCF, même si il n’est plus entièrement aux ordres comme il y a quelques dizaines d’années,ne serait ce que parce que le PCF n’a plus de ligne unie et qu’il est maintenant éclaté en une multitude de tendances  représentant toutes les nuances du gauchisme plus ou moins encore teintées de marxisme léninisme, rêve de recouvrer son prestige perdu et son statut d’interlocuteur incontournable dans tous les conflits

L’extrême gauche, qui a psychologiquement rompu les liens de solidarité qui la reliaient encore au reste de la gauche, est désormais rentrée dans une stratégie de confrontation totale avec ceux qui ne sont plus pour elle que des « social traîtres », des complices de la société capitaliste,comme aux plus belles années du stalinisme on qualifiait la social- démocratie.  Mélanchon est l’un des principaux artisans de cette entreprise de ripolinage des slogans de l’époque « glorieuse « du PCF et de son emprise sur une partie des couches intellectuelles.. Mais le mélanchonisme qui semblait il y a encore peu de temps un pastiche  des époques  de domination intellectuelle du marxisme léninisme , ne fait plus autant rire,même quand il annonce que « la révolution est au bout de la rue ». De la Grèce de Tsipras à l’Espagne de Podemos, du parti travailliste de Corbyn jusqu’aux primaires auxUSA, Il sent qu’il a le vent en poupe.  La déconsidération des élites dirigeantes dans l’Europe, les mensonges et la lâcheté  du gouvernement socialiste, ont dégoûté les masses inquiètes devant la  crise sans solution. La fin de l’ascenseur social des trente glorieuses a laissé libre cours à une idéologie du chacun pour soi qui  ouvre la route à la lutte classe contre classe qui est au coeur du discours gauchiste;Quand Mélanchon pouvait dire: « si je vois quelqu’un qui gagne 4000 euros, je lui fait les poches », c’est un programme de guerre civile qu’il énonçait. Il existe maintenant des oreilles qui écoutent ce genre de discours, même s’il ne s’agit que de minorités.
Mais le rêve  de cette extrême gauche , c’est de balayer du paysage politique toute expression du  raisonnable, pour ne laisser la place que aux passions:( envie exacerbée, dénonciation de boucs émissaires,utilisation de la violence et de l’intimidation,flatter les illusions et bien sur, encourager l’auto surestimation des soutiens de cette politique).L’espoir d’une politique courageuse menée par la social démocratie s’est effondré devant les minuscules calculs politiciens de Hollande, aussi minables que son apparence. Lui ne s’en relèvera pas, malgré ses manoeuvres désespérées, mais c’est l’existence même d’une alternative rationnelle aux délires de l’extrême gauche qui est menacée, car identifiée à sa politique d’équilibre immobiliste. Le néo stalinisme est en marche. Les horreurs de la Révolution culturelle et du PolPotisme paraissaient avoir définitivement déconsidéré les âneries du gauchisme, la fin de l’urss semblait avoir réglé le compte du communisme: les revoilà, chassés par la porte qui reviennent par la fenêtre: intolérance, incantations, et organisation du désordre: il va falloir recommencer à vivre avec ces plaies.Les socialistes qui en représentaient une version supportable leur ont ouvert la route. Les gauchistes sont  déterminés à empêcher toute évolution et à bloquer la France par tous les moyens.Il faut juste espérer que eux n’ouvriront pas la route à l’extrême droite qui leur sert d’alibi.Il faudra aussi compter avec l’aile islamo gauchiste, puissante dans plusieurs centres de cette mouvance, en particulier au PC qui  a tentée d’étoffer ses effectifs en pleine dégringolade en recrutant dans la population émigrée. De Aubry qui avait accepté des piscines à horaires réservés aux femmes pour ne pas contrarier les islamistes à  Bartolone qui avait axé sa campagne aux régionales..sur l’allégation de favoritisme pour la « France blanche » adressée  à  Pécresse la candidate de droite, les dérapages existent et risquent de se multiplier. Le MRAP, organisation soi disant anti raciste, noyautée par le PCF, qui a axé ses campagnes sur la lutte contre « l’islamophobie » est devenu un soutien  des thèses victimaires proislamistes, etc…En cas de prise du pouvoir au PS par les gauchistes, il faudra s’attendre à une accentuation  de l’anti israélisme et du soutien accordé aux Palestiniens avec des dérapages antisémites de plus en plus fréquents. Les temps qui s’annoncent ne sont pas joyeux.

