Le Brexit et les succès des Populismes

Publié février 2, 2020 par gb
Catégories : Brexit, désarroi des Anglais, gauchisme et populisme, l'extrême droite, nouveau parti ouvrier en France, LFI, POPULISMES

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Le Brexit, ils l’ont fait.

L’Angleterre, coincée par le résultat d’un référendum hasardeux où les populistes ont réussi à rassembler une courte majorité sur des thèmes xénophobes, en ajoutant des  mensonges sur le coût de la participation à l’Europe, et des promesses qu’ils ont reconnu après coup être fallacieuses sur l’utilisation des sommes « économisées.

Pendant 3 ans, les Anglais se sont débattus avec une situation impossible, où le pays était divisé entre deux parties quasi égales. C’est dans une telle situation, , que  les populistes ont fait  la différence, appuyés sur les réflexes xénophobes d’une partie de la population,  même si elle repose sur une série de mensonges.

La même chose s’était produite en France, lors du référendum sur le traité de Maastricht . Alors que les élites étaient fondamentalement d’accord sur le traité et la continuation de l’Europe, une vague populaire s’est  développée, exprimant la méfiance du peuple devant .l’orientation très libérale du traité.   La mobilisation de toutes les forces gauchistes contre ce traité  qu’ ils vivaient comme un barrage à leurs projets   protectionnistes avait réussi à entraîner la masse de ceux  qui se sentaient menacés par la mondialisation .De plus, la aussi les adversaires du traité avaient développé une campagne mensongère disant que en cas de victoire du non, il n’y aurait pas de blocage car les pro traité  avaient « un plan B », qui n’a en réalité jamais existé.

Quand cela a été révélé, il était trop tard pour changer le résultat du vote.
Dans les deux cas, la confiance en le succès du vote des élites a été illusoire, l’irruption sur la scène politique des masses mécontentes n’ayant pas été imaginée.

C’était la première manifestation politique d’un courant souterrain exprimant le désir de protection pour les pauvres et les fragiles de la part de l’Europe et la séparation d’avec la classe politique jusque là acceptée globalement.

En France, les progrès du  Front National qui a surfé sur ce sourd mécontentement pendant des années ont montré l’évolution du corps électoral, dans le sens du développement  d’un populisme de plus en plus manifeste . L’évolution de LFI qui a troqué son habit d’extreme gauche contre un costume nettement populiste, avec la dérive  pré-insurrectionnelle qui l’a caractérisé a montré la pénétration de ces idées dans le monde politique

L’arrivée au pouvoir de Macron, qui a profité de deux opportunités extraordinaires:l’écroulement du PS et de Hollande d’une part, et la mise hors circuit de François Fillon pour cause de mise en cause judiciaire bien opportunément accélérée par Hollande,  a créé un espace libre dans le monde politique, que Macron s’est proposé de combler

Macron a très adroitement pu développer sa thèse  du ni gauche ni droite et du besoin de modernisation du pays, et de changement du personnel politique.

Mais le mécontentement populaire qui a éclaté avec les gilets jaunes l’a rattrapé  et ne l’a pas lâché jusqu’au moment ou le dialogue avec les Français a habilement séparé ceux d’entre eux qui avaient des revendications et ceux qui, entraînés, par des extrémistes, prenaient le virage d’un mouvement insurrectionnel.

 Malheureusement pour lui, la séquence victorieuse de la lutte contre les abus du statut cheminot et le reflux  des GJ  sans représentants autres que des extrémistes a été suivie par la séquence calamiteuse du « Plan  Retraite » ou le monde syndical s ‘est  mobilisé contre lui Les erreurs de communication se sont succédées, depuis le flou du projet et l’affrontement sur « l’âge pivot ».

Face aux populismes qui l’ont pris pour cible, Macron a manifesté une hésitation qui l’a fait réagir avec retard aux signaux envoyés.Car il est lui même le produit d’un certain  populisme. La vague qui l’a porté était celle qui voulait refuser l’establishment politique, dont il faisait partie.

