Archive for the ‘conflit de gaza’ category

« le Monde », un journal pro palestinien qui n’hésite pas à faire feu de tout bois pour essayer de déconsidérer l’armée israélienne

mai 5, 2015

Le numéro daté du 5mai du quotidien met le paquet dans l’attaque portée contre l’armée israélienne: une photo barrant la  moitié supérieure de la une,montrant des palestiniens au milieu d’un monceau de ruines  surmontée d’un titre qui est une condamnation morale sans appel: « La dérive morale de l’armée israélienne à Gaza ». Le choc des mots allié à celui des photos, Le Monde a décidé de frapper de toutes ses forces là ou cela fait mal: la réputation d’attitude éthique de l’armée israélienne, qui s’oppose évidemment au rejet de toutes les lois de la guerre par les palestiniens: utilisation d’édifices religieux, hospitaliers ou scolaires comme base de lancement de roquettes qui visent les populations civiles israéliennes, utilisation de boucliers humains pour protéger les cellules activistes, port de vêtements civils par les militaires et utilisation de civils et même d’enfants et de femmes dans des attaques – suicide contre les soldats,etc.. La guerre menée par le Hamas s’enorgueillit de ne respecter aucune des lois de la guerre et évidemment pas la convention de Genève. Le Monde se saisit donc  de l’offensive politique d’une ONG gauchiste nommée « Breaking the silence » qui déclare que l’ offensive de Tsahal sur Gaza  a provoqué des dégâts humains et matériels tels que cela « jette de graves doutes » sur l’éthique de Tsahal… et offre deux pages complètes de son journal, en page 2 et 3, avec en prime une deuxième photo montrant les corps ensanglantés de 3 enfants palestiniens tués lors de la bataille de Gaza.. Le mécanisme est toujours le même. Quelques soldats ou même officiers expriment des critiques sur quelques évènements qu’ils ont vu et cela construit les bases d’une argumentation dont le véritable but est d’une part de traduire devant un tribunal international les chefs militaires israéliens, sans rien dire de la litanie de crimes commis par les dirigeants terroristes palestiniens . Le principe du « deux poids, deux mesures » est utilisé sans vergogne, pour essayer de  refaire passer l’armée israélienne sur une position défensive, la mettre en position de justifier toutes les mesures défensives qu’elle prend pour défendre ses soldats (tirer sur les civils qui s’approchent à plus de quelques centaines de mètres des soldats, tirer sur les gens qu’on voit téléphoner et qui observent des toits le champ de bataille,etc, d’autre part de couper Israel de ses sympathisants, au profit d’in vision victimaire des palestiniens, dont il faut rappeler que ils on inauguré la guerre de Gaza par le lancement sur la population civile de Israel de centaines de roquettes. Les organisations gauchistes israéliennes depuis longtemps prêchent le même discours:les Palestiniens sont les pauvres victimes civiles de la soldatesque israélienne qui abuse toujours de sa surpuissance. La guerre que ces organisations pacifistes mènent contre  Israel se déroule toujours à visage masqué, derrière le paravent  des protestations »moralisantes », mais son but est stratégique: il s’agit de miner la respectabilité du combat pour son existence d’Israel pour atteindre le niveau de réprobation morale qui a atteint les armées des guerres coloniales dans la période  de l’ après-guerre . Tous les ex gauchistes des années 60/70 frétillent de plaisir à l’idée de réendosser leurs vieux habits de militants anticolonialistes, enfin une bonne cause (périmée) à se remettre sous la dent. C’est une véritable « cinquième colonne », qui poursuit son travail systématique  de coupure des liens entre Israel et ses soutiens internationaux avec un écho minimal en Israel même, mais qui ont un certain succès auprès  auprès d’une élite qui est fatiguée du poids historique de la « question juive ». Le Monde qui ne cache pas son soutien aux mouvements pacifistes de la région, comme le moribond « La Paix Maintenant »,mobilise toutes ses forces pour donner l’écho maximum  a ces groupuscules,qui n’ont qu’un echo très réduit en Israel même, mais qui convainquent encore quelques socialistes en France et quelques « humanitaires »  confits dans le désir de bonne conscience et l’aveuglement sur les désirs véritables de ceux qui ne cessent de se faire passer pour des éternelles victimes. Ainsi, Le Monde continue  à jouer son rôle hypocrite de « journal objectif » alors qu’il est engagé à fond  dans une lutte politique ou il n’hésite pas , sous l’apparence  de la neutralité, a défendre de toute sa force d’influence, les manipulations d’opinion des bandits du Hamas et de leurs complices.La dérive morale n’est pas celle de l’ armée israélienne, c’est celle du « Monde » qui utilise l’insinuationet la présentation tronquée des faits  pour  faire le sale travail de la désinformation . Quelle déchéance!

