Les gilets jaunes, manoeuvrés par des leaders extrémistes, entraînés dans une tentative de renverser l’état de droit.

Publié janvier 6, 2019 par gb
Catégories : gauchisme et populisme, identités collectives, POPULISMES

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Ca continue!!!

Le mouvement, qui a considérablement maigri depuis les dernières semaines, mais qui reste mobilisé, se divise de plus en plus clairement entre une partie qui attend de voir ce que vont donner les discussions avec le gouvernement, et une partie jusqu’au-boutiste qui  ne tient aucun compte des concessions faites par le gouvernement , veut la chute du régime et  met en place une tentative insurrectionnelle.

Les violences vont croissant contre  les forces de l’ordre et contre les institutions , dans une  escalade des agressions (envahissement d’un ministère obligeant à évacuer le personnel), à la recherche de nouvelles cib,les manifestant le pouvoir de nuisance des émeutiers.La dernière manifestation à Paris avait pour objectif l’Assemblée Nationale , ce qui ressemble fortement à la tentative de coup d’Etat de la droite française le 6 février 1934.Les consignes données aux manifestants  étaient d’enlever leur gilets pour ne pas être repérés par la police .

Déjà des appels à s’armer avec des armes à feu ont circulé. La violence occupe de plus en plus de place dans les commentaires sur les gilets jaunes.la dictature des minorités et le règne de la force pour obtenir ce qu’on veut devient le mode d’expression privilégié.

Déjà, la tension sociale avait pris une forme de guérilla avec les forces de l’ordre avec l’affaire de l’aérodrome de Notre Dame des Landes:une minorité de quelques centaines de militants, anarchistes, écologistes, blackblocs, refusaient de tenir compte des décisions légales, exprimaient leur haine de la Loi,,et tenaient tête  aux forces de la Loi, pour finir par obtenir satisfaction sur la non construction de l’aérodrome.L’Etat faisait montre de sa crainte de leur offrir un martyr, après la mort d’un militant écologiste dans la bataille des antibarrage contre les forces de l’ordre. La capacité de mobilisation immédiate de ces militants prêts à se regrouper dans différents pays, leur entraînement à manifester violemment et à ne pas se faire attraper par les policiers, l’utilisation d’armes de plus en plus dangereuses ont  peu à peu transformé les manifestations pacifiques  en espaces d’affrontement prévus ou la « racaille »  se joint aux extrêmes politiques dans  ce qui devient un sport dans les banlieues: l’affrontement à la police dont on voit bien partout qu’elle ne suscite plus ni crainte ni respect.

Le recul de l’Etat et sa stratégie de division des écologistes ont été gagnants pour étouffer le mouvement anti aéroport, mais le prix a été le renforcement de l’idée que l’on peut faire  plier l’Etat..

De même l’affrontement avec la CGT autour de la réforme de la SNCF s’est traduit par une victoire en rase campagne de l’Etat, mais au prix de l’affaiblissement majeur de la centrale syndicale dont le rôle, certes ambigu, était aussi d’encadrer les masses et de les intégrer..

Dans la situation actuelle , il n’existe plus de force politique représentant et encadrant les masses en colère , ce qui laisse le champ ouvert aux partis extrémistes, LFI et RN,qui tentent d’absorber le mouvement de colère populaire et profitent du flou des revendications populaires pour y glisser les leurs (le RIC pour le RN, la promulgation d’une assemblée constituante par LFI, deux armes de destruction massive pour en finir avec la démocratie participative.

PS L’épisode du boxeur professionnel qui a agressé un policier et qui s’est justifié en expliquant qu’il « en avait eu assez de se faire « gazer » par les policiers « ( on croirait qu’il a subi Auschwitz et Treblinka) . Cet homme, qui a participé à une manifestation non déclarée ose  se prétendre en état de « légitime défense alors qu’il a roué de coups un policier qui faisait son travail , Ce monsieur,  dont la formation de boxeur professionnel fait de ses poings des armes a reçu le soutien d’une « cagnotte de déjà près de 100000 euros en 24 h de la part des gilets jaunes, qui ont accompagné ces dons de  remerciements et de félicitations à son égard, montrant la solidarité et la complicité d’un grand nombre de ces gens avec la violence folle qui s’est développée dans les dernières manifestations. Les brutes s’enhardissent de plus en plus, avec le sentiment qu’ils sont soutenus par la majorité de la population, en particulier par les partis extrémistes et antidémocratiques, alors que , les opposants « modérés » sont curieusement silencieux devant les attaques contre l’Etat Républicain donnant le sentiment qu’ils veulent participer à la curée.  Le soutien sans nuances apporté par LFI  aux exactions des gilets jaunes  et la dialectique perverse justifiant tous leurs actes  et en mettant la responsabilité sur le gouvernement font que comme l’ont  dit Griveaux et Hamon, LFI est sorti du champ républicain. Il encourage les violences et harcèle le gouvernement, devenant un boute feu  populiste qui doit être  condamné pour sa complicité avec ces actes délictueux.