En Angleterre, il y a du semblable dans la façon dont Boris Johnson a enfourché le cheval populiste des Brexiteurs et s’en est servi pour se propulser au poste de premier ministre.Nigel Farage, avocat fanatique du Brexit, après avoir obtenu des sondages à 30% des électeurs, et n’ayant pas d’autre idée que le « hard brexit, a  lui replongé dans les profondeurs du classement des sondages;

Là encore , Boris JohnsonL va devoir continuer à gérer le pays divisé, et en particulier l’attitude de l’Ecosse et de l’Irlande qui se sont senties manipulée par leur sortie forcée de l’Europe et qui vivent une remontée de leurs velléités indépendantistes.
La partie n’est pas finie.Les populistes ont réussi à fracturer l’Europe, et à isoler l’une des nations les plus puissantes de l’Union Européenne.Alors que l’Angleterre, de tout temps avait un pied en Europe et un pied dehors, ils ont réussi à lui faire faire un choix entre ces deux options en déplaçant un peu le centre de gravité du pays.

Tout le monde attend maintenant la suite.L’unité du Royaume Uni va t elle survivre à la révolte des Ecossais et des Irlandais contre leur retrait  forcé de l’Europe . L’économie britannique va t elle subir un coup de fouet ou au contraire un coup de bambou, avec cette nouvelle donne?

Les Anglais peuvent prendre les paris.

La grève contre le projet de retraites du gouvernement s’éteint lentement

Publié janvier 14, 2020 par gb
Catégories : alignement des gauchistes sur les populistes insurrectionnels, antisémitisme, communautarisme, Corbyn vieil antisémite stalinien, crise de la gauche, gauchisme et populisme, gauchistes et dictateurs d'extrême gauche, islamo gauchisme, l'extrême droite, nouveau parti ouvrier en France, laïcité, le discours gauchiste l'emporte sur le réformiste, LFI, Mélenchon

Au lendemain du compromis ouvert par la possibilité envisagée par le gouvernement de renoncer  à l' »âge pivot »en échange de plusieurs autres mesures permettant d’accéder à l’équilibre financier des retraites, le taux de grévistes diminue massivement, malgré la surenchère de la CGT de Martinez, épauléepar Mélenchon et ses troupes, qui réclament la retraite à 60 ans, alors que elle est à 62 ans dans les faits. Cette surenchère est un signe de désespoir: ils n’y croient plus ni l’un ni l’autre, mais ils essayent de maintenir une image de jusqu’au-boutistes qui défendent les revendications même les plus indéfendables, à l’opposé des syndicats dits « réformistes » qui font la différence entre des réformes discutables et  une simple fuite en avant  dans la réclamation sans fin.

S’appuyant sur les revendications purement corporatistes des conducteurs RATP et SNCF, qui bénéficient d’un pouvoir de nuisance très élevé, et qui peuvent prendre en otages de leur mouvement des millions d’utilisateurs, pour maintenir des avantages exorbitants, et qui en plus veulent une revanche sur Macron qui les a battu à plate couture dans le conflit sur la suppression de leur statut, Martinez et Mélenchon  font tout ce qui est possible pour empêcher la solution du conflit.

Martinez, membre d’un parti communiste exsangue , et qui n’a plus de ligne politique sauf une position d’opposition maximaliste, et Mélenchon,qui a viré du socialisme au populisme en jetant aux orties la défense de la démocratie et qui s’allie aux communautaristes et même, récemment, aux antisémites montrent la dérive politique qui emporte les débris de la gauche, même si la droite ne va pas beaucoup mieux.

Car c’est dans toute l’Europe que les mouvements populistes récupèrent des sympathisants de l’ex-gauche, les  mixent avec les sympathisants de l’extrême droite et constituent ainsi une redoutable masse de manoeuvre. C’est la tactique de tous les mouvements communistes et gauchistes de s’emparer de tous les mécontentements pour si possible en prendre la tête en se présentant comme les défenseurs acharnés des demandes du peuple

.Il s’agit pour eux de discréditer le pouvoir en place en le présentant comme l’expression des intérêts de la seule classe bourgeoise en martelant les critiques sur tous les plans. et en taisant bien entendu la réalité de ce qui se passe dans les pays  où leurs amis ont pris le pouvoir( exemple le Vénézuela de Madeiro, ou le régime a conduit le pays à la misère, à la faim ,  à l’exil, et à la faillite. Le comble de l’impudence de ce régime est atteint quand il ose accuser la France d’excès dans la répression, alors que il a sur la conscience le meurtre de dizaines de manifestants réclamant la démocratie bafouée par  le truquage des élections.

Cette sortie  ubuesque est le soutien en retour à la défense du régime par Mélenchon, qui est pétri d’admiration devant le caudillo au petit pied qui est le modèle castriste des dictatures sud américaines et qui maintient son régime par la violence des milices et de l’armée à sa botte.