Jacques Julliard dénonce la dérive islamogauchiste d’une petite fraction de l’intelligentsia et montre la tentation de la violence qui s’étend

Publié mai 7, 2016 par gb
Catégories : communautarisme, laïcité

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L’article de Jacques Julliard pose d’emblée la question: pourquoi une petite poignée d’intellectuels ont réussi à imposer une véritable sanctuarisation de l’Islam dans l’espace politique français. « Pourquoi ces intellectuels, pour la plupart agnostiques et libertaires, se sont ils brusquement pris de passion pour la religion la plus fermée, la plus identitaire, et dans sa version islamiste, la plus guerrière et la plus violente à la surface du globe?Pourquoi cette étrange intimidation, parée des plumes de la morale? Pourquoi ne peut on plus parler de l’islam que en présence de son avocat? »

« Le résultat est stupéfiant, aberrant. On vient en effet d’assister, en l’espace de deux ou trois ans, à la plus incroyable inversion de presque tous les signes distinctifs de la gauche, ceux dans lesquels traditionnellement elle se reconnaît et on la reconnaît.

Au premier rang d’entre eux, la laïcité. Longtemps elle fut pour elle le marqueur par excellence pour s’opposer à la droite. Or voici que brusquement elle est devenue suspecte à une partie de l’extrême gauche intellectuelle, qui a repris sans vergogne à son compte les errances de Nicholas Sarkozy sur la prétendue « laïcité ouverte ». Car la laïcité de papa, dès lors qu’elle s’applique à l’islam et non plus au seul catholicisme, apparaît soudain intolérante, voire réactionnaire. Pis que cela, elle charrierait avec elle de vagues relents de revanche catholique! Depuis que l’Eglise s’y est ralliée, elle serait devenue infréquentable! »

« or la République à son tour est devenue suspecte . N’a t elle pas une connotation presque identitaire, « souchienne » disent les plus exaltés, pour ne pas dire raciste?N’est elle pas le dernier rempart de l’universalisme occidental contre l’affirmation bruyante de toutes les minorités. N’est elle pas fondée sur ce qui rapproche les hommes plutôt que sur ce qui les distingue ? Un crime majeur aux yeux des communautaristes… »

 

« Il y’a quelque chose d’insolite dans le néocléricalisme musulman qui s’est emparé d’une frange de l’intelligentsia. Parce que l’islam est le parti des pauvres,comme ils le prétendent? Je ne crois pas un seul instant à ce changement de prolétariat. Du reste, allez donc voir en Arabie saoudite si l’islam est la religion des pauvres. Je constate plutôt que l’islamo-gauchisme est né du jour ou l’islamisme est devenu le vecteur du terrorisme aveugle et de l’égorgement. »

« Pourquoi cette conversion? Parce que l’intelligentsia est devenue depuis le début du XX ème siècle, le vrai parti de la violence.Si elle préfère la Révolution à la réforme, ce n’est pas en dépit mais à cause de la violence. Sartre déplorait que la Révolution française n’ait pas assez guillotiné. Et si je devais établir la liste des intellectuels français qui ont adhéré au XX ème siècle, les uns à la violence fasciste, les autres à la violence communiste, cette page n’y suffirait pas. ». Je préfère, dit il, citer les noms de quelques uns qui ont toujours témoigné pour la démocratie et sauvé l’honneur de la profession: Camus, Mauriac, Aron… »