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Comment imaginer un état palestinien pacifique à côté d’Israël quand l’Occident est impuissant devant la montée générale de l’Islamisme radical qui affirme sa volonté de détruire Israël

décembre 24, 2014

l’Etat d’Israël ne peut échapper à ce dilemme, constitutif des conditions de sa naissance et de son environnement:

soit il considère que aucun compromis ne sera jamais possible avec les Arabes, et donc il est condamné à les affronter régulièrement dans des conditions ou sa suprématie militaire décroit rapidement ( nucléarisation de l’Iran qui le prive de sa principale supériorité, possession d’armes de plus en plus sophistiquées par ses adversaires: fusées de plus en plus précises et à portée et charge de plus en plus grande,moyens anti aériens sophistiqués fournis par les soviétiques ou même simplement les Iraniens pouvant le priver de sa suprématie aérienne, entraînement  de plus en plus poussé des troupes arabes qui n’ont plus rien à voir avec les masses fuyant dans le désert en abandonnant leurs chaussures de la guerre des 6 jours. Le rapport des forces reste encore favorable à Israël, mais sa marge de supériorité s’amenuise régulièrement, et ses adversaires le savent.Ils sont actuellement freinés par leurs dissensions et et le conflit mortel entre chiites et sunnites, mais ils n’attendent qu’une accalmie pour se retourner contre leur ennemi héréditaire, qu’ils accusent de souiller la terre arabe et qui concentre toutes leurs haines et leurs immenses frustrations.A terme, c’est un milliard d’hommes qui communient dans l’ exécration d’Israël et qui n’attendent qu’une faiblesse pour l’écraser et s’en débarrasser sans espoir de retour.

Soit il considère que un compromis doit d’une manière ou d’une autre être signé avec ces adversaires , qui nécessitera des concessions de part et d’autre. Cela nécessite évidemment de renoncer au rêve du Grand israël, et au fondement intégriste religieux de sa conception, ce qui devient de plus en plus difficile avec le poids croissant des religieux dans la vie politique d’Israël.

Mais quel que soit le compromis qui pourra être trouvé, qui laissera forcément des mécontents des deux côtés,,le problème fondamental est l’absence d-interlocuteur fiable pour les Israéliens. Le pouvoir du Fatah, seul interlocuteur acceptant le  dialogue, mais au prix d’une hausse de ses exigences ( un état palestinien rapidement, sinon le refus de la négociation) est si fragile, son autorité si contestée, sa corruption si évidente que absolument rien ne garantit qu’il résistera à une poussée des fanatiques du Hamas, sur le plan électoral- où il ne s’en sort que en reculant les élections et en les truquant autant que son adversaire,ou même sur le plan d’un coup de force comme à Gaza ou le Fatah a été balayé en quelques jours et ses forces écrasées facilement par les milices armées du Hamas.

La solidarité des habitants de Gaza, bouillon de culture pour toutes les factions extrémistes,  avec le Hamas dans sa lutte armée par tous les moyens contre Israël,malgré les lourdes pertes humaines  et les destructions   énormes entraînées par la dernière guerre clairement déclenchée par les tirs de roquettes du Hamas montre que quel que soit le prix en difficultés de vie et en pertes humaines,les Palestiniens privilégient le combat contre les Israéliens devant toutes les autres considérations, même si ils sont réticents devant la pression religieuse exercée par les fanatiques du Hamas.

Donc absolument rien ne peut garantir aux israéliens que toute concession faite aux dirigeants du Fatah entraînera des concessions parallèles du Hamas et  elles seront  certainement immédiatement annulés par le Hamas quand son tour de pouvoir viendra.

De toute façon, rien n’empêchera le Hamas, c’est à dire un mouvement terroriste de faire d’un état palestinien la base de départ d’un état terroriste, exactement comme il a utilisé le retrait israélien de Gaza pour en faire une citadelle de son pouvoir sur la population., appuyé sur  le soutien militaire et financier de tous les états arabes impatients de participer à la curée . La guerre suivante sera l’équivalent d’une guerre civile ou les palestiniens auront les moyens militaires d’un état  et ou les pays arabes interviendront en disant vouloir corriger l’injuste supériorité israélienne..

Que conclure de ces plutôt peu enthousiasmantes perspectives.?

Que la seule solution rationnellement crédible ne peut s’envisager que si l’on écarte du problème les jusqu’au-boutistes qui ne veulent envisager que l’écrasement de leurs adversaires, et la victoire de Dieu ou d’Allah. Tant que le problème ne sera envisagé que dans les termes du Coran ou de la Bible, il n’y aura pas d’autre perspective que l’affrontement à mort entre deux camps inconciliables.

Il ne faut pas se faire d’illusions: l’époque est malheureusement favorable à la progression de l’islamisme extremiste, qui a déclaré une guerre à mort à Israël et à tout l’Occident.Cet Islamisme , avec ses actes bestiaux ( esclavage sexuel des femmes, attentats contre les écoles avec meurtres délibéré de centaines d’enfants,etc devra être défait militairement et idéologiquement, avant que des vraies perspectives de négociations suivies d’une période de paix puisse être envisagée;

Le problème est donc mondial, et hors de portée de la seule diplomatie israélienne,ce que doivent admettre ceux qui s’obstinent à faire porter la responsabilité du sur place des négociations aux seuls Israéliens. Il n’y a pas de .création possible d’un état palestinien sans garanties de sécurité et de paix pour les Israéliens, et ces garanties sont introuvables aujourd’hui avec la montée fulgurante du djihadisme. Toute personne sensée peut comprendre que faire reposer un accord sur la bonne volonté d’un « émir » chef d’une bande d’assassins qui proclame sa volonté de changer la face du Moyen-Orient par la force est une plaisanterie.
Israël restera donc pendant de longues années aux avant postes du combat mondial contre la folie islamistes et les négociations avec ses adversaires palestiniens continueront à n’être que une course de sur place, comme les championnats de cyclisme sur piste, parce que les véritables clefs en sont ailleurs.

L’irresponsabilité des médias fait le jeu de l’islamisme terroriste.

novembre 20, 2012

La montée du conflit entre Israël et le Hamas à Gaza apporte la vague habituelle  d’images choc et de commentaires « humanitaires »  stigmatisant la « cruauté » des bombardements israéliens et passant très rapidement sur la qustion du déclenchement de l’escalade et de la nature des enjeux dans cet épisode.