 

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En France,la démocratie représentative est dans le collimateur des « insoumis »

Publié janvier 3, 2019 par gb
Catégories : gauchisme et populisme, POPULISMES

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Plus le temps passe, plus le discours de Mélenchon dérive, vers un discours pro insurrectionnel et de négation de la légitimité des institutions et des résultats des élections. Déjà, au lendemain de la présidentielle, il a développé immédiatement une contestation de lia légitimité du président Macron, exhalant sa rancoeur d’avoir manqué le 2ème tour à 600000 voix près, et se basant  sur un calcul spécieux mettant en avant le nombre des abstentions pour  présenter le résultat du scrutin  comme faisant du président le président d’une minorité de Français. Toutes les institutions sont des cibles à  disqualifier et à abattre, comme l’a montré sa sortie folle de rage contre le procureur qui menait la perquisition  au local de son mouvement, dérapage qu’il a payé d’une chute brutale dans son électorat qui ne l’a pas suivi dans sa diatribe contestant la justice du pays et sa provocation physique contre les représentants de cette justice.La population a bien senti  le glissement mégalomane compris dans la sortie sur « sa personne sacrée », et la volonté d’être au dessus de la Loi

Derrière le paravent d’une défense sourcilleuse de la République, c’est au contraire un travail de sape continu  qui fait feu de tout bois et qui reprend la stratégie classique des mouvements révolutionnaires:une surenchère  de contestation légale, en espérant s’emparer du pouvoir affaibli par la décredibilisation avec l’appui de la rue utilisée comme masse de manoeuvre, Elle est suivie d’une pure politique de force et d’une dictature de fait, avec de moins en moins de scrupules au fur et à mesure que la base de partisans se rétrécit à un petit noyau qui utilise le multiplicateur qu’est la puissance de l’Etat.

L’exemple des dictatures communistes, répété de nombreuses fois  , rend partout visible le même schéma. Après une victoire militaire et/ou un putsch militaire (Vietnam, Chine, Cuba, Vénézuela, etc..) se développe un régime policier basé sur la division volontairement exacerbée du pays entre « riches » et « pauvres », les uns ayant tous les droits et les autres très peu.L’économie est considérée commun facteur négligeable, comme le montre d’ailleurs le programme de LFI , menant à une catastrophe plus ou moins rapide, qui renforcerait la dépendance avec les autres pays communistes.
Ceci explique la fascination de Mélenchon pour le leader Gilet Jaune » Eric Drouet a qui Mélenchon exprime soutien et admiration, alors qu’il avait formulé le voeu que ses « troupes » envahissent l’Elysée,  ce qui signifie bien une tentative de putsch.

C’est bien le double jeu de Mélanchon, avec la face Républicaine d’un côté, et de l’autre la face fascinée par  la pose Robespierriste, et son cortège de massacres et de suspension de tous les droits pendant la période de la terreur Jacobine, appuyée sur une toute petite secte qui prétend parler au nom du peuple.C’est le régime qui fait rêver Mélenchon et qui lui fait utiliser sa phraséologie grandiloquente avec le modèle historique de I793. C’est le système politique de référence pour lui, avec Chavez et Castro à qui il ne manque pas une occasion de tirer son chapeau.

En même temps se renforce la convergence des extrêmes, RN et LFI, qui apparaissent de plus en plus comme des frères ennemis  plus que comme des concurrents, pêchant dans le même vivier. L’important pour chacun étant la prise du pouvoir, étant entendu que si ils y arrivent l’un ou l’autre, il ne sera pas question de le lâcher, le référendum étant un outil pour contourner les formes légales de l’organisation du pays..

C’est d’un coup d’Etat légal que rêve Mélenchon qui lui permettrait   de modifier, à son avantage, les règles du jeu, mais si quelqu’un fait le travail à sa  place, Eric Drouet par exemple, il ne pinaillera pas sur sa personnalité ni même sur le fait qu’il vote éventuellement pour LePen.En tous cas, les seuls partis a « condamner » l’interpellation de Drouet sont LFI et le RN.

Simplement, après la défense de l’extreme droitier Chouard, ami de Alain Soral, par Ruffin, étoile du mouvement LFI, cela commence à faire beaucoup: une partie de la Gauche dénonce ce début de virage: Hamon dit que Mélanchon ne fait plus partie de la Gauche. Dans Libération, Laurent Joffrin sermone Mélenchon au nom des valeurs générales de la Gauche.

La ligne de fracture est claire:Mélenchon choisit, en bon populiste, une ligne quasi insurrectionnelle, calquée sur les Gilets Jaunes aux positions extrémistes, »Qu’ils partent tous » est le titre de son livre , qui indique bien la reprise des thèmes démagogiques typiques de l’extreme droite . Il envisage même que les élus puissent être révoqués par la voie de ce référendum  d’initiative citoyenne. Hamon choisit une gauche classique et clame son respect des institutions.Mais pour le moment, celle qui tire son épingle du jeu, c’est MarineLePen. Et c’est elle et Macron qui tireront parti de la division de la  gauche. Le danger pour Melenchon, c’est que les Français, entre Le Pen et Macron choisissent l’abstention ,plutôt que les révolutionnaires dont les modèles font plutôt frissonner, malgré la tentative de les repeindre en couleurs joyeuses et modernes. Il souhaite que ils partent tous, ce qui vaut déclaration d’ouverture à autre chose, dans quoi il aurait évidemment un rôle dominant et solitaire. Attention aux Césars qui veulent qu’on leur mette une couronne sur la tête, même si ils la refusent trois fois.

GB

 

Le pouvoir de la rue, c’est le fascisme à notre porte

Publié janvier 1, 2019 par gb
Catégories : gauchisme et populisme, POPULISMES, Revue de presse, Uncategorized

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Les scènes de violence de plus en  plus prononcée devant lesquelles les Français restent de plus en plus médusés et les forces de l’ordre paralysées par la crainte de leur offrir un martyr montrent quelle voie inquiétante s’ouvre devant le mouvement des gilets jaunes.

