Erdogan, l’ennemi islamiste déguisé en « allié » et infiltré dans l’organisation militaire européenne

Publié septembre 15, 2020 par gb
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Erdogan enlève le masque jour après jour et apparaît comme l’ennemi principal des européens en Méditerranée, menant une politique antioccidentale,violant l’espace de son « allié » grec, bombardant les Kurdes qui luttent contre Daech,poursuivant ses p rovocations et ses insultes personnelles à l’égard de Macron,remplissant de plus en plus son rôle de voyou international qu’aucune règle n’arrête, utilisant un discours  menaçant, oubliant que il n’est qu’un nain arrogant maître d’un pays sous développé , envieux des richesses de ses voisins, comme l’avait été Sadam Hussein et prêt à les agresser pour leur voler ce dont la distribution inégale  des richesses naturelles l’a privé.

Les masses musulmanes vexées de leur maintien à distance par l’Europe qui ne voulait pas être submergée par cette culture conquérante étrangère à toutes ses traditions sont reconnaissantes  à Erdogan de leur fournir cette revanche et de parler haut pour effacer l’humiliation de l’Empire Ottoman, corrompu et faible, anéanti après la première guerre mondiale.

Depuis la guerre contre Daech, Erdogan a montré son double jeu écoeurant, donnant asile et soins aux djihadistes venus se refaire une santé à l’abri de la frontière turque, leur fournissant des armes et attaquant par derrière les Kurdes fers de lance  du combat pour expulser les assassins djihadistes de leurs places fortes.

La perversité du personnage était déjà apparue dans l’affaire des « ONG » qui avaient tenté de forcer le blocus israélien de Gaza, avec des militants islamistes qui avaient attaqué à coups de couteaux les soldats israéliens qui avaient arraisonné leur bateau  qui violait  sciemment les interdits de pénétrer dans les eaux territoriales israéliennes.Cette provocation délibérée leur avait coûté 9 morts qui étaient devenus des victimes innocentes et des martyrs humanitaires qui ne transportaient que de la nourriture et des médicaments ..Erdogan en avait profité pour rompre plusieurs accords avec les israéliens, qui avaient préféré ne pas répondre à cette manipulation sournoise destinée à complaire aux discours de haine palestiniens.

Mais les dés étaient déjà jetés.Après avoir essayé de paraître « gentil » pour ne pas trop déplaire aux européens, Erdogan montrait peu à peu son vrai visage, celui d’un dictateur cynique, appuyé sur la religion dont il avait semblé être distancié. et qui poursuivait une politique d’islamisation  à outrance. Les universités se remplissaient de  jeunes femmes voilées  à l’exemple de la femme du président, Erdogan multipliait les références à l’époque de l’empire ottoman pour nourrir le nationalisme qui essayait de s’inspirer de cette période  bien peu inspirante.

c’est la chance qui lui fournissait, avec l’échec d’un putsch très mal préparé, l’opportunité d’une énorme répression , qui instaurait une  chasse aux opposants sans pitié et sans mesure.Licenciant des dizaines de milliers d’intellectuels   réduits  à être entretenus par  leurs proches      exigeant  que les  europeens lui livrent ses opposants  , traquant ses rivaux potentiels et demandant qu’on les lui livre alors que les destins les plus sombres attendent ceux qui tomberont dans ses mains.

 Après sa victoire au référendum qui lui a permis de cumuler à peu près tous les ,pouvoirs. l’épuration qu’il a mené massivement dans la police, l’armée, la justice et la presse a fait taire l’une après l’autre les voix   dissidentes à l’exception de quelques héros qui acceptent de mettre en danger leur vie et leur liberté.

   Les kurdes, qui  sont la seule force organisée de résistance, sont traqués emprisonnés ,leurs quartiers qui votent « mal » bombardés au canon, entraînant des pertes civiles importantes.L’ombre du génocide anti arménien continue de planer sur ce pays qui refuse d’assumer l’horreur de ces massacres et  traite en criminels ceux qui essaient de le mettre  en face de sa sauvagerie Tous complices  et profiteurs infâmes, les turcs restent un peuple déshonoré par ses crimes qu’il continue à nier effrontément, n’hésitant pas à prendre le rôle du procureur pour se cacher dans le costume du justicier.

Ne respectant que la force, en abusant quand il le peut,  provoquant les vrais puissants quitte à tourner les talons quand  ils grognent devant son impudence, emporté par ses rêves  de reconstituer un empire  d’une époque dépassée, dont il se voit être le sultan, rêve enturbanné qui sera payé de la mort et de la souffrance de millions de ses pions il ne lui restera bientôt plus comme issue qu’à se soumettre aux vrais méchants: chinois, russes, iraniens qui lui laisseront quelques miettes  en échange de ses trahisons.

Israel à la merci des retournements électoraux occidentaux

Publié septembre 12, 2020 par gb
Catégories : conflit israélo arabe, guerre au proche orient

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L’approche des élections américaines fait planer la crainte, avec la possibilité de la non réélection de Trump d’un renversement de la politique Moyen Orientale américaine.En effet, l’évolution des tendances aux Etats Unis est à la radicalisation des grands partis,vivant naguère dans la culture du compromis.Comme l’ont montré les primaires du parti démocrate qui se sont déroulées sous le signe d’une gauchisation générale. Les ténors démocrates, même identifiés comme centristes, se sont sentis obligés de donner des gages de proximité à la partie de leur électorat qui se reconnaît dans la défense prioritaire de toutes les minorités, même violentes et dans la surenchère de chasse aux sorcières qui conduit à des épurations dans l’Université et dans les médias. Le fait que le qualificatif de « socialiste « qui s’est emparé des esprits non seulement ne fasse plus peur, mais au contraire, soit un signal d’appel pour les jeunes est un indicateur de la mutation idéologique qui s’est opérée et de l’extremisation qui gagne sans cesse du terrain, laissant face à face deux Amériques de plus en plus tentées d’en découdre.

Déjà Joe Biden, candidat élu par les démocrates pour lla présidentielle , qui a choisi une vice présidente ouvertement gauchiste, prête à le remplacer en cas de défaillance de santé,eta annoncé que il réactiverait l’accord nucléaire avec l’Iran que Trump avait dénoncé comme un accord redonnant à l’Iran les moyens de booster son programme nucléaire en échange d’un petit délai. Trump,malgré sa brutalité et sa grossièreté avait fait un diagnostic juste de la stratégie perverse de l’Iran alors que les grands pays occidentaux( France, Allemagne, Royaume Uni ) ont préféré s’aveugler devant le danger et s’enfoncer dans le déni du danger mortel que représentait l’arme nucléaire aux mains des terroristes d’Etat. Les mollahs, peut-être fous, mais certainement pas idiots, ont joué des faiblesses des démocraties,,habituées à faire confiance à la parole donnée et aux accords signés..On retrouve les paramètres de Munich en 1938, Chamberlain et Daladier rentrant ivres de joie après leur forfaiture et aveugles àu déshonneur et à la catastrophe qui gronde au dessus de leurs têtes.

Pour le reste Israël peut tout craindre d’une évolution américaine qui  ferait des palestiniens la « minorité opprimée  » suivante, après les noirs, les femmes et les homosexuels.

Le terrorisme intellectuel qui sévit de plus en plus en Amérique ressemble de plus en plus à la police de la pensée  aux beaux jours du stalinisme telle qu’elle fonctionnait alors sommant les gens de prouver qu’ils sont du côté du « Bien » sous peine de disqualification sociale Les intolérants sentent que ils ont le vent en poupe et comptent les points qu’ils marquent, espérant renverser la majorité actuelle et instaurer le régime extrémiste auquel ils aspirent..

C’est un maccarthysme de gauche qui émerge en Amérique avec la croissance d’un nouveau conformisme épurateur. Les prises de position erratiques et impulsives de Trump lui ont fait perdre une partie de son audience auprès de la droite américaine, même s »il apparaît comme la seule figure capable de faire pièce à la poussée gauchiste qui s’étend dans le pays.

Le soutien sans fard que les Trumpistes ont apporté non seulement à Israël,mais même à la droite annexionniste israélienne,  a engagé les israéliens sur une voie dangereuse .Autant la reconnaissance de Jerusalem comme capitale d’Israël était une façon de ne pas rentrer dans le jeu palestinien de dénégation de la réalité,dans lequel rentraient la majorité des pays européens., autant le soutien aux implantations est vécu comme un encouragement a la politique « colonialiste ».israélienne ce qui déclenche des réflexes de haine qui entremêlent doxa anticolonialiste et antisémitisme sous-jacent;

Les Etats Unis, seuls vrais amis d’Israel dans le monde , risquent  d’inverser leur échelle de valeurs en empruntant  les valeurs de la gauche, prisonnière des délires socialistes , tiers mondistes, et pacifistes qui  font s’étouffer de rire Russe,Chinois et Iraniens, mais pas les Israéliens qui ont déjà payé pour savoir vers quels abîmes cela peut conduire un pays quand Olmert bafouillait devant les provocations de Nasser avant la guerre des 6 jours. Impuissants face à cette montée idéologique des ennemis d’Israël, ils sont, réduits à attendre le verdict des urnes après les décisions américaines de retrait du Moyen Orient qui ont abouti à l’entrée en force de la Russie et de ses alliés, ennemis mortels d’Israël, la Turquie et l’Iran.La Chine passe la main à la Russie provisoirement, mais met en place un réseau de points d’appui autour de la Méditerrannée, « pour plus tard ».Le vide laissé par le retrait américain a été vite comblé.Les Israéliens ne peuvent plus se faire d’illusions sur la pérennité de l’amitié américaine à la merci des foucades de Trump et des variations de l’humeur idéologique  des dirigeants américains. Pour le moment, la supériorité technologique US permet d’assurer celle de son allié.Mais si Russes et Chinois arrivent à combler leur retard, qui aidera Israël à se défendre contre ses  ennemis appuyés sur de tels géants?

GB

 

Le Brexit et les succès des Populismes

Publié février 2, 2020 par gb
Catégories : Brexit, désarroi des Anglais, gauchisme et populisme, l'extrême droite, nouveau parti ouvrier en France, LFI, POPULISMES

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Le Brexit, ils l’ont fait.

L’Angleterre, coincée par le résultat d’un référendum hasardeux où les populistes ont réussi à rassembler une courte majorité sur des thèmes xénophobes, en ajoutant des  mensonges sur le coût de la participation à l’Europe, et des promesses qu’ils ont reconnu après coup être fallacieuses sur l’utilisation des sommes « économisées.

Pendant 3 ans, les Anglais se sont débattus avec une situation impossible, où le pays était divisé entre deux parties quasi égales. C’est dans une telle situation, , que  les populistes ont fait  la différence, appuyés sur les réflexes xénophobes d’une partie de la population,  même si elle repose sur une série de mensonges.

La même chose s’était produite en France, lors du référendum sur le traité de Maastricht . Alors que les élites étaient fondamentalement d’accord sur le traité et la continuation de l’Europe, une vague populaire s’est  développée, exprimant la méfiance du peuple devant .l’orientation très libérale du traité.   La mobilisation de toutes les forces gauchistes contre ce traité  qu’ ils vivaient comme un barrage à leurs projets   protectionnistes avait réussi à entraîner la masse de ceux  qui se sentaient menacés par la mondialisation .De plus, la aussi les adversaires du traité avaient développé une campagne mensongère disant que en cas de victoire du non, il n’y aurait pas de blocage car les pro traité  avaient « un plan B », qui n’a en réalité jamais existé.

Quand cela a été révélé, il était trop tard pour changer le résultat du vote.
Dans les deux cas, la confiance en le succès du vote des élites a été illusoire, l’irruption sur la scène politique des masses mécontentes n’ayant pas été imaginée.

C’était la première manifestation politique d’un courant souterrain exprimant le désir de protection pour les pauvres et les fragiles de la part de l’Europe et la séparation d’avec la classe politique jusque là acceptée globalement.

En France, les progrès du  Front National qui a surfé sur ce sourd mécontentement pendant des années ont montré l’évolution du corps électoral, dans le sens du développement  d’un populisme de plus en plus manifeste . L’évolution de LFI qui a troqué son habit d’extreme gauche contre un costume nettement populiste, avec la dérive  pré-insurrectionnelle qui l’a caractérisé a montré la pénétration de ces idées dans le monde politique

L’arrivée au pouvoir de Macron, qui a profité de deux opportunités extraordinaires:l’écroulement du PS et de Hollande d’une part, et la mise hors circuit de François Fillon pour cause de mise en cause judiciaire bien opportunément accélérée par Hollande,  a créé un espace libre dans le monde politique, que Macron s’est proposé de combler

Macron a très adroitement pu développer sa thèse  du ni gauche ni droite et du besoin de modernisation du pays, et de changement du personnel politique.

Mais le mécontentement populaire qui a éclaté avec les gilets jaunes l’a rattrapé  et ne l’a pas lâché jusqu’au moment ou le dialogue avec les Français a habilement séparé ceux d’entre eux qui avaient des revendications et ceux qui, entraînés, par des extrémistes, prenaient le virage d’un mouvement insurrectionnel.

 Malheureusement pour lui, la séquence victorieuse de la lutte contre les abus du statut cheminot et le reflux  des GJ  sans représentants autres que des extrémistes a été suivie par la séquence calamiteuse du « Plan  Retraite » ou le monde syndical s ‘est  mobilisé contre lui Les erreurs de communication se sont succédées, depuis le flou du projet et l’affrontement sur « l’âge pivot ».

Face aux populismes qui l’ont pris pour cible, Macron a manifesté une hésitation qui l’a fait réagir avec retard aux signaux envoyés.Car il est lui même le produit d’un certain  populisme. La vague qui l’a porté était celle qui voulait refuser l’establishment politique, dont il faisait partie.

En Angleterre, il y a du semblable dans la façon dont Boris Johnson a enfourché le cheval populiste des Brexiteurs et s’en est servi pour se propulser au poste de premier ministre.Nigel Farage, avocat fanatique du Brexit, après avoir obtenu des sondages à 30% des électeurs, et n’ayant pas d’autre idée que le « hard brexit, a  lui replongé dans les profondeurs du classement des sondages;

Là encore , Boris JohnsonL va devoir continuer à gérer le pays divisé, et en particulier l’attitude de l’Ecosse et de l’Irlande qui se sont senties manipulée par leur sortie forcée de l’Europe et qui vivent une remontée de leurs velléités indépendantistes.
La partie n’est pas finie.Les populistes ont réussi à fracturer l’Europe, et à isoler l’une des nations les plus puissantes de l’Union Européenne.Alors que l’Angleterre, de tout temps avait un pied en Europe et un pied dehors, ils ont réussi à lui faire faire un choix entre ces deux options en déplaçant un peu le centre de gravité du pays.

Tout le monde attend maintenant la suite.L’unité du Royaume Uni va t elle survivre à la révolte des Ecossais et des Irlandais contre leur retrait  forcé de l’Europe . L’économie britannique va t elle subir un coup de fouet ou au contraire un coup de bambou, avec cette nouvelle donne?

Les Anglais peuvent prendre les paris.

La grève contre le projet de retraites du gouvernement s’éteint lentement

Publié janvier 14, 2020 par gb
Catégories : alignement des gauchistes sur les populistes insurrectionnels, antisémitisme, communautarisme, Corbyn vieil antisémite stalinien, crise de la gauche, gauchisme et populisme, gauchistes et dictateurs d'extrême gauche, islamo gauchisme, l'extrême droite, nouveau parti ouvrier en France, laïcité, le discours gauchiste l'emporte sur le réformiste, LFI, Mélenchon

Au lendemain du compromis ouvert par la possibilité envisagée par le gouvernement de renoncer  à l' »âge pivot »en échange de plusieurs autres mesures permettant d’accéder à l’équilibre financier des retraites, le taux de grévistes diminue massivement, malgré la surenchère de la CGT de Martinez, épauléepar Mélenchon et ses troupes, qui réclament la retraite à 60 ans, alors que elle est à 62 ans dans les faits. Cette surenchère est un signe de désespoir: ils n’y croient plus ni l’un ni l’autre, mais ils essayent de maintenir une image de jusqu’au-boutistes qui défendent les revendications même les plus indéfendables, à l’opposé des syndicats dits « réformistes » qui font la différence entre des réformes discutables et  une simple fuite en avant  dans la réclamation sans fin.

S’appuyant sur les revendications purement corporatistes des conducteurs RATP et SNCF, qui bénéficient d’un pouvoir de nuisance très élevé, et qui peuvent prendre en otages de leur mouvement des millions d’utilisateurs, pour maintenir des avantages exorbitants, et qui en plus veulent une revanche sur Macron qui les a battu à plate couture dans le conflit sur la suppression de leur statut, Martinez et Mélenchon  font tout ce qui est possible pour empêcher la solution du conflit.

Martinez, membre d’un parti communiste exsangue , et qui n’a plus de ligne politique sauf une position d’opposition maximaliste, et Mélenchon,qui a viré du socialisme au populisme en jetant aux orties la défense de la démocratie et qui s’allie aux communautaristes et même, récemment, aux antisémites montrent la dérive politique qui emporte les débris de la gauche, même si la droite ne va pas beaucoup mieux.

Car c’est dans toute l’Europe que les mouvements populistes récupèrent des sympathisants de l’ex-gauche, les  mixent avec les sympathisants de l’extrême droite et constituent ainsi une redoutable masse de manoeuvre. C’est la tactique de tous les mouvements communistes et gauchistes de s’emparer de tous les mécontentements pour si possible en prendre la tête en se présentant comme les défenseurs acharnés des demandes du peuple

.Il s’agit pour eux de discréditer le pouvoir en place en le présentant comme l’expression des intérêts de la seule classe bourgeoise en martelant les critiques sur tous les plans. et en taisant bien entendu la réalité de ce qui se passe dans les pays  où leurs amis ont pris le pouvoir( exemple le Vénézuela de Madeiro, ou le régime a conduit le pays à la misère, à la faim ,  à l’exil, et à la faillite. Le comble de l’impudence de ce régime est atteint quand il ose accuser la France d’excès dans la répression, alors que il a sur la conscience le meurtre de dizaines de manifestants réclamant la démocratie bafouée par  le truquage des élections.

Cette sortie  ubuesque est le soutien en retour à la défense du régime par Mélenchon, qui est pétri d’admiration devant le caudillo au petit pied qui est le modèle castriste des dictatures sud américaines et qui maintient son régime par la violence des milices et de l’armée à sa botte.

Communistes et gauchistes, la main dans la main, ne cessent en France de jeter de l’huile sur le feu. La CGT,oubliant les intérêts des travailleurs dans son combat pour faire plier le gouvernement et son exigence délirante de retrait pur et simple du plan de retraites  du gouvernement, ne voit pas que elle ne peut que perdre ce combat dans lequel elle lance toutes les forces de son appareil.Elle a beau multiplier par 7 les chiffres des manifestants et mettre beaucoup de drapeaux rouges dans les cortèges, son recul se poursuit inexorablement.Les Français ne sont plus dupes du discours communiste, et ce n’est pas un hasard si ceux-ci se retrouvent avec  2% des voix et si la CGT perd la première place des syndicats.

Martinez, qui croyait disposer de l’arme absolue avec la paralysie des transports pour laquelle il pensait que l’accord de la majorité des conducteurs suffisait à mettre le pays à genoux , découvre avec rage que c’est très loin de suffire.Les discours triomphants sonnent creux, les gens mettent en place des solutions de secours les grévistes, devant la durée de la grève, se mettent en recul et reprennent le travail de plus en plus nombreux.La grève périclite et  devient l’oeuvre d’une toute petite minorité, y compris dans le monde particulier de la SNCF. L’échec vers lequel se dirige la CGT ne fera que consacrer le recul de son influence, alors que la fermeté de la CFDT,et les avancées que elle aura obtenu seront portées à son crédit.

De :même que le mouvement des GJ s’est éteint devant sa prise en main par les radicaux extrémistes,de même la poursuite de la grève au moment  ou un dialogue s’ébauche entre syndicats « modérés » et gouvernement va produire un effet de lassitude devant l’extrémisme contestataire et la volonté d’abattre le gouvernement qui passe devant la défense des intérêts de la population.

Quant à Mélenchon, comme prévu, en dehors des attaques non stop contre le gouvernement, il continue à creuser son sillon antisémite avec les nouvelles déclarations de  Garrido à la tv qui a déclaré que si le ministre interdisait la kippa pour les accompagnateurs de sortie scolaire, il perdrait immédiatement son poste, ce qui est une manière directe d’évoquer une supposée puissance des « réseaux juifs ». Comme prévu, il ne s’est pas agi d’une « boutade » quand il a expliqué la défaite de Corbyn par l’action des « réseaux juifs », mais bien  d’une  vision complotiste antisémite étendue à tous les secteurs de la vie politique et qui va être l’occasion de petites phrases distillées de plus en plus souvent.

 Ce qu’il va gagner comme votes musulmans par ces signes d’antisémitisme islamogauchiste, il va le perdre avec le dégoût qui va s’emparer de ceux qui refusent ce virage nauséabond  de plus en plus clairement manifeste, comme Laurent Joffrin dans Libération.

La mutation du paysage politique français continue et elle ne se fait pas dans une bonne direction

La France Insoumise devient le premier parti antisémite en France.

Publié décembre 23, 2019 par gb
Catégories : alignement des gauchistes sur les populistes insurrectionnels, antisémitisme, Corbyn vieil antisémite stalinien, crise de la gauche, gauchisme et populisme, islamisme, islamo gauchisme, le gauchisme, maladie infantile du communisme, LFI, Mélenchon, POPULISMES

On n’arrive pas à y croire, et pourtant c’est vrai: il y a en France un parti qui défend ouvertement des thèses ,antisémites, et ce parti se réclame de l’extrême gauche. Ce qui avait disparu de la scène politique française depuis 1945, il vient de le réintroduire cyniquement, en commençant par un commentaire de la situation politique en Angleterre. On sentait les éléments de mauvais augure s’accumuler, avec la présence d’ « indigénistes « racistes dans son équipe dirigeante, et avec le discours de plus en plus infiltré d’injures s’approchant du vocabulaire haineux de l’extrême droite des années 1930. Mélenchon ne peut pas résister au plaisir de manipuler la langue et de jouir de l’impossibilité pour ses interlocuteurs de se situer sur le même plan de langage, alors qu’il veut blesser l’autre, et en fait l’intimider. Comme le faisait Le Pen en son temps, il jouit de sa maîtrise du langage , des plaisanteries grasses et des mots utilisés comme des armes Se présenter comme la victime des Juifs sera la prochaine étape. Il pourra ainsi obtenir le soutien des islamistes, qui ont déjà une longue pratique de la victimisation et de la haine des Juifs( cf la manifestation où ils ont défilé en arborant des étoiles jaunes : tout le monde sait que on les envoie dans des camps d’extermination !).

Les Rouge Bruns sont de retour!

Avec l’antisémite Corbyn, ils pourront jeter les bases d’un nouveau mouvement populiste, qui n’aura plus qu’un lointain rapport avec la gauche, mais qui rassemblera tous les aigris à la recherche de quelqu’un à accuser de ce qui les rend furieux: l’Etat, les riches, l’Europe, les Juifs. La montée de la haine, attisée par les populistes, de plus en plus désinhibés dans l’escalade des actions violentes, enivrés de l’absence de riposte à la hauteur de leurs exactions, et de leurs agressions verbales montre que il peut exister un terrain propice pour le développement de ce discours.

Pourtant , il ne faudrait pas que les mélenchonistes se rengorgent trop vite d’une éventuelle percée par le biais de l’antisémitisme. La France n’est pas prête à s’engouffrer dans cette folie, qui reste, pour le moment, l’apanage d’une infime minorité. Elle n’est pas comme certains pays d’Europe, qui n’ont pas éliminé les racines du monstre et où les antisémites défilent en uniforme (le Jobbyk en Hongrie par exemple).

L’absence de réaction à la sortie antisémite des mélenchonistes, autre que celle de plusieurs membres du gouvernement, montre que peu de gens se sentent concernés par ces questions et que en fait, ils n’accordent aucune importance aux éructations de LFI.

C’est la suite qui montrera si LFI tente de développer davantage la veine antijuive de son discours, ce qui est très probable, vu l’absence de réaction massive à ce ballon d’essai. LFI ne sera pas exclusivement antisémite, mais il entrelacera ses critiques du régime de petites phrases, d’insinuations, de plaisanteries douteuses qui susciteront chez les sympathisants une solidarité de proscrits qui les confirmera dans leur posture de victimes.

A suivre…

GB

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LFI s’aligne sur l’antisémitisme de son chef

Publié décembre 20, 2019 par gb
Catégories : antisémitisme, gauchisme et populisme, laïcité, LFI, Mélenchon, POPULISMES

Les membres de La France Insoumise se répandent dans les médias en défendant les propos obscènes de leur leader. On pouvait croire que l’éruption d’antisémitisme de Mélenchon n’était qu’une manifestation supplémentaire de son incapacité personnelle à analyser objectivement une situation, . Mais c’est une stratégie, la stratégie du plus gros mensonge possible, en pensant comme le disait Goebbels: mentez, mentez, il en restera toujours quelque chose. Lénine disait que l’antisémitisme était le socialisme des imbéciles : LFI vise maintenant l’électorat des imbéciles.

Djà, lors de la manifestation de tous les partis contre l’antisémitisme, Mélenchon avait prétendu qu' »on ne l’avait pas prévenu » pour justifier sa non participation à la mobilisation générale, excuse qui n’avait trompé personne quant à sa mauvaise foi. Ensuite, il avait refusé de se joindre à ceux qui dénonçaient le refus des GJ de condamner les manifestations antisémites qui avaient émaillé leurs cortèges (tags nazis, chants à la Dieudonné, dégradations des portraits de SimoneVeil et il avait donné des arguments aux pronazis en qualifiant ces critiques de « instrumentalisation » de l’antisémitisme, ce que tous les pro- nazis avaient repris en coeur. Quand on voit son visage convulsé de haine et de violence, on a l’impression de se retrouver dans les années1930, quand les antisémites donnaient libre cours à leur haine bestiale.

Passons sur sa participation à la manifestation « contre l’islamophobie »ou on l’a vu marcher avec les islamistes, et accompagner des arabes portant une étoile jaune, dernière provocation qui, elle, ne lui a posé aucun problème.

Dans sa dérive antisémite, qui a suivi sa dérive antirépublicaine, quand il soutenait les ultras gilets jaunes dans leurs attaques violentes contre les institutions et l’ordre républicain, et encourageait la haine contre le régime, il jetait par dessus bord les principes de la démocratie représentative au profit d’un système ouvrant la voie à la dictature de la rue, et au pouvoir des démagogues comme lui.

Ami de toutes les dictatures gauchistes, qu’il défend au prix de mensonges énormes, il défend aussi les partis gauchistes, quitte à épouser les thèses complotistes les plus invraisemblables, comme la dernière sortie de sa marmite: l’explication donnée à la défaite écrasante subie par Corbyn en Angleterre qu’il attribue à une action des « réseaux juifs »-phraséologie caractéristique des milieux antisémites-, et évidemment pas du tout à la position constamment ambiguë de Corbyn sur le Brexit, personne ne sachant ce qu’il voulait sur ce point à l’opposé de la position très claire de Boris Johnson. Il est vrai que l ‘autre ambiguïté constante de Corbyn, sur la question de l’antisémitisme qui ronge son parti, malgré ses dénégations qui ne convainquent plus personne, ont contribué à son rejet par une partie de l’électorat. Les gauchistes qui se sont emparé de l’appareil du parti, ne peuvent pas admettre une vérité qui conduirait à l’éjection de Corbyn et au recul de leur mainmise sur le Parti. Ils défendent donc ce conte qui les exonère de toute responsabilité dans cette défaite en trouvant un bouc émissaire qui leur permet de se fabriquer une néo-virginité a bon compte.

Cette nouvelle internationale, qui n’a pas encore de nom ni de structure, rassemble tous les gauchistes dans une solidarité qui les fait essayer, à charge de revanche, de soutenir les thèses de leurs amis même si elles ne tiennent pas vraiment la route.
C’est ce qui fait que LFI reprend à son compte la diatribe antisémite de Mélenchon, qui devient la « ligne » du Parti.

Pour sauver le soldat Corbyn, quelques phrases antisémites ne sont apparemment pas cher payé… mais il n’est pas certain que les électeurs partageront cette comptabilité.

Il se pourrait bien que, au contraire, ils rejettent à la fois l’antisémitisme de Corbyn et celui de Mélenchon

 

 

Mélenchon a choisi la politique du pire: miser sur l’antisémitisme larvé populaire. Il le fait froidement, en toute connaissance de cause. Il est possible que cela le déconsidère encore plus que la scène de la perquisition ou il a littéralement « pété les plombs » et contesté l’application de la loi à lui-même. L’extreme gauche sort salie de cette affaire. Le paradoxe, c’est que c’est au moment ou Marine Le Pen s’éloigne des milieux antisémites qui naviguaient autour d’elle que l’extreme gauche prend le relais et développe les propos et les positions ordurières par pur opportunisme.

GB

 

Mélenchon antisémite!

Publié décembre 16, 2019 par gb
Catégories : antisémitisme, crise de la gauche, gauchisme et populisme, LFI, Mélenchon, POPULISMES

Mélenchon vient de quitter le masque et dévoile le fond antisémite qu’ il essayait de cacher derrière les ambiguité de ses positions vis à vis de l’islamisme. Cette fois, la charge hyperviolente à laquelle il s’est livré, accusant les juifs d’avoir fait échouer Corbyn aux élections anglaises par une action de lobbying reprend la position complotiste classique des antisémites et leur vocabulaire


Jean Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale a déclaré: « c’est ignoble, il n’y pas d’autres mots. Quand j’ai lu ça, je n’en ai pas cru mes yeux ».

Ces propos sont gravissimes parce qu’ils laissent entendre qu’on pourrait imputer une défaite politique, celle de Jeremy Corbyn a des réseaux juifs a déclaré le secrétaire d’Etat à la jeunesse. Selon lui, » Jean Luc Mélenchon doit s’expliquer « sur ces propos inacceptables » car ils peuvent rappeler les « thèses infamantes de l’antisémitisme des années 1930. »

La modération n’est plus de mise: Mélenchon vient de se révéler comme prêt à utiliser l’appel aux réflexes antisémites pour masquer une défaite politique. On avait déjà vu l’enflure et le cynisme du personnage, décidé à utiliser l’encouragement à la violence, toujours prêt à l’escalade, maniant l’insulte et la menace comme les leaders de l’extreme droite.

Le discours populiste et le recours à la démagogie populiste, étaient déjà visibles dans son livre: » qu’ils partent tous ». (sauf lui bien sur). Mélenchon doit être traité avec le mépris qu’il mérite, comme un traître à la République, un personnage dégoûtant qui s’appuie sciemment sur les instincts les plus bas. Il n’a pas d’illusions à se faire: ceux qu’il a réussi à entraîner vont s’éloigner les uns après les autres , ne voulant pas se salir à son contact.Comme il ne peut pas supporter de ne pas avoir le dernier mot, la polémique va continuer et il finira comme Doriot, isolé et crachant sa haine, dans les poubelles de l’Histoire, avec Dieudonné comme seul ami. Les membres de son parti n’auront plus d’excuse: ils sont informés de la vraie nature de leur chef. On leur souhaite bonne continuation!

GB

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Le gauchisme, forme de décomposition du communisme

Publié décembre 11, 2019 par gb
Catégories : crise de la gauche, Du côté du Bien, gauchisme et populisme, gauchistes et dictateurs d'extrême gauche, islamo gauchisme, l'extrême droite, nouveau parti ouvrier en France, le credo de la haine du flic, le gauchisme, maladie infantile du communisme, Les ennemis du peuple, les mots magiques des révolutionnaires, LFI, Mélenchon, Mélenchon lance une "fakenews" grotesque, POPULISMES

L’auto dissolution de l’URSS et le remplacement du socialisme par l’économie de marché, après la faillite totale du système et l’abandon du rôle dirigeant du PCUS ont créé un vide là ou le fantasme du pays idéal cristallisait l’utopie et mobilisait des millions de gens à l’intérieur ou à l’extérieur de l’URSS. Les yeux de certains s’ouvraient alors sur le régime de terreur et de mensonge du stalinisme, d’autres prétendaient que il ne s’agissait que d’une déviation liée à la personnalité de Staline, les idéaux restant intacts, et la théorie toujours valable. Dans les pays « socialistes », les communistes se reconvertissaient rapidement en hommes d’affaires et s’arrangeaient pour conserver le pouvoir en changeant l’étiquette de leur mouvement qui devenait « démocrate » ou « populaire ».

Mais la cohérence très profonde de l’idéologie communiste, appuyée sur une vision de l’histoire construite « sur mesure » pour donner le sentiment d’une victoire inéluctable, et une filiation avec tous les moments révolutionnaires historiques arrimait le parti à un glorieux passé et à un avenir merveilleux. Lénine, lui, théorisait une vision de la prise du pouvoir par la force et le coup d’état, et l’instauration d’une dictature de la classe ouvrière, désignée comme porteuse de la régénération de la société. Enfin, il théorisait la construction d’un parti quasi militarisé , discipliné comme une force militaire, utilisant tous les moyens pour conquérir, puis conserver le pouvoir, présageant la dictature policière féroce qui pourchasserait toute forme d’opposition, dans et hors de ses rangs.

Armés de cette croyance en la victoire finale, les tenants de cette forme de millénarisme étaient prêts à tous les sacrifices et tous les crimes, puisque ils étaient du côté du Bien. Les ennemis étaient les bourgeois et les capitalistes ,bons à pendre avec la corde qu’ils vendraient à leurs exécuteurs.Aucun domaine n’échappait à ce clivage ( artistique, scientifique, juridique) de l’utilité révolutionnaire, aucune pitié ne devait atténuer la condamnation des « ennemis du peuple ». De plus, les bienfaits de cette vision du monde devaient s’étendre au reste du monde, qu’il le veuille ou non. Cet outil formidable de conquête du pouvoir était bien repéré par les ambitieux à qui il donnait la recette de la propagande qui devait rallier les militants, convaincus ou cyniques. Un grand nombre d’intellectuels, fascinés par la forme cohérente de cette utopie, donnaient leur onction au système, entraînant par leur prestige des foules d’idéalistes qui rejoignaient les masses de militants formatés. Le marxisme léninisme se présentait comme un bloc, des « saintes écritures » en quelque sorte qui était la Vérité absolue dont les locuteurs devaient utiliser la terminologie pour faire partie de la famille.

Mais cette Eglise, comme toutes les Eglises, secrétait des hérésies, divergeant avec le corpus orthodoxe sur tel ou tel point , au risque de mobiliser une inquisition qui disposait d’un arsenal de sanctions très variées allant de la critique exigeant une autocritique (abjuration) à l’exclusion (excommunication) et parfois à la mort avec ou sans aveu de sa culpabilité.