La compétition entre les médias pour capter l’audience du public, pour des raisons de réussite économique (audience = importance des rentrées publicitaires= moyens de survie  pour les médias ) les pousse constamment à rechercher le spectaculaire, le choc émotionnel, les images symboliques qui « frappen l’imagination ». Cela se produit, dans les journaux télévisés par exemple, par une priorité accordée au pouvoir de  l’image sur l’analyse politique , qui reste reléguée à de très brefs moments, sauf dans les émissions spécialisées qui peuvent laisser développer les argumentations des spécialistes ou des politiques, mais ont un public très restreint par rapport aux journaux télévisés. On voit le retentissement de ces considérations de flatterie des goûts  simplistes du public jusque dans un journal d’analyse comme « Le Monde » qui avait tenté des « coups « journalistiques avec la mort de la princesse  Diana à l’époque de sa direction par   Edwy Plenel  , occasionnant d’ailleurs une crise de la rédaction autour de ces choix.

Les médias deviennent ainsi des caisses de résonance pour les discours victimaires des terroristes, dont les actions sont souvent calibrées en fonction de leur possible prise en compte par ces médias. Il se développe, depuis les guerre d’indépendance coloniales de la seconde moitié du 20 ème siècle, une stratégie de  conquête des opinions   » par la bande », appuyées sur la mise en exergue de quelques évènements générateurs d’émotion et fonctionnant comme écran de dissimulation des activités barbares de mouvements terroristes.

Les membres du mouvement terroriste du Hamas, régnant par la force et la terreur sur l’enclave de Gaza, peuvent ainsi hurler leur colère quand leur chef militaire est tué par une frappe militaire (un missile lancé par un drone), comme si il existait une impunité naturelle des militaires et  entre autres de ceux qui organisent des attentats meurtriers contre les civils en Israël. Cela peut leur donner un prétexte pour lancer des centaines de roquettes en quelques jours obligeant  les habitants du Sud d’Israël à  se réfugier dans les abris, menaçant les deux capitales de l’ Etat israélien. Imagine -t-on la France ne ripostant pas si les population civiles de Paris et de Lyon étaient attaquées par une pluie de missiles?  Et la riposte, qui vise les infrastructures et les arsenaux du Hamas, et non la population civile comme le fait le Hamas, ne peut éviter de faire des victimes civiles, puisque les postes de tir du Hamas sont dissimulés au milieu des zones civiles très habitées, volontairement constituées en boucliers humains, chargées d’être les futures moyens de propagande des islamistes. On peut donc voir des gazaouites crier au meurtre , promener des photos de familles ou d’enfants tués par les explosions des bombes israéliennes, en taisant le fait que le Hamas a placé, très volontairement et très sciemment ses installations dans des zones à forte densité civile, quand ce n’est pas dans des écoles ou des hôpitaux.

Cela permet ensuite au gouvernement islamiste turc de déchaîner sa campagne de haine anti -isrélienne et d’inverser grossièrement la réalité en traitant le gouvernement israélien de « terroriste ». Ce gouvernement hypocrite qui tente  de défaire par petits pas l’ orientation laïque de  son pays retrouve les méthodes traditionnelles  de manipulation moyen orientales pour tenter de  séduire « la rue musulmane » et  se hausser au rang de puissance régionale. Les médias arabes, qui sont sans scrupules quant à  la vérité ,lancés dans une campagne militante ininterrompue  de diabolisation d’Israël et dans un soutien sans vergogne à ceux qui luttent pour sa destruction, entretiennent  l’excitation et la haine des masses arabes envers Israël. Ils utilisent les méthodes les plus grossières de la propagande (martelage des présentations tronquées des faits, répétition en boucle des images choisies pour provoquer la haine,etc.)

Pour les médias français, le fonctionnement est différent. La désapprobation d’Israël est latente dans les commentaires, dans le déséquilibre entre les mots -soi disant équitablement  répartis entre les deux camps, et les image qui penchent toujours  dans le sens de la commisération envers les « victimes » palestiniens. Les Israéliens, isolés sur le plan international,  juste soutenus par les Etats -Unis,agressés par les mouvements terroristes palestiniens qui sont manipulés par l’Iran et la Syrie désireux de faire diversion de leur crise intérieure, menacés par l’apparition de la vague de gouvernements islamistes qui s’est développée avec le « printemps arabe », entourés par l’océan de haine de  la rue arabe ,défendent leur existence en tant que Etat. La vague humanitariste qui , dans le contexte de dislocation des grandes idéologies politiques en Occident, devient le politiquement correct  qui substitue le sentimentalisme à la réflexion politique,touche les journalistes (particulièrement à la télévision) qui reflètent dans leur discours les lieux communs de la pensée préfabriquée des classes moyennes.