A côté des revendications de pouvoir d’achat par lesquelles tout a commencé, et qui paraissaient compréhensibles à la majorité des Français, apparaît  la mise en cause  du système démocratique en tant que tel ,  et la volonté de le saboter par tous les moyens et de le remplacer par un système de « démocratie directe » qui mettrait les institutions légales sous la menace permanente d’une expression d’une humeur du peuple, par le biais des réseaux sociaux et des instituts de sondages.

Le monde glauque des officines de fake news qui peuvent faire avaler n’importe quoi  aux gens crédules qui sont à la recherche de vérités simplistes , et développent les versions complotistes du monde qui trouvent écho  dans le fond victimaire et paranoïaque de ceux qui se sentent toujours manipulés,dans un monde qu’ils ne comprennent pas . Il  crée une source infinie de rumeurs  plus stupides  les unes que les autres ( les tours du WTC n’ont jamais été détruites, c’est un complot de la CIA et du Mossad, de même que les Américains n’ont jamais marché sur la lune, c’est un montage cinématographique, etc.. ).Plus c’est bête et plus les gens le croient. L’inculture profonde et la volonté de croire des choses qui  permettent aux imbéciles de se croire non dupes se rejoignent. L’ignorance effrayante, l’incohérence logique, et le mépris à la fois des experts et des élites en général ouvre la voie à des fictions cyniquement entretenues par ceux qui ont tout à gagner à décrédibiliser  la science et la rationalité.

C’est ce qui donne un côté  effrayant au non respect des autorités intellectuelles, qui commence à l’école par les insultes et les menaces, verbales ou physiques à l’égard des professeurs, et qui finit par la désacralisation  du lieu même de la transmission du savoir qui tend de plus en plus à ressembler au monde de la rue avec sa brutalité. Les écoles sonr incendiées  , vandalisées, le harcèlement des faibles devient la règle plutôt que l’exception, les minorités religieuses imposent leur vision du monde. Non pas que les élites ne disent  jamais de bêtises, c’est plutôt le contraire, mais que les ignares se considèrent comme les détenteurs de la vraie vérité quand ils profèrent  des énormités qui n’ont rien à voir avec le bon sens, qui n’est certainement pas la chose la mieux partagée reste une une situation angoissante, et pas seulement en France

C’est la revanche des gilets jaunes de l’ignorance: ils peuvent ne plus croire personne d’autre que eux mêmes, puisque étant le peuple, ils ont « forcément raison. » Il fut un temps ou on appelait cela la conscience de classe. C’est plutôt « la conscience de casse » qui leur permet d’attaquer la police avec  des cocktails molotov, des marteaux, des boules de pétanque, des frondes et de mettre le feu à des préfectures,  de menacer l’Elysée, de tenter de faire effraction dens le fort de Brégançon, résidence de vacance des présidents, et de mettre en place un simulacre de décapitation du président , signe d’une influence djihadiste dans ce mouvement qui ose se référer  aux assassins  ignobles qui affichent leur décision de ne  respecter aucune règle ni aucune limite.

Bien sur, ceux là ont été arrêtés, mais on a entendu aucune condamnation de ces excès dans les rangs des gilets jaunes. Leur mouvement continue d’avancer sur deux jambes, l’une qui se  distingue de ces violences, l’autre qui les soutient en disant que « on n’obtient rien si on ne casse rien ».

Le mouvement se rétrécit de semaine en semaine, en particulier depuis que le gouvernement a reculé sur quelques points, mais les centaines de violents qui existent en France, à droite comme à gauche,  tentent d’entretenir l’incendie, en attendant que les élections leur apporte la revanche rêvée: partis extrémistes plus abstentionnistes = majorité. Les partis extrémistes n’ont aucune solution crédible à la situation actuelle, mais les partis modérés non plus. Le RN continue à prêcher une sortie de l’Euro qui serait une catastrophe nationale sans équivalent et des mesures sociales au moment ou la France doit restreindre ses dépenses, en plein accord avec les Insoumis dans une association rouge brun qui fait frissonner, mais qui ne les inquiète pas du tout.

Tout cela se déroule sur un fond de recul économique et d’aggravation de la dette, en  même temps que le travail temporaire, lié à la période des fêtes accuse  une perte d’emploi de 45000 postes, et l’addition pour les dégâts  présente une note de 2 milliards d’euros..

De plus en plus,,les revendications sur le pouvoir d’achat et une réforme de la fiscalité  cèdent le pas ,aux revendications politiciennes: dissolution du Sénat, démission de Macron, et surtout le référendum  d’initiative citoyenne, revendication portée par le RN, et véritable machine de guerre contre la démocratie représentative, remplacée par la possibilité pour le peuple d’imposer ses sautes d’humeur.  Pourquoi pas des sondages exigeant la traduction  directe des courbes de popularité, porte ouverte à la démagogie effrénée et à l’instabilité empêchant toute vue à long terme. Après, il n’y aura plus que à donner la parole, puis le pouvoir aux « comités »de quartier ou d’entreprise au sein desquels se détacheront les tribuns qui étoufferont la voix des contradicteurs, comme les choses se passent  au sein de l’université:, avant de les chasser pour être en terrain conquis.Ce dont ne semblent pas se rendre compte les gens qui n’expriment que leur colère , ne voyant que  l’iniquité du  système.