Cette caractérisation d’une couche sociale intellectuelle par son goût de la violence à un effet de dévoilement impressionnant: quelque chose de l’ordre de la violence intellectuelle apparaît tellement à l’oeuvre dans les prises de position des ténors de l’intelligentsia  en faveur des positions extrémistes que l’on sent  la rivalité, le désir de manifestation d’une « puissance » intellectuelle , et la mesure de son pouvoir à travers la capacité à subjuguer mentalement l’interlocuteur, et plus encore , les masses populaires.  La logique imparable d’un raisonnement qui cache ses postulats biaisés est l’équivalent d’une arme avec laquelle ils effectuent des moulinets:les mots  sont des boulets qui abattent des rangs entiers d’adversaires. Car conquérir les esprits est bien la lutte suprême, l’enjeu de la politique qui détermine qui a le pouvoir et qui ne l’a pas. Quand Sartre déclare que les anticommunistes sont des chiens,  il choisit le camp de la plus sombre dictature du siècle, le miroir du fascisme pour les crimes et la violence, et il jouit de sa violence verbale, de son habileté à choisir les mots qui font mouche. Les militaires ont la force des armes et de l’entraînement, les entrepreneurs  celle de l’argent et des relations, les vedettes celle de la séduction. Les intellectuels ont le pouvoir des mots et la science du maniement des idées, et la violence de leurs luttes est celle des batailles  historiques.Leur science n’est pas un sport de combat, mais une lutte ou tous les coups sont permis. La fascination pour la violence des jusqu’au boutistes traduit la fascination pour l’acte qui tranche le débat, et il y a une volonté de montrer que l’homme de pensée est autant capable de trancher que l’homme d’action.  Les hommes de pensée peuvent ainsi être conduits à surenchérir dans la violence, tout en protestant que ce ne sont que des mots: l’exemple des élèves de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm en mai 68 et de leur engagement dans les rangs des zélateurs de Mao, leur alignement sur les violences ignobles de la Révolution Culturelle, leur tentative de mimer, en mots, la Résistance française contre l’occupant, l’arrogance de leurs discours, et leur cautionnement par Sartre qui défendait leurs journaux a montré à quel abaissement pouvait conduire cette course  à celui qui sera le plus révolutionnaire de tous. Cette élite intellectuelle s’est précipitée dans l’abêtissement des slogans anonnés en coeur et a réduit son analyse  à la récitation des versets de ce catéchisme rouge. montrant par là son désir de se soumettre à un maître et de remplacer la réflexion par la foi.

Les islamo-gauchistes ne font que prendre la suite des générations gauchistes précédentes, qui de Staline à Mao et de Pol Pot  à  Daech ont adoré les dictateurs génocidaires qui voulaient changer le peuple pour qu’il corresponde à leur délire. Car ce qui menace tous ces dictateurs en herbe, c’est l’enfermement dans leur système de pensée et la perte de contact avec la réalité.

La division de la gauche en deux camps passe aussi par la différence d’attitude sur l’Islam et sur la laïcité

Publié avril 25, 2016 par gb
Catégories : islamisme, laïcité, les ennemis de l'Occident

Les prises de position de Manuel Valls sur la menace intégriste en France et la dénonciation de la guerre tous azimuths déclarée à la France et à la laïcité par les réseaux islamistes, si elles semblent encore relativement isolées, viennent de recevoir un renfort  supplémentaire avec les déclarations de Le Guen sur la complicité de certains cercles  de gauche avec les islamistes, ce qu’il nomme en utilisant pour la première fois à gauche le terme d’islamo gauchisme.

Cette prise de position, qui constitue une constante politique chez Manuel Valls, contribue ainsi à la dénonciation d’une réalité qui était un tabou du PS, le terme lui même étant interdit et considéré comme appartenanr à une phraséologie de droite. « Islamogauchisme » et « Islamofascisme » sont des termes qui ont déjà été utilisés, mais qui heurtaient la « sensibilité » de gauche, parce que les musulmans ne peuvent pas être mis dans une catégorie  qui suscite  la haine et le rejet, le fascisme qui doit uniquement servir à mobiliser les masses dans un « front anti fasciste » qui doit évoquer les glorieux combats de la défunte Union Soviétique.Le terme de « fasciste doit donc dans la doxa socialiste être réservé à l’extrême droite et l’accoler à de misérables victimes musulmanes est un blasphème qui doit entraîner l’exclusion et la vilipendation.

Le Guen contribue ainsi à l’écroulement progressif du mur de tabous verbaux et idéologiques qui enserre  les raisonnements socialistes, et rejoint ainsi la petite phalange d’intellectuels  (Elizabeth Badinter, Michel Onfray,Alain Finkelkraut,Michel Houellebecq, Pascal Bruckner,etc.. qui les uns après les autres dénoncent la trahison qui se cache derrière les discours de soutien aux islamistes sous prétexte de bienveillance envers les victimes.

Derière ces discours qui possèdent leurs hauts parleurs dans la presse se cachent les nostalgiques du tiers mondisme pour qui le salut viendra du « lumpen prolétariat « du tiers-monde, rassemblé derrière le drapeau de l’Islam,  force armée du monde qui va changer la face de la terre,idéologie mâtinée de complotisme et  d’un antisémitisme qui reste toujours « le socialisme des imbéciles ».

Mais les temps changent, et la minorité intellectuelle en butte aux crachats gauchistes, comme cela s’est passé concrètement place de la République pour Alain Finkielkraut, est en train de gagner  les intellectuels majeurs du pays, alors que il ne reste plus enface que quelques sbires de dernier ordre pour continuer à les invectiver dans la presse qui leur est tout acquise ou dans les médias quand ils leur offrent une tribune  attractive pour l’audimat.