Parfois inconscients de ce biais dans leur présentation des faits, parfois au contraires portés par leur orientation personnelle « de gauche », majoritaire à 80% dans les médias, les journalistes contribuent à donner des aliments à la délégitimation d’Israël poursuivie avec acharnement par les ennemis de celui-ci. Ainsi, le journal télévisé de A2 prétendant donner des éclaircissements sur les responsabilités de chaque camp dans l’escalade, renverra dos à dos  les deux camps, pour ne heurter aucun public, mais finira par un graphique mettant en parallèle les 3 morts israéliens et les 80 morts palestiniens, comme si c’était , en dernier recours, l’élément qui permettait, sans paroles de juger. Bien sur , nous ne sommes pas en Corée du Nord ou les réfugiés qui ont fui le régime ubuesque , quand ils sont ramenés par le chantage sur les familles , doivent faire des autocritiques et expliquer dans les médias comment à l’Ouest les gens vivent dans la misère,  mais la dictature de l’image et des bons sentiments aveuglants biaise les jugements des masses. La diversité de la presse écrite, ou les gens peuvent choisir les points de vue qui correspondent aux leurs n’ a pas d’équivalent dans l’audiovisuel qui façonne beaucoup plus largement les opinions publiques.  Le pouvoir des médias est immense dans le modelage  des consciences par les résonances de pensées inconscientes crées par l’ effet de l’image. La machine à influencer existe et elle fonctionne même parfois sans que l’on ait besoin de lui donner des ordres.

GB

La Turquie, incapable de se regarder en face depuis presque un siècle

décembre 25, 2011

La polémique entre la Turquie et la France née de la proposition de loi votée à l’Assemblée Nationale et condamnant la négation des génocides  a pris des proportions de grave crise diplomatique entre les deux Etats. Même si on peut discuter de l’opportunité de voter maintenant un tel texte, et même si les préoccupations électoralistes ne peuvent être écartées, le fond de la question reste : le génocide des Arméniens par les Turcs est un fait historiquement incontestable, il s’est accompli dans des conditions de sauvagerie inouïe, il a été perpétré par l’Etat Turc avec la participation et la complicité de quasiment toute la population, et depuis, les gouvernements turcs s’obstinent à nier la vérité et mentent en prenant des airs offusqués quant on les met face à la vérité.

Le pays tout entier communie dans cette volonté de truquer l’histoire, considérant comme une offense à l’image qu’il a de lui même toute référence  à cette sauvagerie dont il a fait preuve.

Le fait qu’aucune conscience ne se dresse pour protester contre les crimes et les actes de barbarie commis il y a pourtant près de cent ans montre  le niveau d’immoralité et de non éducation politique dans ce pays.

Que peuvent peser les déclarations tentant de présenter la Turquie comme un parangon de démocratie et de modernité dans le Moyen Orient , quant la vérité  éclate dès que l’on touche à ce point sensible: le souci de la personne humaine n’existe pas , le souci de la vérité n’est pas plus fort que dans les régimes dictatoriaux arabes qui viennent d’être abattus, le nationalisme agressif et dominateur est toujours le seul langage autorisé, et les crimes commis en son nom sont toujours pardonnés.

La démagogie vulgaire de Erdogan qui dans ses diatribes anti françaises mêle les menaces et les mensonges ( le soi disant « genocide » commis par les français en Algérie, dont personne, même pas les Algériens, n’a jamais parlé jusqu’à aujourd’hui – ce qui ne veut pas dire que il n’y a pas eu de crimes de guerre commis dans la guerre avec le terrorisme à cette époque) montre que ce régime reste encore  prisonnier des modes moyen orientaux de gestion de la politique : terreur politique vis à vis des opposants, répression des médias (dizaines de journalistes et d’opposants emprisonnés), démagogie cynique et mensonges énormes comptant sur la désinformation pour faire passer des mensonges à la Goebbels, et, cerise sur le gâteau, la victimisation accusant celui qui présente le miroir d »‘islamophobie » – le grand slogan des islamistes  pour faire pièce à ceux qui dénoncent leurs tentatives d’extension de leur contrôle sur les populations.

La réalité est que loin de tenter de rapprocher les foules musulmanes de la démocratie, le parti islamiste qui s’est emparé du pouvoir en Turquie  contamine petit à petit la démocratie par les pratiques anti démocratiques des islamistes, qu’il y introduit une violence  et un déni de la réalité croissants, et qu’il pourrit la dimension éthique de la démocratie par le mensonge sur lequel il fonde le rapport fondamental entre l’Etat et le citoyen. C’est cette corruption éthique qui apparaît aux yeux du monde  dans le soutien complice aux génocidaires, et c’est la tache qui salit la nation turque, alors que le peuple allemend, en reconnaissant les crimes commis par lui et en son nom, a lavé son honneur et rejoint les autres nations civilisées, ce que la Turquie n’arrive pas à faire.

Accepter un pays de cette sorte dans l’Europe aurait été abaisser l’Europe toute entière  et la rabaisser au niveau de sauvagerie dont la Turquie n’arrive pas à se démarquer. La Turquie, qui a inventé -ou perfectionné – une nouvelle forme politique : celle de  la pseudo démocratie qui vide la démocratie de son contenu moral et humain, est ainsi le seul pays a avoir commis un génocide et à refuser de reconnaître ses crimes, alors que les Allemands, les Cambodgiens et mêmes les Rwandais ont fait passer en jugement leurs génocidaires. La Turquie, elle, les considère comme des victimes  et prend une attitude menaçante et arrogante quand on ose lui rafraîchir la mémoire. On comprend qu’elle soit un modèle pour les gouvernements islamistes issus du « printemps arabe »: avec ce modèle, les affaires peuvent marcher  et ce n’est pas le respect humain ou la vérité qui se mettront en travers de la mise au pas progressive de la société  et des consciences  par les religieux. La brutalité et le cynisme  étaient déja apparus dans la manipulation turque de la « flottille pour Gaza ». La violence de ses manières et de son langage laisse augurer du pire pour la suite, et l’évolution vers une dictature  de plus en plus ouverte , avec juste quelques formes démocratiques, semble de plus en plus vraisemblable. L’effort pour garder des formes démocratiques se justifiait par le désir de la Turquie d’entrer dans l’Europe et par les pressions exercées par celle-ci dans ce sens. L’abandon de cette perspective permet à la Turquie  de retrouver  librement ses traditions de despotisme oriental et ses nostalgies impériales et de se lancer dans la compétition avec les autres candidats à la domination du Moyen Orient (Iran ,Arabie , Egypte) ce qui implique de se plier aux modes politiques de la région (anti-occidentalisme, pouvoir donné à la religion, violence, mensonge et démagogie).