Ainsi se dessine une offensive des forces antidémocratiques qui a trouvé sa masse de manoeuvre et qui rejoint celles qui prolifèrent en Europe:  Les Gilets Jaunes finiront ils comme les Chemises Noires qui ont marché sur Rome en 1922 ?

 

 

Le populisme n’est plus que chez nos voisins, il est chez nous.

Publié décembre 22, 2018 par gb
Catégories : gauchisme et populisme, POPULISMES

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Le danger que l’on sentait monter de tous les côtés à travers les conflits inter européens, l’apparition dans tous les grands  états européens de mouvements populaires s’incarnant dans des positions nationalistes, le refus  des politiques d’austérité soutenues par les états essayant de mener une politique cohérente, ce danger menace  directement la France. Ce refus de prendre en considération les réalités économiques, inauguré par le refus des Grecs de payer leurs dettes et la venue au pouvoir d’un parti ultra gauchiste qui promettait de ne pas céder aux exigences des prêteurs a montré le danger croissant de succès pour la démagogie sans limites que se permettent les partis d’opposition, comptant profiter de la décrédibilisation des partis au pouvoir. Les uns après les autres,  les partis extrêmes reprennent à leur compte les revendications les plus extravagantes des masses, sentant  les portes du pouvoir s’entrouvrir pour eux. Mais il ya des causes réelles à l’angoisse des masses populaires ( sentiment d’être négligées et méprisées, et d’être les laissés pour compte de la mondialisation, sentiment d’une certaine injustice fiscale.) qui méritent examen et réflexion. Les Italiens, qui  vivaient avec les populistes qui avaient pris le relais de la démocratie chrétienne et du parti socialiste, anéantis par la révélation de leurs forfaitures ont fonctionné avec ces deux mouvements populistes, cinq étoiles et la ligue, après 20 ans de Berlusconisme , qui se sont alliés pour partager le pouvoir malgré leurs différences antagonistes. Là aussi, les promesses mirobolantes  dé faire passer un déficit finançant toutes sortes de cadeaux ont abouti à un recul et au renvoi de ses promesses aux calendes grecques.

En Espagne, le mouvement indépendantiste pro catalan a tenté un coup de force pour imposer son indépendance sans tenir compte de la volonté de la majorité des Espagnols, avec comme résultat l’obligation pour ses dirigeants de s’enfuir et de se mettre « en cavale » pour éviter des lourdes peines de prison, ceci se déroulant quand même sur un fond de crise politique ou les partis, même Podemos, l’à peu près équivalent deLFI, n’arrivent pas  à former une majorité pour gouverner.

En Allemagne, l’extreme droite profite de la baisse de prestige de Merkel avec ses positions ultra laxistes en matière d’immigration pour relever la tête et capter le mouvement de révolte contre cette négation du sentiment populaire d’envahissement.

Le problème général dans toute l’Europe, c’est que les élites au pouvoir nient ces sentiments de dépossession des masses, que ce soit par rapport à leur identité nationale  ou par rapport à leur place dans la société;

La révolte en France des « gilets Jaunes » exprime ce désir de revanche des « invisibles » qui se rendent visibles pour rappeler leur existence et faire entendre leur souffrance, Et même, ils éprouvent un certain plaisir à  percevoir  de la peur dans les rangs de l’autorité qui leur fait face; Le comportement émeutier a trouvé un soutien  chez la majorité de la population qui s’est identifié avec ce soulèvement des pauvres, mais qui commence à prendre conscience du danger pour la démocratie représenté par ce pouvoir de la rue,.

L’expérience de cette violence portée à l’incandescence dans les dernières manifestations parisiennes a fait sentir le potentiel ravageur  de destruction des institutions de ce rejet de toute autorité. Les caillassages de policiers ou de pompiers dans les banlieues se sont prolongés  par les agressions physiques des  membres des forces de l’ordre avec des moyens sidérants de haine (bouteilles d’acide, boules de pétanque, marteaux, etc..).
La haine de toute autorité, les injures proférées à jet continu contre le président, l’attaque des symboles de la nation (l’arc de triomphe) montrent que certains freins ont lâché. Cette jacquerie sans chefs démontre ce que peut donner  un mécontentement qui ne se sent plus pris en compte par les autorités élues par la nation. Les policiers n’inspirent plus le respect, la justice n’est plus que  un tigre en papier qui est prisonnière des lois dictées par le politiquement correct, l’état est identifié aux « riches ». La rage destructrice et la haine, le refus d’une négociation qui ne serait pas une reddition sans condition  des instances légales , la  confiscation de la parole par des leaders autoproclamés qui commencent à envisager de remplacer les politiciens professionnels, et se lancent dans une surenchère sans limite  ( pourquoi pas une mercédès et le SMIG à 2500 euros ironise XX dans sa polémique avec Poutou, le chef du « Nouveau Parti  Anticapitaliste°.)

Les partis politiques  d’opposition soutiennent le mouvement, quand ils ne l’encouragent pas à mots ambigus,.LFI et le Rassemblement National tout en faisant semblant de défendre le système démocratique en France, tirent sur lui à boulets rouges et défendent les revendications  qui visent à remplacer l’état de droit par le pouvoir de la rue.

, L.e premier à donner l’exemple a été Mélanchon, avec sa contestation de la perquisition menée chez lui et le quasi pugilat avec le procureur ou il  a manifesté son parti pris antiflic et  antijustice l’encouragement à la rébellion et à laviolence, lorsqu’il continue à défendre la dictature néostalinienne de Madeiros au Vénézuela,  avec sa terreur contre ses  opposants, ses centaines de morts, et la ruine totale du pays qui meurt de faim alors qu’il possède un sous sol bourré de pétrole. Les partis traditionnels, PS,LR, qui ont été balayés par Macron, tiennent ainsi leur revanche et semblent inconscients du fait qu’ils creusent leur propre tombe en défendant les fossoyeurs de la démocratie qui veulent le pouvoir à ceux qui ont la plus grande gueule.