Le PS est devenu le chaudron ou bouillonnent et s’affrontent ces deux troupes de pensée, payant ainsi son refus de penser toute question identitaire ,  ce qui le rend inapte à penser aussi bien la question de l’attitude à tenir face à l’Islam que la question de la place à tenir dans l’Europe pour ne pas disparaître dans la dégénérescence  bureaucratique de cette belle idée.

Le paradoxe est que les gauchistes du PS, c’est à dire les frondeurs, sont les plus réactionnaires du parti, ceux qui ne démordent pas  des mots d’ordre les plus traditionnels et qui souhaitent que rien ne change dans la machine à trouver des postes du PS et que les plus décriés sont ceux qui souhaitent réformer vraiment le pays. Le résultat est à la mode de Hollande, une série de compromis misérables qui annulent tout résultat possible, dégoûtent la population et en particulier les classes populaires, et frayent la route pour les gauchistes déjà organisés ou pour le Front  National. Le PS a déjà perdu la bataille économique du redressement de la France (il est trop tard pour obtenir des résultats significatifs), et on arrive à la période des cadeaux électoraux ou Hollande va tenter de regrouper les débris de son électorat avec quelques bonbons.

La réforme El Khomri à moitié engagée et à moitié abandonnée est la dernière velleité de réforme du régime qui va finir en eau de boudin,et a fourni un magnifique champ de manoeuvres à ceux qui préparent la prise de pouvoir  dans le PS par les éléments les plus conservateurs de la gauche. Ceux là ont marqué des points, fait peur au régime par leurs capacités à mobiliser les syndicats à leur botte (CGT et UNEF entre autres). Ils attendent l’effondrement final de Hollande aux présidentielles et avec lui de l’aile sociale libérale pour liquider toutes les tentatives de modernisation du parti. Nul doute que  la surenchère gauchiste qui se prépare aura à coeur de nettoyer aussi ceux qui osent parler en termes d’identité et de défense  de la laïcité, et qui condamnent la bienveillance vis à vis de l’islam radical.
Les masses populaires qui étaient déjà réticentes devrant cette modernité assimilée par eux à la mondialisation qui les menace, et qui se sont senties abandonnées par le PS et ses promesses vides, ne bougeront pas pour sauver cette branche du PS et  choisiront plutôt entre les extrêmes de gauche et ceux de droite.Ce n’est pas une candidature de Macron qui les fera dévier de leur méfiance et de leur sentiment de trahison.Mélenchon, lui, se sent le vent en poupe, comme tous les mouvements populistes en Europe, et espère tirer les marrons du feu de cette conjoncture.

Avec tout cela,l’Islam radical, quant à lui, à encore des jours tranquilles devant lui.

 

 

La gauche archaïque s’enfonce dans le déni de la réalité économique et identitaire

Publié avril 23, 2016 par gb
Catégories : Israël et sionisme, laïcité

Tandis que l’approche de l’échéance présidentielle produit une accélération des processus de démarquages, la panique politique gagne les cercles rapprochés de François Hollande, et l’évidence du cataclysme politique qui approche pour le PS entraîne le durcissement des prises de position. Pendant que Hollande affirme sans rire que « la France va mieux », le démantibulement du PS se poursuit. Macron, après avoir fait figure quelque temps de carte de secours pour Hollande apparaît maintenant comme un rival et un caillou de plus dans la chaussure de Hollande qui débordait déjà.

 

A droite aussi d’ailleurs, les candidatures ( ou les tentatives de candidatures) se multiplient, même sans la moindre ébauche de projet politique, s’agissant seulement de profiter de l’effet de loupe de la campagne, afin de profiter de la plus-value de visibilité qu’elle procure. Le dernier exemple étant celui de Rama Yade,éphémère ministre de la Sarkosie,, choisie seulement pour son joli minois et pour sa couleur de peau qui en faisait une figure de l' »ouverture » présidentielle. Le vide absolu de sa pensée politique, rempli seulement par une ambition disproportionnée  est apparu avec son changement désespéré d’affiliation politique qui n’ a rien changé  au rétrécissement impitoyable de sa valeur sur le marché de l’offre politique.En attendant, les frondeurs se démarquent de plus en plus du social libéralisme (partiel) de Hollande et Valls et tentent visiblement de s’organiser en vue d’une prise de pouvoir au PS après l’inéluctable déroute de 2016.La recomposition des alliances après la défaite qui s’annonce est déjà dans toutes les têtes. Ce qui se profile est bien l’éclatement de la social démocratie entre une branche socialelibérale, moderniste, européiste et proche d’un certain centrisme, et une branche dogmatique, passéiste, anti européenne, tentée par la rupture extrême gauchiste, nostalgique des certitudes de l’époque pré mondialiste , prête à toutes les dérives populistes, et à la relance des discours incantatoires pour masquer l’incohérence de son projet politique;

L’alliance de toutes les nostalgies et de tous les refus de la réalité se voit déjà chez le PCF qui déclenche la surenchère en collant des papillons avec marqué: « la semaine de 32H, pourquoi pas » et chez la CGT avec la sortie de ses affiches accusant la police de brutalités sanglantes au lieu de protéger les citoyens.