Communistes et gauchistes, la main dans la main, ne cessent en France de jeter de l’huile sur le feu. La CGT,oubliant les intérêts des travailleurs dans son combat pour faire plier le gouvernement et son exigence délirante de retrait pur et simple du plan de retraites  du gouvernement, ne voit pas que elle ne peut que perdre ce combat dans lequel elle lance toutes les forces de son appareil.Elle a beau multiplier par 7 les chiffres des manifestants et mettre beaucoup de drapeaux rouges dans les cortèges, son recul se poursuit inexorablement.Les Français ne sont plus dupes du discours communiste, et ce n’est pas un hasard si ceux-ci se retrouvent avec  2% des voix et si la CGT perd la première place des syndicats.

Martinez, qui croyait disposer de l’arme absolue avec la paralysie des transports pour laquelle il pensait que l’accord de la majorité des conducteurs suffisait à mettre le pays à genoux , découvre avec rage que c’est très loin de suffire.Les discours triomphants sonnent creux, les gens mettent en place des solutions de secours les grévistes, devant la durée de la grève, se mettent en recul et reprennent le travail de plus en plus nombreux.La grève périclite et  devient l’oeuvre d’une toute petite minorité, y compris dans le monde particulier de la SNCF. L’échec vers lequel se dirige la CGT ne fera que consacrer le recul de son influence, alors que la fermeté de la CFDT,et les avancées que elle aura obtenu seront portées à son crédit.

De :même que le mouvement des GJ s’est éteint devant sa prise en main par les radicaux extrémistes,de même la poursuite de la grève au moment  ou un dialogue s’ébauche entre syndicats « modérés » et gouvernement va produire un effet de lassitude devant l’extrémisme contestataire et la volonté d’abattre le gouvernement qui passe devant la défense des intérêts de la population.

Quant à Mélenchon, comme prévu, en dehors des attaques non stop contre le gouvernement, il continue à creuser son sillon antisémite avec les nouvelles déclarations de  Garrido à la tv qui a déclaré que si le ministre interdisait la kippa pour les accompagnateurs de sortie scolaire, il perdrait immédiatement son poste, ce qui est une manière directe d’évoquer une supposée puissance des « réseaux juifs ». Comme prévu, il ne s’est pas agi d’une « boutade » quand il a expliqué la défaite de Corbyn par l’action des « réseaux juifs », mais bien  d’une  vision complotiste antisémite étendue à tous les secteurs de la vie politique et qui va être l’occasion de petites phrases distillées de plus en plus souvent.

 Ce qu’il va gagner comme votes musulmans par ces signes d’antisémitisme islamogauchiste, il va le perdre avec le dégoût qui va s’emparer de ceux qui refusent ce virage nauséabond  de plus en plus clairement manifeste, comme Laurent Joffrin dans Libération.

La mutation du paysage politique français continue et elle ne se fait pas dans une bonne direction

La France Insoumise devient le premier parti antisémite en France.

Publié décembre 23, 2019 par gb
Catégories : alignement des gauchistes sur les populistes insurrectionnels, antisémitisme, Corbyn vieil antisémite stalinien, crise de la gauche, gauchisme et populisme, islamisme, islamo gauchisme, le gauchisme, maladie infantile du communisme, LFI, Mélenchon, POPULISMES

On n’arrive pas à y croire, et pourtant c’est vrai: il y a en France un parti qui défend ouvertement des thèses ,antisémites, et ce parti se réclame de l’extrême gauche. Ce qui avait disparu de la scène politique française depuis 1945, il vient de le réintroduire cyniquement, en commençant par un commentaire de la situation politique en Angleterre. On sentait les éléments de mauvais augure s’accumuler, avec la présence d’ « indigénistes « racistes dans son équipe dirigeante, et avec le discours de plus en plus infiltré d’injures s’approchant du vocabulaire haineux de l’extrême droite des années 1930. Mélenchon ne peut pas résister au plaisir de manipuler la langue et de jouir de l’impossibilité pour ses interlocuteurs de se situer sur le même plan de langage, alors qu’il veut blesser l’autre, et en fait l’intimider. Comme le faisait Le Pen en son temps, il jouit de sa maîtrise du langage , des plaisanteries grasses et des mots utilisés comme des armes Se présenter comme la victime des Juifs sera la prochaine étape. Il pourra ainsi obtenir le soutien des islamistes, qui ont déjà une longue pratique de la victimisation et de la haine des Juifs( cf la manifestation où ils ont défilé en arborant des étoiles jaunes : tout le monde sait que on les envoie dans des camps d’extermination !).