Mais la volonté de ne pas être  pris dans le tsunami anti légalité  et de coller au mouvement  pour sauver leurs meubles les conduit à ne pas défendre le compromis nécessaire pour sortir de l’ornière ou le mouvement conduit le pays tout entier.

La France vient de s’offrir une simili révolution qui fait peur à tout le monde mais surtout aux défenseurs de la démocratie, Les »ennemis du système » râlent de plaisir devant le recul obligé du gouvernement.Le passage éventuel d’un « référendum d’initiative citoyenne » concrétiserait le succès  des opposants à tout.La reprise en choeur de ce slogan du RN qui ouvre une ligne de pouvoir parallèle à celui issu des lois de la République permet d’attaquer les autorités légales sous n’importe quel prétexte . Le règne de la démagogie et des discours qui plaisent au peuple et aux réseaux sociaux, hauts parleurs des fake news, sera désormais la » vérité » qui s’imposera. Le grand gagnant sera l’extrême droite, comme le montrent les derniers sondages: Le Pen passe en tête des sondages pour les prochaines élections, dépassant les macronistes, et dominant LFI , plombé  par la démonstration du dérapage complet de Mélenchon, avec plus du double de ses voix.

Sa percée fulgurante tient pour beaucoup à la faiblesse de Wauquiez, qui s’est accroché au  wagon des gilets jaune, faute de courage pour négocier des concessions,  sans s’opposer clairement au changement de régime réclamé par la rue. Le PS étant toujours aussi inexistant et discrédité, la déconfiture et le bafouillage de la droite laisse le champ libre à l’ultra droite et met la démocratie à la merci de la haine qui suinte des propos des extrémistes qui prennent le train au vol. Les derniers propos de Ruffin, après ses déclarations grotesques de haine à Macron ont été pour défendre un partisan de l’extrême droite fascisant et antisémite, ami du sulfureux antisémite Alain  Soral s’attirant la seule critique de Clémentine Autin chez LFI, ce qui montre la perméabilité des Insoumis aux discours rouge-brun.

PS  Aux dernières nouvelles sur la manif à Paris d’aujourd’hui (22 décembre), des  manifestants ont entonné  la chanson de Dieudonné, dont ils savent forcément les connotations antisémites, ainsi que celles du geste qui va avec. Quand la bêtise se joint à la vulgarité, et finalement à la haine….

GB

Israel face à la haine islamiste

Publié décembre 4, 2018 par gb
Catégories : Uncategorized

Le débat qui a divisé le gouvernement comme l’opinion publique dernièrement en Israel concernait la décision de lancer ou non une vaste offensive contre le Hamas, à la suite des centaines de fusées lancées contre sa population, après les provocations des manifestations à sa frontière et des lancers de ballons incendiaires.Israel était ainsi confronté à deux stratégies possibles:

Soit  refuser de transmettre  au Hamas l »argent donné par le Quatar, et le pétrole pour alimenter les centrales  électriques, au risque de désespérer encore plus les masses déshéritées des habitants de Gaza, et  lancer une opération meurtrière contre Gaza par des bombardements massifs; le risque étant que ces  bombardements sur une énorme concentration urbaine fassent des  dégâts tr§s lourds dans le population civile et mineurs  aux troupes du Hamas protégés par les boucliers humains mis en place depuis longtemps.

La preuve en est le côté dérisoire des frappes israéliennes des derniers temps, qui ne frappent que des bâtiments vides d’où les militants islamistes se retirent grâce aux avertissements donnés par l’aviation préalablement à ses frappes.
Le risque supplémentaire est que les états arabes (syrie, iran,etc..) se refassent une virginité en passant alors à l’assaut soi disant au nom des morts palestiniens,, en fait pour régler leur compte à leurs oppositions., et avec la complicité de toutes les opinions publiques occidentales qui crieront à la disproportion des forces quand ce ne sera pas au génocide.

L’autre vision des choses est le choix de Netaniahou, soutenu par l’Etat Major et les services de  renseignement:Ne pas laisser au Hamas le choix du moment de déclencher une offensive israélienne, ;ne pas soumettre la population israélienne à un déluge de fusées et négocier avec le hamas une trêve en attendant le moment choisi pour un « règlement des comptes ».

Ceci est sans doute une prise en considération des nouveaux éléments qui sont intervenus dans le rapport des forces au Moyen Orient: l’intervention des Russes après la chute de leur avion de reconnaissance descendu par erreur par les Syriens ce  dont Moscou a attribué la responsabilité aux Israéliens, a placé la Russie en position d' »arbitre » dans le conflit, par la capacité qu’ils ont de déni d’accès aux avions israéliens par leurs fusées sol-air  S300 d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres. La situation est complexe, car les Russes ne seront plus aux commandes des S300 qu’ils ont vendu aux Syriens, et ceux ci pourront être attaqués par les Israéliens. En attendant que les russes aient fini de former les artilleurs syriens, les Américains et les Israéliens profitent de de la fenêtre sans S300 pour attaquer à coups redoublés les bases iraniennes en Syrie.La question est de savoir si les S300 pourront être détruits ( et ne seront pas immédiatement remplacés par des matériels russes encore plus performants qui existent déjà). L’hypothèse qui circule actuellement selon laquelle les Russes négocieraient un adoucissement des sanctions économiques contre l’Iran en échange d’un retrait des iraniens de Syrie ne peut satisfaire Israel car tout allègement des sanctions contre l’Iran priverait ces sanctions de poids et donc permettrait à l’Iran de continuer sa progression vers l’arme atomique, ce qui est le danger le plus grave pour Israel. De plus, les iraniens disposent d’une autre carte dans la région qui est le Liban où le Hezbollah , avec sa quasi armée, très entraînée et superéquipée par l’Iran, constitue une tête de pont .directe avec la ligne Beyrouth/Téhéran