Lénine avait qualifié le gauchisme de maladie infantile du communisme. Ce qui apparaît à l’époque actuelle, c’est plutôt l’aspect sénilisé des partis communistes, qui n’ont plus comme adhérents que des vieux nostalgiques de l’empire soviétique et de la camaraderie militante et idéaliste, et des gestionnaires des places de pouvoir qui subsistent dans quelques citadelles ouvrières traditionnelles.

Le bloc monolithique a explosé en une multitude de chapelles. Les uns tentent de maintenir le vocabulaire communiste, s’accrochant aux mots magiques ( la lutte de classes, la solidarité du camp socialiste, la juste révolte contre la légalité bourgeoise et sa démocratie « formelle », les autres tentent un nouveau mélange avec la violence anarchisante et spontanéiste qui, elle, désigne l’état comme ennemi principal, alors que les communistes voulaient que l’Etat cchange de maître, pas que il s’affaiblisse.

L’apparition des problématiques identitaires à ouvert la voie à l’islamo gauchisme, qui change de prolétariat, en faisant des musulmans les nouveaux damnés de la terre. Là où la classe ouvrière était parée de toutes les vertus, ce sont les minorités immigrées qui sont maintenant désignées comme doublement victimes : sur le plan social , étant les plus pauvres, et sur le plan d,e l’intégration sociale ,étant parfois victimes d’une discrimination excluante .Là encore, le besoin de cliver le monde entre Bons et Mauvais aboutit à faire des musulmans les blancs agneaux victimes d’affreux bourgeois de plus racistes et colonialistes ( sans colonies d’ailleurs). C’est ceux que Lénine qualifiait de « lumpen prolétariat », pour leur absence de « conscience de classe  » malgré sa misère, qui est porté aux nues. L’alliance, cachée ou parfois revendiquée, avec les communautaristes déplace le front du combat, et en même temps divise les forces des gauchistes entre pro et anti communautaristes, défenseurs et critiques de la laicité. L’Etat centralisateur , lui , est désigné comme l’ennemi et l’oppresseur des nationalités (Catalogne, Pays Basque, etc..) . La classe ouvrière, menacée dans son existence même par la rétraction du tissu industriel, s’aligne sur l’extrême droite, faisant de celle ci le nouveau parti ouvrier. Le populisme, appuyé sur le nationalisme relancé contre l’Européisme des élites, reprend à son compte l’opposition riches/pauvres et promet la Lune aux crédules avec le protectionnisme et la prise du pouvoir légale: moins d’impôts et plus de prestations sociales. Les gauchistes sont prêts à enfourcher cette monture, mais l’extrême droite les a précédé dans cette posture. Prêts à s’allier à tous les adversaires du pouvoir, que ce soit les syndicats, les GJ, les Islamistes, rêvant d’une police désarmée face à leurs militants offensifs , les gauchistes sont une nébuleuse qui n’a plus de modèle universel. la Chine faisant très mauvaise figure pour ce rôle, et les dictatures d’extrême gauche:Madeiro au Vénézuela, Castro à Cuba , apparaissant clairement comme des dictatures policières. Seul Mélenchon défend ces régimes, allant, dans une poussée de stalinisme provocateur, jusquà défendre devant l’Assemblée Nationale la géniale médecine cubaine qui aurait découvert un vaccin contre le cancer du poumon (exemple typique d’une « fake news » absurde, le cancer du poumon n’étant pas causé par un virus, et étant donc inaccessible à une vaccination. On se croirait en URSS, à l’époque de la biologie truquée par Lyssenko au nom d’une biologie marxiste léniniste. Prêts à s’allier avec le diable islamiste, ou avec les diables séparatistes, et à vrai dire avec n’importe quel diable, moulinant les attaques contre le régime à tour de bras, les gauchistes ont pris l’ascendant sur les sociaux démocrates qui sont la version « modérée » des communistes, en perte de vitesse devant la radicalisation qui s’étend.L’échec des gauchistes grecs, chassés du pouvoir pour promesses non tenues, et l’échec des indépendantistes catalans, pour leur tentative médiocre. de coup d’état séparatiste raté, montrent que les gauchistes, bien qu’ayant renversé le rapport de force avec les sociaux démocrates, restent cantonnés à la marge politique, comme l’étaient les communistes il y a cinquante ans . Cela malgré leur pouvoir de nuisance et leur poids électoral non négligeable à cette époque . Héritiers d’une tradition militante dont ils se réservent le droit d’inventaire, influencés par le spontanéisme ambiant, ils pataugent dans un gloubi boulga théorique qui débouche sur des divisions et des querelles byzantines . Leur credo politique reste limité à la haine du flic et à la tentative d’être les plus virulents opposants au régime, ce qui est loin de la sophistication et de la systematisation de la stratégie des vieux partis communistes, appuyés sur les appareils d’état des pays déjà conquis. Version extrémiste et maximaliste des partis communistes, toujours tentés par l’escalade et par une vision crue et brutale du rapport de force, les gauchistes se considèrent comme une version « clean » des vieux partis communistes , nettoyée des crimes de ces partis, puisqu’ils n’ont pas exercé le pouvoir. Ils bénéficient de cette néo virginité qui maintient intact le pouvoir d’illusion et de rêve pour ceux qui n’acceptent pas la réalité comme elle est. La grande illusion est prête à renaître de ses cendres

GB

Antisémitisme: L’Angleterre n’est plus l’Angleterre.

Publié décembre 11, 2019 par gb
Catégories : antisémitisme, crise de la gauche, gauchisme et populisme, POPULISMES

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En tout cas, elle n’est plus l’Angleterre que nous aimions, celle de la fidélité aux traditions, du flegme, du courage sans mots ronflants, celle de l’attachement aux libertés, de l’esprit sportif, de l’humour face aux situations désespérées, de la résistance obstinée face à la force brutale.

Une autre Angleterre se dessine qui n’est pas l’alliée amicale de l’après guerre, mais une concurrente qui vit l’alliance comme une source de dépenses superflues, chez qui se développe une xénophobie qui emprunte les expressions les plus vulgaires, et comble de tout, cultive dans sa gauche un antisémitisme inconcevable qui montre bien comment la gauche peut nourrir les idées les plus infâmes tout en se prétendant la lumière morale du monde politique.

Le cas de Corbyn, devenu chef d’un parti travailliste dont les cellules militantes sont noyautées par les groupuscules gauchistes, et qui a profité de la vague anti blairiste pour s’emparer de la direction du mouvement et du coup rendre possible l’effacement de la politique libérale des dix années écoulées.

Ce qui se prépare avec Corbyn, c’est la possibilité d’un formidable retour en arrière, avec cette figure d’un stalinien qui n’a pas évolué d’un pouce, mais surtout d’un vieil antisémite qui essaye de cacher son jeu, en ne formulant pas lui même ses idées antisémites, mais en couvrant ceux qui dans le parti les expriment dans des formes ahurissantes de haine raciste, les couvrant de son indulgence et de ses minimisations. Il n’a pas vu le mal dans une fresque grossièrement antisémite par ses caricatures , refusant de demander son effacement, il a nié avoir été à un hommage à Septembre Noir ou il été photographié déposant une gerbe, etc.. tout cela au point que des dizaines de militants quittent le PT, ne se reconnaissant pas dans ce parti qui cultive l’antisémitisme en son sein. Corbyn sait que cet antisémitisme peut lui coûter un poste de premier ministre, ce pourquoi il fait profil bas jusqu’aux élections. Une commission d’enquête a été nommée pour enquêter sur les centaines d’incidents de cette sorte.
Le grand Rabbin de Londres a fini par publier une lettre ou il dénonce la peur qui commence à se répandre dans la communauté juive anglaise.

Que la peur s’étende en Angleterre dans la communauté Juive était il y a encore très peu de temps une chose inimaginable tant les Anglais paraissaient vaccinés contre toutes les formes de fascisme ( leurs partis fascistes étaient réduits à des groupuscules dénués d’influence).

L’ Angleterre renierait elle son histoire de tolérance et deviendrait elle un nouveau foyer d’intolérance haineuse, comme ils se multiplient dans plusieurs pays d’Europe (Allemagne, Hongrie, Pologne, etc)?

L’un des derniers refuges possibles , en cas de malheur pour des Juifs d’Europe vient il de dénier son accord possible à cette mission éventuelle de sauvegarde? La haine raciste va t elle salir l’image de ce vieux peuple voisin?Le Brexit leur a t il fait complètement perdre leur sang froid, et la tête avec? L’apparition d’un parti populiste s’emparant de 30 pour cent des voix montre le déboussolement complet de cette population, pour qui la classe politique a montré son incapacité à sortir de ses intérêts partisans et l’impossibilité d’un souci de l’intérêt du pays, ouvrant ainsi la voie à toutes les dérives. La crise du Brexit n’est pas finie, et des menaces d’éclatement du Royaume Uni sont toujours là.

asoyautées

Le fascisme culturel d’extrême gauche se répand dans les universités française et américaine

Publié décembre 3, 2019 par gb
Catégories : Uncategorized

L ‘interdiction de prendre la parole pour ceux que les nouveaux gardes rouges ont décrété indésirables parce que ils pourraient gêner le »bien être » des minorités est mise en acte par la force de plus en plus souvent dans l’université française. Indigénistes interdisant la présence de blancs à leurs conférences, féministes ne supportant pas la présence de »mâles « potentiels violeurs » dans les groupes, militants pro musulmans réclamant le boycott de tout ce qui est tant soit peu israélien, les revendications les plus folles, se succèdent et l’intolérance s’étend. Elle conduit à une véritable « épuration ethnique », avec même des destructions de livres, comme cela s’est produit quand François Hollande, ancien Président de la République, et qui est pourtant loin d’être un homme de droite, a été interdit de conférence et de présentation de son livre.
A chaque fois, les insultes fusent, les penseurs sont qualifié d’hommes de droite , puis d’extrême droite.C’est ainsi que Alain Finkielkraut a pu se faire cracher à la figure Les nouveaux inquisiteurs s’en prennent à tous ceux qui manifestent une divergence, réelle ou potentielle, avec leur catéchisme gauchiste, et éliminent petit à petit toute pensée non conforme à leur idéologie. Un tout petit nombre de militants extrémistes suffit à intimider la masse des étudiants, mais aussi l’administration qui craint les troubles que ces groupuscules peuvent déclencher (grèves, occupations de locaux, empêchement de la tenue des cours).
En effet, la police n’étant pas en règle générale autorisée à pénétrer dans l’université, il n’existe pas de force opposée à celle de ces militants organisés et entraînés, et ils peuvent se livrer à leurs intimidations en toute tranquillité, Les doyens essaient plutôt de négocier avec eux pour limiter la casse.

C’est cette nouvelle intolérance que l’on voit fleurir de tous les côtés, sans doute portée en partie par la radicalisation générale de la société, telle que on la constate dans l’aspect haineux des commentaires dans les réseaux sociaux.Il n’y a plus la moindre retenue dans les avis exprimés, l’insulte est monnaie courante et les partis politiques donnent parfois le mauvais exemple dans cette violence verbale qui se lâche. Ce nouveau maccarthysme qui se développe fait peur parce que il est soutenu par une partie du monde intellectuel, contrairement au maccarthysme originel aux Etats Unis qui venait de l’Etat et qui essayait de s’imposer au monde intellectuel qui, lui, résistait. Ces intellectuels de petit niveau (de simples étudiants en général) qui sont en cause dans cet effort de « purification » de toute critique dans l’Université, et au contraire, des intellectuels importants qui sont menacés par cette vague de chasse aux sorcières A l’heure ou les hongkongais donnent l’exemple d’une résistance acharnée à l’écrasement de toute pensée indépendante par le rouleau compresseur de la pensée d’état, les universités françaises reculent devant le prêt à penser gauchiste qui tente d’imposer par la violence ses élucubrations sinistres. Cette vague, issue du développement ravageur de la « pensée correcte » aux Etats Unis à partir du monde étudiant, montre comment une pensée partisane peut s’emparer d’un univers qui paraît a priori vacciné contre la pensée stéréotypée, celui de la jeunesse intellectuelle.

GB

 

LA CHUTE DE LA MAISON MELENCHON

Publié décembre 2, 2019 par gb
Catégories : communautarisme, crise de la gauche, gauchisme et populisme, islamisme, laïcité, Les ennemis de l'Occident, POPULISMES, questions d'identité

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Après la période d’euphorie de la présidentielle où Mélenchon avait cru que il pourrait être qualifié pour le deuxième tour, les choses ont commencé à se gâter .La place laissée libre par la désintégration du PS a permis à Mélenchon de tenter une OPA sur toute la gauche, le discours gauchiste mimant le verbe révolutionnaire de 1789 séduisait la gauche réformiste par sa radicalité et son assurance apparente, Il contrastait ainsi avec le galimatias du PS, miné de l’intérieur par son opposition de gauche subrepticement alliée aux mélenchonnistes. Le discours de celui ci n’avait plus rien à proposer, le macronisme et sa volonté de réformes s’étant substitué au discours « réformiste « du PS.

Mais la cannibalisation du PS jointe à celle du PCF (2,5 % des voix) ont très vite débouché sur les impasses de la conception de gauche, L’irréalisme politique de cette vision a conduit à une fuite en avant dans la surenchère verbale aboutissant à une stratégie: » personne à notre gauche ». Le soutien à la Grèce dans ses prétentions à ne pas payer ses dettes , puis le soutien à la dictature gauchiste au Vénézuela conduisant à la ruine du pays qui meurt de faim et où l’argent est réservé aux milices du pouvoir ont montré l’attachement aux vieilles lunes communistes:le dédain pour l’économie, le souci du maintien au pouvoir par la force une fois qu’il a été conquis.

Mais la dérive principale s’est effectuée à l’occasion de l’apparition du mouvement des gilets jaunes: mouvement spontané des masses précarisées et pauvres, dont le projet a été vite détourné de ses buts originels vers une violence croissante contre l’ordre public.

Le noyautage grandissant des manifestants par des éléments violents poussant à l’escalade, proposant des objectifs visant de plus en plus l’insurrection anti état, et en dernier lieu un changement des règles démocratiques.

Mélenchon a exprimé son « amour » pour cette figure insurrectionnelle ( Eric Drouet), dont il refusait de voir la nature anti démocratique et la virtualité fascisante.
Il a refusé de condamner les manifestations d’antisémitisme qui émaillaient les défilés, et a insulté les policiers , attaqués à maintes reprises, qu’il a traité d’éborgneurs, puis, ce qui est un comble de « milice » à la solde du pouvoir, déniant ainsi l’usage légitime de la force pour défendre la légalité et les institutions alors que les groupes insurrectionnels visaient l’AssembléeNationale, les ministères et l’Elysée

Mais les GJ semblent ne pas avoir été dupes de cette tentative pour les enrôler dans le groupuscule gauchiste qui pensait trouver en eux la masse de manoeuvre que il recherchait, au prix de l’alignement sur les demandes incohérentes des GJ. Les GJ ont fini par comprendre, sauf une très petite minorité, que la violence ,loin de leur gagner les coeurs, produisait un écoeurement et une colère qui se retournaient contre eux.

L’écroulement de cette stratégie d’alignement sur le populisme, concrétisé par le score misérable atteint aux européennes, laisse le mouvement désarçonné, démobilisé, en proie à la contestation interne et à l’hésitation quant à sa stratégie.

Or, ce mouvement ne progressait que par la tension militante, soutenue par le verbe du « chef », et l’espoir d’une victoire politique accessible

Le « chef « découvre que il a dégagé le terrain pour l’extrême droite, et n’ a pas capitalisé sur le mécontentement social, qui , comme en Italie, se reporte plutôt sur cette extrême droite.
Enfin, la démonstration de son côté caractériel dans l’épisode de sa contestation violente de la perquisition a l’adresse de son parti, et son refus d’admettre que la loi républicaine s’applique aussi à lui l’ont profondément déconsidéré dans l’opinion publique.

Parce que il ne peut s’empêcher d’appliquer les vieilles recettes communistes, ,devant la mort des treize soldats français au Mali,, il a utilisé l’ambiguité du langage en disant que ces soldats avaient été envoyés à la mort par le gouvernement et exigé le retour rapide « à la maison »des militaires.  Ainsi ,dans une escalade verbale sans fin, il trouve un nouvel angle d’attaque du gouvernement, indifférent à la défense du pays face au djihadisme terroriste, comme si il lui était égal de voir celui ci installer une base de son expansion à la limite des pays adjacents à la France.

En fait il s’agit de remuer le vieux fond antimilitariste de la gauche, et raviver le fond anticolonialiste auquel se raccrochent désespérément les anciens militants privés d’ennemis facilement identifiables.

LFI apparaît ainsi comme le lieu de rassemblement de tous les gauchismes, qui tentent de se fédérer en s’appuyant sur les vieilles recettes, mais sans pouvoir dégager une vision cohérente et crédible Le point commun est la détestation de la société libérale et occidentale..La montée parallèle du populisme et de ses recettes simplistes: désir d’une société divisée en classes inconciliables, violence anti état et haine des élites , pouvoir de la rue et du verbe, et alliance avec les dictatures qui se rassemblent dans un front commun anti occidental, tout cela crée une sensibilité commune, mais pas un programme commun..Mélenchon a tenté d’accrocher son wagon au train populiste et a trahi toutes ses idées républicaines pour cela. Le résultat est un échec retentissant. Mélenchon n’a pu recueillir que quelques miettes du mouvement populiste dont le gros des troupes s’est identifié à l’extrême droitee. La haine anti macroniste sciemment encouragée par les troupes mélenchonistes n’a pas réussi à emporter les barrières républicaines et le visage violent, dé magogique, et anti républicain de Mélenchon a été démasqué.Il est apparu comme plus jusqu’au-boutiste que le Rassemblement National dans l’opposition systématique au gouvernement , multipliant les insultes haineuses , (la dernière étant d’insulter le préfet en le traitant de psychopathe) au point de ne plus être pris au sérieux dans ces attaques qui finissent par paraître dérisoires tant elles montrent que il n’est pas capable de contrôler sa diarrhée verbale.

GB

 

Il y a encore de la place en prison pour les factieux qui sèment la peur et la destruction dans les rues de France.

Publié mars 26, 2019 par gb
Catégories : Uncategorized

Macron a franchi le pas cette fois ci et sort enfin des demi mesures ambigues que ses adversaires ont depuis longtemps décrypté. En mettant l’armée en face des émeutiers, il montre la détermination qui manquait cruellement dans les épisodes précédents. Finis les calins et les yeux fermés sur les transgressions ouvertes des lois de la République, les déclarations martiales jamais suivies des actes correspondants, les interdictions de manifester jamais suivies d’effet, les interpellations exceptionnellement suivies de peine de prison, alors que l’arsenal découvert dans les sacs des casseurs montre leurs intentions criminelles.

Au lieu de céder à la pression « humanitaire » de l’Europe et des partis complices des émeutiers qui rêvent qu’on ne leur oppose que des policiers désarmés et à leur merci, les consignes sont d’utiliser les LBD autant que nécessaire et d' »aller au contact ». Miraculeusement, les cortèges qui ont suivi les déclarations de fermeté proférées par l’Exécutif se sont déroulés dans un calme quasi total, il ny a pratiquement pas eu de dégradations comme dans le samedi de folie qui a précédé.

Les émeutiers ont compris que les Français n’accepteraient pas qu’on attaque leurs soldats défendant les bâtiments publics, que ceux qui le feraient seraient considérés comme cherchant la guerre civile et que ils leur retireraient tout soutien.Alors que les casseurs menacaient tout le temps de gravir d’autres marches de l’escalade, c’est le pouvoir qui a (enfin!) décidé de passer à l’escalade de son côté, et les GJ sont restés muets, ne sachant plus que faire ni que dire.

Leur discours de victimisation forcenée n’a abouti que à la caricature de défilé de blessés badigeonnés de mercurochrome, alors que ils attaquaient quotidiennement les forces de police, dans des scènes à la limite du lynchage. Les agitateurs professionnels qui narguaient et insultaientrégulièrement les autorités n’ont convaincu que ceux qui désiraient l’être. Pendant ce temps, les partis extrémistes pensaient retirer les dividendes de cette furie contre l’Etat, et mettent continuellement de l’huile sur le feu en faisant comme si les gilets jaunes étaient vierges de toute culpabilité devant ces violences, auxquelles ils assistent avec ce que dénoncent de plus en plus de témoins, c’est à dire une passivité teintée d’une satisfaction à peine cachée.

Mais la déconsidération fait son chemin et les choses ne vont pas bien se terminer pour les GJ, même si les critiques du régime pour son laxisme ont gagné même le noyau des favorables au début. exaspérés par les tergiversations des autorités.

L’ Armée ne tirera pas sur les manifestants sauf si elle est mise en danger mortel, mais si ceux ci attaquent des soldats dont la consigne est de ne pas utiliser leurs armes mortelles, les agresseurs seront chargés d’une indignité qui ouvrira les portes d’une répression sans pitié.

Le détournement progressif de revendications sociales vers une révolte anarchisante, conduite par des leaders habiles , a fait que l’Etat, trompé par le brouillard des plaintes sociales, a mis du temps à comprendre que une mutation s’était produite dans le mouvement qui lui faisait face, et que l’enjeu était sa propre existence, subtilement mixé avec quelques réclamations sociales cachant le but politique que visaient les leaders factieux.Macron a déjoué avec le grand débat qui répond sur le plan social cet entremêlement qui a désorienté pendant un temps le gouvernement.

Les Français ne veulent plus de la violence qui les a submergé pendant un temps.

Les GJ qui ont pensé un moment qu’il fallait « casser pour être entendus » devraient comprendre que c’est le contraire qui est vrai maintenant: casser er attaquer l’Etat est le meilleur moyen de ne pas être entendu. Les groupuscules qui rêvent du grand soir doivent être écrasés et ramenés à leur vraie dimension: des infimes minorités, qu’on ne peut pas empêcher d’exister, mais qu’on ne doit pas laisser parler à la place des autres.

Quant à la » convergence des luttes », à voir les querelles qui minent les relations des forces de gauche, elle n’est pas pour demain.

Mélenchon choisit de ne pas condamner l’antisémitisme mêlé aux GJ , attestant son glissement vers un populisme sans barrières morales

Publié février 18, 2019 par gb
Catégories : Uncategorized

Il fallait le faire! Au moment ou un mouvement national de protestation contre la poussée de l’antisémitisme se développe, et alors que une manifestation est décidée , après l’agression dirigée contre le philosophe Alain Finkielkraut et la série, d’inscriptions infâmes sur les murs parisiens, Mélenchon nie avoir été averti, et se plaint de « l’instrumentalisation » de la lutte contre l’antisémitisme. Ce communiqué, rendu confus par les contorsions pour sauver la face et ne pas dire que l’on ne veut pas être accusé de se démarquer de ce mouvement , signe le crime; Emporté par sa volonté de coller aux GJ, Mélenchon jette par dessus bord toute idée de défense de la République et donne des pistes d’argumentaire aux antisémites, y compris dans ses propres rangs, qui s’empressent de hurler à l’instrumentalisation, tout en minimisant l’agression contre Finkielkraut.Ce sont plusieurs des membres du cercle dirigeant de LFI qui ont des connexions avec des antisémites (Ruffin avec Chouart par exemple) et avec le mouvement raciste antiblanc des « Indigènes ». Surtout , la nébuleuse « antisioniste » est largement présente dans les rangs des militants. qui se relaient sur les plateaux de TV pour se présenter en victimes de ceux qui condamnent l’antisémitisme . ,

Les protestations d’innocence deLFI qui disent qu’ils n’ont jamais failli dans leur pureté de démocrates et de républicains ne valent plus que des cacahuètes, après leurs prises de défense de toutes les violences antirépublicaines (attaques des forces de l’ordre attaque de l’assemblée Nationale et du symbole qu’est lArc de Triomphe, etc . Malheureusement pour lui, plus il colle aux GJ plus ceux-ci se rapprochent duFN et plus son électorat lui file entre les doigts.

LFI doit être pris pour ce qu’il est: une officine de recyclage des ennemis de la République, qui ont le choix entre LFI et RN, servant à leur donner la couverture de respectabilité d’un parti ayant des députés à l’Assemblée, et permettant d’ exhaler sa haine sans être réduit au silence en faisant semblant de jouer le jeu démocratique.

C’est ce qui fait sonner juste le jugement de Agnes Buzyn, ministre de la Santé, qui qualifie le virage de Mélenchon de « naufrage ». Peu à peu, Mélenchon est sorti de l’arc démocratique et républicain comme le lui ont déjà dit Hamon et Faure, et se retrouve au milieu des voyous poussant le pays vers le chaos ou ils espèrent être récompensés pour leur sale travail Le.naufrage de Mélenchon en rappelle irrésistiblement un autre: celui de Doriot, dans les années 30, quittant lePCF pour créer un parti fasciste, avant de disparaître dans les poubelles de l’Histoire.

Il est possible que les Français qui se détachent peu à peu de leur sympathie pour le mouvement des GJ et de leur violence se souviennent de ceux qui ont soutenu ces déchaînements de violence, quand ils n’y ont pas participé en sous main. Les républicains, eux , se souviendront des prises de position contre la condamnation des actes antisémites
A ce moment, LFI sera coulé et ne sera plus qu’un groupuscule d’enragés, ne gardant plus que le souvenir de la période glorieuse ou ils pouvaient, par GJ interposés, faire peur à la France.

La boîte de pandore de l’antisémitisme est ouverte

Publié février 16, 2019 par gb
Catégories : antisémitisme, gauchisme et populisme, POPULISMES

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Ce qu’on pressentait depuis quelque temps s’est réalisé. Les cafards haineux qui remâchaient leur haine en n’osant pas la montrer ont senti une grosse bouffée d’air arriver avec la possibilité de se mêler aux cortèges anti-état qui sillonnent les villes, d’attaquer les forces de l’ordre, traitées d' »éborgneurs » par Mélanchon, jamais en reste d’une insulte et faisant chorus avec les agresseurs de policiers.

Ils ont pu parader sur les marches du Sacré Choeur en faisant la « quenelle », salut nazi inversé, mais que tous les antisémites connaissent comme unsymbole codé d’injure antisémite, inventée par l' »humoriste » antisémite professionnel Dieudonné, qui veut créer un part antisémite comme il en existait dans les années trente. Il fait la tournée des salles de spectacle en France, se heurtant d’ailleurs souvent à des refus de louer la salle, qu’il contourne en trouvant des faux noms et en prévenant ses « spectateurs au dernier moment du lieu du « spectacle ».

Il faut dire que ses salles sont bien remplies, par des « monsieur tout le monde » qui ne voient pas( ou au contraire qui voient trop bien) quel mal il y a à se moquer des Juifs « pour rigoler ». En fait ce sont des gens déjà convaincus qui applaudissent aux injures antijuives déversées durant tout le spectacle. Ils apprécient aussi l’habileté perverse avec laquelle l’orateur contourne la loi contre l’incitation à la haine raciale, ce qui est tout le contenu de ces représentations. Dieudonné participe à tous les grands cortèges, entouré de sa garde rapprochée, et aucun GJ n’a prié ce moderne nazi de quitter les cortèges (il y a eu une exception).

Mais le problème est encore plus grave que l’absence de démarquage des GJ d’avec les furieux antisémites, il est dans la proximité idéologique du discours complotiste qui a l’acquiescement de 40% des GJ d’après un sondage récent, avec le vieux fond antisémite qui lie l’argent, le pouvoir des élites et la supposée dépendance à Israël, dans l’idée d’une puissance occulte et malfaisante.

Il existe donc deux sources à cette paranoïa: le vieil antisémitisme qui mijote dans les bas fonds populaires et qui trouve des relais aussi bien dans l’extrême droite que l’extrême gauche (« le socialisme des imbéciles ») et l’antisémitisme musulman, lui aussi issu d’une vieille culture raciste arabe et qui s’exerce en particulier dans les cours des écoles, poussant toutes les familles juives à retirer leurs enfants du milieu scolaire public ou ils ne sont pas protégés des agressions racistes, et parfois même à déménager pour choisir des quartiers ou la domination numérique arabe est moins pesante

La présence de tags nazis(« Juden ») écrits en allemand et de croix gammées défigurant les portaits de Simone Weil, les inscriptions taxant Mbappé d' »enjuivé », la profanation du mémorial de Ilan Halimi ont donné une visibilité à ceux qui se contentaient jusqu’à présent d’inscriptions obscènes dans les WC publics.

C’est ce qui explique la réaction extrêmement ferme du gouvernement, la déclaration du premier ministre dénonçant le danger pour la France toute entière de cette résurgence de l’ignoble.

C’est la raison de l’appel à la manifestation de tout les partis politiques le mardi 19 février à la République.

Nous attendons les mesures concrètes qui devront suivre

L’ANTISEMITISME ABJECT SE MELE AUX MANIFS DES GJ QUI NE LE DENONCENT PAS

Publié février 12, 2019 par gb
Catégories : antisémitisme, conflit de gaza, gauchisme et populisme, POPULISMES, Uncategorized

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Une odeur de fascisme rampant plane de plus en plus sur les cortèges ultra violents   qui envahissent les centre ville des métropoles et détruisent ou brulent tout ce qui leur tombe sous la main. La violence déchainée n’a même plus le prétexte de la colère. Au contraire Il y a  un plaisir de la destruction comme manifestation d’une force qui ne s’arrête devant rien, l’exacerbation d’une haine folle qui s’exprime encore plus dans les injures sans retenue des réseaux sociaux, dépassant tout ce qu’on a vu jusqu’à présent dans le monde politique français. . L’irruption de cette haine sans borne présageait une libération de la parole et l’entrée en jeu de l’antisémitisme comme fédérateur des haines. C’est chose faite. Les GJ, devant le vide de leurs revendications qui se bornent de plus en plus à exiger la soumission des institutions à leurs hurlements, refusant tout dialogue avec l’Etat et ne laissant aucune autre alternative que sa soumission , c’est à dire  la fin de la démocratie ét la dictature de la rue et de ses leaders qui surenchérissent sans cesse.

Le mouvement des GJ apparaît de plus en plus divisé en deux blocs, l’un qui reste accroché a des revendications de mieux vivre, et qui se mêle de moins en moins à l’autre et aux cortèges insurrectionnels de  plus en plus agressifs  et violents, dont on ne peut plus dire que ils  sont « débordés » par les casseurs.Ils sont eux mêmes les casseurs, qui ne se distinguent plus des GJ. Les GJ sont devenus une force d’appoint pour ces rassemblements d’ennemis de la République: : qui se reconnaissent entre eux à la surenchère de haine qu’ils expriment,:gauchistes en attente de révolution, anarchistes rêvant de remplacer l’Etat détesté par une communauté autogérée, blackblocs s’entraînant à casser du flic, préfigurant les troupes de choc de la guerre civile à laquelle ils se préparent,  fascistes  néos  ou archeo, rêvant d’une dictature pour laquelle ils aimeraient être recrutés, et enfin , ,les plus nauséabonds, les antisémites, champions de l’ignoble et ennemis mortels de la démocratie.

L’attaque de l’Assemblée nationale, que ils avaient déjà prise comme cible lors d’un acte précédent n’a plus rien à voir avec des revendications. C’est purement et simplement une tentative de putsch et une tentative d’abattre la République Si ils avaient réussi, on peut imaginer l’étendue de la catastrophe, l’humiliation de la République, chassée de sa maison par une poignée de voyous violents  Après l’attaque  et l’incendie d’un véhicule de l’opération Sentinelle,c’est l’Armée,défenseur de la population contre le terrorisme qui est visée, après les agressions, les menaces et les insultes visant les élus el l’incendie d’une maison du président de l’Assemblée Nationale.

Ceux la ne veulent surtout pas d’un dialogue avec le gouvernement: ils veulent juste le détruire et mettre à sa place le chaos pour imposer leur pouvoir à travers une guerre civile.Les revendications qu’ils mettent en avant sont juste des leurres pour garder la main sur la masse des gilets jaunes qui ne demandent que un peu de mieux -être et de considération.

Les antisémites ont bien senti combien ce terrain leur est favorable. ils arrivent à se rendre visibles avec  ce climat de violence et de haine , appuyé sur les fausses nouvelles et la vision complotiste d’un grand nombre de gilets jaunes. Leurs tags sont montrés jusqu’à plus soif par les médias friands de scandales.

Qu’attend le gouvernement pour mettre en prison ces factieux qui attaquent l’Assemblée Nationale, forcent les portes d’un ministère, jettent des cocktail molotov sur la police, et font régner la peur dans les centre ville.

Il faut  identifier,  les leaders les coincer sur leurs actes et leurs  appels, et les faire passer en jugement le plus rapidement possible .

Il est vrai que en proposant son grand débat aux Français, Macron a réussi à placer un coin entre la poignée d’extrémistes qui entraînent lesGJ et les autres, qui restent attentifs à la possibilité d’une issue raisonnable. C’est pourquoi il ne veut pas mettre de l’huile sur le feu, espérant séparer les chefs ultras de leurs troupes.

La République survivra t elle à cette période ou elle fait le dos rond et joue la montre contre toutes ces provocations?

Melenchon se range dans le camp des pires ennemis des libertés pour soutenir Maduro

Publié février 8, 2019 par gb
Catégories : Uncategorized

ON ne peut pas l’accuser de trop cacher son jeu. Pour illustrer l’adage: les ennemis de mes ennemis sont mes amis, il soutient donc Maduro, dictateur moustachu  et créateur d’un régime policier digne de celui de Cuba, et rejoint le club des dictatures les plus cyniques de la terre: la Chine, avec ses camps de rééducation, et qui fait disparaitre ses opposants, la Russie qui, avec une justice aux ordres, envoie ses critiques en Sibérie  et fait assassiner , tout en envahissant les pays voisins  et polluant les élections démocratiques avec ses « fake newsl les journalistes qui lui déplaisent trop, .L’Iran, qui tue, torture et ex écute ceux qui réclament plus de liberté, Erdogan, le mégalomane islamiste qui a mis des dizaines de milliers d’opposants soupçonnés en prison,qui a privé de travail  des centaines de milliers d’intellectuels tchassés de leurs poste, et qui justifie son retournement de veste anti occidental par l’ ingérence des occidentaux dans les affaires internes de ces pays):leur principe est:laissez nous tuer et emprisonner qui nous voulons, et ne vous mêlez pas de nos affaires.

Ce front commun des dictatures  contre les démocraties occidentales s’appuie sur les deux idéologies les plus mortifères de notre temps: le communisme, que l’on croyait mort et. enterré et qui resurgit, maintenu à bout de bras par les dictateurs chinois et Russes qui y voient un puissant moyen de contrôler les masses, même si eux mêmes n’y croient absolument plus, et l’islamisme, lancé a la conquête du monde, et générateur des pires horreurs de l’après guerre(meurtres d’enfants, esclavage sexuel des femmes, attentats meurtriers contre  des populations innocentes, discours d’une haine bestiale contre le reste du monde.

Mais qui s’assemble se ressemble  et l’ultra gauchiste Mélenchon  est fasciné par  cette vieille idéologie de la révolution bottée qui écrase les contre révolutionnaire par la force armée et policière. L’idée que seule la violence  accouche d’une révolution, il  a cru la retrouver avec les gilets jaunes qui brulent les palettes et attaquent la police, mais qui ne sont pas décidés à se laisser subtiliser leur mouvement par un rêveur déconnecté de la réalité et poursuivant des chimères obsolètes.