Les Rouge Bruns sont de retour!

Avec l’antisémite Corbyn, ils pourront jeter les bases d’un nouveau mouvement populiste, qui n’aura plus qu’un lointain rapport avec la gauche, mais qui rassemblera tous les aigris à la recherche de quelqu’un à accuser de ce qui les rend furieux: l’Etat, les riches, l’Europe, les Juifs. La montée de la haine, attisée par les populistes, de plus en plus désinhibés dans l’escalade des actions violentes, enivrés de l’absence de riposte à la hauteur de leurs exactions, et de leurs agressions verbales montre que il peut exister un terrain propice pour le développement de ce discours.

Pourtant , il ne faudrait pas que les mélenchonistes se rengorgent trop vite d’une éventuelle percée par le biais de l’antisémitisme. La France n’est pas prête à s’engouffrer dans cette folie, qui reste, pour le moment, l’apanage d’une infime minorité. Elle n’est pas comme certains pays d’Europe, qui n’ont pas éliminé les racines du monstre et où les antisémites défilent en uniforme (le Jobbyk en Hongrie par exemple).

L’absence de réaction à la sortie antisémite des mélenchonistes, autre que celle de plusieurs membres du gouvernement, montre que peu de gens se sentent concernés par ces questions et que en fait, ils n’accordent aucune importance aux éructations de LFI.

C’est la suite qui montrera si LFI tente de développer davantage la veine antijuive de son discours, ce qui est très probable, vu l’absence de réaction massive à ce ballon d’essai. LFI ne sera pas exclusivement antisémite, mais il entrelacera ses critiques du régime de petites phrases, d’insinuations, de plaisanteries douteuses qui susciteront chez les sympathisants une solidarité de proscrits qui les confirmera dans leur posture de victimes.

A suivre…

GB

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LFI s’aligne sur l’antisémitisme de son chef

Publié décembre 20, 2019 par gb
Catégories : antisémitisme, gauchisme et populisme, laïcité, LFI, Mélenchon, POPULISMES

Les membres de La France Insoumise se répandent dans les médias en défendant les propos obscènes de leur leader. On pouvait croire que l’éruption d’antisémitisme de Mélenchon n’était qu’une manifestation supplémentaire de son incapacité personnelle à analyser objectivement une situation, . Mais c’est une stratégie, la stratégie du plus gros mensonge possible, en pensant comme le disait Goebbels: mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. Lénine disait que l’antisémitisme était le socialisme des imbéciles : LFI vise maintenant l’électorat des imbéciles.

Djà, lors de la manifestation de tous les partis contre l’antisémitisme, Mélenchon avait prétendu qu' »on ne l’avait pas prévenu » pour justifier sa non participation à la mobilisation générale, excuse qui n’avait trompé personne quant à sa mauvaise foi. Ensuite, il avait refusé de se joindre à ceux qui dénonçaient le refus des GJ de condamner les manifestations antisémites qui avaient émaillé leurs cortèges (tags nazis, chants à la Dieudonné, dégradations des portraits de SimoneVeil et il avait donné des arguments aux pronazis en qualifiant ces critiques de « instrumentalisation » de l’antisémitisme, ce que tous les pro- nazis avaient repris en coeur. Quand on voit son visage convulsé de haine et de violence, on a l’impression de se retrouver dans les années1930, quand les antisémites donnaient libre cours à leur haine bestiale.

Passons sur sa participation à la manifestation « contre l’islamophobie »ou on l’a vu marcher avec les islamistes, et accompagner des arabes portant une étoile jaune, dernière provocation qui, elle, ne lui a posé aucun problème.

Dans sa dérive antisémite, qui a suivi sa dérive antirépublicaine, quand il soutenait les ultras gilets jaunes dans leurs attaques violentes contre les institutions et l’ordre républicain, et encourageait la haine contre le régime, il jetait par dessus bord les principes de la démocratie représentative au profit d’un système ouvrant la voie à la dictature de la rue, et au pouvoir des démagogues comme lui.