Le développement (sans beaucoup d’avenir) de « la nuit debout »,choyé par les médias et soigneusement organisé par quelques chapelles ultra gauchistes, déguisé en mouvement de libération de la parole façon Mai 68, alors que il n’y est pas question de liberté comme l’agression contre Finkielkraut l’a démontré, a montré le désir de ces chapelles de surfer sur la vague de défiance générale vis à vis des partis politiques de gouvernement pour essayer de les déborder par la rue. Mais les quelques centaines de gauchistes mobilisés  dans ce but n’ arrivent pas à entraîner les masses et ne concernent que  leurs troupes étiques, éternellement auto reproduites et confites dans la paroles figée de leurs pseudo penseurs. Leur rêve est de contrôler la rue pour peser sur les instances élues qu’ils méprisent Leur modèle n’est plus Cuba, mais la Grèce, érigée en modèle de la résistance au capitalisme, en commençant par l’atteindre au portefeuille, en ne payant pas ses dettes et en se faisant ainsi une clientèle  de dépensiers peu soucieux de rembourser leurs dettes.

Emmanuel Macron, représentant à leurs yeux du comble de l’imposture, puisque venant du monde de la banque (« l’ennemi de Hollande » à une certaine époque) et encensé par les patrons,est ainsi le représentant de tout ce qu’ils honnissent: avant tout l’évolution éventuelle du PS vers une version dégagée de ses tabous, chose assez impensable à vrai  dire, sauf si ils se débarrassent de la majorité de ce parti de fonctionnaires soucieux avant tout de la préservation de ses avantages acquis.

Le désaccord  essentiel sur les bases gauchistes du mouvement frondeur se double d’un autre désaccord fondamental: celui sur l’attitude vis à vis de l’Islam:  ce désaccord qui courait sous les mots depuis longtemps  et qui traverse toute la gauche a éclaté avec la publication du livre de Emmanuel Todd sur la manifestation monstre qui a suivi l’attentat  contre Charlie Hebdo:Todd a exhalé une haine effrayante contre les manifestants, les accusant d’être des pétainistes racistes et parlant d’une France malodorante.Cette attaque très violente contre le peuple qui s’était levé contre les crimes antisémites et  tournés contre la liberté d’expression montrait bien la ligne de démarcation entre une gauche pro musulmane prête à toutes les insultes contre ses adversaires et une gauche, celle de Valls  consciente des attaques contre la démocratie et la République  menée de façon déterminée par les ennemis de la Nation.Ce combat s’est poursuivi en sourdine, y compris dans le débat sur la déchéance de nationalité, les  soutiens des musulmans ne tarissant pas d’arguments pour éviter a leurs alliés cette défaite.

Enfin Valls vient de marquer le coup une nouvelle fois en dénonçant la fabrique de terroristes que constitue l’aile « intégriste » de l’Islam et son ambition paranoïaque de direction du monde entier.

Ainsi la nouvelle alliance entre l’Islam et une partie de la gauche est un marqueur de la division qui passe au milieu du PS.

Comment les cartes seront elles rebattues après la dégringola de du PS qui se prépare, il est encore trop tôt pour le dire. Le dégoût qui atteint les Français devant les mensonges et les manoeuvres qu’ils constatent débouchera t il sur un succès gauchiste et les français succomberont ils aux voix de la démagogie populiste? Le PS  éclatera t il malgré les efforts désespérés de Hollande pour maintenir une façade qui a de moins en moins de sens?

La suite du feuilleton dans vos journaux,télévisés ou pas.