Il est clair que si Maduro, après avoir fait mourir de faim une parte de sa population, décide de  lancer son armée et ses milices armées contre son peuple, comme Khadafi l’avait fait quelques années auparavant,  Mélenchon le défendra même si l’autre a du sang jusqu’aux genoux.Derrière l’imagination romantique du révolutionnaire qui s’enivre de mots grandiloquents, il ya le froid bureaucrate inhumain qu’il soit de la Stasi, ou du KGB qui envoie dans les camps de Russie , de Chine ou du Vietnam les contingents d’opposants qui menacent sa place et son régime.Maduro, qui est le clone de Chavez en moins intelligent et en moins charismatique, a démontré comment un populiste, hanté par quelques slogans marxistes, peut ruiner un pays qui possède plus de richesses que l’Arabie Saoudite en détruisant son économie (inflation à 100000% et bientôt10000000%),  en chassant les milliers de spécialistes capables de rendre exploitable le pétrole sur lequel il était assis. 3 millionns de Vénézuéliens ont émigré pour ne pas mourir de faim dans ce pays maudit des dieux depuis que Madeiro a continué l’oeuvre de Chavez en réservant l’argent à l(armée et aux pauvres qui constituent ses milices.

Le malheur pour Mélenchon, tout bon orateur qu’il soit, c’est qu’il n’a pas réussi à persuader les GJ que sa politique économique ne conduirait pas une catastrophe économique complète et que la guerre civile qu’il appelle de ses .voeux ne se retournerait pas contre eux.même si une petite minorité suit encore les appels à accentuer la violence, la majorité des GJ et surtout desFrançais se détourne de cet exalté qui conduit ses troupes dans la direction du précipice.

Pour commencer, les pronostics sur les Européennes lui prédisent une déculottée majeure, avec actuellement 8% des votants,Même si il dépasse un peu ce chiffre, celui ci.témoigne que sa stratégie de coller au mouvement a échoué et que les GJ se sentent plus proches de l’extrême droite que de l’extreme gauche.La stratégie de la « convergence des luttes », rêvée par les forces de gauche a échoué, a preuve le faible nombre de GJ dans les cortèges de laCGT, eux mêmes plutôt faibles pour une journée de grève générale. Un tel score mettrai LFI au rang des divers groupuscules gauchistes qui ont accompagné les péripéties politiques françaises, sans jamais jouer un rôle quelconque dans cette vie politique. . Se voir réduit au rôle de Arlette Laguiller devrait être une humiliation insupportable pour celui qui se voyait déjà président à l’élection de2017.

Ainsi, son choix de s’aligner sur les dictateurs de tous les continents , tout en prêchant la démocratie aux quelques pays qui mettent encore leurs valeurs de ce côté, dévalorise complètement ses discours flamboyants et  lui coûteront les voix dont il a besoin pour réaliser ses projets fantasmagoriques

La haine délirante contre Macron perd du terrain avec le succès du grand débat

Publié février 4, 2019 par gb
Catégories : gauchisme et populisme

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La réussite inattendue du grand débat qui a déjà enregistré des centaines de milliers de contributions montre la force de l’attente qui existe dans la population, malgré les appels au boycott de cette initiative lancés par les leaders les plus radicaux des GJ. L’offre d’une écoute et d’une prise en considération, ce qui ne veut pas dire l’acceptation de toutes les demandes a entraîné une réponse massive des Français , même si elle est accompagnée d’une certaine méfiance quant aux résultats finaux..

L’intelligence de cette réponse qui ne limite pas  la discussion à un tête à tête GJ/Président, mais interpelle  tous les Français qu’il fait rentrer dans le dialogue, montre la capacité de réplique   du président, un moment déstabilisé par la violence et l’étendue de la contestation.

L’offensive  du dernier « acte » centrée sur l’aspect victimaire des manifestants, appuyée sur la mise en avant des blessés  par l’usage policier des armes de défense n’a pas trompé les Français qui savent bien que les manifestants et les casseurs ont attaqué la police qui a eu du mal dans certains cas a leur résister. D’ailleurs le simple énoncé des armes saisies sur les manifestants ( armes blanches, cocktails molotov, bouteilles d’acide, boules de pétanque, marteaux, etc…)montre que ceux ci étaient loin d »être les agneaux livrés à « la « sauvagerie policière » évoquée par les pancartes des manifestants.

La tentative d’appuyer le mouvement sur la haine anti flics montre l’épuisement de la capacité de mobilisation politique des GJ qui n’ont plus que la haine comme facteur d’entraînement.Le cirque des manifestants déguisés en blessés avec de faux pansements et du faux sang n’a convaincu que ceux qui l’étaient déjà.. Même si le nombre des manifestants ne varie pas beaucoup, c’est le soutien des Français  à ce mouvement qui est en train de s’éroder .lentement, devant la violence qui continue avec les cortèges et la confusion des revendications.

Au fur et à mesure que se rapproche l’échéance des européennes , l’affrontement qui se dessine est celui d’un centre droit représenté par les macroniens et d’une extrême droite lepeniste, la gauche et la droite étant pratiquement hors jeu. Même LFI, qui n’a pas été en reste de soutien au mouvement est ignorée par les  GJ, dont les leaders les plus reconnus sont dans l’orbite de l’extrême droite. Hésitant entre une stratégie populiste et une stratégie de gauche,, il a opté pour la première et risque de se retrouver dans le vide, soutenant un mouvement qui l’ignore et détaché de son électorat  de gauche qui ne suivra pas  cette voie qui se mélange avec l’extrême droite

L’hypothèse d’un recours au référendum, couplé avec les européennes, fait apparemment son chemin  dans la stratégie macronienne, et mettrait dans l’embarras le RN qui tente de se dégager des mots d’ordre de sortie de l’Europe et de l’Euro, en renvoyant le problème à plus tard car  il sent bien que le peuple n’est pas convaincu de la viabilité du projet.. En même temps, le référendum offrirait une porte de sortie au conflit en laissant la décision au peuple mais  en restant dans le cadre de la Constitution et en laissant au gouvernement le choix et la formulation des questions.

Si Macron arrive à découpler la direction radicale des GJ et sa masse de manoeuvre ,et à apparaître  comme  capable de donner des réponses raisonnables aux demandes confuses des GJ, il aura réussi l’exploit de  détourner le fleuve populiste qui menace tous les régimes démocratiques européens. Mais espérer cela est peut être l’indice d’une croyance en la capacité de jugement du peuple qui n’est que l’utopie démocratique que  les populistes veulent détruire.

Dans une Europe en proie à la montée générale  de l’extrémisme populiste, la France, secouée par les violences qui ne respectent pas les institutions  démocratiques, est une des dernières digues à résister à la vague sans vergogne qui entoure les quelques pays qui maintiennent leur foi en la démocratie. Ce n’est hélas pas de l’Amérique que viendra le bon exemple.

.L’extreme droite masquée derrière certains leaders des GJ cherche à provoquer une épreuve de force avec le pouvoir légitime

Publié janvier 25, 2019 par gb
Catégories : Uncategorized

Les leaders extremistes des GJ Drouet et Maxime Nicolle,  poussent continuellement à  l’escalade »et à l' »aggravation des manifestations avec l’idée des « nuits jaunes » , puis l’idée de manifestations étendues à n’importe quel jour de la semaine.Parallèlement, il s’efforcent de dissuader les gens de participer au grand débat, sentant bien que si un dialogue s’établit avec le pouvoir, celui ci deviendra un interlocuteur et  non  un ennemi haï qu’il faut abattre à n’importe quel prix.

L’ autre élément inquiétant  est la proposition de la CGT de faire le 5 février une journée de grève générale. La CGT cherche une revanche après sa défaite totale dans la bataille de la réforme de la SNCF. Les GJ cherchant manifestement à élargir une base qu’ils sentent menacée  envisagent de s’agréger à ce  mouvement, contrairement à leur volonté initiale de ne pas se laisser absorber par les mouvements politiques et syndicaux « classiques ». Du coup, les groupuscules d’extrême gauche, précisément le groupe trotskiste Nouveau Parti Anticapitaliste proposent de déclarer  » la grève générale illimitée » vieille lune des partis trotskistes , déclaration de guerre totale au régime et dernière étape précédant « la lutte armée ». Les déclarations boute feu de Mélenchon justifiant les violences  des GJ et les encouragements à continuer montrent l’alliance objective des extrêmes. Les déclarations d’admiration de Mélenchon à Drouet, alors que les sympathies de celui-ci pour Marine Le Pen sont avérées, malgré les tentatives de Drouet d’effacer les traces sur internet de son soutien aux discours d’extrême droite, montrent la convergence profonde entre les deux partis populistes. Cette complicité de fait dans la tentative d’agrandir la crise politique n’est nullement incompatible avec la rivalité et la concurrence des deux mouvements, comme le montre l’exemple de l’Italie où la Ligue et le mouvement 5 étoiles, se partagent le pouvoir, tout en se disputant l’électorat populiste.

C’est une véritable courte échelle que ces deux mouvements se font réciproquement, tout en niant leur proximité qui, si elle devenait évidente, produirait défections et éloignement de nombreux militants qui se sentiraient déshonorés par l’alliance rouge-brun évoquant les mauvais souvenirs de l’époque de la deuxième guerre mondiale.

En même temps, les deux compères soutiennent les « fake news » les plus délirantes , dans leurs forcing anti- européen : ils attaquent les soi disant choix qui amèneraient la France à « redonner l’Alsace et la Lorraine à l’Allemagne(sic!), et à donner son siège au Conseil de Sécurité à celle ci. Ces énormités ne les gênent pas du tout, comme celles proférées par Maxime Nicolle selon qui les attentats terroristes  de Strasbourg seraient des « faux » mis en scène par le pouvoir pour détourner  l’attention des GJ. On voit que l’adage nazi selon lequel il ne faut pas reculer devant  les mensonges énormes et que « il en restera toujours quelque chose ».a trouvé des émules  dans les officines glauques qui concoctent les énormes mensonges qui se développent ensuite de façon virale sur Internet
De même, les mensonges les plus éhontés ont circulé sur l’existence de manifestants  tués dans les affrontements avec la police.
Ce qui est effrayant avec ces allégations, c’est l’intensité de la haine qui conduit à de telles accusations de trahisons honteuses, et l’absence de culture historique de ceux qui les gobent.C’est aussi l’absence de conscience professionnelle des journalistes  qui ne se préoccupent pas de démentir les mensonges qui truffent les infos et qui faussent la démocratie en falsifiant les éléments qui fondent les choix des citoyens.( et encore, sans mentionner le soutien qu’apporte à ces mensonges la presse russe en français ( russia today,etc) qui met de l’huile sur le feu en étant une référence à  tous ces mythes mensongers, .Ainsi, les truqueurs faussent la libre compétition des idées, comme les champions qui se dopent faussent la compétition des sportifs.C’est aussi ce qui s’est probablement passé aux dernières élections présidentielles aux Etats Unis qui ont été polluées par les « fake news » relayées par la presse russe de propagande.

Un facteur d’espoir dans cette bataille est l’apparition d’un projet de liste des GJ aux européennes,, qui montre qu’il existe une tendance chez les  GJ à l’entrée dans le jeu démocratique, et aussi une possibilité que des voix manquent aux partis extremistes (LFI, RN, DLF) aux prochaines élections.Cependant, cette tendance semble minoritaire pour le moment, et les leaders extremistes hurlent à la manipulation, repris en coeur par les partis populistes qui s’inquiètent de voir surgir à leurs côtés des rivaux qui vont les priver de votes essentiels et de leur capacité à parler au nom des GJ qui auront leurs propres porte paroles.

En tout cas, les jeux ne  sont pas faits. La tentative de la CGT de déclencher un vaste mouvement risque de tomber à l’eau, comme les slogans des trotskistes qui ont toujours échoué à entraîner les masses populaires, toujours défiantes devant ce jusqu’au-boutisme sectaire. En attendant, Mélenchon continue à défendre le dictateur vénézuelien Madeiro qui a réussi à ruiner le pays qui possède les plus grandes richesses pétrolières au monde et à pousser  à l’émigration des millions de vénézuéliens qui meurent de faim. Copain avec les dernières dictatures d’Amérique Latine, soutenues par Castro , l’Iran et Poutine, Mélenchon nous donne un avant gout de ce qui nous attend si il arrive à conquérir le pouvoir. Avis aux amateurs.

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GB

Les gilets jaunes, manoeuvrés par des leaders extrémistes, entraînés dans une tentative de renverser l’état de droit.

Publié janvier 6, 2019 par gb
Catégories : gauchisme et populisme, identités collectives, POPULISMES

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Ca continue!!!

Le mouvement, qui a considérablement maigri depuis les dernières semaines, mais qui reste mobilisé, se divise de plus en plus clairement entre une partie qui attend de voir ce que vont donner les discussions avec le gouvernement, et une partie jusqu’au-boutiste qui  ne tient aucun compte des concessions faites par le gouvernement , veut la chute du régime et  met en place une tentative insurrectionnelle.

Les violences vont croissant contre  les forces de l’ordre et contre les institutions , dans une  escalade des agressions (envahissement d’un ministère obligeant à évacuer le personnel), à la recherche de nouvelles cib,les manifestant le pouvoir de nuisance des émeutiers.La dernière manifestation à Paris avait pour objectif l’Assemblée Nationale , ce qui ressemble fortement à la tentative de coup d’Etat de la droite française le 6 février 1934.Les consignes données aux manifestants  étaient d’enlever leur gilets pour ne pas être repérés par la police .

Déjà des appels à s’armer avec des armes à feu ont circulé. La violence occupe de plus en plus de place dans les commentaires sur les gilets jaunes.la dictature des minorités et le règne de la force pour obtenir ce qu’on veut devient le mode d’expression privilégié.

Déjà, la tension sociale avait pris une forme de guérilla avec les forces de l’ordre avec l’affaire de l’aérodrome de Notre Dame des Landes:une minorité de quelques centaines de militants, anarchistes, écologistes, blackblocs, refusaient de tenir compte des décisions légales, exprimaient leur haine de la Loi,,et tenaient tête  aux forces de la Loi, pour finir par obtenir satisfaction sur la non construction de l’aérodrome.L’Etat faisait montre de sa crainte de leur offrir un martyr, après la mort d’un militant écologiste dans la bataille des antibarrage contre les forces de l’ordre. La capacité de mobilisation immédiate de ces militants prêts à se regrouper dans différents pays, leur entraînement à manifester violemment et à ne pas se faire attraper par les policiers, l’utilisation d’armes de plus en plus dangereuses ont  peu à peu transformé les manifestations pacifiques  en espaces d’affrontement prévus ou la « racaille »  se joint aux extrêmes politiques dans  ce qui devient un sport dans les banlieues: l’affrontement à la police dont on voit bien partout qu’elle ne suscite plus ni crainte ni respect.

Le recul de l’Etat et sa stratégie de division des écologistes ont été gagnants pour étouffer le mouvement anti aéroport, mais le prix a été le renforcement de l’idée que l’on peut faire  plier l’Etat..

De même l’affrontement avec la CGT autour de la réforme de la SNCF s’est traduit par une victoire en rase campagne de l’Etat, mais au prix de l’affaiblissement majeur de la centrale syndicale dont le rôle, certes ambigu, était aussi d’encadrer les masses et de les intégrer..

Dans la situation actuelle , il n’existe plus de force politique représentant et encadrant les masses en colère , ce qui laisse le champ ouvert aux partis extrémistes, LFI et RN,qui tentent d’absorber le mouvement de colère populaire et profitent du flou des revendications populaires pour y glisser les leurs (le RIC pour le RN, la promulgation d’une assemblée constituante par LFI, deux armes de destruction massive pour en finir avec la démocratie participative.

PS L’épisode du boxeur professionnel qui a agressé un policier et qui s’est justifié en expliquant qu’il « en avait eu assez de se faire « gazer » par les policiers « ( on croirait qu’il a subi Auschwitz et Treblinka) . Cet homme, qui a participé à une manifestation non déclarée ose  se prétendre en état de « légitime défense alors qu’il a roué de coups un policier qui faisait son travail , Ce monsieur,  dont la formation de boxeur professionnel fait de ses poings des armes a reçu le soutien d’une « cagnotte de déjà près de 100000 euros en 24 h de la part des gilets jaunes, qui ont accompagné ces dons de  remerciements et de félicitations à son égard, montrant la solidarité et la complicité d’un grand nombre de ces gens avec la violence folle qui s’est développée dans les dernières manifestations. Les brutes s’enhardissent de plus en plus, avec le sentiment qu’ils sont soutenus par la majorité de la population, en particulier par les partis extrémistes et antidémocratiques, alors que , les opposants « modérés » sont curieusement silencieux devant les attaques contre l’Etat Républicain donnant le sentiment qu’ils veulent participer à la curée.  Le soutien sans nuances apporté par LFI  aux exactions des gilets jaunes  et la dialectique perverse justifiant tous leurs actes  et en mettant la responsabilité sur le gouvernement font que comme l’ont  dit Griveaux et Hamon, LFI est sorti du champ républicain. Il encourage les violences et harcèle le gouvernement, devenant un boute feu  populiste qui doit être  condamné pour sa complicité avec ces actes délictueux.

 

En France,la démocratie représentative est dans le collimateur des « insoumis »

Publié janvier 3, 2019 par gb
Catégories : gauchisme et populisme, POPULISMES

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Plus le temps passe, plus le discours de Mélenchon dérive, vers un discours pro insurrectionnel et de négation de la légitimité des institutions et des résultats des élections. Déjà, au lendemain de la présidentielle, il a développé immédiatement une contestation de lia légitimité du président Macron, exhalant sa rancoeur d’avoir manqué le 2ème tour à 600000 voix près, et se basant  sur un calcul spécieux mettant en avant le nombre des abstentions pour  présenter le résultat du scrutin  comme faisant du président le président d’une minorité de Français. Toutes les institutions sont des cibles à  disqualifier et à abattre, comme l’a montré sa sortie folle de rage contre le procureur qui menait la perquisition  au local de son mouvement, dérapage qu’il a payé d’une chute brutale dans son électorat qui ne l’a pas suivi dans sa diatribe contestant la justice du pays et sa provocation physique contre les représentants de cette justice.La population a bien senti  le glissement mégalomane compris dans la sortie sur « sa personne sacrée », et la volonté d’être au dessus de la Loi

Derrière le paravent d’une défense sourcilleuse de la République, c’est au contraire un travail de sape continu  qui fait feu de tout bois et qui reprend la stratégie classique des mouvements révolutionnaires:une surenchère  de contestation légale, en espérant s’emparer du pouvoir affaibli par la décredibilisation avec l’appui de la rue utilisée comme masse de manoeuvre, Elle est suivie d’une pure politique de force et d’une dictature de fait, avec de moins en moins de scrupules au fur et à mesure que la base de partisans se rétrécit à un petit noyau qui utilise le multiplicateur qu’est la puissance de l’Etat.

L’exemple des dictatures communistes, répété de nombreuses fois  , rend partout visible le même schéma. Après une victoire militaire et/ou un putsch militaire (Vietnam, Chine, Cuba, Vénézuela, etc..) se développe un régime policier basé sur la division volontairement exacerbée du pays entre « riches » et « pauvres », les uns ayant tous les droits et les autres très peu.L’économie est considérée commun facteur négligeable, comme le montre d’ailleurs le programme de LFI , menant à une catastrophe plus ou moins rapide, qui renforcerait la dépendance avec les autres pays communistes.
Ceci explique la fascination de Mélenchon pour le leader Gilet Jaune » Eric Drouet a qui Mélenchon exprime soutien et admiration, alors qu’il avait formulé le voeu que ses « troupes » envahissent l’Elysée,  ce qui signifie bien une tentative de putsch.

C’est bien le double jeu de Mélanchon, avec la face Républicaine d’un côté, et de l’autre la face fascinée par  la pose Robespierriste, et son cortège de massacres et de suspension de tous les droits pendant la période de la terreur Jacobine, appuyée sur une toute petite secte qui prétend parler au nom du peuple.C’est le régime qui fait rêver Mélenchon et qui lui fait utiliser sa phraséologie grandiloquente avec le modèle historique de I793. C’est le système politique de référence pour lui, avec Chavez et Castro à qui il ne manque pas une occasion de tirer son chapeau.

En même temps se renforce la convergence des extrêmes, RN et LFI, qui apparaissent de plus en plus comme des frères ennemis  plus que comme des concurrents, pêchant dans le même vivier. L’important pour chacun étant la prise du pouvoir, étant entendu que si ils y arrivent l’un ou l’autre, il ne sera pas question de le lâcher, le référendum étant un outil pour contourner les formes légales de l’organisation du pays..

C’est d’un coup d’Etat légal que rêve Mélenchon qui lui permettrait   de modifier, à son avantage, les règles du jeu, mais si quelqu’un fait le travail à sa  place, Eric Drouet par exemple, il ne pinaillera pas sur sa personnalité ni même sur le fait qu’il vote éventuellement pour LePen.En tous cas, les seuls partis a « condamner » l’interpellation de Drouet sont LFI et le RN.

Simplement, après la défense de l’extreme droitier Chouard, ami de Alain Soral, par Ruffin, étoile du mouvement LFI, cela commence à faire beaucoup: une partie de la Gauche dénonce ce début de virage: Hamon dit que Mélanchon ne fait plus partie de la Gauche. Dans Libération, Laurent Joffrin sermone Mélenchon au nom des valeurs générales de la Gauche.

La ligne de fracture est claire:Mélenchon choisit, en bon populiste, une ligne quasi insurrectionnelle, calquée sur les Gilets Jaunes aux positions extrémistes, »Qu’ils partent tous » est le titre de son livre , qui indique bien la reprise des thèmes démagogiques typiques de l’extreme droite . Il envisage même que les élus puissent être révoqués par la voie de ce référendum  d’initiative citoyenne. Hamon choisit une gauche classique et clame son respect des institutions.Mais pour le moment, celle qui tire son épingle du jeu, c’est MarineLePen. Et c’est elle et Macron qui tireront parti de la division de la  gauche. Le danger pour Melenchon, c’est que les Français, entre Le Pen et Macron choisissent l’abstention ,plutôt que les révolutionnaires dont les modèles font plutôt frissonner, malgré la tentative de les repeindre en couleurs joyeuses et modernes. Il souhaite que ils partent tous, ce qui vaut déclaration d’ouverture à autre chose, dans quoi il aurait évidemment un rôle dominant et solitaire. Attention aux Césars qui veulent qu’on leur mette une couronne sur la tête, même si ils la refusent trois fois.

GB

 

Le pouvoir de la rue, c’est le fascisme à notre porte

Publié janvier 1, 2019 par gb
Catégories : gauchisme et populisme, POPULISMES, Revue de presse, Uncategorized

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Les scènes de violence de plus en  plus prononcée devant lesquelles les Français restent de plus en plus médusés et les forces de l’ordre paralysées par la crainte de leur offrir un martyr montrent quelle voie inquiétante s’ouvre devant le mouvement des gilets jaunes.

A côté des revendications de pouvoir d’achat par lesquelles tout a commencé, et qui paraissaient compréhensibles à la majorité des Français, apparaît  la mise en cause  du système démocratique en tant que tel ,  et la volonté de le saboter par tous les moyens et de le remplacer par un système de « démocratie directe » qui mettrait les institutions légales sous la menace permanente d’une expression d’une humeur du peuple, par le biais des réseaux sociaux et des instituts de sondages.

Le monde glauque des officines de fake news qui peuvent faire avaler n’importe quoi  aux gens crédules qui sont à la recherche de vérités simplistes , et développent les versions complotistes du monde qui trouvent écho  dans le fond victimaire et paranoïaque de ceux qui se sentent toujours manipulés,dans un monde qu’ils ne comprennent pas . Il  crée une source infinie de rumeurs  plus stupides  les unes que les autres ( les tours du WTC n’ont jamais été détruites, c’est un complot de la CIA et du Mossad, de même que les Américains n’ont jamais marché sur la lune, c’est un montage cinématographique, etc.. ).Plus c’est bête et plus les gens le croient. L’inculture profonde et la volonté de croire des choses qui  permettent aux imbéciles de se croire non dupes se rejoignent. L’ignorance effrayante, l’incohérence logique, et le mépris à la fois des experts et des élites en général ouvre la voie à des fictions cyniquement entretenues par ceux qui ont tout à gagner à décrédibiliser  la science et la rationalité.

C’est ce qui donne un côté  effrayant au non respect des autorités intellectuelles, qui commence à l’école par les insultes et les menaces, verbales ou physiques à l’égard des professeurs, et qui finit par la désacralisation  du lieu même de la transmission du savoir qui tend de plus en plus à ressembler au monde de la rue avec sa brutalité. Les écoles sonr incendiées  , vandalisées, le harcèlement des faibles devient la règle plutôt que l’exception, les minorités religieuses imposent leur vision du monde. Non pas que les élites ne disent  jamais de bêtises, c’est plutôt le contraire, mais que les ignares se considèrent comme les détenteurs de la vraie vérité quand ils profèrent  des énormités qui n’ont rien à voir avec le bon sens, qui n’est certainement pas la chose la mieux partagée reste une une situation angoissante, et pas seulement en France

C’est la revanche des gilets jaunes de l’ignorance: ils peuvent ne plus croire personne d’autre que eux mêmes, puisque étant le peuple, ils ont « forcément raison. » Il fut un temps ou on appelait cela la conscience de classe. C’est plutôt « la conscience de casse » qui leur permet d’attaquer la police avec  des cocktails molotov, des marteaux, des boules de pétanque, des frondes et de mettre le feu à des préfectures,  de menacer l’Elysée, de tenter de faire effraction dens le fort de Brégançon, résidence de vacance des présidents, et de mettre en place un simulacre de décapitation du président , signe d’une influence djihadiste dans ce mouvement qui ose se référer  aux assassins  ignobles qui affichent leur décision de ne  respecter aucune règle ni aucune limite.

Bien sur, ceux là ont été arrêtés, mais on a entendu aucune condamnation de ces excès dans les rangs des gilets jaunes. Leur mouvement continue d’avancer sur deux jambes, l’une qui se  distingue de ces violences, l’autre qui les soutient en disant que « on n’obtient rien si on ne casse rien ».

Le mouvement se rétrécit de semaine en semaine, en particulier depuis que le gouvernement a reculé sur quelques points, mais les centaines de violents qui existent en France, à droite comme à gauche,  tentent d’entretenir l’incendie, en attendant que les élections leur apporte la revanche rêvée: partis extrémistes plus abstentionnistes = majorité. Les partis extrémistes n’ont aucune solution crédible à la situation actuelle, mais les partis modérés non plus. Le RN continue à prêcher une sortie de l’Euro qui serait une catastrophe nationale sans équivalent et des mesures sociales au moment ou la France doit restreindre ses dépenses, en plein accord avec les Insoumis dans une association rouge brun qui fait frissonner, mais qui ne les inquiète pas du tout.

Tout cela se déroule sur un fond de recul économique et d’aggravation de la dette, en  même temps que le travail temporaire, lié à la période des fêtes accuse  une perte d’emploi de 45000 postes, et l’addition pour les dégâts  présente une note de 2 milliards d’euros..

De plus en plus,,les revendications sur le pouvoir d’achat et une réforme de la fiscalité  cèdent le pas ,aux revendications politiciennes: dissolution du Sénat, démission de Macron, et surtout le référendum  d’initiative citoyenne, revendication portée par le RN, et véritable machine de guerre contre la démocratie représentative, remplacée par la possibilité pour le peuple d’imposer ses sautes d’humeur.  Pourquoi pas des sondages exigeant la traduction  directe des courbes de popularité, porte ouverte à la démagogie effrénée et à l’instabilité empêchant toute vue à long terme. Après, il n’y aura plus que à donner la parole, puis le pouvoir aux « comités »de quartier ou d’entreprise au sein desquels se détacheront les tribuns qui étoufferont la voix des contradicteurs, comme les choses se passent  au sein de l’université:, avant de les chasser pour être en terrain conquis.Ce dont ne semblent pas se rendre compte les gens qui n’expriment que leur colère , ne voyant que  l’iniquité du  système.

Ainsi se dessine une offensive des forces antidémocratiques qui a trouvé sa masse de manoeuvre et qui rejoint celles qui prolifèrent en Europe:  Les Gilets Jaunes finiront ils comme les Chemises Noires qui ont marché sur Rome en 1922 ?

 

 

Le populisme n’est plus que chez nos voisins, il est chez nous.

Publié décembre 22, 2018 par gb
Catégories : gauchisme et populisme, POPULISMES

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Le danger que l’on sentait monter de tous les côtés à travers les conflits inter européens, l’apparition dans tous les grands  états européens de mouvements populaires s’incarnant dans des positions nationalistes, le refus  des politiques d’austérité soutenues par les états essayant de mener une politique cohérente, ce danger menace  directement la France. Ce refus de prendre en considération les réalités économiques, inauguré par le refus des Grecs de payer leurs dettes et la venue au pouvoir d’un parti ultra gauchiste qui promettait de ne pas céder aux exigences des prêteurs a montré le danger croissant de succès pour la démagogie sans limites que se permettent les partis d’opposition, comptant profiter de la décrédibilisation des partis au pouvoir. Les uns après les autres,  les partis extrêmes reprennent à leur compte les revendications les plus extravagantes des masses, sentant  les portes du pouvoir s’entrouvrir pour eux. Mais il ya des causes réelles à l’angoisse des masses populaires ( sentiment d’être négligées et méprisées, et d’être les laissés pour compte de la mondialisation, sentiment d’une certaine injustice fiscale.) qui méritent examen et réflexion. Les Italiens, qui  vivaient avec les populistes qui avaient pris le relais de la démocratie chrétienne et du parti socialiste, anéantis par la révélation de leurs forfaitures ont fonctionné avec ces deux mouvements populistes, cinq étoiles et la ligue, après 20 ans de Berlusconisme , qui se sont alliés pour partager le pouvoir malgré leurs différences antagonistes. Là aussi, les promesses mirobolantes  dé faire passer un déficit finançant toutes sortes de cadeaux ont abouti à un recul et au renvoi de ses promesses aux calendes grecques.

En Espagne, le mouvement indépendantiste pro catalan a tenté un coup de force pour imposer son indépendance sans tenir compte de la volonté de la majorité des Espagnols, avec comme résultat l’obligation pour ses dirigeants de s’enfuir et de se mettre « en cavale » pour éviter des lourdes peines de prison, ceci se déroulant quand même sur un fond de crise politique ou les partis, même Podemos, l’à peu près équivalent deLFI, n’arrivent pas  à former une majorité pour gouverner.

En Allemagne, l’extreme droite profite de la baisse de prestige de Merkel avec ses positions ultra laxistes en matière d’immigration pour relever la tête et capter le mouvement de révolte contre cette négation du sentiment populaire d’envahissement.

Le problème général dans toute l’Europe, c’est que les élites au pouvoir nient ces sentiments de dépossession des masses, que ce soit par rapport à leur identité nationale  ou par rapport à leur place dans la société;

La révolte en France des « gilets Jaunes » exprime ce désir de revanche des « invisibles » qui se rendent visibles pour rappeler leur existence et faire entendre leur souffrance, Et même, ils éprouvent un certain plaisir à  percevoir  de la peur dans les rangs de l’autorité qui leur fait face; Le comportement émeutier a trouvé un soutien  chez la majorité de la population qui s’est identifié avec ce soulèvement des pauvres, mais qui commence à prendre conscience du danger pour la démocratie représenté par ce pouvoir de la rue,.

L’expérience de cette violence portée à l’incandescence dans les dernières manifestations parisiennes a fait sentir le potentiel ravageur  de destruction des institutions de ce rejet de toute autorité. Les caillassages de policiers ou de pompiers dans les banlieues se sont prolongés  par les agressions physiques des  membres des forces de l’ordre avec des moyens sidérants de haine (bouteilles d’acide, boules de pétanque, marteaux, etc..).
La haine de toute autorité, les injures proférées à jet continu contre le président, l’attaque des symboles de la nation (l’arc de triomphe) montrent que certains freins ont lâché. Cette jacquerie sans chefs démontre ce que peut donner  un mécontentement qui ne se sent plus pris en compte par les autorités élues par la nation. Les policiers n’inspirent plus le respect, la justice n’est plus que  un tigre en papier qui est prisonnière des lois dictées par le politiquement correct, l’état est identifié aux « riches ». La rage destructrice et la haine, le refus d’une négociation qui ne serait pas une reddition sans condition  des instances légales , la  confiscation de la parole par des leaders autoproclamés qui commencent à envisager de remplacer les politiciens professionnels, et se lancent dans une surenchère sans limite  ( pourquoi pas une mercédès et le SMIG à 2500 euros ironise XX dans sa polémique avec Poutou, le chef du « Nouveau Parti  Anticapitaliste°.)

Les partis politiques  d’opposition soutiennent le mouvement, quand ils ne l’encouragent pas à mots ambigus,.LFI et le Rassemblement National tout en faisant semblant de défendre le système démocratique en France, tirent sur lui à boulets rouges et défendent les revendications  qui visent à remplacer l’état de droit par le pouvoir de la rue.

, L.e premier à donner l’exemple a été Mélanchon, avec sa contestation de la perquisition menée chez lui et le quasi pugilat avec le procureur ou il  a manifesté son parti pris antiflic et  antijustice l’encouragement à la rébellion et à laviolence, lorsqu’il continue à défendre la dictature néostalinienne de Madeiros au Vénézuela,  avec sa terreur contre ses  opposants, ses centaines de morts, et la ruine totale du pays qui meurt de faim alors qu’il possède un sous sol bourré de pétrole. Les partis traditionnels, PS,LR, qui ont été balayés par Macron, tiennent ainsi leur revanche et semblent inconscients du fait qu’ils creusent leur propre tombe en défendant les fossoyeurs de la démocratie qui veulent le pouvoir à ceux qui ont la plus grande gueule.

Mais la volonté de ne pas être  pris dans le tsunami anti légalité  et de coller au mouvement  pour sauver leurs meubles les conduit à ne pas défendre le compromis nécessaire pour sortir de l’ornière ou le mouvement conduit le pays tout entier.

La France vient de s’offrir une simili révolution qui fait peur à tout le monde mais surtout aux défenseurs de la démocratie, Les »ennemis du système » râlent de plaisir devant le recul obligé du gouvernement.Le passage éventuel d’un « référendum d’initiative citoyenne » concrétiserait le succès  des opposants à tout.La reprise en choeur de ce slogan du RN qui ouvre une ligne de pouvoir parallèle à celui issu des lois de la République permet d’attaquer les autorités légales sous n’importe quel prétexte . Le règne de la démagogie et des discours qui plaisent au peuple et aux réseaux sociaux, hauts parleurs des fake news, sera désormais la » vérité » qui s’imposera. Le grand gagnant sera l’extrême droite, comme le montrent les derniers sondages: Le Pen passe en tête des sondages pour les prochaines élections, dépassant les macronistes, et dominant LFI , plombé  par la démonstration du dérapage complet de Mélenchon, avec plus du double de ses voix.