A quand la volonté de la Turquie d’entrer dans le club des puissances nucléaires militaires ?

LA TURQUIE EXPULSE L’AMBASSADEUR ISRAELIEN ET DEVELOPPE LA SURENCHERE ANTI ISRAELIENNE

septembre 3, 2011

La décision récente de la Turquie d’interrompre les relations diplomatiques normales avec Israël , sous prétexte du refus de celui -ci de présenter des excuses pour les citoyens turcs tués lors de la tentative de forcing du blocus de Gaza par « la flottille de  Gaza » , n’intervient pas à  n’importe quel moment . C’est juste  quand la commission d’enquête de l’ONU venait de rendre un avis très équilibré sur ces évènements ,critiquant l’excès de violence de la réaction israélienne , mais reconnaissant en même temps la légitimité du blocus et évoquant la dimension de provocation de la tentative de forçage du blocus que la Turquie , face à ce désaveu partiel de l’organisation internationale, franchit un pas dans l’escalade anti israélienne , et adopte un ton menaçant vis à vis  de l’Etat Hébreu. Elle va jusqu’à évoquer « la liberté de navigation à protéger par la force  si nécessaire » , sous entendant la possibilité d’une intervention maritime militaire de sa part, et la création possible d’un grave incident naval  continuant et aggravant  la provocation de forçage du blocus.

Ceci montre bien comment la carte de de la démagogie anti israélienne reste un mode opératoire   constant du monde islamique , auquel se rattache de plus en plus clairement le régime turc. L’anti-occidentalisme de plus en plus affiché , bien que en même temps démenti , apparaît comme un axe de plus en plus essentiel de ce régime .

On retrouve le double langage classique des mouvements islamistes qui  s’appuient sur une pseudo démocratie  pour être validés par les démocraties occidentales ,alors que ,même si ils trouvent un soutien majoritaire de leur population, ils masquent toutes les autres entorses à la démocratie (manipulations de l’opinion publique , inégalités des accès au moyens d’expression publique , menaces physiques et judiciaires contre l’opposition , privilèges accordés aux religieux dans l’éducation ,etc..).

La Turquie , qui a peu à peu renoncé à l’hypothèse d’une intégration dans l’Union Européenne , devant  le refus nettement posé  de la  France en particulier , largue de plus en plus tous les masques de civilité qu’elle avait maintenu pour cacher son orientation islamiste et remplace son rôle de candidate sage et bien intentionnée par un positionnement de plus en plus arrogant , persuadée d’être  une des futures grandes puissances du siècle , comme le Brésil ,la Russie  , la Chine et l’Inde.

Sauf que le désir de grandeur ne suffit pas à la réaliser , et que tout dépend de  à qui l’on se compare ; Il n’y a aucune commune mesure entre  les peuples continents que sont  les BRIC , leur élites intellectuelles et scientifiques  , leurs marchés immenses  et la Turquie , juste un peu plus évoluée que les pays du Moyen Orient, dont les contributions  à la science et la technique sont nulles , et qui ne se rend pas compte que développer l’islamisme est exactement le contraire de l’entrée dans un siècle ou la liberté de pensée et d’invention sera la clef de l’importance des nations.

La prise de position de la Turquie face à la révolte des Lybiens , qui s’est caractérisée par les réticences les plus grandes et l’opposition à toute intervention trop marquée  de l’OTAN , dont elle est pourtant membre, a montré la peur de l’influence occidentale , le désir de jouer contre cette influence ,tout en maintenant les apparences de l’appartenance à ce camp.

On peut imaginer la façon dont la Turquie , si elle était acceptée dans l’Europe, pèserait dans un sens anti européen dans la détermination de sa politique générale. Surtout  , l’alignement sur les forces anti démocratiques du Moyen Orient et de l’Afrique dans leurs tentatives ,plus ou moins avouées, de sauver la mise de Khadafi , montre le caractère purement formel de l’intérêt pour la démocratie de ce pays. Le discours pseudo-démocratique turc a surtout servi de paravent pour éliminer le pouvoir des militaires , certes anti démocratique , mais surtout attaché à la sauvegarde de la laïcité et seul barrage à la toute puissance des islamistes.Après le soutien à l’Iran ,dictature sauvage et rétrograde des religieux , c’est  l’essor d’une possibilité de démocratie dans un pays arabe que sacrifie  hypocritement l’islamisme turc , en essayant de chausser  les bottes trop grandes pour lui des grands pays émergents.

La logomachie agressive et prétentieuse de la Turquie montre la voie dans laquelle elle s’engage: pas celle de la modernité et de la liberté , mais celle de ses vieux démons ottomans: une politique anti européenne, la nostalgie d’une époque impériale au dessus de ses moyens , les traces d’un système de despotisme asiatique dont elle n’est pas vraiment dégagée et auquel la non admission dans l’Europe lui évite d’avoir à se confronter.