Mais la diplomatie des Russes est . complexe:ils veulent s’installer en acteurs dominants dans la région, mais ils ne veulent pas donner les moyens d’une hégémonie locale à l’Iran avec qui ils ont été provisoirement alliés contre Daech; et avec la Turquie, leur alliance est ambivalente et surtout basée sur le désir de nuire aux Etats Unis.

Heureusement, pour le moment, la Chine se tient à l’écart de cette zone, elle privilégie la construction de sa « route de la soie « , la voie de son expansion en Asie et en Afrique.

Ce qui est certain, c’est que la domination militaire totale d’Israel dans la région n’est plus qu’un souvenir. Israel reste la plus grande puissance, mais les Arabes grignotent cet avantage et le prix que devra payer Israel en cas de conflit sera de plus en plus lourd.

Les arabes le sentent et multiplient  les insultes et les rodomontades, comptant aussi sur la volonté israélienne de préserver sa population.Le domaine du mensonge et du cynisme  leur ouvre des avenues pour les  provocations.

L’attitude  menaçante de l’extrême droite israélienne, qui est prête à engager le combat immédiatement correspond à une situation antérieure ou Israel avait les moyens d’écraser dans l’oeuf toutes les menaces arabes. On peut comprendre le dépit de cette fraction du pays qui enrage de subir des coups en ne ripostant que de façon symbolique, ce qu’ils interprètent comme un signal de faiblesse envoyé à leurs adversaires, chose qui n’est pas entièrement fausse.En même temps, peut être que se lancer dans une autre opération « bordure protectrice » risque de ne pas permettre à Israel de développer tous ses moyens, et réoccuper Gaza paraît un but fou et absurde: se remettre sur le dos la gestion de deux millions d’arabes désespérés et suicidaires n’est pas une bonne idée.
Quand Israel a conquis Beyrouth après une bataille de rue qu’on lui annonçait impossible à gagner, il a du céder à la pression internationale et laisser les palestiniens et Arafat quitter le Liban, et les années qui ont suivi ont été celle de l’installation du Hezbollah. et de son contrôle grandissant de tout le Liban.

En conclusion, les  pressions des « durs » de l’extrême droite, si elles répondent à un désir de punir les agresseurs à l’origine de ces actes terroristes  que sont l’envoi  de fusées et d’obus sur des populations civiles, et si la riposte a toujours été le principe de Tsahal,  la solution du compromis prônée par Nétanyahou et les plus hautes autorités militaires du pays prennent en compte les éléments généraux de la situation.La négociation menée à ce moment obligeait à une modération temporaire. L’ennemi principal reste l’Iran, le Hamas est un ennemi secondaire, il ne s’agit pas de faire s’embraser tous les fronts en même temps et de diviser ses forces s’il n’y a pas d’urgence. Si provisoirement les bombardements cessent en échange  d’un peu d’argent fourni par les pays arabes et de quoi donner un peu d’électricité » aux habitants de Gaza, plutôt que de faire mourir des dizaines de soldats israéliens dans les combats, c’est le bon choix qui a été fait, même si tout le monde sait que ce n’est que partie remise.

De  plus chacun sait que en Israel, l’arrière plan politicien est toujours présent dans les polémiques sur la stratégie générale.L’extrême droite a tenté de faire tomber le gouvernement et y est presque  parvenue. Ceux qui ont préféré ne pas déclencher l’incendie maintenant ne sont pas des gauchistes pacifistes de « La Paix Maintenant »,ce sont des hommes de droite qui sont prêts à demander au pays les sacrifices indispensables… s’il le faut.

GB

Quelles perspectives pour Israel après la mort du processus d’Oslo

Publié septembre 14, 2018 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, Israël et sionisme

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Tout le montre depuis des années maintenant: il n’y a plus aucune chance pour que le processus de paix fondé sur la coexistence de deux états aboutisse, et cela pour plusieurs raisons;

la première est que  pas le moindre progrès n’a été enregistré en 25 ans sur les questions fondamentales, que les négociateurs avaient prévu de réserver pour la fin: la question du retour des réfugiés ( et de la définition du terme de réfugiés puisque au lieu des 700000 arabes peuplant la région à l’époque de la création d’Israel ,c’est plus de 4 milions d’individus qui revendiquent actuellement cette identité  de  « réfugiés » d’un pays où ils n’ont jamais mis les pieds et qu’ils obtiennent maintenant de manière héréditaire., ainsi que les subventions attenantes.L’autre question étant celle de Jérusalem,que chacune des parties revendique comme capitale, tout en niant, pour ce qui concerne la partie arabe, l’ancienneté de l’implantation juive, et tout en organisant peu à peu  l’impossibilité concrète de cette dévolution à la partie arabe pour ce qui est  de la stratégie israélienne..