Sa percée fulgurante tient pour beaucoup à la faiblesse de Wauquiez, qui s’est accroché au  wagon des gilets jaune, faute de courage pour négocier des concessions,  sans s’opposer clairement au changement de régime réclamé par la rue. Le PS étant toujours aussi inexistant et discrédité, la déconfiture et le bafouillage de la droite laisse le champ libre à l’ultra droite et met la démocratie à la merci de la haine qui suinte des propos des extrémistes qui prennent le train au vol. Les derniers propos de Ruffin, après ses déclarations grotesques de haine à Macron ont été pour défendre un partisan de l’extrême droite fascisant et antisémite, ami du sulfureux antisémite Alain  Soral s’attirant la seule critique de Clémentine Autin chez LFI, ce qui montre la perméabilité des Insoumis aux discours rouge-brun.

PS  Aux dernières nouvelles sur la manif à Paris d’aujourd’hui (22 décembre), des  manifestants ont entonné  la chanson de Dieudonné, dont ils savent forcément les connotations antisémites, ainsi que celles du geste qui va avec. Quand la bêtise se joint à la vulgarité, et finalement à la haine….

GB

Israel face à la haine islamiste

Publié décembre 4, 2018 par gb
Catégories : Uncategorized

Le débat qui a divisé le gouvernement comme l’opinion publique dernièrement en Israel concernait la décision de lancer ou non une vaste offensive contre le Hamas, à la suite des centaines de fusées lancées contre sa population, après les provocations des manifestations à sa frontière et des lancers de ballons incendiaires.Israel était ainsi confronté à deux stratégies possibles:

Soit  refuser de transmettre  au Hamas l »argent donné par le Quatar, et le pétrole pour alimenter les centrales  électriques, au risque de désespérer encore plus les masses déshéritées des habitants de Gaza, et  lancer une opération meurtrière contre Gaza par des bombardements massifs; le risque étant que ces  bombardements sur une énorme concentration urbaine fassent des  dégâts tr§s lourds dans le population civile et mineurs  aux troupes du Hamas protégés par les boucliers humains mis en place depuis longtemps.

La preuve en est le côté dérisoire des frappes israéliennes des derniers temps, qui ne frappent que des bâtiments vides d’où les militants islamistes se retirent grâce aux avertissements donnés par l’aviation préalablement à ses frappes.
Le risque supplémentaire est que les états arabes (syrie, iran,etc..) se refassent une virginité en passant alors à l’assaut soi disant au nom des morts palestiniens,, en fait pour régler leur compte à leurs oppositions., et avec la complicité de toutes les opinions publiques occidentales qui crieront à la disproportion des forces quand ce ne sera pas au génocide.

L’autre vision des choses est le choix de Netaniahou, soutenu par l’Etat Major et les services de  renseignement:Ne pas laisser au Hamas le choix du moment de déclencher une offensive israélienne, ;ne pas soumettre la population israélienne à un déluge de fusées et négocier avec le hamas une trêve en attendant le moment choisi pour un « règlement des comptes ».

Ceci est sans doute une prise en considération des nouveaux éléments qui sont intervenus dans le rapport des forces au Moyen Orient: l’intervention des Russes après la chute de leur avion de reconnaissance descendu par erreur par les Syriens ce  dont Moscou a attribué la responsabilité aux Israéliens, a placé la Russie en position d' »arbitre » dans le conflit, par la capacité qu’ils ont de déni d’accès aux avions israéliens par leurs fusées sol-air  S300 d’une portée de plusieurs centaines de kilomètres. La situation est complexe, car les Russes ne seront plus aux commandes des S300 qu’ils ont vendu aux Syriens, et ceux ci pourront être attaqués par les Israéliens. En attendant que les russes aient fini de former les artilleurs syriens, les Américains et les Israéliens profitent de de la fenêtre sans S300 pour attaquer à coups redoublés les bases iraniennes en Syrie.La question est de savoir si les S300 pourront être détruits ( et ne seront pas immédiatement remplacés par des matériels russes encore plus performants qui existent déjà). L’hypothèse qui circule actuellement selon laquelle les Russes négocieraient un adoucissement des sanctions économiques contre l’Iran en échange d’un retrait des iraniens de Syrie ne peut satisfaire Israel car tout allègement des sanctions contre l’Iran priverait ces sanctions de poids et donc permettrait à l’Iran de continuer sa progression vers l’arme atomique, ce qui est le danger le plus grave pour Israel. De plus, les iraniens disposent d’une autre carte dans la région qui est le Liban où le Hezbollah , avec sa quasi armée, très entraînée et superéquipée par l’Iran, constitue une tête de pont .directe avec la ligne Beyrouth/Téhéran

Mais la diplomatie des Russes est . complexe:ils veulent s’installer en acteurs dominants dans la région, mais ils ne veulent pas donner les moyens d’une hégémonie locale à l’Iran avec qui ils ont été provisoirement alliés contre Daech; et avec la Turquie, leur alliance est ambivalente et surtout basée sur le désir de nuire aux Etats Unis.

Heureusement, pour le moment, la Chine se tient à l’écart de cette zone, elle privilégie la construction de sa « route de la soie « , la voie de son expansion en Asie et en Afrique.

Ce qui est certain, c’est que la domination militaire totale d’Israel dans la région n’est plus qu’un souvenir. Israel reste la plus grande puissance, mais les Arabes grignotent cet avantage et le prix que devra payer Israel en cas de conflit sera de plus en plus lourd.

Les arabes le sentent et multiplient  les insultes et les rodomontades, comptant aussi sur la volonté israélienne de préserver sa population.Le domaine du mensonge et du cynisme  leur ouvre des avenues pour les  provocations.

L’attitude  menaçante de l’extrême droite israélienne, qui est prête à engager le combat immédiatement correspond à une situation antérieure ou Israel avait les moyens d’écraser dans l’oeuf toutes les menaces arabes. On peut comprendre le dépit de cette fraction du pays qui enrage de subir des coups en ne ripostant que de façon symbolique, ce qu’ils interprètent comme un signal de faiblesse envoyé à leurs adversaires, chose qui n’est pas entièrement fausse.En même temps, peut être que se lancer dans une autre opération « bordure protectrice » risque de ne pas permettre à Israel de développer tous ses moyens, et réoccuper Gaza paraît un but fou et absurde: se remettre sur le dos la gestion de deux millions d’arabes désespérés et suicidaires n’est pas une bonne idée.
Quand Israel a conquis Beyrouth après une bataille de rue qu’on lui annonçait impossible à gagner, il a du céder à la pression internationale et laisser les palestiniens et Arafat quitter le Liban, et les années qui ont suivi ont été celle de l’installation du Hezbollah. et de son contrôle grandissant de tout le Liban.

En conclusion, les  pressions des « durs » de l’extrême droite, si elles répondent à un désir de punir les agresseurs à l’origine de ces actes terroristes  que sont l’envoi  de fusées et d’obus sur des populations civiles, et si la riposte a toujours été le principe de Tsahal,  la solution du compromis prônée par Nétanyahou et les plus hautes autorités militaires du pays prennent en compte les éléments généraux de la situation.La négociation menée à ce moment obligeait à une modération temporaire. L’ennemi principal reste l’Iran, le Hamas est un ennemi secondaire, il ne s’agit pas de faire s’embraser tous les fronts en même temps et de diviser ses forces s’il n’y a pas d’urgence. Si provisoirement les bombardements cessent en échange  d’un peu d’argent fourni par les pays arabes et de quoi donner un peu d’électricité » aux habitants de Gaza, plutôt que de faire mourir des dizaines de soldats israéliens dans les combats, c’est le bon choix qui a été fait, même si tout le monde sait que ce n’est que partie remise.

De  plus chacun sait que en Israel, l’arrière plan politicien est toujours présent dans les polémiques sur la stratégie générale.L’extrême droite a tenté de faire tomber le gouvernement et y est presque  parvenue. Ceux qui ont préféré ne pas déclencher l’incendie maintenant ne sont pas des gauchistes pacifistes de « La Paix Maintenant »,ce sont des hommes de droite qui sont prêts à demander au pays les sacrifices indispensables… s’il le faut.

GB

Quelles perspectives pour Israel après la mort du processus d’Oslo

Publié septembre 14, 2018 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, Israël et sionisme

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Tout le montre depuis des années maintenant: il n’y a plus aucune chance pour que le processus de paix fondé sur la coexistence de deux états aboutisse, et cela pour plusieurs raisons;

la première est que  pas le moindre progrès n’a été enregistré en 25 ans sur les questions fondamentales, que les négociateurs avaient prévu de réserver pour la fin: la question du retour des réfugiés ( et de la définition du terme de réfugiés puisque au lieu des 700000 arabes peuplant la région à l’époque de la création d’Israel ,c’est plus de 4 milions d’individus qui revendiquent actuellement cette identité  de  « réfugiés » d’un pays où ils n’ont jamais mis les pieds et qu’ils obtiennent maintenant de manière héréditaire., ainsi que les subventions attenantes.L’autre question étant celle de Jérusalem,que chacune des parties revendique comme capitale, tout en niant, pour ce qui concerne la partie arabe, l’ancienneté de l’implantation juive, et tout en organisant peu à peu  l’impossibilité concrète de cette dévolution à la partie arabe pour ce qui est  de la stratégie israélienne..

Ainsi,les négociations n’ont débouché  que sur la division en  zones plus ou moins autonomes des territoires occupés et une certaine collaboration sécuritaire.

La deuxième raison est l’expérience de Gaza, qui est tombée en un tournemain entre les mains du Hamas qui a instauré sa dictature immédiatement  et fait régner sa terreur sur toute la population tout en lançant des centaines de fusées sur Israel. La décomposition de l’Autorité Palestinienne dans la partie qui lui reste, du fait de sa corruption, de sa collaboration avec les Israéliens, et de l’absence de perspective et de résultats de sa politique ne laisse aucun doute:Dès les premières élections qui auront lieu en Cisjordanie, le pouvoir passera dans les mains des Islamistes, qui eux ne veulent que la destruction d’Israel, avec l’appui de toutes les forces malfaisantes de la région (Hezbollah, Iran,etc..) Tout accord avec la seule partie de l’AP n’aura aucune valeur puisqu’il sera immédiatement dénoncé par les islamistes qui n’attendront plus que le moment le plus opportun pour déclencher une nouvelle attaque contre Israel.Les Israeliens ont pu voir l’effet immédiat de leur retrait de la ville occupée et quelles forces en profitaient instantanément. La confiance est un mot qui n’a pas de sens dans ce contexte.Les Israéliens qui ont vécu la deuxième Intifada  ou ils ont du faire face aux  tireurs qu’ils avaient eux mêmes équipé et aux attentats qui visaient leurs civils, enfants compris, ne peuvent plus faire confiance à une population au milieu de laquelle évoluent des blocs de haine meurtrière sans limite.

La progression fulgurante de l’islamisme dans tout le moyen orient, comme celle du communisme au 20 ème siècle et l’huile sur le feu que versent les diverses dictatures  sur le conflit israélo-palestinien   disent bien comment la moindre faille sera exploitée pour lancer les palestiniens à l’assaut d’Israël, quelques soient les pertes qu’ils subiront. Les puissances régionales,Iran, Turquie, ont sous la main un détonateur et la solidarité islamique, qui voue la même détestation aux Juifs et aux Occidentaux sera heureuse d’avoir une occasion de tenter de détruire Israel.

Que faire, donc, si la négociation ne peut rien donner, et si il ne reste que la force.

Abandonner les territoire occupés sans négociation serait donner l’existence à un état jumeau, livré aux islamistes et qui vivrait dans l’espoir insensé d’une reconquête du reste de la « Palestine ».c’est à dire bien sûr d’Israel et qui appellerait à l’aide tous les musulmans de la région. Quand on voit les dizaines de milliers de volontaires venus des quatre coins du monde, qui ont tout quitté pour venir soutenir les monstres de Daech et se faire tuer en majorité pour cela, on peut imaginer le pire, et en plus, les états rentreraient dans la danse.

Les idées qui font leur apparition avec la fermeture de l’illusion d’un accord entre deux états tournent autour de la solution à un état, laissant patiner dans le vide les mouvements  comme « La Paix maintenant » et les autres mouvements pacifistes dont les appels à la  négociation sonnent comme des incantations éloignées de la réalité et sont perçues comme des trahisons par la majorité de la population juive.
Mais il existe deux visions de cette issue.
La première est issue de l’extrême gauche anti sioniste et d’une branche antisioniste de l’AP rêve d’un état unique dans lequel tout le monde aurait des droits égaux. Même dans l’hypothèse ou les réfugiés ne rentreraient pas, ce qui se cache dans cette idée qui satisferait les  défenseurs des droits de l’homme, c’est l’idée que la supériorité de la croissance démographique palestinienne renverserait vite la suprématie politique juive et viderait très rapidement de son contenu juif l’état binational pour en faire un état arabe. Ce serait juste une question de temps.

La deuxième version de cette théorie de l’ état unique est plutôt celle de la droite annexionniste israélienne. Mais son idée est plutôt de n’annexer que des parties de territoire peu peuplées pour maintenir la supériorité numérique israélienne.La base de ces calculs annexionnistes est une réévaluation du rapport de force démographique et des prévisions sur son évolution. Ils contestent les chiffres de population des démographes « officiels », dont ils disent qu’ils se basent sur les évaluations tronquées des palestiniens, et des biais importants qui les ont conduit à surévaluer la natalité palestinienne alors que celle ci a baissé dans les dernières années  aux environs de  3% , chiffre courant dans les pays qui se rapprochent des modes de vie Occidentaux, alors que la natalité israélienne aurait dépassé ces chiffres dans les dernières évaluations.Cependant l’imprévisibilité des statistiques démographiques rend assez aléatoires les chiffres avancés dans cette polémique fondamentale: si la démographie conduit à un surnombre rapide des palestiniens, le « divorce » et la formule des deux états sont la seule formule qui conserve  la possibilité de préserver le caractère juif de l’état israélien. Si au contraire l les Israéliens peuvent maintenir un rapport démographique de 2/3-1/3 ou même 60/40 %,ils pourront intégrer la minorité arabe en conservant le caractère juif des institutions. Mais que deviendront alors les grosses agglomérations arabes qui seront laissées hors de cette formule: des nouveaux Gaza? Que produira alors la colère immense des masses arabes exclues une nouvelle fois de la maîtrise de leur terre?

L’expérience de Gaza, qui a exclu de la comptabilité israélienne deux milions de Gazaouis qui faisaient face à quelques milliers d’israéliens, mais au prix de la constitution d’une place forte du terrorisme  à la frontière même d’Israel donne à réfléchir. Mais il semble que il n’existe que des mauvaises solutions, c’est dire pas de solution sinon le rapport de force.

L’élément nouveau qui change la donne au moyen orient, c’est le changement d’attitude des Etats Unis, avec leur prise de parti nette en faveur d’Israel ( reconnaissance de Jerusalem comme capitale, fermeture  de l’antenne de l’AP aux Etats Unis, arrêt des subventions à l’UNWRA de parti pris pour les Palestiniens).
En même temps l’approche de la maîtrise nucléaire par l’Iran qui ne cache pas ses voeux meurtriers envers Israel malgré la sortie des Etats Unis de l’accord catastrophique avec les grandes puissances et  la montée en puissance de l’Iran en Syrie et en Irak constitue un danger pire que tous les précédents pour Israel.

Là encore ,la fragilité du soutien américain, suspendu au maintien du régime de Trump, fait que le stress n’est pas près de diminuer en Israel.

 

 

 

le Labour infiltré par l’antisémitisme des islamogauchistes

Publié septembre 13, 2018 par gb
Catégories : antisémitisme, crise de la gauche, gauchisme et populisme, POPULISMES

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La polémique  fait rage au parti Travailliste anglais entre gauchistes antisionistes et même antisémites et démocrates honteux de la liberté de parole accordée aux éléments antisémites qui se déploient sans vergogne dans les plis d’un parti officiellement « de gauche » , depuis l’accession aux commandes de Jeremy Corbyn. Celui ci fait partie de la frange la plus radicale des gauchistes qui l’ont élu et qu’il ne peut ni ne veut désavouer.Les membres du parti travailliste l’ont élu à un moment de révolte contre le blairisme, en partie en rapport avec  la guerre en Irak,et n’ont eu le choix que entre lui et un candidat inconnu et insignifiant.

Il tente de désamorcer la crise interne du parti, en faisant des concessions ( très limitées) sur un plan purement verbal.

Les faits recensés  par les observateurs de la communauté juive anglaise ne laissent pourtant la place à aucun doute: les démentis ambigus de Corbyn ne font qu’un très mince contrepoids aux manifestations antisémites indiscutables: la plus grave étant sa participation attestée par des photos à un dépôt de gerbe sur la tombe de terroristes de Septembre Noir ayant participé au massacre des israéliens de la délégation sportive israélienne aux Jeux Olympiques de Munich. Sa défense étant que il allait sur une autre tombe « bien plus importante » de « centaines d’enfants » massacrés à Gaza par les Israéliens. Quelle tombe? Quels enfants? On voit comment s’établit la balance pour lui.( surtout, il mélange deux éléments  situés à des dizaines d’années d’écart, il mélange les morts comptabilisés lors de la tentative de forcer la frontière israélienne , sans différences d’âge , par le hamas avec des  » enfants assassinés ». La pratique embrouillée de l’amalgame est déjà un indicatif de la mauvaise foi.

Mais ce n’est qu’une chose parmi une multitude d’autres, parmi lesquelles par exemple le refus de faire effacer une « fresque » murale au contenu explicitement antisémite, représentant des personnages au nez crochu en train de jouer au monopoly, le refus de considérer comme un acte antisémite le fait de déclarer que les juifs ont plus de fidélité envers Israel que envers leur nation.

Les déclarations antisémites de nombreux dirigeants travaillistes, y compris des bras droits de Corbyn, ayant entraîné même des démissions  du parti travailliste comme celle de l’ancien maire de Londres. montrent la profondeur et l’étendue du problème
La presse anglaise juive dénonce l’inquiétude qui se développe dans la population juive anglaise, jusque là fidèle soutien du parti travailliste, à l’idée que un individu comme Corbyn poirrait accéder au poste de chef du gouvernement. L’Angleterre, jusque-là  porte parole des libertés  dans le monde, pourrait revêtir le masque hideux de la haine antisémite, reprenant à son compte le discours calomnieux des partisans acharnés de la « cause » palestinienne. La haine gauchiste de Israel transpire dans les paroles comme dans les actes de Corbyn, marxiste non vacciné qui poursuit de sa vindicte les totems désignés par la doxa communiste. Simplement,  à part quelques passages à l’acte dans des prises de position où il s’est trahi, il a préféré laisser parler les autres, faire comme si il ne voyait rien, et c’est ce dans quoi de nombreux membres du parti veulent lui mettre le nez

Le parti travailliste traverse une crise sans pareille dans son histoire, et les déclarations banalisantes de  Corbyn n’apportent aucune garantie d’une volonté ferme d’éradiquer le poison qui s’est infiltré dans les rangs de son mouvement et que dénoncent de nombreux membres de son parti.

A terme, c’est  sa respectabilité qui est atteinte et donc sa qualification éventuelle au poste de premier ministre. L’Angleterre restera t elle fidèle à elle-même et à son image ou s’enfoncera t elle dans les marécages bourbeux du populisme à la recherche de boucs émissaires? A l’heure du Brexit, la porte est entrouverte pour une poussée des forces noires qui tentent d’enfourcher la vague de xénophobie qui se développe avec l’isolationnisme du pays.

L’image de rigueur qui faisait partie du halo entourant Corbyn se dissout peu à peu laissant apparaître l’image d’un idéologue vieilli et attaché à une vision du monde datant du siècle précédent qui n’a effectué aucune autocritique, n’a rien remis en question de son système de croyances et qui prête le flanc aux dérives haineuses suscitées par son système binaire de lecture du monde.

La repudiation par les Etats Unis du pacte nucléaire avec l’Iran

Publié mai 11, 2018 par gb
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Trump est passé à l’acte et a refusé de proroger le pacte qui avait été négocié par Obama avec les Iraniens, s’attirant les désapprobations et les condamnations des autres signataires.

Pourtant, le fond de l’affaire est continuellement escamoté par les pays européens (France, Allemagne, Grande Bretagne, ) , qui se retrouvent pris à contre pied par la décision nette et sans fioritures de Trump.

Sur le fond, tous ces pays savent parfaitement que l’accord signé par Obama est complètement bancal, et que Trump a parfaitement raison de qualifier cet accord de plus mauvais accord jamais signé par les Etats Unis. En effet, quel est le contenu de cet accord: d’un côté, les états signataires cessent toutes les sanctions économiques, et permettent à l’Iran de profiter des revenus pétroliers pour reconstruire une économie sinistrée  et  disposer ainsi des moyens financiers de  soutenir le développement d’une industrie de guerre ( développement d’une ,défense contre avions, d’une industrie de missiles balistiques et de drones militaires,aide financière aux divers mouvements terroristes de la région).

La stratégie de Obama, développée par ses soutiens démocrates est basée sur un pari: celui que le développement économique aura pour résultat le développement d’une classe moyenne qui infléchira dans un sens plus modéré la politique extrémiste  des dirigeants iraniens.L’extrême naïveté de cette croyance, qui ne tient aucun compte des paramètres spécifiques à une dictature théologique, pour qui les facteurs idéologiques sont prioritaires  sur tous les autres . De plus, la nature expansionniste du régime iranien et sa capacité à fuir en avant dans un conflit militaire qui soude la population dans un élan nationaliste font que devant  toute menace de déstabilisation, le régime accentuera ses positions extrémistes.

De l’autre côté, less Iraniens promettent de limiter le nombre de leurs centrifugeuses, mais pas de les supprimer et donc de diminuer leur processus d’enrichissement de l’uranium…pendant 10ans. Mais après? Rien n’est dit sur ce qui suivra et les Iraniens qui auront regonflé leur économie, ne seront plus aussi vulnérables que maintenant. Ils seront alors proches du seuil nucléaire il ne leur restera que à relancer leur  centrifugeuses qui existent déjà par milliers pour atteindre en quelques mois la capacité nucléaire.
Donc le résultat de l’accord aura été de donner des moyens financiers aux iraniens en échange d’un ralentissement de leur enrichissement de l’Uranium, (Il faut savoir que les premières étapes de l’enrichissement sont les plus longues( la deuxième phase est nettement plus rapide). Cele leur permettra de se maintenir juste à la limite du taux d’enrichissement toléré, puis, à la fin de la période du pacte, de faire un bond qui leur donnera la possession de la bombe.

C’est vraiment ce qu’on peut appeler un accord nullissime. Mais Obama a sauvé la face et prétendu avoir muselé le molosse iranien, ce qui  a certainement bien fait rire les mollahs.

Le parallèle avec Munich en 1938 saute aux yeux. Face au bluff nazi, les puissances européennes et leurs opinions publiques tremblantes de peur, ont essayé de se convaincre qu’une solution pacifique était possible, et se sont deshonorées en abandonnant la petite Tchécoslovaquie à la menace militaire  allemande.

Ils n’ont pas compris que en cédant à la menace, alors qu’il était encore temps d’écraser le monstre qui s’ébrouait et s’enhardissait à leur frontière, ils se préparaient cinq années d’enfer et des dizaines de millions de morts.C’est la même chose qui se joue avec l’Iran.

Les fous de Dieu chiites, guère meilleurs que les Fous de Dieu sunnites, se sont emparés du pouvoir dans un pays en partie moderne dans un monde musulman tenté par le passéisme et la haine de l’Occident.Ils ne lâcheront le pouvoir que quand ils seront face au peloton d’exécution, et ils entraîneront dans leur chute beaucoup de  monde.
Les Européens,qui ont vécu deux guerres mondiales ne veulent plus entendre parler de guerre, et si on les assure qu’il seront tranquilles pendant10 ans, ils ne veulent pas en savoir plus.

mais les manières de Trump leur déplaisent-elles sont déplaisantes-Son parler cru est grossier, il ne tient pas compte du respect de l’autre, son égocentrisme est vulgaire et iLne connaît que les rapports de force.Pourtant, dans l’affaire du pacte avec les Iraniens, il fait preuve de clairvoyance.
Les analystes s’interrogent: a t il un plan B ? ou bien n’a t il que la guerre à proposer?

Pour le moment, personne ne sait quelle est la stratégie Trump.

il semble que son idée soit, sur le modèle de la relation avec la Corée du Nord,une pression suivie d’une négociation. Mais l’Iran n’est pas la Corée du Nord,et surtout personne ne sait encore quel sera le résultat des discussions entre les deux parties

Le point faible de la position de Trump, c’est l’opposition des Européens qui se sentent traités comme partie négligeable, et qui craignent d’avoir à payer les pots cassés d’un boycott de l’Iran, si ils refusent les règles imposés par les Américains.Surtout les paroles de Merkel » l’Europe ne peut plus compter sur la protection de l’Amérique » sont lourdes d’implications et de conséquences.Trump n’aurait-il réussi qu’à briser l’unité du monde occidental en réduisant tout à des considérations d’intérêt à court terme?

L’assassinat antisémite de la vieille dame

Publié avril 2, 2018 par gb
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L’antisémitisme arabe a encore frappé. Des minus habens se sont encore lâchés  et ont continué la triste litanie de l’ignoble en poignardant une dame de plus de quatre vingt ans, Mireille Knoll, survivante de la Shoah, au simple motif qu’elle était juive. La menace de l’agression plane ainsi sur tous les juifs de France, que ce soit des enfants prenant le métro avec une kippa, ou dans une cour d’école où des petits caïds, futurs dealers de drogue, essayent de les terroriser par l’usage de la force du groupe. Les jeunes arabes sucent ainsi  l’antisémitisme de tradition avec le lait de leur mère. C’est devenu une figure de style arabe que d’exprimer haine et mépris pour les Juifs, et si la tradition ne suffisait pas, les islamistes se chargent  de semer la haine , et de prêcher la violence aux idiots qui les écoutent.  Les jeunes arabes, ragaillardis par les massacres, décapitations et mutilations de leurs aînés de l’Etat Islamique s’essayent à des meurtres sans trop de risques,comme de tuer des vieilles femmes sans défense ou des enfants dans la cour des écoles juives (Mohamed Merah).

La marche blanche pour protester contre le meurtre de Mireille Knoll décidée par les organisations juives a rencontré un écho favorable chez les juifs et chez les non juifs, dégoutés par ce crime ignominieux, et inquiets de voir cette communauté visée par les ennemis de la démocratie. En effet la communauté juive joue le rôle d’un signal d’alarme  face aux offensives antidémocratiques, comme les canaris dans les puits de mine  sont des avertisseurs de la montée des gaz qui menacent la mine d’explosion. La manifestation a été l’occasion d’une polémique, le CRIF ayant signifié à Marine Le Pen et à Mélenchon qu’ils n’étaient pas les bienvenus dans le cortège, ce qui ne les a pas empêché de forcer le passage jusqu’à leur expulsion manu militari.Cela leur a donné l’occasion de protester de l’absence d’antisémitisme dans leur organisation, ce qui n’est vrai que jusqu’à un certain point. C’est vrai que l’un et l’autre se sont débarassés de quelques éléments voyants et gênants, et que , Mélenchon comme Le Pen ne peuvent pas être accusés de tenir des discours antisémites. Mais dans leur entourage fleurissent les discours « rouges bruns »,prônant des actions anti israéliennes ( boycott, sanctions,) et les sympathies propalestiniennes de ces chefs de parti ne sont un mystère pour personne.

La question reste ouverte: est ce qu’il fallait les exclure d’un mouvement national de  réaction à un crime antisémite, ou seulement les critiquer pour leur attitude ambiguë vis à vis des discours « limite » qui se tiennent couramment dans le monde ou ils évoluent, sans les ostraciser. D’ailleurs, une fois rentrés chez eux, ils ne se sont pas privés de se présenter en victimes innocentes d’un judaisme d’extrême droite, face à qui  leur hargne a pu se donner libre cours.

Mais il n’est pas sur qu’il faille écarter ceux qui prennent la défense des juifs, même si ils ne sont pas parfaitement « blancs ». De même que dans la Résistance, il y a eu des mouvements de droite, et même les communistes n’ont pas contesté leur activité de Résistance.

Alors, les Juifs de France vont ils devoir vivre en étant sur leurs gardes, en frissonnant dès que  un visage  d’Afrique du Nord les suit avec une fréquence un peu étrange? Ce serait une victoire totale des antisémites, que de contraindre une population entière à vivre dans la peur. La montée de la haine est un fait. Comme toujours les antisémites tablent sur l’effet de meute pour  produire la terreur chez leurs victimes, menacées d’être submergées par une violence qui se proclame sans limite.
Mais face à l’ignoble qui espère  provoquer la fuite et la démobilisation, il existe un exemple à suivre: celui des Israéliens qui , après la stupeur des premiers meurtres à l’arme blanche ou à la voiture bélier, ont élaboré calmement des techniques de défense  . De plus en plus de gens ont demandé des permis de port d’armes et se considèrent comme des auxiliaires de la police et de l’Armée face aux assassins terroristes. Les techniques d’auto défense doivent se répandre dans la population juive. La stratégie de riposte des Israéliens face à la violence armée de ceux qui proclament leur volonté de les détruire est de ne jamais laisser une agression sans réponse. Celle ci peut être judiciaire, ou militaire, suivant les cas.

En tout cas, face à cette volonté de destruction, les juifs doivent savoir que, du moins à l’époque actuelle, l’appareil judiciaire et policier français est dans le même camp qu’eux, et que c’est la plus forte défense qu’ils peuvent trouver.Comme la mobilisation générale de l’Occident face aux attentats meurtriers des terroristes islamistes.

A eux de mobiliser l’opinion publique pour éviter la banalisation et la minoration des attaques qui se multiplient, et faire pression pour que ces infâmies soient punies de manière à décourager les  auteurs qui ne les osent que dans la mesure ou ils croient pouvoir bénéficier d’une relative impunité. La propagande faite autour du soi disant « amalgame » a permis, pour défendre le honteux politiquement correct,  de noyer les faits dans une pathologie individuelle, mettant en avant les problèmes de déséquilibre personnels et masquant le fondement religieux et raciste anti blanc et antisémite des attentats qui se sont multipliés.

Le développement de l’islamisme terroriste qui défie les Etats et les peuples qu’il veut dominer et convertir par la force produit aussi une mobilisation grandissante, proportionnelle  à cette guerre que l’islamisme a déclaré au monde entier. La France mobilise son Armée, sa Police, sa Justice, tout son appareil d’Etat contre les propagandistes de la  haine et ceux qui passent à l ‘acte. C’est aussi l’Education Nationale qui doit se mobiliser et combattre sans pitié les ferments du fascisme islamique qui se développent dans ce lieu stratégique et symbolique de l’identité française. Toutes les mesures envisageables n’ont pas encore été prises, mais la prise de conscience grandit que il s’agit avant tout d’une guerre idéologique qui doit être menée de façon déterminée, et sans concession aux mollesses du discours « humanitaire » que les maîtres du double jeu islamiste utilisent avec habileté.

Dénoncer ce discours  de camouflage et d’excuses pour les criminels est la première forme de lutte contre les tenants du mensonge et de l’appel au meurtre qui prolifèrent dans le milieu favorable de la culture islamique.

GB

 

Tarik Ramadan, le pervers manipulateur démasqué et cerné par la justice

Publié mars 14, 2018 par gb
Catégories : communautarisme, conflit israélo arabe, islamisme, Les ennemis de l'Occident, POPULISMES, Uncategorized

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Tarik Ramadan mis en prison, et ses mensonges et ses actes de violence dénoncés les uns après les autres, il y a quand même des bonnes nouvelles de temps en temps, au milieu de la mer de violences  et de démagogie qui suinte du mouvement islamiste dans le monde.

car ce mouvement  a toujours gardé deux fers au feu: la terreur et le meurtre pour établir et maintenir  un rapport de forces en sa faveur qui à terme, aboutit au  génocide ou à l’exil des populations qui refusent l’asservissement et la conversion forcée, et l’hypocrisie et la dissimulation, justifiées par le service de Allah, pour qui tous les moyens sont légitimes.

Ramadan a  choisi ce pour quoi il était le plus doué: la présentation sous un jour apparemment acceptable par les Occidentaux de la vision du monde islamiste, au prix d’un jeu ambigu sur les mots et d’une dissimulation de ce qu’il savait inacceptable pour ses interlocuteurs, mais en se débrouillant pour ne rien concéder sur le fond.

il a pu ainsi développer l’idée que la France était  déjà « terre d’islam »sans recevoir immédiatement une paire de gifles.

Réussissant à se faire engager par la   plus prestigieuse université britannique  en présentant un faux curriculum vitae, mettant en avant une thèse de doctorat passée en Suisse pour laquelle  plusieurs membres du jury ont démissionné  devant l’apologie sans recul des frères musulmans qui constituait son « travail »et pour laquelle il n’a pas obtenu de mention permettant de postuler à un poste d’enseignant, ce qui ne l’a pas empêché de se présenter comme professeur d’université pour quelques heures de cours sans titre à la faculté. .L’université anglaise lui a d’ailleurs retiré son habilitation à la suite de sa mise en examen pour viols .

Les plaintes se multiplient, les bouches s’ouvrent à la faveur du grand mouvement de libération de la parole féminine qui se développe à la suite des révélations de l’affaire Wenstein. Les pratiques de violence sexuelle contre les femmes s’avèrent monnaie courante dans  certains milieux, où l’argent, le pouvoir et même la notoriété suffisent à  réduire les femmes à l’état de proies.

Les pratiques de Ramadan, usant de toutes les formes de manipulation  et de l’intimidation  jusqu’à la force physique pour obtenir sa satisfaction montrent le mépris profond de la femme chez lui et l’utilisation de sa « célébrité » pour tirer des avantages   y compris sexuels de sa position de domination intellectuelle. Cet abus de position se retrouve même semble t il quand il enseignait dans un collège suisse, quand il enseignait à des adolescentes, ou il semble y avoir eu plusieurs relations avec des mineures, actuellement couvertes par la prescription. On se trouve devant un cas classique d’activités perverses, effectuées par quelqu’un ayant une responsabilité pédagogique et un pouvoir d’influence,  masquées derrière un rideau de fumée de  déclarations moralisantes .

Le pire dans cette affaire est sans doute le sentiment de la jouissance de Ramadan dans le spectacle de la réussite de sa tromperie, puisque il est arrivé à tromper des hautes instances intellectuelles, lui donnant un sentiment de toute puissance face à des naïfs à qui il arrive à faire gober les plus gros mensonges.

Heureusement que la révélation de la perversité de son comportement sexuel  et du caractère profondément mensonger de ses discours s’est étendue à son discours politique ( « l’islamisme est parfaitement assimilable par la société française, »)

Il n’y aura  bientôt plus que quelques gauchistes pro islamistes pour prêter attention à ses discours qui vont sans doute se radicaliser à la suite de la dévaluation de son discours banalisant sur l’islam.L’heure de la « collaboration » avec un islam « pacifiste ». est passée.