Manuel Valls dénonce les progrès foudroyants en France du salafisme, foyer de culture du terrorisme

Publié avril 5, 2016 par gb
Catégories : communautarisme, crise d'identité et islamisme, guerre au proche orient, islamisme, laïcité, terrorisme

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Une fois n’est pas coutume: le chef du gouvernement français a enfin dénoncé clairement et directement la source de la principale menace de terrorisme dans le pays: pas la maladie mentale de quelques déséquilibrés, pas la déshérence de quelques banlieusards déculturés, mais le développement rapide de » l’islamisme radical » et d' »une minorité agissante en train de gagner la bataille idéologique et culturelle »

Manuel Valls est venu  en personne participer à un colloque sur « l’islamisme et la récupération politique en Europe « pour apporter ses analyses sur la réalité et la progression de l’islam radical en France; « Il s’est notamment inquiété des capacités de la France à gérer l’avancée des thèses salafistes qui, selon lui,est à l’origine d’un terrorisme proprement français.

Il a développé son analyse: selon lui « les salafistes doivent représenter 1% aujourd’hui des musulmans dans notre pays, mais leur message, leurs messages sur les réseaux sociaux, il n’ y a qu’eux finalement qu’on entend ». « Il y une forme de minorité agissante des groupes (salutistes) qui sont en train de gagner la bataille idéologique et culturelle »…

Cité par plusieurs médias (Le Monde, RFI) il a même prédit que la campagne présidentielle pour 2017 se fera essentiellement autour « des questions culturelle et identitaire. »

Manuel Valls a toujours affiché des positions sans aucune ambiguité sur les question de laïcité, a preuve son soutien à la directrice de la crèche Baby Loup, dans le conflit  interminable qui l’opposait à une membre du personnel qui réclamait le droit de travailler voilée dans cette crèche  » d’utilité publique ». La seule faiblesse dans sa position a été quand il a déclaré qu’il y avait une sorte d’apartheid en France:concession majeure aux avocats de la victimisation des musulmans depuis plusieurs générations,  et participation à la culture de l’excuse. En plus il s’agissait là d’un profond biais dans l’abord de cette question: il n’y a aucun texte juridique consacrant une inégalité quelconque  pour les musulmans de France, contrairement au système  de l’apartheid dans l’ancienne Afrique du Sud ou la ségrégation était organisée à tous les niveaux (travail,mariage, sexualité, logement,  transports,vote, etc. L’utilisation du terme d’apartheid est infâmante. La réalité est que il y a de part et d’autre des refus de l’intégration, et aussi une part très minoritaire de réactions racistes , dont l’Etat ne peut être tenu pour responsable.

En tout cas, cela fait du bien d’entendre enfin du côté du gouvernement autre chose que la bouillie culpabilisée et culpabilisatrice  qu’on nous sert en toile de fond de l’inaction depuis les années que le phénomène se développe, que mois après mois les cris d’alarmes se répandent dans le vide.

Les choses sont enfin nommées, un chat est appelé un chat, et une guerre des cultures une guerre des cultures. Le développement d’une des tendances de la culture islamique directement désignée comme fournissant la base du recrutement et de l’idéologie des terroristes qui se proclament représentants et guerriers de l’islam. Ils annoncent en toute tranquillité leurs objectifs: conquérir le monde, assurer l’hégémonie et le monopole du pouvoir de la parole et de la pensée à leur religion, ou en tout cas à la vision la plus étroite et la plus féroce qu’ils en ont, détruire la démocratie et l’égalité des hommes et des femmes. L’inégalité des hommes et des femmes commence par le refus de leur serrer la main, continue par le port du voile et se termine par l’esclavage sexuel Superbe programme!

La source d’inspiration des criminels terroristes est trouvée. Il reste à mettre en oeuvre les moyens de réduire son influence: lutte contre les imams propagandistes, formation et contrôle d’imams ne prêchant pas la haine du pays d’accueil, lutte contre les territoires perdus de la République, dénonciation des entorses hypocrites faites à la Laïcité.

le terrorisme est le produit de la guerre interne à l’islam

Publié avril 2, 2016 par gb
Catégories : actualité au proche orient, communautarisme, crise d'identité et islamisme, identités collectives, islamisme, Les ennemis de l'Occident, questions d'identité

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la question de savoir si le terrorisme a à voir avec l’islam est complètement dépassée, tant l’évidence crève les yeux, sauf pour ceux qui ont décidé une fois pour toutes de rester aveugles à ce qui ne cadre pas bien avec leur idéologie. Celle ci fait pour toujours des musulmans des victimes du colonialisme et des damnés de la terre porteurs de la misère du monde.Depuis  que l’islam violent tue en criant » Allah akbar », et  » nous avons vengé le prophète », ils ne comprennent plus rien au scénario qui s’écrit dans le sang, et ne peuvent que bêler  » pas d’amalgame ».