Ainsi,les négociations n’ont débouché  que sur la division en  zones plus ou moins autonomes des territoires occupés et une certaine collaboration sécuritaire.

La deuxième raison est l’expérience de Gaza, qui est tombée en un tournemain entre les mains du Hamas qui a instauré sa dictature immédiatement  et fait régner sa terreur sur toute la population tout en lançant des centaines de fusées sur Israel. La décomposition de l’Autorité Palestinienne dans la partie qui lui reste, du fait de sa corruption, de sa collaboration avec les Israéliens, et de l’absence de perspective et de résultats de sa politique ne laisse aucun doute:Dès les premières élections qui auront lieu en Cisjordanie, le pouvoir passera dans les mains des Islamistes, qui eux ne veulent que la destruction d’Israel, avec l’appui de toutes les forces malfaisantes de la région (Hezbollah, Iran,etc..) Tout accord avec la seule partie de l’AP n’aura aucune valeur puisqu’il sera immédiatement dénoncé par les islamistes qui n’attendront plus que le moment le plus opportun pour déclencher une nouvelle attaque contre Israel.Les Israeliens ont pu voir l’effet immédiat de leur retrait de la ville occupée et quelles forces en profitaient instantanément. La confiance est un mot qui n’a pas de sens dans ce contexte.Les Israéliens qui ont vécu la deuxième Intifada  ou ils ont du faire face aux  tireurs qu’ils avaient eux mêmes équipé et aux attentats qui visaient leurs civils, enfants compris, ne peuvent plus faire confiance à une population au milieu de laquelle évoluent des blocs de haine meurtrière sans limite.

La progression fulgurante de l’islamisme dans tout le moyen orient, comme celle du communisme au 20 ème siècle et l’huile sur le feu que versent les diverses dictatures  sur le conflit israélo-palestinien   disent bien comment la moindre faille sera exploitée pour lancer les palestiniens à l’assaut d’Israël, quelques soient les pertes qu’ils subiront. Les puissances régionales,Iran, Turquie, ont sous la main un détonateur et la solidarité islamique, qui voue la même détestation aux Juifs et aux Occidentaux sera heureuse d’avoir une occasion de tenter de détruire Israel.

Que faire, donc, si la négociation ne peut rien donner, et si il ne reste que la force.

Abandonner les territoire occupés sans négociation serait donner l’existence à un état jumeau, livré aux islamistes et qui vivrait dans l’espoir insensé d’une reconquête du reste de la « Palestine ».c’est à dire bien sûr d’Israel et qui appellerait à l’aide tous les musulmans de la région. Quand on voit les dizaines de milliers de volontaires venus des quatre coins du monde, qui ont tout quitté pour venir soutenir les monstres de Daech et se faire tuer en majorité pour cela, on peut imaginer le pire, et en plus, les états rentreraient dans la danse.

Les idées qui font leur apparition avec la fermeture de l’illusion d’un accord entre deux états tournent autour de la solution à un état, laissant patiner dans le vide les mouvements  comme « La Paix maintenant » et les autres mouvements pacifistes dont les appels à la  négociation sonnent comme des incantations éloignées de la réalité et sont perçues comme des trahisons par la majorité de la population juive.
Mais il existe deux visions de cette issue.
La première est issue de l’extrême gauche anti sioniste et d’une branche antisioniste de l’AP rêve d’un état unique dans lequel tout le monde aurait des droits égaux. Même dans l’hypothèse ou les réfugiés ne rentreraient pas, ce qui se cache dans cette idée qui satisferait les  défenseurs des droits de l’homme, c’est l’idée que la supériorité de la croissance démographique palestinienne renverserait vite la suprématie politique juive et viderait très rapidement de son contenu juif l’état binational pour en faire un état arabe. Ce serait juste une question de temps.

La deuxième version de cette théorie de l’ état unique est plutôt celle de la droite annexionniste israélienne. Mais son idée est plutôt de n’annexer que des parties de territoire peu peuplées pour maintenir la supériorité numérique israélienne.La base de ces calculs annexionnistes est une réévaluation du rapport de force démographique et des prévisions sur son évolution. Ils contestent les chiffres de population des démographes « officiels », dont ils disent qu’ils se basent sur les évaluations tronquées des palestiniens, et des biais importants qui les ont conduit à surévaluer la natalité palestinienne alors que celle ci a baissé dans les dernières années  aux environs de  3% , chiffre courant dans les pays qui se rapprochent des modes de vie Occidentaux, alors que la natalité israélienne aurait dépassé ces chiffres dans les dernières évaluations.Cependant l’imprévisibilité des statistiques démographiques rend assez aléatoires les chiffres avancés dans cette polémique fondamentale: si la démographie conduit à un surnombre rapide des palestiniens, le « divorce » et la formule des deux états sont la seule formule qui conserve  la possibilité de préserver le caractère juif de l’état israélien. Si au contraire l les Israéliens peuvent maintenir un rapport démographique de 2/3-1/3 ou même 60/40 %,ils pourront intégrer la minorité arabe en conservant le caractère juif des institutions. Mais que deviendront alors les grosses agglomérations arabes qui seront laissées hors de cette formule: des nouveaux Gaza? Que produira alors la colère immense des masses arabes exclues une nouvelle fois de la maîtrise de leur terre?

L’expérience de Gaza, qui a exclu de la comptabilité israélienne deux milions de Gazaouis qui faisaient face à quelques milliers d’israéliens, mais au prix de la constitution d’une place forte du terrorisme  à la frontière même d’Israel donne à réfléchir. Mais il semble que il n’existe que des mauvaises solutions, c’est dire pas de solution sinon le rapport de force.