On se trouve maintenant dans une situation proche de l’époque de la guerre entre l’Occident et le Communisme où celui-ci menait de front une guerre  sur le plan militaire et une offensive dans les opinions publiques pour obtenir par la voie du vote et des luttes syndicales des leviers de pression sur les politiques, les deux voies se soutenant mutuellement.

La conclusion qui se dégage de cette tombée des masques, c’est que le visage sympathique qui se présente parfois à nous n’est qu’un leurre  des islamistes qui endossent le costume policé de celui qui ne recherche qu’une relation pacifique avec l’Occident, alors qu’il s’agit d’une volonté  de développer l’influence  des ennemis déterminés de la civilisation occidentale. Le loup islamiste couvre sa patte de farine blanche pour se faire passer pour un agneau, et il ricane sardoniquement devant les « idiots utiles » qui prennent ses belles paroles pour argent comptant. Les idiots utiles de la gauche proislamique achètent leur bonne conscience en croyant soutenir les éternelles victimes de l’injustice sociale, alors que ils donnent des armes aux ennemis féroces de toutes les libertés  qui essaient, par tous les moyens de capter le pouvoir pour ne plus jamais le recéder à quiconque: voir par exemple l’Iran où les religieux ont anéanti par la terreur et le meurtre toute forme d’opposition cohérente à leur théocratie.

Les démocrates du monde entier voient avec horreur les démocraties reculer devant les régimes autoritaires ( Chine, Russie, Turquie )qui développent leurs politiques cyniques et tranquillement mensongères et réalisent un front commun des dictatures qui attendent avec impatience l’heure de leur revanche. L’exemple de la Russie avec qui quelques bonnes âmes ont rêvé de  renverser les alliances, pensant que il y avait plus d’attraction que de répulsion pour l’Occident, négligeant l’histoire et la replongée dans un neostalinisme nationaliste. L’assassinat de l’ex espion soviétique  passé à l’Ouest par empoisonnement  au gaz incapacitant, signé par les labos militaires russes et la dénégation arrogante de l’évidence par Poutine montre le mépris du droit et des règles par Poutine, encouragé par ses succès en Syrie et la réussite de sa politique de force en Crimée et en Ukraine.

La décrédibilisation de la politique internationale des Etats Unis par la politique erratique de Trump, alternant les menaces de matamore et les reculs, défendant un égoïsme forcené, favorise la montée en puissance des « royaumes du mal ».L’accès au nucléaire de l’Iran que les Occidentaux n’ont pas pu empêcher, juste retarder, de même que ils se montrent impuissants à freiner le développement  des missiles de l’Iran, signent le recul de l’influence des démocraties face à la montée du danger venu des dictatures du monde entier: les démocraties elles mêmes sont menacées par la montée des populismes qui les minent de l’intérieur, alors que le refus de prendre en considération la colère des masses  crée un mur isolant la classe dominante du reste des pays.

Là encore, la haine des masses frustrées rejoint les ambitions des dictateurs qui voient bien comment détourner cette haine contre les boucs émissaires traditionnels: Etats Unis et  Israel,

L’Iran a osé passer à une étape suivante, en envoyant un de ses drones transgresser directement l’espace aérien israélien. Petit pas après petit pas, l’Iran se rapproche de la guerre directe avec Israel. 150000 fusées sont en place pour détruire l’&tat Israélien.

Les Israéliens disposent ils d’une riposte à la hauteur?

L’anniversaire de l’attaque terroriste contre Charlie

Publié janvier 11, 2018 par gb
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Après les crimes sauvages de Mohamed Merah, qui est une figure auréolée de gloire après sa sortie suicidaire contre les forces de l’ordre qui suivait le meurtre glacé de deux petits enfants dans la cour d’une école juive, ses camarades de tuerie ont pris le relais; et comme ils l’ont bien crié, ils ont bien « vengé le prophète » . Celui ci doit d’ailleurs être fier de ce que des hommes en ont tué d’autres simplement pour avoir exercé la liberté de caricature, normale dans un pays de démocratie, mais inconcevable dans les régimes pourris du moyen orient, ou les dictateurs se vengent par les tortures et les meurtres des affronts  que leur renvoient ceux qui n’ont pas d’autres armes que le mots pour c ontredire la sauvagerie  que déchaîne la résistance à l »égoïsme et à la volonté de pouvoir des guignols sanglants qui paradent au nom des peuples.

Mais  le meurtre des journalistes de Charlie a eu un effet inattendu: il a a fait jeter aux orties les monceaux de littérature qui s’étaient développés pour « expliquer » l’attitude suicidaire et haineuse des assassins et a fait éclater au grand jour la raison essentielle de cette orgie de crimes et d’abominations: la Haine religieuse, soigneusement entretenue et développée par des imams boute-feu, par les moyens financiers  de princes du pétrole, appuyée sur la croyance idiote que ils pouvaient s’emparer par la ruse et le mensonge de pays qui vomissent leur mode de vie et de relations humaines.

Les imbéciles qui pensent que l’on peut gagner des guerres avec quelques attentats n’ont pas tiré les conclusions de la dernière guerre mondiale: des pays qui ont résisté à la machine de guerre allemande au prix du sacrifice de dizaines de milions de morts ne se laisseront pas effrayer par quelques dizaines de milliers de zombies qui tranchen t les gorges d’innocents et terrorisent des foules désarmées et des femmes sans défense.

Ce qui est apparu, c’est la capacité de la foi religieuse à mobiliser les esprits jusqu’au sacrifice suprême, à faire avaler les plus grosses couleuvres, et à fasciner les foules désorientées devant la modification ultra rapide de leur environnement; Les plus lents à arriver à s’y adapter seront les plus déterminés à lutter pour maintenir l’ancien mode de vie, et certains chefs d’état joueront cette carte, pour se maintenir au pouvoir.

En même temps, la surenchère dans l’ignoble ne peut quand même pas être payante sur le long terme, et finira bien par produire cette réaction qui tarde tant à venir actuellement.

En attendant, les yeux se sont ouverts et les bouches aussi, qui de plus en plus nomment l’ennemi:  l’islamisme terroriste et sa trainée sanglante qui rêve de détruire toute la beauté  et la liberté qui lui échappent. La dictature sinistre et débile que ils nous promettent finira bien par mobiliser  même les indifférents et les peureux.La France a résisté à des siècles de tentatives de la détruire et ce ne sont pas les zombies de l’islamisme  qui ont la moindre chance d’y parvenir.

Comment on développe la sauvagerie chez un peuple qui est prêt à cela

Publié septembre 3, 2017 par gb
Catégories : antisémitisme, Uncategorized

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Il y a quelques années, l’horreur nous saisissait en lisant le sort de soldats israéliens qui avaient été dépecés par des palestiniens, qui montraient fièrement leurs bras dégoulinants du sang de leurs victimes.,brandissant les organes ou les morceaux des soldats morts Difficile de dire qu’est-ce qui était le pire: la profanation par les palestiniens du corps de leurs ennemis, qui témoignait d’une haine folle, déniant le droit à une sépulture humaine à leurs ennemis, attaquant les morts comme si la mort n’était pas une vengeance suffisante, ou bien la fierté démente qu’ils tiraient de ces actes de barbarie.

c’était peut être ne pas voir comment ces actes n’étaient que le couronnement d’une éducation de la haine, poursuivie avec méthode depuis l’enfance, en s’appuyant sur les stéréotypes antisémites martelés par les professeurs, les voisins, les amis, en fait , une culture antisémite infusée dans la culture arabe depuis des siècles. dès la petite école, une éducation de la haine comme il y en a eu une dans l’éducation catholique  avec la qualification de « peuple déicide » à laquelle l’église n’a renoncé que tout récemment, après avoir profité durant des siècles de la possibilité de rançonner les communautés juives. La concurrence aigüe qui liait ces deux religions, et la volonté de contester leur filiation commune pour affirmer l’originalité totale du catholicisme a sous tendu la haine et le mépris développés par celui ci, joint au mépris de l’argent, et à la valorisation des valeurs guerrières de l’ordre féodal. Les pogromes perpétrés pendant les Croisades,au coeur de l’exaltation religieuse, entre autres lors de la prise de Jerusalem ont montré comment cette exaltation était propice à l’action meurtrière et à la libération des pulsions barbares. L’autorisation et même la bénédiction données par les autorités (religieuses,)  qui souvent étaient au premier rang des massacreurs montre comment l’exemple donné par les autorités est une cause fondamentale du déchaînement quand  celui ci se produit.

Mais ce qui est valable pour les autorités religieuses, parfois seul rempart contre la violence à peine réfrénée des masses incultes, est aussi  valable pour les autorités politiques qui font jouer la cascade des relais administratifs qui permettent le façonnage de l’opinion.

Un exemple tragique peut être fourni par le génocide des Tutsis par les Hutus  au Rwanda. Des années entières passées à remâcher la rancoeur des Hutus, d’abord dominés politiquement, puis après le renversement du pouvoir, faisant venir au pouvoir un mouvement extrémiste,  développant des thèses génocidaires. Les Hutus, plus petits et moins beaux physiquement que les Tutsis, cantonés à une agriculture misérable lorsque les Tutsis pratiquaient l’élevage des vaches, plus rémunérateur, et que sur le plan matrimonial, l’élégance de leur morphologie leur donnait un avantage incontestable sur le plan amoureux, tout cela a infusé et mature malgré la cohabitation anciennes  des deux ethnies et les nombreux mariages inter -ethniques;Les mêmes qui jouaient dans la même équipe de football se sont livrés à une extermination sans exception pour leur copain de classe, de sport,quant ce n’était pas pour le membre de leur famille.Les églises ou les Tutsis se réfugiaient ne leur ont procuré aucune protection et  n’ont fait que permettre aux Hutus de les massacrer par milliers d’un seul coup, sans avoir à les traquer individuellement.

Le prétexte à la campagne de massacre, la destruction en vol de l’avion du président Hutu n’a pratiquement pas joué. Il a simplement donné le signal de départ de la campagne de meurtre qui avait été soigneusement et habilement préparée par le parti au pouvoir Hutu.Les signes précurseurs étaient seulement des « plaisanteries » des Hutus sur le fait qu’on allait se débarrasser des Tutsis, plaisanteries que les Tutsis supportaient sans vraiment y attacher d’importance.

L’habileté des propagandistes de la mort a été de ne pas exiger de « normes » de meurtre pour les Hutus, de seulement exiger qu’ils participent à leur gré, aux massacres. Le reste s’est déroulé tout seul. Certains ont voulu parader avec leur chiffres de meurtres, d’autres en ont fait le moins possible,  mais tout le monde devait avoir tué compte tenu de la pression du groupe devant qui il ne fallait pas « se dégonfler ». A part la vengeance du groupe (il n’y avait pas, dans la plupart des groupe de liens personnels avec les victimes.

Par contre, le pillage était autorisé et c’était une des motivations principales:les meurtriers étaient fiers de leur butin (parfois des simples tôles pour renforcer leurs maisons et étaient soumis à la pression des femmes si ils n’en ramenaient pas assez . Ils encaissaient alors leurs reproches.
L’impression générale était celle d’une formidable curée, ou il était permis de tuer pour s’emparer des biens d’autrui, et ou il fallait supprimer tous ceux qui seraient susceptibles de se plaindre ou de se venger. Le plus frappant  dans cette orgie de meurtres, c’était l’absence totale de sentiment de culpabilité quand ils tuaient: les femmes (souvent après les avoir violées), les enfants, les  professeurs, sans manifester la moindre émotion. Le fait que les meurtres aient été effectués pour la plupart avec des machettes ajoute à l’horreur, les assassins tuant à bout portant et  souvent mutilant affreusement  leurs victimes avant de les achever, parfois lentement pour les punir de ne pas avoir livré leurs « trésors » comme dans le cas du « gang des barbares » enFrance , persuadés débilement que leur victime étant juive, elle devait avoir de l’argent caché
On voit ainsi l’enchaînement: constitution d’un ressentiment à l’égard d’un groupe ethnique, organisation d’une campagne de  propagande systématique de déshumanisation de cette ethnie,( qualifiée dans les émissions de propagande de « la radio des mille collines « de « cancrelats »,  encadrement de la population  par des milices armées soutenue par le gouvernement, promesse d’enrichissement par le vol généralisé de toutes les propriétés de ce groupe ethnique.

Là encore, l’impression dominante était qu’un vernis de civilisation avait fondu en quelques jours pour laisser la place à un comportement de bêtes sauvages, qui tuaient avec le plaisir d’avoir à leur merci une population entière, sans l’ombre d’un doute ou d’un questionnement. Des paysans misérables et incultes, mais parfois aussi des petits commerçants et même des membres de l’administration qui avaient ruminé leur haine et leur envie envers ceux qui avaient à peine plus qu’eux, se lâchaient et communiaient avant de se lancer dans des chasses à l’homme dans la forêt ou dans les marais, dans des orgies de viande pour utiliser les bêtes qui n’avaient plus personne pour les garder.

Certains penseront peut être qu’il s’agit de peuplades arriérées, vivant dans la jungle, et dont la civilisation était toute récente. Mais que penser alors du génocide des Arméniens par les Turcs ou ce sont les mêmes éléments qui ont été mis en jeu:stigmatisation d’une communauté par les représentants de l’Etat, accusation de trahison et de pacte avec l’ennemi, haine des chrétiens, volonté de réaliser une nation unifiée par l’élimination des personnes représentant une culture différente, et une fois le processus lancé, une entreprise de pillage généralisé de la communauté mise au ban de la société, avec la complicité de la police et des forces armées pour finir par des viols quasi systématiques et la  marche forcée dans le désert avec l’obligation d’abandonner tous ses biens, jusqu’à à l’épuisement total et la mort. Là encore , les vols ont été une puissante motivation  à la spoliation et au massacre sans scrupules des voisins.Tout cela conduit avec un cynisme total par les autorités politiques et les dénégations les plus éhontées face aux accusations de génocide. L’horreur, c’est que un siècle plus tard, la direction politique du pays continue de nier cette réalité énorme, ajoutant le mensonge  à l’affirmation de leur tranquille bonne conscience face aux descendants des victimes et criminalisant ceux qui veulent clamer la vérité.

Le dictateur Erdogan, lancé dans des purges effrayantes et ayant choisi les Kurdes comme boucs émissaires ,continue dans l’ignoble en profitant  du vent favorable au regain de l’islamisme et développe peu à peu la haine de l’Occident dans son pays Il démontre, cent ans après, que les mêmes méthodes de gouvernement fonctionnent dans un pays incapable de se regarder en face.

Ainsi, on voit que les mêmes facteurs produisent les mêmes ravages civilisationnels: quand les autorités politiques ou religieuses prennent le parti de développer la haine contre une communauté, si il n’y a pas d’autorité contraire,  les masses se sentent validées dans leurs espoirs de progression sociale ou d’enrichissement par le pillage et si l’appareil d’état , aidé le cas échéant par des troupes militantes ou des milices, constitue le détonateur d’un processus qui peut aller jusqu’au massacre de la communauté visée.
L’exemple du nazisme a été le plus flagrant, l’Etat donnant l’exemple progressivement croissant des exactions concrètes et des discriminations juridiques, les violences  étant conduites par l’appareil d’état marchant la main dans la main avec les milices privées.

Là, c’est l’Etat qui a développé une idéologie isolant les quelques consciences qui résistaient et proclamant la validité de la sauvagerie pour elle-même, dans une inversion complète des valeurs dont il donnait l’exemple.

Les dictateurs existent toujours, prêts à déchaîner les forces de la sauvagerie si cela peut les aider à s’emparer du pouvoir ou à s’y maintenir.De Kim Il  Jong à Erdogan, le contrôle des médias peut donner les moyens de façonner l’opinion publique à un dictateur cumulant ce moyen de contrôle avec la possession de l’appareil répressif d’Etat (police, justice, armée), c’est à dire les « services de force ». Que les démocraties sont fragiles!

La disparition de Joseph Mengele, un livre de Olivier Guez, chez Grasset

Publié août 28, 2017 par gb
Catégories : antisémitisme, nazisme

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Le roman de la traque de Joseph Mengele, »médecin d’Auschwitz »,  est un livre basé sur les faits réels sur lesquels l’auteur a enquêté et qu’il a complété par la reconstruction du caractère et des pensées de ce criminel de masse, emblème de la férocité autant que de la bassesse des nazis.

Le suspense est magistralement soutenu jusqu’à la fin, et réalise comment une vengeance s’est réalisée  dans la transformation en enfer minable de la fin de la  vie de ce criminel, contraint de se cacher et de s’enfuir perpétuellement, gouverné par une seule terreur: celle d’être reconnu par un survivant d’Auschwitz et d »être abattu par un commando de « vengeurs » ou capturé par le Mossad, comme son alter ego  Eichmann, etemmené en Israel pour y finir pendu.

La trouille, il n’y a pas d’autre mot , a envahi toute l’existence et les pensées de cet ancien bourreau qui a régné sur la vie et la mort de centaines de milliers de juifs passés par le camp de la mort. L’une des surprises  produites par ce roman, c’est de découvrir l’absence totale de remord, et au contraire la variété des discours de justification qu’il peut produire.  Comme le dit l’auteur, il y’a eu une rencontre entre l’ambition énorme , une absence de scrupules totale,  et une idéologie venimeuse qui lui a fourni un alibi total  pour son projet de notoriété dans le domaine scientifique pour laquelle il n’avait pas l’ombre d’une qualification. Les expériences démentes auxquelles il s’est livré à travers des crimes atroces montrent le niveau de nullité scientifique et de bêtise criminelle auquel il se trouvait. IL voulait être un savant reconnu et n’est arrivé qu’à être un monstre stupide, encouragé certes par les autres idiots qui l’entouraient et étaient promus aux plus hauts postes scientifiques et universitaires par le triomphe d’une idéologie qui faisait la synthèse de toutes les idées fausses et malsaines de l’époque (eugénisme,  sociologie darwinienne,  etc. )Les maîtres du régime étaient eux mêmes à la recherche d’une validation scientifique de leurs propres divagations, et prêts à flatter n’ importe quel gourou qui défendrait leurs fumeuses et criminelles idées.

Ce qui est intéressant dans ce livre , c’est la façon dont Mengele s’autopersuade de l’importance de sa  « mission » ( =prouver les théories insanes racistes du nazisme) et dont il peut parer les actes les plus ignobles de qualificatifs nobles en rapport avec une tâche scientifique.. Le point de départ paraît clairement le désir narcissique du personnage qui a adopté sans réserve  une théorie qui le qualifie de « soldat » alors qu’il n’est  que du niveau d’un laborantin qui développe des élucubrations et qu’en fait de soldat, c’est un lâche trouillard qui transpire  sang et eau à la pensée d’une vengeance de ses victimes.

La minimisation de ses crimes quand il est sommé de répondre aux questions de son fils qui voudrait l’entendre exprimer des regrets, n’est qu’un camouflage. La théorie nazie a bien rempli son rôle de déshumanisation complète des Juifs pour lesAllemands, aux yeux de qui il ne sont que des insectes à écraser .La correspondance est parfaite entre l’homme pour qui  seul son intérêt compte et donc pour qui l’autre n’existe pas et une théorie qui défend les droits du plus fort et stigmatise la pitié comme une faiblesse indigne.

C’est de l’écart entre ce désir d’être admiré et les capacités réduites du personnage que naît le projet démentiel qui efface toute notion d’humanité, ne laissant que l’orgueil sans bornes qui nécessite de fermer sa conscience à toute pensée qui le contredit ou le réduit.
On arrive là aux frontières de la paranoïa, avec ses caractéristiques: surévaluation  de soi, susceptibilité, agressivité, fausseté du raisonnement.

Un autre intérêt du livre est sa description de la colonie nazie dans plusieurs pays d’Amérique Latine , en particulier l’Argentine ou il décrit impitoyablement le rôle de Peron et sa sympathie active pour les nazis, son rêve jusqu’à la défaite de 1945 d’une alliance avec l’Allemagne nazie contre les Etats Unis. Les réseaux nazis, riches et puissants en influence, organisent la défense des nazis ayant fui l’Europe, et tissent un réseau efficace de complicités qui freinent ou sabotent les recherches lancées contre les « pointures » nazies. Ensuite ce sera la lutte contre les guérillas et les partis de gauche, menées par les dictatures militaires, qui recrutera ses auxiliaires dans ces réseaux nazis. Puis, petit à petit, les nazis vieilliront,  constateront que le monde et l’Allemagne change, et leur espoir d’un « 4ème Reich  » s’effacera, ils mourront les uns après les autres, les dictatures disparaîtront et la solidarité nazie s’estompera.

Restera la description de la fuite de Mengele, toujours plus isolé, mais en partie par sa faute à cause du mépris qu’il témoigne à presque tous, qui ne sont pourtant pas pires que lui. IL finit auto enfermé dans une ferme perdue dans la forêt, puis, chassé par ses hôtes qui ne l’ont accepté que à cause de l’argent donné par sa famille et ne le supportent plus, vieillard cacochyme, au corps déglingué par la panique, à la limite de la démence, sans avoir pu établir de lien avec son fils qui ne l’a presque jamais vu. Un cancrelat, qui n’a jamais pu prendre le moindre recul par rapport à ses rêves de toute puissance que le régime nazi  a flatté à une certaine époque avant que sa médiocrité n’occupe le devant de la scène.

GB

 

LES POPULISMES A L’ASSAUT DES REPUBLIQUES

Publié août 27, 2017 par gb
Catégories : gauchisme et populisme, POPULISMES

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L’époque actuelle vit la progression fulgurante des populismes, de gauche et de droite, en Italie, en France, en Grande Bretagne, aux Etats Unis,

Tous ces populismes partagent certains caractères.

La première de ces caractéristiques, c’est la dévaluation de l’appareil politique global, dont l’exemple majeur est l’Italie ou l’opération « Mani Pulite » à fait exploser le système reposant sur la Démocratie Chrétienne et le Parti Socialiste, anéantissant ces deux partis dans un déluge de scandales de corruption et d’inefficacité et faisant s’écrouler l’équilibre d’immobilisme qui prévalait alors.
En France, le sentiment d’inefficacité et les exemples de corruption  ou d’utilisation de la loi à son profit personnel au plus haut degré touchant les deux partis de gouvernement (Affaire Cahuzac et affaires de Fillon) ont encouragé le rejet de la classe politique dans son ensemble, vécue comme ne s’intéressant pas au « peuple » et visant seulement son propre maintien à des postes de pouvoir, quand ce n’est pas à des sources d’enrichissement personnel. Gauche et droite ont été comprises comme les deux faces d’un même système fonctionnant dans l’alternance et organisant la préservation des postes pour une caste.

Cela a donné un préjugé favorable pour les partis n’ayant pas exercé les responsabilités et bénéficiant de l’idée simpliste que « puisque la droite et la gauche avaient été essayées et n’avaient conduit que à la continuation des maux du pays, il fallait essayer « autre chose ».

Les partis populistes et extremistes se sont saisis de cette carte, et se sont présentés comme vierges de ces compromissions (le FN avec l’UMPS, LFI avec son mot d’ordre : « chassez les tous », bien que, en tout cas pour ce qui concerne le FN, ils soient loin d’être à l’abri de tout soupçon. L’étendue de l’abstention au 2ème tour de la présidentielle a montré le degré de désinvestissement des structures politiques par les Français.

L’arrivée de Emmanuel Macron et le bouleversement du jeu politique qu’il a créé en réalisant un gouvernement contredisant l’opposition binaire entre gauche et droite a coupé l’herbe sous les pieds des partis démagogues et en satisfaisant les vœux profonds de dépassement de ce clivage gauche/droite a fait s’écrouler les deux partis «  rationnels » sur lesquels reposait le système politique. En même temps, il a provoqué un renouvellement sans équivalent du personnel politique, condamnant une grande partie de celui ci à une retraite prématurée ou à une reconversion vers leur formation d’origine, phénomène unique dans l’histoire de la 5 ème République

En donnant ainsi satisfaction à la révolte qui gronde contre le « système », il a fait une OPA sur le mécontentement et le scepticisme qui grandit sans cesse en prenant la tête du mouvement anti establishment (establishment dont il fait lui même partie)avec le succès que l’on a vu dans un premier temps.

Mais la perte des repères traditionnels fondés sur deux cultures politiques historiquement opposées (droite/gauche) a ouvert la voie aux promesses démagogiques des mouvements soi -disant nouveaux : quitter l’Europe, augmenter encore les impôts, ne pas payer ses dettes, etc.. il s’agit en fait de très vieilles recettes qui font rêver les communistes, en coupant la France du camp occidental et qui ont conduit à l’échec économique les pays qui les ont appliquées. Les partis extrémistes qui les promeuvent n’en ont cure, espérant créer une dynamique qui réduira tôt ou tard les opposants au silence, avec l’aide de groupes militants et éventuellement l’enrôlement des forces de l’état, comme cela se passe au Vénézuela avec Chavez et Madeiro, après l’écroulement de l’économie de ce pays pourtant ultra favorisé par sa richesse pétrolière.

Leurs projets politiques visent le clivage du pays entre riches et pauvres pour ce qui concerne LFI, entre français et émigrés pour le FN, et une vision de la politique qui se résume à créer un climat de violence qui soit à la limite de la guerre civile, conçue comme la forme légitime de la lutte politique.

La radicalisation dans une montée aux extrêmes, la violence qui s’accompagne de la peur, c’est le contenu véritable du programme de ces apprentis sorciers qui se sentent poussés par les vents favorables alimentés par la crise économique et le chômage de masse comme par la vague énorme de l’émigration du tiers monde.

Les démagogues, qui s’appuient comme toujours sur le ressentiment et la peur ont bien senti ces mouvements qui bouillonnent dans les esprits, et ils se sont dépêchés d’y fournir leurs propres réponses alors que les partis traditionnels choisissaient d’être aveugles et sourds, jusqu’au moment ou l’offensive éclair de Macron les a stupéfaits et marginalisés en deux temps et trois mouvements.

La récupération de la classe ouvrière, abandonnée par le PS et son enrôlement progressif dans les rangs du FN, à l’exception de la minorité qui se reconnaît encore dans les thèses néo-communistes de Mélenchon est de mauvais augure pour l’avenir du pays.

La situation commence à ressembler à celle des Etats Unis ou les « cols bleus » se sentant méprisés et rejetés par les élites , à leur tour se vengent en soutenant un candidat, Trump, qui ne respecte rien, manie l’insulte, les grossièretés et la menace.

Partout, en Europe, la disparition de l’Etat-Providence, annulé par la crise économique, rompt les législations de solidarité et rabat les privilégiés sur la défense de leurs privilèges, déclenchant la souffrance et la colère des défavorisés.

Le problème est que les classes populaires, quand elles se sentent menacées dans leur survie et leur place dans la société, réagissent comme des animaux blessés, et attaquent ce qui leur paraît être à la source de leur mal être. C’est à ce moment que les classes populaires deviennent des classes dangereuses.

Les partis extrémistes misent sur ce désespoir pour renverser l’ordre existant, pensant qu’il pourront chevaucher la vague et en profiter. Le bouleversement réalisé par Macron a donné un début de satisfaction à ceux que révolte l’ordre des choses. Mais il ne faut pas se faire des illusions : le peuple reste méfiant, il attend de voir les premiers résultats concrets pour se prononcer, il a l’habitude d’être berné. Les promesses des démagogues entretiennent l’idée qu’il existe des solutions simples et indolores et visent à exaspérer l’impatience des masses. En même temps, le statut d’ »opposition »   des mouvements extrémistes leur donne des moyens pour continuer leur travail de sape, en critiquant inlassablement le gouvernement.

Les mouvements populistes ont toujours fondé leur pouvoir d’attraction sur leur entrée en correspondance avec les vœux profonds d’une large part de la population à qui ils donnent un espace d’expression que refuse les tenants du pouvoir ( par exemple l’humiliation des Allemands après la première guerre mondiale, par les conditions du traité de Versailles, leur sentiment de supériorité lié à leur progression économique, leur adhésion au mythe du coup de poignard dans le dos pour expliquer leur défaite).

Quand les structures politiques s’effondrent ou ne sont plus validées par les masses, la voie est ouverte pour les théories complotistes qui occupent le devant de la scène. Les mouvements populistes sont alors là pour les soutenir ou les sélectionner selon leur intérêt. Un exemple peut en être donné avec l’essor des théories mythiques ayant cours dans le monde musulman sur le 11 septembre présenté comme une manipulation des services secrets israéliens. La crédulité immense qui accompagne ces croyances cache à peine l’avantage que les croyants trouvent à penser avec une clef toute faite des évènements dont l’explication véritable serait douloureuse : un coupable universel a le mérite d’unifier les hypothèses et d’avoir l ‘apparence d’une cohérence, en même temps qu’il lave la conscience du croyant de la complicité avec un crime.

D’autre part, la majorité des mouvements populistes se sont appuyés sur l’incarnation de leur système politique par un chef, qui évidemment est très désireux d’occuper cette place de « leader bien aimé ».( celui qui représente et défend les idées irrecevables du sujet) C’est là où Marine Le Pen s’est écroulée dans son duel télévisé avec Macron faisant montre d’une incapacité rédhibitoire et décevant brutalement tout son électorat. Inversement, Mélenchon continue à plastronner par sa maîtrise du langage et de la polémique, séduisant son électorat par son discours faisant toujours allusion à son désir révolutionnaire, jouant à fond le rôle de celui qui veut renverser la table, satisfaisant par procuration les révolutionnaires de papier qui rêvent encore du grand soir.

Si on totalise les voix des partis extrémistes et celle des abstentionnistes aux dernières élections en France, on arrive à plus de la moitié de l’électorat : c’est ce qui rend la situation politique instable et dangereuse. Seule la division de l’opposition laisse encore un répit au régime pour se faire accepter. Sinon, nous entrerons dans une période de danger extrême pour la démocratie et les libertés.

La nébuleuse anti libérale constitue le fond de la résurgence gauchiste en France

Publié août 2, 2017 par gb
Catégories : Uncategorized

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L’incapacité  du système libéral a résoudre la crise économique  qui perdure depuis au moins 10ans ( crise des subprimes et éclatement de la bulle financière,développement d’un chômage de masse, concurrence déloyale des pays émergents et délocalisations des industries traditionnelles,) a nourri le scepticisme populaire qui vit l’Europe comme un espace de liberté pour les prédateurs au lieu d’être un lieu de protection pour l’économie des pays membres.

Le développement des égoïsmes  nationaux dans le monde entier, y compris celui des EtatsUnis ou Trump revendique une politique d’imposition de la loi du plus fort dans des négociations  ou il cherche a profiter de l ‘avantage que lui procure sa richesse énorme et sa position géographique, bat en brèche le principe de la libre concurrence. Les Etats soutiennent leurs champions avec tous les moyens à leur disposition,

Du coup, l’idée d’un protectionnisme n!apparaît plus pour certains comme induisant un retard de l’économie, et finalement un jeu perdant, puisque les défenseurs du protectionnisme négligent le temps des représailles qui quant il arrive, annule les premiers avantages. Finalement, les pays protectionnistes reculent dans la concurrence mondiale et se trouvent marginalisés dans l’économie mondiale.

Là ou la concurrence dans une économie mondialisée est inévitable, ils introduisent une donnée sociale, celle de la préservation de l’emploi à tout prix, Sur cette divergence stratégique se greffe une véritable haine: être partisan du libéralisme est devenu une insulte, susceptible d’entraîner des crachats.  l’équivalence avec « soutien du capitalisme », mot évocateur des plus bas intérêts financiers, des pratiques sauvages:licenciements,stock options et salaires délirants pour les patrons, « patrons voyous liquidant leurs entreprises pour augmenter leurs bénéfices, etc…

En même temps , ce mot introduit un clivage entre des « bons », soucieux  de la dignité et de l’insertion sociale des « victimes » et des « mauvais », arrogants et indifférents au malheur humain,  laissant libre cours aux lois inhumaines du capitalisme, alors qu’il est possible de diriger l’économie pour éviter ces souffrances.

Là ou les libéraux affirment que le contrôle de l’économie n’est possible que à la marge, les antilibéraux affirment que tout peut être contrôlé , et rêvent d’un état tout puissant, oubliant les ravages créés par une bureaucratie incompétente et irresponsable dans les pays socialistes par exemple.

La bonne conscience reste le but fondamental de cette construction mentale, avec le clivage moral fondamental: les « bons » soutiennent le peuple contre l’égoïsme des possédants, les » mauvais » ne cherchent que leur avantage direct. A partir de là, tout s’enchaîne: les antagonismes sont des antagonismes de classe, il faut choisir son camp et sa classe. On a raison de s’indigner, et les indignés doivent convaincre les masses qu’elles sont manipulées par leurs ennemis de classe. Il ne manque plus que quelques violences pour déclencher la répression qui avec un peu de chance trouvera un ou plusieurs « martyrs » qui déclencheront la « juste colère du peuple ». Les libéraux seront vaincus par l’intervention du peuple qui chassera les hypocrites qui gouvernent sans tenir le moindre compte du peuple dont découle pourtant toute légitimité et dont les représentants seront ceux qui ont défendu sa voix étouffée par leur contrôle des médias. On a toujours raison de s’indigner, et d’ailleurs les raisons ne manquent pas. Il ne reste plus qu’à dresser un épouvantail, celui  du fascisme , dont les libéraux, ces inconscients , font le lit sans même s’en rendre compte. D’ailleurs, ils font partie de la même famille de droite, et c’est un peu blanc mouton et mouton blanc. Heureusement que les « antifas » (« antifascistes ») sont là pour parer au danger de la bête immonde.

Cette réapparition des thèmes éculés de la doxa communiste est surprenante par la manière dont elle reconquièrt les esprits, il est vrai démoralisés par l’ absence de solution évidente aux malheurs dans la société. L’apparition d’un coupable, « le système » , que l’on peut imaginer mettre à bas, est réconfortante et permet de se tenir chaud, entre gens  » bien et moraux ». Ce qui ressort de tout cela, c’est le besoin forcené de croire : des dizaines de millions de militants ont eu la « foi » dans le communisme, faisant volontiers le sacrifice de leur  vie, pour le plus grand bien de quelques paranoïaques qui utilisaient à leur profit le maniement d’une idéologie puissante par sa cohérence , par sa rhétorique et par ses promesses d’un monde idéal ( plus de classes sociales, plus de pouvoir opprimant ). La fin du communisme a laissé un vide insupportable pour ceux qui ont besoin d’un système qui donne un sens à leur vie et  celui du communisme leur paraît moins irrationnel que la croyance en la résurrection,  en un livre sacré et en une panoplie d’anges et de démons.

« Nuit debout », parangon de la nouvelle pensée de gauche,  a été un bide, malgré le soutien effréné des médias qui ont voulu voir dans cette bouillie idéologique un nouveau Mai 68, maintenu par le militantisme de quelques groupuscules gauchistes. La jeunesse, bien que durement frappée par la crise, n’est pas prête à se laisser embrigader par les zombies du communisme. Elle ne se reconnaît pas  dans les thèses anarchistes qui mijotent dans la soupe indigeste que lui propose quelques groupuscules (NPA, Attacq, Anars, etc..) et quelques « intellectuels »:journalistes qui  forment les chiens de garde des « valeurs » de la gauche, prêts à couvrir d’insultes ceux qui ne pensent pas comme eux, comme au bon vieux temps de l’intimidation intellectuelle, quand l’élite intellectuelle de la France, en plein aveuglement, défendait les pauvres victimes d’un « anticommunisme primaire ».