Bien sur l’Europe perd un marché de 80 millions d’habitants , mais elle y gagne la fidélité à elle même et à la démocratie dont l’usage en Turquie n’est que  la vitrine mensongère qui cache le retour de ses ennemis les plus acharnés: les islamistes. Le langage brutal , menaçant et provoquant de la nouvelle Turquie est bien , comme il l’a été dit au Parlement Allemand, celui d’un état voyou,voulant asseoir  son pouvoir régional sur  la force et la menace ,flattant les désirs des masses arabes qui rêvent  d’une confrontation aboutissant à l’éradication de l’Etat Israelien.

La violence verbale et l’agressivité anti israélienne sont là comme ailleurs le marqueur des pratiques de manipulation des masses qui sont le plus sûr indice des buts liberticides d’un régime. La Turquie , qui a été au début du 20ème siècle « l’homme malade » de l’Europe , serait avisée de ne pas confondre santé économique et santé politique : on ne soigne pas les pathologies profondes par des mouvements de menton.

GB

David Grossman suggère à Israël de négocier avec le Hamas : confusion et déni de réalité dans le monde pacifiste

juillet 27, 2010

Dans un article publié dans le Monde du 19 juillet 2010 , l’écrivain pacifiste David Grossman propose que l’Etat israélien négocie globalement avec le Hamas un accord qui « imposerait un cessez lz feu total ,  mettrait un terme aux activités terroristes de Gaza et lèverait le siège de Gaza ».

On ne peut que rester sidéré devant la façon dont le désir de trouver  une solution par la négociation plutôt que  dans le combat finit par faire litière de toute réalité , et de toute analyse objective des faits. L’obsession de trouver un accord avec l’adversaire finit par conduire au déni de toutes les évidences sur son fonctionnement , ses buts fondamentaux , son idéologie , ses méthodes , sa stratégie.

A cela se substitue un écheveau de conjectures  et d’hypothèses de plus en plus hasardeuses qui expriment  des voeux et  non des analyses froides de la situation et des paramètres en présence.

Ainsi , Grossman s’interroge dans l’article : « Qui nous dit que le Hamas n’est pas assez mur et même souhaite un geste pour sortir de la camisole qu’il a nouée autour de lui-et de son attitude butée de refus?  » .La réalité est que le Hamas , qui tire son prestige du refus de tout compromis avec les israéliens , qui a l’impression que son isolement renforce sa mainmise sur la population gazaouie , et  que son intransigeance lui fait gagner du terrain sur l’autorité palestinienne , n’a aucun intérêt et aucune envie de négocier.

Le paradoxe , c’est que par désir de trouver à tout prix un « arrangement » avec l’adversaire , le pacifisme de Grosmam le conduit à donner  des armes aux ennemis des Palestiniens qui veulent vraiment négocier avec les Israéliens , c’est à dire aux partisans du refus total -le Hamas- contre l’Autorité Palestinienne. Cela a un nom : l’inconséquence.

L’hypothèse dont part Grossman est que Israêl s’est toujours raidi dans un refus de reconnaître l’ adversaire et de négocier qui l’a conduit à lâcher davantage quand il a fallu reculer. Les exemples qu’il prend sont ceux du refus de reconnaître l’OLP , du retrait du Liban et du retrait du Goush Katif en 2005 , et de l’affaire de la flottille  de Gaza qui l’ a obligé à desserer le blocus de Gaza.

On voit très facilement le côté spécieux de cet argumentation:

Le refus de reconnaître l’OLP a duré tant que l’OLP a maintenu un refus de reconnaître l’état israélien. C’est ce refus  de lâcher prise  face au maximalisme palestinien qui a justement fini par porter ses fruits et obligé l’organisation nationaliste palestinienne  à changer sa position et à admettre l’existence de l’Etat israélien. Il y a  chez Grossman , et chez les pacifistes et dans la gauche israélienne en général une telle culpabilité du fait d’avoir « imposé » par la force l’existence d’Israël et de ne pas avoir obtenu l’assentiment des arabes à la naissance de cet état , que ils ne peuvent s’empêcher de courir après cet assentiment , soixante ans après la création de cet Etat. Il y a pour eux un péché originel dans l’existence même d’Israêl et leur désir de se désolidariser de cet acte inaugural les conduit  à multiplier les concessions  pour se faire pardonner ;Chez certains cela touche à l’expiation , et ils sont prêts à offrir leur gorge au couteau sacrificateur  pour  effacer  cette tache sur leur conscience .

Plus généralement , ils sont prisonniers  de l’idée que l’identité juive est liée à une mission : celle d’incarner les valeurs morales qui feraient du peuple juif un peuple « plus » moral que les autres. Cette version transposée du « peuple élu » , qui ne fait que déplacer dans le langage  profane l’idée de mission divine exprime un désir de supériorité sur les autres , commune à tous les nationalismes , dont ils ne sont la plupart du temps même pas conscients.

Car les peuples n’ont aucune mission.Il peut arriver que leurs Etats assument à certaines époques critiques , la responsabilité de la défense de certaines valeurs ( les Etats Unis face au nazisme ou au communisme par exemple) , et que les peuples se sentent en accord avec ces positions , mais ils n’ont pas de « mission » sinon dans leur imaginaire.

Cette représentation de l’identité juive  comme étant liée à la prévalence de l’éthique sur la politique est l une retombée historique du destin diasporique ,dans lequel à aucun moment les Juifs n’ont assumé des responsabilités étatiques, ni eu à utiliser la force puisqu’ils en étaient dépourvus et avaient accepté ce statut de citoyens  livrés aux forces des autres.