Ami de toutes les dictatures gauchistes, qu’il défend au prix de mensonges énormes, il défend aussi les partis gauchistes, quitte à épouser les thèses complotistes les plus invraisemblables, comme la dernière sortie de sa marmite: l’explication donnée à la défaite écrasante subie par Corbyn en Angleterre qu’il attribue à une action des « réseaux juifs »-phraséologie caractéristique des milieux antisémites-, et évidemment pas du tout à la position constamment ambiguë de Corbyn sur le Brexit, personne ne sachant ce qu’il voulait sur ce point à l’opposé de la position très claire de Boris Johnson. Il est vrai que l ‘autre ambiguïté constante de Corbyn, sur la question de l’antisémitisme qui ronge son parti, malgré ses dénégations qui ne convainquent plus personne, ont contribué à son rejet par une partie de l’électorat. Les gauchistes qui se sont emparé de l’appareil du parti, ne peuvent pas admettre une vérité qui conduirait à l’éjection de Corbyn et au recul de leur mainmise sur le Parti. Ils défendent donc ce conte qui les exonère de toute responsabilité dans cette défaite en trouvant un bouc émissaire qui leur permet de se fabriquer une néo-virginité a bon compte.

Cette nouvelle internationale, qui n’a pas encore de nom ni de structure, rassemble tous les gauchistes dans une solidarité qui les fait essayer, à charge de revanche, de soutenir les thèses de leurs amis même si elles ne tiennent pas vraiment la route.
C’est ce qui fait que LFI reprend à son compte la diatribe antisémite de Mélenchon, qui devient la « ligne » du Parti.

Pour sauver le soldat Corbyn, quelques phrases antisémites ne sont apparemment pas cher payé… mais il n’est pas certain que les électeurs partageront cette comptabilité.

Il se pourrait bien que, au contraire, ils rejettent à la fois l’antisémitisme de Corbyn et celui de Mélenchon

 

 

Mélenchon a choisi la politique du pire: miser sur l’antisémitisme larvé populaire. Il le fait froidement, en toute connaissance de cause. Il est possible que cela le déconsidère encore plus que la scène de la perquisition ou il a littéralement « pété les plombs » et contesté l’application de la loi à lui-même. L’extreme gauche sort salie de cette affaire. Le paradoxe, c’est que c’est au moment ou Marine Le Pen s’éloigne des milieux antisémites qui naviguaient autour d’elle que l’extreme gauche prend le relais et développe les propos et les positions ordurières par pur opportunisme.

GB

 

Mélenchon antisémite!

Publié décembre 16, 2019 par gb
Catégories : antisémitisme, crise de la gauche, gauchisme et populisme, LFI, Mélenchon, POPULISMES

Mélenchon vient de quitter le masque et dévoile le fond antisémite qu’ il essayait de cacher derrière les ambiguité de ses positions vis à vis de l’islamisme. Cette fois, la charge hyperviolente à laquelle il s’est livré, accusant les juifs d’avoir fait échouer Corbyn aux élections anglaises par une action de lobbying reprend la position complotiste classique des antisémites et leur vocabulaire


Jean Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale a déclaré: « c’est ignoble, il n’y pas d’autres mots. Quand j’ai lu ça, je n’en ai pas cru mes yeux ».

Ces propos sont gravissimes parce qu’ils laissent entendre qu’on pourrait imputer une défaite politique, celle de Jeremy Corbyn a des réseaux juifs a déclaré le secrétaire d’Etat à la jeunesse. Selon lui, » Jean Luc Mélenchon doit s’expliquer « sur ces propos inacceptables » car ils peuvent rappeler les « thèses infamantes de l’antisémitisme des années 1930. »

La modération n’est plus de mise: Mélenchon vient de se révéler comme prêt à utiliser l’appel aux réflexes antisémites pour masquer une défaite politique. On avait déjà vu l’enflure et le cynisme du personnage, décidé à utiliser l’encouragement à la violence, toujours prêt à l’escalade, maniant l’insulte et la menace comme les leaders de l’extreme droite.