La France Insoumise, dont il faut admettre que le nom est une belle trouvaille de slogan publicitaire, tente de ranimer les concepts moribonds du parti  communiste, en essayant de le nettoyer de son passé inquisitorial.  et mécanique.

Pour le moment elle reste confinée dans la marge électorale,même si elle se flatte d’être montée à 18 %, au moment ou le PS s’est effondré, malgré la tentative hyper-démagogique de Hamon, promettant de distribuer un « revenu universel », c’est à dire   rien moins qu’un salaire pour aucun travail, ce qui est une sorte de sommet:produire moins de richesse, en distribuant plus d’argent, c’est une formule inspirée de laGrèce: emprunter pour couvrir les dettes, dont on pense que on ne les remboursera pas.

En attendant, l’exemple du Venezuela ou Chavez suivi de Madeiro a réalisé les rêves de Mélenchon, au prix de la ruine du pays et de la mise en place d’une dictature de type peroniste. C’est l’avenir que nous réservent les Insoumis de Mélenchon si nous croyons les traites sur l’avenir qu’il prend et qu’il ne remboursera jamais. Le don rhétorique qu’il possède manifestement ne masque pas la vision de petit fonctionnaire qui voit s’ouvrir devant lui la perspective de parler d’égal à égal avec les « grands » et dont les chevilles et l’Ego enflent.

 

La dislocation historique de la gauche ouvre la route aux démagogues populistes

Publié juillet 29, 2017 par gb
Catégories : crise de la gauche, gauchisme et populisme

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La fragmentation historique de la gauche dans plusieurs pays européens ,et la réapparition d’un courant gauchiste qui ambitionne de la recomposer sous sa houlette sont des données fondamentales  du nouvel ordre qui se dessine dans le monde ou nous vivons.

La social démocratie, qui a représenté un idéal de progrès social modéré fondé  sur un relatif partage de la croissance, entraînant une augmentation générale du niveau de vie en même temps que elle constituait un barrage efficace contre la tentative de prise du pouvoir par la minorité organisée des partis communistes, a commencé à perdre son influence avec la crise économique et  politique de l’Europe.

La désindustrialisation  a entraîné le chômage de masse en même temps que la précarisation de l’existence et la menace d’une déchéance sociale pour les jeunes intellectuels n’arrivant pas à s’insérer dans le monde du travail autrement que d’une façon sous payée et dévaluée, eu égard à leur formation.

Les jeunes ouvriers, eux, faute d’emplois stables, ne pouvaient plus comme leur parents, faire des projets d’acquisition d’une maison, de fondation d’une famille.

Parallèlement, l’Europe devenait obèse avec ses dizaines de nouveaux membres, pensant surtout à recevoir des subventions, créant une bureaucratie productrice de règlements sans fin et développant une idéologie « droits-de-l’hommiste » s’imposant aux législations nationales locales, tout cela dans une cacophonie rendant illisible toute tentative de politique commune.

Les extrémistes ont bien saisi la montée d’un sentiment anti européen dans les classes populaires et ont visé le soutien à l’idéologie libérale implicite dans les institutions  de l’Europe. Avançant sous le couvert d’un discours chauvin et nationaliste, ils ont réussi à rassembler une majorité au vote sur l’Europe, avant que le gouvernement français fasse refaire le vote, obtenant alors un résultat favorable .

cette première fracture traversait la droite comme la gauche, mais pour le PS,  elle marquait le premier regroupement  des contestataires d’une idéologie libérale qui refusaient le système globalement.

Hollande tentait dans sa présidence de maintenir unis ces deux blocs, alors que les anti libéraux montaient à l’assaut, le sommant de prendre parti, alors que le fond de sa politique était plutôt sociale libérale, mais avec une priorité à maintenir l’unité du PS pour garantir son existence.

A partir de là, l’idéologie social démocrate du PS se déchirait et la seule structure mentale qui résistait était le rabattement sur une idéologie anti capitaliste, dont le meilleur modèle était celui du Parti Communiste,pourtant  ringardisé à un degré extrême.

Mélenchon qui avait fait cette analyse avant les autres était déjà parti du PS et jouait à fond la carte nostalgique, utilisant la phraséologie du PC, mais remplaçant la discipline du parti par l’usage  de son charisme et de son aptitude de tribun jouissant de sa maîtrise du langage et de la polémique.

Face à l’éclatement du PS qui n’était plus qu’un assemblage hétéroclite de postures et d’ambitions personnelles, la « gauche » du PS » apparaissait comme la plus cohérente et comme celle ayant une stratégie:la conquête du PS et finalement celle du pouvoir, avec un renversement complet de la politique française:sortie de l’Euro, protectionnisme, refus de payer les dettes du pays, constitution d’un électorat captif,

c’est à dire la ruine du pays en quelques années, et le terrain préparé pour une guerre civile  contre les « riches » avec très vite une montée de l’extrême droite qui justifierait des mesures dictatoriales, comme cela se produit chez son modèle du Vénézuela, le « commandante Chavez » qui a conduit le pays à la ruine  malgré ses richesses naturelles, clivant le pays avec l’opposition des riches et des pauvres, utilisant l’économie du pays pour acheter l’adhésion des « pauvres » et utilisant l’appareil d’état pour brimer par la violence la montée des opposants, préparant en fait l’équivalent d’un coup d’état, à la mode communiste.

Le problème est que une évolution similaire s’est produite dans plusieurs pays d’Europe: La Grèce a donné l’exemple, en donnant par le vote la majorité  à un groupe d ‘extrême gauche qui promettait de ne pas céder aux  exigences des créanciers de la Grèce. Le problème est que ce groupe d’extrême gauche n’a pas tenu ses promesses et a cédé à ces exigences, tout en paraissant protéger les tricheurs qui ne voulaient pas payer pour leurs escroqueries.

En Angleterre, un  groupe gauchiste s’est emparé du pouvoir dans le parti travailliste, avec l’aide des syndicats contrôlés par les éléments gauchistes et rêve de revenir à la période pré blairiste ou les syndicats possédaient des avantages exorbitants. Corbyn  développe un discours propalestinien sans vergogne , tient une position ambigüe sur l’Europe et représente une tendance paléo-marxiste qui séduit une partie de la jeunesse.

En Espagne, les deux partis de gouvernement, le PSOE et le PP sont en net recul et les « indignés » gauchistes ont mobilisé des foules immenses et sont passés très près d’une victoire électorale.

En Italie, les mouvements démagogiques de droite: parti de Berlusconi, Ligue du Nord, mouvement 5 étoiles, montrent l’emprise des démagogues sur la population.

Partout, la période de domination sans partage du libéralisme semble terminée et suscite un retour du balancier  des idées les plus éculées en sens inverse avec  une résurgence d’un discours passéiste que l’on croyait enterré  avec l’échec économique total et la déconsidération des régimes politiques  antidémocratiques du socialisme.
Mais les masses désorientées par la crise économique que les systèmes libéraux n’arrivent pas à conjurer ont la mémoire courte et sont prêtes à valider n’importe quel discours qui leur dit que en faisant le contraire de ce qui est fait, on trouvera peut être la solution. En attendant, elles se disent que puisque les solutions libérales n’ont pas résolu le problème, il suffit peut être de changer de système pour le régler.. En même temps, il est vrai que les élites politiques se sont progressivement coupées de la population, laissant  petit à petit l’idée du « tous les mêmes » s’emparer des esprits, pour le plus grand bien des joueurs de flûte.

Mélenchon a pris une longueur d’avance dans ce domaine, ou il est en concurrence directe avec Marine Le Pen et son « UMPS ». Tous les deux visent le même électorat, désabusé et critique, avec bien sur quelques oppositions. Mais Macron les a pris de vitesse en balayant avec son néo-parti les deux piliers de la bipartition politique de la France, le PS et LR, tous les deux déconsidérés par leurs « affaires » et leur gestion calamiteuse de la crise quand ils avaient le pouvoir. Mélenchon tente de se rattraper en occupant la place de « principal opposant », ce qui est une marche vers « prochain remplaçant ». Pour cela, il est prêt à faire feu de tout bois, déclarant par exemple que si il rencontre quelqu’un qui gagne plus de 4000 euros par mois, « il lui fait les poches ». Les Français sont donc avertis: cet admirateur de Robespierre a décrété ou passe la limite entre ceux qu’il défend (?) et ceux qu’il va rançonner. Pour ceux là, il n’y aura pas de loi protectrice, il n’y aura que à se servir. Le tribun du peuple annonce la dictature du peuple, qui en général précède de peu la dictature du parti du peuple, voir ce qui lui plaît au Nicaragua.

Les temps qui s’annoncent risquent d’être durs avec cette graine de dictateur. qui jouit déjà de son pouvoir d’entraînement sur les masses.Les démagogues populistes ont un boulevard devant eux  .Espérons que les yeux s’ouvriront avant qu’il ne soit trop tard.

LA FIN DE L’ETAT ISLAMIQUE (SUITE)

Publié juillet 18, 2017 par gb
Catégories : actualité au proche orient, communautarisme, conflit israélo arabe, crise d'identité et islamisme, islamisme, Les ennemis de l'Occident

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La reprise de Mossoul, la mort quasi certaine du chef autoproclamé de Daech, Al Bagdadi, le siège de Rakaa qui ne laisse aucune chance aux djihadistes pris dans la nasse, annoncent la fin du califat, c’est à dire du territoire mythique consacré à la vision extremiste de l’islam qui donnait les moyens d’un  état  à ce fantasme musulman d’une base pour la conquête du monde.

Mais à peine cette nouvelle donne stratégique mondiale vient elle de commencer à être prise en compte que déjà les avertissements fusent de partout:La défaite  militaire de Daech n’est pas  la fin de Daech, qui prépare sa mutation. La capacité de nuisance de Daech est certes beaucoup diminuée, ses moyens financiers réduits massivement, ses menaces sur les états fragiles de la région ont perdu de leur vraisemblance, son recrutement a fléchi, mais….

les sources du recrutement mondial de djihadistes sont toujours présentes et actives. Car le recrutement  de « croisés » de cette croisade armée, symétrique des croisades occidentales au moyen orient autour de l’an mille, est toujours quelque chose de vivant dans le monde islamique ou elle vient combler les désirs d’une jeunesse  qui ne se reconnaît pas dans la culture occidentale qui l’entoure. C’est ce fond  de revendication « identitaire » qui s’est développé pendant toute la première moitié du XX ème siècle à travers les nationalismes des peuples du tiers monde. Ce nationalisme soutenu à travers le communautarisme qui en était la forme « light »  a pris conscience de la  nécessité de  trouver une idéologie mobilisatrice, devant la division et l’impuissance produites par l’idéologie  du nationalisme pan-arabe. C’est à ce moment que le courant mondial de revivification du religieux c’est développé dans le monde entier, apparaissant dans le monde musulman   comme le socle culturel sur lequel devait s’appuyer toute résistance à l’idéologie occidentale. Les djihadistes ont ainsi trouvé le détonateur parfait pour mettre à feu tous les désirs refoulés de domination, toutes les frustrations identitaires, en proposant une épopée rêvée, une conversion à une idéologie unifiante  appuyée sur le formidable moteur émotionnel de la religion.

Seule la religion permet la mobilisation extrême  des individus, jusqu’au fanatisme pour certains. Le fanatisme a  toujours été une des formes de la croyance religieuse dans le monde musulman, que ce soit le temps des »hashishin » (les assassins) du 14 ème siècle, ou le temps du Mahdi au Soudan au19ème siècle. La guerre Sainte a toujours été utilisée  comme moyen de mobilisation contre un ennemi étranger. La conception wahabite commandant une lecture uniquement littérale des textes saints prédispose à l’obéissance aveugle aux soi disant commandements divins , donc, comme tout fondamentalisme, au fanatisme.

C’est pourquoi le soutien aux Saoudiens, qui ont permis le développement mondial, dans l’Islam Sunnite, du wahhabisme, par les moyens matériels énormes qu’ils lui ont fourni, est une stratégie ambiguë, partagée entre la lutte contre ceux qui ont fourni l’armature conceptuelle du terrorisme  et la lutte contre les chiites,leurs ennemis mortels, créateurs du premier état théocratique musulman et ennemis mortels, eux aussi, de la civilisation occidentale.

Or, justement, la fin de Daech  ne signifie nullement, au  contraire, la fin des conflits ethniques, religieux et politiques dans la région L’ Iran, à travers sa filiale du Hezbollah,continue à viser la domination militaire et politique de la region. Devenu l’allié indispensable de Assad dont il commence à contrôler la politique, il est aussi l’allié des Russes qui participent massivement à son équipement militaire qui monte en gamme et à son entraînement.

Le but du Hezbollahet des Iraniens était la réalisation de l’arc Chiite de Bagdad à Beyrouth, ce qui permettait d’amener les armées du Hezbollah et de l’Iran au bord de la frontière israélienne. Israël a d’ailleurs annoncé qu’une telle progression des armées hostiles serait considérée comme un « casus belli » et déclencherait des représailles massives.

Alors que les troupes du hezbollah, appuyées par les troupes au sol russes et par l’armée de Assad avaient écrasé et obligé au retrait les troupes  rebelles qui leur faisaient face, réalisant leur rêve d’une position stratégique capitale dans la prochaine guerre avec Israël, un évènement a produit un coup de théâtre dans la région: les observateurs ont vu des avions débarquer dans la ville clef de Deraa des troupes de la police militaire russe, équipés seulement d’armes légères. et les troupes du hezbollah  et d’Assad se retiraient avec leur matériel lourd (chars, canons, camions; on ne sait pas  si ce retrait portait sur 30 ou 50 km. En tout cas, c’est manifestement le résultat des négociations entre Américains et Russes et éventuellement Turcs et Syriens, pour réaliser le projet russe de zones   de désarmement partiel qui ont abouti à ce résultat. Il semble que l’Iran ne soit pas d’accord avec l’établissement de telles zones qui l’empêchent de réaliser son projet de contrôle militaire et politique de la région, mais en tout cas, le Hezbollah s’y et plié.

Cette situation de zone de  limitation des armements ( pas de bombardements) a un côté rassurant, mais à moitié seulement. Bien sur, elle consacré l’influence déterminante de la Russie sur les acteurs de la région: c’est le plan russe qui est la seule avancée actuelle, mais Israel aurait préféré que ce soit un des armées rebelles alliées avec lui  ou les Américains qui contrôlent la bordure de sa frontière, mais les américains auraient été une cible immédiate s’il s’étaient établis dans la région ce à quoi ils ne tiennent pas du tout.
En même temps confier la garde de la bergerie à un loup n’a rien de rassurant: les russes équipant, entraînant et  combattant aux côtés du Hezbollah , ils détiendront le bouton remise à feu du conflit qu’ils pourront utiliser comme moyen de pression sur  Israël et aussi sur les USA, pour des raisons qui peuvent être tout à fait extérieures au conflit du Moyen Orient ( sanctions économiques, conflit ukrainien, etc.

En tout cas , l’heure est à la montée des périls pour Israël, qui a toujours lutté pour ne pas confier à autrui les clefs de sa défense et qui risque de se trouver enfermé dans la valse infernale des intérêts et des ambitions contradictoires des acteurs de la région

LA DEFAITE DE L’ETAT ISLAMIQUE PRECEDE DES MENACES ENCORE PLUS GRAVES SUR ISRAEL

Publié juillet 10, 2017 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, guerre au proche orient, islamisme, Les ennemis de l'Occident, menaces iraniennes, nucléaire iranien

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A l’heure actuelle, où les derniers combattants de l’Etat Islamique à Mossoul en sont à essayer de vendre leur peau le plus chèrement possible en attendant l’écrasement final  dans leur capitale Rakka, la nouvelle physionomie de la situation stratégique dans la région se dessine de plus en plus clairement et elle n’est pas réjouissante.

Les deux caractéristiques fondamentales de cette  situation sont le recul net de l’influence américaine, en particulier depuis le renoncement des Etats Unis à faire respecter la  ligne rouge que Obama avait lui même fixée: celle de l’utilisation d’armes chimiques par un camp, et le gain massif de pouvoir régional  de l’Iran, en particulier par le biais de la milice du Hezbollah, qui a montré qu’elle est totalement aux ordres de Téhéran.

Cette dérobade américaine a été immédiatement décryptée comme un signe de manque de détermination et a ouvert un boulevard à la Russie qui a profité de cette faille dans la volonté américaine pour  déclencher une intervention massive qui a fait d’elle l’élément déterminant dans la situation militaire et politique.

La Russie a pu réinstaller ses forces aériennes dans la région, bombarder les troupes rebelles à Assad soutenues par les Américains, constituer un front commun sous prétexte de la lutte contre Daech avec le Hezbollah et l’Iran, massacrer les populations civiles révoltées contre la dictature bestiale de Assad. Elle menace maintenant d’abattre tout avion ou drone américain qui survolera la Syrie, qu’elle a doté de moyens antiaériens les plus perfectionnés au monde. Les Russes sont apparus comme d’une détermination totale et d’une absence de préoccupation morale laquelle nous étions habitués depuis longtemps.

Ils jouent maintenant avec les cartes que les Américains leur ont donné eux mêmes: la politique de Trump est illisible, sa riposte à la nouvelle utilisation des gaz par les troupes de l’Etat Syrien d’envoyer quelques fusées a surpris dans un premier temps, puis a fait rigoler tout le monde devant l’inefficacité évidente de cette réponse, réduite à une simple gesticulation. L’apparence psychopathique et incohérente de la politique américaine: des rodomontades avec la Chine et même la Corée du Nord, les vélléités  isolationnistes et le discours populiste, narcissique et grossier du président américain déconsidèrent sa politique. Alliés avec les Russes contre Daech, ennemis avec eux dans la lutte pour dominer le proche Orient d’où les Russes cherchent à expulser les Américains, ennemis des Iraniens avec qui pourtant ils tentent d’établir un nouveau partage d’influence dans la région. Face à cette politique devant laquelle les Américains eux mêmes sont divisés, les Russes avancent implacablement leurs pions, comme ils ont su le faire en Ukraine et en Géorgie. Poutine installe chez lui son pouvoir méprisant pour la démocratie, terrorise ses opposants, ment avec un cynisme d’ancien officier du KGB, et satisfait les Russes qui rêvent de redevenir une puissance à égalité avec les Américains, et qui n’ont pas, en grand nombre, rompu avec leur idéologie anti occidentale.

De leur côté, les Iraniens, jouant avec une habileté consommée , ont réussi un deal très gagnant pour eux: le renoncement aux sanctions économiques prises contre eux en échange d’une suspension de la fabrication immédiate de leur bombe, mais cela veut dire s’arrêter quelques mois avant la réalisation de la dernière étape, en progressant sur tous les autres plans.

Ils savent donc que dans 10 ans ils auront progressé sur tous les plans préalables à la construction de la bombe et ils pourront donc équilibrer la puissance atomique d’Israël. La puissance démographique de l’Iran, ajoutée à l’étendue de leur pays leur donnera alors une marge d’avantage très grande sur Israël.
En attendant, ils construisent une situation de supériorité théorique sur l’armée d’Israël. D’abord en essayant de constituer un arc chiite continu de Téhéran à Beyrouth en contrôlant dans le sud de la Syrie le carrefour qui permettra cette jonction; cela leur permettrait de fournir une aide matérielle continue aux combattants du Hezbollah ou à leurs troupes de pasdarans si ils sont au front face aux Israéliens (fusées, matériels de pointe que Israel s’efforce continuellement d’empêcher par ses bombardements de convois amenant ces armes de pointe.)

Cela permettrait aux troupes iraniennes d’arriver à la frontière israélienne. Ces troupes constituent depuis des années une force d’intervention extérieure puissante  formée en unités spécialisées de l’armée des défenseurs du régime iranien, les pasdarans, qui encadrent depuis longtemps directement la milice du hezbollah.

Le Hezbollah lui même qui a perdu plusieurs milliers d’hommes dans la guerre contre les djihadistes, a acquis dans cette guerre une expérience militaire et une qualification qui l’ont fait monter du statut de milice à celui d’armée digne de ce nom, et n’est plus une force à négliger.

Parallèlement, les iraniens ont fourni au moins 100000 fusées au Hezbollah, dont un certain nombre de longue portée ce qui constitue une menace très grave de débordement des moyens antifusées des Israéliens. Ils les ont aidés à construire des bunkers à 50 m de profondeur qui ne peuvent être détruits par les bombardements. Ils les ont aidés à construire leurs propres ateliers de constructions d’armes sur place, pour leur éviter les transports ou ils sont vulnérables.

Parallèlement, la Turquie d’Erdogan est en train de virer à l’Islamisme et prépare un renversement d’alliance qui la met dans le camp des alliés de la Russie, tout en maintenant formellement une alliance de plus en plus hostile avec le camp occidental qui critique la politique dictatoriale et répressive de son président. Elle alterne les signes de collaboration avec les campagnes antiisraéliennes d’Etat dignes  des poubelles islamistes.

Enfin les armées arabes se reconstituent (Irak, Syrie,l’armée libanaise plus ou moins contrôlée par le Hezbollah qui agit en maître au Liban). A l’arrière plan, la Russie joue cyniquement toutes les cartes  qui conduisent à un retrait de l’influence américaine, faisant de la Syrie de Assad son obligé, fournissant des matériels ultra modernes a ses amis, combattant à visage masqué derrière les dictatures locales (les américains en faisant à peu près autant avec l’Arabie Saoudite).

La prochaine guerre, qui est inéluctable et qui se prépare dès maintenant sera terrible.

« Vaincre le totalitarisme islamique », un livre de François Fillon

Publié novembre 30, 2016 par gb
Catégories : antisémitisme, communautarisme, crise d'identité et islamisme, islamisme, laïcité, Les ennemis de l'Occident, les ennemis de l'Occident, terrorisme

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Dernier livre de François Fillon, sorti au mois d’octobre 2016, c’est à dire  juste avant le début de la campagne électorale des  primaires, et donc témoin de l’importance à ses yeux du problème et aussi avant la percée fulgurante de celui-ci, le choix de ce mot indique la conception de Fillon devant le phénomène du terrorisme islamique, c’est à dire  sa qualification comme un mouvement idéologique  Ni comme un phénomène de déséquilibre individuel, ni comme un phénomène uniquement local, mais comme un phénomène idéologique, lié à l’histoire de l’Islam, et porteur d’un danger aussi grand que l’hitlérisme l’a été à l’époque de la deuxième guerre mondiale.

« La France que nous aimons est aujourd’hui menacée.Pas seulement dan son intégrité. Elle est menacée dans son mode de vie,dans sa liberté d’expression, dans ce qui constitue le coeur de sa civilisation, et bien sûr les ressorts de son histoire.

« Et c’est précisément en mémoire des victimes,déjà trop nombreuses, tombées au champ d’horreur de ce totalitarisme primitif et en soutien à celles et ceux qui ont survécu et à leurs proches que nous ne pouvons nous ranger à l’idée que le fatalisme  est la seule et unique réponse au fanatisme..

Combien de morts, combien d’assassinats ignobles faudra t il encore que nous subissions avant de comprendre que il ne s’agit plus de terrorisme, mais que nous sommes en guerre et que la guerre ne se fait pas à moitié,qu’elle n’est pas un jeu de rôle ni une scène pour cabotiner?Nous sommes en guerre contre un adversaire qui ne connaît ni faiblesse ni trêve. Il ne nous oubliera pas, tout simplement parce qu’il s’est engagé- ce qui peut nous sembler délirant mais qui est- dans un conflit total au son des trompettes de l’Apocalypse, persuadé qu’il est de vivre la bataille de la fin des temps.. SI certains ne savent pas ce qu’est l’identité française, nos assassins, eux, le savent:la liberté d’opinion,l’égalité des sexes, la fraternité entre tous,le droit de croire ou de ne pas croire,le droit de rire,de s’aimer, de voter.. »…

….Encore après l’attentat de Nice n’a t on pas évoqué un individu fraîchement radicalisé comme si l’on était avide de conclure qu’il s’agissait non pas d’un islamiste, mais d’un malade mental sous prétexte qu’il n’avait pas l’érudition nécessaire? En procédant ainsi, on a délibérément minimisé la menace, on a désarmé psychologiquement,idéologiquement, intellectuellement les Français afin de leur faire oublier que ces agressions islamistes étaient voulues, pensées, organisées…Non, il ne s’agissait pas d’actes isolés. Oui, il y avait une volonté, une idéologie, des objectifs et la création d’une nouvelle Internationale du totalitarisme »

pendant ce temps les clercs continuaient à clamer que « l’important était de  ne pas créer d’amalgame » pendant que ce développait le plus pervers amalgame celui qui faisait de toute critique de l’islam un acte « d’islamophobie »

Le totalitarisme islamique, voilà l’ennemi.

« Depuis l’irruption sur la scène internationale,j’ai souvent évoqué la seconde guerre mondiale.Cette référence peut paraître à certains excessive,et cependant, nous nous trouvons devant un adversaire qui mène contre nous une lutte totale et qui n’a pas en tête nôtre asservissement, mais notre anéantissement. »

« Qu’on en juge: sur les six premiers mois de 2016 cinq cent cinquante attentats ont été recensés soit plus de 4000 mort soit 3 attentats par jour. que faut il de plus pour considérer que nous devons lutter contre une menace globale et non régionale et encore moins locale? Alors oui, nous sommes bien en présence d’un conflit mondial par le nombre des pays concernés et l’ampleur des coups portés.Oui, on tue en France, et à 5 heures d’avion de Paris, on viole, on torture, on vend des femmes sur les marchés, on détruit des églises, on dynamite des mausolées séculaires. Oui cette guerre a déjà fait des milliers de morts et contraint des millions de personnes à prendre le chemin de l’exode parce que elles étaient jugées étrangères dans leur propre pays.Oui , cette guerre est un conflit asymétrique  parce que l’adversaire vise moins nos forces armées que notre population civile. Il est difficile de nier que nous sommes tous confrontés à une tendance lourde de l’Histoire?qui est celle de la montée d’un islamisme rigoriste, peu importe qu’on l’appelle islamisme,salafisme ou fondamentalisme, qui est à l’oeuvre partout dans le monde , à commencer par le monde musulman; il s’agit d’un totalitarisme né de la conjonction de l’interprétation littérale du Coran, de la soumission du politique au religieux et de la promotion d’un islam conquérant.. Le djihadisme contemporain est le produit idéologique, cultuel et culturel de cette tendance lourde et non un sous produit, comme on veut parfois l’accréditer, de cette  « crise métaphysique de l’Occident » ou « la faillite de l’individualisme contemporain , et autres calembredaines. »

« Mon intime conviction est que l’on peut et que l(on doit parler de totalitarisme islamique. Tout d’abord parce que islamisme et totalitarisme propagent le culte d’une violence meurtrière qui exalte la mort et la destruction. »Viva la muerte  » criaient les franquistes. Ensuite par ce que l’une et l’autre ont développé une révolution conservatrice, c’est à dire une haine de la modernité servie par l’instrumentalisation des techniques de propagande les plus modernes( comme les Nazis,NDLR). Aussi parce que les uns et les autres cultivent l’antisémitisme. Ajoutons encore qu’ils partagent le même culte du chef

, même si la société qu’ils instaurent n’est pas assise sur une organisation pyramidale, mais construite sur une organisation horizontale ou règne le contrôle de tous sur tous ce qui est le propre des régimes totalitaires. »

Reconquérir les territoires perdus de la République.

 » C’est la règle des règles et générale loi des lois, que chacun observe celle du lieu ou il est » ( citation de Montaigne par François Fillon.)

Se référant au livre dirigé par Georges Bensoussan sur les territoires perdus de la République, F.Fillon évoque les exemples fournis dans ce livre des insultes, des menaces physiques, des discriminations quotidiennes, bref l’enfer vécu par des élèves agressées parce que juives. C’est ce que Pierre André Taguieff avait désigné sous le terme de  » nouvelle judéophobie: l’émergence a côté du  vieil antisémitisme d’extrême droite d’une haine anti juive enracinée et virulente née  des monstrueuses épousailles entre l’islamisme et l’antisionisme d’extrême gauche.

« Après 2004, il devient plus clair que cette violence scolaire perpétrée par des caïds ivres de leur toute puissance, cette propagande islamiste qui n’intervient plus seulement en histoire, mais aussi en biologie et ce développement des théories du complot ne sont en rien des phénomènes épisodiques. Pire, cette bouillie idéologique est ingurgitée avec gourmandise par des élèves qui donnent parfois l’impression d’attendre cette becquée si peu ragoutante. Des fiches de présentation des élèves, communiquées par une enseignante révèlent un antisémitisme totalement décomplexé, cyniquement bien dans sa peau, dans une atmosphère bienveillante. Il est devenu normal de dire sa détestation des juifs et d’accueillir les réactions des profs comme le signe d’allégeance ou d’appartenance au groupe haï. »…

« Beaucoup de Français se sont émus à juste titre de réactions dans les classes après les crimes de 2012 commis par Mohamed Merah ou après les attentats de janvier2015 Ces minutes de silence  non respectées, ces railleries, ces hommages bafoués, cette éruption de haine comme si l’école était un réseau social au même titre que Twitter, cette même toile empoisonnée dans laquelle le totalitarisme islamique veut nous engluer. Combien de ces jeunes nourrissent les messages insensés racistes, sexistes, antisémites, homophobes qui pullulent sur les réseaux dits sociaux? Il faut entendre ces appels à la barbarie de ces Français musulmans ou convertis à l’Islam pour mesurer l’ampleur du  défi qui est face à nous »

. Ce totalitarisme exerce une pression sur toutes les sociétés où il peut s’implanter et se développer pour imposer les principes et le mode de vie que sous tend son fondamentalisme: revendications communautaires, affirmation du rôle central de la religion et développement du voile un peu partout.

La laïcité, rien que la laïcité, mais toute la laïcité.

« Arrêtons de faire semblant. Non, il n’y a pas de problème religieux en France.Oui il y a un problème lié à l’islam. Dire les choses ,c’est reconnaître qu’il y a un communautarisme islamique qui n’a pas sa place sur la terre de France, qui est incompatible avec notre histoire, nos valeurs, ce que nous sommes au plus profond de nous mêmes. Le temps des hypocrisies, le temps des fausses pensées pseudo- intellectuelles, le temps de  la relativité des cultures, le temps de ceux qui se sont toujours  trompé  dans l’histoire, mais qui continuent de donner des leçons, ce temps là est révolu. Pour éviter que l’ Etat Islamique arrive à recruter des Français en perte de repères dans ses filets, nous devons nous montrer intransigeants avec les discours de haine dénigrant les valeurs de la République dans les mosquées ou sur les réseaux sociaux et nous ne devons pas nous résigner à l’existence de zones de non droit ou plus exactement ou s’applique un autre droit sur notre territoire ».

Le désir de mort des djihadistes les fait se placer hors de l’humanité.

Publié octobre 30, 2016 par gb
Catégories : actualité au proche orient, crise d'identité et islamisme, guerre au proche orient, islamisme, Les ennemis de l'Occident, questions d'identité, terrorisme

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Des dizaines de milliers d’individus, entraînant parfois avec eux femme et enfant, se précipitent comme les papillons attirés par la flamme d’une bougie vers le lieu de leur consumation  pour y mourir, dans la déflagration d’une bombe suicidaire ou sous les balles de la police ou d’une armée ennemie. Leur projet est parfois de combattre, mais avant tout de mourir, à plus ou moins courte échéance. Ayant fait ce choix, les autres choix en découlent  pratiquement logiquement. Morts en sursis,n’accordant plus d’importance à la vie, tout humanisme, qui est valeur accordée à la vie, leur paraît une faute et une faiblesse. Ils peuvent laisser libre cours à une férocité qui se libère rapidement, et jouer au football avec les têtes coupées de  leurs adversaires sans l’ombre d’un remord. Le choix qui leur reste est celui  du moment et du lieu ou ils se précipiteront dans le néant, qui pour eux n’en est pas un puisqu’ils croient gagner le paradis, pour eux, et , suprême habileté des prêcheurs qui les entraînent, aussi pour toute leur famille. Les prédicateurs qui alimentent la flamme qui va les dévorer ont ainsi réactualisé  les indulgences de l’Eglise Catholique, mises à la sauce islamiste:avec promesse de délices sexuels, ce qui est nettement plus intéressant que les concerts de musique jouée par les anges prévus par le catholicisme moyenâgeux, mais plus grossier aussi.Ce sont aussi des promesses qui ne coûtent rien, personne n’étant jamais revenu pour se plaindre,au cas ou elles ne se réaliseraient pas.

Qu’est-ce qui prédispose tant de gens  à courir vers leur mort, même si, malgré le nombre non négligeable des candidats au suicide, la grande masse des fidèles de l’Islam reste en-dehors de ce mouvement et ne suit pas les joueurs de flûte qui essaye de les attirer.

Il y a  forcément quelque chose de commun entre eux, et qui n’est pas seulement l’échec social qui en ferait des révoltés sociaux, et des combattants éventuellement, mais pas des suicidaires.Il doit y avoir une conjonction de facteurs qui pousse dans le sens de cette « voie terminale » qui les fait mourir avec (on l’imagine) le sourire aux lèvres.

L’attirance du martyre – c’est le mot qu’ils emploient pour qualifier la mort de ceux q’ils considèrent comme des héros- exprime la dimension de foi totale ressemblant à celle qui déterminait le sacrifice volontaire des saints chrétiens à l’époque des persécutions romaines. C’est ce qui explique leur cris , après leurs meurtres , de « Allah akhbar »,dernière profession  de foi, après quoi ils n’ont plus rien à dire.

Mais à la différence des martyrs chrétiens, dont le discours était un discours d’amour universel, leur discours est celui d’une haine quasi universelle, à l’exception d’un tout petit nombre de personnes, qualifiés par eux de vrais ou de bons croyants. Cette haine se déchaîne dans les massacres qu’ils mettent en oeuvre et en scène, Tuer froidement 130 personnes au hasard, parce que ils écoutent de la musique au Bataclan est l’expression de cette haine impersonnelle qui vise le monde entier. Ils se font tuer, mais après  avoir perpétré la boucherie maximum. Les martyrs chrétiens se laissaient dévorer stoïquement plutôt que renier leur foi, les djihadistes prouvent la leur en massacrant aveuglément des gens sans défense dont le seul tort est de ne pas partager leur foi.

Comme les moines du Moyen âge faisaient le sacrifice de leur plaisir pour la contemplation et la réflexion sur Dieu et renonçaient à leur existence « dans le monde »( parfois après en avoir bien profité) des musulmans cherchent à mettre leur existence sous le signe de la religion et condamnent tout ce qui n’est pas dévotion et préoccupation religieuse constante. Cette foi remplit parfois des existences vides, et permet parfois à des vies qui ont basculé dans la délinquance de se réestimer sans pour autant nécessairement sortir de la violence et de la criminalité. L’époque est propice au renouveau du religieux et celui ci se développe particulièrement dans le monde des déshérités. Partout, les intégrismes et les fondamentalismes ont le vent en poupe, et sur les marges se greffent des mouvements extrémistes qui entraînent une partie de ces nouveaux adhérents.