C’est en tout cas une représentation extrêmement répandue dans le monde juif , en particulier pour ceux qui ne voient d’identité juive maintenable que dans  l’inspiration des conduites juives par la religion, quitte  à « moderniser » celle ci  en en gardant le contenu prescriptif ,et en changeant l’ enveloppe  formelle.

C’est un peu comme si les Français , par volonté de continuation de l’esprit du catholicisme qui a joué un rôle immense dans la formation des mentalités du peuple français , considéraient que ce qui doit déterminer la politique de l’Etat français , pour préserver  l’identité française , était l’amour du prochain, et les « vertus » chrétiennes.

Revenons  à l’apparente avalanche de reculs énumérés par Grossman:

La sortie du Liban , ou les Israéliens étaient entrés pour détruire le « Fatahland » , base de bombardement de leur territoire et de raids terroristes, ainsi que dans l’espoir d’aider les milices chrétiennes n’ a pas été négociée parce que rien n’était négociable pour l’état libanais; la division des forces chrétiennes et l’intervention de la Syrie, attachée  à créer la situation la pire possible dans la région, jointes à la domination démographique  de la fraction chiite qui a permis la montée en puissance du Hezbollah, état dans l’état, et bras armé de l’Iran. Le comble est que c’est la pression des pacifistes , avec son impact sur l’opinion publique , qui a conduit  Israël   à se retirer  sans contrepartie. Mais dans l’esprit des pacifistes , la représentation d’un Israël  jusqu’auboutiste arcbouté dans un refus de tout compromis face à des arabes désireux de paix et de négociation se superpose à toutes les réalités.

La réalité actuelle est que le peuple israélien , de plus en plus anxieux , est de plus en plus désireux de négocier (pas  le gouvernement de Netanyaou)   et les arabes ,  considérant que le rapport de forces évolue en leur faveur et  de plus en plus séduits par le discours  ultraradical islamiste , de moins en moins intéressés par le compromis , étant persuadés qu’ils approchent d’une victoire totale.

Le discours pacifiste continue à poursuivre le rêve d’une réconciliation hors de propos , celle ci ne pouvant se concevoir -si jamais elle est possible- que après que le temps aura joué et fait admettre  , mais des deux côtés , la  solution la moins mauvaise , celle de la coexistence des deux états.

La surenchère iranienne, et maintenant celle de la Turquie , montrent que l’on ne peut considérer le conflit israélo -palestinien indépendamment des facteurs extérieurs, c’est à dire  des Etats voisins ,lancés dans une escalade motivée par leurs ambitions de domination régionale ajoutée à leurs idéologies islamistes ,et prêts à utiliser cyniquement ce conflit comme moyen d’étendre  leur  contrôle sur les masses musulmanes.

L’angélisme pacifiste (Si on met de la bonne volonté dans la discussion , on doit arriver à un accord), se manifeste encore dans l’affaire de la flottille de Gaza,  ou ils font comme si  un accord avait pu se négocier avec le Hamas. L’impossibilité d’arriver à un accord avec ce mouvement , contrôlé par la Syrie et l’Iran , et aux ordres de ces ennemis mortels d’Israël, a été vérifiée après l’offensive israélienne sur Gaza en 2009, nécessitée par les tirs de roquettes contre sa population. Aucun accord n’avait pu être négocié , ni avant ,ni après l’offensive israélienne  Seul l’équilibre du rapport de force a joué , le Hamas renonçant à envoyer des missiles contre Israël , à quelques exceptions sporadiques près, et Israël laissant la mainmise totale du Hamas sur la population de Gaza , chacun trouvant son compte au gain obtenu. C’est toute la différence entre  une stabilisation quand des forces s’équilibrent , et une négociation , qui nécessite que les deux parties souhaitent un accord et soient prêts à des concessions dans ce but . l

Là encore , c’est la nature de l’adversaire  qui est l’ objet d’un déni de réalité : oubliée  la dépendance du Hamas aux puissances qui soufflent sur le brasier , oubliés le fanatisme religieux et l’indifférence profonde du Hamas au problème purement palestinien à côté du projet théocratique qui est le fond de son idéologie. Avec des nationalistes , le nationalisme israélien peut chercher un compromis , c’est le sens  des négociations qui devront s’ouvrir avec l’Autorité Palestinienne. Avec les fous de Dieu ,il n’y aura pas d’autre rapport que le rapport de force.

Les Européens ont fait l’expérience , avec la « paix » de Munich  en 1938 , de ce que coûtent les illusions face à une idéologie  de crime et de violence. Il y aura toujours des naïfs pour rêver d’un pacte avec le diable et oublier que tôt ou tard , le diable vient réclamer ce qu’il considère comme lui revenant.

L’attaque de la flottille de gaza: le piège islamiste a fonctionné

juin 2, 2010

… et au delà de tout ce qu’ils auraient pu rêver!

Le bilan en terme d’image s’avère catastrophique pour les Israéliens. L’isolement diplomatique s’accroît , les liens avec les Etats Unis se distendent encore un peu, la crédibilité de leur armée diminue , les extrêmistes palestiniens sortent renforcés et leur prestige augmenté  , la stature morale se ternit davantage , la Turquie trouve un prétexte pour en finir avec l’alliance stratégique et prendre une posture menaçante …

L’habileté perverse des islamistes est d’abord dans le camouflage des associations  politiques pro-palestiniennes en associations humanitaires – l’association « humanitaire » turque IHH n’a d’humanitaire que la forme: c’est une association islamiste , dont les réunions s’effectuent en séparant les hommes et les femmes , en présence de cartes  ou le drapeau israélien est remplacé ,sur tout le territoire israélien , par un drapeau palestinien A  des réunions de soutien à cette ONG , des chants à la mémoire des martyrs d’Allah avaient été entonnés ,un responsable du Hamas convié. Dans les années 1990 , cette association avait été soupçonnée de soutien aux mouvements radicaux en Algérie , et d’avoir aidé des combattants du Djihad à rejoindre la Bosnie et la Tchetchénie. Elle est d’autre part connue pour ses liens avec le gouvernement islamiste de l’AKP.