Le discours populiste et le recours à la démagogie populiste, étaient déjà visibles dans son livre: » qu’ils partent tous ». (sauf lui bien sur). Mélenchon doit être traité avec le mépris qu’il mérite, comme un traître à la République, un personnage dégoûtant qui s’appuie sciemment sur les instincts les plus bas. Il n’a pas d’illusions à se faire: ceux qu’il a réussi à entraîner vont s’éloigner les uns après les autres , ne voulant pas se salir à son contact.Comme il ne peut pas supporter de ne pas avoir le dernier mot, la polémique va continuer et il finira comme Doriot, isolé et crachant sa haine, dans les poubelles de l’Histoire, avec Dieudonné comme seul ami. Les membres de son parti n’auront plus d’excuse: ils sont informés de la vraie nature de leur chef. On leur souhaite bonne continuation!

GB

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Le gauchisme, forme de décomposition du communisme

Publié décembre 11, 2019 par gb
Catégories : crise de la gauche, Du côté du Bien, gauchisme et populisme, gauchistes et dictateurs d'extrême gauche, islamo gauchisme, l'extrême droite, nouveau parti ouvrier en France, le credo de la haine du flic, le gauchisme, maladie infantile du communisme, Les ennemis du peuple, les mots magiques des révolutionnaires, LFI, Mélenchon, Mélenchon lance une "fakenews" grotesque, POPULISMES

L’auto dissolution de l’URSS et le remplacement du socialisme par l’économie de marché, après la faillite totale du système et l’abandon du rôle dirigeant du PCUS ont créé un vide là ou le fantasme du pays idéal cristallisait l’utopie et mobilisait des millions de gens à l’intérieur ou à l’extérieur de l’URSS. Les yeux de certains s’ouvraient alors sur le régime de terreur et de mensonge du stalinisme, d’autres prétendaient que il ne s’agissait que d’une déviation liée à la personnalité de Staline, les idéaux restant intacts, et la théorie toujours valable. Dans les pays « socialistes », les communistes se reconvertissaient rapidement en hommes d’affaires et s’arrangeaient pour conserver le pouvoir en changeant l’étiquette de leur mouvement qui devenait « démocrate » ou « populaire ».

Mais la cohérence très profonde de l’idéologie communiste, appuyée sur une vision de l’histoire construite « sur mesure » pour donner le sentiment d’une victoire inéluctable, et une filiation avec tous les moments révolutionnaires historiques arrimait le parti à un glorieux passé et à un avenir merveilleux. Lénine, lui, théorisait une vision de la prise du pouvoir par la force et le coup d’état, et l’instauration d’une dictature de la classe ouvrière, désignée comme porteuse de la régénération de la société. Enfin, il théorisait la construction d’un parti quasi militarisé , discipliné comme une force militaire, utilisant tous les moyens pour conquérir, puis conserver le pouvoir, présageant la dictature policière féroce qui pourchasserait toute forme d’opposition, dans et hors de ses rangs.

Armés de cette croyance en la victoire finale, les tenants de cette forme de millénarisme étaient prêts à tous les sacrifices et tous les crimes, puisque ils étaient du côté du Bien. Les ennemis étaient les bourgeois et les capitalistes ,bons à pendre avec la corde qu’ils vendraient à leurs exécuteurs.Aucun domaine n’échappait à ce clivage ( artistique, scientifique, juridique) de l’utilité révolutionnaire, aucune pitié ne devait atténuer la condamnation des « ennemis du peuple ». De plus, les bienfaits de cette vision du monde devaient s’étendre au reste du monde, qu’il le veuille ou non. Cet outil formidable de conquête du pouvoir était bien repéré par les ambitieux à qui il donnait la recette de la propagande qui devait rallier les militants, convaincus ou cyniques. Un grand nombre d’intellectuels, fascinés par la forme cohérente de cette utopie, donnaient leur onction au système, entraînant par leur prestige des foules d’idéalistes qui rejoignaient les masses de militants formatés. Le marxisme léninisme se présentait comme un bloc, des « saintes écritures » en quelque sorte qui était la Vérité absolue dont les locuteurs devaient utiliser la terminologie pour faire partie de la famille.

Mais cette Eglise, comme toutes les Eglises, secrétait des hérésies, divergeant avec le corpus orthodoxe sur tel ou tel point , au risque de mobiliser une inquisition qui disposait d’un arsenal de sanctions très variées allant de la critique exigeant une autocritique (abjuration) à l’exclusion (excommunication) et parfois à la mort avec ou sans aveu de sa culpabilité.

Lénine avait qualifié le gauchisme de maladie infantile du communisme. Ce qui apparaît à l’époque actuelle, c’est plutôt l’aspect sénilisé des partis communistes, qui n’ont plus comme adhérents que des vieux nostalgiques de l’empire soviétique et de la camaraderie militante et idéaliste, et des gestionnaires des places de pouvoir qui subsistent dans quelques citadelles ouvrières traditionnelles.