Retranchés du monde des vivants par leur rejet de toutes les valeurs humaines, justice, miséricorde, affection,  mais aussi gaitéet plaisir,ils vivent dans un monde rétréci dans l’attente du geste final qui donnera, pensent ils, son sens à leur existence. En fait, il couronnera  un vide par une absurdité.  Des vies dénuées de signification, d’espoir et d’intérêt se concluent par un feu d’artifice  qui mime un coup d’éclat, et ne laisse comme trace que les blessures ou les souffrances des survivants.

L’espoir de retourner en domination et terreur des vies marquées du mépris rencontré  se concentre dans le moment où ils lisent la peur dans le regard des victimes ou de leurs proches devant la mort qui va les faucher.Un bref instant, ils se sentent supérieurs à ceux qui construisent leurs vies en les ignorant. Eux ne construisent rien, sinon un espace fantasmatique apocalyptique  Ils se sentent des seigneurs par le pouvoir de faire mourir et la sensation d’impuissance à les arrêter de leurs victimes. Comme les Parques, ils ont les ciseaux qui peuvent couper le fil des destins  de ceux qui auront eu la malchance de les rencontrer et ils échappent à toute punition en prenant les devants et en se jetant eux mêmes dans les bras de la mort.

Leur jouissance maximale est dans ce seul pouvoir qu’ils détiennent un court instant:détruire quelques vies avant d’abandonner la leur. Ceux qui n’avaient aucun espoir d’exercer un quelconque pouvoir sur qui que ce soit tiennent leur revanche et se voient même faisant plier de grands états devant la menace de quelques dizaines de morts.C’est parce que leurs vies ne valent rien à leurs propres yeux qu’ils ne l’aiment pas. « Nous gagnerons parce  que vous aimez la vie et nous  aimons la mort » disait l’un d’entre eux,  reprenant sans même le savoir le cri d’un général franquiste pendant la guerre d’Espagne: « Vive la mort! ». Les drapeaux noirs de Daech comme les Burkas noires  seules tenues à être autorisées traduisent bien l’univers de mort dans lequel, comme les SS  de Hitler, évoluent les militants de cette secte

.Cette affirmation de puissance dans le pouvoir de prendre à d’autres leur bien le plus précieux, leur vie, est bien celle des désespérés qui ouvrent le feu dans les lycées ou les universités, et massacrent quelques dizaines de leurs camarades  avant de retourner leurs armes contre eux mêmes. Faute de pouvoir détruire le monde entier, ils détruisent la partie du monde la plus proche, celle dans laquelle ils n’ont pas trouvé leur place, une place. Dans le monde vide d’affection, d’émotion et de respect où ils se déplacent,il ne reste que la haine et la violence pour exprimer leur désespoir , leur refus et leur incapacité a y  prendre place.

Se tuer  et tuer des autres est  manifester leur rage devant leur échec à vivre et leur haine de ceux qui, eux, y arrivent. Ceux qui vivent leur entrée en terrorisme comme une aventure, ceux là ne cherchent pas la mort,  mais en acceptent seulement la possibilité.Ils vivent en général plus longtemps.

Peut on achever les terroristes blessés?

Publié octobre 8, 2016 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, pacifistes en Israël, terrorisme, Uncategorized

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Le procès d’un soldat israélien accusé d’avoir achevé d’une balle dans la tête un terroriste blessé après avoir poignardé un  soldat israélien divise la société israélienne, et plus particulièrement , oppose la population  israélienne et le haut état major de l’armée qui a demandé que le soldat soit  jugé pour cet acte qu’il juge contraire aux valeurs défendues par l’armée israélienne. Le ministre de la défense a déclaré: « Même dans des moments de grande colère, nous ne devons pas autoriser de tels comportements » .Pris pour cible par la droite  israélienne ,Moshe Yaalon le ministre en question, a du démissionner quelques semaines plus tard et laisser la place à Avigdor Lieberman, figure de proue de la droite dure.Plus des deux tiers des israéliens pensent que le haut commandement a eu tort de condamner publiquement le soldat. Les paroles du chef d’état major, le général Gadi Eizenkot disant qu' »il ne voulait pas voir ses hommes vider leur chargeur sur une adolescente armée d’une paire de ciseaux »ont déclenché une polémique et montré la profondeur du fossé qui existe entre une gauche violemment opposée à l’usage de la force , toujours considérée comme « disproportionnée » et une droite désireuse d’une riposte impitoyable à la violence meurtrière des terroristes.

Car les paroles de Gadi Eizencot sont inacceptables, dans la mesure ou elles n’acceptent pas le principe de la légitime défense des soldats attaqués dans le but de les tuer, et suggèrent qu’ils devraient évaluer avec beaucoup de précision la force des l’attaque et ne répliquer, après réflexion que à l’exact niveau exigé par l’attaque (peut être avec une paire de ciseaux). C’est au contraire la riposte instantanée  et sans temps perdu en hésitations et entraînant le plus souvent la mort de l’agresseur qui a pu avoir un effet dissuasif et aboutir au reflux constaté des attaques à l’arme blanche, malgré la dimension suicidaire de ces actions dans beaucoup de cas.Au moins cela dissuadera peut être quelques lycéennes exaltées de  se défouler en tuant  un soldat, ne serait ce que avec une aiguille à tricoter. Il est fâcheux qu’un chef militaire perde de vue le contexte de ces évènements et qu’il donne des arguments aux partisans de  ses ennemis. Une adolescente armée et attaquant un soldat pour le tuer ne mérite aucun ménagement,et les islamistes enrôlent des  jeunes  de moecins en moins âgés. C’est malheureusement dans les rangs des officiers que l’on trouve les restes de l’idéologie pacifiste  des sionistes socialistes  de l’ancienne élite israélienne, et certains, manifestement,n’ont  pas .révisé leur désir de complaire aux palestiniens.C’est régulièrement du sein même de l’institution militaire que viennent les déclarations critiques à l’égard  des actions anti terroristes  de Tsahal, Et cela parce que les postes d’officiers ont été longtemps occupés par les éléments gauchistes issus des kibboutz et qui se sont trouvés de plus en plus souvent en opposition avec la base de l’armée, qui ,comme la population en général, a penché de plus en plus à droite..Laisser les soldats hésiter à tirer quand la survie est une question de secondes est criminel.En plus, les arabes n’appliquent pas les mêmes règles .

Mais ne pas achever les blessés est une règle de base des lois de la guerre  et évidemment, les islamistes ne respectent aucune de ces lois. La déclaration de Moshe Yalon est donc justifiée, on ne peut encourager cette façon de faire, même si  on éprouve de la satisfaction à la pensée qu’un assassin est mis hors d’état de nuire.Reste à faire ce qui est possible pour que il n’y ait pas de survivants  aux premiers échanges.

la jeunesse musulmane française en voie de refus de l’identité française

Publié octobre 3, 2016 par gb
Catégories : communautarisme, crise d'identité et islamisme, identités collectives, islamisme, laïcité, Les ennemis de l'Occident, questions d'identité, terrorisme

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Les jeunes musulmans de la 3ème et la 4ème génération se trouvent confrontés aux problèmes de la double appartenance  au moment ou ces deux appartenances apparaissent comme directement antagonistes. L’âge des choix tranchés, le sentiment de ne pas être traités à égalité avec les non musulmans, l’échec d’une intégration sociale, les discours extrémistes auxquels ils sont soumis constamment, et l’exemple  toujours valorisé de la rébellion, prestigieuse, y compris dans la délinquance, les poussent dans la direction du rejet de la société française et de ses valeurs. Une fois ce choix fait, les justifications arrivent rapidement et la contre identification se construit rapidement à partir du moment ou il existe un séparateur entre le bien et le mal qui est « eux et nous ».  Le communautarisme est un facteur de séparation qui est seriné en permanence et qui s’appuie à la fois sur le statut de minorité visible et sur la culture clanique de la société ou les liens  et les solidarités familiales sont une protection de toujours. « tu dois soutien et solidarité à tes frères, l’Islam est le fondement de ta culture et il est supérieur aux croyances chrétiennes et aux sociétés athées,cette société te rejette et tu dois lui renvoyer son mépris et sa volonté de domination..

Identifié aux damnés de la terre, rêvant d’héroïsme, de risque et de sacrifice comme la plupart de ceux de son âge, il s’enrôle sans réfléchir à la complexité de ces notions: et accepte sans discuter le pire qui accompagne cette identité clivée de ses composantes françaises, baignant dans « l »identité heureuse » retrouvée avec l’unité débarrassée  de ses contradictions. La fraternité de l’action mêlée au romantisme de l’action clandestine, la fascination de la mort et de brûler ses vaisseaux la satisfaction de mettre ses actes en accord avec la détestation de l’autre, achèvent la transformation du jeune rebelle en militant du djihad. Il peut jouer aux gendarmes et aux voleurs pour de vrai, et s’autoriser beaucoup de transgressions puisqu’il fait partie des « bons ».

L’exemple des Panthères Noires aux USA dans les années 60/70 montre comment une révolte identitaire, celle des Noirs , a conduit à la surenchère militariste du mouvement, à son isolement  dans les excès de violence  et des revendications (programme de séparation de plusieurs états des USA, dégénérescence fasciste autour du leader noir Farakhan, dérive vers le banditisme « pour trouver des fonds, » fusion idéologique avec le tiers mondisme et défense par le bloc communiste qui jubilait de voir le tissu social américain se déchirer ( refuge à Cuba des militants traqués par le FBI pour des affaires de meurtre et de fusillades avec la police).,l’aboutissement à un discours raciste antiblanc à la tonalité complètement paranoïaque. La population noire des USA est alors partagée entre une partie qui affirme son identité de façon violente et provocatrice , et tente de bâtir une contre culture noire et une partie, autour du pasteur King qui défend les droits et l’égalité de façon démocratique et demande à s’intégrer à cette société qui la rejette en partie.La communauté noire  glissera ensuite vers des excès antisémites avec l’adoption de l’Islam par  des groupes prêts à tout pour contrer le christianisme dominant et son idéologie pacifique.

Le phénomène nouveau et  stupéfiant auquel nous assistons est le développement d’un « terrorisme de masse » , devant lequel nous sommes restés un certain temps paralysés par la surprise et l’incompréhension.. L’image sur laquelle nous restions arrêtés était celle d’un terrorisme limité à l’action d’un petit noyau décidé et qui sortait des cadres habituels de l’action politique ( comme les groupes terroristes italiens ou allemands, la Bande  à Baader,etc.Mais malgré les  cercles plus ou moins étendus de sympathisants qui les entouraient,ils ne restaient que quelques dizaines, et encore ne visaient ils que des cibles précises; Ce à quoi nous assistons est une transformation profonde de l’action politique,qui mélange foi religieuse d’allure sectaire et projet politique d’allure millénariste,action politique,action militaire et programme terroriste génocidaire, action dans laquelle les individus peuvent s’insérer à plusieurs niveaux et aussi passer d’un niveau à l’autre. C’est ce phénomène qui reste le plus étonnant, le fait que des individus sautent les étapes et passent en quelques semaines de la position de simple contestation identitaire au meurtre suicidaire par désir de se joindre au mouvement. Mais du coup, des millions de personnes peuvent avoir franchi les premiers pas du processus d’enregimentation sans que cela se remarque.Et ce sont de grandes masses de gens qui peuvent basculer dans l’action terroriste,vécue comme en continuité avec la lutte militaire et la conviction religieuse .

La jeunesse, simplificatrice et impatiente d’action,directement impliquée dans la quête d’identité,est prête à se lancer la première dans cette aventure sanglante, après avoir suivi les premières étapes de la séparation mentale avec la France. Les arrestations d’adolescents préparant des attentats se sont multipliées ces dernières semaines. D’ après une enquête de l’Institut Montaigne, citée par Alain Juppé dans  son discours à Lyon, un quart de la jeunesse musulmane  française se range du côté comunautariste  L’intégration, qui était le but de la génération précédente, après la génération qui rêvait de rentrer au pays une fois arrivée à la retraite, n’intéresse plus tellement la génération actuelle qui vibre aux succès du jihadisme mondial et qui anticipe une victoire mondiale des musulmans,, extrapolant de son expansion dans quelques pays pourris  du moyen Orient et de la réaction timorée de plusieurs des ex grandes puissances.que le vieux monde s’écroulera sous la poussée des masses musulmanes et leur ouvrira les chemins de la puissance et de la gloire. La composante imaginaire  de cette révolte prend une place déterminante dans le renversement identitaire qui s’opère sur des identités en cours de solidification. Toutes les révoltes, toutes les frustrations convergent dans cette haine de la France, soigneusement entretenue et développée  par les prêcheurs de haine qui pullulent dans ce monde quasiment fermé sur lui même. Les échecs scolaires et sociaux sont le miel des comunautaristes qui travaillent avec obstination à élargir le fossé avec le monde laïque, soucieux d’interposer l’Etat entre les citoyens et la violence religieuse et sexiste véhiculée par les sectateurs de l’Islam pur.Les sifflets qui ont couvert la Marseillaise lors d’un match France Algérie en disent plus que des longs discours.Le fascisme islamiste est en marche, et il progresse rapidement, malgré des échecs militaires indiscutables,

Ceux qui veulent détruire notre civilisation nous ont déclaré la guerre

Publié septembre 14, 2016 par gb
Catégories : actualité au proche orient, communautarisme, guerre au proche orient, identités collectives, islamisme, Les ennemis de l'Occident, les ennemis de l'Occident, terrorisme

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Les gauchistes et les socialistes ont beau minimiser ces attaques qu’ils présentent comme des actes de déséquilibrés poussés à bout par les injustices du système capitaliste , les faits sont là et ils ne souffrent pas qu’on les dénie: la guerre déclarée par le monde islamique au monde occidental a commencé par une  attaque aussi imprévue que l’attaque japonaise  de Pearl Harbour  en décembre 1942. Mais les cibles étaient des civils , et l’objectif était d’humilier la plus grande puissance économique et militaire de l’époque, en atteignant les symboles architecturaux de sa puissance et en massacrant l’équivalent d’une ville entière. Les islamistes ont crié de joie dans le monde entier.Les 3000 morts de New York étaient là pour montrer que ce serait une lutte à mort, que par cette transgression énorme les Islamistes montraient qu’ils ne respecteraient aucune règle, aucune Loi, et que au contraire , ils transgresseraient tous les codes de la guerre comme de la paix.Depuis, Ben Laden a enfin été tué mais ses fils spirituels continuent à tuer dans de nombreux pays: les criminels se portent bien et s’amusent à défier les puissances occidentales, du moins jusqu’à ce que un drone mette fin à cette phase euphorique Leur credo est celui de l’horreur pure, qui accepte et désire la surenchère dans l’inhumain, puisqu’il s’agit d’instaurer le royaume d’Allah… chez nous.Leur idéologie, car il s’agit bien d’une idéologie, est que seuls les croyants méritent d’être traités en humains, les autres, hommes, femmes ou enfants peuvent être massacrés, violés, abattus sans remords. Ils développent ainsi une surenchère d’imagination dans le meurtre( explosifs dans les baskets ou à l’intérieur du corps des femmes, utilisation des enfants comme bombes ou comme exécuteurs de leurs crimes, mais aussi tout ce qui leur tombe sous la main et peut servir à tuer: couteau de cuisine, camion, machette. Un groupe politique se constitue ainsi avec pour objectif de tuer n’importe qui, et fait des appels d’offre mondiale pour accueillir qui voudra bien tuer avec eux ou pour eux. Et les volontaires affluent par dizaines de milliers , solitaires ou en famille ( on est frappé par le nombre de frères dans les groupes terroristes), prêts à mourir après avoir tué.  Au début, le prétexte était de lutter contre la barbarie du régime de Assad, mais très vite c’est apparu comme un prétexte pour développer l’Etat Islamique qui est apparu encore plus barbare que le gouvernement syrien. Les hordes aux costumes noirs- comme les SS -s’abattent sur un pays, instaurent par la terreur un régime religieux moyenâgeux, tuent à tour de bras pour que personne n’ose relever la tête, décapitent pour que ce soit plus impressionnant.; et les volontaires continuent d’arriver

Une secte nationaliste, ou plutôt national-islamiste a préempté le désir de revanche des musulmans  et leur a lancé l’idée que ils pourraient être les maîtres du monde si ils donnaient un coup d’épaule dans les régimes vermoulus qui tiennent par le soutien des occidentaux… et ils font un tabac.Si en plus on leur donne l’autorisation de tuer et l’espoir de faire plier le genou aux puissants, ils ne se tiennent plus., l’ivresse du meurtre et de la transgression les transporte avant même le Paradis et ses 70 mousmées à la virginité automatiquement reconstituée. Bien sur, les psychopathes sont les premiers à sauter sur l’ occasion et ils peuvent même prétendre à des postes dirigeants si ils sont efficaces dans le meurtre.Mais le déséquilibre n’est pas la source de cette orgie de meurtres. C’est la religion qui fournit une armature psychique a des gens à la recherche d’une cause et d’une identité. Comme des dizaines de millions de gens ont adhéré au communisme, ils commencent par s’imprégner du système (désignation d’un ennemi universel (le capitalisme ou les occidentaux, enfin il y a des textes sacrés dans lesquels tout est dit ‘puisqu’ils sont directement inspirés par Dieu,on leur dit qu’ils luttent et tuent pour créer la société idéale, et les voila recrutés, justifiés par leur travail pour la « cause ». La « radicalisation est l’entrée dans un système cohérent et clos, ou de proche en proche on se persuade que le bien est la victoire finale de l’Islam et le mal est l’influence de la culture occidentale et de ses gadgets: démocratie, droits de l’homme,égalité des sexes.Cela, beaucoup de musulmans le croient et sont donc déjà prêts à accueillir les démonstrations des maîtres manipulateurs et recruteurs qui n’ont que à  se baisser pour recueillir les adhésions. Le bassin de recrutement potentiel est immense,même si il existe des lieux de résistance à cette idéologie. La base de départ a quand même été le développement du salafisme, c’est à dire d’une idéologie de la « pureté « de l’Islam,défendue par le groupe wahabite, lui même soutenu par l’Arabie Saoudite qui a injecté des moyens énormes dans le développement de cette secte fondamentaliste.. Le nid de vipères est donc situé dans ce pays, même si il a essaimé depuis dans d’autres pays. Car l’Islam est le point commun de ces variantes idéologiques,un Islam qui est l’antithèse de celui des quelques penseurs musulmans qui croient en la possibilité d’une interprétation des textes sacrés. Ils ont à peu près autant de chances de réussir à faire passer leurs idées que les nazis qui croyaient au « socialisme de « national socialisme: la plupart ont fini avec une balle dans la nuque. La « déradicalisation », présentée comme un moyen de lutte efficace, improvisée et sans base cohérente ne serait ce que dans le choix des destinataires apparaît comme un gadget  sans efficacité au delà de quelques dizaines d’individus, ce qui n’est rien par rapport aux dizaines de millions de personnes susceptibles de basculer en quelques semaines du côté de la haine et de la violence. Là ou la victimisation a déjà conquis l’espace psychique des musulmans, soutenue par le discours culpabilisé de toute la gauche, il suffirait d’une provocation pour faire basculer des pans entiers de population du côté de la violence et de la terreur rebaptisées « autodéfense ».

La guerre que nous ont déclaré les islamistes finira en guerre civile si la minorité musulmane se sent rejetée en tant que groupe social, alors que les thuriféraires du communautarisme travaillent de toutes leurs forces au creusage d’un fossé de plus en plus profond avec l’ensemble de la population française et de ses moeurs.

Militairement, Daech peut être vaincu comme le montrent ses échecs et ses défaites actuels.  Mais l’infection par les idées islamistes trouve toujours de nouvelles oreilles et l’existence d’une zone grise dans laquelle les musulmans se reconnaissent en partie dans son discours national islamiste rend si on ne veut pas stigmatiser des gens qui restent pour le moment dans l’entre deux. difficile la lutte à outrance pas seulement policière, mais aussi judiciaire. En tout cas, le temps des arrangements avec l’ennemi est dépassé: la lutte doit être menée sur tous les fronts, birkini compris.

GB

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

la civilisation occidentale et son idéal de démocratie dans le collimateur des tueurs islamistes

Publié août 28, 2016 par gb
Catégories : actualité au proche orient, communautarisme, crise d'identité et islamisme, islamisme, laïcité, Les ennemis de l'Occident, Uncategorized

Quand les avions détournés  par les sbires de Ben Laden ont percuté les tours du WTC, tuant plus de 3000 personnes au il  coeur de New York, ainsi que les bâtiments du Pentagone, les Américains ont cru n’avoir à faire qu’à un petit noyau d’extrémistes qu’ils anéantiraient facilement en utilisant leur puissance gigantesque, militaire,économique et diplomatique.

Ils ont du très vite déchanter:en Afghanistan,leurs succès initiaux se sont transformés en une position défensive dans un pays sous l’emprise de la corruption,du clientélisme,et des luttes de clans là ou l’annonce de leur départ a convaincu les talibans que malgré leurs pertes, ils allaient finir par l’emporter. L’Etat paraît extrêmement faible face a ces troupes islamistes et négocie des compromis toujours plus tolérants et généreux avec ses adversaires;

La naissance de l’Etat Islamique a bouleversé la situation, remplaçant une petite organisation terroriste par un quasi état qui occupe a moitié deux grands pays islamiques possède une armée qui tient tête aux armées occidentales d’une coalition des grandes puissances militaires, qui est capable de mobiliser des dizaines de milliers de volontaires étrangers, et de susciter l’adhésion de gens qui sont prêts à se faire sauter si on leur en donne l’ordre ou même sans aucun ordre, entraînés par leur haine viscérale de notre civilisation et une foi religieuse exacerbée par des prêcheurs qui utilisent les moyens modernes(internet, vidéos « virales, etc) pour manipuler les masses musulmanes.

le virage pris parles pays islamiques après le « printemps arabe » qui avait  fait monter au pouvoir les islamistes, ennemis jurés et haineux de toute trace d’influence occidentale, déterminés à éliminer l’Occident de toutes les terres d’Islam, a conduità une coalition de tous les pays ennemis ou concurrents de la culture occidentale ,en redonnant du carburant a ceux qui soufflent sur les flammes de la lutte contre les valeurs de l’Occident, de la Chine à la Russie en passant par la Turquie.

La politique irrésolue et ambigüe des USA face à la montée de l’islamisme belliqueux a ouvert la voie aux criminels qui ne craignent plus le gros bâton américain et voient des faiblesses dans chaque concession qui leur est faite.

Le paysage politique de la terre s’est renversé en quelques décennies, passant d’une apparence de victoire générale de la démocratie avec la disparition de l’Urss  a une vision d’un assaut généralisé contre toutes ses places fortes, avec en premier lieu l’ apparition d’une puissance planétaire, la Chine, capable  de menacer la suprématie américaine, et ne cachant pas ses ambitions de domination mondiale, économique d’abord, puis scientifique et militaire.

L’Europe elle aussi à fait montre de son incapacité à définir une politique unitaire, est menacée d’implosion par les tendances nationalistes (Grande Bretagne, Belgique, Espagne ) et l’envahissement par une vague immaîtrisable d’immigration devant laquelle elle réagit faiblement et confusément. Même devant les menaces et les manipulations d’un  dictateur islamiste , Erdogan, de plus en plus prisonnier de sa folie des grandeurs, qui cherche à l’humilier, elle multiplie les contradictions et les messages de faiblesse.

La France apparaît elle comme embrouillée dans sa propre politique de posture pro arabe, tentant de faire vivre des mythes politiques comme celui des forces démocratiques au proche orient,là où n’existent que des rapports de force brutaux, renforcés par l’effacement des Etats Unis et la réapparition sur la scène politique de la Russie qui se retrouve en terrain connu avec son coup de force  en Syrie. La Russie vient d’ailleurs d’annexer une partie de l’Ukraine ( la Crimée) et maintient sous la menace une partie de l’Ukraine ou elle envoie des troupes et du matériel.

Partout, les ennemis de la démocratie redressent la tête. Dans les pays musulmans d’abord,  ou la chasse aux occidentaux est ouverte et ou se multiplient les signes d’adhésion à une vision religieuse de la haine de la démocratie. Les musulmans paraissent impatients de tomber sous la coupe de nouveaux despotes  qui règleront leur vie selon leur interprétation du Coran. La société vivra dans la terreur des fanatiques, mais  les femmes seront  soumises aux hommes qui rêvent d’avoir quelqu’un à dominer.

Mais dans les pays occidentaux aussi, les gauchistes et ceux qu’ils influencent proclament leur haine  de la démocratie qu’ils rêvent de remplacer par le pouvoir de la rue, dans des mouvements de plus en plus violents rassemblés autour d’une bouillie néo-marxiste devant laquelle les dirigeants socialistes actuels sont paralysés, touchés par les références au monde dans lequel ils ont grandi et dont ils ne se sont pas bien séparés. Ainsi pour reprendre le mot de  Pascal Bruckner,le gauchisme est devenu la maladie sénile du socialisme.

C’est ce qui est le plus inquiétant dans la situation actuelle: les partisans de la violence se multiplient, l’ère de paix que nous avons connue semble toucher à sa fin, les actes criminels se  banalisent, l’autorité se dissout avec les attaques contre les représentants de l’état et la mollesse extrême des réactions. Un prêtre est égorgé dans son église, rien ne se passe sauf une cérémonie commémorative. Le chef du gouvernement défend des arrêtés contre le port du burkini, des ministres du gouvernement se félicitent d’un arrêté du conseil d’Etat qui condamne ces décisions, la gauche se divise entre soutien et critique de ces mesures prises par certains maires.  Elle se divise entre défense  de la laïcité et sympathie pour le communautarismeL Elle erre entre la fascination  pour les groupes anti état et la défense d’un centralisme dont elle ne sait plus quoi penser. Il n’existe plus que des postures pour se signaler à des groupes d’électeurs ( une des ministres qui ont pris parti pour la liberté du burkini a annoncé en même temps la possibilité de sa candidature à la présidence si Hollande ne se présente pas.)

Le déni de réalité qui accompagne ces positionnements gauchistes est le fond commun de cette politique de gauche , mais il est inquiétant par la façon dont il rejoint la contestation d’extrême droite fondée sur un rêve d’autosuffisance de la France, et le rejet du fondement d’alliance et de paix qui est à la base du projet européen.

Les unes après les autres, les sécurités s’abaissent et la France paraît plus fragile et vulnérable face aux adversaires, découverts .ou cachés de la démocratie

 

 

Après le poids lourd, la hache

Publié juillet 19, 2016 par gb
Catégories : crise d'identité et islamisme, islamisme, les ennemis de l'Occident, terrorisme, Uncategorized

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A peine commençait on à digérer l’inconcevable de l’écrasement volontaire de près d’une centaine de touristes venus assister à un feu d’artifice pour le 14 juillet que s’affichait sur les écrans la dernière des monstres de l’EI: un fou de 17ans , pris en charge par les services de l’aide aux mineurs isolés en Allemagne a trouvé le moyen de remercier ceux qui se souciaient de sa survie et de son bien être en se jetant avec une hache et un couteau sur des passagers d’un train, pris au hasard, les blessant grièvement. Le problème de ces actes déments, c’est que ils ne sont pas seulement le produit d’une stratégie démoniaque froidement réfléchie, invitant au meurtre par tous les moyens de ceux qui sont représentés comme des ennemis du peuple musulman, même s’il s’agit de gens qui ne sont concernés en rien par le conflit des musulmans avec le reste du monde. Ils sont aussi le produit d’une haine  meurtrière qui trouve une jouissance perverse dans la négation de toutes les valeurs humaines. Ce qui est effrayant, c’est la rapidité avec laquelle ces individus abandonnent leur défroque humaine pour endosser le costume des tueurs fous qui rient de voir les ruisseaux de sang qu’ils font couler.Quelle culture est ce donc qui fabrique des gens qui tirent gloire du fait de massacrer des innocents. Le portrait qui se dessine des musulmans devient celui d’assassins sauvages, dénués de tout sentiment humain,dont la cruauté est jointe à la débilité qui les fait rêver de crimes de plus en plus sanglants et inhumains pratiqués au nom d’une foi simpliste.Ce sont ceux là qui annoncent leur volonté de dominer le monde  et de régner par la terreur: ce ramassis de gangsters à la mie de pain, trafiquants de drogue, d’armes et de femmes tente de justifier par la religion leurs actions criminelles et trouvent facilement des gens pour se laisser convaincre.

Les Français expriment de plus en plus directement leur dégoût devant ces déchets d’humanité et demandent que plus de fermeté et de sévérité soient employés dans la guerre à mort qu’ils nous ont déclaré. Le temps est passé  ou l’on parlait des « printemps arabes »:les batailles contre les autocrates arabes n’ont été que le prélude à la montée au pouvoir des islamistes, qui aussitôt arrivés se sont dépêché d’anéantie toute liberté aussitôt remplacées par la charria, ce qui montre que ce qui est à l’ordre du jour en terre musulmane n’est pas la liberté, qui ne les intéresse pas tant que ça, mais le pouvoir de Dieu, au détriment de celui des hommes. En France, les jeunes s’engagent massivement dans l’Armée et la Police,désireux d’agir contre les assassins qui viennent tuer nos voisins et nos amis sous nos yeux, alors que pendant ce temps une petite minorité de gauchistes lance une campagne d’accusations et d’insultes contre cette police qui nous défend et qui est une des premières cibles des tueurs.

Les politiques font assaut de déclarations martiales, mais les Français ne croient pas, tant que il n’y a pas de changement dans les faits, à toutes ces postures.La justice elle même semble contaminée par le laxisme des gouvernants, accordant des sursis massifs ou des libérations anticipées  sous le prétexte qu’il n’y a pas assez de place dans les prisons. Cette situation devient très dangereuse: le FN se renforce en s’appuyant sur la colère des gens et va tenter de faire une surenchère dans les mesures de défense, mettant déjà en avant la sortie de l’Europe et de Schengen qui s’appuient en fait sur leur parti pris anti européen et protectionniste caché derrière leur propos anti immigration.A ce rythme, les Français finiront par vouloir s’armer, comme le font les Israéliens, ce qui a fini par faire reculer en partie les attaques au couteau et au véhicule qui avaient commencé à se multiplier

Le Brexit fait voler en éclats l’Europe et laisse pantois Européens et Anglais

Publié juin 28, 2016 par gb
Catégories : identités collectives, identités nationales, Nation et nationalisme

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Les Anglais ont laissé parler leur dédain pour l’Europe qu’ils ont toujours considéré comme un assemblage de peuples qui les freinaient dans leurs affaires.Leur sentiment de supériorité datant de l’époque ou ils étaient les maîtres du monde a fait résurgence . Depuis longtemps la divergence portait sur la conception de l’Europe, les Anglais n’y souhaitant pas autre chose qu’un vaste espace de libre échange et favorisant donc son extension maximale, au détriment de sa cohérence politique. Le nationalisme assez méprisant qui les caractérise s’est donné libre cours pendant la campagne, soutenu par les thèmes ultra défendus par l’extrême droite. En même temps, une part importante d’entre eux restait attachée aux valeurs modernistes de l’Europe, malgré les défauts criants de son organisation. Mais la faiblesse politique de Cameron qui n’a pas su éviter le piège qu’il s’est tendu à lui même en promet
ant un référendum a ouvert la voie aux populistes et aux nationalistes.
La situation actuelle de confusion ou Hollande tente de saisir la balle au bond, mais part dans la mauvaise direction en tentant de lancer une union des pays méditerranéens, union de tous les canards boiteux de l’Europe,et de tous les pays sous développés qui croulent sous les dettes et ou les gauchistes portés par leurs promesses démagogiques prennent modèle sur la Grèce, refusent l’austérité, et s’appuient sur tous les mécontentements pour occuper le pouvoir en attendant le moment ou mis en face de leur incompétence et des caisses vides, il refileront la patate chaude à la droite.

La Grande Bretagne en moins, cela ampute le budget de l’Europe de 15%. Mais est ce décisif?

On a bien vu quelle erreur cela constituait de chercher l’élargissement  perpétuel de l’Europe,et que tous ceux qui ont demandé leur adhésion n’étaient pas forcément prêts à jouer le jeu, et voyaient d’abord les subventions qu’ils allaient encaisser.

En tout cas,un malaise est nettement perceptible du côté anglais: une pétition de plus de trois millions de signataires réclame que le référendum soit revoté, considérant que les mensonges de toutes sortes ont détourné de nombreux votes.Le mouvement d’extrême droite UKIP avait promis de réattribuer aux dépenses de  santé l’argent consacré aux migrants vient d’avouer que il n’en ferait rien. Les Ecossais qui avaient renoncé à leur voeu d’indépendance pour rester dans  l’ Europe ont l’impression d’avoir été les dindons d’une sinistre farce, puisque rester dans l’union entraînera leur retrait de l’Europe. Les figures des Londoniens, majoritairement partisans du « in » se sont allongées et ils expriment clairement leur mécontentement, quand ce n’ est pas la colère. La menace d’éclatement du royaume Uni qui pèse sur les liens avec l’Ecosse et l’Irlande fait courir à l’UK le plus grave danger qui l’a jamais menacé depuis des siècles, et ce sont les Anglais qui sont la cause de cette prise de risques. En fait personne ne sait ce qui va se passer, et c’est bien ce qui donne son caractère irresponsable à cette décision. L’Angleterre est partagée  entre les nationalistes, plus ou moins nostalgiques de l’époque de la grandeur britannique et les modernistes qui sont attachés au particularisme anglais, mais n’en font pas l’alpha et l’oméga de leur vie quotidienne ni de leurs institutions.

La rencontre au sommet des principaux chefs d’état Européens risque d’être un flop supplémentaire, étant donné l’absence de consensus profond sur ce que doit être l’Europe, la position de Hollande étant la pire, basée sur l’idéologie ancienne de l’Europe fédérale, c’est à dire le déni des identités nationales, notion incompréhensible pour un socialiste. La vision socialiste de l’Europe étant celle poussée par la bureaucratie Bruxelloise, ou les particularismes nationaux doivent être pourchassés pour aboutir à l’uniformité grise d’un fonctionnariat affamé de normes à prescrire.

La seule solution pour l’Europe est de se restreindre à un noyau actif, de ne pas se laisser dévorer par un libéralisme qui laisse des pays extérieurs bénéficier de privilèges économiques, et de déterminer une politique migratoire qui cesse de privilégier les bons sentiments sur la sauvegarde des cultures locales. Sur chacun de ces points, le gouvernement français se trouvera à contrepied de ce qui devrait être fait, et ou bien fera perdre du temps, ou bien partira à contresens de ceux qui essaieront de sauver l’Europe.