C’est d’ailleurs  à une échelle très large que ce procédé de  camouflage est utilisé: on se rappelle la façon dont les ONG islamistes avaient transformé le forum de Durban en manifestation antisémite , dans un détournement pervers de la neutralité politique des ONG  .

De la même manière, un certain nombre d’organisations militant pour « les Droits d l’Homme » sont devenues , les plate formes d’action et de propagande des éléments gauchistes et tiers mondistes , qui en ont pris le contrôle et fournissent la plus grande part de leurs éléments militants.

On se retrouve devant des organisations qui deviennent  des simples relais de mouvement politiques , comme à l’époque de la guerre froide  les partis communistes avaient mis en place une série d’organisations soi disant indépendantes , comme le  « Mouvement de la Paix » par exemple , qui n’étaient que des officines de la politique internationale des PC et de l’URSS. Actuellement   en France , un mouvement comme le MRAP a changé de nature et est devenu le porte parole des thèses islamistes sur la soi-disant islamophobie  , recrutant de façon privilégiée parmi la clientèle immigrée du PCF.

C’est à l’échelle mondiale que le phénomène s’est développé , donnant un levier multiplicateur à des associations  qui tirent un bénéfice médiatique disproportionné avec leur représentativité de s’envelopper dans les plis de la neutralité purement morale de leur raison sociale mensongère.

La ruse qui leur fait rechercher la statut de martyrs pour gagner la compassion des médias marche toujours , avec la dissimulation dans les populations civiles , la logorrhée grandiloquente et le maquillage des provocations en situations d’agression subie qui sont devenus la marque de fabrique de ces « faux nez » , habiles à trouver  un écho complaisant chez les médias avides de sensationnel et de discours compassionnel plutôt que de réflexion politique.

Sur le plan diplomatique , le changement de stratégie de la Turquie  participe aussi à cette méthode de  camouflage . La Turquie , qui se réislamise rapidement sous l’égide pseudo modérée du parti islamique AKP qui la dirige ( et qui veut une islamisation prudente pour ne pas provoquer une réaction des militaires laïques ) a compris qu’elle ne serait probablement pas admise dans l’Europe , qui ne supporterait pas 80 millions  de musulmans supplémentaires sans voir son identité  changée,. Elle a décidé de se réorienter , en douceur, vers le monde arabo musulman , et essaye d’y occuper une place de grande puissance régionale , en concurrence  et en association avec l’ Iran . Pour gagner cette place auprès des masses musulmanes , elle a décidé , il y a déjà quelque temps , de changer ses alliances stratégiques et de jouer de la carte propalestinienne . Elle saisit tous les prétextes pour rompre  l’alliance avec Israël , en essayant de ne pas se mettre à dos les Occidentaux. L’attaque des bateaux de Gaza lui fournit une occasion en or, à laquelle le gouvernement turc a sûrement  concouru par son soutien appuyé à l’opération et qu’il exploite en adoptant de plus en plus le  discours menaçant et insultant des propalestiniens à l’égard d’Israël.

C’est ce qui fait que ce pays , qui persiste dans le négationnisme du génocide qu’il a commis sur les Arméniens , qui persécute les Kurdes , qui a envahi un pays voisin (Chypre) , pratique la torture dans ses prisons et tolère les assassinats politiques , fait la morale à Israël , parle de « terrorisme d’Etat » quand lui même  couvre le meurtre de un million et demi de civils arméniens innocents.

L’impudence islamiste est bien en marche.

Il n’en reste pas moins que l’on reste atterré du manque de maîtrise et de jugement des Israéliens dans cette affaire. On se trouve à peu près dans une situation qui se serait produite en mai 68 si il y avait eu des morts dans les manifestations de l’époque . Même si on peut imaginer la haine et la violence des islamistes qui ont affronté les commandos israéliens , cela n’explique pas une telle perte de contrôle , ou une telle impréparation. D’autant que la voie est ouverte pour le renouvellement de la situation. Après le début de remise en cause de la possession de l’arme nucléaire israélienne ,celle du blocus de Gaza est en route . Le risque d’un changement « d’approche » de l’administration américaine se précise , le rapport de force global continue à se dégrader pour Israël; si la Turquie se range aux côtés des islamistes, c’est une des plus puissantes armées au monde qui s’ajoute aux forces hostiles à l’état hébreu. Il ne faut pas oublier que le Hamas ne se contentera pas d’une coexistence de deux états et que pour lui , ce n’est qu’une étape vers l’anéantissement d’Israël.

Comme on le prévoyait déjà au moment de la victoire de la droite dure aux élections israéliennes , l’intransigeance de Netanyaou amplifie de plus en plus l’isolement d’Israël ,et le coupe de ses soutiens essentiels , ceux du monde occidental , seuls à même de pouvoir contrebalancer le poids de la haine du monde islamique contre lui. On ne peut que constater cette aggravation et souhaiter que le gouvernement actuel  soit contraint à de nouvelles élections qui donnent une chance aux forces raisonnables du pays de stopper cette évolution. Pour le moment , ce n’est qu’un voeu pieux.