Car bien sur, et heureusement, la majorité des musulmans ne se reconnaît pas dans ce déferlement de haine qui s’étend partout ou il y a des musulmans. Mais la réalité est que le monde musulman est profondément divisé, depuis toujours d’abord,  mais encore plus à l’heure actuelle. La division entre sunnites et chiites est évidemment la toile de fond de cette division, mais les divisions se sont étendues dans les dernières décennies. L’axe fondamental de cette division est le rapport à la modernité et à la liberté de pensée. Le développement foudroyant  de l’intégrisme ( wahabisme prôné par l’Arabie Saoudite , dont la monarchie s’est liée de plus en plus avec la hiérarchie wahabite pour préserver sa couronne, et dont la politique de prosélytisme mondial s’est développée avec la tolérance des puissances occidentales, le salafisme  qui se développe dans les communautés musulmanes comme une traînée de poudre)  constitue avec le progrès général de la religiosité de plus en plus vécue comme un marqueur d’identité un tournant majeur de l’équilibre du monde. On pourrait dire que les masses musulmanes sont prises entre deux islam: l’extremisme radical et guerrier, et une vision tolérante et pacifique, qui a plus ou moins intégré quelques unes des valeurs libérales du monde occidental. On peut faire un parallèle avec la façon dont les masses populaires  occidentales on balancé entre l’attirance  pour le courant social démocrate, démocratique et libéral, et celle pour les partis communistes, prêts à tout pour prendre le pouvoir et le garder, et séduisant pour la jeunesse par leur radicalité. A la fois, les deux mouvements étaient ennemis mortels, et en même temps le peuple y reconnaissait des valeurs communes, et parallèlement une lutte idéologique impitoyable. La situation au sein des masses musulmanes est relativement semblable, c’est ce qui fait que on ne trouve pas de dénonciation nette, sauf de rares exceptions, des crimes commis au nom de l’islam. Peu de musulmans ont une vision claire des différences idéologiques qui séparent les grands courants de l’islam, et ils ont le sentiment que globalement c’est leur civilisation dont il s’agit, les détails étant secondaires. C’est pourquoi ils ne peuvent pas facilement condamner des actes commis au nom de la lecture littérale de leur religion, ressentant une telle condamnation comme  le résultat d’une désolidarisation avec la base même de leur foi. Seule une mobilisation des autorités religieuse pourrait clarifier les idées et le débat.

Le renouveau d’activisme et de radicalisme religieux pénètre toutes les couches de la population musulmane, La minorité agissante des radicaux entraîne dans son sillage les déboussolés et les affamés d’action, les désireux d’un guide et d’un « petit livre rouge ou vert » au nom duquel ils sont prêts à tuer ou à se faire tuer, les petits caïds en demande  de rédemption ou de famille d’accueil.. Ceux qui face à cela proclament la nécessité d’une réflexion autre que l’annonage des textes, sont une infime minorité et sont montrés du doigt comme complices du monde occidental. Car derrière la religion, c’est bien un conflit de civilisation qui commence à prendre forme . Personne ne le souhaite vraiment sauf les djihadistes, mais la ligne de partage passe de plus en plus clairement entre le projet théocratique,qui ne laisse du texte religieux que les règles à appliquer à la lettre, la lecture des décapiteurs, les femmes voilées , interdites de scolarisation, mineures à vie, les musulmans devenus l’espèce dominante, et en face les libertés démocratiques, le développement de la libre pensée, la liberté sexuelle, mais aussi l’esprit mercantile et l’inefficacté des démocraties empêtrées dans leurs grands principes.

La solution est entre les mains de ceux qui doivent éclairer le peuple au lieu de l’entraîner vers le retour en arrière et ses vents mauvais, et au premier chef les imams et les écoles religieuses: d’eux et de leur sélection dépendra en grande partie le côté  vers lequel basculeront les masses musulmanes. Mais les voix des modérés sont déjà de plus en plus étouffées par la multiplication des pressions activistes et de leurs prêcheurs de pacotille.

le génocide porté par le rêve djihadiste

Publié mars 28, 2016 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, crise d'identité et islamisme, guerre au proche orient, islamisme, terrorisme, Uncategorized

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Le dernier massacre perpétré par les pro-talibans au Pakistan à Lahore  contre les chrétiens rassemblés dans un jardin d’enfants glace d’horreur ceux qui ont eu accès à l’information: plus de 70 morts, en majorité des femmes et des enfants , des centaines  de blessés. Des petits enfants tués volontairement, leur seul tort étant ( ou celui de leurs parents)d’être d’une autre religion que les musulmans majoritaires dans ce pays. Dans quel but, sinon de pousser les chrétiens à fuir ce pays, pour qu’il soit purifié de toute présence non musulmane qui « souille » la terre de l’islam. Ce rêve d’un entre -soi qui exclut toute différence,cette incapacité à supporter la différence de point de vue ou de croyance et qui conduit aux meurtres les plus abjects, c’est la caractéristique de l’islam du Pakistan