Tuerie islamiste à Orlando:les assassins sont parmi nous

Publié juin 13, 2016 par gb
Catégories : actualité au proche orient, islamisme, les ennemis de l'Occident, menaces iraniennes, Uncategorized

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Les tueurs de masse ont frappé de nouveau:: un psychopathe repéré déjà depuis longtemps pour sa violence et sa dangerosité est passé à l’acte aux Etats Unis et a signé un massacre dans une boîte de nuit gay. Il s’est empressé de se placer sous le patronage de l’Etat Islamique, meilleur spécialiste international des boucheries de ce genre, même si il n’en a pas l’exclusivité. Brevik avait déjà placé la barre de l’assassinat très haut, avec plus de 70 morts parmi les adolescents rassemblés pour une fête pacifiste du Part Socialiste, qu’il a exécutés un par un avant de se rendre  tranquillement aux forces de la police. Depuis , Brevik a multiplié les provocations, se proclamant nazi depuis le début, puis faisant un procès à l’état norvégien pour traitement inhumain, parce que il n’avait pas  autant de  visites que il estimait en avoir le droit, et… gagnant le procès.Comment empêcher cet ignoble individu de narguer la justice et ses  victimes comme il le fait, comment le laisser pourrir dans une cellule ou il finira, oublié de tous, ce qui est la plus juste punition  que l’on puisse lui infliger, à lui et à son orgueil criminel.Mais on voit bien comment ces tueurs qui jouissent perversement à chaque fois qu’ils appuient sur la gâchette et détruisent une vie, éprouvent le besoin de donner une signification politique à leur geste fou en se plaçant sous l’autorité d’un mouvement plus large qui rassemble sous le bannière de la haine les fanatiques et les frustrés qui rêvent de régner par la terreur sur le monde de ceux qui les méprisent.

Les tueurs débiles qui espèrent gagner une notoriété particulière en se surpassant dans l’ignoble, en tuant des gens particulièrement sans défense ( étudiants, enfants d’une école,etc…) s’en sont pris cette fois aux gays, signant par là la haine raciste qui les inspire, et la proximité entre haine d’extrême droite et fanatisme religieux teinté d’extrême gauche. Le père de l’assassin a nié tout rapport avec la religion dans ce cas (!), mais a dit que son fils avait été très mis en colère quand il avait vu deux hommes s’embrasser. Si chaque fois que quelqu’un se sent « très en colère parce que il voit deux hommes s’embrasser, » il tue cinquante personnes, il va falloir augmenter le nombre de .places dans les établissements pénitentiaires. La folie et la haine sont les ingrédients explosifs d’un cocktail meurtrier.Tous les terroristes ne sont pas fous à lier,mais ceux qui sont prêts à des meurtres de masse sont des recrues précieuses, et les mouvements terroristes les accueillent à bras ouverts, et sont même prêts à leur pardonner quelques excès. Entre assassins, il faut bien s’entraider un peu. L’internationale du crime recrute largement,  et paye en partie en nature (esclaves sexuelles gratuites).

Bonnes nouvelles actuellement: l’Etat Islamique recule sur tous les fronts: en Irak, en Syrie, en Lybie Sa capacité de nuisance reste grande, mais son élan est brisé, son recrutement diminué, il semble qu’il réfléchit a un changement fondamental de stratégie, renonçant à la territorialisation et privilégiant les attaques terroristes de petits groupes, ce qui impliquerait un renoncement au califat, défaite majeure.Frappe après frappe, les organisateurs de ces tueries payent leur dette à l’humanité et leurs petits morceaux voltigent sous les coups des missiles largués par les drones qui ne  leur laissent pas de répit, et qui raccourcissent leurs espoirs de continuer à tuer impunément.A la bourse d’échange des assassins internationaux, leur vie ne tient plus qu’à un fil et ne vaut plus que quelques Kopecks.

GB

 

l’initiative de paix française au Moyen Orient biaisée par son parti pris pro palestinien

Publié juin 3, 2016 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, guerre au proche orient, les ennemis de l'Occident, Uncategorized

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La volonté de la France de retrouver une place d’interlocuteur de poids au proche Orient, place qu’elle a jadis occupé,apparaît comme  tout à fait à contre temps de l’évolution générale de la situation et minée des contradictions internes de l’attitude générale de la France dans ce conflit.

En effet , penser que la France a une chance de réussir là ou les Etats Unis viennent de jeter l’éponge après plusieurs années de tentatives infructueuses qui se sont terminées par un échec sur toute la ligne est déjà présomptueux, la capacité de pression des USA étant sans commune mesure avec celle de la France.

Mais surtout, l’angle d’attaque du problème est déjà biaisé au départ par les conditions de départ de la conférence: ni les Palestiniens ni les Israéliens ne seront là dans la phase initiale des débats, ce qui correspond bien à la stratégie de forcer la main aux belligérants qui a toujours été le fond de la conception française de la négociation. Les Israéliens ont toujours refusé une politique qui serait dictée par les puissances, et annoncé que ils ne tiendront aucun compte d’un diktat quelconque décidé en dehors d’eux. Les Palestiniens , au contraire ont toujours misé , avec leurs alliés, sur une pression internationale qui jouerait en leur faveur, et ont toujours poussé à l’internationalisation du conflit, pour que le poids des pays musulmans agisse ainsi que la pression politique des mouvements de gauche pro palestiniens. Les Français agissent donc, dès le départ dans un sens conforme aux voeux et à la stratégie des palestiniens.
Il semble qu’ils veuillent s’appuyer sur le plan de paix qui avait été proposé il y a quelques années déjà, par l’Arabie Saoudite et qui proposait un retrait des territoires occupés et la réalisation d’un état palestinien en échange d’une reconnaissance de l’Etat Hébreu. Ce plan fait plutôt sourire, parce que il a déjà été refusé, ce qui est normal puisqu’il propose des terres et un état contre .. rien, sauf un chiffon de papier. D’une part, il propose d’entrée de négociation de donner aux Arabes l’essentiel de ce qu’ils demandent: quelles cartes restera t il aux Israéliens? D’autre part il fait comme si n’existait pas le problème principal: il n’y a pas d’interlocuteur valable du côté arabe qui est divisé en deux factions irréductibles. Tout accord réalisé avec le Fatah sera tôt ou tard contesté par le Hamas,que n’impressionne pas un accord quelconque, et dont on ne peut pas oublier la manière dont il a pris par la force le pouvoir à Gaza, réutilisant immédiatement après sa restitution par les Israéliens le territoire de Gaza comme base de lancement de missiles contre les populations israéliennes de la région, obligeant Israël à mener une opération lourde pour faire cesser les tirs quotidiens contre son territoire.

Il n’existe aucun interlocuteur fiable pour les Israéliens qui n’ont affaire qu »à une myriade de mouvements terroristes plus extremistes les uns que les autres , en proie à une surenchère de revendications nationalistes, quand ce n’est pas un pur délire religieux.
Et même si ces extrêmistes se calmaient, il existe de nombreux états dans la région qui ne demandent qu’à poursuivre leur politique de provocations, d’attentats, et d’assassinats, comme la Syrie l’a fait du temps de son « protectorat » sur le Liban, contrôlant le pays à travers le réseau du Hezbollah, comme l’Iran le fait à travers les organisations chites, prêts à déclencher la guerre des communautés par des attentats minutieusement organisés. Certains états ne tolèreront jamais que la paix s’installe sous leurs fenêtres.

En faisant comme si cette réalité n’existait pas, la diplomatie française essaye de masquer son parti pris pro palestinien, qui suffit à la disqualifier totalement aux yeux des Israéliens. Ce ne sont pas les déclarations d’amitié pour le peuple israélien de Manuel Valls, même sincères en ce qui le concerne, qui changent quelque chose au fait que cette tentative qui tombe au moment ou les enjeux essentiels sont centrés sur la lutte contre Darch apparaît comme conforme à la politique « arabe » de la France et à l’orientation pro arabe de cette politique.Et ce n’est pas l’insignifiant Ayrault qui amènera un air nouveau dans les couloirs du Quai d’Orsay.Déjà, la France a menacé Israël d’une reconnaissance automatique de l’Etat Palestinien en cas d’échec de la conférence, ce qui était déjà la position de Laurent Fabius.Manuel Valls s’est opposé& à cette reconnaissance automatique, position qui a été retirée.
Mai cette façon d’annoncer déjà le résultat final et la menace directe qui est agitée montre bien l’hypocrisie du régime socialiste qui maintient une ligne de soutien aux palestiniens, tout en faisant l’innocent et en niant tout parti pris.La France, en s’alignant sur la vision des mouvements pacifistes israéliens qui, complètement coupés de la population israélienne,  fondent tous leurs espoirs sur une pression extérieure exercée sur  leur nation, et reprennent le discours palestinien comme quoi tous les torts sont du côté israélien, retrouve les positions de soutien  aux ennemis de l’Occident que les socialistes connaissent si bien, après des décennies de suivisme à l’égard de leurs maîtres à penser marxistes.

Le « lapsus » de la France à l’Unesco, soutenant une résolution inique des pays arabes préténdant que il n’y avait aucun monument juif en Palestine a provoqué une vague d’indignation  dans toutes les nations civilisées.  La France s’est excusée, mais le mal a eu lieu et la diplomatie francaise est apparue comme un nid d’antisémites qui se retiennent à grand peine. Vivement le changement de régime et le nettoyage des écuries d’Augias du Quai d’Orsay.(pas garanti même en cas d’alternance.)

GB

Erdogan, le dictateur qui rêvait de vaincre l’Occident cinq cents ans après la prise de Constantinople

Publié juin 1, 2016 par gb
Catégories : actualité au proche orient, conflit israélo arabe, guerre au proche orient, islamisme, les ennemis de l'Occident, menaces iraniennes, nucléaire iranien, terrorisme

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Quel est le dictateur le plus mégalomane de la génération actuelle? Le coréen du Nord:Kim Jong Un?l’ayatollah iranien Khamenei?Le Turc Erdogan?

le plus délirant dans l’excès du culte de la personnalité est évidemment l’inénarrable coréen, auteur de 1500 ouvrages en 3 ans d’étude, capable de piloter un avion et un char sans avoir jamais pris aucune leçon, « inventeur du hamburger »,qui construit son système sur le chantage à l’arme atomique, et qui est arrivé grâce à la menace de la bombe nucléaire et  bientôt thermonucléaire, accompagnée du développement des vecteurs permettant(bientôt) de la délivrer a des milliers de km,à inquiéter ses voisins(Corée du Sud, Japon,) à défaut des USA.

Cependant, les USA, ne peuvent écraser sans risque nucléaire  ce guignol paléo communiste protégé par la Chine « néo-communiste » malgré son agacement devant les provocations continues de celui-ci.De plus, l’apparente folie du régime nord-coréen donne une redoutable vraisemblance à ses menaces de déclencher l’apocalypse nucléaire dont il serait les première victime. Les  USA n’ont pas oublié les informations qui sont sorties officiellement du compte rendu d’un congrès du PC cubain dans lesquelles on apprenait que Castro avait demandé aux Russes de lui donner les clefs  de lancement des missiles atomiques entreposés par eux à Cuba:Il disait que il savait très bien que quand il s’en servirait , l’île serait vitrifiée, mais que les cubains n’avaient pas peur et que ils montreraient au monde que ils avaient des « cojones »(sic). Quand un dictateur d’un minuscule pays s’embarque dans l’idée que il « en « a  plus que un des deux pays maîtres du monde, on arrive dans une zone de folie furieuse ou seule la conscience de ses responsabilités et le souci d’épargner l’horreur nucléaire à ses concitoyens a fait contrepoids du côté de l’URSS à la mégalomanie narcissique du dictateur cubain et lui a fait garder le contrôle des fusées, avant de les retirer définitivement.

L’ayatollah Khamenei poursuit aussi un rêve, celui de prendre la tête du combat anti impérialiste dans les pays arabes. Il s’agit pour cela de reprendre le drapeau de la lutte aux Saoudiens, aux Egyptiens et aux Turcs, tous prétendants au leadership du monde musulman pour lequel chacun a ses atouts et ses points faibles. Les atouts de l’Iran,avec ses 80 millions d’habitants, sont la richesse de sa culture,l’endurcissement de son armée qui a résisté à l’assaut donne pendant 8ans par les troupes de Sadam Hussein,une part non négligeable de la manne pétrolière qui lui a permis d’avancer dans ses recherches atomiques et balistiques. Ses deux principaux atouts sont le développement d’une utilisation de l’atome civil qui permette de former des savants atomistes compétents, prêts pour le moment où l’accord sur un moratoire sur le nucléaire potentiellement militaire sera arrivé à échéance;qu’est ce que 10 ans d’attente si pendant ce temps le pays se renforce économiquement et scientifiquement. Qui pourra à ce moment l’empêcher de passer d’un coup à l’étape suivante, celle de la possession de la bombe et des vecteurs pour la transporter.L’exemple de la Corée du Nord est bien là pour montrer l’impuissance des grandes puissances devant le chantage des états voyous.

le deuxième atout de l’Iran est son utilisation en sous main des mouvements terroristes d’obédience chiite pour déstabiliser les états partagés entre les deux obédiences, chiite et sunnite:au Liban et en Irak d’abord, puis en Syrie et au Yemen. L’Iran apparaît ainsi comme un état tirant cyniquement les ficelles de tueurs souvent prêts à rendre service aux donneurs d’ordre, pour peu qu’on les aide sur le plan matériel et logistique.La « révolution islamique » avec sa terreur théocratique,appuyée sur des milices cruelles, et un cortège d’éxécutionsd’opposants et de tortures  a perdu tout prestige auprès de la population et ne se maintient plus que par la force et la terreur.le rêve de khamenei est donc reporté à dans quelques années, à la construction d’une bombe qui ferait de ‘Iran la superpuissance régionale,ou bien à l’effondrement de l’Arabie Saoudite,le concurrent directpar suite d’une révolution interne de ce régime archaïque. ce rêve n’est pas fou, c’est une éventualité qui peut se réaliser, avec beaucoup de chance et une série d’éléments favorables. Ce n’est que l’expression de l’ambition de puissance d’une puissance moyenne rêvant de son passé glorieux.

La mégalomanie de Erdogan est plus pernicieuse car elle se manifeste avant tout par l’hypocrisie . Cet homme qui dirige un mouvement islamiste qui n’a eu de cesse, par petites touches de réislamiser la société turque,et de démantibuler l’appareil coutumier et législatif laïque que Mustapha Kemal avait laissé en héritage, en s’attaquant en particulier à l’armée qui en était le pilier.Il a toujours contesté le travail de sape pro religieux qu’il menait (port du voile par sa femme et à l’université,etc…) il a prétendu vouloir rejoindre l’Europe,mais sans jamais faire un pas autre que formel vers la satisfaction des demandes de garanties démocratiques(procèscontre les journalistes, menace  au contraire de lever l’immunité diplomatique des députés de l’opposition)jamais il n’a montré la moindre hésitation dans le négationnisme du génocide du peuple arménien(comme un allemand qui nierait toute réalité au génocide des juifs par les Allemands pendant la guerre). Cette volonté constante de rebâtir le nationalisme turc en s’appuyant sur le ressentiment anti occidental des masses musulmanes, tout en faisant semblant d’être demandeur d’une intégration  dans l’Europe démocratique et riche alors que sa volonté est de profiter du marché européen et de ne rien céder sur l’essentiel, c’est a dire la démocratisation fondamentale de la société. Comme beaucoup de sociétés dictatoriales, il peut admettre le droit de vote, a condition, comme il l’a fait de mettre en prison les journalistes de l’opposition, de traduire en justice des milliers d’opposants, d’instaurer un délit d’offense à sa personne qui permet de poursuivre ceux qui le critiquent;il peut raser des quartiers entiers pour réaliser ses projets pharaoniques architecturaux, lancer l’armée à l’assaut des quartiers kurdes et la faire tirer au canon sur ces mal pensants qui osent le défier. après le génocide des  Arméniens il y a un siècle, génocide nié en regardant les gens dans les yeux, existe t il une barrière morale qui l’empêchera de marcher sur le meurtre d’un peuple pour assouvir sa soif de pouvoir?Dictateur brutal et meurtrier, profitant de sa position stratégique sur les détroits qui garde l’entrée en Méditerrnée de la flotte russe, sachant que les Américains et les Européens voudront, pour ces raisons stratégiques ne pas se brouiller avec lui,il fait semblant de rester allié avec l’Occident,tout en maniant le chaud et le froid. Face a l’Europe affaiblie, divisée, menacée d’être engloutie par une vague migratoire sans précédent, il calcule comment lui vider les poches tout en lui forçant la main pour obtenir un droit d’entrée sans limite pour les turcs. Cette façon de forcer la porte pour entrer signe  la volonté de tordre le bras à l’Europe et la sauvagerie des manières caractéristique des pays qui ne connaissent que le langage de la  force.

Ainsi, ce qui apparaissait jusque là comme une lubie secondaire apparaît de plus en plus comme une obsession primordiale. L’idée d’une restauration de l’empire ottoman court derrière les discours de réhabilitation de ce système qui a eu son heure de succès en particulier quand il a pris le relais des empiresmongols, et quand il a tenu en échec les royaumes chrétiens, divisés et affaiblis.QUe Erdogan s’enorgueillisse de ce qui a été un succès de la barbarie et une victoire des potentats orientaux lesplus écoeurants montre que il est prêt à s’appuyer sur n’importe quelle mythologie pour développer le sentiment anti européen et le nationalisme régional.

Et voila que ce membre de l’OTAN, qui a déjà envahi une moitié de Chypre, elle même membre,  de l’Europe, organise la base arrière de Daech!: les soins, les armes, le repos des combattants. Il bombarde les Kurdes qui sont les combattants les plus déterminés et les plus efficaces contre Daech. Comment appeler un allié militaire  qui frappe ses alliés  et donne du soutien  aux ennemis?

Erdogan, empereur des turcs? Le titre est un peu trop ronflant, mais la fonction l’attire, et il s’en ressent plus près qu’on ne le croit.

Alors, qui est le plus mégalomane de tous ces charmants garçons?

Hollande a grillé en France la carte d’une modernisation du PS et ouvert la route à toutes les régressions gauchistes, violentes et démagogiques

Publié mai 21, 2016 par gb
Catégories : Uncategorized

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Le climat politique s’alourdit en France, avant même que s’ouvre vraiment la campagne présidentielle. Lors des deux derniers échecs retentissants du gouvernement socialiste:  celui sur la déchéance de nationalité et celui sur la réforme du code du travail , les socialistes , se sont heurtés à un front commun de toutes les forces  opposées au changement, regroupant frondeurs du PS,militants du pcf,écologistes,membres du front de gauche,joints aux syndicats heureux de redorer leurs blasons dans la manifestation de leur pouvoir de nuisance. La mobilisation permanente des militants, la violence croissante des manifestants qui souhaiteraient qu’une  bavure policière leur fournisse un martyr mobilisant les foules.la surenchère syndicale et la propagande essayant de mettre de l’huile sur le feu, la violence croissante des casseurs qui sentent bien l’hésitation du gouvernement partagé entre sa rage de subir ces assauts qui partent de ses propres rangs et la peur d’alimenter le feu de la colère et de la déception qu’il a lui même créées montrent la montée de la tension.La CGT avec ses affiches accusant la police d’agressions contre des citoyens innocents a ouvert le feu d’une campagne provocatrice évoquant les grandes grèves et manifestations  insurrectionnelles de 1953, déclenchées sur l’ordre express de Moscou.. On voit bien que un syndicat comme la CGT , encore sous influence du PCF, même si il n’est plus entièrement aux ordres comme il y a quelques dizaines d’années,ne serait ce que parce que le PCF n’a plus de ligne unie et qu’il est maintenant éclaté en une multitude de tendances  représentant toutes les nuances du gauchisme plus ou moins encore teintées de marxisme léninisme, rêve de recouvrer son prestige perdu et son statut d’interlocuteur incontournable dans tous les conflits

L’extrême gauche, qui a psychologiquement rompu les liens de solidarité qui la reliaient encore au reste de la gauche, est désormais rentrée dans une stratégie de confrontation totale avec ceux qui ne sont plus pour elle que des « social traîtres », des complices de la société capitaliste,comme aux plus belles années du stalinisme on qualifiait la social- démocratie.  Mélanchon est l’un des principaux artisans de cette entreprise de ripolinage des slogans de l’époque « glorieuse « du PCF et de son emprise sur une partie des couches intellectuelles.. Mais le mélanchonisme qui semblait il y a encore peu de temps un pastiche  des époques  de domination intellectuelle du marxisme léninisme , ne fait plus autant rire,même quand il annonce que « la révolution est au bout de la rue ». De la Grèce de Tsipras à l’Espagne de Podemos, du parti travailliste de Corbyn jusqu’aux primaires auxUSA, Il sent qu’il a le vent en poupe.  La déconsidération des élites dirigeantes dans l’Europe, les mensonges et la lâcheté  du gouvernement socialiste, ont dégoûté les masses inquiètes devant la  crise sans solution. La fin de l’ascenseur social des trente glorieuses a laissé libre cours à une idéologie du chacun pour soi qui  ouvre la route à la lutte classe contre classe qui est au coeur du discours gauchiste;Quand Mélanchon pouvait dire: « si je vois quelqu’un qui gagne 4000 euros, je lui fait les poches », c’est un programme de guerre civile qu’il énonçait. Il existe maintenant des oreilles qui écoutent ce genre de discours, même s’il ne s’agit que de minorités.
Mais le rêve  de cette extrême gauche , c’est de balayer du paysage politique toute expression du  raisonnable, pour ne laisser la place que aux passions:( envie exacerbée, dénonciation de boucs émissaires,utilisation de la violence et de l’intimidation,flatter les illusions et bien sur, encourager l’auto surestimation des soutiens de cette politique).L’espoir d’une politique courageuse menée par la social démocratie s’est effondré devant les minuscules calculs politiciens de Hollande, aussi minables que son apparence. Lui ne s’en relèvera pas, malgré ses manoeuvres désespérées, mais c’est l’existence même d’une alternative rationnelle aux délires de l’extrême gauche qui est menacée, car identifiée à sa politique d’équilibre immobiliste. Le néo stalinisme est en marche. Les horreurs de la Révolution culturelle et du PolPotisme paraissaient avoir définitivement déconsidéré les âneries du gauchisme, la fin de l’urss semblait avoir réglé le compte du communisme: les revoilà, chassés par la porte qui reviennent par la fenêtre: intolérance, incantations, et organisation du désordre: il va falloir recommencer à vivre avec ces plaies.Les socialistes qui en représentaient une version supportable leur ont ouvert la route. Les gauchistes sont  déterminés à empêcher toute évolution et à bloquer la France par tous les moyens.Il faut juste espérer que eux n’ouvriront pas la route à l’extrême droite qui leur sert d’alibi.Il faudra aussi compter avec l’aile islamo gauchiste, puissante dans plusieurs centres de cette mouvance, en particulier au PC qui  a tentée d’étoffer ses effectifs en pleine dégringolade en recrutant dans la population émigrée. De Aubry qui avait accepté des piscines à horaires réservés aux femmes pour ne pas contrarier les islamistes à  Bartolone qui avait axé sa campagne aux régionales..sur l’allégation de favoritisme pour la « France blanche » adressée  à  Pécresse la candidate de droite, les dérapages existent et risquent de se multiplier. Le MRAP, organisation soi disant anti raciste, noyautée par le PCF, qui a axé ses campagnes sur la lutte contre « l’islamophobie » est devenu un soutien  des thèses victimaires proislamistes, etc…En cas de prise du pouvoir au PS par les gauchistes, il faudra s’attendre à une accentuation  de l’anti israélisme et du soutien accordé aux Palestiniens avec des dérapages antisémites de plus en plus fréquents. Les temps qui s’annoncent ne sont pas joyeux.

Jacques Julliard dénonce la dérive islamogauchiste d’une petite fraction de l’intelligentsia et montre la tentation de la violence qui s’étend

Publié mai 7, 2016 par gb
Catégories : communautarisme, laïcité

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L’article de Jacques Julliard pose d’emblée la question: pourquoi une petite poignée d’intellectuels ont réussi à imposer une véritable sanctuarisation de l’Islam dans l’espace politique français. « Pourquoi ces intellectuels, pour la plupart agnostiques et libertaires, se sont ils brusquement pris de passion pour la religion la plus fermée, la plus identitaire, et dans sa version islamiste, la plus guerrière et la plus violente à la surface du globe?Pourquoi cette étrange intimidation, parée des plumes de la morale? Pourquoi ne peut on plus parler de l’islam que en présence de son avocat? »

« Le résultat est stupéfiant, aberrant. On vient en effet d’assister, en l’espace de deux ou trois ans, à la plus incroyable inversion de presque tous les signes distinctifs de la gauche, ceux dans lesquels traditionnellement elle se reconnaît et on la reconnaît.

Au premier rang d’entre eux, la laïcité. Longtemps elle fut pour elle le marqueur par excellence pour s’opposer à la droite. Or voici que brusquement elle est devenue suspecte à une partie de l’extrême gauche intellectuelle, qui a repris sans vergogne à son compte les errances de Nicholas Sarkozy sur la prétendue « laïcité ouverte ». Car la laïcité de papa, dès lors qu’elle s’applique à l’islam et non plus au seul catholicisme, apparaît soudain intolérante, voire réactionnaire. Pis que cela, elle charrierait avec elle de vagues relents de revanche catholique! Depuis que l’Eglise s’y est ralliée, elle serait devenue infréquentable! »

« or la République à son tour est devenue suspecte . N’a t elle pas une connotation presque identitaire, « souchienne » disent les plus exaltés, pour ne pas dire raciste?N’est elle pas le dernier rempart de l’universalisme occidental contre l’affirmation bruyante de toutes les minorités. N’est elle pas fondée sur ce qui rapproche les hommes plutôt que sur ce qui les distingue ? Un crime majeur aux yeux des communautaristes… »

 

« Il y’a quelque chose d’insolite dans le néocléricalisme musulman qui s’est emparé d’une frange de l’intelligentsia. Parce que l’islam est le parti des pauvres,comme ils le prétendent? Je ne crois pas un seul instant à ce changement de prolétariat. Du reste, allez donc voir en Arabie saoudite si l’islam est la religion des pauvres. Je constate plutôt que l’islamo-gauchisme est né du jour ou l’islamisme est devenu le vecteur du terrorisme aveugle et de l’égorgement. »

« Pourquoi cette conversion? Parce que l’intelligentsia est devenue depuis le début du XX ème siècle, le vrai parti de la violence.Si elle préfère la Révolution à la réforme, ce n’est pas en dépit mais à cause de la violence. Sartre déplorait que la Révolution française n’ait pas assez guillotiné. Et si je devais établir la liste des intellectuels français qui ont adhéré au XX ème siècle, les uns à la violence fasciste, les autres à la violence communiste, cette page n’y suffirait pas. ». Je préfère, dit il, citer les noms de quelques uns qui ont toujours témoigné pour la démocratie et sauvé l’honneur de la profession: Camus, Mauriac, Aron… »

Cette caractérisation d’une couche sociale intellectuelle par son goût de la violence à un effet de dévoilement impressionnant: quelque chose de l’ordre de la violence intellectuelle apparaît tellement à l’oeuvre dans les prises de position des ténors de l’intelligentsia  en faveur des positions extrémistes que l’on sent  la rivalité, le désir de manifestation d’une « puissance » intellectuelle , et la mesure de son pouvoir à travers la capacité à subjuguer mentalement l’interlocuteur, et plus encore , les masses populaires.  La logique imparable d’un raisonnement qui cache ses postulats biaisés est l’équivalent d’une arme avec laquelle ils effectuent des moulinets:les mots  sont des boulets qui abattent des rangs entiers d’adversaires. Car conquérir les esprits est bien la lutte suprême, l’enjeu de la politique qui détermine qui a le pouvoir et qui ne l’a pas. Quand Sartre déclare que les anticommunistes sont des chiens,  il choisit le camp de la plus sombre dictature du siècle, le miroir du fascisme pour les crimes et la violence, et il jouit de sa violence verbale, de son habileté à choisir les mots qui font mouche. Les militaires ont la force des armes et de l’entraînement, les entrepreneurs  celle de l’argent et des relations, les vedettes celle de la séduction. Les intellectuels ont le pouvoir des mots et la science du maniement des idées, et la violence de leurs luttes est celle des batailles  historiques.Leur science n’est pas un sport de combat, mais une lutte ou tous les coups sont permis. La fascination pour la violence des jusqu’au boutistes traduit la fascination pour l’acte qui tranche le débat, et il y a une volonté de montrer que l’homme de pensée est autant capable de trancher que l’homme d’action.  Les hommes de pensée peuvent ainsi être conduits à surenchérir dans la violence, tout en protestant que ce ne sont que des mots: l’exemple des élèves de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm en mai 68 et de leur engagement dans les rangs des zélateurs de Mao, leur alignement sur les violences ignobles de la Révolution Culturelle, leur tentative de mimer, en mots, la Résistance française contre l’occupant, l’arrogance de leurs discours, et leur cautionnement par Sartre qui défendait leurs journaux a montré à quel abaissement pouvait conduire cette course  à celui qui sera le plus révolutionnaire de tous. Cette élite intellectuelle s’est précipitée dans l’abêtissement des slogans anonnés en coeur et a réduit son analyse  à la récitation des versets de ce catéchisme rouge. montrant par là son désir de se soumettre à un maître et de remplacer la réflexion par la foi.

Les islamo-gauchistes ne font que prendre la suite des générations gauchistes précédentes, qui de Staline à Mao et de Pol Pot  à  Daech ont adoré les dictateurs génocidaires qui voulaient changer le peuple pour qu’il corresponde à leur délire. Car ce qui menace tous ces dictateurs en herbe, c’est l’enfermement dans leur système de pensée et la perte de contact avec la réalité.

La division de la gauche en deux camps passe aussi par la différence d’attitude sur l’Islam et sur la laïcité

Publié avril 25, 2016 par gb
Catégories : islamisme, laïcité, les ennemis de l'Occident

Les prises de position de Manuel Valls sur la menace intégriste en France et la dénonciation de la guerre tous azimuths déclarée à la France et à la laïcité par les réseaux islamistes, si elles semblent encore relativement isolées, viennent de recevoir un renfort  supplémentaire avec les déclarations de Le Guen sur la complicité de certains cercles  de gauche avec les islamistes, ce qu’il nomme en utilisant pour la première fois à gauche le terme d’islamo gauchisme.

Cette prise de position, qui constitue une constante politique chez Manuel Valls, contribue ainsi à la dénonciation d’une réalité qui était un tabou du PS, le terme lui même étant interdit et considéré comme appartenanr à une phraséologie de droite. « Islamogauchisme » et « Islamofascisme » sont des termes qui ont déjà été utilisés, mais qui heurtaient la « sensibilité » de gauche, parce que les musulmans ne peuvent pas être mis dans une catégorie  qui suscite  la haine et le rejet, le fascisme qui doit uniquement servir à mobiliser les masses dans un « front anti fasciste » qui doit évoquer les glorieux combats de la défunte Union Soviétique.Le terme de « fasciste doit donc dans la doxa socialiste être réservé à l’extrême droite et l’accoler à de misérables victimes musulmanes est un blasphème qui doit entraîner l’exclusion et la vilipendation.

Le Guen contribue ainsi à l’écroulement progressif du mur de tabous verbaux et idéologiques qui enserre  les raisonnements socialistes, et rejoint ainsi la petite phalange d’intellectuels  (Elizabeth Badinter, Michel Onfray,Alain Finkelkraut,Michel Houellebecq, Pascal Bruckner,etc.. qui les uns après les autres dénoncent la trahison qui se cache derrière les discours de soutien aux islamistes sous prétexte de bienveillance envers les victimes.

Derière ces discours qui possèdent leurs hauts parleurs dans la presse se cachent les nostalgiques du tiers mondisme pour qui le salut viendra du « lumpen prolétariat « du tiers-monde, rassemblé derrière le drapeau de l’Islam,  force armée du monde qui va changer la face de la terre,idéologie mâtinée de complotisme et  d’un antisémitisme qui reste toujours « le socialisme des imbéciles ».

Mais les temps changent, et la minorité intellectuelle en butte aux crachats gauchistes, comme cela s’est passé concrètement place de la République pour Alain Finkielkraut, est en train de gagner  les intellectuels majeurs du pays, alors que il ne reste plus enface que quelques sbires de dernier ordre pour continuer à les invectiver dans la presse qui leur est tout acquise ou dans les médias quand ils leur offrent une tribune  attractive pour l’audimat.

Le PS est devenu le chaudron ou bouillonnent et s’affrontent ces deux troupes de pensée, payant ainsi son refus de penser toute question identitaire ,  ce qui le rend inapte à penser aussi bien la question de l’attitude à tenir face à l’Islam que la question de la place à tenir dans l’Europe pour ne pas disparaître dans la dégénérescence  bureaucratique de cette belle idée.

Le paradoxe est que les gauchistes du PS, c’est à dire les frondeurs, sont les plus réactionnaires du parti, ceux qui ne démordent pas  des mots d’ordre les plus traditionnels et qui souhaitent que rien ne change dans la machine à trouver des postes du PS et que les plus décriés sont ceux qui souhaitent réformer vraiment le pays. Le résultat est à la mode de Hollande, une série de compromis misérables qui annulent tout résultat possible, dégoûtent la population et en particulier les classes populaires, et frayent la route pour les gauchistes déjà organisés ou pour le Front  National. Le PS a déjà perdu la bataille économique du redressement de la France (il est trop tard pour obtenir des résultats significatifs), et on arrive à la période des cadeaux électoraux ou Hollande va tenter de regrouper les débris de son électorat avec quelques bonbons.

La réforme El Khomri à moitié engagée et à moitié abandonnée est la dernière velleité de réforme du régime qui va finir en eau de boudin,et a fourni un magnifique champ de manoeuvres à ceux qui préparent la prise de pouvoir  dans le PS par les éléments les plus conservateurs de la gauche. Ceux là ont marqué des points, fait peur au régime par leurs capacités à mobiliser les syndicats à leur botte (CGT et UNEF entre autres). Ils attendent l’effondrement final de Hollande aux présidentielles et avec lui de l’aile sociale libérale pour liquider toutes les tentatives de modernisation du parti. Nul doute que  la surenchère gauchiste qui se prépare aura à coeur de nettoyer aussi ceux qui osent parler en termes d’identité et de défense  de la laïcité, et qui condamnent la bienveillance vis à vis de l’islam radical.
Les masses populaires qui étaient déjà réticentes devrant cette modernité assimilée par eux à la mondialisation qui les menace, et qui se sont senties abandonnées par le PS et ses promesses vides, ne bougeront pas pour sauver cette branche du PS et  choisiront plutôt entre les extrêmes de gauche et ceux de droite.Ce n’est pas une candidature de Macron qui les fera dévier de leur méfiance et de leur sentiment de trahison.Mélenchon, lui, se sent le vent en poupe, comme tous les mouvements populistes en Europe, et espère tirer les marrons du feu de cette conjoncture.

Avec tout cela,l’Islam radical, quant à lui, à encore des jours tranquilles devant lui.