Le bloc monolithique a explosé en une multitude de chapelles. Les uns tentent de maintenir le vocabulaire communiste, s’accrochant aux mots magiques ( la lutte de classes, la solidarité du camp socialiste, la juste révolte contre la légalité bourgeoise et sa démocratie « formelle », les autres tentent un nouveau mélange avec la violence anarchisante et spontanéiste qui, elle, désigne l’état comme ennemi principal, alors que les communistes voulaient que l’Etat cchange de maître, pas que il s’affaiblisse.

L’apparition des problématiques identitaires à ouvert la voie à l’islamo gauchisme, qui change de prolétariat, en faisant des musulmans les nouveaux damnés de la terre. Là où la classe ouvrière était parée de toutes les vertus, ce sont les minorités immigrées qui sont maintenant désignées comme doublement victimes : sur le plan social , étant les plus pauvres, et sur le plan d,e l’intégration sociale ,étant parfois victimes d’une discrimination excluante .Là encore, le besoin de cliver le monde entre Bons et Mauvais aboutit à faire des musulmans les blancs agneaux victimes d’affreux bourgeois de plus racistes et colonialistes ( sans colonies d’ailleurs). C’est ceux que Lénine qualifiait de « lumpen prolétariat », pour leur absence de « conscience de classe  » malgré sa misère, qui est porté aux nues. L’alliance, cachée ou parfois revendiquée, avec les communautaristes déplace le front du combat, et en même temps divise les forces des gauchistes entre pro et anti communautaristes, défenseurs et critiques de la laicité. L’Etat centralisateur , lui , est désigné comme l’ennemi et l’oppresseur des nationalités (Catalogne, Pays Basque, etc..) . La classe ouvrière, menacée dans son existence même par la rétraction du tissu industriel, s’aligne sur l’extrême droite, faisant de celle ci le nouveau parti ouvrier. Le populisme, appuyé sur le nationalisme relancé contre l’Européisme des élites, reprend à son compte l’opposition riches/pauvres et promet la Lune aux crédules avec le protectionnisme et la prise du pouvoir légale: moins d’impôts et plus de prestations sociales. Les gauchistes sont prêts à enfourcher cette monture, mais l’extrême droite les a précédé dans cette posture. Prêts à s’allier à tous les adversaires du pouvoir, que ce soit les syndicats, les GJ, les Islamistes, rêvant d’une police désarmée face à leurs militants offensifs , les gauchistes sont une nébuleuse qui n’a plus de modèle universel. la Chine faisant très mauvaise figure pour ce rôle, et les dictatures d’extrême gauche:Madeiro au Vénézuela, Castro à Cuba , apparaissant clairement comme des dictatures policières. Seul Mélenchon défend ces régimes, allant, dans une poussée de stalinisme provocateur, jusquà défendre devant l’Assemblée Nationale la géniale médecine cubaine qui aurait découvert un vaccin contre le cancer du poumon (exemple typique d’une « fake news » absurde, le cancer du poumon n’étant pas causé par un virus, et étant donc inaccessible à une vaccination. On se croirait en URSS, à l’époque de la biologie truquée par Lyssenko au nom d’une biologie marxiste léniniste. Prêts à s’allier avec le diable islamiste, ou avec les diables séparatistes, et à vrai dire avec n’importe quel diable, moulinant les attaques contre le régime à tour de bras, les gauchistes ont pris l’ascendant sur les sociaux démocrates qui sont la version « modérée » des communistes, en perte de vitesse devant la radicalisation qui s’étend.L’échec des gauchistes grecs, chassés du pouvoir pour promesses non tenues, et l’échec des indépendantistes catalans, pour leur tentative médiocre. de coup d’état séparatiste raté, montrent que les gauchistes, bien qu’ayant renversé le rapport de force avec les sociaux démocrates, restent cantonnés à la marge politique, comme l’étaient les communistes il y a cinquante ans . Cela malgré leur pouvoir de nuisance et leur poids électoral non négligeable à cette époque . Héritiers d’une tradition militante dont ils se réservent le droit d’inventaire, influencés par le spontanéisme ambiant, ils pataugent dans un gloubi boulga théorique qui débouche sur des divisions et des querelles byzantines . Leur credo politique reste limité à la haine du flic et à la tentative d’être les plus virulents opposants au régime, ce qui est loin de la sophistication et de la systematisation de la stratégie des vieux partis communistes, appuyés sur les appareils d’état des pays déjà conquis. Version extrémiste et maximaliste des partis communistes, toujours tentés par l’escalade et par une vision crue et brutale du rapport de force, les gauchistes se considèrent comme une version « clean » des vieux partis communistes , nettoyée des crimes de ces partis, puisqu’ils n’ont pas exercé le pouvoir. Ils bénéficient de cette néo virginité qui maintient intact le pouvoir d’illusion et de rêve pour ceux qui n’acceptent pas la réalité comme elle est. La grande illusion est prête à renaître de ses cendres