Ce pays qui a introduit une loi sur le blasphème qui permet de condamner à mort quiconque est accusé d’atteinte aux textes sacrés et a ainsi permis a des imam pervers de monter de toute pièces des dossiers d’accusation permettant de condamner des innocentes complètes et de terroriser une communauté entière est le pays de toutes les haines et de toutes les horreurs. C’est le pays ou 150 élèves d’une école pour enfants de militaires ont été froidement abattus un par un pour « punir » leurs parents de leurs activités . Le meurtre d’enfants est ainsi intronisé comme mode légitime d’éviction d’une communauté qui ne plaît pas à quelques individus ivres de haine.La peste de la haine meurtrière de l’autre se répand à grande vitesse dans l’environnement pourri de ce pays né déjà de l’impossibilité originelle de cohabiter avec l’autre, l’Hindouiste.

Il est vrais que les Hindous n’étaient pas en reste de fanatisme meurtrier à l’époque de la séparation d’avec l’Inde, époque ou Pakistanais et Hindous s’échangeaient des trains entiers remplis de cadavres.

Mais les Pakistanais ont fait fort quand même  en laissant un responsable de leur programme atomique proposer aux dictatures islamiques de la région de partager avec eux leurs secrets de fabrication de la bombe atomique, jusqu’à ce que cela ait été découvert.Comme les candidats à l’atome ne manquaient pas, l’information n’a pas été perdue pour tous le monde.( les Israéliens ont discrètement anéanti une usine nucléaire syrienne en construction il y a quelques années. Quand on voit l’utilisation par Assad des armes de destruction massive contre son propre peuple, on imagine difficilement quels scrupules auraient pu le freiner si les Israéliens n’avaient pas écrasé  dans l’oeuf ses rêves atomiques.

D’une façon générale, ceux qui rêvent de solutions radicales dans la région pour se débarrasser des peuples qui ne leur conviennent pas ne manquent pas: Les Turcs ont été les premiers à joindre les actes à la parole et ont exterminé tous les Arméniens qu’ils pouvaient, avec massacres d’enfants, viols des femmes et anéantissement par la marche forcée dans le désert. Ils n’ont jamais reconnu ce génocide reconnu par la planète entière et continuent à emprisonner ceux qui évoquent la réalité de cette époque. Et maintenant le grand Vizir de ce nouvel empire Ottoman rêve d’en faire autant avec les Kurdes, qu’il fait assassiner par son armée qu’il prétend employer contre l’EI, mais ce doit être des erreurs de visée.L’EI a lui tenté le génocide de la population Yazidie, qui n’y a échappé en partie que grâce à l’intervention aérienne des Occidentaux.

Assad a inauguré différentes techniques d’assassinat de masse: après la torture massive des opposants, l’emploi des gaz, puis des barils d’explosifs largués sur les civils dans les villes, puis le siège des villes privées de nourriture. Quelques millions de Syriens cherchent désespérément à trouver un lieu pour survivre.

Dans l' »Etat Islamique », les maisons des chrétiens sont marquées d’un signe distinctif, ce qui permet aux djihadistes de  satisfaire leurs désirs de rapines, de viols ou de meurtres quand l’envie les en prend. Les cinquante derniers juifs yéménites  viennent d’être exfiltrés par les israéliens, dernière chance avant l’égorgement.

Le programme djihadiste, élégant par sa simplicité ,propose le choix entre la conversion et la mort. De temps en temps, il exécute quelques dizaines de chrétiens pour rappeler aux autres que il ne plaisante pas.

Tous les musulmans ne rêvent pas de tuer tout le monde sauf eux, mais l’idée que tuer des non musulman n’est pas une si mauvaise idée fait son chemin dans les milieux adjacents au djihadisme, c’est à dire dans les milieux des délinquants, des imams recruteurs et des convertis. Ceux qui rêvent de pays purifiés de toute présence non musulmane et qui tuent sans le moindre remords les petits enfants par dizaines sont mûrs pour le prochain génocide: mais frapperont ils d’abord le voisin chrétien ou le voisin sunnite ou le voisin chiite?

Sunnites et chiites finiront ils par s’échanger des trains de cadavres?


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