L’élément nouveau qui change la donne au moyen orient, c’est le changement d’attitude des Etats Unis, avec leur prise de parti nette en faveur d’Israel ( reconnaissance de Jerusalem comme capitale, fermeture  de l’antenne de l’AP aux Etats Unis, arrêt des subventions à l’UNWRA de parti pris pour les Palestiniens).
En même temps l’approche de la maîtrise nucléaire par l’Iran qui ne cache pas ses voeux meurtriers envers Israel malgré la sortie des Etats Unis de l’accord catastrophique avec les grandes puissances et  la montée en puissance de l’Iran en Syrie et en Irak constitue un danger pire que tous les précédents pour Israel.

Là encore ,la fragilité du soutien américain, suspendu au maintien du régime de Trump, fait que le stress n’est pas près de diminuer en Israel.

 

 

 

le Labour infiltré par l’antisémitisme des islamogauchistes

Publié septembre 13, 2018 par gb
Catégories : antisémitisme, crise de la gauche, gauchisme et populisme, POPULISMES

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La polémique  fait rage au parti Travailliste anglais entre gauchistes antisionistes et même antisémites et démocrates honteux de la liberté de parole accordée aux éléments antisémites qui se déploient sans vergogne dans les plis d’un parti officiellement « de gauche » , depuis l’accession aux commandes de Jeremy Corbyn. Celui ci fait partie de la frange la plus radicale des gauchistes qui l’ont élu et qu’il ne peut ni ne veut désavouer.Les membres du parti travailliste l’ont élu à un moment de révolte contre le blairisme, en partie en rapport avec  la guerre en Irak,et n’ont eu le choix que entre lui et un candidat inconnu et insignifiant.

Il tente de désamorcer la crise interne du parti, en faisant des concessions ( très limitées) sur un plan purement verbal.

Les faits recensés  par les observateurs de la communauté juive anglaise ne laissent pourtant la place à aucun doute: les démentis ambigus de Corbyn ne font qu’un très mince contrepoids aux manifestations antisémites indiscutables: la plus grave étant sa participation attestée par des photos à un dépôt de gerbe sur la tombe de terroristes de Septembre Noir ayant participé au massacre des israéliens de la délégation sportive israélienne aux Jeux Olympiques de Munich. Sa défense étant que il allait sur une autre tombe « bien plus importante » de « centaines d’enfants » massacrés à Gaza par les Israéliens. Quelle tombe? Quels enfants? On voit comment s’établit la balance pour lui.( surtout, il mélange deux éléments  situés à des dizaines d’années d’écart, il mélange les morts comptabilisés lors de la tentative de forcer la frontière israélienne , sans différences d’âge , par le hamas avec des  » enfants assassinés ». La pratique embrouillée de l’amalgame est déjà un indicatif de la mauvaise foi.

Mais ce n’est qu’une chose parmi une multitude d’autres, parmi lesquelles par exemple le refus de faire effacer une « fresque » murale au contenu explicitement antisémite, représentant des personnages au nez crochu en train de jouer au monopoly, le refus de considérer comme un acte antisémite le fait de déclarer que les juifs ont plus de fidélité envers Israel que envers leur nation.

Les déclarations antisémites de nombreux dirigeants travaillistes, y compris des bras droits de Corbyn, ayant entraîné même des démissions  du parti travailliste comme celle de l’ancien maire de Londres. montrent la profondeur et l’étendue du problème
La presse anglaise juive dénonce l’inquiétude qui se développe dans la population juive anglaise, jusque là fidèle soutien du parti travailliste, à l’idée que un individu comme Corbyn poirrait accéder au poste de chef du gouvernement. L’Angleterre, jusque-là  porte parole des libertés  dans le monde, pourrait revêtir le masque hideux de la haine antisémite, reprenant à son compte le discours calomnieux des partisans acharnés de la « cause » palestinienne. La haine gauchiste de Israel transpire dans les paroles comme dans les actes de Corbyn, marxiste non vacciné qui poursuit de sa vindicte les totems désignés par la doxa communiste. Simplement,  à part quelques passages à l’acte dans des prises de position où il s’est trahi, il a préféré laisser parler les autres, faire comme si il ne voyait rien, et c’est ce dans quoi de nombreux membres du parti veulent lui mettre le nez

Le parti travailliste traverse une crise sans pareille dans son histoire, et les déclarations banalisantes de  Corbyn n’apportent aucune garantie d’une volonté ferme d’éradiquer le poison qui s’est infiltré dans les rangs de son mouvement et que dénoncent de nombreux membres de son parti.

A terme, c’est  sa respectabilité qui est atteinte et donc sa qualification éventuelle au poste de premier ministre. L’Angleterre restera t elle fidèle à elle-même et à son image ou s’enfoncera t elle dans les marécages bourbeux du populisme à la recherche de boucs émissaires? A l’heure du Brexit, la porte est entrouverte pour une poussée des forces noires qui tentent d’enfourcher la vague de xénophobie qui se développe avec l’isolationnisme du pays.

L’image de rigueur qui faisait partie du halo entourant Corbyn se dissout peu à peu laissant apparaître l’image d’un idéologue vieilli et attaché à une vision du monde datant du siècle précédent qui n’a effectué aucune autocritique, n’a rien remis en question de son système de croyances et qui prête le flanc aux dérives haineuses suscitées par son système binaire de lecture du monde.