GB

Antisémitisme: L’Angleterre n’est plus l’Angleterre.

Publié décembre 11, 2019 par gb
Catégories : antisémitisme, crise de la gauche, gauchisme et populisme, POPULISMES

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En tout cas, elle n’est plus l’Angleterre que nous aimions, celle de la fidélité aux traditions, du flegme, du courage sans mots ronflants, celle de l’attachement aux libertés, de l’esprit sportif, de l’humour face aux situations désespérées, de la résistance obstinée face à la force brutale.

Une autre Angleterre se dessine qui n’est pas l’alliée amicale de l’après guerre, mais une concurrente qui vit l’alliance comme une source de dépenses superflues, chez qui se développe une xénophobie qui emprunte les expressions les plus vulgaires, et comble de tout, cultive dans sa gauche un antisémitisme inconcevable qui montre bien comment la gauche peut nourrir les idées les plus infâmes tout en se prétendant la lumière morale du monde politique.

Le cas de Corbyn, devenu chef d’un parti travailliste dont les cellules militantes sont noyautées par les groupuscules gauchistes, et qui a profité de la vague anti blairiste pour s’emparer de la direction du mouvement et du coup rendre possible l’effacement de la politique libérale des dix années écoulées.

Ce qui se prépare avec Corbyn, c’est la possibilité d’un formidable retour en arrière, avec cette figure d’un stalinien qui n’a pas évolué d’un pouce, mais surtout d’un vieil antisémite qui essaye de cacher son jeu, en ne formulant pas lui même ses idées antisémites, mais en couvrant ceux qui dans le parti les expriment dans des formes ahurissantes de haine raciste, les couvrant de son indulgence et de ses minimisations. Il n’a pas vu le mal dans une fresque grossièrement antisémite par ses caricatures , refusant de demander son effacement, il a nié avoir été à un hommage à Septembre Noir ou il été photographié déposant une gerbe, etc.. tout cela au point que des dizaines de militants quittent le PT, ne se reconnaissant pas dans ce parti qui cultive l’antisémitisme en son sein. Corbyn sait que cet antisémitisme peut lui coûter un poste de premier ministre, ce pourquoi il fait profil bas jusqu’aux élections. Une commission d’enquête a été nommée pour enquêter sur les centaines d’incidents de cette sorte.
Le grand Rabbin de Londres a fini par publier une lettre ou il dénonce la peur qui commence à se répandre dans la communauté juive anglaise.

Que la peur s’étende en Angleterre dans la communauté Juive était il y a encore très peu de temps une chose inimaginable tant les Anglais paraissaient vaccinés contre toutes les formes de fascisme ( leurs partis fascistes étaient réduits à des groupuscules dénués d’influence).

L’ Angleterre renierait elle son histoire de tolérance et deviendrait elle un nouveau foyer d’intolérance haineuse, comme ils se multiplient dans plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Hongrie, Pologne, etc)?

L’un des derniers refuges possibles , en cas de malheur pour des Juifs d’Europe vient il de dénier son accord possible à cette mission éventuelle de sauvegarde? La haine raciste va t elle salir l’image de ce vieux peuple voisin?Le Brexit leur a t il fait complètement perdre leur sang froid, et la tête avec? L’apparition d’un parti populiste s’emparant de 30 pour cent des voix montre le déboussolement complet de cette population, pour qui la classe politique a montré son incapacité à sortir de ses intérêts partisans et l’impossibilité d’un souci de l’intérêt du pays, ouvrant ainsi la voie à toutes les dérives. La crise du Brexit n’est pas finie, et des menaces d’éclatement du Royaume Uni sont toujours là.

asoyautées